MARTHE ET MARIE

MARIE DE MAGDALA

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MARIE DE MAGDALA

Message par Lazare le Mer 30 Mai 2007 - 13:16

Je lis dans l'Evangile de Philippe qui date du 2ème siècle (redécouvert en 1945, dans les grottes de Nag-Hammadi en haute Egypte) :

Ils étaient trois qui marchaient toujours avec l'Enseigneur
Marie, sa mère, la soeur de sa mère et Myriam de Magdala
Qui est connue comme sa compagne
Car Myriam est pour Lui une soeur, une mère et une épouse.


---

La sagesse que l'on croit stérile
Est la mère des anges
La compagne du fils est Myriam de Magdala
L'Enseigneur aimait Myriam plus que tous les disciples,
Il l'embrassait souvent sur la bouche.
Les disciples le voyant ainsi aimer Myriam lui dirent:
" Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous?"
L'Enseigneur leur répondit:
"Pourquoi ne vous aimerais-je pas autant qu'elle?"

---

Pourquoi ces paroles embarassent-elles autant l'Eglise?
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Mer 30 Mai 2007 - 13:26

Effectivement, je l'avais lu.....

Bof.....Je relisais récemment les écrits de Marcel Van qui se qualifie lui-même "épouse" (et pourtant, il n'est pas homosexuel) On n'est donc pas loin de la compagne....

Les russes et américains embrassent sur la bouche (la première fois, ça fait drôle :oops: )
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Elisoune le Mer 30 Mai 2007 - 13:31

Depuis hier je me pose une question ?

Depuis la découverte du tombeau de Jésus, est il possible que l'Eglise soit restée ignorante à ce sujet ? sans vouloir bien sûr attaquer l'Eglise car je reste sa fille obéissante !

Cela ne me choque pas si Jésus a pris épouse et eu enfant : le mariage n'est il pas un sacrement ? au début Dieu a créé Adam et Eve bien sûr image qui représente l'Humanité quoique rien n'interdit de le prendre au sens propre ! l'Amour conjugal est béni de Dieu.

De nos jours la science peut même aider le Christianisme c'est ce que je crois ! Dieu sait ce qu'il fait et à quel moment Il peut le révéler.

Ma Devise est : Confiance et Abandon !

Cet Evangile de Philippe pourquoi n'en avons nous pas connaissance ?

Je crois vraiment que la science qui pour le moment trouble les esprits, enfin certains peut nous aider et c'est un moyen que le Seigneur a choisi car Il a dit : lorsque le Fils de l'Homme reviendra trouvera t'Il encore la Foi sur la terre ?

Le Fils de l'Homme : il était aussi entièrement humain monstrance

Qui sait ? la science de notre époque aidera, fera éclater la Gloire de notre Dieu Crucifix
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Lazare le Mer 30 Mai 2007 - 13:48

Que Jésus ait eu une compagne, ça ne me dérangerait pas non plus.

Mais s'il avait eu un enfant, d'un point de vue théologique ça poserait un problème. Quelle nature aurait le fils du fils de Dieu. Nature humaine et divine?
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Elisoune le Mer 30 Mai 2007 - 14:00

Lazare a écrit:Que Jésus ait eu une compagne, ça ne me dérangerait pas non plus.

Mais s'il avait eu un enfant, d'un point de vue théologique ça poserait un problème. Quelle nature aurait le fils du fils de Dieu. Nature humaine et divine?

C'est une bonne question Lazare ! Wink

L'Esprit-Saint nous inspire et c'est peut-être la preuve ta question CQFD que cela était impossible.

Je pense qu'en ce monde tout ce qui a trait à Jésus, Dieu, la Révélation restera question de Foi . Il n'a pas voulu pour rien se cacher parfois sous le voile et ne pas s'imposer !

Dieu ne s'impose pas , Il nous aime tellement nous qui pourtant sommes sans mérites mais voilà Il nous aime et révèle aux "petits" aux "humbles" ce qu'Il veut et écarte les superbes ! papillon papillon papillon
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Fée Violine le Mer 30 Mai 2007 - 15:17

Marie de Magdala est un personnage évoqué à plusieurs reprises dans les évangiles (les vrais, pas les romans des siècles suivants). On sait que Jésus l'a délivrée de 7 démons (Lc 8, 2), qu'elle faisait partie du groupe de femmes disciples de Jésus, et qu'elle a été dans les premières personnes à le voir ressuscité : c'est strictement tout ce qui est dit sur elle. Je ne sais pas pourquoi on la confond généralement avec la femme pécheresse qui parfume les pieds de Jésus, ou avec Marie de Béthanie soeur de Marthe et de Lazare, ni pourquoi on l'imagine toujours jeune et séduisante. C'était peut-être une vieille dame !

Alors dire que "ce texte embarrasse l'Eglise" !
pourquoi l'Eglise devrait-elle tenir compte de toutes les fantaisies que les hommes ont pu inventer au cours des siècles ?
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Lazare le Mer 30 Mai 2007 - 16:31

Dominique a écrit:
Alors dire que "ce texte embarrasse l'Eglise" !
pourquoi l'Eglise devrait-elle tenir compte de toutes les fantaisies que les hommes ont pu inventer au cours des siècles ?
Parce que Philippe était un des douze apôtres et a suivi Jésus durant toute sa prédication. Et ce texte redécouvert est très ancien car il daterait de 150 ap. JC environ.

Ce n'est pas rien.
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Mer 30 Mai 2007 - 16:57

Ya eu le DA VINCI CODE, maintenant ya LE TOMBEAU DE JESUS.......Yen aura d'autres.

Pour moi ça ne bouge pas plus ma foi que l'onde lontaine d'un caillou jeté dans l'eau :wench:
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Souricet le Mer 30 Mai 2007 - 20:11

C'est ma seconde patronne : Magdalena ! Wink
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Ven 1 Juin 2007 - 9:30


Gravure produite à Orléans, Marie-Madeleine en position traditionnelle de contemplation, avec évocation de la Sainte Baume (faussement figurée comme une ville) sur la colline.


Marie-Madeleine aujourd’hui est devenue un véritable symbole, avec tout ce que cela comporte de grand mais aussi de flou.

Les Evangiles la décrivent comme une femme au caractère anticonformiste : pécheresse, pardonnée, disciple, témoin de la victoire du Christ sur la mort.

La tradition provençale fait de Marie-Madeleine et de ses quelques compagnes et compagnons d’exil les premiers évangélisateurs de la Provence. Ce récit n’a pas de prétention historique au sens moderne du terme (ce n’est pas parole d’Evangile !). Nul ne peut prouver la véracité historique de cette tradition provençale, comme nul ne peut prouver qu’elle est fausse. Le fait est que la Provence a été évangélisée très tôt, sans doute dès le Ier siècle : pourquoi pas par des témoins directs du Christ ?

Marie-Madeleine (sainte Madeleine, fêtée le 22 juillet) n’est pas un personnage légendaire ; elle a tenu, dans la vie de Jésus, une place unique. Écoutons l’Évangile en parler :

Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala , de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Suzanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens (Luc 8, 2)

Marie-Madeleine est ensuite mention-née « au pied de la croix », à côté de Marie, Mère de Jésus. Parmi les apôtres, seul Jean est resté près du Crucifié ; la présence héroïquement fidèle de cette femme en dit long sur la profondeur de son amour !

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala (Jean 19, 25)

Elle est là encore, expressément nommée, parmi celles qui, hâtivement, à cause du Sabbat, rendent les derniers devoirs au corps du Christ détaché de la croix :

Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là [à l’entrée du tombeau], assises vis-à-vis du sépulcre (Matthieu 27, 61 ; cf. Marc 15, 47)

Saint Luc ne donne pas de nom, mais mentionne « les femmes qui étaient venues de Galilée avec lui », et il ajoute :

Elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été mis. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et le Sabbat, elles se tinrent en repos, selon le précepte (Luc 23, 55-56)

Surtout, Madeleine est la première à qui le Christ ressuscité se montra, au matin de Pâques :

Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons (Marc 16, 9)

Saint Jean, de son côté, a longuement raconté cet épisode auquel il fut personnellement mêlé :

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis (Jean 20, 16-18)

Pierre et Jean courent au tombeau ; l’état des lieux et surtout celui des linges, leur prouve qu’il n’y a pas eu profanation mais action miraculeuse de Dieu. Dans son évangile, Jean affirme sa foi : « Il vit et il crut. » Cependant les deux disciples s’en retournent... Marie-Madeleine reste là ; le Christ se manifeste à elle :

Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses (Jean 20, 16-18)

Cette scène évangélique montre Marie si grande dans sa fidélité, animée d’un tel amour, favorisée d’une telle confiance et chargée d’une telle mission, qu’un des plus anciens, parmi les penseurs chrétiens, n’hésitait pas à voir en elle la figure même de l’Église.

Il n’est pas étonnant, en face de cela, qu’on ait attribué à cette femme des épisodes de l’Évangile où elle n’est pas nommée explicitement. On reconnut ainsi en elle « la pécheresse » dont saint Luc, par délicatesse peut-être, tait le nom (quelle qu’elle soit, elle vivait peut-être encore au moment où il écrivait) :

Un Pharisien invita Jésus à sa table ; il entra chez le Pharisien et prit place. Survint une femme, une pécheresse de la ville. Ayant appris qu’il était à table chez le Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum. Se plaçant alors en arrière, tout en pleurs, à ses pieds, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes ; puis, elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrant de baisers, les oignant de parfum (Luc 7, 36-38)

Le Pharisien est scandalisé de voir Jésus se laisser approcher par une pécheresse...

Mais lui dit à la femme : Tes péchés te sont remis... Ta foi t’a sauvée ; va en paix (Luc 7, 48-50)
Certains aussi ont cru reconnaître la Magdaléenne dans Marie, sœur de Lazare : toutes deux portent le même nom et quelques raisons peuvent les faire identifier ; la sœur de Lazare se tenait assise aux pieds du Christ, écoutant sa parole ; elle obtint la résurrection de son frère Lazare, mort depuis quatre jours ; elle oignit de parfum le Christ, à la veille de sa Passion. Ces identifications, affirmées par les uns, niées par les autres, ont d’ailleurs peu d’importance ; l’enseignement de l’Évangile, qu’il passe à travers une ou plusieurs femmes, est identique : il nous dit l’amour du Christ qui appelle notre fidélité et veut notre collaboration, sa miséricorde pour ceux qui sont dans le besoin et la gloire éclatante de sa résurrection.

Reconnaissons-le : même si certains traits sont retirés à sainte Marie-Madeleine, il lui reste assez de gloire pour être vraiment la première des chrétiennes, après la Mère de Jésus ; elle est un des grands témoins de sa mort et de sa résurrection parce qu’elle en a vécu le mystère. Le calendrier byzantin note simplement, le 22 juillet : Mémoire de la sainte égale aux apôtres : Marie-Madeleine.

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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Ven 1 Juin 2007 - 9:35


Détail chasuble, "Sancta Magdalena, ora pro nobis". Détail de la "chasuble dorée", XIXe siècle

Homélie sur sainte Marie-Madeleine, par le fr. Henri-Dominique de Spéville O.P.

Samedi 30 octobre 2004 (Pèlerinage national des Guides aînées FSE à la Sainte Baume)


Ces auteurs qui, à l’instar de Dan Brown dans son palpitant roman, font de Marie-Madeleine une compagne de Jésus passent à côté de l’essentiel ! Ils évacuent le mystère, ils ne laissent plus de place à l’Église, l’unique épouse du Christ, ils ne nous laissent aucune place à nous non plus. Ils font de Marie-Madeleine un personnage clos. Or, Marie-Madeleine est un personnage ouvert, en ce sens que par-delà son propre itinéraire personnel, elle nous révèle notre destinée. Elle est l’image de ce que nous sommes. Sa rencontre avec Jésus ressuscité est un mystère, c’est-à-dire un événement qui nous invite à entrer dans une relation nouvelle avec Jésus. C’est le mystère d’une alliance au-delà du visible et du tangible, une alliance d’éternité. Marie-Madeleine, épouse inépousée, est une figure de l’Église, un peu comme la Vierge Marie.

Marie, la Vierge Mère, l’Épouse inépousée, est par excellence le visage d’Église, image de la pure réceptivité, symbole du miracle de la grâce. Si le Messie avait été conçu de manière naturelle, nous aurions pu croire que le salut naîtrait de la terre, qu’il serait l’oeuvre du génie humain. Non, la virginité perpétuelle de Marie, l’incarnation en elle du Verbe éternel par le seul fait de l’Esprit-Saint, nous place devant le mystère de la gratuité de la grâce. Le salut vient du Ciel. Il dépasse infiniment ce que l’humain peut produire. C’est Dieu qui vient à nous et nous comble. Et Marie, dès le premier instant de son existence, a été préparée pour cela, signe fort de la grâce prévenante de Dieu, qui avant même que nous recevions en notre âme le don de Dieu, prépare déjà notre premier mouvement de volonté vers le Bien. Marie est la figure de l’Église, car elle est, comme l’Église, le réceptacle de la grâce. En elle les hommes sont nés de l’eau et de l’Esprit-Saint pour une vie nouvelle dans le Christ.

Marie la Magdaléenne, ni vierge ni mère, et pourtant Épouse inépousée, est à sa manière visage de l’Église. A dessein, et plus que les autres évangélistes, Jean le Théologien, en narrant avec plus de détails le récit de l’apparition de Jésus à Marie-Madeleine nous fait respirer à l’envi un parfum de Cantique des Cantiques. Le Ct nous décrivait la recherche éperdue de la Bien-aimée pour son Bien-aimé. Elle court, elle rencontre les gardes qui parcourent la ville : « Avez-vous vu celui que mon coeur aime ? À peine les avais-je dépassés, dit-elle, j’ai trouvé celui que mon coeur aime. Je l’ai trouvé et je ne le lâcherai pas ! » Comment ne pas y reconnaître les traits de Marie-Madeleine ? Elle pleure au tombeau, cherchant le Corps de son Bien-aimé disparu. Elle se penche, et les anges l’interrogent. A peine les quitte-t-elle des yeux, qu’elle voit son Bien-aimé. Je l’ai trouvé, et je ne le lâcherai pas ! se dit-elle. Mais Jésus, aussitôt : « Ne me touche pas ! Noli me tangere ! Ne me touche pas, parce que je en suis pas encore monté vers le Père. »

Ne me touche pas : non par pudibonderie ! N’avait-il pas accepté qu’elle baigne ses pieds de larmes, qu’elle les essuie de ses cheveux, qu’elle les arrose de parfum et qu’elle les couvre de baisers ? Ne me touche pas, parce que je ne suis pas encore monté vers le Père. Jésus annonce le mystère de son Ascension, mystère d’une absence, d’une présence et d’un devenir.

Mystère d’absence, qu’il avait annoncé à ses disciples le soir du jeudi saint : « encore un peu et vous ne me verrez plus. »

Mystère d’une présence, car, selon sa promesses, il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps. Mystère d’un avenir ou d’un devenir, comme le dit si bien la Préface de la fête de l’Ascension : « En entrant le premier dans le Royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour. »

Voilà le mystère que nous célébrons : la rencontre de Marie-Madeleine avec le ressuscité nous ouvre à chacun d’entre nous des perspectives nouvelles. Marie-Madeleine est, à sa manière, une figure de l’Église. Sanctifiée, renouvelée, elle partage le devenir glorieux de Jésus. Elle court à l’odeur de ses parfums, comme la Bien-aimé du Ct, elle est entraînée dans la danse mystique de l’Agneau. « Va dire à mes frères : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Pourquoi cette phrase énigmatique ? Il s’agit de faire preuve d’esprit de finesse. Le Père, c’est le Père de Jésus-Christ, et c’est notre Père. Mais aliter et aliter, comme dirait saint Thomas, c’est-à-dire autrement et autrement. Le Père est l’unique Père. Mais il n’est pas le Père de Jésus-Christ comme il est notre Père. A l’égard de la créature humaine, c’est une façon de parler, une image. Dieu nous aime comme un père aime ses enfants : il nous a donné l’existence, il nous assiste, nous guide, nous soutient. A l’égard de Jésus-Christ, Dieu est son Père purement et simplement, absolument, d’une parfaite égalité de nature, d’une parfaite ressemblance, d’une unique volonté.

En disant « Mon Père et votre Père », Jésus nous révèle que par sa résurrection, son ascension, et le don du Saint-Esprit, il nous introduit dans le mystère même de sa relation au Père, il nous fait entrer dans la profonde communion de vie et d’amour qu’il partage de manière indicible avec le Père. Avant de souffrir sa Passion, n’avait-il pas prié pour tous ceux qui croiraient en lui, pour les disciples, pour Marie-Madeleine, pour chacun d’entre nous, disant : « Père, je leur ai fait connaître ton Nom et le leur ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux » ? L’amour dont le Père aime le Fils : peut-on imaginer amour plus haut, plus total ?

Par l’Esprit-Saint, ce même amour est déposé en nous. Au matin de la résurrection, Marie-Madeleine goûte en avant-première l’amour de Dieu déposé dans son coeur. Elle est transfigurée. Elle est l’Ève nouvelle, image de l’humanité qui avait été défigurée par le péché, mais qui est entièrement recréée dans la beauté de la grâce. Le Bx Fra Angelico a merveilleusement peint cette scène d’Évangile. Le peintre nous introduit dans un jardin fleuri, jardin printanier, jardin de résurrection, jardin du Cantique des cantiques, jardin de Paradis. Nous sommes dans un jardin clos, symbole de virginité. Appliqué à Marie-Madeleine, le jardin clos ne symbolise pas une intégrité qu’elle aurait conservée depuis sa jeunesse, mais bien plutôt une intégrité retrouvée dans le pardon et la sanctification. C’est l’intégrité virginale de son coeur qui, désormais, ne connaît plus qu’un seul amour qu’elle aime d’amour pur.

Marie-Madeleine esquisse alors un mouvement comme si elle voulait saisir les pieds bénis du Sauveur. Mais celui-ci, nouvel Adam portant sur l’épaule un outil de jardinage, entame un pas de danse. Non pas un mouvement de recul « Ne me touche pas ! » mais un élan vers le Père où il veut entraîner sa Bien-aimée.

Aujourd’hui, en ce début de votre pèlerinage sur les pas de sainte Marie-Madeleine, vous voilà attirées par le parfum de la fin. Peut-être aurait-il été préférable de commencer par le premier vitrail, celui des larmes et du repentir. Nous commençons par le dernier vitrail. En fait c’est le premier de cette série réalisée par le maître-verrier Compagnon du Devoir, Pierre Petit, comme si l’artiste, comme la liturgie de ce jour, voulait nous faire entrevoir le terme. Oui, l’enjeu, c’est d’être à Jésus, d’être uni à lui, d’être transformé en lui et par lui. D’être apôtre, comme Marie-Madeleine qui s’en va dire aux disciples : « J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit ! »
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Ven 1 Juin 2007 - 9:58



La tradition de Provence (par le P. M.-J. Perrin, II

La Sainte-Baume
Les origines du pèlerinage




Marie-Madeleine vint-elle à la Sainte-Baume ? Nul ne le sait. La persécution dispersa les disciples du Christ ; il n’est pas impossible que tel ou tel soit venu en Provence. Marie-Madeleine fut-elle de ceux-ci ? Chercha-t-elle une solitude pour adorer le Sauveur ?

Ces questions passionnaient les chrétiens du Moyen Âge et n’allèrent pas sans créer légendes et fantaisies.

Ce qui est certain, c’est que le christianisme commençait en Provence avant la fin du Ier siècle ; le sarco-phage gardé dans la crypte de Saint-Maximin est du IVe siècle, le siècle de la fin des persécutions ; il est vénéré comme étant celui de Marie-Madeleine. Les reliques des saints sont certes vénérables, mais c’est l’œuvre de Dieu en eux que nous devons rechercher et que nous admirons.

La Madeleine de l’Évangile reste vivante pour les chrétiens ; ce pèlerinage lui est dédié ; c’est elle que nous retrouverons ici.
Origines et développement médiéval

Les origines du pèlerinage de la Sainte-Baume sont obscures ; on pense que dès le Ve siècle des moines vinrent chercher la solitude dans la forêt et les grottes de la Sainte-Baume. Étaient-ils là attirés par une antique tradition ? Leur forme de vie créa-t-elle le caractère primitif de la Sainte Baume ? Nous ne saurions le dire.



En 1254, au retour de la septième Croisade, saint Louis, roi de France, entendant parler de la Sainte-Baume, tint à y venir lui-même avec ses chevaliers ; ce pèlerinage royal eut un très grand retentissement.

En 1279, Charles II de Provence ordonnait des fouilles à Saint-Maximin pour rechercher les reliques de sainte Marie-Madeleine qui, disait une tra-dition ancienne, y étaient cachées ; on trouva la crypte gallo-romaine comblée de terre, et là, les sarcophages. On proclama l’authenti-cité des reliques et cette nouvelle fut célébrée solennellement. On chercha alors à donner un plus grand essor à ce pèlerinage, mais malgré cet effort la Sainte-Baume ne devint jamais pèlerinage de foules.



Cependant, soit isolés, soit par petits groupes, les pèlerins ne cesseront pas de venir à la Sainte Baume ; ce lieu est une halte sur le chemin de Rome ou de Compostelle.
La période moderne

Lorsque, de la terrasse de la grotte, on se penche un peu, on remarque, à droite, une voûte, et au-dessus, dans le mur de soubassement, un demi plein-cintre ; c’était l’emplacement du couvent des Dominicains auquel attenaient quelques chambres et salles destinées aux pèlerins. Un incendie accidentel, en 1440, ravagea cet abri.



En 1793, un autre incendie, accom-pagné de pillages et de profanations par les révolutionnaires, redétruisit jusqu’à l’anéantissement ce qui avait été rebâti en ce lieu-saint de Provence ; on voit encore, dans la falaise, quelques trous calcinés, appuis des charpentes, ainsi que quelques tuiles cimentées, sans doute destinées à l’écoulement des eaux.

En 1850, les Dominicains reprennent la garde du sanctuaire. Le P. Lacordaire se dépense à la restauration de ces hauts-lieux ; il sert les traditions provençales et, en 1851, a lieu l’inauguration du pèlerinage dans l’état actuel des lieux.

Pour Lacordaire, le sens de cette entreprise n’était pas simplement la volonté de renouer avec le passé, ou même d’achever la restauration de l’Ordre dominicain en France par la reprise de ses missions avant la Révolution ; il cherchait avant tout à rendre témoignage à l’Évangile : « Quand le Fils de Dieu, écrivait-il dans son étude sur sainte Marie-Madeleine, vient pour sauver les hommes, nul d’eux ne s’étonne que l’Évangile fut un livre d’amour et l’amour le livre de salut. » Il voulait que ce lieu parle des amitiés les plus belles : « Ce fut là, dit-il, en ce monde, le sommet des affections humaines et divines », « Jésus-Christ a aimé les âmes, et il nous a transmis cet amour qui fut le fond même du christianisme... C’est l’amitié, telle que Dieu fait homme et mort pour ses amis, pouvait la concevoir. »
Des pèlerins, des témoins...


Vue de l’intérieur de la Grotte, la statue de M.-Madeleine portée par les anges


Les grands de la terre vinrent en pèlerinage à la Sainte-Baume ; mais le souvenir le plus vivant est celui des saints nombreux qui vinrent prier ici ; on a gardé le nom de quatorze d’entre eux qui furent canonisés. Inutile de les énumérer, mais comment ne pas évoquer - en pensant aux extrêmes humains - le plus pauvre d’entre eux qui s’était fait vagabond pour Dieu, saint Benoît-Joseph Labre, et celle qui vint ici avec sa cour, sainte Brigitte de Suède, comme saint Louis, au siècle précédent... Parmi les grands pèlerins de notre temps, comment ne pas évoquer les longues heures de prière de Charles de Foucauld ?

De nos jours, ce courant ne s’est pas ralenti : pèlerins anonymes ou groupés viennent à la Sainte-Baume ; on ne saurait les nommer tous. Peut-on passer sous silence le pèlerinage annuel de l’Association de soutien à la tradition des saints de Provence (Lundi de Pentecôte), celui de la fête de sainte Marie-Madeleine (22 juillet), la procession dans la forêt et la messe de minuit à la Grotte, le pèlerinage des « Compagnons » renouant avec la tradition de leurs aînés, celui de Pâques, et tant d’autres encore... C’est en union avec tous ces pèlerins qu’il faut entrer dans la grotte.
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Ven 1 Juin 2007 - 10:10



LEGENDE
Les Saintes-Maries-de-La-Mer


Après l'ascension du christ, Marie-Madeleine, Marthe sa soeur, Lazare son frère, Marie Jacobé, soeur de la Vierge, Marie Salomé, mère des apôtres Jacques et Jean, Maximin, l'un des 72 disciples, Marcelle, Sidoine, et d'autres encore, quittèrent Jérusalem à cause des persécutions que les chrétiens subissaient. Mais à Joppé, ils furent capturés par les infidèles et jetés dans un bateau sans voile, ni rame. Avec l'aide de Dieu, le navire traversa sans dommage la Méditerranée et s'échoua en Camargue. Sur la plage, ils élevèrent un autel en terre pétrie pour y célébrer leurs mystères, puis après quelques temps, ils se dispersèrent. Maximin se dirigea vers Aix ; Marie-Madeleine se retira à la Sainte Baume ; Lazare se rendit à Marseille, Marthe à Tarascon. Marie Salomé et Marie Jacobé restèrent sur cette plage avec leur servante Sara. Elles gardaient avec elles, le chef de Jacques le Majeur, fils de Marie Salomé et les têtes des Trois Innocents. Après une vie austère de dur labeur et de prières, elles moururent et furent enterrées sur place. Plus tard, à cet emplacement, on bâtit une église.

Les Saintes Maries de La Mer


A l'origine, le site se trouvait à l'intérieur des terres, le cordon littoral ayant sensiblement reculé. Au IVe siècle av. J.-C. Festus Avienus mentionne une cité antique, l'oppidum Râ, laissant penser que celle-ci avait déjà probablement disparue. Au VIe siècle après J.-C. l'église existante se nomme " Sancta Maria de Ratis ", du vieux mot gaulois " ratis " qui désignait les plateaux de terres semblant flotter au dessus d'une plaine. En français, cela donna Sainte Marie du radeau, puis Notre Dame de la Barque. Le village se nomma également " les trois Maries ", puis les Saintes-Maries-de-la-Mer.

Le roi René d'Anjou fit effectuer des fouilles en 1448 sous l'église où des reliques furent découvertes, et officialisa le culte des Maries.

Les Matres


Aussi appelées matrae ou encore matrones, les matres étaient des déesses mères protectrices, symboles de la fécondité. Elles étaient représentées par groupe de trois. Elles tenaient sur leurs genoux des fruits dans une corbeille ou une corne d'abondance, ou bien elles versaient sur la terre le contenu d'une patère ou coupe. Parfois, l'une d'entre elles portaient dans son giron un nourrisson qu'elle allaitait.

Les trois Matres sont devenues les trois Maries. Le culte des Saintes Maries succéda à celui d'une triade de déesses mères si ancré dans l'inconscient collectif que sa marialisation (la première église du lieu était consacrée à la Vierge Marie) n'a pas suffit. Il fallait trois Marie et pas une de moins. Le culte était si tenace que quand la légende a fait partir Marie-Madeleine pour la Sainte-Baume, on dut rajouter un nouveau personnage, Sara. La patronne des Gitans ne se nomme pourtant pas Marie. Salomé non plus ne se nommait pas Marie ; les prénoms composés n'existaient pas chez les juifs du 1er siècle ; on lui a accolé le nom de Marie pour respecter la triade. Ainsi elle prit le nom de Marie Salomé.

Les Têtes Coupées



Les crânes de Jacques le Majeur et des trois innocents évoquent le culte des têtes coupées des Ligures qui vivaient dans la région. Cette pratique a perduré, symboliquement, bien après l'antiquité. En effet, la statue de Sara, que l'on doit considérer comme une vierge noire, a été décapitée. Une tête plus grosse lui a été fixée. Sur une autre statue, on peut remarquer que Marie Jacobé et Marie Salomé ont été décapitées à leur tour !

La barque


Les saintes sont fêtées deux fois l'an, le 25 mai pour Marie Jacobé et le 22 octobre pour Marie Salomé. Lors de la procession, les effigies des deux Maries debout dans leur barque, sont portées jusqu'à la mer. On les plonge au milieu des vagues.

Là encore, on devine la réminiscence d'un culte ancien, celui d'Isis et de la barque solaire, la barque de Râ.

Sara la Noire - Sara la Kali


Les traditions ne s'accordent pas sur son origine. Pour l'Eglise, elle vient de Palestine. Elle est arrivée avec les saints de Béthanie. Pour les Gitans, elle vivait en Provence avant l'arrivée des Maries.

Sara est incontestablement une Vierge Noire.
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Souricet le Lun 27 Aoû 2007 - 12:56

Petit résumé de la vie de Sainte Marie-Madeleine



C'était une Galiléenne, du nom de Marie, née à Magdala, sur les bords du lac de Génésareth. Ses parents étaient des plus riches parmi les Juifs. Elle devint une belle jeune fille à la magnifique chevelure blonde et, très coquette, très admirée, tomba dans les vanités du monde, passa bientôt son temps en festins, jeux, divertissements de toutes sortes.

Cependant, Marie n'était point une pécheresse endurcie; sa vie de plaisirs vint à lui peser. Un jour, elle entendit parler de Jésus, de ses prédications et de ses miracles. Pleine de confiance, espérant en ses conseils, elle cherchait à le voir.

Or, voici que quelqu'un lui dit :

— Savez-vous la nouvelle, Marie ? Jésus, que vous souhaitez tant approcher, est à table chez Simon. Madeleine courut chez Simon. Elle s'était munie d'un vase précieux plein d'huile embaumée. S'agenouillant à côté du Seigneur, elle se mit à pleurer ; elle lui arrosait les pieds de ses larmes, les baisait, y répandait le parfum et les essuyait de ses longs cheveux. Le pharisien Simon, observant la scène, songea :

— Si cet homme était vraiment prophète, il saurait qui est la femme qui l'approche ainsi.

Mais Jésus, qui lit dans les cœurs, lui dit après avoir expliqué sa pensée par une parabole :

— Vois-tu cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas apporté d'eau pour me laver les pieds ; mais elle les a arrosés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas donné de baiser, elle n’a pas cessé de baiser mes pieds. Tu n'as pas oint ma tète d'huile, elle a couvert mes pieds de parfum. C'est pourquoi je te dis que tous ses péchés lui sont remis, parce qu'elle a beaucoup aimé...

Puis, se tournant vers Madeleine :

— Tes péchés te sont pardonnés, dit-il. Ta foi t'a sauvée. Va en paix !

— Dès lors, Madeleine se mêlant à quelques saintes femmes, s'attacha aux pas du Sauveur. Elle se trouvait près de la croix, avec la Sainte Vierge et Marie Cléophas, quand Jésus rendit le dernier soupir. C’est elle qui, poussée par son immense amour pour Jésus, s'en fut, au troisième jour, pleurer devant le sépulcre ; c'est à elle que le Maître ressuscité apparut le premier , c'est elle qui annonça aux apôtres le plus grand événement de tous les temps.

La tradition rapporte que Marie-Madeleine, sa sœur Marthe, et son frère Lazare furent embarqués sur un bateau sans voiles, ni rames, ni gouvernail, ni pilote, et abandonnés aux caprices de la mer Méditerranée. Ils échouèrent non loin de Toulon. Là, Madeleine découvrit une caverne dont elle fit sa demeure. Elle vécut trente ans en ce lieu qui se nomme la Sainte-Baume, toute donnée à la prière.
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Fée Violine le Ven 19 Sep 2008 - 17:49

les évangiles nous informent que les femmes, à la différence des Douze, n'ont pas abandonné Jésus à l'heure de la Passion. Parmi elles se détache, en particulier, Marie de Magdala qui, non seulement a assisté à la Passion, mais encore a été la première à témoigner du Ressuscité et à l'annoncer.
C'est précisément à elle que saint Thomas d'Aquin réserve la qualification unique de « apôtre des apôtres », y adjoignant ce beau commentaire : « Comme une femme avait annoncé au premier homme des paroles de mort, de même une femme annonça aux apôtres les paroles de vie ».

(Benoît XVI)
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par doris le Jeu 2 Oct 2008 - 10:18

Joss a écrit:Ya eu le DA VINCI CODE, maintenant ya LE TOMBEAU DE JESUS.......Yen aura d'autres.

Pour moi ça ne bouge pas plus ma foi que l'onde lontaine d'un caillou jeté dans l'eau :wench:

Bonjour Joss,

Pour moi c'est pareil. Et cela peut permettre surtout à ce que nos amis vérifient que l'évangile n'en parle pas !

En ce qui concerne le tombeau de Jésus, il a existé.
Au bout de 3 jours, il est vide, donc prêt à recevoir un défunt (ou une défunte). Et il a eu (elle) bien de la chance de dormir dans ce tombeau, jusqu'à la résurrection de tous.
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MARIE DE MAGDALA REJETEE PAR LE VATICAN

Message par RASTA le Mer 27 Avr 2011 - 7:05

Marie de Magdala ,comme ttes les femmes sont rejetees par le vatican.
En effet ,ene enquete vient d etre faite au vatican par carmelo abbate,qui a ecrit un livre:
LE SEXE AU VATICAN
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Dans cette enquete,il s avere que 98% DES PRETRES SONT GAYS
A mediter......
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Marc le Mer 27 Avr 2011 - 7:10

De telles affirmations me laisse sans voix... pourquoi alors Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus est elle proclamée "docteur de l'Église" ?

Pour le reste pourriez vous nous donner plus de substance afin d'étayer vos affirmations?

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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Cécile le Mer 27 Avr 2011 - 7:20

RASTA a écrit:Marie de Magdala ,comme ttes les femmes sont rejetees par le vatican.
En effet ,ene enquete vient d etre faite au vatican par carmelo abbate,qui a ecrit un livre:
LE SEXE AU VATICAN
editions lafont
Dans cette enquete,il s avere que 98% DES PRETRES SONT GAYS
A mediter......


Il suffit de lire tout ce qui est écrit plus haut pour s'assurer que "le Vatican" ne rejette pas les femmes !
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Fée Violine le Mer 27 Avr 2011 - 7:30

RASTA a écrit:Marie de Magdala ,comme ttes les femmes sont rejetees par le vatican.
En effet ,ene enquete vient d etre faite au vatican par carmelo abbate,qui a ecrit un livre:
LE SEXE AU VATICAN
editions lafont
Dans cette enquete,il s avere que 98% DES PRETRES SONT GAYS
A mediter......
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Il y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre, pour écrire et pour lire ce genre de livres!
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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Joss le Mer 27 Avr 2011 - 11:18

RASTA a écrit:Marie de Magdala ,comme ttes les femmes sont rejetees par le vatican.
En effet ,ene enquete vient d etre faite au vatican par carmelo abbate,qui a ecrit un livre:
LE SEXE AU VATICAN
editions lafont
Dans cette enquete,il s avere que 98% DES PRETRES SONT GAYS
A mediter......

Z'inquiétez pas..... un jour, la France sera gagnée par l'islamisme après des décennies de "bouffeurs de curés" anti-cléricaux..... Ce sera beaucoup mieux.... On verra alors les débiles comme vous regretter l'heureux temps des catholiques qui eux, au moins, ne coupaient pas les mains des blasphémateurs comme vous

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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Laetitia Séraphine le Mar 12 Juin 2012 - 10:50

Moi perso, je ne crois pas à cet évangile de Philippe. Pourquoi ? Un de mes frères en Christ a écrit avant moi que l'Évangile porte le nom d'un des disciples de Jésus. Et alors? N'importe qui aurait pu écrire n'importe quoi et attribuer la rédaction de cet écrit à n'importe quel disciple de Jésus. D'ailleurs j'avais entendu dire un pasteur que cet évangile a été rédigé par les gnostiques pour remettre en cause la foi chrétienne. Allez savoir! 150 ans après J.C... ppppf quand même 150 ans après J.C. ça fait pas beaucoup pour vous? De toutes les façons, que cet évangile soit vrai ou pas (parce que bien sûr il y a des gens qui cherchent à ébranler la foi des autres et par tous les moyens possibles), ça n'enlève rien au fait que JESUS est mon Libérateur, qu'il est mon Dieu, qu'Il a donné sa vie pour moi , qu'Il est ressuscité et qu'Il est entrain de me préparer une place dans les Cieux. Na !

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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Laetitia Séraphine le Mar 12 Juin 2012 - 10:53

Évangile selon Philippe
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre

L'évangile de Philippe est un évangile gnostique qui a été écrit probablement à la fin du IVe siècle. Il a été trouvé dans la bibliothèque de Nag Hammadi.

La place de la femme est sujet de discussion. L'histoire de Marie-Madeleine est racontée dans un point de vue gnostique. Les thèmes abordés sont le lien sacré du mariage, la communion entre l'homme et la femme dans la Chambre Nuptiale (le Saint des Saints), sans nier l'existence d'amants ou de mariages sans amour.

Philippe n'est pas l'auteur de cet évangile car il était déjà mort plusieurs siècles auparavant. L'attribution du terme évangile date du XXe siècle.

L'évangile de Philippe est considéré comme apocryphe, parmi les quatorze découverts à ce jour. L'Évangile de Marie et plus récemment l'Évangile de Judas ont fait couler beaucoup d'encre.

Il est écrit dans l'Évangile de Philippe que Jésus aimait Marie Madeleine (ce qui étonnait ses disciples). Dan Brown a pris la liberté pour le thème de son best-seller, « Da Vinci Code » de désigner Marie-Madeleine comme la « compagne » de Jésus[1].


NB: N'entrez pas dans le jeu du démon. Il veut détourner beaucoup de la foi, même les élus.

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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par roselys le Mer 13 Juin 2012 - 12:56

Pour moi, Myriam de Magdala est une disciple du Seigneur Jésus. Il l'a libérée du démon, ou de ses penchants pervers, c'est selon.

En cela, on peut vraiment dire qu'elle a préfiguré l'Eglise, comme cela a déjà été dit plus haut.

Les légendes de toutes sortes qui entourent Myriam de Magdalena sont des légendes. Très peu de choses sur elle dans le Nouveau Testament. A partir de là , la place est libre pour toutes sorte de déformations...

" Jésus embrassait Myriam sur la bouche". Et alors ? Comme l'a dit Joss au début du post, il y a des pays où cela est "courant", d'une certaine façon...Pour débattre intelligemment des évangiles apocryphes, et plus particulièrment celui de Philippe, il faut prendre le temps de l'analyser et de connaître l'environnement social et culturel de l'époque. Au lieu de l'interpréter avec nos yeux d'aujourd'hui. Les gens qui veulent déduire tout de suite que Magdalena était la femme de Jésus, il faudrait qu'ils vérifient leurs dire...

Et puis même si c'était sa femme, personnellement, c'est pas cela qui me choque. C'est plutôt les dérives qui en découlent dans un monde déchristianisé qui ne vise qu'à affaiblir let ébranler la foi catholique, et même chrétienne en général. C'est pour cela que, personnellement, je veux bien aller par curiosité intellectuelle lire l'Evangile de Marie ou de Philippe, avec des commentaires intéressants et intelligents, et non pas déduits d'une déduction erronée par je ne sais qui. Mais c'est tout. Je garde la tête sur les épaules. Et cela, même si c'est un évangile gnostique !

De nos jours, il faut rester très vigilants à toutes les salades que l'on nous sert.

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Re: MARIE DE MAGDALA

Message par Fée Violine le Mer 13 Juin 2012 - 18:31

Je viens juste de lire ce fameux "Da Vinci code".
C'est très amusant à lire, mais c'est juste un roman!
Et cet "évangile de Philippe" est apparemment aussi un roman, mais même pas amusant!
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Re: MARIE DE MAGDALA

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