MARTHE ET MARIE

Réseau Solidarité

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Réseau Solidarité

Message par Fée Violine le Ven 12 Oct 2007 - 17:50

"Réseau Solidarité" est une association dont je fais partie depuis plus de 20 ans, et qui fonctionne un peu comme Amnesty ou l'ACAT, mais à propos d'injustices économiques. Il y a beaucoup à faire.
Voici le dernier document que j'ai reçu :




Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous la version e-mail de l'Appel n° 310 du Réseau-Solidarité de Peuples Solidaires : CHINE - Disney se joue des travailleurs

COMMENT AGIR ?

Vous pouvez accéder à cet Appel, le voir en version "pdf" en allant sur notre site à l'adresse :
http://www.peuples-solidaires.org/IMG/pdf/APPEL310_CHINE_PDF.pdf

Vous pouvez télécharger directement la lettre à envoyer en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.peuples-solidaires.org/IMG/rtf/LETTRES_310.rtf

Vous pouvez aussi recopier manuellement ou faire un copier/coller du texte de la lettre situé à la fin de ce message, en l’adaptant à votre style.

Si vous n'êtes pas membre du Réseau-Solidarité, et que vous souhaitez participer à nos prochaines actions ou simplement en savoir plus, cliquez ici :
http://www.peuples-solidaires.org/article204.html


Par E-mail : envoyer un message à : mark.spears@disney.com
Envoyez votre message de solidarité à notre partenaire : sacom@sacom.hk

Appel n° 309 (du 15 septembre au 15 octobre 2007)

CHINE - Disney se joue des travailleurs

"Vous pouvez imaginer, créer et construire l'endroit le plus merveilleux de la terre, il faudra toujours des hommes pour que le rêve devienne réalité"(1). Ainsi parlait Walter Elias Disney, l'homme qui fonda la Walt Disney Company en 1923. Difficile d'imaginer à la lecture de ces mots que ce monde merveilleux puisse résulter de l'exploitation de milliers d'ouvriers dont les droits sont systématiquement bafoués… Et pourtant, cela fait maintenant trois ans que la SACOM (2) , une ONG de défense des droits des travailleurs de Hong Kong, dénonce sans relâche les violations graves dont sont victimes les ouvriers chinois qui fabriquent des jouets pour Disney. Dans un nouveau rapport d'enquête publié en septembre 2007(3), la SACOM révèle ainsi les conditions de travail indécentes auxquelles sont soumis les 800 travailleurs de l'usine de Haowei Toys, un fournisseur de Disney implanté dans le sud du pays, à Shenzhen, et fait une nouvelle fois appel au géant américain pour qu'il accepte enfin d’assumer ses responsabilités.

En décembre 2006, Peuples Solidaires lançait une campagne de lettres et exigeait de la Walt Disney Company qu'elle prenne des mesures afin de s'assurer que ses fournisseurs respectent les droits sociaux de leurs employés. Dix mois plus tard, force est de constater que la situation de ceux qui fabriquent les jouets qui rempliront les étals de nos magasins à Noël cette année encore, ne s’est nullement améliorée. Et pourtant, la multinationale américaine continue de clamer haut et fort son attachement au respect des droits sociaux de ses travailleurs…

Ouvriers exploités

Depuis le 10 septembre 2007, plus de 300 ouvriers de l'usine Haowei Toys protestent jour et nuit devant le Bureau du Travail de Shenzhen pour obtenir le respect de leurs droits sociaux.

Forcés de travailler jusqu'à 15 heures par jour et 28 jours par mois, les employés de cette usine ne sont pas autorisés à prendre de jours de repos pendant les périodes d'activité les plus importantes. Pourtant la loi chinoise prévoit qu'une journée de travail ne doit pas excéder huit heures, et une semaine, cinq jours. Xiao Huang, l'un des ouvriers interrogés par les enquêteurs de la SACOM, explique qu'il a dû travailler plus de 360 heures en décembre 2006, soit plus du double du maximum légal (fixé à 174 heures par mois)(4).

Outre ces cadences infernales auxquelles il est soumis, le personnel de Haowei perçoit des salaires de misère, bien inférieurs à ce que prévoit la loi locale. Les ouvriers sont payés 2,5 yuans de l'heure (23 centimes d'euros), soit seulement 62,5% du salaire minimum légal (5) . Les heures supplémentaires, dont la législation impose qu'elles soient rémunérées entre 150% et 300% du salaire horaire de base (selon qu'elles sont effectuées en semaine, le week-end ou les jours fériés), ne sont rémunérées que 3 yuans par heure (28 centimes d'euros), soit seulement 120% du taux normal. De plus, la direction inflige, en toute illégalité, des amendes totalement arbitraires aux ouvriers qui s'absentent plus de cinq minutes pour aller aux toilettes ou qui refusent d'effectuer des heures supplémentaires (6). Et les salariés ne peuvent avoir recours à leurs contrats de travail pour faire valoir leurs droits puisque les contrats que leur direction les oblige à signer ne mentionnent ni le salaire, ni le temps de travail des employés… Même la démission est sanctionnée d'une retenue d'un mois de salaire si elle n'est pas autorisée par la direction.

Dans les ateliers de peinture et d'impression, les conditions de sécurité ne sont pas respectées: les produits chimiques sont manipulés sans protection adéquate et la ventilation est inadaptée. Faute de soins médicaux et de couverture sociale, la santé des ouvriers est sacrifiée. Et les conditions d'hygiène ne sont pas meilleures dans les dortoirs: entassés à 12 dans des pièces humides et sombres de 15 m2, les ouvriers doivent partager un seul sanitaire pour tout un étage, quand celui-ci n'est pas bouché.

Incapacité de Disney à faire respecter son Code de conduite

Les violations graves des droits des travailleurs constatées à Haowei constituent non seulement une transgression de la législation chinoise, mais également du propre Code de conduite de Disney, à travers lequel l'entreprise s'est engagée à "promouvoir et entretenir des pratiques sociales responsables tout au long de sa chaîne d'approvisionnement, et partout dans le monde" (6). Or, les conditions de travail à Haowei reflètent l'échec du système de vérification établi par Disney et son incapacité à répondre efficacement aux entraves à son Code de conduite.

Interrogée sur cette affaire, la direction de Disney a affirmé "prendre très au sérieux les plaintes concernant des conditions de travail abusives". La multinationale a admis que ses propres enquêtes avaient révélé des violations à Haowei, et a ajouté que des mesures seraient prises pour y mettre un terme. Mais s'il est vrai que sous la pression des militants et des médias, certaines améliorations ont pu être constatées à Haowei, notamment en matière de temps de travail, on est encore loin des exigences légales, et le problème crucial des salaires n'a toujours pas été résolu. Les mois de travail ont été ramenés à 26 jours de travail, ce qui reste supérieur aux 20 jours que prévoit la loi. Haowei a également augmenté la rémunération des heures supplémentaires (de 3 à 6 yuan), mais ne distingue toujours pas les heures travaillées la semaine et celles travaillées les week-end et jours fériés. En outre, dans le même temps, les dirigeants de l’usine ont unilatéralement augmenté les frais d'hébergement, qui sont passés de 90 à 200 yuan par mois, alors que les conditions de vie dans les dortoirs ne se sont pas améliorées.

Enfin, la direction d'Haowei a récemment annoncé son intention de délocaliser l'usine à Dongguan, et les ouvriers s'inquiètent du sort qui va leur être réservé…

(1) Citation de Walt Disney sur le site Internet de Disney France: http://www.disney.fr/disneyenfrance/
(2) Students and Scholars Against Corporate Misbehaviour (organisation des étudiants et écoliers contre les mauvaises pratiques professionnelles).
(3) Rapport d’enquête de la SACOM, Septembre 2007, “Haowei Toys brings you... Mickey Mouse: A Survey of Conditions of a Disney Supplier in China”, disponible uniquement en anglais, sur le site de Peuples Solidaires : http://www.peuples-solidaires.org/IMG/pdf/HaoweiTo.pdf
(4) Législation de Shenzhen.
(5) 4,02 yuan (soit 38 centimes d'euros).
(6) De 5 à 10 yuan (soit de 47 à 94 centimes d'euros).
(7) International Labor Standards (ILS) Programme et Code de conduite de Disney, cf. le site Internet de Disney (en anglais): http://corporate.disney.go.com/corporate/intl_labor_standards.html

POUR EN SAVOIR PLUS

La campagne internationale contre Disney

Menée par la SACOM, cette campagne rassemble plusieurs organisations de défense des droits des travailleurs, notamment: United Students against Sweatshops (USAS), Writers Guild of America (WGA), National Labour Committee (NLC), Sweatshop Watch, Clean Clothes Campaign Austria et Peuples Solidaires.
Dans le cadre de cette campagne, la SACOM a publié trois rapports disponibles sur le site internet de Peuples Solidaires (en anglais): www.peuples-solidaires.org/article822.html?recalcul=oui

Dans le cadre de cette troisième année de Campagne, un système de pétition en ligne a été mis en place, qui permettra de recueillir les signatures du plus grand nombre de personnes possible jusqu’en décembre 2007.
Pour signer la pétition, aller sur: www.PetitionOnline.com/wlchan/petition.html

La Clean Clothes Campaign relaie l’Appel de la SACOM au niveau européen.
Site: www.cleanclothes.org

ECRIVEZ !

Par lettre : téléchargez le modèle ci-dessous ou recopiez-le en l’adaptant à votre style.
Envoyez au destinataire, sans oublier d’inscrire vos coordonnées et de signer.
Timbre : 0,85 €

Coupon partenaire : pour que la SACOM ait un aperçu concret des
soutiens sur lesquels elle peut s’appuyer, retournez-nous votre coupon !

Par e-mail : mark.spears@disney.com - Cc : sacom@sacom.hk

Délai de réaction : dès réception, et jusqu’au 25 novembre 2007.

Lettre de protestation:

M. Mark SPEARS
Director, International Labor Standards
Tha Walt Disney Company
500, South Buena Vista Street
Burbank, CA 91521
USA

Dear Mr Spears,

I have been infomed by Peuples Solidaires of the report published by SACOM in September 2007 concerning sweatshop conditions in Haowei Toys, a Disney's suppliers’ plant in Shenzhen.

I am extremely proccupied by the workers’ situation in Haowei, and urge you to:

- compensate workers who have revoked their contracts accordingly with the Shenzhen Regulation;
- immediately pay the workers the basic and overtime wages in arrears plus an economic compensation at 25% of the outstanding amount;
- provide pension and social insurance that are owed to the workers;
- employ the affected workers who will choose to move to Dongguan, and take into account their work seniority.in their contracts.

Sincerely yours,

Message de soutien:

Peuples Solidaires
pour la SACOM
10, quai de Richemont
35000 RENNES

Dear friends of SACOM,

I have been informed by Peuples Solidaires of the campaign you launched against the Walt Disney Company in respect of sweatshop conditions in the Disney's supplier plant Haowei Toys.

I support your action and sent a letter to the International Labor Standards Director of the Walt Disney Company, Mark Spears, requesting that he takes immediate action to implement your demands.

With warm regards,

TRADUCTIONS

Traduction de la lettre de protestation:

Cher Monsieur Spears,

J’ai été informé(e) par Peuples Solidaires de la publication du rapport d’enquête par la SACOM en septembre 2007 concernant les violations des droits des travailleurs chez Haowei Toys, un fournisseur de Disney de Shenzhen.

Je suis extrêmement préoccupé(e) par la situation des employés de Haowei Toys, et vous exhorte à:

- indemniser les travailleurs qui ont révoqué leurs contrats de travail, selon la réglementation de Shenzhen;
- immédiatement verser aux travailleurs les salaires qui leurs sont dus (base et heures supplémentaires), plus une indemnité équivalente à 25% du montant des impayés;
- fournir aux travailleurs la couverture retraite et l’assurance sociale qui leur est due;
- embaucher les travailleurs concernés qui choisiront de déménager à Dongguan, et prendre en compte leur ancienneté dans leurs contrats.

(Salutations)

Traduction du message de soutien :

Chers amis de SACOM,

J’ai été informé(e) par Peuples Solidaires de la campagne que vous avez lancée à l’encontre de la compagnie Disney en ce qui concerne les violations des droits des travailleurs chez son fournisseur Haowei Toys.

Je soutiens votre action et ai envoyé une lettre au Directeur des normes sociales internationales de Disney, Mark Spears, l’exhortant à répondre immédiatement à vos demandes.

(Salutations)



Le Réseau-Solidarité de Peuples Solidaires
10, quai de Richemont
35000 RENNES
Tél.: 02 99 30 60 53
Fax: 02 99 30 39 30
reseau-solidarite@peuples-solidaires.org
www.peuples-solidaires.org
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Re: Réseau Solidarité

Message par Souricet le Sam 20 Oct 2007 - 20:05

C'est comme l'ACAT ?
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Re: Réseau Solidarité

Message par Fée Violine le Lun 22 Oct 2007 - 20:22

c'est un peu le même fonctionnement que l'ACAT : les adhérents envoient des courriers à des chefs d'Etat ou autres responsables, afin que cette masse de courriers les fasse réfléchir.
La différence, c'est que l'ACAR concerne la torture et la peine de mort, et que c'est un mouvement chrétien. Tandis que Réseau Solidarité s'occupe des droits économiques, et ce n'est pas un mouvement chrétien.
Les deux associations sont bien.
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Re: Réseau Solidarité

Message par Souricet le Mar 23 Oct 2007 - 14:22

Et ça marche ?
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Re: Réseau Solidarité

Message par Fée Violine le Mar 23 Oct 2007 - 20:01

Quand un décideur reçoit 2000 lettres ou e-mails sur le même sujet, ça lui montre que l'opinion publique s'intéresse à ce qu'il fait, donc parfois ça l'incite à modifier son comportement. En général, les améliorations prennent du temps. Ça commence par une association locale qui entame une action, puis d'autres associations les aident au niveau international, puis le gouvernement du pays nomme une commission pour étudier le problème etc. Evidemment, on aimerait mieux que ça aille vite, quand il s'agit d'enfants exploités, d'ouvriers intoxiqués, ou de paysans chassés de leurs terres, etc.

Réseau Solidarité travaille avec des associations locales. Quand on écrit aux décideurs, on envoie un double à l'association locale, ce qui leur soutient le moral, et il en faut pour ne pas se décourager devant toutes ces monstrueuses injustices.
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Re: Réseau Solidarité

Message par Fée Violine le Mar 18 Déc 2007 - 7:08

Liberté d’expression et liberté d’association:
G-Star doit briller


Sept défenseurs néerlandais des droits de l’Homme, membres de la Clean Clothes Campaign (CCC), sont injustement poursuivis en justice par la firme indienne FFI, fournisseur de la marque de vêtements G-Star, pour avoir dénoncé les conditions de travail inhumaines de milliers de travailleurs dans les usines de FFI.
Aujourd’hui lundi 17 décembre, des organisations de solidarité internationale, des syndicats et des organisations de consommateurs se mobilisent et protestent à travers le monde afin que cessent ces poursuites et que G-Star agisse pour faire respecter les droits des travailleurs qui fabriquent ses produits.

En 2005, la CCC et l’India Committee of the Netherlands dénonçaient les graves violations des droits humains dont sont victimes les travailleurs des usines de l’entreprise indienne Fibres et Fabrics International (FFI). FFI poursuivait alors en justice six membres de ces organisations ainsi que le fournisseur de service Internet Antenna.

Le 1er décembre 2007, un mandat d’arrêt international a été lancé à l’encontre des 7 militants.

G-Star, marque très prisée des jeunes européens et principal client de FFI a très récemment annoncé le retrait de ses commandes auprès de ce fournisseur.

Le Collectif Ethique sur l’étiquette, branche française de la Clean Clothes Campaign, qui regroupe une quinzaine d’associations de solidarité internationale, de collectivités territoriales, de syndicats, de mouvements de consommateurs et d'éducation populaire et qui oeuvre pour promouvoir le respect des droits de l'Homme au travail dans le monde, salue ce premier pas et appelle les dirigeants de G-Star à prendre leurs responsabilités et à :

- conditionner toute nouvelle commande auprès de FFI au retrait des plaintes déposées et à son engagement dans un dialogue constructif et sincère avec les organisations locales de défenses des droits

- intégrer dans les critères de choix de leurs futurs fournisseurs le respect des droits des travailleurs et notamment de la liberté d’organisation ainsi que le recrutement prioritaire des ouvriers de FFI qui se retrouveraient sans emploi.

ECRIVEZ À G-STAR!

Par E-mail : envoyer un message à : G-STAR-Communications@g-star.com
Par Fax: +31 (0)20 - 567 76 99
Vous pouvez télécharger directement la lettre à envoyer en cliquant sur le lien: http://www.peuples-solidaires.org/IMG/doc/Lettre.doc

Lettre de protestation:

G-Star
Jos van Tilburg
Keienbergweg 100
1101 GH Amsterdam
The Netherlands

Dear Mr. Van Tilburg,

I am pleased that G-Star has announced its intention to sever its business relationship with the Indian manufacturer Fibres and Fabrics International (FFI). I am writing today to ask that you ensure that the workers at FFI do not suffer additional harm as a result of the manufacturer's irresponsible and harmful behaviour.

G-Star must now make good on its promise of ethical treatment of workers by developing a responsible exit strategy that makes the employment of FFI employees its top priority. This can be achieved by diverting FFI orders to factories in the immediate vicinity that are willing to engage in socially responsible production and give priority hiring to FFI workers.

By suppressing the dissemination of information about working conditions, FFI's spurious legal case renders it fundamentally impossible to implement socially responsible sourcing policies in India. As a major brand doing business in India, G-Star should publicly and unequivocally convey that suing unions or labour rights organizations for circulating information on labour rights' violations, thereby restraining their right to freedom of speech and to organize workers, is incompatible with its expectations of suppliers' respect for freedom of association.

Finally, G-Star should make it clear to FFI that new orders can be negotiated if, and only if, FFI withdraws the court cases and enters into a good faith dialogue with the local organizations involved to normalize industrial relations and address outstanding labour issues.

Sincerely,

Traduction de la lettre de protestation:

Cher M. Van Tilburg,

Je me réjouis de l’annonce faite par G-Star de son intention de rompre ses relations commerciales avec le fabricant indien Fibres and Fabrics International (FFI). Je vous écris aujourd’hui pour vous demander de vous assurer que les travailleurs de FFI ne souffrent pas davantage du comportement irresponsable et dommageable de leur employeur.

G-Star doit maintenant respecter son engagement à se comporter avec ses travailleurs de manière éthique, en mettant en place une stratégie de retrait responsable, qui permette le recrutement prioritaire des ouvriers de FFI. Cet objectif peut être atteint en dirigeant vos commandes vers d’autres usines de la région, prêtes à s’engager dans une fabrication socialement responsable et à embaucher en priorité les ouvriers de FFI qui se retrouveraient sans emploi.

En entravant la diffusion de l’information sur les conditions de travail, les poursuites judiciaires infondées engagées par FFI rendent fondamentalement impossible la mise en place de politiques d’approvisionnement socialement responsables en Inde. En tant que marque connue s’approvisionnant en Inde, G-Star doit montrer publiquement et de manière claire que poursuivre des syndicats ou des organisations des défense des droits des travailleurs en justice, pour les empêcher d’informer sur des violations des droits des travailleurs dont ils témoignent, et entraver ainsi leurs libertés d’expression et d’association, est un attitude incompatible avec ses exigences de respect, par ses fournisseurs, de la liberté d’association.

Enfin, G-Star doit signifier clairement à FFI que de nouvelles commandes pourront être négociées, si, et seulement si, FFI retire ses plaintes et s’engage dans un véritable dialogue avec les organisations locales qui oeuvrent pour la réglementation des relations industrielles et l’amélioration des conditions de travail.

(Salutations)

POUR EN SAVOIR PLUS:

- Le Rapport de l'India Committee of the Netherlands, dans lequel l'ONG néerlandaise dénonce les violations des droits des travailleurs chez FFI, est disponible, uniquement en anglais, sur: www.cleanclothes.org/news/07-07-16.htm)
Voir également le site de l'ICN: www.indianet.nl/english.html

- Voir également le site du Collectif Ethique sur l'étiquette:
www.ethique-sur-etiquette.org/

- Présente dans 11 pays européens, la Clean Clothes Campaign regroupe plusieurs centaines d’organisations oeuvrant à l’amélioration des conditions de travail dans l’industrie de l’habillement et au renforcement des capacités des travailleurs.
Voir également le site de la CCC: www.cleanclothes.org/

- Voir le site de Peuples Solidaires: www.peuples-solidaires.org

Le Réseau-Solidarité de Peuples Solidaires
10, quai de Richemont
35000 RENNES
Tél.: 02 99 30 60 53
Fax: 02 99 30 39 30
reseau-solidarite@peuples-solidaires.org
www.peuples-solidaires.org
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Re: Réseau Solidarité

Message par Fée Violine le Mer 23 Jan 2008 - 19:26

Appel n° 313 (du 26 décembre 2007 au 28 février 2008)

BRÉSIL - Le combat des cueilleuses de babassu

Au Nord du Brésil, en bordure de la forêt amazonienne, la survie de centaines de milliers de femmes et de leurs familles est menacée par de grands exploitants qui entravent leur accès à la ressource naturelle qu'elles utilisent depuis plusieurs générations, un palmier indigène appelé "babassu". Cet arbre, qui recouvre 18 millions d'hectares dans cette région du Brésil, et dont les noix sont utilisées pour fabriquer de nombreux produits comme l'huile, le savon ou encore la farine, a permis aux familles pauvres de la région de subvenir à leurs besoins pendant de nombreuses années. On estime qu'encore aujourd'hui, elles sont 400 000 à survivre en récoltant, cassant et vendant des noix de babassu. Elles sont appelées les "quebraderas” (briseuses de babassu). Mais depuis la seconde moitié du siècle dernier, lorsque les grands propriétaires terriens ont commencé à expulser les fermiers pauvres et leurs familles, dont la plupart ne pouvaient prouver que les terres qu'ils cultivaient depuis des décennies leur appartenaient, l'accès de ces femmes à cette ressource n'a cessé d'être menacé.

"Le palmier est une ressource indigène. Les grands propriétaires terriens n'achètent pas de babassu. Ils ne s'intéressent qu'au terrain", explique Antonia Vieria de Sousa, une cueilleuse de noix de quarante ans. Sa collègue, Domingas Fátima Freitas, de la communauté Jatobá dans l'Etat de Piauí, explique les implications de l'incinération du babassu : "Tout le monde est au chômage dans les endroits où l'on incinère les noix de babassu dans leur totalité. Seules six personnes engagées pour les récolter et les brûler ont du travail. Les femmes sont en train de se ruiner. Si les compagnies continuent à brûler le babassu, les femmes vont cesser d'être des briseuses de babassu et redeviendront de simples employées comme dans le passé. À cette époque, nous passions six heures à récolter 10 kg de babassu. Nous devions en donner cinq kilos au propriétaire du terrain pour gagner 26 dollars à la fin de la journée. À quoi ressemblera la forêt dans quelques années si les compagnies récupèrent toutes les coquilles de babassu pour les brûler ? Nous savons que nous devons préserver le babassu pour en vivre. Ça, les grandes compagnies s'en fichent".

Le mouvement des briseuses de babassu

Elles sont des centaines de milliers, dans les États de Maranhão, Piauí, Tocantins et Pará, à vivre sur de petites parcelles de terre et à se battre pour nourrir leur famille. Avec les noix de babassu, elles fabriquent de l'huile, du savon, de la farine, du charbon, des toits, des paniers, des éventails et d'autres objets d'artisanat local. Mais depuis quelques années, le babassu n'est plus une source de revenu accessible et abondante. La majorité des palmiers se trouvent en effet sur des terres privées et les femmes n'ont actuellement accès qu'à la moitié des noix qu'elles récoltaient auparavant. Leur commerce est devenu précaire et leur futur incertain.

Encouragés par des pratiques gouvernementales injustes, les nouveaux propriétaires terriens arrachent les palmiers, pour y élever du bétail. En outre, ces dernières années, avec le développement de l'agrobusiness, de nouvelles menaces sont apparues, comme l'élimination des arbres babassu en faveur de la culture du soja ou de la production d'agro carburants. L'intérêt que l'industrie de la métallurgie porte aux coquilles de noix comme combustible végétal augmente également la demande de cette précieuse ressource naturelle. Or, l'incinération de la noix dans sa totalité restreint et empêche d'autres utilisations essentielles, comme la transformation en huile, savon ou farine. Et comme les coquilles ont désormais plus de valeur que la noix, les femmes sont, une fois de plus, écartées du marché.

Après des années de conflit entre les fermiers et les grands propriétaires, les femmes ont toutefois osé se battre pour le babassu. Elles ont fondé des organisations qui représentent leurs intérêts, améliorent leurs conditions de travail et commercialisent leurs produits. Elles se sont également organisées pour lutter contre la pauvreté et défendre leurs droits. Ainsi, au début des années 90, elles ont organisé la première réunion interétatique de cueilleuses de noix de babassu et en 2001, elles ont créé le Mouvement interétatique des briseuses de babassu (1). L'objectif de ce mouvement a d'abord été de reconnaître politiquement le travail des noix de babassu comme une activité économique à part entière, et en même temps, comme une source de pouvoir politique et personnel pour les femmes, ainsi qu'une lutte pour la protection de l'environnement. Aujourd'hui, en essayant de protéger ces arbres, ce mouvement défend le droit de ces femmes à vivre sur la terre de leurs ancêtres et par extension, leur droit à l'alimentation.

Une loi pour protéger le babassu

Ces cinq dernières années, des avancées ont ainsi été obtenues. Les femmes ont trouvé un moyen de contrer juridiquement les pratiques des grands propriétaires terriens, notamment par l'adoption d'une loi pour protéger le babassu. Cette loi permet aux cueilleuses de babassu d'accéder librement aux palmiers, même s'ils se trouvent dans une propriété privée. Elle garantit aux briseuses le droit d'utiliser librement ces noix pour nourrir leur famille et contribuer à l'économie de la communauté. Cette loi garantit également la préservation de l'arbre babassu, en interdisant la déforestation, l'utilisation de pesticides et l'exploitation de cultures qui lui sont néfastes. Cette loi est actuellement en vigueur dans 13 municipalités, dans trois des cinq États où pousse la babassu (Maranhão, Tocantins et Pará). Mais, faute d'accord au niveau national, elle ne garantit pas suffisamment sa protection. Ce que réclament les briseuses de babassu brésiliennes, c'est donc que cette loi soit garantie dans toutes les municipalités et dans tous les États concernés, par le biais d'une législation nationale. Une proposition de loi nationale a été présentée au Congrès. Soutenez les briseuses de babassu en demandant aux autorités brésiliennes son adoption.

(1) Movimiento Interestadual das Quebraderas de Coco Babaçu (MIQCB)

POUR EN SAVOIR PLUS

Appel réalisé en lien avec:
ActionAid Brésil
www.actionaid.org.br dans le cadre de la campagne HungerFree.

Rosana Heringer en France:
Coordinatrice du programme «droits des femmes» chez ActionAid Brésil, Rosana nous a rendu visite en novembre dernier, à l'occasion de la Semaine de la solidarité internationale, et a effectué une tournée qui lui a permis de rencontrer différents groupes locaux de Peuples Solidaires.

Movimiento Interestadual das Quebraderas de Coco Babaçu (MIQCB) :
www.miqcb.org.br


Cet Appel urgent a été réalisé, dans le cadre du programme “Droit au développement pour tous” du CRID, avec l'aide financière de l'Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité du CRID et de Peuples Solidaires et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position du ministère des Affaires étrangères français ou de l'Union européenne.

ÉCRIVEZ!

Par lettre : téléchargez le modèle sur notre site: http://www.peuples-solidaires.org/IMG/rtf/LETTRE_313.rtf
Envoyez au destinataire, sans oublier d'inscrire vos coordonnées et de signer. Timbre : 0,85 €
Lettre de soutien : pour que le MIQCB ait un aperçu concret des soutiens sur lesquels il peut s'appuyer, retournez-lui votre coupon !
E-mail : Envoyez une lettre par e-mail: http://www.peuples-solidaires.org/rubrique165.html
Délai de réaction : dès réception, et jusqu'au 28 février 2008.

LETTRE DE PROTESTATION:

Sr. Arlindo Chinaglia
Presidente, Câmara dos Deputados, Congresso Nacional
Gabinete 706 - Anexo IV
Praça dos Três Poderes
Brasília - DF
BRAZIL

Sr. Arlindo Chinaglia,
Estoy escrevendo para solicitar a imediata discussão e aprovação da lei destinada à proteção das palmeiras de babaçu no Brasil e à proteção dos trabalhadores e das trabalhadoras, na sua maioria mulheres, que colhem e quebram o coco babaçu para garantir sua sobrevivência. Trata-se do projeto de lei numero 231/2007, referente à chamada Lei do Babaçu Livre, apresentado pelo Deputado Domingos Dutra (PT/MA).
Eu apóio os esforços do Movimento Interestadual de Quebradeiras de Coco Babaçu (MIQCB), que luta ha muitos anos pela proteção das palmeiras e pelo seu direito ao trabalho.Espero que o Congresso Nacional brasileiro dê prioridade à discussão e aprovação desta lei que vai beneficiar 400.000 mulheres nas regiões Norte do Brasil.
Atenciosamente,

LETTRE DE SOUTIEN:

MIQCB
Rua Nascimiento de Moraes, 437
São Francisco - São Luis
CEP 65076-320
MA BRAZIL

Estimadas companheiras da MIQCB,
Escrevi à Arlindo Chinaglia, Presidente da Câmara dos Deputados do Brasil, para solicitar a imediata discussão e aprovação da lei destinada à proteção das palmeiras de babaçu no Brasil e à proteção dos trabalhadores e das trabalhadoras.
Eu apóio os esforços do Movimento Interestadual de Quebradeiras de Coco Babaçu (MIQCB), que luta ha muitos anos pela proteção das palmeiras e pelo seu direito ao trabalho.
Em solidaridariedade,

TRADUCTIONS:

Lettre de protestation:
Cher Mr. Chinaglia,
Je vous écris pour vous demander de discuter et approuver immédiatement la législation pour la protection des palmiers babassu au Brésil et la protection des travailleurs, en majorité des femmes, qui récoltent et brisent les noix de babassu pour assurer leur survie. Il s’agit de la proposition de loi numéro 231/2007, appellée “Loi sur le babassu libre”, actuellement présentée par le député Domingos Dutra (PT/MA).
Je soutiens les luttes du Mouvement interétatique des briseuses de babassu (MIQCB), qui demande la protection des palmiers et le respect de leur droit au travail depuis de nombreuses années. Nous espérons que le Congrès brésilien donnera priorité à la discussion et à l’approbation de cette législation qui bénéficiera à 400 000 femmes dans le Nord du Brésil. (Salutations)

Lettre de soutien:
Chères amies du MIQCB,
J’ai écrit à Arlindo Chinaglia, président de la Chambre des députés brésilienne, pour lui demander de discuter et approuver immédiatement la législation pour la protection des palmiers babassu et la protection des briseuses de babassu au Brésil.
Je soutiens les luttes du Mouvement interétatique des briseuses de babassu (MIQCB), qui demande la protection des palmiers et le respect de leur droit au travail depuis de nombreuses années. (Salutations)




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Message par Joss le Mer 23 Jan 2008 - 20:33

Il y a environ deux millions d'enfants e France, qui ne mangent pas à leur faim...... sad
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