 | MARTHE ET MARIE FORUM CATHOLIQUE |
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| Auteur | Message |
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Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5365 Localisation : region parisienne
 | Sujet: ISRAEL Mer 8 Aoû 2007 - 10:14 | |
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août 2007 Débat Avraham Burg : “Israël a le choix entre la foi et l’effroi” Dans son dernier essai, “Vaincre Hitler”, l’ancien président de la Knesset Avraham Burg attaque de front le sionisme et compare Israël à l’Allemagne d’avant 1933. L’entretien qu’il a accordé à Ha’Aretz a suscité des milliers de réactions, souvent indignées.
Avraham Burg DR
| Citation: | Biographie
Né à Jérusalem en 1955, Avraham Burg est le fils de Yossef Burg (décédé en 1999), un juif allemand né à Dresde en 1909, réfugié en Palestine en 1939 et pilier du Parti national religieux. Membre de la jeune garde du Parti travailliste au début des années 1980, Avraham Burg a présidé l’Agence juive de 1995 à 1999 et joué un rôle de premier plan dans l’indemnisation des biens juifs confisqués pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a également présidé le Parlement israélien de mai 1999 à janvier 2003. Il figure parmi les signataires de l’Initiative de Genève, conclue le 1er décembre 2003 avec des délégués palestiniens et qui fixait les principes de la coexistence pacifique entre Israël et un futur Etat de Palestine. Avraham “Avrum” Burg a quitté théâtralement toutes ses fonctions politiques en juillet 2004 et s’est reconverti dans la finance, ce qui lui a valu quelques démêlés avec la justice et, surtout, de vives critiques de la part de nombreux intellectuels israéliens. |
Avraham Burg DR Monsieur Burg, j’ai lu votre nouvel essai, Lenatzea’h èt Hitler [Vaincre Hitler]*, qui vous inscrit en rupture avec le sionisme. Etes-vous encore sioniste ?
AVRAHAM BURG Je suis un être humain, un Juif et un Israélien. Le sionisme a été le vecteur pour passer de l’état de Juif à celui d’Israélien. Il me semble que c’était Ben Gourion [fondateur de l’Etat d’Israël] qui déclarait que le mouvement sioniste était un échafaudage nécessaire pour construire notre foyer national et qu’il fallait le démonter aussitôt après avoir construit notre Etat.
Donc, vous n’êtes plus sioniste ?
Tout notre XXe siècle a été marqué par le premier Congrès sioniste [de 1897, à Bâle] et la victoire du sionisme [politique] de Theodor Herzl sur le sionisme [spirituel] d’Ahad Ha’Am [de son vrai nom Asher Hirsch Ginsberg, fondateur des Amants de Sion et pionnier de la renaissance littéraire hébraïque en Ukraine]. Le XXIe siècle devrait être celui d’Ahad Ha’Am.
Le sionisme, c’est la foi en la création et la consolidation d’un Etat national juif et démocratique. Avez-vous perdu cette foi ?
Dans sa définition actuelle, je ne partage plus cette foi. Pour moi, l’Etat d’Israël ne peut être qu’un moyen, pas une fin, car il est indifférent aux aspirations spirituelles et mystiques exprimées par la religion juive. En outre, faire de cet Etat l’instrument de notre rédemption collective, tout en nous acharnant à le définir comme démocratique, ce n’est pas seulement impossible, c’est de la dynamite.
Faut-il amender la loi du Retour ?
Le tort de cette loi, c’est d’être le reflet de la doctrine d’Hitler [la loi du Retour octroie la citoyenneté israélienne à toute personne née dans la diaspora et considérée comme juive selon la tradition religieuse orthodoxe, une définition reprise littéralement par les lois de Nuremberg]. Et je refuse de voir mon identité définie par Hitler. Nous devons vaincre Hitler.
Vous écrivez que si le sionisme n’est qu’une idéologie catastrophiste, alors vous n’êtes pas seulement postsioniste mais antisioniste. Vous savez pertinemment que, depuis les années 1940, la dimension catastrophiste est inséparable du sionisme. Donc, vous êtes antisioniste.
Ce qu’Ahad Ha’Am reprochait à Theodor Herzl, c’était de fonder le sionisme sur le seul antisémitisme des gentils [non-Juifs]. Ahad Ha’Am voulait faire d’Israël un centre spirituel fondé sur nos ressources spirituelles. Son heure est venue. Le sionisme de confrontation vit ses dernières heures. Notre sionisme de confrontation contre le monde entier est en passe de nous mener au désastre.
Au-delà de vos positions sur le sionisme, c’est tout votre livre qui respire l’anti-israélisme.
Enfant, j’étais un Juif – dans l’acception populaire, israélienne et dénigrante du terme –, un yehudon, un “petit Juif”. J’avais été scolarisé dans un heder [école religieuse]. Ensuite, toute ma vie, j’ai été un Israélien, par la langue, les symboles, les goûts, les senteurs, les lieux, tout. Mais, aujourd’hui, ça ne me suffit plus. Je suis davantage qu’un Israélien. La dimension israélienne de mon identité me coupe de mes deux autres dimensions, l’humaine et la juive.
Ce qui vous permet de prononcer des paroles terribles à notre encontre.
Mon livre est un livre d’amour, et l’amour peut blesser. Je vois mon amour se faner sous mes yeux. Je vois ma société et mon pays se détruire.
Comment pouvez-vous parler d’amour quand vous écrivez que les Israéliens ne comprennent que la force ? Si quelqu’un disait que les Arabes ou les Turkmènes ne comprennent que la force, il serait traité de raciste. Et à juste titre. Vous dites aussi qu’Israël est un ghetto sioniste, un endroit violent qui n’a confiance qu’en lui-même.
Regardez ce qui s’est passé avec le Liban [la guerre de juillet 2006]. Tout le monde a dû convenir que la force n’était pas une solution. Que disons-nous quand il s’agit de Gaza ? Que nous allons leur rentrer dedans, les éliminer. Nous n’apprenons rien. Cette violence n’irrigue pas seulement les rapports entre nos deux nations [israélienne et palestinienne], mais entre tous les individus. Il suffit d’entendre un simple échange verbal dans la rue entre des Israéliens ou d’écouter les femmes battues pour prendre la mesure de la violence qui nous empoisonne. Regardons-nous dans un miroir.
Pour vous, notre problème, ce n’est pas seulement l’occupation, mais un Israël qui serait le fruit d’une abominable mutation ?
L’occupation n’intervient que peu dans le fait qu’Israël est une société effrayée. Pour comprendre pourquoi nous sommes obsédés par la force et éradiquer cette obsession, il faut traiter nos peurs. Notre effroi suprême, notre effroi originel, ce sont les 6 millions de Juifs mis à mort durant la Shoah.
C’est la thèse de votre essai. Nous sommes des mutilés mentaux. Notre culture de la force est le fruit du dommage psychologique infligé par Hitler. Mais, ce faisant, vous semblez croire que nous vivons en Islande et que nous nous imaginons encerclés par des nazis qui ont disparu il y a soixante ans. Or nous sommes bel et bien encerclés. Nous sommes l’un des pays les plus menacés au monde.
En Israël, aujourd’hui, le vrai clivage est celui qui oppose ceux qui vivent dans la foi à ceux qui vivent dans l’effroi. La grande victoire de la droite dans la conquête de l’âme israélienne, c’est de lui avoir instillé la paranoïa absolue. Je ne nie pas nos problèmes. Mais tout ennemi est-il synonyme d’Auschwitz ? Le Hamas est-il une plaie divine ?
Vous êtes paternaliste et dédaigneux. Vous ne témoignez d’aucune empathie pour les Israéliens. Traiter chaque Juif israélien de paranoïaque, c’est un cliché. Il arrive que des paranoïaques soient réellement persécutés. [Le président iranien] Ahmadinejad n’est certes pas Hitler. Mais, quand il dit que nos jours sont comptés, ses menaces sont réelles. Ce monde réel, vous l’ignorez avec superbe.
La question est de savoir si Israël est aujourd’hui fondé sur la foi ou sur l’effroi. Il me semble qu’Israël est arc-bouté sur ses traumatismes. Ne serions-nous pas mieux à même d’affronter le défi iranien si nous avions davantage foi dans le monde qui nous entoure et dans la possibilité de bâtir des alliances ? Au lieu de quoi, nous disons haut et fort que nous n’avons aucune confiance en un monde qui nous abandonnera le moment venu.
A vous lire, nous ne sommes pas seulement victimes des nazis, mais nous sommes presque des judéo-nazis. Certes, vous êtes prudent mais vous écrivez qu’Israël en est au stade de l’Allemagne avant l’arrivée des nazis…
Au départ, mon essai devait s’appeler “Hitler nitza’h” [Hitler a vaincu]. Mais, à mesure que j’écrivais, je me suis rendu compte que rien n’était jamais perdu. Et j’ai découvert en mon père le représentant de ce judaïsme allemand qui était à la pointe de son époque. Je suis un optimiste, et mon livre se conclut sur une note positive.
Votre conclusion est peut-être optimiste, mais votre livre ne cesse de bâtir une analogie entre l’Allemagne et Israël. Sur quelles bases ?
Je ne fais pas de la science exacte, mais cette analogie se fonde sur quelques éléments : un sentiment profond d’humiliation nationale, la conviction que le monde entier nous rejette et la centralité du militarisme dans notre identité. Voyez le rôle de tous ces officiers de réserve dans notre société. Voyez le nombre de civils armés dans nos rues. Voyez ce cri qui ne choque plus personne : “Aravim ha’hutza !” [Les Arabes dehors !]
Vous craignez une régression fasciste en Israël ? Pour vous, les slogans graffités sur les murs de Jérusalem sont identiques à ceux qui s’affichaient sur les murs de Berlin dans les années 1930 ?
Je pense que cette régression est déjà à l’œuvre. Nous ne combattons pas ces slogans avec assez de force. J’écoute ce qui se dit à Sderot [ville ciblée par les roquettes du Hamas] : “Nous allons les détruire. Nous allons détruire leurs villes. Nous allons les expulser. Nous allons les anéantir.” Notre gouvernement ne compte-t-il pas en son sein un parti qui prône le transfert [des Palestiniens vers la Jordanie] ? Ces dernières années, nous avons franchi tant de lignes rouges que je suis en droit de me demander lesquelles nous franchirons demain.
Dans votre livre, vous écrivez : “J’appréhende fortement ce moment où la Knesset interdira les rapports sexuels avec les Arabes ou adoptera des mesures interdisant aux Arabes d’employer des nettoyeuses ou des ouvriers juifs, comme dans les lois de Nuremberg.” N’y allez-vous pas un peu fort ?
Quand j’étais président de la Knesset, j’ai pu discuter avec des gens de tous bords. J’ai entendu des pacifistes me dire qu’ils étaient pour la paix parce qu’ils haïssaient les Arabes et ne voulaient plus les voir. J’ai entendu des élus de droite parler le langage de Meir Kahane [leader d’extrême droite assassiné à New York en 1990]. Le kahanisme siège déjà à la Knesset. Le parti de Kahane a beau être interdit [depuis 1986, pour apologie de la haine raciale], ses idées sont défendues par 10 %, 15 %, voire 20 % des députés juifs.
Je vais être franc avec vous. Nous, Israéliens, avons de sérieux problèmes éthiques. Mais la comparaison avec l’Allemagne nazie n’est pas fondée. Certes, la place de l’armée dans nos vies et dans notre politique pose problème. Mais comparer Israël à une sorte de Sparte prussienne ne vivant que par et pour le glaive, c’est un déni de réalité.
Ce n’est pas par hasard que je fais des comparaisons avec l’Allemagne. La conviction que nous sommes obligés de vivre par le glaive vient de notre expérience de l’Allemagne. Ce qu’ils nous ont infligé pendant douze ans exige que nous ayons un glaive effilé et qui résiste à l’épreuve du temps. C’est le pourquoi de la Clôture [le mur]. La clôture de séparation est une clôture contre notre paranoïa. Et elle est le fruit de mon milieu politique. C’est Haïm Ramon [ancien travailliste et actuel centriste] qui l’a théorisée. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il suffit de la dresser pour que notre problème soit résolu parce que nous ne les voyons plus ? Cette muraille veut aussi représenter physiquement les confins de l’Europe, un peu comme le limes romain était censé séparer la civilisation latine des Barbares. C’est pathétique. Ce n’est pas seulement un acte de divorce, c’est aussi un acte de xénophobie. Tout ça au moment où l’Europe et le reste du monde semblent enfin intégrer les enseignements universels de la Shoah dans le corpus juridique international.
Vous êtes un européiste acharné. Vous vivez à Nataf [un village israélien frontalier de la Cisjordanie], mais votre esprit est à Bruxelles. Vous êtes le prophète de Bruxelles.
Absolument. Pour moi, la construction de l’Union européenne, c’est l’utopie biblique dans sa quintessence. Je ne sais pas combien de temps cela tiendra, mais l’idée est incroyablement juive.
Votre fascination pour l’Europe ne semble pas le fruit du hasard. On sent qu’Avraham Burg tourne le dos à son identité de sabra [juif né en Israël] et adhère à un romantisme typiquement yekke [juif allemand, terme yiddish péjoratif], celui de votre père. Pour vous, l’Israël sioniste n’est que vulgarité par rapport au judaïsme allemand. Or ce siècle d’or du judaïsme allemand s’est terminé à Auschwitz. Votre romantisme de yekke est séduisant mais illusoire.
Mon romantisme n’est pas davantage illusoire que votre romantisme d’Israélien.
Mon identité israélienne n’a rien de romantique. Elle est de l’ordre de la nécessité, que vous méprisez. Vous croyez pouvoir passer de Dresde à Manhattan sans avoir à faire l’expérience cruelle du destin juif israélien.
Nous avons du mal à le reconnaître, mais c’est hors des frontières [bibliques] que la tribu de Juda est devenue le peuple juif. La Torah est un produit de l’exil. Comme le judaïsme allemand, le judaïsme américain a produit une culture étonnante, dans laquelle le gentil peut être mon père, ma mère, mon fils ou mon partenaire.
Affectivement, vous vous accrochez au modèle du judaïsme allemand et du judaïsme américain. Ainsi, l’option sioniste ne peut que vous paraître grossière et spirituellement indigente.
Oui, c’est exact, Israël n’est pas particulièrement excitant. Vous avez du mal à admettre qu’Israël va droit dans le mur. Demandez à vos proches s’ils sont certains que leurs enfants vivront encore longtemps ici. Combien vous répondront oui ? Pas plus de la moitié. Les élites israéliennes sont d’ores et déjà en train de prendre congé de ce lieu. Or, sans élites, il n’y a pas de nation. On n’en parle pas encore dans les informations, mais nous sommes déjà morts. Ce n’est pas en Israël mais aux Etats-Unis que l’on trouve une littérature juive de valeur. Il n’y a personne à qui parler, ici. La communauté religieuse dont je suis issu m’est devenue étrangère. Et je ne fais pas davantage partie de la communauté laïque. Regardez-vous. Je vous parle et vous ne me comprenez pas. Vous êtes prisonnier de votre prisme nationaliste.
Ce n’est pas exact. Je connais la richesse du judaïsme dont vous vous revendiquez. Mais il n’empêche que la vision sioniste est correcte : sans Israël, il n’y a pas d’avenir pour une civilisation juive non orthodoxe.
Nos prières ne nous rappellent-elles pas que nous avons été exilés à cause de nos péchés ? Dans l’histoire juive, l’existence spirituelle est éternelle, tandis que l’existence politique est provisoire. Et l’Israélien n’est qu’un demi-Juif. Dans le judaïsme, il y a toujours eu des alternatives. L’erreur stratégique du sionisme a été de rayer ces alternatives. L’œuvre sioniste est bâtie sur de l’illusion. Pensez-vous sérieusement que Tel-Aviv va rester éternellement cette entité postsioniste éthérée ? Israël n’est qu’un corps sans âme.
Ari Shavit Ha'Aretz _________________
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Dernière édition par le Mer 8 Aoû 2007 - 10:44, édité 1 fois |
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 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5365 Localisation : region parisienne
 | Sujet: Re: ISRAEL Mer 26 Mar 2008 - 11:11 | |
| Une émission intéressante mais tardive que j'avais zappée......Heureusement, quelqu'un l'a enregistrée sur YOUTUBE !
CE SOIR OU JAMAIS DU 20 MARS
L’avenir d’Israël : une identité en crise ?
Invités : Avraham Burg, Avirama Golan, Shlomo Sand, Gil Mihaely et Noam Ohana.
Avraham Burg, ancien président de la Knesset. "Vaincre Hitler. Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste" (Ed. Fayard).
Shlomo Sand, historien "Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël" (Ed. Fayard ).
Avirama Golan, romancière et journaliste.
Gil Mihaely, historien et journaliste. « La Canonisation Libérale », en collaboration avec Claire Le Strat (Syllepse Eds, 2005).
Noam Ohana, essayiste. "Journal de guerre. De sciences Po aux unités d’élite de Tsahal" (Ed. Denoël).
VIDEO COMPLETE ICI
......et partielle :
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 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5365 Localisation : region parisienne
 | Sujet: Re: ISRAEL Mer 28 Mai 2008 - 11:13 | |
| Israël : Des Juifs orthodoxes brûlent des exemplaires du Nouveau Testament
« Des Juifs orthodoxes ont mis le feu à des centaines d’exemplaires du Nouveau Testament lors du dernier acte de violence commis contre les missionnaires chrétiens en Terre Sainte. » Haaretz.

Haaretz, 20 mai 2008
Aharon Uzi, l’adjoint au maire de Or Yehuda déclare que les missionnaires avaient récemment parcouru un quartier de cette ville de 34000 habitants pour la plupart très religieux, afin de distribuer des centaines de Nouveaux Testaments et de brochures missionnaires.
M. Aharon déclare qu’après avoir reçu des plaintes, il a parcouru le quartier à bord d’une voiture munie d’un haut-parleur, jeudi dernier, en exhortant les gens à remettre les ouvrages reçus à des étudiants juifs religieux qui ont fait de porte à porte pour les recueillir.
« Les livres ont été jetés sur une pile et incendiés dans un lieu situé à proximité d’une synagogue », déclare-t-il.
POUR LIRE LA SUITE, CLIQUEZ SUR SPOILER
| Spoiler: | | | Le journal Maariv a indiqué mardi que des centaines d’étudiants de l’école talmudique ont pris part à ce brasier de livres. Mais M. Aharon a affirmé à Associated Press que seul un petit nombre d’étudiants étaient présents, et qu’il n’était pas là quand les livres ont été incendiés.
« Tous les Nouveaux Testaments qui ont été collectés n’ont pas été brûlés, mais des centaines l’ont été », précise-t-il.
M. Aharon affirme regretter l’incendie de ces livres, mais déclare que c’était une obligation de brûler des écrits qui demandent instamment à ce que les Juifs se convertissent.
« Je ne condamne certainement pas le fait que le feu ait été mis à des brochures, précise-t-il. Je condamne ceux qui ont distribué ces brochures. »
Les Juifs vénèrent l’Ancien Testament, qui comprend les cinq livres de Moïse et les écrits des anciens prophètes, alors que les chrétiens se réfèrent à l’Ancien et au Nouveau Testament, qui décrit le ministère de Jésus.
Calev Myers, un avocat qui représente les Juifs Messianiques, c’est-à-dire les Juifs qui considèrent Jésus comme leur sauveur, a exigé lors d’un entretien avec la radio de l’armée que toutes les personnes impliquées soient traduites en justice. Il a estimé qu’il y avait 10 000 Juifs messianiques, qui sont également connue sous le nom de Juifs pour Jésus, en Israël.
La police n’a pas fait dans l’immédiat de déclaration sur cette affaire.
Les autorités israéliennes et les juifs orthodoxes désapprouvent l’activité missionnaire visant les Juifs, bien que dans la plupart des cas, elle ne soit pas illégale. Pourtant, l’idée d’un Juif brûlant des livres est insupportable à beaucoup d’Israélien en raison de l’association avec les nazis incendiant des piles de livres juifs pendant l’Holocauste durant la Seconde Guerre mondiale.
Au début de l’année, le fils adolescent d’un éminent missionnaire chrétien a été grièvement blessé lorsqu’un colis piégé destiné à sa famille vivant en Cisjordanie lui a explosé dans les mains.
L’an dernier, des incendiaires ont fait irruption dans une église de Jérusalem utilisée par les Juifs messianiques et ont mis le feu au bâtiment, soulevant les soupçons que des extrémistes juifs aient été à l’origine de l’attaque. Nul n’a revendiqué la responsabilité de cet acte, mais la même église a été incendiée il y a 25 ans par des juifs extrémistes ultra-orthodoxes. |
Publication originale Haaretz, traduction Contre Info _________________
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|  | | Mespheber Membre superactif


 Age : 36 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 1030 Localisation : Lille - Francja
 | Sujet: Re: ISRAEL Mer 28 Mai 2008 - 12:33 | |
| Ça seraient des russes que je ne serais pas étonné. Brûler des livres en Israël... Ça ne vous rappelle rien?  _________________
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|  | | Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5365 Localisation : region parisienne
 | Sujet: Re: ISRAEL Mer 28 Mai 2008 - 13:07 | |
| | Mespheber a écrit: | Ça seraient des russes que je ne serais pas étonné. Brûler des livres en Israël... Ça ne vous rappelle rien?  |
Si, si, d'ailleurs, ça a créé un tollé.
Il commence à y avoir une prise de conscience en Israël (du moins chez les 30% de religieux) que l'ami USA les enchaîne "avec des amis comme ça, on n'a pas besoin d'ennemi".et que le but est de les convertir.
De même aux USA, des voix s'élèvent pour trouver le joug d'Israël trop lourd
J'ai toujours pensé que s'il n'y avait pas eu cette "mouche du coche" américain, Israël aurait trouvé les moyens, tout seul, de faire la paix avec ses voisin.
C'est probablement ce qui se passera, à moins que MAC CAIN n'entre en guerre pour sauver l'économie américaine, avec un pays du moyen-orient _________________
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|  | | Cécile Indéboulonnable


 Age : 67 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 2211 Localisation : Saône et Loire
 | Sujet: Re: ISRAEL Ven 30 Mai 2008 - 18:38 | |
| | ISRAËL • "C'est une erreur de confondre victimes juives et homosexuelles du nazisme" |  | "C'est une erreur", s'est indigné Israel Guttman, historien et responsable de Yad Vashem [mémorial central de l'Holocauste, construit à Jérusalem], pour qualifier le monument à la mémoire des victimes homosexuelles du nazisme édifié dans le centre de Berlin à proximité d'un autre mémorial, celui dédié aux victimes juives du nazisme, et inauguré mardi 27 mai par le maire de la ville Klaus Wowereit et le ministre de la Culture Bernd Neumann, rapporte Yediot Aharonot.
"Pendant des années, j'ai cru que les Allemands avaient bien compris l'atrocité des crimes qu'ils avaient commis durant l'Holocauste. Le site choisi pour ce mémorial est abominable. L'idée que les visiteurs puissent en déduire que les souffrances infligées aux homosexuels ont été d'une gravité comparable à celles infligées aux Juifs est scandaleuse. Les proportions doivent être gardées", a-t-il déclaré.
Selon Guttman, "les homosexuels persécutés durant la Seconde Guerre mondiale étaient seulement de nationalité allemande, pour la plupart des nazis victimes de luttes intestines au sein du Parti national-socialiste de Hitler", poursuit le quotidien israélien, avant de préciser : "Selon les estimations, de 5 000 à 15 000 homosexuels ont été envoyés dans des camps de concentration, où plus de la moitié d'entre eux ont été tués." Serait-il plus grave de tuer un Juif (en tant que tel) qu'un homosexuel (en tant que tel aussi) ? Ce monsieur Guttman aurait mieux fait de s'abstenir... |  |
_________________ Ne rien préférer à l'amour du Christ |
|  | | Mespheber Membre superactif


 Age : 36 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 1030 Localisation : Lille - Francja
 | Sujet: Re: ISRAEL Ven 30 Mai 2008 - 21:06 | |
| Sans parler du révisionisme flagrant... Ça sent le sapin...  _________________
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|  | | Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5365 Localisation : region parisienne
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