MARTHE ET MARIE

Populismes, de l'Est et de l'Ouest

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Populismes, de l'Est et de l'Ouest

Message par Cécile le Jeu 25 Oct 2007 - 13:19

L'article est trop long pour que je le colle ici. Mais pour ceux que ça intéresse, voici le lien :

http://www.eurotopics.net/fr/magazin/populismus_2007_10/debatte_populismus_2007_10/
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Re: Populismes, de l'Est et de l'Ouest

Message par Souricet le Sam 27 Oct 2007 - 23:14

Il faut distinguer faire la démagogie pour faire semblant de satisfaire le peuple, et souhaiter sincèrement le bien du peuple en tentant, même maladroitement, de le satisfaire. Or, en France, on emploie le même mot pour ces deux attitudes...
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Re: Populismes, de l'Est et de l'Ouest

Message par Joss le Mar 30 Oct 2007 - 12:21

Le populisme....le fondamentalisme.....on est en plein dedans (voir fil "démocratie" et fondamentalismes"


Comme toujours, un excellent reportage ARTE du 13 juin 2007


LA MACHINE POPULISTE

Réalisateur : Jean-Pierre Krief
Auteur : Jean-Pierre Krief
Producteurs : KS VISIONS

Au nom du peuple

Montée des nationalismes, obsession sécuritaire, xénophobie... Les thèmes et les discours populistes séduisent une partie croissante des Européens. Analyse et décryptage de cette inquiétante mouvance.

La dérive populiste en Europe, analysée à travers le discours de cinq dirigeants de partis d'extrême droite, dont Jean-Marie Le Pen. Un documentaire coup de poing.



La dérive populiste en Europe, analysée à travers le discours de cinq dirigeants de partis d'extrême droite, dont Jean-Marie Le Pen. Un documentaire coup de poing.

Montée des nationalismes, obsession sécuritaire, xénophobie... Les thèmes et les discours populistes séduisent une partie croissante des Européens. Analyse et décryptage de cette inquiétante mouvance, avec un gros plan sur les frères Kaczynski, au pouvoir en Pologne, auxquels l'eurodéputé Bronislaw Geremek vient de s'opposer avec tant d'éclat.

Ce documentaire enquête à la façon d'un polar politique sur le parcours et le discours de cinq leaders de partis de la droite extrême. Que ce soit Jean-Marie Le Pen, dirigeant du Front national, Filip Dewinter, président du parti Vlaams Belang en Belgique, Christoph Blocher chef de l'UDC suisse, la blonde Siv Jensen, du parti du Progrès norvégien, et le glaçant Volen Siderov à la tête du parti Ataka en Bulgarie, tous professent un même rejet des élites et des étrangers. Autre point commun : les scores importants réalisés par ces leaders lors des dernières élections, entre 10 et 27 %. Le réalisateur Jean-Pierre Krief croise fort habilement les explications de ces tribuns experts en démagogie avec les analyses d'universitaires et de chercheurs qui reviennent sur la notion de populisme et ses mutations au cours des deux dernières décennies. Appel direct au "bon peuple", opposé ainsi aux classes supérieures corrompues (dirigeants, intellectuels...), contestation des systèmes en place et des institutions européennes, le populisme a besoin du charisme d'un individu pour s'exprimer. Mené tambour battant, le film se clôt sur la première réunion en janvier 2007 d'un nouveau groupe parlementaire, "Identité, tradition et souveraineté", qui réunit vingt députés de partis d'extrême droite et gagne ainsi en pouvoir au sein même du système démocratique qu'il cherche à combattre : le Parlement européen.

Extrait de La machine populiste :





.Les démocraties face au populisme
Expression d’une protestation ou début de gangrène ?

La banalisation du discours populiste menace les fondements de notre démocratie. Pour autant, les partis permettent de récupérer les mécontentements qui iraient sinon voir ailleurs, dans des mouvements carrément extrémistes, la radicalisation pouvant aller jusqu’à la violence déclarée. Doit-on en conclure que les démocraties stables et sûres d’elles-mêmes n’ont rien à craindre des tendances populistes ?


Prof. Frank Decker, université de Bonn (Allemagne)

Dans la plupart des pays d’Europe, les partis populistes de droite ont réussi à s’installer durablement sur l’échiquier politique. Depuis l’an 2000, il est vrai, on constate un léger recul des suffrages populistes, dû en partie à un certain épuisement de la mobilisation, en partie aussi à la concurrence croissante des partis à gauche des socialistes, qui leur dispute un électorat comparable. Ces derniers profitent d’ailleurs du retour sur l’agenda politique des classiques problèmes de répartition des richesses, qu’ils semblent reprendre à leur compte avec plus de crédibilité que les populistes de droite. Seuls les populistes italiens semblent – au vu des dernières élections – réussi le difficile exercice d’équilibriste résultant de cette évolution. Il est vrai aussi que les populistes ont parfois été victimes de leur succès. En contribuant à droitiser l’agenda politique, ils ont du même coup permis aux grands partis de leur subtiliser leurs thèmes de prédilection, notamment celui de l’immigration. Les pays de l’Europe de l’Ouest ont pratiquement tous verrouillé l’accès des migrants. Mais il est aussi maintenant de bon ton, dans tous les partis « établis » (et même de gauche), de se détourner d’un multiculturalisme mal compris, ce qui coupe l’herbe sous le pied des populistes de droite.

En termes de démocratie, l’impact des nouveaux partis populistes de droite est ambivalent : d’un côté, ces partis expriment un malaise face à la réalité politique, malaise légitimé par de bonnes raisons, comme la misère sociale. Ce qui amène les forces en place à se préoccuper, même symboliquement, de problèmes qui, à l’évidence, avaient été négligés. En ce sens, le populisme exprime une protestation qui peut tout à fait produire des effets positifs. D’autant que les partis populistes récupèrent les mécontentements qui, sinon, iraient voir ailleurs, dans des mouvements carrément extrémistes, la radicalisation pouvant aller jusqu’à la violence déclarée. En cela, les démocraties stabilisées et sûres d’elles n’auraient donc rien à craindre du populisme.

Mais d’un autre côté, le populisme gangrène les institutions et la culture démocratiques. En banalisant son discours politique, il mine les bases constitutionnelles de l’Etat. Les démocraties modernes, qui mettent en avant la délibération et la concertation dans les processus de décisions politiques, suivent une ligne consistant à prendre en compte les intérêts les plus divers. La conception populistico-plébiscitaire, elle, remplace la négociation et l’argumentation par la décision. Elle souhaite voir disparaître la pluralité des intérêts dans un pouvoir décisionnel appuyé sur la démocratie du plus grand nombre, un pouvoir excluant, et donc polarisant. Ceci explique par ailleurs le besoin chez les populistes de constructions identitaires homogènes, celui de placer le peuple, unité imaginaire, au centre de toute réflexion, pas seulement à l’intérieur, contre les élites dominantes, mais aussi vis-à-vis de l’étranger, en démarcation des autres peuples et nations ; en cela, l’idéologie du populisme est foncièrement anti-libérale (libéral au sens de favorable aux libertés individuelles).

Les menaces émanant du populisme sont réelles lorsqu’elles sapent la capacité consensuelle du système politique. Plus les tendances plébiscitaires se développent, plus la défense des libertés garanties par l’Etat constitutionnel est importante. Tant que les forces populistes de droite sont cantonnées dans l’opposition et apparaissent comme une pure protestation, elles ne devraient pas menacer directement l’ordre garanti par la constitution. Les choses deviennent en revanche plus sérieuses lorsqu’elles sont au pouvoir, qu’elles peuvent mettre en œuvre activement leur idéologie d’une démocratie plébiscitaire. Les expériences faites en Autriche, où des populistes de droite ont participé au pouvoir, et plus encore en Italie, où ils l’ont pris, ont montré que ces craintes n’ont rien de virtuel. Et on ne saurait se rassurer en constatant que, là où ils étaient au gouvernement, les populistes de droite ont échoué et ont été relégués par les électeurs dans l’opposition. La situation en Amérique latine ou en Europe de l’Est en atteste : le pas est vite sauté entre démocratie populiste et autoritarisme pseudo-démocratique. Les Etats démocratique développés sont peut-être encore préservés pour un temps, mais ils seraient bien avisés de prendre très au sérieux les dangers du populisme en luttant dès aujourd’hui, par prophylaxie, contre une métamorphose plébiscitaire de leurs systèmes de gouvernement.

Pour télécharger gratuitement l'intégralité du reportage......Mode d'emploi ICI

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