 | MARTHE ET MARIE FORUM CATHOLIQUE |
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Souricet Invité

 | Sujet: Re: GAZA Mar 29 Mai 2007 - 10:26 | |
| Je l'avoue aujourd'hui, j'ai peur pour Israël Par Marek Halter, Écrivain. Le Figaro, publié le 20 décembre 2006
J'ai peur pour Israël. Pour beaucoup, le Proche-Orient n'est qu'un enjeu politique. Un enjeu de la politique intérieure, un sujet de polémique électorale vite oublié une fois les élections passées. Pour moi, Israël fait partie de ma mémoire, il est incisé dans ma chair et dans ce que je considère être la justice. Depuis des années, face aux Israéliens, face aux Palestiniens, séparément et souvent réunis, je crie les mots d'Isaïe, notre prédécesseur à nous, hommes engagés, hommes dont la seule arme est le verbe : « Le fruit de la justice sera la paix ; la justice produira le calme et la sécurité pour tous. » (32, 17) Je l'avoue, je suis attaché à Israël, à son existence. Existence qu'Israël doit avant tout à sa présence ininterrompue sur cette terre depuis qu'Abraham a acheté, il y a quatre mille ans, un terrain près de Hébron au Hittite Ephrôn, fils de Çohar. Parfois minoritaires, souvent majoritaires, toujours en révolte contre les envahisseurs - Assyriens, Babyloniens, Grecs, Romains, Mamelouks, Ottomans, ou, hier, Britanniques - qu'ils boutèrent les armes à la main hors du pays de leurs ancêtres, les Juifs ont nourri, à travers les siècles, de leur sang, les collines et les vallées de Judée. Il est certain que la mémoire de la Shoah, la destruction d'un tiers du peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale, a pu influencer le vote de l'ONU qui décida, en 1947, du partage de cette terre en deux États : israélien et palestinien. La mauvaise conscience existe, elle n'est pas déterminante, comme certains le prétendent, dans la création de l'État d'Israël. On oublie souvent que ses structures étatiques préexistaient dès les années 1930, bien avant la déclaration d'indépendance. Souvent, Yasser Arafat, que j'ai commencé à fréquenter dès 1969, me parlait de son admiration pour cet État d'avant l'État qui comportait, outre une direction, un parlement, une vraie administration, une armée (clandestine), un budget, des partis politiques, des syndicats et une entraide sociale. Organisation pour lui exemplaire qu'il a d'ailleurs essayé de reproduire à l'identique pour les Palestiniens.
Les 3 000 chrétiens de la bande de Gaza plus isolés que jamais
Les combats interpalestiniens, et les restrictions israéliennes qui rendent difficile le déplacement à Bethléem, ont assombri la fête de Noël. La tournée du père Noël dans la bande de Gaza a été annulée cette année. Le grand cèdre, qui illumine traditionnellement la place principale de Gaza chaque 24 décembre, n'a pas été dressé non plus. Pris au piège au milieu des combats entre les laïcs du Fatah et les islamistes du Hamas, les quelque 3 000 chrétiens de Gaza n'ont pas le coeur à la fête. Ils se disent palestiniens avant d'être chrétiens et refusent d'établir une distinction avec les 1,4 million de Gaziotes musulmans dont ils partagent le destin. Durement frappés par la crise financière, qui touche les territoires palestiniens, traumatisés par une série d'incursions israéliennes meurtrières à Gaza et confrontés aux affrontements sanglants entre Palestiniens, ils ne se souviennent pas avoir vécu pire Noël. Enfermés dans cette bande sablonneuse adossée à la Méditerranée et transformée en prison à ciel ouvert par Israël, les chrétiens de Gaza, dont l'écrasante majorité est de confession grecque orthodoxe, n'iront pas célébrer la nativité à Bethléem, en Cisjordanie. « Au moins cela ne change pas, raconte Djihad Anton, un paroissien catholique. Israël ne délivre qu'un permis par famille pour s'y rendre. On ne peut pas accepter cela. » Les paroisses chrétiennes ont annulé la tournée du père Noël dans leurs écoles, au lendemain de la mort de trois enfants, assassinés par d'autres palestiniens parce que leur père est un chef des services de renseignements liés au Fatah. « On ne pouvait pas décemment envoyer papa Noël chanter, rire et danser dans les salles de classe, explique le père Manuel Moussalam, curé de la paroisse de la Famille de Gaza. On s'est contenté de distribuer des chocolats pour tous les enfants, y compris les élèves musulmans, qui représentent 80 % des effectifs de nos deux écoles. » Lorsque les combats ont éclaté entre le Hamas et le Fatah, la semaine dernière, le sapin a été supprimé. « Le soir de Noël, on s'est contenté de prier, pour qu'Israël cesse de s'en prendre à nous et pour que nos dirigeants retrouvent leurs esprits et la sagesse de reprendre le dialogue, afin de mettre un terme à cette folie. Mais on ne croit plus beaucoup aux miracles », lâche amèrement Djihad Anton. « Une bataille d'idéologies »
Le père Moussalam veut croire que les affrontements entre Palestiniens ne dégénéreront pas en une guerre civile. « C'est une bataille d'idéologies, affirme-t-il. Personne ne veut la guerre civile. » Sympathisant du Fatah, le curé dit « aimer sincèrement » les islamistes du Hamas. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement islamiste a veillé à apporter son soutien aux chrétiens à chaque occasion, condamnant les attaques contre les églises chrétiennes après le discours du pape Benoît XVI, et offrant 50 000 dollars pour des décorations de Noël à Bethléem. Lorsque les églises de Gaza ont été menacées, le gouvernement a envoyé la force exécutive, sa « police », pour les protéger. Pourtant, depuis le début de la seconde intifada, en septembre 2000, la minorité chrétienne a dû s'adapter à une radicalisation de la société, qui s'est repliée sur les principes islamiques. L'alcool est interdit et le port du voile vivement conseillé aux femmes. « Nous avons une autorisation pour vendre de l'alcool, mais nous devons respecter les coutumes des musulmans, explique le père Mousallam, qui veille sur quelque 200 âmes catholiques à Gaza. Ceux qui ne les respectent pas peuvent s'attendre à être attaqués. Ainsi, pendant le ramadan, nous respectons le carême ». « Imposer la paix par la force »
Unique prêtre catholique de Gaza, le père Mousallam avoue son admiration pour le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Hamas, Mahmoud Zahar, en dépit de ses positions radicales. « Ses enfants ont fréquenté mon école, raconte-t-il. C'est un ami. D'ailleurs j'ai failli voter pour le Hamas, afin que le mouvement oeuvre à une résolution de nos problèmes internes. Mais je ne suis pas d'accord lorsque le premier ministre affirme que l'Iran incarne notre profondeur stratégique. En revanche je suis contre George Bush et sa politique, comme le Hamas, et aussi ces chrétiens évangélistes américains, qui encouragent les Israéliens à voler notre terre. » Révolté par l'occupation israélienne, le père Mousallam est entré en résistance contre Israël. Il ne recourt pas aux armes, mais il refuse de condamner la violence, estimant que la « lutte pour nos droits est admise par Dieu et par les lois internationales. Même si je ne tue pas de Juifs, je suis un résistant, clame-t-il. Je dis à mes paroissiens de pardonner les Israéliens pour ce qu'ils nous font endurer, afin de ne pas être habités par la haine, mais de continuer à se battre pour la justice. Lorsque le Pape s'exprime depuis l'extérieur, il nous dit de pardonner et de faire la paix. Mais en Orient il faut imposer la paix, par la force si nécessaire. Ensuite seulement, on peut avoir le pardon et la réconciliation. »
PATRICK SAINT-PAUL. Publié le 25 décembre 2006 dans Le Figaro |
|  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: GAZA Mar 29 Mai 2007 - 10:28 | |
| La mairie de Jérusalem accélère les destructions de maisons palestiniennes "illégales"
Pendant un an, Ahmed Dari n'a pas commencé une seule journée sans jeter d'abord un coup d'oeil inquiet par la fenêtre de sa cuisine. Chaque matin sans exception, cet ancien chauffeur de bus qui habite Issawiya, un quartier arabe de Jérusalem, a inspecté les abords de sa maison avec l'angoisse d'y trouver un soldat ou un policier. Lundi 4 décembre, quelques minutes après 8 heures, ce qu'il redoutait est finalement arrivé. Une ambulance, deux bulldozers et une dizaine de jeeps blindées se sont garés sous son nez. "Le chef a présenté l'ordre de démolition pour défaut de permis de construire que j'avais reçu quelques mois plus tôt, raconte Ahmed, âgé de 49 ans. Puis il m'a donné une demi-heure pour rassembler mes affaires et débarrasser le plancher avec ma femme et mes six enfants." Le délai a été respecté à la lettre. A 9 heures, le pilon du bulldozer a perforé le toit des Dari et, deux heures plus tard, la maisonnette de briques n'était plus qu'un amas de gravats et de tiges de fer tordues.
En décembre, cette scène s'est répétée presque tous les jours dans les quartiers arabes de la ville sainte. Cette dernière semaine, neuf maisons ont été rasées à Issawiya, Ras Al-Amoud, Sour Baher ou Jabal Moukaber. Ce chiffre représente plus de 10 % des 82 structures détruites depuis le début de l'année à Jérusalem-Est, en majorité des maisons. "Les inspecteurs municipaux accélèrent le rythme des démolitions pour être sûrs d'avoir dépensé, d'ici à la fin de l'année, la totalité du budget qui leur a été accordé", dit Meïr Margalit, coordinateur du Comité israélien contre les démolitions de maisons (Icahd). Le choix, à vrai dire, ne manque pas : selon la mairie, 40 % des constructions, à Jérusalem-Est, sont illégales, ce qui représente environ 15 000 bâtiments. Ce phénomène s'explique par la quasi-impossibilité d'obtenir un permis de construire pour les résidents palestiniens de la Ville sainte.
"MENACE" DÉMOGRAPHIQUE
La planification qui favorise les colons, la confiscation de milliers d'hectares sous le label de "zones vertes", les procédures peu adaptées aux titres de propriété hérités de la période jordanienne et le coût prohibitif de toutes ces démarches obligent les Palestiniens, qui se refusent à quitter Jérusalem, à bâtir sans autorisation. "Tous les prétextes sont bons pour limiter au minimum le développement des zones arabes, dit l'anthropologue Jeff Halper, président d'Icahd. L'objectif officiel de la mairie est de maintenir une majorité juive d'environ 70 % dans la ville. Le problème, c'est que les Palestiniens, qui étaient 28 % en 1967, lorsque la partie est de Jérusalem a été occupée, constituent désormais 35 % de la population totale." Les études par fourchette d'âge sont encore plus éloquentes. Elles montrent, par exemple, que 42 % des Hiérosolymitains âgés de moins de 10 ans sont arabes. "La mairie connaît ces statistiques par coeur, dit Meïr Margalit. Elle est terrorisée à l'idée qu'un beau jour, Sari Nusseibeh (l'ancien représentant officieux de l'Autorité palestinienne à Jérusalem) devienne maire de la ville."
Pour désamorcer la "menace" démographique qui pèse sur ce qu'il considère comme sa "capitale éternelle et indivisible", Israël use de nombreuses tactiques, dont la démolition de maisons. Au début des années 2000, le budget alloué à cette activité est passé de 2,5 millions à 4 millions de shekels (720 000 euros). Avec l'ultra-orthodoxe Uri Lupolianski, élu maire en 2003, en remplacement d'Ehoud Olmert, le total annuel de structures détruites a été multiplié par deux puis par trois : de 43 en 2002 à 99 en 2003 et 152 en 2004. En 2005, le total est redescendu à 94, mais en termes de superficie démolie, l'accroissement s'est poursuivi. Les inspecteurs municipaux n'hésitent pas à s'attaquer à des immeubles de cinq, six et même sept étages tout en fermant les yeux sur les infractions similaires commises par des habitants juifs. Des documents municipaux obtenus par l'Icahd montrent en effet qu'en 2005, sur les 5 600 structures illégales localisées à l'ouest, seules 26 ont fait l'objet d'une démolition administrative. Et dans la plupart de ces cas, précise Meïr Margalit, "il ne s'agissait pas de maisons entières comme à l'est, mais d'un simple porche, d'un cabanon ou d'un balcon".
Benjamin Barthe LE MONDE | 30.12.06 |
|  | | Joss Administratrice


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 | Sujet: GAZA Jeu 21 Juin 2007 - 11:43 | |
| RAPPEL :
DES CARTES DE L'INVOLUTION DE LA PALESTINE

1999/2004 :
| Citation: | Parler de la question de la terre en Palestine force à commencer par les conséquences de l'Occupation qui rendent depuis 1967 la vie du peuple palestinien difficile, voire impossible; cela est encore plus vrai depuis le début de la seconde Intifada. Mais cette mainmise sur les terres palestiniennes remonte à la création de l'État d'Israël et passe aussi par la décision de l'État d'Israël de construire des colonies de peuplement -illégales -dans les territoires occupés. Depuis 1999, quarante-quatre colonies ont été implantées en Cisjordanie, en 2001, trente- quatre ont été créées et quatorze projets de nouvelles colonies approuvés (1). Dans la Bande de Gaza, la superficie des terres confisquées est de 165,04 km2 - soit 45 % de la superficie totale. Sur ces 45 % du territoire sont installés 6429 colons, alors que plus d'un mil- lion de Palestiniens vivent sur les 55% restants (2). Il faudrait ajouter que la décision unilatérale prise en juin 2002 d'ériger le mur dit " de protection " entre les peuples israélien et palestinien a rendu dramatique la question de la terre. Ce mur n'a pas été construit le long de la ligne verte de 1967 mais à l'intérieur des territoires occupés. Parfois, il s'enfonce tel un serpent à plus de vingt kilomètres à l'intérieur des terres. Il enserre dans des murs hauts de huit mètres des villes, des villages, des terres agricoles et des fermes. Il s'octroie, sans négociation, les sources et les puits qui alimentent en grande partie la Cisjordanie. Aujourd'hui, 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexée. A la suite de quel mécanisme ce vol de terres appartenant depuis des générations à des familles d'agriculteurs, de bergers est-il possible ? Mireille Mendès-France Militante des droits de l'homme MAI 2004 |
ACAT
DEPUIS 2004 :
| Citation: | En attendant, l’occupation israélienne se poursuit. La stratégie de colonisation et de construction du mur ou d’autres clôtures de différents types, ainsi que la séparation des voies de circulations entre israéliens et palestiniens, correspond à une réelle incitation, envers les populations palestiniennes, à partir lentement. Les colonies continuent de s’agrandir. La confiscation et l’occupation de nouveaux terrains pour implanter les colons israéliens se fait lentement mais facilement, les palestiniens ayant des difficultés à prouver qu’ils sont propriétaires des terres. Cette occupation se fait généralement d’abord par l’armée, ensuite par la construction. jeudi 24 mai 2007 |
Alternatives international
 ebdo/parution/p2224/articles/a347847-%AB_La_guerre_civile_nous_y_sommes_%BB.html
SEMAINE DU JEUDI 21 Juin 2007
ARAFAT AVAIT RÉUSSI À L ' ÉVITER PENDANT QUARANTE ANS « La guerre civile, nous y sommes » par Leïla Shahid *
Le Nouvel Observateur. - Comment expliquez-vous que les affrontements interpalestiniens à Gaza aient pris brusquement l'allure d'une guerre civile pleine de haine et de brutalité , et que le Fatah ait été si vite submergé ?
Leïla Shahid. - Les combattants du Fatah n'étaient pas dans une logique de guerre civile, ils n'avaient pas d'instructions ni de stratégie pour y faire face. Ceux du Hamas étaient dans cette optique. Pourquoi ? Il faut voir le contexte : les militants du Hamas, ces derniers mois, ont accumulé les frustrations ; ils avaient gagné les élections mais ils se sont sentis très vite dépossédés de cette victoire, puisque la communauté internationale, menée par les Etats-Unis et le Fatah lui-même, a continué à les boycotter. Un an plus tard, Mahmoud Abbas a corrigé cette erreur, il a initié un dialogue avec le Hamas et constitué un gouvernement d'union nationale, sous la caution de l'Arabie Saoudite et des pays arabes. Le Hamas a alors fait un effort en disant qu'il respectait les accords signés par l'OLP, qu'il acceptait donc la reconnaissance d'Israël et le processus politique engagé. Pourtant le boycott international a continué. Ce nouvel échec a amené les gens du Hamas à croire qu'il n'y avait plus d'autre issue que le rapport de force. Ils l'ont planifié et, malheureusement, exécuté.
N. O. - Avec une sauvagerie jamais vue dans les affrontements entre Palestiniens. Pourquoi cette haine ? On dit qu'il y avait des éléments d'Al-Qaida infiltrés dans leurs rangs...
L. Shahid. - J'aimerais répondre que c'est vrai, pour avoir moins honte des miens. Mais il n'y a pas eu d'éléments étrangers. Il y a une rage qui vient du fait qu'à Gaza un million et demi de personnes vivent depuis des années au-dessous du seuil de pauvreté dans une prison à ciel ouvert, où il y a pour la première fois une famine, où la colère se retourne contre les siens. C'est une fracture, une déchirure du peuple palestinien, certainement la plus grave depuis 1967. Arafat avait réussi à éviter la guerre civile pendant quarante ans. Aujourd'hui, nous y sommes.
N. O. - Est-ce seulement une guerre civile ou une partition irrémédiable ?
L. Shahid . - Nous étions déjà divisés entre deux secteurs géographiques. Maintenant nous sommes aussi divisés en deux entités politiques. En fait, nous risquons de revenir à l'avant-1967 : la Cisjordanie tournée vers la Jordanie et Gaza tournée vers l'Egypte. Ce serait la fin de l'idée même d'un Etat pa lestinien unifié et indépendant. Exactement ce dont Israël a toujours rêvé. C'est très grave. Il faut un sursaut, il faut que tous les Palestiniens réagissent, y compris dans la diaspora, avant qu'il ne soit trop tard.
N. O . - Trop tard ? Par rapport à quoi ?
L. Shahid . - D'abord, par rapport à l'attitude d'Israël. Que va faire Olmert à Washington ? S'il obtient de Bush un feu vert pour, d'une part, négocier avec Mahmoud Abbas et, d'autre part, laisser à Barak les mains libres pour « nettoyer » Gaza, il faut craindre le pire.
N. O . - Un tel scénario semble irréaliste ... .
L . Shahid .- Pas du tout. Malgré toutes les promesses et toutes les bonnes paroles, nous avons la conviction qu'Olmert n'a jamais eu le moindre désir de voir se créer un Etat palestinien. Et il suffit de lire le rapport d'Alvaro de Soto, ex-rapporteur de l'ONU dans les territoires palestiniens, pour voir le rôle joué par l'administration américaine dans cette guerre fratricide.
N. O . - Et maintenant ?
L . Shahid . - Tout dépendra de la communauté internationale. Si elle reconnaît ses responsabilités, si elle renonce à un boycott économique et financier qui sanctionne d'abord des populations déjà épuisées, si elle peut réunir une conférence internationale enfin efficace, capable de prendre des mesures pratiques, alors la crédibilité du processus politique sera peut-être restaurée. Mais il faut faire très vite. Parce que la situation est explosive. On ne s'en rend peut être pas compte en Europe, mais des risques de déflagration s'annoncent en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban, partout où il y a des camps palestiniens et où le Hamas est présent. Les Palestiniens, toutes tendances confondues, ne supporteront pas que l'on maltraite encore plus les gens de Gaza. Israël vient de bloquer les livraisons de fioul. Il contrôle l'électricité, l'eau, les communications, et il peut affamer Gaza en quarante-huit heures : l'UNRWA, qui nourrit plus d'un million de personnes, n'a plus que deux semaines de stocks. Nous sommes à un tournant. Si cette tragédie peut faire naître une prise de conscience internationale, tant mieux. Mais si l'on continue à prendre en otages des populations misérables ou à vouloir attiser le feu, alors on va tout droit vers une « irakisation » de tout le Proche-Orient. Est-ce cela que le monde souhaite ?
(*) Déléguée générale de la Palestine auprès de l'Union européenne , de la Belgique et du Luxembourg.
Josette Alia Le Nouvel Observateur _________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2
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|  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: GAZA Jeu 21 Juin 2007 - 13:40 | |
| La Knesset bannit la ligne verte des écoles.
Une commission parlementaire a, hier, rejeté la décision controversée de la ministre israélienne de l'Éducation de faire apparaître la ligne verte, c'est-à-dire la ligne de cessez-le-feu de la guerre israélo-arabe de 1967, sur les cartes des manuels scolaires israéliens. La Commission de l'Éducation de la Knesset a adopté la proposition de deux de ses membres, Zevulun Orlev et Zeev Elkin, de s'en tenir à une décision gouvernementale de 1967, selon laquelle les lignes de cessez-le-feu ne seraient pas utilisées pour marquer les frontières du pays. En conséquence, les cartes des manuels israéliens, qui sont publiés par des éditeurs privés, ne font pas figurer la Cisjordanie, le plateau du Golan, la bande de Gaza ou Jérusalem-est, ces territoires ayant été conquis en 1967. La ministre de l'Éducation Youli Tamir, membre de l'aile gauche du Parti travailliste, avait voulu modifier cette tradition le mois dernier, expliquant : « On ne peut pas enseigner l'histoire sans connaître les frontières qu'Israël avait » avant 1967. Sa proposition avait suscité de nombreuses critiques dans la droite israélienne. Le Likoud, le principal parti d'opposition, avait déposé une motion de censure pour dénoncer sa décision.
Le Figaro, le 02 janvier 2007 |
|  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: GAZA Jeu 21 Juin 2007 - 13:42 | |
| L'ancien président américain Jimmy Carter, 82 ans, Prix Nobel de la paix en 2002, est au coeur d'une vive polémique depuis la publication, il y a deux semaines, de son dernier livre : Palestine : Peace Not Apartheid (« Palestine : la paix, pas l'apartheid »). L'ouvrage retrace l'évolution du processus de paix depuis les accords de Camp David entre Israël et l'Egypte, signés en 1978 sous sa présidence, jusqu'aux élections, en 2006, dans les territoires palestiniens où Jimmy Carter a mené une mission d'observation. Il blâme les Palestiniens et les Etats-Unis pour les échecs du processus du paix, mais surtout la politique israélienne.
Le Monde
L'Egypte a livré des armes au Fatah, en coordination avec Israël
En coordination avec Israël, l'Egypte a livré une importante quantité de fusils et de munitions aux forces de Abbas", le président de l'Autorité palestinienne, a indiqué jeudi 28 décembre à l'AFP un responsable israélien sous couvert de l'anonymat. L'information était relayée jeudi matin par le quotidien israélien Haaretz, qui indique de son côté qu'"un chargement de deux mille fusils Kalachnikov AK-47 ainsi que vingt mille chargeurs et deux millions de balles ont été transférés aux groupes armés relevant du Fatah dans la bande de Gaza, en coordination avec l'armée israélienne". Ce transfert d'armes intervient à la suite de discussions officielles entre Israël, l'Egypte et les Etats-Unis, et a été décidé lors du sommet qui a réuni samedi 23 décembre à Jérusalem le premier ministre israélien Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas, précise encore Haaretz. Cette livraison est un signal clair des engagements israélien et égyptien en faveur du président de l'Autorité palestinienne, qui fait face à la fronde des militants du Hamas, parti qui contrôle le Parlement et le gouvernement palestiniens.
Selon le quotidien de Tel-Aviv, le chargement a été transporté par un convoi de quatre camions d'Egypte jusqu'en Israël, via le terminal routier de Kerem Shalom, au sud de la bande de Gaza. Il a ensuite été escorté jusqu'au terminal de Karni, situé plus au nord, où des services de sécurité de l'Autorité palestinienne affiliés au Fatah les ont réceptionnés.
LE MONDE avec AFP, AP et Reuters | 28.12.06 |
|  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: GAZA Jeu 21 Juin 2007 - 13:44 | |
| Quelles frontières pour Israël ?, par Zeev Sternhell LE MONDE | 28.12.06 D'un trait de plume capital, la ministre israélienne de l'éducation, Yuli Tamir, a réussi à remettre au premier rang des préoccupations publiques une question fondamentale qui jamais, au grand jamais, n'aurait dû être laissée de côté : celle qui concerne la validité, la signification et la légitimité de la "ligne verte" (cette ligne de cessez-le-feu qui marquait la séparation entre Israël et la Cisjordanie avant la guerre de 1967). Nul doute qu'il s'agit d'une décision d'ordre idéologique, comme avait été tout autant idéologique la décision d'effacer des livres scolaires toute trace de la ligne de cessez-le-feu de 1949. Certes, une ligne de cessez-le-feu n'a rien de sacré, mais sa transformation en frontière officielle représente la seule et unique base possible pour la fixation de limites définitives à Israël et d'une issue à la guerre avec les Palestiniens et les Etats arabes. Un Etat a besoin d'une frontière sûre et reconnue, faute de quoi il se condamne à une guerre éternelle. La grande majorité des frontières dont le monde occidental s'est dotée sont des frontières politiques dues le plus souvent au hasard, aux conséquences des guerres et à la nécessité, à un moment donné, de mettre fin aux combats. Ainsi en va-t-il non seulement des frontières entre la Pologne et l'Allemagne, mais aussi du tracé qui sépare la Suisse de l'Italie, la France de tous ses voisins et la Belgique des Pays-Bas. Telle est aussi la règle qui prévaut entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. A l'ouest de l'Europe, les frontières traversent des blocs de populations culturellement, ethniquement et linguistiquement homogènes. Tout artificielles qu'elles soient, il est interdit de les remettre en cause, pour la simple raison qu'elles servent le bien de tous. Là aussi ces territoires ont connu la guerre. Les colons israéliens soulignent à raison l'absence de fondement historique et de racines de la "ligne verte". Mais l'épée est à double tranchant : si Israël annule la ligne de 1949, à son tour le monde arabe n'est plus lié par elle. Quel est donc l'intérêt qu'a Israël de saper lui-même les fondements d'une légitimité acquise lors de la création de l'Etat-nation juif ? La tâche urgente consiste donc à installer profondément et à renforcer la position de la ligne de cessez-le-feu dans l'esprit des jeunes Israéliens, victimes du lavage de cerveau des gouvernements de droite, afin d'établir, une fois pour toutes, qu'on ne reviendra pas sur les résultats de la guerre d'indépendance. En d'autres termes, cela sous-entend que les Israéliens ne tenteront pas d'étendre leur frontière à l'est, tandis que les Palestiniens renonceront à leur rêve de la repousser à l'ouest. La conquête du pays jusqu'en 1949 constituait une nécessité vitale et, par conséquent, elle était justifiée dans la mesure où elle visait à concrétiser le droit des juifs à l'indépendance et à l'autodétermination. En revanche, les conquêtes qui ont suivi 1967 sont illégitimes parce qu'elles ne relèvent pas de cette nécessité et ne servent aucun but national essentiel. En eux-mêmes, les droits historiques ne justifient pas que le sang soit versé sans fin. En outre, les Palestiniens ont, eux aussi, un droit historique et naturel à la liberté comme à l'indépendance. Piétiner ces droits-là aboutit à marginaliser Israël dans le monde occidental et à mettre ses intérêts véritables en grave danger. Bien plus que pour la plupart des Etats, le soutien international est en effet indispensable à Israël pour respirer. Depuis sa phase initiale, le mouvement national juif a été guidé par le sentiment que la terre lui brûlait sous les pieds. Afin de sauver ce qui pouvait l'être, il fallait conquérir la terre d'Israël. La construction du foyer national puis l'accession à l'indépendance ont servi ces objectifs de base, et, jusqu'en 1967, il a été démontré qu'on pouvait parfaitement réaliser le programme du sionisme dans le cadre des frontières qui avaient été fixées jusqu'alors. Point n'était besoin d'aller plus à l'Est : les territoires sont un fardeau pesant, un joug moral, politique et économique qui pèse sur le cou de la société israélienne. Le retrait de Gaza a fait la preuve que tel est l'avis de la majorité des Israéliens : malgré la douleur personnelle qui accompagne l'expulsion de gens hors de leurs maisons, cette majorité a compris que la conquête n'est ni utile ni juste. Quelqu'un comme la ministre de l'éducation sait cela. Dans son domaine de responsabilité, elle agit pour que soient appliqués les principes et la politique pour lesquels elle a été élue. Il serait bon que l'on puisse en dire autant de l'ensemble du gouvernement israélien.
"Haaretz" Traduit de l'hébreu par Nicolas Weill. |
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 | Sujet: Re: GAZA Jeu 21 Juin 2007 - 13:46 | |
| OUI OUI, même l'office de tourisme israelien oublie" GAZA et la CIS-JORDANIE sur ses cartes considérant apparemment que la PALESTINE lui appartient......Faut que je retrouve les pubs. _________________
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 | Sujet: Re: GAZA Dim 24 Juin 2007 - 11:14 | |
| Voici deux articles d’Annalena Di Giovanni, correspondante de il manifesto, sur les Small diameter bomb au Dime (Dense inert metal explosive) fabriquées par Boeing à la demande du Département de la défense étasunien, qui sont peut-être les armes utilisées depuis cet été à Gaza, pendant que les médias regardaient ailleurs (au Liban).
L’enquêtes de la chaîne Rainews24 en Palestine, diffusées avant-hier soir en Italie et disponibles sur le site de Rainews24.
Annalena Di Giovanni avait déjà rencontré les médecins de Gaza cet été, et rencontré des victimes ; voir aussi sur Le grand Soir l’article de la biologiste Monica Zoppé, qui a lancé avec deux collègues scientifiques italiens, l’appel pour une commission d’enquête de l’Onu sur la nature des armes utilisées.
M.A.P | Citation: | JEREMIE Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus |
| Citation: | Il manifesto, jeudi 12 octobre 2006.
Plus petites, plus mortelles et plus précises. Les arsenaux vidés de leurs bombes à fragmentation, controversées, on en serait maintenant au tournant des « armes à mortalité concentrée » ou « munitions à dommages collatéraux réduits », dans la soi-disant « guerre au terrorisme » .Une nouvelle génération d’engins aux dimensions réduites à effet circonscrit, qu’on puisse utiliser dans les zones à forte densité de population : en Afghanistan, en Irak, dans les Territoires occupés palestiniens, et au Liban. Pour s’opposer moins à une armée régulière qu’à de petits groupes de guerriers souvent camouflés (selon les versions officielles) à l’intérieur des centres habités. Un type d’intervention, le bombardement, jusque là limité par les dommages très larges qu’il comporte : des dizaines de civils tués, des protestations de l’opinion publique.
Le problème pourrait maintenant être résolu. Partant des requêtes de la marine et de l’aviation étasuniennes, avec une plausible coopération israélienne, la firme Boeing a remporté en 2003 l’appel d’offre pour le projet des Small diameter bomb (bombes à petit diamètre), des engins qui ne dépassent pas les 90 kilos de poids et la taille d’un mètre et demi. Grâce aux énormes crédits alloués par le Département étasunien de la défense (investissements redoublés en 2004) les premiers prototypes ont été disponibles pour l’expérimentation sur le terrain à partir de mai 2006, et ils seraient déjà disponibles dans les arsenaux militaires depuis septembre dernier. Avec une variante par rapport aux munitions traditionnelles : le Dense insert metal explosive, soit la dernière trouvaille en matière de létalité concentrée.
Le Dime est formé d’une charge interne en alliage de tungstène (celui des ampoules électriques, pour avoir une idée de la conduction et de la réactivité). Elle libère dans l’air une poudre incandescente qui, en tombant sur son poids spécifique (traductrice pas sûre des termes, au plus près du texte original donc...NDT), attaque l’objectif sous un angle qui provoque d’innombrables coupures et blessures sans dépasser les 4 mètres de portée. A la charge inerte est associée une enveloppe externe en fibre de carbone, plus légere et plus économique que le métal, invisible aux rayons X. Une fois explosée, elle se pulvérise en micro particules au lieu des éclats. Bien qu’étant capable de pénétrer le béton armé, la fibre de carbone n’offre pas de résistance excessive à la détonation de l’explosif contenu, augmentant de ce fait son efficacité, au point que les premiers prototypes ont détruit les instruments de mesure des laboratoires militaires. Un Dime serait en outre capable de suivre son propre objectif mobile grâce à sa légèreté et à un système de contrôle Gps.
Donc : haute précision, explosion circonscrite, aucun éclat. Mais le tournant semble peu positif. Des tests réalisés jusqu’à présent dans les laboratoires militaires du Maryland auraient mis en évidence, selon le New Scientist de février 2005, une mortalité de 100 % sur les cobayes : exposés à des fragments de tungstène, en l’espace de 5 mois, ils développent tous la même forme rare de cancer, le rabdo sarcome. Mais si on laisse de côté les hypothèses sur la toxicité du tungstène, des préoccupations plus urgentes demeurent. Si ce qui a été testé à Gaza étaient des Dime, comme cela semble très probable, les effets produits semblent plus graves que ceux des anciennes bombes en acier. Quelques centaines d’éclats sont remplacés par une nuée déchirante de particules incandescentes qui pénètrent, coupent et brûlent leurs victimes jusqu’aux os. En l’espace de quelques minutes, elles provoquent la nécrose de membres entiers, et se déposent, à la fin, à l’intérieur du corps sans possibilité d’extraction. Le tout dans un scénario asymétrique où d’un côté il y a un être humain, et de l’autre une bombe lancée par un drone piloté à distance, et où augmente le nombre des victimes invisibles : les invalides permanents. Obtenir le maximum de résultats et le minimum de pertes, voilà l’impératif. Et, étant données les dimensions réduites des Dime, les munitions transportables par tout engin volant quadruplent automatiquement.
En conclusion, la différence des munitions à létalité concentrée pourrait résider justement dans la justification morale suggérée par les commanditaires eux même : l’intérêt présumé de limiter les dommages collatéraux. Difficile, sur la base du droit humanitaire, d’interdire l’usage de ces munitions, dévastatrices dans les faits mais présentées comme réduites, circonscrites aux seuls « terroristes ».Le Dime, économique et léger, pourrait être largué dans des zones à forte densité de population, en des quantités quatre fois supérieures, provoquant les effets rencontrés à Gaza (ni les civils, ni les femmes, ni les enfants n’ont été épargnés). Et ce sera alors sa définition même d’arme à faible dommage collatéral qui fournira un alibi à quiconque l’utilisera, beaucoup plus justifiable que les « vieilles » armes utilisées jusqu’à présent.
Annalena Di Giovanni
- Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio (Palestine13) |
VIDEO ITALIENNE | Citation: | JEREMIE Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus |
AUTRES PHOTOS | Citation: | JEREMIE Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus |
| Citation: | Ces blessures mystérieuses que personne n’expliquait
Il manifesto, jeudi 12 octobre 2006.
Général Abou Houli a 43 ans et a été brancardier pendant des années à Deir Al Balah, au volant des ambulances pendant les incursions militaires. Mais le matin de ce 19 juillet, alors qu’il porte secours aux victimes d’une explosion dans le dédale des ruelles étroites de Mughazi Camp, survient quelque chose : un engin tombe du ciel, probablement lancé par un drone israélien. Il plane devant lui avec un léger sifflement, il ne fait aucun bruit même quand il touche terre. Tout d’un coup la détonation : Anwar se retrouve par terre, une jambe coupée à la hauteur du tibia, le corps lacéré par des coupures microscopiques et par une poudre qui semble rester sous la peau, en le brûlant. Pendant le transport à l’hôpital, la poudre lui ronge la peau, coagule les vaisseaux sanguins, nécrose les tissus, comme si elle les « vieillissait ». Les médecins se retrouvent impuissants face à la nécrose rapide et ne peuvent qu’amputer, sans trouver d’éclats qui expliquent les coupures et les brûlures.
Anwar Abou Houli est un des rares survivants palestiniens disponibles pour être interviewés. Son cas n’est pas isolé : le même jour on a enregistré à l’hôpital de Deir Al Balah cinq autres cas, et à Gaza City, le 26 juillet, on comptait 19 mutilés sur 50 blessés et 27 morts : un rapport entre victimes et invalides quasiment égal. Des pourcentages et des symptômes sans précédents : en août, l’alarme disant qu’on était en train de tester à Gaza une arme totalement nouvelle arrive à la presse internationale ; il manifesto aussi la traite largement. Mais l’électricité dans la Bande de Gaza va et vient, compromettant les contacts avec l’extérieur, les autopsies sont impossibles, le blocus aux frontières empêche d’envoyer des prélèvements à analyser.
Aujourd’hui les « nouvelles armes » expérimentées sur les Palestiniens pendant l’opération militaire israélienne « Pluie d’été » pourrait avoir un nom. Le noyau d’enquêtes réalisées par Rainews24, qui s’est rendu à Gaza, a identifié, dans un projet étasunien de bombes à diamètre réduit associées au Dime, le Dense inert metal explosive, l’explication plausible des mystérieuses blessures rencontrées. Le Dime serait une typologie de munitions dites à létalité concentrée, un produit des exigences de la « guerre au terrorisme ».Les premiers prototypes devaient être disponibles entre juin et juillet exactement. Il est probable que Gaza ait fourni le meilleur scénario pour une expérimentation sur le champ de bataille, pendant des semaines de relative inattention médiatique à cause des bombardements du Liban.
Des analyses scientifiques indépendantes commanditées aux laboratoires de l’université de Parme par Rainews24 sur des fragments et des poussières fournies par les médecins de Gaza ont confirmé la présence de carbofibre et de tungstène, les deux éléments caractéristiques du Dime. L’ancien major général de l’aviation israélienne (et directeur du programme israélien pour le développement des armes) Itzhak Ben Israël, a déclaré à la Rai : « quelque chose d’assez petit et précis pour ne toucher que l’objectif identifié, sans autres victimes involontaires, à des milliers de mètres de distance, changerait la guerre comme nous voulons ». Sur le quotidien Haaretz, hier, le journaliste Meron Rappaport a déclanché l’alarme, immédiatement renvoyée à l’expéditeur par le porte parole de l’armée israélienne qui a démenti l’utilisation d’armes Dime, ajoutant cependant que « pour des raisons évidentes, Tsahal n’entre pas dans les détails en ce qui concerne ses propres armements et l’utilisation qu’elle en fait ».
Annalena Di Giovanni |
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 | Sujet: Re: GAZA Dim 24 Juin 2007 - 11:20 | |
| ILLUSTRATION DE CE QUI VIENT D'ETRE ECRIT | Citation: | JEREMIE Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus |

(....Un enquête réalisée par une télévision italienne Rainews24 émet la possibilité qu’Israel aurait utilisé une arme expérimentale dans la bande de Gaza ces derniers mois, entraînant des blessures physiques particulièrement importantes, telles que de graves brûlures et l’amputation de membres.) _________________
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 | Sujet: Re: GAZA Dim 24 Juin 2007 - 13:20 | |
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Liban. Régis Garrigues, responsable de la mission de Médecins du monde en Palestine :
« A Gaza, nous avons affaire à de nouvelles armes très violentes »
Libération, Lundi 24 juillet 2006.
Médecins du monde intervient dans les Territoires palestiniens depuis 1995 et travaille de manière permanente à Gaza depuis 2001. Responsable de la mission Palestine pour l’association, Régis Garrigues, urgentiste, mène à Gaza un travail d’évaluation médicale. Il explique les conséquences des incursions militaires israéliennes en Territoires palestiniens.
Vous avez noté une nette aggravation des blessures infligées au cours des dernières opérations israéliennes...
Après un tour complet des hôpitaux de Gaza pour voir les victimes de la dernière incursion israélienne, nous avons été très surpris de constater des lésions d’une gravité tout à fait inhabituelle. Sur 180 victimes civiles, 35 présentaient des amputations, essentiellement sur les membres inférieurs. La plupart de ces blessés, y compris des enfants, ont été mutilés par les bombes sur les lieux de l’attaque. A l’évidence, nous faisons face à l’utilisation de nouvelles armes extrêmement violentes. Ainsi, à Deir el-Balah, cinq des dix blessés d’un bombardement ont perdu une, voire deux jambes. En plus des lésions de criblage classiques dues aux éclats, les blessés présentent des brûlures associées à la tête et aux bras, sur les parties découvertes du corps. Enfin, les membres touchés sont très délabrés, comme s’ils avaient été déchiquetés par une mine. Tout cela ressemble à des effets de bombes à fragmentation tirées par drones avec des sous-munitions à retardement, des armes de guerre sophistiquées qui font de sacrés dégâts et qui ne devraient pas êtres employées contre des populations civiles.
Israël plaide le droit à l’autodéfense face à des organisations terroristes qui attaquent son territoire.
La convention de Genève exclut l’usage excessif et disproportionné de la force. Or, nous avons constaté l’usage d’armes aux effets très particuliers et violents sur la population civile. De plus, des ambulanciers du Croissant-Rouge ont été touchés en allant secourir des blessés. Dans le camp de réfugiés de Maghazi, quatre ambulanciers ont été blessés en trois jours. L’un d’eux a été amputé. Il nous a été confirmé par le Comité international de la Croix-Rouge qu’il leur était impossible de coordonner avec l’armée israélienne l’accès aux blessés, ainsi que la protection des ambulances pendant ses dernières incursions, courtes mais très violentes. Les militaires déclarent leurs zones d’opération fermées aux civils, et considèrent chaque personne du secteur comme un combattant. Le droit humanitaire impose pourtant la liberté d’accès et de travail, ainsi que la protection des soignants visibles, identifiés, comme les ambulanciers du Croissant-Rouge.
Vous êtes donc d’accord avec le coordinateur des programmes d’urgence de l’ONU qui dénonce une « violation du droit humanitaire » au Liban ?
On ne peut qu’abonder en ce sens. Mais une condamnation ne suffit pas. Il faut une action forte. Et si des couloirs humanitaires sont mis en place au Liban, ils devront l’être aussi à Gaza. Les manques d’eau, d’électricité, de nourriture, de médicaments sont les mêmes qu’au Liban. Si un bateau d’aide arrive au Liban, il peut faire un détour de 250 kilomètres vers le sud et accoster à Gaza. Il y a urgence que la communauté internationale se mobilise.
Didier François à Gaza.
- Source : Libération
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 | Sujet: Re: GAZA Dim 24 Juin 2007 - 14:10 | |
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23 mai 2007. Palestine, Gaza - Ce que les "grands" médias ne disent pas : s’agit-il vraiment, "simplement", d’un "combat inter-palestinien" ?
(...) Plus exactement, il est désormais évident qu’une faction, au sein du Fatah, représentée par le (tristement) célèbre Dahlan, et avec la complicité de la marionnette Abbas, est en train de mener un effort dans le style de la Contra, visant à imposer un règne de terreur et un "Etat" policier aux Palestiniens, afin de leur imposer un "règlement" favorable à Israël et de supprimer physiquement toute opposition.
Ce n’est sans doute pas un effet du hasard, si le cerveau qui a concocté ce plan n’est autre que celui d’Elliott Abrams, muni de l’expérience de la CIA dans le renversement de gouvernements, l’armement et le financement d’escadrons de la mort et de forces telles celles de la Contra [intervention militaire extérieure déguisée en insurrection intérieure contre le gouvernement révolutionnaire du Nicaragua, ndt], et les campagnes d’assassinats et de terreur. (...)
- www.ism-suisse.org
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 | Sujet: Re: GAZA Dim 24 Juin 2007 - 14:30 | |
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Gaza : agressés. Pas des rats pris au piège, par Michel Warschawski. Imprimer cet article
22 juin 2007
Le vieux rêve d’Ariel Sharon est en train de se réaliser : des Palestiniens qui tuent des palestiniens pendant qu’Israël compte les victimes avec une grande satisfaction. Les larmes des leaders israéliens sont des larmes de crocodile et leur supposé deuil pour les tragiques événements de Gaza une pure hypocrisie.
Les conflits sanglants étaient prévisibles, de même que la responsabilité et l’implication directe d’Israël et des Etats-Unis sont patentes. Dans les analyses de nombreux journalistes israéliens la responsabilité d’Israël semble être indirecte : « 1,4 million de personnes enfermées dans un territoire aussi petit que la Bande de Gaza, sans aucune possibilité de mener une vie économique régulière et sans aucune possibilité de fuite, sont fatalement destinées à s’entretuer, comme des rats pris au piège ».
Cette métaphore zoologique n’est pas seulement typiquement raciste, elle est aussi fondée sur une grosse méprise. Parce que l’attitude d’Israël et des USA dans les épisodes actuels ne se limite pas à favoriser les conditions pour un conflit interne palestinien. Pendant des mois le Département d’Etat étasunien a encouragé la direction d’Al Fatah à lancer une offensive militaire contre le Hamas et, il y a deux semaines, Israël a donné sa propre autorisation à l’entrée d’une grosse quantité d’armes pour les milices du Fatah présentes à Gaza. Qui est l’agresseur ?
Je crois qu’il est nécessaire d’indiquer immédiatement ce qui devrait être évident : le Hamas a écrasé le Fatah aux dernières élections palestiniennes, à la suite d’un processus électoral que toute la communauté internationale, Washington comprise, n’a pas hésité à définir comme « le plus démocratique dans l’histoire du Moyen-Orient ». Un processus démocratique incontestable et un soutien populaire massif, peu de régimes peuvent se vanter d’une telle légitimité. Malgré cette victoire éclatante, le Hamas a accepté de partager le pouvoir avec le Fatah dans un gouvernement d’unité nationale, sous l’égide de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, accueilli favorablement par la communauté internationale, à l’exception de Washington et de Tel Aviv. L’agenda politique du nouveau gouvernement a reconnu, de facto, l’Etat d’Israël, et adopté la stratégie de la négociation fondée sur les mécanismes d’Oslo. La plateforme gouvernementale modérée du Hamas, cependant, a du faire face à deux ennemis puissants : une partie des fonctionnaires du Fatah qui n’était pas encore prête à renoncer à son propre monopole politique et, de l’autre côté, les gouvernements néo-cons israélien et étasunien, qui sont en train de mener un croisade globale contre l’Islam politique.
Muhammad Dahlan, ex-commandant des « Forces de sécurité Préventive » et actuel conseiller à la sécurité nationale de Mahmoud Abbas, représente les deux : il est à la fois l’exécuteur matériel des plans de Washington, et le représentant de ce type de fonctionnaire du Fatah corrompu et prêt à faire n’importe quoi pour ne pas perdre ses propres gains.
Depuis la victoire électorale du Hamas, les milices de Dahlan ont continuellement provoqué le gouvernement, en assaillant les milices du Hamas et en refusant de déléguer le contrôle des forces de police au gouvernement. Malgré les offensives de Dahlan, le Hamas a essayé par tous les moyens de trouver un compromis avec ce dernier, demandant à ses propres militants de s’abstenir d’éventuelles mesures de rétorsion. Cependant, quand il est apparu clairement que Dahlan ne cherchait pas de compromis, mais plutôt essayait de neutraliser le Hamas, l’organisation islamique n’a eu comme alternative que se défendre et contre-attaquer. Le plan israélo étasunien fait partie d’une stratégie globale destinée à imposer des gouvernements fidèles à ses propres intérêts, en opposition avec la population locale.
L’Algérie fournit un exemple de ce genre de stratégie, mais aussi de son échec et de son coût humain très lourd : l’indiscutable victoire, en 1991, du FIS (Front Islamique du Salut) sur le Fln, désormais corrompu et discrédité, fut suivie d’un coup d’état, soutenu par la France et par les Etats-Unis, qui ouvrirent la route à une guerre civile qui a duré plus d’une décennie, et qui est responsable de la mort de plus de cent mille victimes civiles.
Ayant appris la leçon de la tragédie algérienne, le Hamas a décidé de ne pas laisser que les plans de Dahlan lui permettent de prendre le pouvoir par la force. S’appuyant sur le consensus d’une bonne partie de la population locale, les militants du Hamas ont battu le Fatah en deux jours, bien que ces derniers aient eu à leur disposition une grande quantité d’armes fournie par Israël. Jusqu’après sa victoire écrasante sur le Fatah, la direction du Hamas a réaffirmé sa ferme intention de maintenir un gouvernement d’unité nationale, et de ne pas vouloir exploiter le coup d’état tenté par le Fatah comme prétexte pour extirper cette organisation ou l’exclure du gouvernement. Par contre, les dirigeants du Fatah ont décidé d’interrompre tout rapport avec le Hamas et de former, en Cisjordanie, un nouveau gouvernement sans la présence des islamistes. Un autre vieux rêve d’Ariel Sharon est en train de se réaliser : la séparation complète entre la Cisjordanie et Gaza, cette dernière étant considérée comme un « Hamastan » sans issue, entité terroriste où n’existent pas de civils mais seulement des terroristes à mettre en état de siège, destinés à être affamés. Washington, qui embrasse sans réserve cette stratégie, a promis son soutien illimité à Mahmoud Abas et à son nouveau bantoustan en Cisjordanie, au point qu’Olmert a décidé de lui accorder une partie de l’argent palestinien qui est encore aux mains du gouvernement israélien. Un des objectifs de l’administration israélienne et de celle des Etats-Unis n’a cependant pas été atteint : le chaos ne règne pas à Gaza. Au contraire, comme a déclaré le 19 juin à Haaretz un officier de la sécurité palestinienne : « La ville n’a pas été tranquille pendant très longtemps. Je préfère la situation actuelle à celle d’avant. Je peux enfin sortir de chez moi ».
L’extirpation des bandes du Fatah à Gaza pourrait signer la fin d’une longue période d’anarchie et permettre le retour à un mode de vie plus stable. Les récents événements confirment que le Hamas peut imposer son contrôle. Les discours d’Israël à propos de la guerre civile palestinienne ne sont que des vœux. L’affrontement armé a eu lieu exclusivement entre milices armées et si, malheureusement, il y a eu des victimes chez les civils, il s’est agi de ce que l’armée étasunienne appellerait des « dommages collatéraux ». La population est sans aucun doute politiquement cassée, en Cisjordanie comme à Gaza, mais pas en conflit, du moins pas pour le moment.
A partir du moment où Gaza est considérée comme un interlocuteur hostile et que toute sa population s’est rassemblée autour du Hamas, elle se trouvera être l’objectif d’une agression brutale de la part d’Israël : des incursions militaires possibles, des bombardements et un embargo alimentaire. C’est pour ça que notre priorité, en Israël comme dans le reste du monde, est celle d’apporter toute notre solidarité à l’égard de Gaza et de sa population.
Michel Warschawski¤
- Source : il manifesto
| Citation: | [b]¤Michel Warschawski :[/b] Militant antisioniste et écrivain israélien, Michel Warschawski est le co-directeur de l’Alternative Information Center (Centre d’information et de documentation israélo-palestinien). En 1982, il a été l’un des fondateurs de « Yesh Gvul », mouvement d’officiers de réserve et de soldats contre la guerre au Liban et l’Occupation israélienne. Voix parmi les plus radicales de la gauche israélienne, et pacifiste de longue date, Michel Warschawski lutte depuis plus de trente ans pour une « paix juste » avec les Palestinien-ne-s et pour une démocratisation de l’Etat d’Israël. Il a publié Le Défi Bi-national, Textuel, 2000 ; Sur la Frontière, Stock, 2002 ; À Tombeau Ouvert, La Fabrique, 2003 ; À Contre Chœur (en collaboration avec Michèle Sibony), Textuel, 2003. |
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 | Sujet: CARTE 2007 DE LA PALESTINE Mer 27 Juin 2007 - 22:01 | |
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EN VERT : CE QUI RESTE DE LA PALESTINE
Publié le 27/06 à 10:43
Bande de Gaza: opérations israéliennes Neuf Palestiniens ont été tués et 40 autres blessés lors d'opérations israéliennes menées dans la bande de Gaza
C'est ce qui ressort d'un nouveau bilan fourni par une source médicale palestinienne. Selon Reuters, qui cite des habitants et des médecins, les Palestiniens tués étaient pour la plupart armés.
Il s'agit de la plus vaste intervention israélienne dans la bande de Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle de ce territoire il y a deux semaines.
Cette opération a visé les villes de Gaza et de Khan Younès, dans le sud.
L'armée israélienne a cependant démenti avoir mené un raid aérien contre Gaza. "Il n'y a pas eu de raid aérien contre Gaza ce matin", a déclaré une porte-parole militaire à Tel Aviv.
Un autre porte-parole a en revanche confirmé que l'armée israélienne "a mené une opération mercredi matin dans la bande de Gaza". "Il y a eu des échanges de tirs dans le sud de la région", a-t-il ajouté. Cette source a par ailleurs fait état d'une opération de l'armée dans la nuit à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, durant laquelle un activiste du Jihad islamique palestinien a été blessé et arrêté.
Ces nouveaux décès portent à 5757 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis septembre 2000, en grande majorité des Palestiniens, selon un décompte de l'AFP.
| Citation: | C'est vraiment une extermnation programmée dans l'indifférence générale.....La PALESTINE connait les derniers soubresauts d'un homme agonisant.
Où Israël continuera-t-il ensuite ses colonies ? ....Au LIBAN ? |
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Dernière édition par le Sam 14 Juil 2007 - 14:15, édité 2 fois |
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