MARTHE ET MARIE

LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

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LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Mer 24 Oct 2007 - 18:30



LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS



NICOLAS VA AU MAROC

24 oct. 2007

Sarkozy se heurte au scepticisme poli des Marocains

Le dernier discours de la visite officielle du président français au Maroc était consacré au projet d'Union méditerranéenne, censé effacer les ratés des conférences euro-méditerranéennes, lancées en novembre 1995 à Barcelone. Dans la presse marocaine et espagnole, on s'interroge sur la crédibilité d'un tel projet.


Nicolas Sarkozy à Tanger AFP


Le président français a annoncé, le mardi 23 octobre, à Tanger, sa volonté de réunir en juin 2008 en France tous les chefs d'Etat et de gouvernement du bassin méditerranéen afin de fixer - sur le principe d'une "égalité stricte" - les bases de cette union.

"Le projet est-il si chimérique ?" se demande le quotidien marocain La Nouvelle Tribune. Nicolas Sarkozy voudrait que l'Union méditerranéenne soit un espace commun de développement, de sécurité, d'échange et de dialogue des cultures. Le projet soulève un "scepticisme poli sur les rivages du Maghreb, déchiré par ses rivalités", explique le quotidien. "Il demeure pour l'heure une coquille vide, un concept abstrait, même si l'objectif est qu'il prenne forme au second semestre de 2008."

D'autant que les observateurs voient dans ce projet d'union un simple "alibi" sur lequel pourrait s'appuyer le président français pour contrer l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Le quotidien marocain L'Economiste évoque ainsi "l'idée de base" du "partenariat privilégié", concept qui rappelle la contre-offre faite par Sarkozy pour évacuer l'intégration de la Turquie par l'UE.

Pour Aujourd'hui le Maroc, le fait "que Nicolas Sarkozy ait choisi Tanger pour dévoiler le socle de sa politique méditerranéenne en dit long sur la capacité amplificatrice du message méditerranéen prêté au Maroc". Selon le journaliste Mustapha Tossa, moins sévère que ses confrères, le concept d'Union méditerranéenne "a besoin, pour augmenter son indice de crédibilité, d'un grand travail de pédagogie et d'explication. Et l'on s'attend à ce que Nicolas Sarkozy investisse autant de vitalité et d'énergie que celles qu'il avait mises à contribution pour sortir l'Union européenne de son impasse en arrachant au forceps un consensus sur le traité simplifié."

Pour El País, Nicolas Sarkozy, en dépit de ses efforts pour "se démarquer du défaitisme promarocain de son prédécesseur", ne se démarque pas vraiment de la politique menée par Jacques Chirac. "La principale originalité du plan de Sarkozy réside dans sa méthodologie." "Il se serait en fait inspiré des débuts de la Communauté économique européenne (CEE), annonciatrice de l'Union européenne actuelle. Pour ce faire, il a exprimé le souhait de lancer cinq institutions : une banque d'investissement méditerranéenne, une agence de l'énergie nucléaire, une université méditerranéenne avec des programmes d'échanges inspirés d'Erasmus afin de favoriser les interactions culturelles, une agence de l'environnement et une autre dédiée à l'audiovisuel." Le président français a en outre "passé de la pommade aux Marocains en louant dans un autre discours 'l'exemplarité' du royaume alaouite dans le monde musulman et sa 'vigueur démocratique'".

Mouna El Mokhtari

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SAHARA-OCCIDENTAL • "Sarkozy a raté une occasion de se taire"

Nicolas Sarkozy, en visite d'Etat au Maroc, a estimé que le plan marocain pour le Sahara-Occidental était "sérieux et crédible", et a pris ainsi le risque de froisser l'Algérie.
Le Front Polisario ou Front de libération du peuple sahraoui, soutenu par l'Algérie, rejette en effet le plan d'autonomie proposé par le Maroc pour l'ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975.

"Le choix dangereux de Sarkozy", titre El Watan, qui déplore que le chef de l'Etat français continue à soutenir le Maroc. "Nicolas Sarkozy a raté une occasion d'arrimer définitivement son pays au consensus mondial sur le Sahara-Occidental, ou de se taire dignement", écrit de son côté le quotidien Le Soir d'Algérie, en faisant référence à la position de l'ONU, qui a appelé en avril dernier le Maroc, "puissance occupante", et le Polisario à négocier l'avenir du territoire en vue de parvenir à l'autodétermination des Sahraouis.

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Souricet le Dim 28 Oct 2007 - 19:22

Sarkozy s'est rendu récemment à Budapest (visite-éclair). L'entourage du Président a demandé aux Hongrois de "ne pas lu parler de ses origines hongroises. Cela pourrait l'indiposer." car il "ne veut pas rencontrer son passé. fourire Sarkozy, la rupture ! laughing Il n'a pas inclus dans le programme une rencontre avec la soeur de son père.

Il en a profité pour casser du sucre sur son prédecesseur Jacques Chirac qui avait condamné le soutien à l'invasion de l'Irak. Chriac aurait selon lui perdu "une belle occasion de se taire." Lui, en tout cas, il les perd souvent, les occasions de se taire.

Voici ce que rapporte un diplomate hongrois :

Lorsque M. Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances, était venu en visite à Budapest le 1er novembre 2004, le gouvernement s'était donné la peine de constituer à son intention un épais dossier contenant plusieurs siècles d'archives su rla famille Sarkozy ; comble de délicatesse, il l'avait même fait traduire en Français, ajoutant au cadeau un magnifique arbre généalogique tout spécialement confectionné à son intention. C'est incroyable, on a retrouvé le cadeau intact dans sa chambre d'hôtel après son départ.

Voyons, soyons indulgents, peut-être qu'il ne sait pas lire...

Espérons qu'il est plus attaché à nos racines françaises qu'à ses racines hongroises. Mais c'est drôle, j'ai comme un doute... pale
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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Dim 28 Oct 2007 - 20:50

Dis donc....à popos de sa famille.....J'ai entendu dire que son père avait fui la hongrie à cause d'anciens liens nazis.....Est-ce vrai ?

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Souricet le Lun 29 Oct 2007 - 8:28

On le dit. Mais tout était tellement flou, à l'époque... Certians fuyaient pour avoir collaboré avec les nazis, d'autres pour avoir collaboré avec les communistes, d'autres parce que les communistes les aidaient à fuir. Allez démêler tout ça...
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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Lun 29 Oct 2007 - 9:05

Souricette a écrit:On le dit. Mais tout était tellement flou, à l'époque... Certians fuyaient pour avoir collaboré avec les nazis, d'autres pour avoir collaboré avec les communistes, d'autres parce que les communistes les aidaient à fuir. Allez démêler tout ça...

Alors, que veut dire :

L'entourage du Président a demandé aux Hongrois de "ne pas lu parler de ses origines hongroises. Cela pourrait l'indiposer." car il "ne veut pas rencontrer son passé.

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Souricet le Lun 29 Oct 2007 - 9:09

Ca veut dire que ce monsieur a des problèmes avec son père qui n'a jmaais été un vrai père. Il n'a pas vécu une situation familiale normale, c'est à l'origine un enfant blessé, et il utilise le pouvoir pour régler ses problèmes. Quand il dit qu'il a été élu pour régler les problèmes des Français, je dirais plutôt qu'il s'est fait élire pour régler ses problèmes. Pour régler ses problèmes avec son père, il joue le président paternaliste avec les Français.
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NICOLAS VA EN CHINE

Message par Joss le Mer 28 Nov 2007 - 14:56

NICOLAS VA EN CHINE

27 nov. 2007

CHINE-FRANCE • Sarkozy a séduit les Chinois

La presse chinoise rend compte en détails du voyage du président français en Chine. Elle se félicite de son pragmatisme, qui lui a permis d'engranger quelque 20 milliards d'euros de contrats commerciaux.


Nicolas Sakozy et le Pésident chinois, Hu Jintao AFP

Nicolas Sarkozy a achevé son voyage de trois jours en Chine au cours duquel il a réaffirmé les grandes lignes de la politique française à l'égard de la Chine. "La plus grande réussite de ce voyage est qu'il a permis de poser les bases d'un développement sain des relations franco-chinoises, en confirmant les domaines de coopération existants et en ouvrant un nouvel espace de coopération. La visite de Sarkozy est un succès !" assure Zhang Zujian, sous-directeur de l'Institut d'études européennes de Shanghai, interrogé par le quotidien Xinwen Chenbao de Shanghai. "La presse française estimait que ce président aux manières peu conventionnelles et aux penchants proaméricains pourrait ouvrir une page inédite dans les relations franco-chinoises. Sarkozy s'est affirmé comme un homme politique fin stratège, compréhensif à l'égard de la voie de l''harmonie' chère à la culture chinoise. Il s'est aussi montré sensible à la coopération entre les deux pays et attentif à la manière d'aborder certains sujets", poursuit Zhang Zujian. Il fait ainsi référence à l'emploi par Nicolas Sarkozy du terme "harmonieux" dans ses déclarations sur les relations économiques, alors que ce mot est un leitmotiv de la politique du président Hu Jintao depuis plusieurs années. Tout en prolongeant la tradition gaullienne consistant à accorder toute sa place à la Chine dans les affaires du monde, "il a fait preuve d'intelligence en reconnaissant clairement qu'il n'y a qu'une seule Chine, et que Taïwan est une part inaliénable de la Chine. Une attitude qui peut montre la voie à suivre par les autres pays européens", ajoute le spécialiste chinois.

Tous les commentaires chinois font peu ou prou, explicitement ou non, référence aux mauvaises relations actuelles entre la Chine et l'Allemagne, déclenchées par l'accueil réservé au dalaï-lama par la chancelière allemande et interprété par Pékin comme un soutien au chef spirituel tibétain qu'elle qualifie de "séparatiste". "Sarkozy, qui prônait la ‘rupture', n'a apparemment pas apporté de grand changement dans la politique chinoise de la France. Ila cherché à établir des relations solides avec Pékin au moment où les relations entre la Chine et certains pays occidentaux sont tendues", affirme quotidien pékinois Xinjingbao. Les trois grands pays européens que sont l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France ont récemment changé de dirigeants, et Nicolas Sarkozy "est le seul à pouvoir se targuer d'un tant soit peu de charisme", écrit le Zhongguo Qingnian Bao, qui ne tarit pas d'éloges pour la fermeté politique et la volonté inébranlable du président français.

Le même journal souligne que Nicolas Sarkozy a été l'une des rares personnes au monde à être autorisé à descendre dans la fosse des soldats de terre cuite à Xi'an et à effleurer d'une main non gantée la tête d'un soldat. Le commentateur fait mine de se demander comment un tel privilège a pu lui être accordé avant de conclure qu'il s'agit d'une tradition chinoise de tout faire pour "satisfaire" les hôtes dirigeants. Le webzine hongkongais Yazhou Shibao Zaixian relève la même chose, tout en en donnant une autre interprétation. Selon lui, en lui accordant un accueil comparable à celui qui avait été réservé à Bill Clinton, premier visiteur de marque à avoir repris le chemin de la Chine après la répression du mouvement prodémocratique de 1989, Pékin exprime en creux le degré de sa colère contre la chancelière allemande Angela Merkel. "Accorder au concurrent français un accueil grandiose et des contrats de cette envergure est une manière de répondre à la chancelière allemande, tactique dans laquelle la Chine est passée maître", affirme la publication en ligne.

Agnès Gaudu




Dernière édition par le Sam 1 Déc 2007 - 13:19, édité 1 fois

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NICOLAS VA EN CHINE

Message par Joss le Mer 28 Nov 2007 - 15:02

Nicolas Sarkozy en Chine

NOUVELOBS.COM | 27.11.2007 | 19:06

Les commentaires de la presse, mardi 27 novembre, sur la visite du président français en Chine.

LE FIGARO
Gaëtan de Capèle


"(...)Quel prix ont-ils payé pour décrocher ces contrats? Quelle part de leur technologie ont-ils accepté de transférer aux Chinois pour supplanter leurs concurrents ? N'ont-ils pas, en même temps que leurs produits, vendu la corde qui, un jour peut-être, les pendra? Vaste et complexe question qui alimente une virulente polémique depuis des années. Sur le fond, elle n'a pourtant pas réellement lieu d'être, pour au moins deux bonnes raisons. D'une part, refuser ces transferts imposés par la Chine, c'est renoncer par avance à commercer avec ce nouvel empire du capitalisme et laisser le champ libre aux concurrents. Mieux vaut donc sérieusement peser le pour et le contre avant de prendre sa décision. D'autre part, il n'est pas illégitime de partager certaines de nos technomogies avec des Chinois qui n'ont ni la vocation, ni l'envie de demeurer éternellement l'atelier d'assemblage du monde.(...)"

LES ECHOS
Patrick Lamm

"(...)A l'heure où de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, songent à y recourir (ndlr: au nucléaire), le marché chinois constitue une excellente 'vitrine' pour notre champion national. Il vient aussi rappeler l'importance de cette industrie pour la "maison France" au moment où la balance commerciale de notre pays affiche d'inquiétantes faiblesses, notamment dans le domaine des biens d'équipement. Le nucléaire demeure un des rares "pôles d'excellence" de l'industrie française. Raison de plus pour ne pas faire n'importe quoi et ne pas gâcher cet atout, alors que la concurrence étrangère -japonaise aujourd'hui avec Mitsubishi et Toshiba, chinois demain - affûte ses arguments. Or on sait que le gouvernement réfléchit à une réorganisation de cette filière. Divers scénarios sont sur la table qui vont d'une ouverture du capital d'Areva à un rappprochement avec Alstom en passant par la constitution d'un 'noyau dur' avec divers industriel (Bouygues, EDF, Total). Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, ragaillardie par le contrat chinois, a profité de l'occasion pour marquer son territoire".

LA TRIBUNE
Pascal Aubert

"(...)Nulle trace de rupture à l'horizon. Pas même dans le couplet plus conjoncturel sur la sous-évaluation du yuan(...). En guise de gratification pour cet étalage de bienséance, les visiteurs repartiront avec une pleine brassée de contrats. Des milliards d'euros de commandes si utiles pour se donner bonne conscience mais surtout qui vont donner du travail à des dizaines de milliers de salariés là-bas au pays. Des contrats qu'il nous plaît de percevoir comme une reconnaissance de la haute technologie " made in France " mais dont les dirigeants che leurs relations politiques avec leurs grands partenaires commerciaux. Ausinois se servent aussi, il ne faut pas l'oublier, comme outil de régulation dsi gratifiants soient-ils pour les industriels français, les contrats signés par Areva et Airbus sont aussi un message adressé par Pékin au gouvernement, au Congrès et aux grands groupes américains. Dans cette diplomatie chinoise du balancier, chacun doit prendre son tour. Servis cette fois-ci, les groupes français vont rejoindre la file d'attente."

LE COURRIER PICARD
Francis Lachat


"(...) La nouveauté, c'est que le président de la République française ne se cache même plus derrière son petit doigt : il affirme clairement sa volonté de nouer encore plus de relations économiques avec la Chine, en se référant aux autres nations occidentales qui ont déjà devancé notre pays. Tout au plus consent-il à souhaiter que la Chine fasse de nouveaux progrès en matière de droits de l'Homme. Et qu'elle soit un peu plus crédible dans le domaine de l'environnement. Mais pas de quoi, loin de là, provoquer la mauvaise humeur du président Hu Jintao. Reste que, côté économique, le voyage aura été utile et fructueux. Côté diplomatie, on saura plus tard s'il a réussi à faire entrer dans son jeu les dirigeants chinois sur les dossiers de l'Iran ou de la Birmanie. C'est moins spectaculaire que les contrats pour des Airbus ou des centrales nucléaires, mais c'est sans doute au moins aussi important."

DAUPHINE LIBERE
Didier Pobel


"(...)Il faudrait vraiment une diplomatie inspirée du grand cirque de Pékin pour parvenir à faire "non" avec la tête tout en disant "oui" avec le portefeuille, et cela sans perdre sa crédibilité. Pas plus que ses prédécesseurs n'avaient réussi un tel écart, le chantre français de la "rupture" n'est parvenu à traduire son mot fétiche en idéogrammes. Lors de ses trois journées au pays de la "bravitude" de son ex-rivale, le président français a fait comme les autres. En préférant le pour au contre, c'est-à-dire l'argent sonnant aux propos trébuchants, il a opté pour l'emprise du milieu. Une sagesse que Lao-Tseu aurait sans doute appréciée."

LA PROVENCE
Gilles Dauxerre


"(...) Mais sur le reste, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France n'était favorable ni à l'indépendance de Taïwan, ni à celle du Tibet. Au moins a-t-il rappelé 'l'attachement de la France à des progrès supplémentaires, en particulier l'état du domaine judiciaire, l'activité journalistique et la peine de mort', histoire de montrer que la signature de juteux contrats ne justifiait pas tout. Nicolas Sarkozy diverge ainsi, subtilement, de l'attitude très conciliante de Jacques Chirac envers le régime chinois. Plus incisif, plus franc, mais sans chercher pour autant la confrontation, le président français en appelle plutôt à la 'responsabilité' de la Chine. Celle-ci ira-t-elle jusqu'à admettre la liberté et la démocratie? Sans doute, car elle seront nécessaires à son développement. Reste à savoir quand."

LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
Hervé Cannet


"La météo Paris-Pékin est au beau fixe. Parce qu'il est plus facile de parler aux dirigeants chinois de changement climatique qu'évolution des droits de l'homme. Surtout lorsqu'il s'agit de leur faire la morale. Nicolas Sarkozy qui veut écrire, dans son style direct et accrocheur, une nouvelle page de l'histoire franco-chinoise, s'inscrit pourtant dans la continuité chiraquienne. Pas de vagues, pas de provocations. La robe orange du dieu vivant des Tibétains ne foulera donc pas le sol français l'été prochain, au moment des Jeux olympiques. de Pékin. L'Occident hésite sur les rapports à entretenir avec l'ancien Empire du Milieu dont le boom économique fait frémir toute la planète, mais qui n'arrive toujours pas à prononcer correctement le mot 'libertés'. Face à ce régime de fer aux poches cousues d'or, le silence est. d'argent. Plein d'argent !"

NICE-MATIN
Jean-Louis Gombeaud


"(...) mais la vingtaine de milliards de contrats ne doit pas faire oublier qu'à la fin de cette année, le déficit de la France vis-à-vis de la Chine se sera alourdi d'une dizaine de milliards ! Les vingt milliards de contrats étalés sur plusieurs années sont donc l'exception alors que la règle est une routine de dix milliards de déficit par an. L'arbre des contrats cache la forêt des déficits. L'exemple allemand confirme l'ampleur du problème. La Chine est l'un des rares pays avec lesquels l'Allemagne, premier exportateur mondial, est déficitaire. Le charme du made in Germany n'est pas en mesure de contrebalancer les bas prix du made in China. Bien entendu, la Chine nous approvisionne à des petits prix qui nous ravissent par ces temps difficiles où on a du mal à joindre les deux bouts. Sa richesse montante nous permet de signer occasionnellement des montagnes de contrats, mais elle prend de plus en plus l'allure d'un rouleau compresseur."

LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier


"(...) Autant dire qu'avec un tel acte symbolique qui la ravale au rang de plante verte (ndlr: Rama Yade), le président indique que les choses sérieuses ont commencé. Certes, il ne va pas jusqu'à applaudir l'efficacité de la justice chinoise comme Ségolène Royal. Mais il donne des gages au nom de l'efficacité commerciale tant notre implantation entrepreneuriale sur place est dramatiquement sous-développée. Reste à savoir si c'est utile. A l'inverse, la seule chose qui intéresse les Chinois, c'est évidemment de s'approprier au meilleur prix nos technologies de pointe que sont Airbus ou le nucléaire. Espérons que nos grands groupes ne les bradent pas trop à ces redoutables négociateurs qui ne lâchent jamais rien. Et observons comment le président français, par sa technique de copinage avec les maîtres du monde, essaie de peser latéralement sur les dossiers diplomatiques les plus chauds. En particulier l'Iran, ou l'environnement en obtenant la signature d'une déclaration conjointe. Président d'un petit pays qui ne doit plus se prendre trop au sérieux pour se remettre à flot, c'est un vrai métier."

LE REPUBLICAIN LORRAIN
Pierre Fréhel


" (...)Les calculateurs diront que ce gros chèque, la France ne l'a pas volé. D'autant plus qu'il vient compenser, en termes d'échanges, les milliards versés à la Chine par les consommateurs français soucieux de s'habiller ou de s'équiper au moins cher, et peu regardants sur l'origine de leurs acquisitions. Ainsi vont la mondialisation et sa religion, le libre-échange. Encore faut-il pouvoir offrir à ces géants émergents que sont la Chine et l'Inde, embarqués dans une croissance folle, les biens et les services dont ils ont besoin ou dont ils raffolent. L'industrie française, dont on déplore souvent le manque de réactivité et de compétitivité pour souligner les pertes de part de marché qu'elle enregistre, a montré cette fois qu'elle avait aussi quelques beaux bijoux à proposer. Le bilan serait encore plus satisfaisant si ces succès décrochés par nos "majors" étaient complétés par l'arrivée en nombre de grosses PME françaises sur ce marché plein d'avenir. Airbus, Areva, EDF et autre Alstom cachent malgré tout quelques faiblesses."

LA PRESSE DE LA MANCHE
Jean Levallois


"Rupture ou continuité? On attendait Nicolas Sarkozy au virage. Continuerait-il la doctrine française des relations diplomatiques avec la Chine ou choisirait-il la rupture? A la différence de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ne s'est pas senti obligé de lancer quelques attaques contre les Etats-Unis, depuis Pékin. Par contre, il a parlé franchement des sujets sensibles, appelant la Chine à prendre ses responsabilités dans le monde d'aujourd'hui. Quant à la politique étrangère française à l'égard de la Chine, c'est l'orthodoxie la plus fidèle depuis sa définition par le général de Gaulle. La France ne reconnaît qu'une Chine, celle de Pékin, et souhaite qu'elle tienne sa place et exerce ses responsabilités sur la scène internationale, avec les autres Etats. En clair, les bonnes relations de la France avec la Chine sont confirmées, et amplifiées, dans un cadre renouvelé, où l'on choisit de se dire les choses sans chercher à s'humilier.(...)"

LA CHARENTE LIBRE
Jacques Guyon


"Si on peut s'interroger sur la pertinence de ce secrétariat des Droits de l'Homme au sein d'un gouvernement, que penser en effet si à chaque voyage dans un pays qui prend de sérieuses libertés avec ceux-ci le Président laisse Rama Yade à la maison? Pourtant, malgré ces préventions, Nicolas Sarkozy n'aura pas balayé l'épineux problème en le cachant sous le tapis. (...)Le Président aura donc réussi à mettre en pratique sa vision d'une certaine realpolitik dont il estimait au début de cette année qu'elle ne devait pas faire renoncer à ses valeurs au risque de perdre à la fois celles-ci et les contrats. Sans forfanterie, sans éclat, Nicolas Sarkozy aura dit ce qu'il pensait devoir dire à ses hôtes. N'en déplaise aux éternels donneurs de leçons qui oublient qu'en matière de droit de l'Homme, la France aurait intérêt à balayer devant sa porte - notamment pour son système carcéral qui est la honte de l'Europe - cette parole directe mais retenue est sans doute la plus apte à faire avancer les choses."


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LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS EN ALGERIE

Message par Joss le Jeu 29 Nov 2007 - 10:57

NICOLAS VA EN ALGERIE


Une polémique avant le voyage de Sarkozy en Algérie



Les propos d'un ministre algérien, évoquant le soutien du "lobby juif" au chef de l'Etat, ne passent pas inaperçus quelques jours avant sa visite.
Sans démentir formellement ses propos, Mohamed-Cherif Abbas se dit étonné de l'interprétation qui en est faite.

F.A. - le 29/11/2007 - 10h36
[b]


Mohamed-Cherif Abbas Le dérapage de Mohamed Cherif Abbès, ministre des Moudjahidines (Anciens combattants), n’a guère ému les milieux politiques algériens. Crédits photo : AFP

Un responsable algérien accuse le président français d’être le relais du «lobby juif». Le chanteur Enrico Macias renonce à participer au déplacement du chef de l’État prévu la semaine prochaine.

Le ton monte à Alger à quelques jours de la visite d’État de Nicolas Sarkozy, prévue du 3 au 5 décembre. Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens Combattants algériens, Mohammed Cherif Abbés, accuse à mots à peine couverts le président français d’être un agent à la solde d’Israël.

«Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir» , avance-t-il. Avant de s’interroger : «Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale ?» Il ajoute : «Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant au gouvernement) ? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.»

Lundi, Nicolas Sarkozy entamera une visite d'Etat de trois jours en Algérie, sa première depuis son arrivée de l'Elysée -mais sa deuxième visite au total, puisque celle du mois de juillet n'était pas estampillée du plus haut degré du protocole diplomatique. Ce voyage a déjà fait parler de lui avec l'éventuelle participation d'Enrico Macias, qui a finalement renoncé à accompagner le chef de l'Etat puisqu'il n'y était "pas le bienvenu".

Mercredi, cette visite, déjà sensible en raison des relations et de l'Histoire entre les deux pays, a encore été mise sur le devant de la scène diplomatique en raison des déclarations ambiguës de Mohamed-Cherif Abbas. Ministre des Anciens combattants, il expliquait lundi au quotidien Al Khabar ne pas croire "que les relations entre l'Algérie et la France soient fondées sur le principe d'égalité". "Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir", soulignait-il également, en évoquant "les convictions des véritables architectes de l'ascension de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui domine les décideurs en France".

Le Quai d'Orsay "s'étonne"

Cette déclaration a pris de l'ampleur après avoir été reprise mercredi matin par Le Figaro, qui qualifiait les propos "d'anti-sémites". A la mi-journée, le Quai d'Orsay, dans son langage diplomatique, "s'étonnait de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du président de la République" à Alger. Dans la foulée, la Ligue des droits de l'Hommes, le Mrap, la Licra et le Crif condamnaient tous les propos de Mohamed-Cherif Abbas.

Dans un communiqué à l'agence de presse algérienne APS, ce dernier s'est quant à lui dit surpris "d'avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués. Sans démentir formellement ses propos, il souligne ne pouvoir "assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie". "Il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", note ce vétéran de la guerre d'Algérie.

Dans le reste de l'entretien publié lundi dans Al Khabar, Mohamed-Cherif Abbas estimait que la visite de Nicolas Sarkozy s'inscrivait dans "le cadre de la courtoisie existant entre Etats, comme une tentative de perpétuer l'image actuelle des relations entre la France en attendant des circonstances à venir". Il revenait également sur la période de la colonisation. "Tant que la France ne reconnaîtra pas les crimes commis en Algérie, nous ne pouvons envisager ni réconciliation ni normalisation totale avec elle. Nos rapports avec la France se limiteraient dans ce cas au niveau commercial et il serait impossible de parler d'un traité d'amitié et de paix", concluait-il.



Et ben ! What a Face Suspect ......Quand je pense que SARKO avait 'ambitition de s'asseoir à la table des négociation pour la paix au moyen-orient....C'est raté ! ....Sa copie "diplomatie" est à revoir


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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Invité le Jeu 29 Nov 2007 - 21:11

Pourquoi tant de sujets sur une même personne? On n'en parle pas déjà assez dans les médias? Un seul suffirait AMHA...
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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Lagaillette le Jeu 29 Nov 2007 - 21:53

Mespheber a écrit:Pourquoi tant de sujets sur une même personne? On n'en parle pas déjà assez dans les médias? Un seul suffirait AMHA...

Mais oui. C'est entrer dans son jeu.

La masse de problèmes qui se posent aujourd'hui offre amplement matière à réflexions et débats.

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Ven 30 Nov 2007 - 16:05

Je trouvais intéressant de voir évoluer chaque sujet......J'étais d'ailleurs prête à en ouvrir un autre "NICOLAS, LES DICTATEURS ET LES DICTATURES"....!!??? :gnark:

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Invité le Ven 30 Nov 2007 - 17:57

Honnêtement, un seul suffit. De même, la presse devrait sortir un seul magazine et une seule chaîne qui auraient l'exclusivité de ses propos et apparitions, ça ferait de la place pour le reste et ça permettrait aux gens qui en ont marre de voir sa tronche de s'en passer... :gnark:
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NICOLAS VA EN ALGERIE

Message par Joss le Sam 1 Déc 2007 - 13:18

Samedi 1 Décembre 2007

Algérie: cinq milliards de dollars de contrats prévus pendant la visite de Sarkozy

Les entreprises françaises doivent signer des contrats pour un montant de cinq milliards de dollars lors de la visite en Algérie du président français Nicolas Sarkozy du 3 au 5 décembre, a-t-on indiqué de sources françaises à Alger.


M. Sarkozy sera accompagné par la présidente du Medef Laurence Parisot et d'une centaine de chefs d'entreprises, qui tiendront avec le patronat algérien un forum sur d'éventuels partenariats industriels entre les deux pays. Les deux organisations patronales, le MEDEF (France) et le Forum des chefs d'entreprise (FCE - Algérie), se concertent régulièrement.

Selon des sources françaises, alors que le stock d'investissements français en Algérie est de 2,1 milliards de dollars, 5 milliards supplémentaires à court et moyen terme sont en projet, dont la moitié dans le secteur énergétique.

Total, en association avec la Sonatrach, doit investir 1,5 milliard de dollars pour la construction d'un vapocraqueur, dont le coût global est estimé à 3 milliards. Ce groupe pétrolier conforte sa place en Algérie, après plusieurs années de vaches maigres. Total a d'autres projets dans l'exploration et la production, de même que Gaz de France (GDF), à hauteur d'un milliard de dollars. GDF doit à cette occasion reconduire ses contrats d'approvisionnement en gaz algérien.

En outre, 2,5 milliards de dollars doivent être consacrés au programme de privatisation algérien et à d'autres investissements prévus par des grands groupes comme Lafarge, Air Liquide et Saint-Gobain. Ces derniers ont été autorisés à racheter respectivement les entreprises publiques Alver, Sovest et Sidal.

Une vingtaine de sociétés françaises sont candidates au rachat d'entreprises publiques algériennes. Le Crédit populaire d'Algérie, 5e banque nationale, est convoité par quatre banques françaises concurrentes (BNP, Société générale, Crédit Agricole, Banques Populaires). La vente a été suspendue en raison de la crise des "subprimes" aux Etats-Unis.

Hors hydrocarbures, les investissements directs français ont progressé plus vite que la moyenne, atteignant 294 millions de dollars en 2006. La France se situe derrière les Etats-Unis, mais devant les autres partenaires de l'Algérie, soulignent les sources françaises, en réponse aux critiques algériennes sur la faiblesse des investissements français.

Les 250 filiales d'entreprises françaises implantées en Algérie représentent 22.0O0 emplois directs et 100.000 emplois indirects.

L'Algérie est le 3e fournisseur de gaz de la France derrière la Norvège et les Pays-Bas, mais devant la Russie. Les hydrocarbures représentent 95% des importations françaises, soit plus de 4 milliards d'euros en 2006. La flambée des prix a alourdi cette facture d'1 milliard d'euros en deux ans (2005 et 2006).

La France est le premier fournisseur de l'Algérie, qui est son premier débouché en Afrique devant le Maroc, la Tunisie et l'Afrique du Sud. Mais le marché algérien devient de plus en plus concurrentiel avec l'entrée de nouveaux concurrents, notamment la Chine et les Etats-Unis.

Les échanges franco-algériens ont représenté 8,1 milliards euros en 2006. Ils sont à l'équilibre. Durant les 9 premiers mois de 2007, la France est devenue excédentaire de 698 millions d'euros grâce à une forte contraction de ses importations et malgré l'appréciation de l'euro.

La part française du marché algérien s'est cependant effritée, passant pour la première fois, sous la barre des 20%, à 18,7% en juin 2007.

Alger et Paris souhaitent enfin faciliter les déplacements entre les deux pays pour les cadres, les hommes d'affaires et les journalistes. La "question des visas" sera à l'ordre du jour des discussions, indique-t-on à Alger.

Jean-Pierre Clatot AFP/Archives ¦ Laurence Parisot le 23 novembre 2007 à Grenoble
© 2007 AFP



gné? ......S'il ramène des sous, j'y comprend plus rien....Quelque chose m'aura échappé Suspect

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Mer 5 Déc 2007 - 10:09

Joss a écrit:
gné? ......S'il ramène des sous, j'y comprend plus rien....Quelque chose m'aura échappé Suspect

Apparemment, je ne suis pas la seule à s'étonner :



Edition du 5 décembre 2007

Il a refusé de présenter les excuses officielles de la France à l’Algérie
La dérobade de Sarkozy


Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. »



En prononçant solennellement cette petite phrase, tant attendue, à Alger comme à Paris, Nicolas Sarkozy, qui a dû manifestement consentir un trésor d’efforts sur lui-même, a, en fait, lu un verdict injuste devant de très larges secteurs de l’opinion algérienne. C’est une qualification des faits qui nous renvoie tout droit vers les atrocités des années 1950. Et là, il faut bien reconnaître qu’il n’y a vraiment pas photo entre ce que fut la longue nuit coloniale et l’expression discursive du président français. En cela, tous les Algériens ont dû être déçus, voire choqués par le propos douillettement sympathique et faussement indigné de Nicolas Sarkozy à l’égard de la colonisation. Et c’est très chèrement payé puisque le chef de l’Elysée repartira demain avec 5 milliards d’euros de contrats dans l’escarcelle en contrepartie d’une énième provocation ! Le nouveau locataire de l’Elysée nous apprend en 2007 – nous les indigènes – que le système colonial a été profondément injuste ! Quelle belle trouvaille sémantique ! Et quel bel euphémisme… ! Le président français dont on attendait un peu de courage politique pour quelqu’un qui a promis la rupture a donc préféré surfer sur le changement dans la continuité. Incassable, Sarkozy s’est donc laissé enfermé dans cet ego patriotique, typique aux militants de l’extrême droite française qui rechignent à nos jours à regarder leur passé aussi terrifiant qu’abominable en Algérie. Un passé fait de sang et de larmes. On attendait un peu cet épilogue provocateur aux entournures d’un homme qui a cru nécessaire de se faire accompagner par son secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Alain Marleix, pendant que le ministre algérien des Moudjahidine a été sciemment « zappé » de la liste du comité algérien d’accueil.

Deux mots pour 5 milliards d’euros...


« Voilà le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien », a dit Sarkozy du haut de sa tribune devant les hommes d’affaires nationaux et, bien sûr, devant des millions d’Algériens « scotchés » devant le petit écran épiant la phrase – sentence –, qui allait sceller, croyaient-ils, définitivement les retrouvailles entre nos deux pays. Et, la déception fut à la mesure de l’attente. Pour la reconnaissance des crimes et la condamnation de la colonisation française, il va falloir repasser…Sarkozy ne sera pas – du moins pour l’instant –, l’homme qui allait réconcilier les deux peuples. Comme en juillet dernier, lorsqu’il avait abusé des usages diplomatiques en déclarant qu’il n’était pas « venu s’excuser », devant son homologue algérien, le patron de l’Elysée a encore enfoncé le clou et remué le couteau dans la plaie, ce lundi au Palais du peuple. A croire qu’il n’est capable que du pire… Et, suprême injure, le président français s’est permis l’incroyable cynisme de mettre le bourreau et la victime dans le même sac. « Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés (…), ce sont toutes les victimes que je veux honorer. » Il faut reconnaître qu’avec une aussi grossière confusion des genres, Nicolas Sarkozy a dû faire baver de jalousie Le Pen et les tortionnaires de tout acabit qui reprennent du poil de la bête en France. Il est resté indéniablement en phase avec la scandaleuse rhétorique développée par son « UMP » en 2005. Pour un président qui veut « bâtir un partenariat d’exception » avec l’Algérie, il a fait preuve d’une maladresse verbale tout aussi exceptionnelle. Et comme pour tirer une dernière salve avant son retour sans doute triomphant à Paris, l’invité du président Bouteflika fait un clin d’œil attendrissant à ses concitoyens qui ont quitté l’Algérie en 1962. Une façon bien subtile de tordre le cou aux autorités algériennes coupables, d’après lui, d’avoir renvoyé les colons chez eux et d’avoir fait preuve d’inhospitalité… « Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter. » Ainsi, aussi « profondément injuste » qu’il fut, le système colonial, suggère-t-il, était animé et encadré par des hommes et des femmes qui aimaient l’Algérie ! Et voilà qu’on est en plein dans l’article 04 de la scélérate loi du 23 février 2005 énonçant le rôle positif de la France coloniale !

Hassan Moali

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LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS EN ALGERIE

Message par Joss le Ven 7 Déc 2007 - 11:15

7 déc. 2007

Sarkozy en Algérie : un bilan




La visite du président français en Algérie a donné lieu à la conclusion de contrats commerciaux pour un montant de 5 milliards d'euros. Au cours de cette visite de trois jours, Sarkozy a fermement condamné le colonialisme, mais sans présenter aux Algériens les excuses espérées.

Dessin de Dilem
paru dans Liberté(Alger)


Dernière édition par le Lun 31 Déc 2007 - 10:17, édité 1 fois

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Invité le Ven 7 Déc 2007 - 13:13

Pourquoi des excuses? La guerre d'Algérie a été sale pour les deux côtés. J. Chirac a été le premier président à la reconnaître comme une guerre, cependant il est douteux de croire que les veuves ou pensionnés de guerre voient la moindre compensation rétroactive. L'important à présent, c'est le gaz algérien.
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LE VOYAGE DU PETIT NICOLAS AU VATICAN

Message par Joss le Mer 19 Déc 2007 - 23:18

VATICAN

Sarkozy au Vatican et à Rome pour parler religion et Union méditerranéenne

19/12/2007 18:57

Nicolas Sarkozy se rend jeudi au Vatican pour sa première visite au pape Benoît XVI, puis défendra son projet d'Union méditerranéenne à Rome auprès des responsables italien Romano Prodi, espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et européen José Manuel Barroso.

Le président de la République sera reçu en audience privée par le pape en fin de matinée. Il aura également un entretien avec le cardinal Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican et camerlingue.

Selon David Martinon, porte-parole de l'Elysée, ce sera "l'occasion pour le président de redire son respect et son attachement, non à une religion en particulier (...) mais à la question spirituelle, puisqu'il a toujours considéré qu'elle était au coeur de la vie de nos concitoyens, quelle que soit leur confession".

Comme c'est l'usage pour un président de la France, ex-"fille aînée" de l'Eglise, M. Sarkozy sera fait "chanoine d'honneur de Saint-Jean-de-Latran", lors d'une cérémonie qui "a lieu tous les ans depuis Henri IV à peu près à cette date-là", selon M. Martinon.

Président d'une république laïque, Nicolas Sarkozy a plusieurs fois mis en avant son appartenance au catholicisme et qualifié de "déterminante" la part du christianisme dans l'identité nationale française.

Pour autant, l'Eglise catholique n'a pas caché ses réserves à propos de plusieurs points de la politique gouvernementale, notamment l'immigration, les tests ADN et même le travail dominical.

Le président et le pape devraient également aborder la question du voyage de ce dernier en France l'an prochain. Benoît XVI est en effet attendu à Lourdes pendant les célébrations du cent-cinquantenaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, sans doute à l'automne.
L'Elysée souhaiterait que Benoît XVI ajoute un volet officiel à cette "visite pastorale", selon M. Martinon.

A l'issue de sa visite au pape, le président Sarkozy doit rencontrer son homologue italien Giorgio Napolitano.

Il dînera ensuite avec les chefs de gouvernement Romano Prodi, José Luis Rodriguez Zapatero et José Manuel Barroso, président de la commission européenne. Ce dîner à pour objectif de "faire avancer le projet de l'Union méditerranéenne", selon M. Sarkozy.

MM. Prodi et Zapatero avaient accueilli favorablement cette idée, lancée par M. Sarkozy en février 2007 à Toulon, pendant sa campagne électorale.

S'ils se retrouvent sur ce projet, la place qui y serait accordée à la Turquie continue cependant de faire débat entre eux. "C'est dans la perspective de cette réunion qu'il nous faut envisager les relations de l'Europe et de la Turquie", avait prévenu M. Sarkozy, opposé à l'adhésion d'Ankara à l'UE.
MM. Prodi et Barroso sont de leur côté favorables à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Un intéret certain des autorités du Vatican pour le chef de l'Etat français

C’est peu de dire que la visite de Nicolas Sarkozy à Rome, où il devrait rencontrer Benoît XVI jeudi 20 écembre au matin, est attendue par les autorités du Vatican, qui manifestent un intérêt certain pour le chef de l’État français. « Votre président est considéré comme George Bush avant la guerre en Irak, note un vaticaniste italien, Gianni Cardinale, du mensuel 30 Giorni : il a une manière décomplexée de parler de la religion qui tranche avec la tradition française. »


Dernière édition par le Lun 31 Déc 2007 - 10:15, édité 1 fois

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Ven 21 Déc 2007 - 20:13

Sarkozy a été reçu par le pape Benoît XVI. Leurs rapports n’ayant pas toujours été au beau fixe depuis l’élection du président français, comment Sarkozy a-t-il été reçu au Vatican ?


- Côté Vatican, on apprécie, disons à 80%, le président français. On apprécie qu’il se dise catholique, qu’il ait défendu des valeurs conservatrices pendant sa campagne et des valeurs chrétiennes pour la Constitution européenne, qu’il ait des doutes sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, on apprécie aussi son pro-américanisme et son ouverture au monde musulman avec la création du Conseil français du culte musulman. Ce qu’on a mal digéré, en revanche, c’est sa manière d’afficher sa vie privée, ses deux divorces, ses aventures amoureuses, sa façon de traiter la question de l’immigration. Mais la diplomatie du Vatican demeure très pragmatique.

Surtout, ce que le Vatican n’a pas manqué d’apprécier, c’est aussi que Sarkozy vienne retirer, avec tant d’empressement, sa charge de chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran. Les deux présidents français laïcs, Mitterrand et Pompidou, n’étaient jamais venus la retirer. Et les autres, de Gaulle, Giscard et Chirac ne sont pas venus aussi rapidement que Sarkozy après leur élection. Mais là encore, Sarkozy fait les choses très vite. C’est encore une visite éclair, une accumulation d’images choc, pour quel contenu ?
NOUVEL OBS

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LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS AU VATICAN

Message par Joss le Lun 31 Déc 2007 - 9:36

A lire : Les deux discours...Celui de CHIRAC en 1996 et celui de SARKOZY.....comparez et jugez la différence :

VISITE AU SAINT-SIEGE
ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
M. JACQUES CHIRAC, LORS DE L'AUDIENCE ACCORDEE
PAR SA SAINTETE LE PAPE JEAN-PAUL II
(Saint-Siège, 20 janvier 1996)


Très Saint-Père,

C'est avec émotion que je vous ai écouté, et en mesurant l'honneur que Vous faites à la France, et c'est dans cet esprit que je tiens à Vous exprimer ma profonde gratitude pour l'accueil solennel et chaleureux que Vous avez bien voulu me réserver, ainsi qu'à mon épouse, et à ma délégation. Cette visite revêt d'autant plus d'importance à mes yeux qu'elle constitue la première visite d'État au Saint-Siège d'un Président de la République française depuis la visite rendue, en 1959, par le Général de Gaulle, à Sa Sainteté Jean XXIII. Certes, les années écoulées ont vu se nouer d'autres contacts, se tenir d'autres rencontres au sommet entre le Saint-Siège et la France. Vous-même, Très Saint Père, êtes venu à quatre reprises dans notre pays, en visite pastorale. Mais j'ai souhaité resserrer nos liens millénaires, témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien, et manifester mon respectueux attachement à Votre personne.

Très Saint Père,

En septembre prochain, nous célèbrerons, en Votre présence, le 1500è anniversaire du baptême de Clovis qui a été, c'est vrai, vous l'avez mentionné, l'un des actes fondateurs de la France. Cet évènement marquera la force et la richesse du lien tissé au long des siècles entre la France et le Trône de Pierre. "Fille aînée de l'Eglise", la France l'a été par sa fidélité catholique, par son dynamisme missionnaire et aussi, pour reprendre l'expression de Sa Sainteté Jean XXIII, par "l'admirable lignée de Saints" issus de notre sol. Une grande part de notre patrimoine est d'abord l'illustration d'une ferveur religieuse. La récente canonisation de Monseigneur Eugène de Mazenod, les hautes fonctions assumées auprès de Vous par les prélats et les religieux français, l'accueil réservé par mes compatriotes aux messages de Votre Sainteté, sont autant de témoignages de ce lien qui unit la France et le Saint-Siège. Ils attestent la pérennité d'un appel, la réponse à une promesse, une convergence de pensées.
Rencontrant les Français dès le début de Son Pontificat, et tout récemment encore, dans Son adresse aux catholiques de France, Votre Sainteté les exhortait à la fidélité. Fidélité aux engagements personnels. Mais aussi fidélité à l'Église et fidélité à la France, à sa mission, aux principes de dignité, de solidarité humaines hérités de l'Evangile. Ces principes mêmes que la France républicaine s'est efforcée de défendre, chez elle et partout. Il n'est pas, Très Saint-Père, de sujet touchant la vie de l'homme en société que Vous n'ayez abordé à l'occasion des grands textes qui ont jalonné Votre Pontificat. Qu'il s'agisse de la paix, des droits de la personne humaine, de sa liberté, de la famille et de l'éducation, toujours s'expriment Votre vigilance et Votre exigence. Toujours Vous invitez à discerner, dans l'écume et le vacarme des temps, l'homme, sa dignité, son épanouissement, sa vérité. Sans relâche, Vous dénoncez les forces de mort, si présentes dans ce siècle. La guerre, la violence, l'oppression, bien sûr. Mais aussi un certain désespoir, une absence de confiance dans la vie et sa splendeur. Une quête jamais satisfaite des possessions matérielles, un goût pour les succès provisoires, l'éclat trompeur des choses, qui marquent notre temps.

Notre monde change. Il s'est affranchi d'entraves totalitaires que Votre Sainteté, dans Sa Pologne meurtrie, avait personnellement éprouvées et combattues. Mais en même temps se réveillaient les vieux démons, les haines ethniques et religieuses, l'intolérance, le racisme, qui sont aussi des forces de mort. Notre monde a certes gagné en confort, en facilité, mais à quel prix ? Combien de laissés-pour-compte au bord du chemin ? Combien d'hommes et de femmes plongés dans la solitude, l'égoïsme, le désarroi des grandes villes ? Combien d'hommes et de femmes dépossédés de leur travail, de leur entourage, de leur identité, de leur dignité ? Combien de destins laminés ? Combien de peuples au ban de la prospérité ?
Dans les moments de doute, quand la respiration de nos existences se fait plus oppressante, chacun se pose les seules questions qui vaillent : celles des origines et de la fin, de la place de l'homme dans nos sociétés modernes. C'est notamment auprès de l'Eglise, de Son message et de Son guide, dans le secours de la foi, que beaucoup d'hommes cherchent une raison d'espérer, la force de surmonter leurs souffrances. Et c'est auprès de la France, que beaucoup de peuples cherchent conseil et assistance.

A l'occasion, Très Saint-Père, de Votre première visite pastorale dans notre pays, Vous lanciez à ceux des miens nourris de la foi catholique : "France, éducatrice des peuples, es-tu fidèle à ton alliance avec la Sagesse éternelle ?" Oui, Très Saint-Père, la France, sur laquelle comptent tant d'hommes et de femmes de par le monde, veut être fidèle à son héritage, à sa vocation spirituelle et humaine. Elle l'est en Bosnie. Elle l'est au Cambodge. Elle l'est au Moyen-Orient et sur les rives de la Méditerranée, chère aux peuples du Livre. Elle l'est en Afrique, déterminée à aider ce continent à prendre en main sa paix et son destin. Elle l'est en Europe, où elle agit sans relâche pour l'Union de notre vieux continent enfin réconcilié. Elle l'est en mobilisant ses partenaires et en plaidant les causes du désarmement et du développement. Elle l'est enfin chaque fois qu'elle combat pour la justice, la solidarité et l'équité. Ce combat est aussi celui du Saint-Siège. Par le dialogue que l'Eglise de Rome a su nouer avec les autres familles spirituelles ; par les appels pressants à la réconciliation et à la solidarité que lance Votre Sainteté partout où Elle se rend ; à travers les efforts déployés par Votre diplomatie, le Saint-Siège apporte une contribution irremplaçable à la construction d'un monde de paix.
Voilà pourquoi, Très Saint-Père, nos efforts se rejoignent. Voilà pourquoi la France et le Siège Apostolique ont vocation à travailler ensemble, toujours plus étroitement, pour ancrer la justice, la sérénité et la paix dans le cœur des hommes.

Très Saint-Père,

Dans quelques mois, Vous foulerez une nouvelle fois le sol de France. Votre visite pastorale Vous conduira à Auray, à Tours et à Reims. Vous y retrouverez la patrie de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars, dont Vous confiiez récemment combien son exemple Vous avait ému. Vous y mesurerez la vitalité, l'ardeur de l'Église de France, mais aussi l'attachement de l'ensemble des Français à Votre personne. Beaucoup de jeunes Vous accueilleront en "Champion de Dieu" comme disait le Cardinal Marty, avec chaleur et avec enthousiasme.
Profondément encouragé, dans la tâche difficile que m'ont confiée les Français, par l'accueil toujours bienveillant de Votre Sainteté, je forme les voeux les plus fervents pour Sa personne, pour le succès de Sa prochaine visite en France et pour l'accomplissement des desseins de Son pontificat.

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Lun 31 Déc 2007 - 9:45

Discours de NICOLAS SARKOZY dans la Salle de la Signature du Palais du Latran


Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, et si vous le permettez, chers amis,

Permettez-moi d'adresser mes premières paroles au cardinal Ruini, pour le remercier très chaleureusement de la cérémonie qu'il vient de présider. J'ai été sensible aux prières qu'il a bien voulu offrir pour la France et le bonheur de son peuple. Je veux le remercier également pour l'accueil qu'il m'a réservé dans cette cathédrale de Rome, au sein de son chapitre. Je vous serais également reconnaissant, Eminence, de bien vouloir transmettre à sa Sainteté Benoît XVI mes sincères remerciements pour l'ouverture de son palais pontifical qui nous permet de nous retrouver ce soir. L'audience que le Saint Père m'a accordée ce matin a été pour moi un moment d'émotion et de grand intérêt. Je renouvelle au Saint Père l'attachement que je porte à son projet de déplacement en France au deuxième semestre de l'année 2008. En tant que Président de tous les Français, je suis comptable des espoirs que cette perspective suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses. Quelles que soient les étapes de son séjour, Benoît XVI sera le bienvenu en France.


En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant le titre de chanoine d'honneur de cette basilique, qui fut conféré pour la première fois à Henri IV et qui s'est transmis depuis lors à presque tous les chefs d'État français, j'assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre nation à l'Église. C'est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l'Église. Les faits sont là. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet évènement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France et sur la christianisation de l'Europe. A de multiples reprises ensuite, tout au long de son histoire, les souverains français ont eu l'occasion de manifester la profondeur de l'attachement qui les liait à l'Église et aux successeurs de Pierre. Ce fut le cas – de la conquête par Pépin le Bref, des premiers États pontificaux ou de la création auprès du Pape de notre plus ancienne représentation diplomatique.

Au-delà de ces faits historiques, c'est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle, contribution morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée universelle : saint Bernard de Clairvaux, saint Louis, saint Vincent de Paul, sainte Bernadette de Lourdes, sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney, Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld… Contribution littéraire, contribution artistique : de Couperin à Péguy, de Claudel à Bernanos, Vierne, Poulenc, Duruflé, Mauriac ou encore Messiaen. Contribution intellectuelle, si chère à Benoît XVI, Blaise Pascal, Bossuet, Maritain, Emmanuel Mounier, Henri de Lubac, Yves Congar, René Girard… Qu'il me soit permis de mentionner également l'apport déterminant de la France à l'archéologie biblique et ecclésiale, ici à Rome, mais aussi en Terre sainte, ainsi qu'à l'exégèse biblique, avec en particulier l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem.

Je veux évoquer parmi vous ce soir la figure du cardinal Jean-Marie Lustiger qui nous a quittés cet été. Je veux dire que son rayonnement et son influence ont eux aussi très largement dépassé les frontières de la France. J'ai tenu à participer à ses obsèques car aucun Français, je l'affirme, n'est resté indifférent au témoignage de sa vie, à la force de ses écrits, et permettez-moi de le dire,au mystère de sa conversion. Pour moi et pour tous les catholiques, sa disparition a représenté une grande peine. Debout à côté de son cercueil, j'ai vu défilé ses frères dans l'épiscopat et les nombreux prêtres de son diocèse, et j'ai été touché par l'émotion qui se lisait sur le visage de chacun.

Cette profondeur de l'inscription du christianisme dans notre histoire et dans notre culture, se manifeste ici à Rome par la présence jamais interrompue de Français au sein de la Curie et aux responsabilités les plus éminentes. Je veux saluer ce soir le cardinal Etchegaray, le cardinal Poupard, le cardinal Tauran, Monseigneur Mamberti, dont l'action, je n'hésite pas à le dire, honore la France. Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelle Sainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran. Saint-Jean de Latran, ce n'est pas rien, tout de même. C'est la cathédrale du Pape, c'est la " tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde ", c'est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l'Église catholique par ce titre symbolique, c'est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme Et c'est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d'Estaing, comme Jacques Chirac, que je suis venu m'inscrire avec bonheur dans cette tradition.

Tout autant que le baptême de Clovis, la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays. Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905. Je sais que l'interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie,reconnaissons le, cher Max Gallo, une reconstruction rétrospective du passé. C'est surtout par leur sacrifice dans les tranchées de la Grande guerre, par le partage de leurs souffrances, que les prêtres et les religieux de France ont désarmé l'anticléricalisme ; et c'est leur intelligence commune qui a permis à la France et au Saint-Siège de dépasser leurs querelles et de rétablir leurs relations. Pour autant, il n'est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd'hui une liberté : la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de pratiquer une religion et la liberté d'en changer, de religion, la liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, la liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, la liberté de ne pas être discriminé par l'administration en fonction de sa croyance.

La France a beaucoup changé. Les citoyens français ont des convictions plus diverses qu'autrefois. Dès lors la laïcité s'affirme comme une nécessité et oserais-je le dire, une chance. Elle est devenue une condition de la paix civile. Et c'est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l'interdiction des signes ostentatoires à l'école.
Cela étant, la laïcité ne saurait être la négation du passé. La laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d'histoire, de patrimoine, d'art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c'est perdre la signification, c'est affaiblir le ciment de l'identité nationale, c'est dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire. C'est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité, enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j'ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran.

Le temps est désormais venu que, dans un même esprit, les religions, en particulier la religion catholique qui est notre religion majoritaire, et toutes les forces vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l'avenir et non plus seulement les blessures du passé. Je partage l'avis du Pape quand il considère, dans sa dernière encyclique, que l'espérance est l'une des questions les plus importantes de notre temps. Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté tant d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives – que je ne mets évidemment pas sur le même plan - n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence.

Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens à une vie. Ce sont ces petites et ces grandes espérances " qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin " pour reprendre les termes même de l'encyclique du Saint Père. Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de l'être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort. Elles ne savent pas expliquer ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort. Ces questions sont de toutes les civilisations et de toutes les époques et ces questions essentielles n'ont rien perdu de leur pertinence, et je dirais, mais bien au contraire. Les facilités matérielles de plus en plus grandes qui sont celles des pays développés, la frénésie de consommation, l'accumulation de biens, soulignent chaque jour davantage l'aspiration profonde des hommes et des femmes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent.

" Quand les espérances se réalisent, poursuit Benoît XVI, il apparaît clairement qu'en réalité, ce n'est pas la totalité. Il paraît évident que l'homme a besoin d'une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d'infini, quelque chose qui sera toujours ce qu'il ne peut jamais atteindre. Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu'on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d'espérance ". Ou encore, comme l'écrivit Héraclite, " Si l'on n'espère pas l'inespérable, et bien, on ne le reconnaîtra pas ". Ma conviction profonde, dont j'ai fait part notamment dans ce livre d'entretiens que j'ai publié sur la République, les religions et l'espérance, c'est que la frontière entre la foi et la non croyance n'est pas et ne sera jamais entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, parce qu'elle traverse en vérité chacun de nous. Même celui qui affirme ne pas croire ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. Le fait spirituel, c'est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c'est la réponse des religieux à cette aspiration fondamentale qui existe depuis que l'homme a conscience de sa destinée.

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Joss le Lun 31 Déc 2007 - 9:45

Suite : .......


Or, longtemps la République laïque a sous-estimé l'importance de l'aspiration spirituelle. Même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, elle s'est montrée plus méfiante que bienveillante à l'égard des cultes. Chaque fois qu'elle a fait un pas vers les religions, qu'il s'agisse de la reconnaissance des associations diocésaines, de la question scolaire, des congrégations, elle a donné le sentiment qu'elle agissait, allez, parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement. Ce n'est qu'en 2002 qu'elle a accepté le principe d'un dialogue institutionnel régulier avec l'Église catholique. Qu'il me soit également permis de rappeler les critiques virulentes et injustes dont j'ai été l'objet au moment de la création du Conseil français du culte musulman. Aujourd'hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refusant de reconnaître un caractère cultuel à l'action caritative, en répugnant à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d'enseignement supérieur catholique, en n'accordant aucune valeur aux diplômes de théologie, considérant qu'elle ne doit pas s'intéresser à la formation des ministres du culte.

Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays. Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n'ont pas rendu les Français plus heureux. C'est une évidence. Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite et surtout parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. Comme l'écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l'Europe, " le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l'homme soit la mesure de son action. Ce que l'on sait faire, on peut également le faire ". A terme, le danger est que le critère de l'éthique ne soit plus d'essayer de faire ce que l'on doit faire, mais de faire ce que l'on peut faire. Mais c'est une très grande question.


Dans la République laïque, l'homme politique que je suis n'a pas à décider en fonction de considérations religieuses. Mais il importe que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates. Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions.

C'est pourquoi j'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire d'une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s'agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s'agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d'avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à le leur compliquer. Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l'on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je souhaiterais me tourner vers ceux d'entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce, l'épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m'inspirent vos choix de vie.

Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves. Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c'est la vocation. On n'est pas prêtre à moitié, on l'est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu'on n'est pas non plus Président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l'intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j'allais faire ce que j'ai fait, je l'ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j'ai faits pour réaliser la mienne. Ce que je veux vous dire ce soir, en tant que Président de la République, c'est l'importance que j'attache à ce que vous faites et permettez moi de le dire à ce que vous êtes. Votre contribution à l'action caritative, à la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans la profondeur de la société française, dans une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains, la Communauté de Sant'Egidio qui a une branche en France, toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale et matérielle.

En donnant en France et dans le monde le témoignage d'une vie donnée aux autres et comblée par l'expérience de Dieu, vous créez de l'espérance et vous faites grandir des sentiments nobles. C'est une chance pour notre pays, et le Président que je suis le considère avec beaucoup d'attention. Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. Je veux évoquer la mémoire des moines de Tibhérine et de Monseigneur Pierre Claverie, dont le sacrifice portera un jour des fruits de paix, j'en suis convaincu. L'Europe a trop tourné le dos à la Méditerranée alors même qu'une partie de ses racines y plongent et que les pays riverains de cette mer au croisement d'un grand nombre d'enjeux du monde contemporain. J'ai voulu que la France prenne l'initiative d'une Union de la Méditerranée. Sa situation géographique tout comme son passé et sa culture l'y conduisent naturellement. Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l'état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l'intérêt du Saint-Siège.

Mais ce que j'ai le plus à cœur de vous dire, c'est que dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel tout en étant de plus en plus en quête de sens et d'identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu'on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction c'est qu'ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs et d'espérance. Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, écrivait " La vie attire, comme la joie ". C'est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.

Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et par l'intelligence. C'est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs. La France a besoin de croire à nouveau qu'elle n'a pas à subir l'avenir, parce qu'elle a à le construire. C'est pourquoi elle a besoin du témoignage de ceux qui, portés par une espérance qui les dépasse, se remettent en route chaque matin pour construire un monde plus juste et plus généreux.

J'ai offert ce matin au Saint Père deux éditions originales de Bernanos. Je veux conclure avec lui : " L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait. L'optimisme est une fausse espérance à l'usage des lâches. L'espérance est une vertu, une détermination héroïque de l'âme. La plus haute forme de l'espérance, c'est le désespoir surmonté ". Comme je comprends l'attachement du Pape à ce grand écrivain qu'est Bernanos.

Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.
Je vous remercie.

Source : Le Monde

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LE VOYAGE DU PETIT NICOLAS EN EGYPTE (AVEC CARLA BRUNI)

Message par Joss le Lun 31 Déc 2007 - 14:11

EGYPTE

Un député égyptien voit un "libertin" en Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 31.12.2007 | 12:38

Demandant au président du Parlement si le président partageait la même chambre que Carla Bruni, il a estimé le comportement du visiteur inacceptable, dans le pays qui abrite la plus haute instance de l'Islam sunnite.


Gamal Zahran, un député égyptien indépendant, a protesté, vendredi 28 décembre, contre la visite en Egypte de Nicolas Sarkozy en compagnie de sa compagne Carla Bruni, estimant que "le pays qui abrite al-Azhar" aurait dû refuser des comportements "libertins".

Le député a présenté une demande formelle au président du Parlement, Fathi Sorour, réclamant des explications officielles du gouvernement sur la visite privée du président français avec son amie, rapporte vendredi le quotidien indépendant al-Doustour.

"Message au monde entier"


"Le régime égyptien a adressé un faux message au monde entier en montrant que le pays qui abrite Al-Azhar (la plus haute instance de l'islam sunnite) accepte des comportements libertins" prohibés par l'islam, indique le député.

"Est-ce que l'amie du président français partageait la même chambre d'hôtel que lui ou avait-elle une chambre séparée?", a-t-il demandé.
Selon lui, le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères "devaient se tenir à l'écart de cette visite", en s'abstenant de participer à son organisation "par respect pour les moeurs de notre société et aux préceptes" de l'islam.

Vacances


Nicolas Sarkozy a rencontré vendredi son homologue égyptien Hosni Moubarak dans la station balnéaire de Charm El-Cheikh (sur la mer Rouge) où il se trouvait en vacances. Il avait débuté sa visite privée mardi à Louxor (sud) en compagnie de Carla Bruni.
Le couple avait été photographié pour la première fois le 15 décembre au parc d'attractions Disneyland Paris. Le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy avait été officiellement annoncé le 18 octobre.
Après son séjour privé, le chef de l'Etat français doit se rendre dimanche en visite officielle au Caire.

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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Invité le Lun 31 Déc 2007 - 15:15

Tiens? Il va sur les pas d'Alexandre et de Napoleon. Tu crois qu'il va ramener un souvenir? Genre second obelisque ou une momie? :gnark:
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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Message par Cécile le Lun 31 Déc 2007 - 15:33

Ceux qui écouteront ses "bons" voeux ce soir pourront peut-être le découvrir...:gnark:

Moi, j'oublie toujours d'allumer la télé...
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Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

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