MARTHE ET MARIE

RECHAUFEMENT CLIMATIQUE

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Re: RECHAUFEMENT CLIMATIQUE

Message par Invité le Jeu 20 Déc 2007 - 0:40

Le fait est qu'il y a des intérêts économiques derrière le protocole de Tokyo qui peuvent le rendre douteux car la France y trouve son compte en s'en servant pour vendre sa technologie "propre" telles qu'éoliennes et notre nucléaire.

De plus, il y a eu l'affaire du CFC à la fin des années 80 mais j'y reviendrai un autre jour...
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BENOÎT XVI DÉNONCE CONFLITS ET L'EXPLOITATION DE LA PLANETE

Message par Joss le Mer 26 Déc 2007 - 16:24

BENOÎT XVI DÉNONCE LES CONFLITS ET L'EXPLOITATION DE LA PLANÈTE

LE MONDE | 26.12.07

Des milliers de fidèles étaient réunis, mardi 25 décembre, place Saint-Pierre à Rome où le pape Benoît XVI est apparu pour prononcer, depuis la loggia centrale de la basilique, le traditionnel message de Noël "à la ville et au monde" (urbi et orbi). A son inquiétude devant la montée des conflits, le pape, qui semblait fatigué, a ajouté une dénonciation de l'exploitation des ressources de la planète. Un thème assez rare dans l'enseignement des papes, auquel Benoît XVI donne un éclat particulier.

Il a déploré, d'abord, l'accroissement des tensions ethniques, religieuses et politiques, "qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays et enveniment les relations internationales". Sans entrer dans le détail de chacune des crises mondiales, il a cité les conflits africains, celui des "terres déchirées" du Darfour, de la Somalie, de la République démocratique du Congo (RDC), et celui qui oppose l'Erythrée et l'Ethiopie. Puis, inlassablement, il a repris ses suppliques de paix au Proche-Orient, au Liban, en Irak et en Afghanistan.

Les victimes de ces conflits, comme du terrorisme et d'autres violences également évoquées, sont "les franges les plus vulnérables" de la société : enfants, femmes, vieillards.

Avec des accents pathétiques, le pape a dénoncé les souffrances inouïes "infligées à des populations entières". Et, une fois de plus, il a exhorté les dirigeants de la planète à la "sagesse et (au) courage pour trouver des solutions humaines, justes et durables".


Noël est donc la "consolation", résume le chef de l'Eglise catholique, de ceux qui se trouvent "dans les ténèbres de la guerre". Puis dans les ténèbres de la misère et de l'injustice : ceux à qui est refusée l'aspiration à "une existence plus sûre, à la santé, à l'éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l'abri de conditions qui offensent la dignité humaine". Benoît XVI s'est montré anxieux devant le nombre croissant des populations migrantes, réfugiées et déplacées.

CATASTROPHES NATURELLES

Enfin, le chapitre "environnemental". Le pape a évoqué les catastrophes naturelles et les "désastres écologiques". Avec retard par rapport aux Eglises protestantes et orthodoxes - plus
précoces, dans leur théologie et leur action, sur le thème de la "sauvegarde de la Création" -, l'Eglise catholique intègre désormais le respect de l'environnement dans son magistère officiel. Benoît XVI est un pape "vert".

Dans son message, publié à la mi-décembre, en vue de la Journée de la paix 2008 (que l'Eglise célèbre chaque 1er janvier), il avait déjà fait sienne cette question de l'équilibre écologique de la planète, réclamant des expertises et des mesures " prudentes" et "sans précipitation idéologique". A la messe de minuit de Noël, lundi soir 24 décembre, il avait dénoncé avec vigueur "l'utilisation abusive des ressources de la planète et leur exploitation égoïste".

Plus familier de ce thème, Mgr Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef de l'Eglise anglicane, a lui aussi consacré son message de Noël à un plaidoyer en faveur de l'écologie et dénoncé "l'avidité des hommes" menaçant le fragile équilibre de la Terre.

Retransmis dans une soixantaine de pays, le message de Noël de Benoît XVI a été suivi de salutations en soixante-trois langues.

Henri Tincq



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Re: RECHAUFEMENT CLIMATIQUE

Message par Joss le Mer 21 Mai 2008 - 7:51

Comme toujours, un excellent reportage, hier, sur ARTE


Changements climatiques : une menace pour la paix




Mardi 20 mai à 21h00
Thema : Les guerres du climat


De la mer de Barents au lac Tchad, du Bangladesh au pôle Nord, enquête sur les possibles conflits à venir. Un remarquable travail prospectif.

C'est désormais une évidence : la Terre se réchauffe et les changements climatiques vont au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte. Avec un ou deux degrés de plus, notre planète, déjà surchauffée par les émissions de gaz à effet de serre, risque de s'embraser. Cette vision d'apocalypse, programmée pour les décennies à venir, n'appartient plus aux seuls écologistes. Désormais, les scientifiques, les politiques et même les militaires - généralement plus prudents - le reconnaissent : les changements climatiques menacent la paix mondiale.

Au Nord, ce sont d'abord nos conforts et nos économies qui vont souffrir ; au Sud, ce sont les populations qui devront fuir leurs territoires devenus invivables. Mais cette frontière nord-sud n'est plus uniquement géographique : elle traverse désormais les pays développés comme les pays émergents. Un peu partout, ces changements vont
aggraver les inégalités, les injustices et la fracture sociale...

Cette crise annoncée n'épargnera personne. Elle s'impose déjà comme un défi global à toute l'humanité. Des gisements de gaz en mer de Barents aux rives érodées du Bangladesh, de l'académie militaire américaine de West Point aux inondations qui menacent le sud de la France, "Thema" fait un tour du monde des lignes de fracture, ponctué par les interventions de quelques grands experts internationaux (Peter Schwartz, auteur du rapport secret du Pentagone sur le réchauffement climatique, le journaliste Hervé Kempf, le philosophe Yves Paccalet, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine...).


L'effet de serre



La plus grande partie de l'énergie solaire traverse directement l'atmosphère pour réchauffer la surface terrestre.
Pour ne pas que la température sur terre soit trop élevée, la terre doit se débarrasser de cette énergie. Cette chaleur se reflète dans l'espace sous forme de rayons infrarouges. Ce rayonnement d'énergie est en grande partie absorbé par la vapeur d'eau et les gaz à effet de serre naturellement présents dans l'atmosphère.
Ce processus d'absorption permet de conserver une partie de la chaleur du soleil et empêche la diffusion totale de la chaleur dans l'espace. Sans ce processus, notre planète serait froide et morte. Par contre, si la concentration des gaz à effet de serre est trop élevée, ce processus est perturbé, la chaleur ne peut plus être diffusée et la planète se
réchauffe. Une augmentation de seulement 2 % suffirait à perturber entièrement notre système climatique.

Les gaz à effet de serre (GES)

  • Les vapeurs d'eau (H2O) proviennent de la respiration, la transpiration et l'évaporation.
  • Le dioxyde de carbone (CO2) est également un produit de la respiration des animaux, mais aussi de celle des plantes, de la combustion et de la décomposition de certaines matières.
  • Le méthane (CH4) provient des marécages, des rizières, de la digestion des animaux, de l'extraction des combustibles fossiles et de la décomposition des ordures.
  • L'oxyde nitreux (N2O) se dégage naturellement des sols et des océans. L'utilisation d'engrais agricoles et azotés, la combustion de matière organique et de combustibles fossiles ainsi que la production de nylon rendent l'homme responsable de l'augmentation de la concentration de ce gaz dans l'atmosphère.
  • L'ozone (O3) est aussi un gaz naturel. La lumière solaire réagissant avec les polluants d'origine humaine est la cause d'une concentration élevée d'ozone.
  • Les halocarbures sont le produit d'activités industrielles et domestiques comme la réfrigération, la climatisation, l'extinction d'incendies, la fabrication de mousses plastiques, la production de solvants et d'aérosols. Ce sont des composés chimiques contenant du carbone et des halogènes comme le chlore, le brome, l'iode et le fluor. Ils regroupent toutes les substances appauvrissant la couche d'ozone (SACO), soit les chlorofluorocarbures (CFC), les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), les bromofluorocarbures , le
    méthylchloroforme (1,1,1-trichloroéthane), le tétrachlorométhane (CCl4) et le bromure de méthyle (CH3Br) ainsi que les hydrofluorocarbures (HFC) et les perfluorocarbures (PFC).
Les conséquences de l'effet de serre

Pour plus d'informations, consultez la visite guidée du site United Nations Framework Convention on Climate Change
Evolution jusqu'en 2100

Estimations de l'évolution des températures et des précipitations si nous n'agissons pas contre le réchauffement climatique.

Evolution mondiale des températures de 1900 à aujourd'hui

Evolution estimée des températures en Europe jusqu'en 2100

Températures maximales estimées en Europe jusqu'en 2100 :


Si nous n'agissons pas contre le réchauffement climatique, les températures augmenteront de 4°C à 5°C presque partout en Europe. En France et en Allemagne, les maximales pourront atteindre des pics de températures de 50°C et plus, alors qu'aujourd'hui les maximales enregistrées se situent vers 43°C. Dans le sud de l'Europe,
les températures dépasseront aussi de loin les 40°C, mais la hausse est atténuée par l'océan/la mer.

Dans l'Atlantique nord, nous observons un refroidissement qui s'explique par l'affaiblissement du Gulf Stream qui apporte moins de chaleur des tropiques vers l'Europe du Nord. Cela atténue l'effet de réchauffement sur les côtes en Europe de l'Ouest. Mais il y a tout de même un réchauffement de 3°C, ce qui est beaucoup plus que la nature pourrait produire par elle-même.

Précipitations hivernales estimées en Europe jusqu'en 2100
rouge: sensiblement moins de précipitations dans le sud de l'Europe. La sécheresse sera de plus en plus marquée. A long terme, le Sahara s'étendra jusqu'à l'autre côté de la Méditerranée.

bleu: sensiblement plus de précipitations hivernales en Europe du Nord.

Précipitations estivales estimées en Europe jusqu'en 2100
jaune/rouge: encore moins de précipitations estivales en Europe du Sud
qu'aujourd'hui, mais aussi sensiblement moins de précipitations en Europe centrale et en Europe de l'Est.

© Graphiques avec l'aimable autorisation de Prof Modjib Latif, climatologue à l'institut d'océanographie de l'université de Kiel (Allemagne).

Petit glossaire sur la climatologie




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BENOIT XVI «RÉVEILLER LES CONSCIENCES»

Message par Joss le Jeu 24 Juil 2008 - 11:43



Pour son premier grand discours des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), Benoît XVI a prêché une vigoureuse charge contre la société de consommation. «Notre monde en a assez de l'avidité, de l'exploitation et de la division», des «fausses idoles», des «réponses hypocrites» et «des fausses promesses», a lancé le pape à la foule des 150.000 jeunes catholiques qui s'étaient massés sur le port de Sydney pour l'écouter. Le chef de l'Eglise catholique a appelé les jeunes à ne pas se laisser séduire par ceux qui voient en eux «de simples consommateurs» dans une société «où le choix en lui-même devient le bien, la nouveauté se fait passer pour beauté, l'expérience subjective remplace la vérité».

Une société apôtre de la consommation qui a ravagé la planète, a fustigé le pape, qui confiait, à bord de l'avion le menant à Sydney, souhaiter «réveiller les consciences» pour relever le «grand défi» de la défense de l'environnement. [url=http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/18/01003-20080418ARTFIG00658-benoit-xvi-pour-une-plus-grande-solidarite-mondiale.php]Le Saint-Père qui avait manifesté une préoccupation écologique similaire à la tribune de l'ONU en avril dernier
, a exhorté les générations futures à protéger la Terre qui porte les «plaies de l'érosion, la déforestation, le gaspillage des ressources minérales et marines entrepris pour alimenter un esprit de consommation insatiable». Emu, le chef de l'Eglise a évoqué «le miroitement de la Méditerranée, la magnificence du désert nord-africain, la forêt luxuriante d'Asie».
LE FIGARO


Notre horizon s'arrêterait en 2029, l'année du grand krach écologique :

- Le front climatique,
- Le front énergétique,
- Le front démographique,
vont se télescoper exactement à la même date.

.....Prophétise Geneviève FERONE, récemment bombardée Directrice du développement durable du groupe Véolia Environnement.
Et c'est vrai que la maison Terre brûle. Réchauffement climatique, assèchement des nappes phréatiques, tarissement des sources d'énergies renouvelables, récession économique pourrissent notre orange bleue pressée jusu'à la dernière goutte.......de petrole.

MARIANNE Dossier "Ces lobbys qui menacent la planète"
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2261/articles/a368223-.html


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CLIMAT : LA BOMBE À RETARDEMENT DU MÉTHANE EST ENCLENCHÉE

Message par Joss le Jeu 16 Oct 2008 - 15:58

CLIMAT : LA BOMBE À RETARDEMENT DU MÉTHANE EST ENCLENCHÉE

Les scientifiques ont découvert la preuve que les fonds marins de l’Arctique commencent à libérer dans l’atmosphère des millions de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont pu observer le bouillonnement provoqué par le gaz à la surface de la mer.


Par Steve Connor, The Independent, 23 septembre 2008

The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers résultats obtenus, qui suggèrent que le gaz méthane contenu dans d’énormes gisements sous-marins en Arctique s’échappe vers la surface en raison du réchauffement et de la disparition des glaces.

Le comportement de ces réserves souterraines de méthane revêt une importance majeure car les scientifiques pensent que leur libération subite dans l’atmosphère a provoqué par le passé une augmentation rapide de la température terrestre, entraînant des bouleversements du climat et même une extinction massive d’espèces. Les scientifiques embarqués à bord d’un bateau scientifique qui a navigué sur toutes les côtes nord de la Russie ont découvert des concentrations intenses de méthane - allant parfois jusqu’à 100 fois les niveaux habituels - sur plusieurs zones, couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien.

Durant ces derniers jours, les chercheurs ont observé des zones où la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz remontant des « cheminées de méthane » émergeant dans les fonds marins. Ils estiment que la couche de pergélisol sous-marin qui agissait comme un « couvercle », empêchant le gaz d’être libéré, a fondu par endroits et permet au méthane de s’échapper des dépôts qui s’étaient formés avant le dernier âge glaciaire.

CONTREINFO


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UNE MÉTÉO DÉBOUSSOLÉE

Message par Joss le Lun 23 Jan 2012 - 12:25

UNE MÉTÉO DÉBOUSSOLÉE

23 jan

Plusieurs régions dans le centre et le nord de l’Irak font face à une vague de froid anormale en provenance de la Sibérie, le mercure ayant chuté sous -5 degrés dans la nuit de samedi à dimanche, rapporte le correspondant de RIA Novosti à Bagdad. La vie est presque paralysée dans ces régions habituées plutôt aux températures pouvant dépasser les 50 degrés. Les rues de la capitale irakienne sont désertes, et le trafic est très faible. Les villages montagnards des provinces de Sulaymaniyah et de Dahouk (nord) sont en proie à des chutes de neige. A Bagdad, les gens se mettent en quête de kérosène pour leurs fourneaux qui constituent le seul moyen pour combattre le froid dans les maisons. Auparavant, les parents d’écoliers irakiens ont demandé au ministère de l’Education de reporter les examens intermédiaires dans les écoles, dont le début a coïncidé avec l’arrivée des froideurs. Toutefois, les autorités ont rejeté leur demande, en dépit du fait que la plupart des écoles à Bagdad ne sont pas chauffées. Les enfants tremblent de froid dans les classes. Selon le porte-parole du service météorologique irakien Salman al-Asmaï, le froid qui frappe le pays durera encore quinze jours.

http://liesidotorg.wordpress.com/2012/01/23/une-meteo-deboussolee/


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POISSONS ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Message par Joss le Mer 22 Mai 2013 - 17:30



AVEC LE RÉCHAUFFEMENT, LES ESPÈCES MARINES MIGRENT VERS LES PÔLES

Comment plantes et animaux réagissent-ils à la montée de la colonne de mercure ? Afin de retrouver les températures auxquelles ils sont acclimatés, certains se déplacent vers des latitudes plus hautes et plus fraiches, d'autres grimpent en altitude, quand le relief le permet.

Ces migrations climatiques ont déjà été documentées par de nombreux travaux sur la faune et la flore terrestres. Mais, pour les espèces marines, les études restaient jusqu'ici fragmentaires, limitées à des zones géographiques ou des espèces particulières, alors que les océans, qui recouvrent 71 % de la surface de la planète, forment son principal écosystème.

D'où l'intérêt de la synthèse, publiée sur le site de la revue Nature Climate Change, qui décrit " l'empreinte globale du changement climatique sur la vie marine ". Pendant trois ans, une équipe internationale (Australie, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Espagne et Afrique du sud), financée par le National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) américain, a passé au crible 1 735 observations issues de 208 études traitant de 857 espèces marines, qu'il s'agisse de la distribution géographique de ces espèces, de leur abondance, de leur démographie ou de leur cycle biologique.

Une masse de données couvrant l'ensemble des océans – avec toutefois une prédominance des eaux tempérées de l'hémisphère Nord –, sur une durée moyenne d'observation de 41 ans, le suivi s'étendant, dans certains cas, sur plus de trois siècles.

DES DÉLOCALISATIONS RAPIDES

Conclusion principale : poussées par le réchauffement climatique, les espèces marines remontent vers les pôles. Ce résultat général était attendu. Mais les chercheurs ont été surpris par la rapidité de ces "délocalisations" forcées. Le déplacement vers des latitudes plus élevées, au nord comme au sud, s'effectue "à une moyenne de 72 kilomètres par décennie", indique la principale auteure, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), l'agence scientifique nationale d'Australie.

Soit un rythme "considérablement plus rapide que les espèces terrestres, qui montent vers les pôles à une moyenne de 6 kilomètres par décennie". Le constat est d'autant plus saisissant que, si l'océan absorbe plus de 80 % de la chaleur produite par les gaz à effet de serre, les eaux de surface, elles, se réchauffement trois fois moins vite que les milieux terrestres.

La palme de la rapidité dans cette course contre le climat revient au phytoplancton (470 kilomètres par décennie), suivi des poissons "osseux" – c'est-à-dire toutes les poissons à l'exception des raies et des requins, qui sont "cartilagineux" – (277 kilomètres par décennie) et du zooplancton invertébré (142 kilomètres par décennie). En queue de peloton, les crustacées, les mollusques et les algues vivant au fond des mers, qui progressent tout de même de plusieurs dizaines de kilomètres par décennie.

UN CYCLE BIOLOGIQUE PLUS PRÉCOCE

Ce n'est pas tout. Les chercheurs ont aussi évalué l'impact du réchauffement sur le rythme saisonnier de la vie marine. Ils constatent que ce cycle est anticipé de 4 jours en moyenne : en particulier, les efflorescences de phytoplancton se produisent 6 jours plus tôt qu'auparavant, tandis que les larves de poissons apparaissent avec 11 jours d'avance.

Qu'il s'agisse de ce cycle biologique plus précoce, ou du changement d'aire de distribution des espèces, les scientifiques établissent une corrélation directe, pour " 81 à 83 % des observations ", avec la hausse des températures. "Cette étude confirme les séries d'observations réalisées depuis une vingtaine d'années à des échelles régionales, en dressant un état des lieux plus global", commente Philippe Gros, de la direction scientifique de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

"RECONFIGURATION DES ÉCOSYSTÈMES MARINS"

Reste à savoir quel peut être l'impact de ces bouleversements, dans l'espace et dans le temps, sur le milieu marin. "Au sein d'une communauté biologique, toutes les espèces et tous les individus ne réagissent pas de la même façon, décrit Philippe Gros. Leurs relations et leurs interactions – prédation, symbiose, parasitisme... – risquent donc d'être perturbées. Et les communautés déstabilisées. D'autant que la rapidité du changement climatique en cours rend difficile l'adaptation des espèces".

Le réchauffement des océans, ajoute-t-il, a aussi pour effet de renforcer la "stratification" des couches d'eau, et de réduire la quantité d'oxygène disponible pour les espèces marines. Il pourrait en résulter, dans certaines zones océaniques, une chute de la production de phytoplancton – à la base de la chaîne trophique – et, partant, des stocks de poissons.

S'y ajoute un effet collatéral du réchauffement : l'acidification des océans par le dioxyde de carbone d'origine anthropique, qui contrarie la calcification des coquilles des organismes marins. Au final, estiment les auteurs de l'étude, il faut s'attendre à "une reconfiguration des écosystèmes marins et des services qu'ils fournissent".

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/08/10/avec-le-rechauffement-les-especes-marines-migrent-vers-les-poles_3459827_3244.html


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METEO, RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET GULF STREAM

Message par Joss le Ven 24 Mai 2013 - 7:40

MÉTÉO, RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET GULF STREAM

Le mauvais temps: un résultat direct du réchauffement climatique


Le mois de mai, très mauvais au niveau du climat, suscite des questions. D'où vient ce temps inhabituel et est-il dû au réchauffement climatique?

Outre les fortes précipitations, les températures ont également chuté. En ce qui concerne les origines de ce dérèglement météorologique, il faut peut-être chercher dans le grand Nord. "On observe un réchauffement de la mer Arctique et de la Banquise, donc, la Banquise fond beaucoup plus vite que d'habitude et on observe également un changement de circulation", affirme Sébastien Doutreloup, climatologue à l'ULg.


La circulation des masses d'air

La circulation des masses sont un autre facteur potentiel. Il fait chaud à l'Est, en Russie, à l'Ouest, sur l'Atlantique, et nous restons pour notre part coincé au milieu. "Il y a un anticyclone sur l'Atlantique qui bloque complètement les perturbations qui viennent de l'Atlantique mais qui laisse un champ libre pour la descente des dépressions sur l'Europe donc le courant", continue le climatologue. La circulation des courants marins pèse aussi dans la balance.

Le Gulf Stream n'est pas à sa place habituelle

Probablement influencé par les masses d'air et par la fonte des glaces, le Gulf Stream n'est plus à sa place habituelle. "Le Gulf Stream est obligé de passer plus au Sud et donc il envoie les masses d'air beaucoup plus chaudes bien plus au Sud au lieu de les envoyer sur l'Europe." Résultat chez nous: de l'air venu du Nord, chargé d'humidité par son passage au-dessus de la mer, arrive sur des terres plus chaudes, ce qui amène des perturbations et donc des averses. Et ce mauvais temps pourrait se poursuivre dans les semaines qui viennent.
http://www.rtl.be/info/belgique/sectionmeteo/1004642/le-mauvais-temps-un-resultat-direct-du-rechauffement-climatique

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FONTE DES GLACES: LA RUSSIE VA ÉVACUER D'URGENCE SA STATION

Message par Joss le Sam 25 Mai 2013 - 21:02

FONTE DES GLACES: LA RUSSIE VA ÉVACUER D'URGENCE SA STATION POLAIRE

La Russie va évacuer d'urgence sa station polaire installée sur la banquise du Pôle Nord, en raison de la fonte anormale des glaces, a annoncé jeudi le ministère russe des Ressources naturelles et de l'Ecologie dans un communiqué.

Le ministre des Ressources naturelles et de l'Ecologie, Sergueï Donskoï, a ordonné d'"élaborer en trois jours un plan d'évacuation de la station polaire scientifique Severny Polious 40" où se trouvent actuellement 16 personnes, indique le communiqué.

Cette décision s'explique par "un développement anormal de processus naturels dans le bassin Arctique qui a abouti à la destruction des champs de glaces autour de la station", selon la même source.

"La glace se crevasse. Des fissures sont apparues sur la banquise ", a précisé à l'AFP un porte-parole du ministère.

La destruction des glaces "menace non seulement la poursuite des activités de la station et la vie de son personnel, mais aussi l'environnement dans la zone de sa dérive, située non loin de la zone économique du Canada", souligne le communiqué. affraid

L'éventuel recours à un brise-glace afin de déplacer la station sur la Terre du Nord, un archipel russe dans l'océan Arctique, doit notamment être étudié, ajoute-t-il.

Severny Polious 40, la quarantième station polaire russe déployée dans cette région depuis le début de la conquête de l'Arctique par l'URSS en 1937, a été ouverte en octobre 2012 afin notamment de surveiller l'environnement de l'océan Arctique et d'effectuer des observations météorologiques.

VIDÉO :




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TEMPÉRATURE RECORD DE 30° RELÉVÉE AU NIVEAU DU CERCLE ARCTIQ

Message par Joss le Lun 3 Juin 2013 - 20:55


TEMPÉRATURE RECORD DE 30° RELÉVÉE AU NIVEAU DU CERCLE ARCTIQUE

Si le froid et les pluies font la une de l'actualité en France, c'est au contraire la persistance d'un temps sec et chaud qui étonne sur le nord de la Scandinavie où la température atteint facilement les 25°C depuis une quinzaine de jours.

Cette situation s'explique par la présence d'un puissant anticyclone sur le nord de la Scandinavie. Cet anticyclone, alimenté en air doux et sec venu de Russie (il a fait 28°C à Moscou et cette chaleur dure depuis le début du mois de mai avec un excédent de 5°C par rapport aux normales sur tout l'ouest de la Russie), a fait monter le thermomètre à un niveau record au niveau du cercle polaire arctique. On a ainsi relevé 30°C entre le centre de la Norvège, le nord de la Suède jusqu'aux confins de la Russie vendredi et même 32°C hier après-midi.

Des valeurs supérieures de 10 à 15°C aux moyennes saisonnières depuis jeudi dernier

Ainsi à Tanabru, Kevo ou bien encore Nyrud (Norvège), on relevé de 30 à 32°C vendredi et samedi après-midi à Verkhové (Finlande), Gartalnd (Norvège), Padun et Mourmansk (Russie). Ces températures sont exceptionnellement élevées à ces latitudes très septentrionales pour une fin mai.

Alerte aux incendies de forêt

Avec des températures aussi élevées, une alerte aux incendies de forêt a été lancée par les autorités norvégiennes et finlandaises ; un risque d'incendies de forêt attisé par le vent de sud (qui fait office de foëhn) et qui souffle de la Finlande vers les côtes en passant au-dessus des montagnes. Ce vent se réchauffe en passant au-dessus des reliefs où il perd de son humidité, ce qui se traduit par un accroissement du risque d'incendies, d'autant que ce début de printemps s'est montré très sec dans cette partie de la Scandinavie.

Durée du jour maximale

Nous entrons bientôt dans la période de l'année où le soleil ne se couche presque pas au nord du cercle polaire arctique. La combinaison de l'air chaud en altitude (13°C à 1500 mètres) et d'une durée du jours qui croît rapidement explique pourquoi la température est aussi élevée.

http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2013-06-01-00h00/chaleur-exceptionnelle-en-laponie--jusqu-a-30-c-21153.php
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ARCTIQUE ET ANTARCTIQUE : CHALEUR SUR LES PÔLES

Message par Joss le Jeu 27 Juin 2013 - 13:04

ARCTIQUE ET ANTARCTIQUE : CHALEUR SUR LES PÔLES

24/06/2013


Le réchauffement climatique responsable de la fonte des plateformes glaciaires, selon une étude scientifique de la Nasa, conduite par le chercheur français qui travaille en Californie Eric Rignot Photo Dr


Le réchauffement des océans fait fondre les plateformes glaciaires entourant l'Antarctique en profondeur, selon une recherche américaine publiée le 13 juin par la Nasa. Alors que la France et l'Europe connaissent un printemps des plus pluvieux et médiocres, avec des inondations record, en Autriche, en Slovaquie et en République tchèque, il n'a jamais fait aussi chaud  en Laponie, dans l'extrême Nord de l'Europe.

Au Nord comme au Sud, les effets du dérèglement climatique semblent déjà sensibles et les réserves de masse glaciaire de la planète en sont les premières affectées.


31° C au pays du Père Noël, en Laponie


Fin mai, début juin, la Laponie a battu des records de chaleur, avec des températures aux alentours des 29° C, au moment où des régions du globe, bien plus méridionales, comme la France, se plaignaient du froid et de la pluie.  En Norvège, l'institut météorologique national a relevé 29,1°C à la station de Nyrud, coincée entre Russie et Finlande, à plus de 250 kilomètres au nord du Cercle polaire. En Suède, le mercure est monté jusqu'à 28,7°C  à Överkalix, à environ 800 kilomètres au nord de Stockholm, a relevé l'institut météorologique national (SMHI).  En Finlande, la ville d'Inari, située à près de 1.000 kilomètres au nord de la capitale Helsinki, a également connu un record historique pour un mois de mai, avec 28,9°C .  Les météorologues ont qualifié "Cette situation est tout à fait exceptionnelle".

Fonte anormale et accélérée de la banquise du pôle Nord

Quelques jours auparavant, la Russie avait annoncé qu'elle allait évacuer d'urgence en trois jours sa station polaire Severny Polious 40, la quarantième station polaire russe installée sur la banquise du Pôle Nord en octobre 2012 afin, notamment, de surveiller l'environnement de l'océan Arctique et d'effectuer des observations météorologiques t (photo AFP ci-dessus). Motif de la décision: "la fonte anormale des glaces, avec un développement anormal de processus naturels dans le bassin Arctique qui a abouti à la destruction des champs de glaces autour de la station", selon un communiqué du ministère russe des  Ressources naturelles et de l'Ecologie. En clair : la glace se crevasse et des fissures apparaissent sur la banquise.  On ne peut s'empêcher de penser au film d'anticipation "Le jour d'après", qui décrit le monde victime d'une série de cataclysmes météorologiques extrêmes, dûs au réchauffement climatique,  dont le scénario commence justement par un phénomène naturel semblable. Même si cela reste, bien entendu, un film catastrophe de pure fiction.

La fonte des glaces de l'Antarctique au pôle Sud due au réchauffement de l'océan


A l'extrême opposé du globe, en Antarctique, la masse glaciaire se réduit. Le phénomène, déjà repéré par les scientifiques, est attribué principalement  au vêlage d'iceberg : la banquise se fracture et accouche d'un iceberg, en perdant une masse important de sa glace. Pour la première fois, la Nasa a conduit une étude sur toutes les plateformes de glace autour de l'Antarctique, avec des mesures et des images obtenues à partir de satellites et d'avions. Les chercheurs ont analysé les taux de fonte de la base de ces masses glaciaires, prolongements des glaciers flottant sur l'océan qui couvrent une superficie de 1,5 million de kilomètres carrés. On savait déjà que 190 millions de tonnes de glace fondent quotidiennement en Antarctique. La dernière étude de la Nasa, publiée dans la revue Science du 14 juin, révèle que la fonte de la base de ces plateformes glaciaires, différente de la fonte des glaces superficielles, a compté pour 55% de la perte totale de leur masse de 2003 à 2008. Ce qui représente un volume beaucoup plus important que celui qui avait été estimé jusqu'à présent.

L'oeuvre du réchauffement climatique

Les conséquences de cette découverte scientifique sont nombreuses. L'Antarctique contient 60% environ des réserves d'eau douce de la planète et les plateformes étudiées, sorte de barrières naturelles de glace, ralentissent le glissement des glaciers vers l'océan. En fondant, elles perdent de leur efficacité.  L'étude de la Nasa doit permettre d'affiner les modèles sur la circulation océanique en fournissant une meilleure estimation du volume d'eau douce qui provient de la fonte de ces plateformes de glace en se déversant dans la zone côtière de l'Antarctique, et influent sur les courants marins. Elle aide aussi à mieux comprendre le mécanisme de fonte de ces glaces, ce qui permettra de mieux prédire l'impact du réchauffement de l'océan sur la masse glaciaire antarctique et de mieux évaluer sa contribution à la montée du niveau des eaux océaniques.

Enfin, l'étude montre que le phénomène naturel de vêlage d'iceberg n'est plus l'explication prinicipale de la perte de masse glaciaire de l'Antarctique: "Notre étude montre que la fonte de la base des plateformes de glace entourant l'Antarctique y contribue de manière beaucoup plus importante", estime Eric Rignot. Glaciologue, climatologue, spécialiste du changement climatique, le chercheur français qui travaille au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie, ouest), est le principal auteur de ces travaux. En clair, nous dit-il : ça fond, et c'est bien le réchauffement climatique et celui des océans qui en est à l'origine.

Cathy Lafon

►PLUS D'INFO

L'étude de la Nasa, publiée dans Science, 14 juin 2013  : cliquer ICI

L'étude d'Eric Rignot sur la fonte des glaces de l'Antarctique, 13 janvier 2008 : cliquer ICI

Sur l'Antarctique :
cliquer ICI

LIRE AUSSI

Réchauffement climatique. Antarctique : 190 millions de tonnes de glace fondent quotidiennement

Etude de Nature d'octobre 2012 sur la fonte de l'Antarctique : cliquer ICI


http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2013/06/15/climat-le-rechauffement-des-oceans-fait-fondre-les-glaces-de.html


Dernière édition par Joss le Dim 13 Oct 2013 - 13:32, édité 1 fois
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LES AVEUX DE L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE

Message par Joss le Jeu 27 Juin 2013 - 19:37

mercredi 26 juin 2013

BOULEVERSEMENT DU CLIMAT: LES AVEUX DE L’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE

L’Agence internationale de l’énergie estime nécessaire d’appliquer « des mesures de grande ampleur avant 2020 » si l’on veut éviter une inhospitalité dangereusement croissante de la planète. L’IEA fait ses propositions : promotion de l’efficacité énergétique, limitation des centrales à charbon les moins efficaces, réduction des émissions de méthane dans la production gazière et pétrolière, réduction des subventions à la consommation de combustibles fossiles…

C’est le monde à l’envers, un peu comme quand il fait nuit le jour, quand un pyromane veut éteindre un feu, ou quand à la veille de l’été tombent des grêlons gros comme des oeufs !… En ce mois de juin, c’est l’Agence internationale de l’énergie (IEA) (s’occupant avant tout de la sécurité des approvisionnements énergétiques, notamment pétroliers) qui tire la sonnette d’alarme sur la gravité de notre situation climatique, et cela dans une bien surprenante indifférence.

L’IEA a présenté le 10 juin, à Londres,
un rapport spécial demandant de “redéfinir les contours du débat énergie-climat” (Redrawing the energy-climate Map), autrement dit de revoir dare-dare les actions à mettre en place immédiatement pour endiguer la hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Quelques commentaires, souvent inspirés de dépêches d’agences de presse, mettent surtout en valeur les propositions de l’lEA pour “contenir le réchauffement de la planète à 2 degrés”. Avant d’évoquer ses propositions, l’Agence internationale de l’énergie fait des aveux qu’il paraît intéressant de remettre entre toutes les mains citoyennes, y compris celles des plus sceptiques…

« Sur la base des politiques actuelles ou en cours de mise en place, les températures moyennes augmenteront vraisemblablement de 3,6 °C à 5,3 °C »

1er aveu de l’IEA: “
Le monde n’est pas en voie d’atteindre l’objectif fixé par les gouvernements de limiter à 2 degrés Celsius (°C) la hausse à long terme de la température moyenne mondiale (…)  Sur la base des politiques actuelles ou en cours de mise en place, les températures moyennes augmenteront vraisemblablement de 3,6 °C à 5,3 °C par rapport aux niveaux préindustriels, la majeure partie de cette hausse se produisant au cours de ce siècle.”
Sur le long terme, les émissions mondiales de CO2 tendent à nous conduire jusqu'à une hausse moyenne de la température globale de la planète de 5,3°C par rapport à la période pré-industrielle.

Sur le long terme, les émissions mondiales de CO2 tendent à nous conduire jusqu’à une hausse moyenne de la température globale de la planète de 5,3°C par rapport à la période pré-industrielle. Doc OECD

L’Agence internationale de l’énergie nous confirme donc que:

1-
Les négociations internationales engagées depuis des années afin de contenir la hausse à 2 degrés, sont actuellement un échec et le resteront si aucune mesure de réduction n’est réellement en place avant 2020, ou si on attend cette date pour agir.
2-
Nous sommes en train de nous infliger -à nous-mêmes et surtout à nos enfants- en à peine plus d’un siècle (donc à une vitesse géologique grand V) une variation de température moyenne du globe équivalente à celle qui nous sépare de la dernière glaciation, il y a plus de 10 000 ans ! La vraie différence, ce n’est pas 4 ou 5 degrés de chaleur en plus ou en moins, c’est par exemple 1 ou 2 km de glace couvrant les iles britanniques, ou à terme un différentiel de 120 mètres du niveau de la mer…

« Il faut s’attendre à une multiplication et une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes et vagues de chaleur) … Le secteur énergétique n’est pas à l’abri des impacts physiques du changement climatique et doit s’adapter. »

2ème aveu de l’IEA: “Les analyses scientifiques montrent que les effets du changement climatique se font d’ores et déjà sentir, et qu’il faut s’attendre à une multiplication et une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes et vagues de chaleur), ainsi qu’à une hausse des températures mondiales et du niveau des mers.”
Risques des cyclones et tempêtes sur les infrasctructures de gaz et de pétrole. Source IEA

Risques induits par les cyclones et tempêtes sur les infrasctructures de gaz et de pétrole. Source IEA

Entre autre conséquence: “Le secteur énergétique n’est pas à l’abri des impacts physiques du changement climatique et doit s’adapter.” Les “impacts soudains et destructeurs des phénomènes météorologiques extrêmes” sont jugés comme “un risque important pour les centrales et les réseaux électriques, les installations pétrolières et gazières, les parcs éoliens et autres infrastructures.”

« En 2020 les émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie dépasseront de près de 4 Gt équivalent CO2 (éq. CO2) la trajectoire permettant d’atteindre l’objectif des 2 °C. »

3ème aveu de l’IEA: “Les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie ont augmenté de 1,4 % en 2012, pour atteindre le seuil historique de 31,6 gigatonnes (Gt)” (…) “
En dépit des politiques annoncées, en 2020 les émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie dépasseront de près de 4 Gt équivalent CO2 (éq. CO2) la trajectoire permettant d’atteindre l’objectif des 2 °C, ce qui met en lumière l’ampleur du défi auquel nous devons faire face dès à présent.” Et encore, l’Agence internationale attribue aux Etats-Unis une bonne réduction de leurs émissions de CO2 grâce au remplacement d’une partie du charbon par du gaz, mais sans prendre en compte les potentielles émissions de méthane dues à l’extraction du gaz de schiste

« Il est nécessaire de prendre des mesures de grande ampleur avant 2020, date prévue d’entrée en vigueur d’un nouvel accord international sur le climat. »

4ème aveu de l’IEA: “Les actions entreprises au niveau mondial ne sont pas encore suffisantes pour limiter la hausse de la température mondiale à 2°C ». Cependant « cet objectif reste techniquement réalisable, même s’il sera difficile à atteindre ». La condition d’une éventuelle réussite? « Il est nécessaire de prendre des mesures de grande ampleur avant 2020, date prévue d’entrée en vigueur d’un nouvel accord international sur le climat. » Question : Comment aboutir à ces mesures alors qu’aucun pays ne les prévoient à ce jour à l’échelle internationale?

« Le secteur énergétique représente de loin la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, dont il est primordial de limiter le volume. »

5ème aveu de l’IEA : « L’énergie se trouve au cœur même de ce défi : avec plus de 80 % de la consommation mondiale d’énergie basée sur les combustibles fossiles, ce secteur représente près de deux tiers des émissions de gaz à effet de serre. » Confirmation un peu plus loin : « Le secteur énergétique représente de loin la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, dont il est primordial de limiter le volume. » Malgré tout,

«des signes inquiétants indiquent que le problème du changement climatique s’est retrouvé relégué à l’arrière-plan de l’agenda politique, occulté par les préoccupations économiques»

Conséquence : L’IEA veut « remettre cette problématique à l’ordre du jour ». Et elle présente « quatre mesures spécifiques pour le secteur énergétique, applicables aisément et rapidement, sans coûts économiques nets, afin de sauver l’objectif de 2°C pendant que les négociations internationales se poursuivent » pour l’après 2020.

Baptisé « 4 Pour 2°c », le plan de l’Agence internationale de l’Energie se répartit de la manière suivante :

-Adoption de mesures spécifiques en faveur de l’efficacité énergétique (49% des réductions d’émissions). Objectif : réduire les émissions de 1,5 Gt eq. CO2 en 2020, pour un coût d’investissement de 200 milliards de dollars en 2020. Question : des normes suffisent-elles pour que ces mesures soient efficaces dès les prochaines années ?

-Limitation de la construction et de l’utilisation des centrales à charbon les moins efficaces (21 % des réductions d’émissions). Objectif : gagner 640 Mt eq CO2 en 2020. Question : les énergies renouvelables et le gaz permettent-ils cette limitation de consommation de charbon alors que celle-ci est en forte hausse depuis les années 2000 ?

-Diminution des émissions de méthane (CH4) dans la production gazière et pétrolière en amont (18 % des réductions d’émissions). L’IEA indique qu’en 2010, « près de 1,1 Gt éq. CO2 de méthane ont été rejetés dans l’atmosphère par l’industrie gazière et pétrolière en amont. Ces émissions, liées au dégazage et au torchage, sont équivalentes à deux fois la production totale de gaz naturel du Nigéria. » Pour l’IEA, « les technologies nécessaires sont déjà disponibles, à des coûts relativement bas. ». Question : Pourquoi donc avoir attendu pour proposer leur diffusion générale ?

En 2011, les combustibles fossiles ont bénéficié de… 523 milliards de dollars de subventions.

-Accélération de la réduction (partielle) des subventions à la consommation de combustibles fossiles (12 % des réductions d’émissions). Selon l’IEA, « les subventions aux combustibles fossiles se sont élevées à 523 milliards de dollars » en 2011, soit « près de six fois le niveau des aides accordées aux énergies renouvelables ». Actuellement, « 15 % des émissions mondiales de CO2 bénéficient d’une incitation de 110 dollars par tonne sous forme de subvention aux combustibles fossiles », alors que « seuls 8 % sont assujetties à un prix du carbone ». Pour l’IEA, « l’accélération des mesures en faveur d’une diminution partielle des subventions aux combustibles fossiles réduirait les émissions de CO2 de 360 Mt d’ici à 2020 et permettrait la mise en place de politiques d’efficacité énergétique. »

« 5 000 milliards de dollars d’investissements supplémentaires seraient nécessaires après cette date (2020, n.d.l.r.) pour se remettre sur la bonne voie ».

6ème aveu de l’IEA : «
Le report à 2020 de mesures plus radicales relatives au changement climatique aurait un coût : il permettrait certes d’économiser 1 500 milliards de dollars sur les investissements visant à réduire les émissions de carbone d’ici à 2020. Mais 5 000 milliards de dollars d’investissements supplémentaires seraient alors nécessaires après cette date pour se remettre sur la bonne voie. Le report de mesures supplémentaires, ne serait-ce qu’à la fin de la décennie en cours, entraînerait par conséquent des coûts supplémentaires » pour le secteur énergétique et « augmenterait les risques d’arrêt d’actifs énergétiques avant la fin de leur vie économique ».

Bon, on fait quoi maintenant ?
http://dr-petrole-mr-carbone.com/climat-aveux-agence-internationale-energie-mesures-de-grande-ampleur-immediates/


Dernière édition par Joss le Sam 17 Aoû 2013 - 8:12, édité 1 fois
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PLUS D'UN TIERS DES FRANÇAIS SONT CLIMATO-SCEPTIQUES

Message par Joss le Lun 5 Aoû 2013 - 18:10

PLUS D'UN TIERS DES FRANÇAIS SONT CLIMATO-SCEPTIQUES

Plus d'un tiers des Français sont climato-sceptiques, et plus ils le sont, plus ils ont tendance à soutenir le nucléaire, indique le "Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat en 2013" (PDF), publié par le Commissariat général au développement durable (CGDD).

Ils sont 61 % à estimer que le réchauffement climatique est une réalité et qu'il est provoqué par les activités humaines, la position dominante portée par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), selon ce Baromètre.

Mais 35 % des personnes interrogées ne sont pas d'accord : 13 % d'entre elles estiment que le changement climatique n'est "pas prouvé", et 22 % s'accordent à constater le dérèglement du climat, mais jugent que "rien ne prouve que ce soit dû aux activités humaines". Environ 4 % n'ont aucun avis sur la question.


Les climato-sceptiques sont surtout représentés chez les personnes sans diplômes (53 %), et les 70 ans et plus (48 %).

Lire :  "Il fera 4 °C de plus en 2100 si rien n'est fait contre le CO2"

UNE MAJORITÉ EN FAVEUR DU NUCLÉAIRE

"Les partisans du nucléaire se recrutent surtout chez les climato-sceptiques", relève le CGDD. Aussi, parmi ceux qui estiment que le réchauffement n'est pas prouvé, 58 % attribuent plutôt des avantages au nucléaire, alors que ce chiffre est de 45 % pour les tenants de la position du GIEC.

Sur le recours à l'atome, les Français sont divisés : 47 % estiment que cette énergie présente "plutôt des avantages", comme l'indépendance énergétique ou le coût faible du kWh, contre 40 % qui lui trouvent "plutôt des inconvénients", citant un risque d'accident grave et la question du stockage des déchets radioactifs. Sur ce point, 13 % des personnes interrogées sont sans opinion.

Selon ce baromètre, établi depuis 1994, la seule fois où le nombre des Français plutôt réticents au recours au nucléaire a dépassé ses partisans a été mesurée trois mois après l'accident de Fukushima du 11 mars 2011. En octobre 2012, le solde était à nouveau de + 12 en faveur des Français plutôt partisans de l'atome.



http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/08/05/plus-d-un-tiers-des-francais-sont-climato-sceptiques_3457627_3244.html


LES CLIMATO-SCEPTIQUES DISPOSENT D'UN RÉSEAU TRÈS ORGANISÉ


26 SEPTEMBRE

LAURENCE TUBIANA, directrice de la chaire Développement durable de SCIENCES-PO, spécialiste des négociations internationales sur le climat.

LA CROIX. Beaucoup d'observateurs misent sur le 5e rapport du GIEC, dont la synthèse est attendue pour octobre 2014, pour relancer les négociations internationales sur le climat. Aura-t-il, à votre avis, un rôle déterminant ?

LAURENCE TUBIANA : Sans négliger son importance, ce rapport sera un signal parmi d'autres. Sauf sur la question des fontes glaciaires, ce document ne devrait pas apporter d'éléments scientifiques réellement nouveaux par rapport aux évolutions déjà connues.

Mais les travaux du GIEC sont confortés dans beaucoup de pays par les rapports des ACADÉMIES NATIONALES DES SCIENCES. C'est particulièrement vrai en CHINE. Les rapports réguliers de l'Académie des sciences y jouent un rôle considérable dans l'attention qui est portée à la question du réchauffement climatique. D'autant que les deux derniers rapports ont livré des diagnostics très alarmistes sur les impacts possibles du réchauffement dans le pays.

La CHINE est confrontée à un triple risque : la montée des océans, la désertification dans sa partie nord et la dérégulation de son régime hydrographique à cause de la fonte des glaciers de l'HIMALAYA.

Globalement, les académies des sciences livrent des diagnostics plus sombres que ceux du GIEC, qui, par prudence, ne s'aventure pas à attribuer des événements extrêmes au réchauffement climatique, tant que la preuve scientifique n'en est pas apportée. Dans beaucoup de pays, la perception du risque climatique s'est ainsi accrue ces dernières années.

Cette prise de conscience est-elle en mesure de faire avancer les négociations internationales sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre ?

L.T. : Là encore, l'évolution de la position chinoise – aiguillonnée par la perception du risque couru – est spectaculaire. Pour la première fois, la Chine envisage de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de manière absolue autour de 2025. Elle vient de faire un pas en avant qui n'est pas du tout négligeable sur les hydrofluorocarbures (HFC). La CHINE et les ÉTATS-UNIS viennent en effet de se mettre d'accord sur le principe d'une élimination progressive de ces gaz industriels considérés comme des «super»-gaz à effet de serre.

Globalement, la mobilisation politique des pays en développement est plus forte qu'au sommet de Copenhague de 2009, qui n'avait pas donné l'impulsion espérée à la mobilisation internationale en faveur du climat.

LE CLIMATO-SCEPTICISME A-T-IL REFLUÉ DEPUIS LES POLÉMIQUES DE 2010 AUTOUR DES TRAVAUX DU GIEC ?

L.T. : Les climato-sceptiques disposent d'un réseau de fondations et d'instituts très organisé, qui reste présent et très actif, notamment au CANADA, en AUSTRALIE et aux ÉTATS-UNIS. Financés par des entreprises ou des pays hostiles au postulat du changement climatique, ces organismes élaborent des programmes d'enseignement pour les écoles, font paraître des articles dans des revues non scientifiques, organisent des conférences, etc. La publication du rapport du GIEC sera sans doute un moment de remobilisation pour les climato-sceptiques, d'autant qu'y sera soulevée la question du plateau observé ces dernières années dans la hausse des températures (lire page précédente).

L'EUROPE EST-ELLE DEVENUE «SCEPTIQUE» ?

L.T : Jusqu'à présent, dans cette région du monde, personne n'osait réellement remettre en cause l'hypothèse du réchauffement climatique. Mais je constate que certains responsables politiques ou chefs d'entreprise n'hésitent plus à lever le tabou, du moins en privé. On peut y voir l'empreinte de l'état de panique suscité par la crise économique ou encore les conséquences de l'échec du sommet international de COPENHAGUE.

S'y agrège la fascination pour le miracle économique créé aux
ÉTATS-UNIS par l'exploitation des gaz de schiste. Or, on ne peut pas défendre les gaz de schiste et le climat. Ceux qui s'y emploient doivent nécessairement s'affranchir de l'agenda climatique.

Un article de EMMANUELLE R
[b]ÉJU, publié par la-croix.com [/b]


Dernière édition par Joss le Sam 12 Oct 2013 - 9:47, édité 4 fois
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LES FUITES DE MÉTHANE EN SIBÉRIE POURRAIENT COÛTER CHER

Message par Joss le Lun 5 Aoû 2013 - 21:00



22/05/2012

Le gaz stocké en profondeur depuis des millions d'années s'échappe par des trous visibles dans des lacs gelés.

Du méthane stocké depuis des millions d'années à de très grandes profondeurs s'échappe dans l'atmosphère dans plusieurs parties du globe. Des chercheurs américains de l'université de Fairbanks (Alaska) ont découvert que ces fuites d'origine naturelle se produisent aussi dans les régions arctiques, en Alaska et au Groenland. Les résultats de leurs travaux sont publiés en ligne dans la revue Nature Geoscience.

Le méthane est actuellement le deuxième gaz à effet de serre émis par les activités humaines après le CO2. À quantité égale, son effet sur le réchauffement est plus puissant que celui du CO2, mais il a une durée de vie plus courte.

«Émissions très fortes»

En survolant en avion les lacs et les fjords gelés d'Alaska et du Groenland, Katey Walter Anthony et son équipe ont repéré et cartographié plus de 150.000 trous par lesquels les grosses bulles de ce puissant gaz à effet de serre remontent à la surface. Les analyses faites sur place ont montré que ce méthane est majoritairement d'origine très ancienne. «Les émissions sont ponctuelles et très fortes, plus importantes que celles produites par le méthane récent (quelques centaines de milliers d'années, NDLR)», note Ger­hard Krinner, du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (LGGE/CNRS).

Le méthane ancien provient des réservoirs profonds de charbon ou d'hydrocarbures. Il remonte le long des failles géologiques, sur les bords des rivières et dans les zones où des glaciers viennent de fondre.

Les chercheurs américains se gardent bien d'affirmer que les fuites de méthane ancien pourraient être provoquées par le réchauffement des températures. «Nous ne disons pas que ces fuites ne se produisaient pas auparavant, souligne Katey Walter Anthony. On vient seulement de les découvrir.» Les découvertes récentes d'importants gisements d'hydrocarbures dans cette région du globe laissent toutefois penser que les quantités stockées en profondeur pourraient être très importantes. «Leur remontée à la surface pourrait donner un petit coup d'accélérateur au réchauffement», estime Gerhard Krinner.

Dans les régions arctiques, les chercheurs se sont préoccupés jusqu'à maintenant exclusivement du méthane et des gaz à effet de serre de formation récente, emprisonnés dans le permafrost. Le dégel pourrait en libérer d'énormes quantités dans l'atmosphère: de 30 à 63 milliards de tonnes d'équivalent carbone, selon une étude récente.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/05/22/01008-20120522ARTFIG00383-arctique-du-methane-tres-ancien-remonte-a-la-surface.php


LES FUITES DE MÉTHANE EN SIBÉRIE POURRAIENT COÛTER CHER

25/07/2013 


Des fuites massives de méthane causées par la fonte de la banquise dans l'océan Arctique pourraient coûter des milliers de milliards de dollars à l'économie mondiale.

La revue Nature l'affirme, ce mercredi 24 juillet, les fuites de méthanes pourraient engendrer une  très lourde facture. Des milliards de tonnes de ce très puissant gaz à effet de serre sont bloqués au fond de l'océan Arctique, sous la banquise qui se réchauffe et fond en été, selon trois scientifiques signataires de l'article.
 
Ils ont cherché à évaluer l'impact économique d'une possible fuite de 50 milliards de tonnes de ce méthane, s'échappant durant dix ans de la mer de Sibérie orientale, partie de l'océan Arctique au nord-est de la Russie.

50 milliards de méthane pourraient se libérer

Ce chiffre correspond à 10% du stock de méthane coincé dans le plateau continental sibérien. En 2008, des chercheurs russes avaient considéré qu'il était "hautement possible" que jusqu'à 50 milliards de tonnes de méthane s'en libère.


"Si ce méthane était libéré, le temps qui nous sépare du moment où l'augmentation de la température moyenne globale dépassera les 2°C serait raccourci de 15 à 35 ans", estime l'expert en modélisation, Chris Hope, de l'Université de Cambridge en Angleterre. Cette menace est une "bombe à retardement invisible", résume Gail Whiteman, spécialiste du climat à l'Université Erasmus de Rotterdam aux Pays-Bas.

80% des effets constatés dans les pays les plus vulnérables

Prenant en compte les inondations, sécheresses, tempêtes et productivité plus faible de l'économie que provoquerait ce changement climatique, "l'impact est évalué à 60.000 milliards de dollars, quand la valeur de l'économie mondiale en 2012 était proche de 70.000 milliards de dollars", dit-il.

Quelque 80% des effets seraient constatés dans les pays les plus vulnérables en Afrique, en Asie et en Amérique sud, selon le modèle utilisé par les chercheurs.

Un coût évalué 64.500 milliards de dollars

Si les 50 milliards de tonnes de méthane étaient libérés durant 20 ans, entre 2015 et 2035, le coût serait d'environ 64.500 milliards de dollars, a précisé Chris Hope.
Et si la fuite s'étalait sur 30 ans, entre 2015 et 2045, il s'élèverait à 66.200 milliards.

Des chercheurs ont mis en évidence ces dernières années que le fond de l'océan Arctique commençait déjà à libérer du méthane, mais ce phénomène reste mal expliqué et peu documenté. En 2011, une équipe russe l'a constaté dans la mer de Sibérie orientale, mais a attribué ce phénomène aux conséquences du dernier âge de glace.

http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/les-fuites-de-methane-en-siberie-pourraient-couter-cher-7763383974


Dernière édition par Joss le Mer 21 Aoû 2013 - 17:43, édité 1 fois
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RUSSIE: LE PERGÉLISOL ET GULF STREAM RISQUEN DE DISPARAÎTRE

Message par Joss le Ven 9 Aoû 2013 - 11:16

RÉCHAUFFEMENT GLOBAL : LE PERGÉLISOL RISQUE DE DISPARAÎTRE EN RUSSIE

7 Août


La superficie du pergélisol dans le Nord-Est de la Russie risque de se rétrécir et de diminuer de 30 % d'ici 2050, selon les scientifiques. Et nous sommes les observateurs impuissants de ce processus irréversible.

Les pronostics des conséquences du réchauffement global sur le territoire de la Russie ne sont guère encourageants. Selon les estimations les plus pessimistes, la zone du permafrost en Sibérie risque d’avoir complètement disparu d’ici la fin de la décennie en cours. D’autres scientifiques parlent d’une réduction d’un tiers de la superficie du pergélisol avant le milieu du siècle. Actuellement, les répercussions de la dégradation du pergélisol sur le pays sont évidentes.

« Les conséquences économiques de la fonte du pergélisol peuvent être dramatiques. Les maisons, les communications, les infrastructures, les lignes à haute tension sont exposées à une déformation et une destruction progressive, car tout a été construit en fonction des sols gelés en permanence. La fonte du pergélisol dure depuis des années ainsi que la déformation des bâtiments. Il faut procéder à un monitorage permanent de ce phénomène. A défaut d’une telle surveillance, des destructions catastrophiques risquent de se produire. La nature évolue toujours sans l’intervention de l’homme. Examiner, contrôler et assurer la sécurité de ce processus est la tâche principale de l’humanité », explique Iouri Badou, chercheur au département de cryologie et de glaciologie de la faculté de géographie de l’Université d’Etat de Moscou.

Pourtant, la fonte des glaces en Sibérie n’est pas plus dangereuse qu’une autre catastrophe anthropique. 
LE GULF STREAM QUI RÉCHAUFFE L’EUROPE ET UNE PARTIE DE LA RUSSIE, PEUT S’ARRÊTER. SELON LES SCIENTIFIQUES, L’ACCIDENT QUI S’EST PRODUIT DANS LE GOLFE DU MEXIQUE Y A LARGEMENT CONTRIBUÉ. SUITE À LA FUITE D’HYDROCARBURES, UNE SORTE DE BOUCHON ÉNORME S’EST FORMÉ ET A BLOQUÉ CE COURANT. Les conséquences sont imprévisibles, estime Alexeï Karnaoukhov, chercheur à l’institut de biophysique de l’Académie des sciences de Russie.

UN DANGER BIEN PLUS GRAVE QUE LA FONTE DU PERGÉLISOL MENACE LA SANTÉ HUMAINE. DANS 50 ANS NOUS RISQUONS DE VOIR SE FORMER DES DÉSERTS EN SIBÉRIE, AVEC DES DUNES DE SABLE CHAUFFÉ À BLANC. OU AU CONTRAIRE, VERRONS SE CRÉER UN DÉSERT DE GLACE. CE SONT LES CONSÉQUENCES POSSIBLES DE L’ARRÊT DU GULF STREAM.

LA FONTE DU PERGÉLISOL EST IRRÉVERSIBLE
, estiment les scientifiques. Même si toute l’humanité arrête de produire du gaz à effet de serre, le processus se poursuivra par inertie pendant 20 ans au moins. S’adapter – c’est la seule chose que l'homme puisse faire.

http://french.ruvr.ru/2013_08_07/233036703/



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PIRANHAS EN SUÈDE S'ATTAQUENT AUX TESTICULES DES BAIGNEURS

Message par Joss le Mar 13 Aoû 2013 - 10:23

Joss a écrit:
AVEC LE RÉCHAUFFEMENT, LES ESPÈCES MARINES MIGRENT VERS LES PÔLES

10 AOÛT 2013


Comment plantes et animaux réagissent-ils à la montée de la colonne de mercure ? Afin de retrouver les températures auxquelles ils sont acclimatés, certains se déplacent vers des latitudes plus hautes et plus fraiches, d'autres grimpent en altitude, quand le relief le permet.

Ces migrations climatiques ont déjà été documentées par de nombreux travaux sur la faune et la flore terrestres. Mais, pour les espèces marines, les études restaient jusqu'ici fragmentaires, limitées à des zones géographiques ou des espèces particulières, alors que les océans, qui recouvrent 71 % de la surface de la planète, forment son principal écosystème.

D'où l'intérêt de la synthèse, publiée sur le site de la revue Nature Climate Change, qui décrit " l'empreinte globale du changement climatique sur la vie marine ". Pendant trois ans, une équipe internationale (Australie, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Espagne et Afrique du sud), financée par le National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) américain, a passé au crible 1 735 observations issues de 208 études traitant de 857 espèces marines, qu'il s'agisse de la distribution géographique de ces espèces, de leur abondance, de leur démographie ou de leur cycle biologique.

Une masse de données couvrant l'ensemble des océans – avec toutefois une prédominance des eaux tempérées de l'hémisphère Nord –, sur une durée moyenne d'observation de 41 ans, le suivi s'étendant, dans certains cas, sur plus de trois siècles.

DES DÉLOCALISATIONS RAPIDES

Conclusion principale : poussées par le réchauffement climatique, les espèces marines remontent vers les pôles. Ce résultat général était attendu. Mais les chercheurs ont été surpris par la rapidité de ces "délocalisations" forcées. Le déplacement vers des latitudes plus élevées, au nord comme au sud, s'effectue "à une moyenne de 72 kilomètres par décennie", indique la principale auteure, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), l'agence scientifique nationale d'Australie.

Soit un rythme "considérablement plus rapide que les espèces terrestres, qui montent vers les pôles à une moyenne de 6 kilomètres par décennie". Le constat est d'autant plus saisissant que, si l'océan absorbe plus de 80 % de la chaleur produite par les gaz à effet de serre, les eaux de surface, elles, se réchauffement trois fois moins vite que les milieux terrestres.

La palme de la rapidité dans cette course contre le climat revient au phytoplancton (470 kilomètres par décennie), suivi des poissons "osseux" – c'est-à-dire toutes les poissons à l'exception des raies et des requins, qui sont "cartilagineux" – (277 kilomètres par décennie) et du zooplancton invertébré (142 kilomètres par décennie). En queue de peloton, les crustacées, les mollusques et les algues vivant au fond des mers, qui progressent tout de même de plusieurs dizaines de kilomètres par décennie.

UN CYCLE BIOLOGIQUE PLUS PRÉCOCE

Ce n'est pas tout. Les chercheurs ont aussi évalué l'impact du réchauffement sur le rythme saisonnier de la vie marine. Ils constatent que ce cycle est anticipé de 4 jours en moyenne : en particulier, les efflorescences de phytoplancton se produisent 6 jours plus tôt qu'auparavant, tandis que les larves de poissons apparaissent avec 11 jours d'avance.

Qu'il s'agisse de ce cycle biologique plus précoce, ou du changement d'aire de distribution des espèces, les scientifiques établissent une corrélation directe, pour " 81 à 83 % des observations ", avec la hausse des températures. "Cette étude confirme les séries d'observations réalisées depuis une vingtaine d'années à des échelles régionales, en dressant un état des lieux plus global", commente Philippe Gros, de la direction scientifique de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

"RECONFIGURATION DES ÉCOSYSTÈMES MARINS"

Reste à savoir quel peut être l'impact de ces bouleversements, dans l'espace et dans le temps, sur le milieu marin. "Au sein d'une communauté biologique, toutes les espèces et tous les individus ne réagissent pas de la même façon, décrit Philippe Gros. Leurs relations et leurs interactions – prédation, symbiose, parasitisme... – risquent donc d'être perturbées. Et les communautés déstabilisées. D'autant que la rapidité du changement climatique en cours rend difficile l'adaptation des espèces".

Le réchauffement des océans, ajoute-t-il, a aussi pour effet de renforcer la "stratification" des couches d'eau, et de réduire la quantité d'oxygène disponible pour les espèces marines. Il pourrait en résulter, dans certaines zones océaniques, une chute de la production de phytoplancton – à la base de la chaîne trophique – et, partant, des stocks de poissons.

S'y ajoute un effet collatéral du réchauffement : l'acidification des océans par le dioxyde de carbone d'origine anthropique, qui contrarie la calcification des coquilles des organismes marins. Au final, estiment les auteurs de l'étude, il faut s'attendre à "une reconfiguration des écosystèmes marins et des services qu'ils fournissent".

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/08/10/avec-le-rechauffement-les-especes-marines-migrent-vers-les-poles_3459827_3244.html
 PIRANHAS EN SUÈDE S'ATTAQUENT AUX TESTICULES DES BAIGNEURS

12 AOÛT 2013




En Suède, les Pacus sèment la terreur dans les eaux du pays. Ces poissons sont des mangeurs de testicules.

Si vous allez vous baigner en Suède, soyez vigilant notamment si vous êtes un homme. En effet, un pêcheur a donné l’alerte la semaine dernière puisqu’il a récupéré un Pacu qui mesurait 21 centimètres. Ils sont apparus dans le détroit entre le Danemark et la Suède et sont des proches parents des piranhas. Toutefois, ils sont différents notamment à cause de leurs dents. Celles des Pacus sont plus fortes et plus plates. Selon le Telegraph, elles sont « parfaites pour broyer ».

Le coupeur de testicules

Le Pacu a une mauvaise réputation puisqu’il est surnommé le « coupeur de testicules ». Plusieurs baigneurs ont été attaqués par ces poissons qui pèsent près de 25kg et qui mesurent jusqu’à 90 cm. Des hommes ont vu leurs testicules arrachées, car elles se positionnent parfaitement dans la bouche du poisson comme le révèle un expert. Ainsi, certains sont décédés des suites d’une hémorragie. Ce poisson considéré comme dangereux a entraîné une alerte. Les autorités ont donc conseillé aux baigneurs de se protéger de ces pacus. Il y a tout de même une crainte puisque ces poissons pourraient proliférer dans les eaux nordiques comme le souligne 20 minutes.

Attention aux pacus

Les pacus sont originaires des rivières de l’Amazonie. Ils ont toutefois été repérés en Papouasie Nouvelle Guinée, ils auraient été introduits pour augmenter le stock de poissons. Sauf que cette pratique peut avoir une répercussion sur l’homme à cause des morsures. Selon un expert, ils n’attaquent pas vraiment l’Homme, ils se dirigent vers les baigneurs et mordent les testicules, car ils ont faim.

http://www.24matins.fr/suede-des-poissons-de-90cm-sattaquent-aux-testicules-des-baigneurs-57482
UN REQUIN FÉROCE RETROUVÉ SUR UNE PLAGE DU MORBIHAN



24 SEPTEMBRE 2013

Un squale de type "requin féroce" a été retrouvé mort samedi dernier sur une plage de Pénestin, à proximité de l'embouchure de la Vilaine, dans le sud du Morbihan. L'animal, une belle bête de 3,24 mètres, était toutefois inoffensif.


Mais rassurons les habitués de la plage en question : d'une part l'animal était mort, et d'autre part, cette espèce (Odontaspis ferox) n'a de féroce que le nom : selon [url=http://www.asso-apecs.org/Appel-a-temoins-suite-a-l-echouage.html?recherche=requin f%E9roce]l'Association pour l'étude et la conservation des sélaciens (APECS), qui rapporte l'information sur son site[/url], elle est nommée ainsi à cause de sa mâchoire impressionnante, qui abrite des très longues dents en forme de poignard recourbé, et de son corps massif de pitbull des mers... Mais en dehors de son aspect de bête tueuse, elle reste inoffensive pour l'homme.

PLUTÔT HABITUÉ DES EAUX TROPICALES

Alertées par les pompiers, l'APECS et la Station Biologique de Concarneau se sont rendues sur place et ont pratiqué une autopsie sur ce mâle adulte de 3,24m et 220 kg dont la présence en cette partie du globe est relativement surprenante : en effet, LE REQUIN FÉROCE FRÉQUENTE SURTOUT LES EAUX TEMPÉRÉES CHAUDES ET TROPICALES et a plus tendance à vivre dans les eaux profondes, entre 300 et 800m. Il n'avait donc rien à faire dans les eaux froides bretonnes.

Toutefois, ce n'est pas la première fois que l'on repère un requin féroce dans cette zone :  un premier squale du même type s'était échoué il y a un an sur le littoral cotentin, en Normandie. Celui-ci, retrouvé vivant, avait pu être remis à l'eau. Ces deux échouages sont donc désormais les deux signalements les plus septentrionaux et intriguent les scientifiques de l'APECS et de la station de biologie marine de Concarneau.

On suppose que ce dernier requin a été victime de la pêche. L'Apecs lance donc un appel au bateau qui aurait pu récupérer ce spécimen dans leur filet afin de récolter des informations sur le lieu précis de sa capture.

http://lci.tf1.fr/science/environnement/un-requin-feroce-retrouve-sur-une-plage-du-morbihan-8274691.html


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CHANGEMENT CLIMATIQUE HIMALAYA NÉPAL

Message par Joss le Mar 20 Aoû 2013 - 13:59

NÉPAL CHANGEMENT CLIMATIQUE HIMALAYA

Dans l’Himalaya, la température augmente en moyenne dix fois plus vite qu’ailleurs dans le monde. Les glaciers fondent et entraînent l’expansion des lacs situés en aval. Ce phénomène, que l’on appelle la débâcle glaciaire, a des conséquences dramatiques sur les populations.

A 45 ans, Norbu est guide de montagne dans la région népalaise de Khumbu. C’est un témoin privilégié du changement climatique. Depuis près de deux décennies, il a constaté une modification des routes traditionnelles de trek, ce qui rend son activité plus difficile.

La météo, devenue imprévisible, a fait baisser les rendements de l’agriculture et de l’élevage. Résultat : de nombreux Népalais souffrent de la faim et doivent s’exiler vers les villes.

INDE Nord FONTE GLACIERS HIMALAYA


INDE Sud MONTÉE DES EAUX, CYCLONES, SÉCHERESSE, RÉFUGIÉS CLIMATIQUES


Dernière édition par Joss le Lun 30 Sep 2013 - 11:41, édité 1 fois
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DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : SCÉNARIO INQUIÉTANT POUR L’ALGÉRIE

Message par Joss le Mer 21 Aoû 2013 - 18:21

DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : SCÉNARIO INQUIÉTANT POUR L’ALGÉRIE DE 2025

La région du Maghreb est touchée de plein fouet par les changements climatiques dus à l’augmentation du volume des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère de la planète, affirment Kamel Mostefa-Kara et Hakim Arif dans un livre paru en 2013.

La hausse des températures et la sècheresse, avec leur corolaire la désertification, menacent sérieusement le cadre de vie des populations maghrébines et algériennes en particulier, avertissent les auteurs de « État des lieux, bilan et perspectives du défi du changement climatique en Algérie », paru aux Éditions Dahlab.

D’après cet ouvrage, le désert avance à un rythme effréné pour engloutir de vastes territoires en Algérie. Il est question d’« un déplacement agro-climatique » de 100 kilomètres en moyenne au nord de l’Algérie à l’horizon 2025. L’extension des zones arides prendrait des proportions plus inquiétantes dans la région centre des Hauts-Plateaux où l’avancée de l’aridité devrait s’effectuer sur plusieurs centaines de kilomètres, en passant du sud de Djelfa pour s’étendre jusqu’aux confins de Médéa (à 80 kilomètres d’Alger).

Selon ce scénario sombre, inspiré par des études scientifiques, réalisées par le GIEO (Groupe intergouvernemental d’étude de l’évolution du climat), le climat désertique avancerait de quelque 200 kilomètres dans la région ouest, soit du sud de Naama jusqu’au sud de Tlemcen. À l’Est, le déplacement agro-climatique attendu sera de moindre envergure. Toutefois, la ligne de démarcation du désert, fixée aujourd’hui au nord de Biskra et d’El Oued, devrait monter vers le Nord pour inclure des parties de la région des Aurès, dont Khenchela et Batna.

À se fier à ces prévisions, des milliers de kilomètres de steppes seront envahis par le sable du Sahara avant de menacer les terres du Tell. Des prévisions alarmantes qui rejoignent celles, non moins inquiétantes, du ministère de l’Agriculture qui estime les superficies menacées par la désertification à environ 30 millions d’hectares dont 5 millions classés dans le rouge.

Une baisse de 2 milliards de m3 d’eau

Ce « déplacement agro-climatique » est le résultat de la hausse de la température d’un degré °C, prévue durant la prochaine décennie dans la région des Hauts-Plateaux, ajoutent les chercheurs. Ce réchauffement causera une diminution de 15 % des précipitations, correspondant à une baisse de 2 milliards de m3 d’eau. La désertification progressera par suite de la réduction de la pluviosité annuelle moyenne, observée déjà sur la partie nord de l’Algérie durant le siècle dernier, ajoutent-ils.

Le niveau des précipitations enregistrées à la station de Constantine est passé de plus de 770 mm en 1923 à 550 millimètres en 2007. À Alger, la pluviométrie est passée, sur la même période, de 1 000 mm à moins de 800 mm par an. Dans la région ouest, la station d’Oran, où les précipitations avoisinaient 500 mm dans les années 1920 et 1930, a enregistré entre 300 et 400 millimètres durant les années 2000. La pluviométrie dans la région de Saida (ouest) est passée de 300 mm en1964 à 100 mm seulement en 2004.

La baisse des précipitations a été accompagnée naturellement par une baisse des débits des fleuves et un « assèchement important » des retenues d’eau. Le volume régularisable des barrages en Algérie a diminué de 15 à 20 % dans la région est, de 22% à 65% dans la région ouest tandis qu’une baisse de 20 à 25 % a été observée dans la région centre. Les effets de la sécheresse ont été aggravés par la fréquence des pluies torrentielles qui causent chaque année des « pertes humaines et matérielles considérables ».

Demander des comptes aux pays pollueurs !

En plus des dégâts subis par la faune et la flore sauvages, l’augmentation continue de la température dans la région du Maghreb et en Afrique menace directement les récoltes et les rendements agricoles. La hausse de la température conduira à une détérioration de la sécurité alimentaire, à l’instabilité des prix des produits agricoles avant d’aboutir à des émeutes de la faim ou carrément à la famine, préviennent les auteurs du livre.

L’Afrique est le continent « le plus sévèrement affecté » par le réchauffement climatique mondial, un comble pour le seul continent qui n’émet pratiquement pas de GES, déplorent Kamel Motefa-Kara et Hakim Arif. Ils préconisent, entre autres démarches, la constitution d’une task force africaine pour défendre les intérêts du continent, dans le cadre du débat mondial sur le changement climatique. « Le groupe de négociateurs africains doit mettre en exergue la position de victime de l’Afrique […] dans une exigence de justice, en lien avec les préjudices passés et futurs dus aux émissions effrénées de GES des pays pollueurs », lit-on dans l’ouvrage.

Si les négociations climatiques pour la stabilisation des GES n’aboutissent pas, et si rien n’est fait pour s’adapter avec les mutations climatiques, l’Afrique se dirigera tout droit vers « l’aridité complète » d’ici à la fin du siècle, préviennent les deux chercheurs, en se référant à une étude réalisée par l’Institut Tyndall en Grande-Bretagne.

http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/1574-dereglement-climatique-scenario-inquietant-pour-l-algerie-de-2025
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REFROIDISSEMENT GLOBAL ?

Message par Joss le Jeu 12 Sep 2013 - 12:48

REFROIDISSEMENT GLOBAL ?

Il y a quelques jours, le Dailymail et le Synday Telegraph, deux quotidiens britanniques ont affirmé qu'un refroidissement global était en cours, s'appuyant sur un volume de glace en mer Arctique plus important qu'il y a un an. Des affirmations relayées à tort par plusieurs rédactions francophones telles la Tribune de Genève, Contrepoints (qui va jusqu'à affirmer qu'il n'y a aucun signe de réchauffement climatique depuis 15 ans..) ou encore Le Temps.

« Et maintenant, c'est le refroidissement global ! La calotte glaciaire enregistre une croissance de 60% en un an. » a titré début septembre le Dailymail. « Le climat serait en train de se refroidir » a repris aujourd'hui la Tribune de Genève. Le syndrome du climato-scepticisme a refait surface sur une analyse déliée de sens.

Sur Dailymail, le journaliste David Rose explique que l'étendue de la banquise a augmenté de 60 pour cent en août 2013 par rapport à août 2012. Près d'un million de mètres carrés d'océan de plus sont ainsi recouverts de glace qu'il y a un an. Un niveau similaire aux années 2008-2010 dont l'étendue était déjà bien en déca des années 1970.

Ce constat n'a rien d'étonnant après la fonte record de l'été 2012, mais il semble être un signe incontournable d'un refroidissement global pour ce Mr Rose.

80% des scientifiques du Bjerknes [science du climat arctique] Conférence pensaient déjà il y a quelques mois que la banquise arctique serait plus étendue en 2013 qu'en 2012. La raison est simple, c'est le principe de régression vers la moyenne : si une valeur extrême d'une variable est observée, la prochaine mesure sera généralement moins extrême. Il est ainsi rare d'enregistrer plusieurs records consécutifs.

Un principe illustré à merveille par Dana Nuccitelli, journaliste à The Guardian qui lui aussi s'attendait une progression de la surface de la banquise.

La tendance de fond ne peut être niée. Malgré les rebonds, la banquise connaît une diminution rapide depuis les années 95. Un constat tout aussi visible sur les statistiques d'épaisseur moyenne analysées par le projet PIOMAS (Pan-Arctic Ice-Ocean Modeling and Assimilation System).

La banquise n'est donc pas en meilleur état qu'il y a un an. Elle est certes plus étendue, mais ceci est lié à des conditions météo calmes et favorables au maintien du froid sur le pôle nord alors que le bloc de glace s'était littéralement fait pulvériser un an plus tôt par une puissante dépression.

Il en résulte une débâcle moins importante, mais un volume de glace toujours proche des records et même inférieur à 2012. La tendance de fond à une régression rapide de la banquise semble quant à elle toujours à l'ordre du jour. Seule une succession de plusieurs hivers froids et d'étés frais dans l'océan arctique serait à même de renforcer l'épaisseur de la glace et donc sa résistance face à la débâcle de l'été et aux dépressions.

L'analyse de Mr. Rose semble ignorer de nombreux éléments qui sont pourtant accessibles à tous. Ce journalisme du sensationalisme ne peut mener qu'à des affirmations faussées, dans un sens comme dans l'autre. Le plus simple pour le lecteur est encore d'aller vérifier par lui-même.

Un article de Raphael Rezvanpour, publié par actualutte.com et relayé par SOS-planete
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PACIFIQUE, OCEAN INDIEN, MONTÉE DES EAUX

Message par Joss le Lun 30 Sep 2013 - 11:53


PACIFIQUE MONTÉE DES EAUX, CYCLONES, DISPARITION DES CORAUX ET HUITRES PERLIÈRES


OCÉAN INDIEN LES MALDIVES MONTÉE DES EAUX


Dernière édition par Joss le Lun 30 Sep 2013 - 12:14, édité 1 fois
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PIERRE JOVANOVIC ET GIEC

Message par Joss le Lun 30 Sep 2013 - 11:54



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CHINE, AFRIQUE, LAC TCHAD DÉSERTIFICATION

Message par Joss le Lun 30 Sep 2013 - 12:18


CHINE DÉSERTIFICATION


LA SURVIE DU LAC TCHAD AU CENTRE D’UN COLLOQUE À DOUALA

Le 24 06 2013

APA – DOUALA (CAMEROUN) L’avenir du LAC TCHAD préoccupe les Etats riverains et la communauté internationale présents à DOUALA pour un colloque visant la préservation de cet espace vital.
Organisées par la COMMISSION DU BASSIN DU LAC TCHAD (CBLT), les assises de DOUALA ont pour principal thème «Diplomatie scientifique et culturelle : synthèse sur les ressources transfrontalières en AFRIQUE, cas d’étude du LAC TCHAD».

La finalité étant de trouver les voies et les moyens pour sauver le lac qui est passé de 25 000 km2 en l’espace de cinquante ans à 2500 km2 seulement actuellement et dont la disparition totale constituerait «un véritable drame humain».

Un rétrécissement sous les effets conjoints des changements climatiques, en l’occurrence, la poussée du désert ainsi que la pression démographique.

Parmi les solutions avancées pour sauver le LAC TCHAD, les experts ont longuement débattu sur le «projet majeur», celui d’un transfert des eaux du fleuve OUBANGUI (CENTRAFRIQUE) pour renforcer l’offre hydraulique du lac.

Un programme à la fois ambitieux et coûteux, et dont la communauté internationale devrait participer également à son financement
http://tchadinfos.com/afrique/survie-lac-tchad-centre-dun-colloque-douala/

AFRIQUE LAC TCHAD DÉSERTIFICATION
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GULF STREAM

Message par Joss le Ven 11 Oct 2013 - 19:44

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LE GULF STREAM AU PLUS BAS DEPUIS CINQ ANS - HIVERS TRÈS DUR

Message par Joss le Sam 26 Oct 2013 - 19:26

LE GULF STREAM AU PLUS BAS DEPUIS CINQ ANS - HIVERS TRÈS DURS POUR L'EUROPE ?

25 OCTOBRE 2013 NOTRICKSZONE


Météorologue allemand Dominik Jung a publié aujourd'hui un article sur son site wetternet.de où il se penche sur le Gulf Stream. Son article est intitulé: " Le Gulf Stream est-il en train de s'affaiblir ? "

Au cours des derniers jours, l'Europe centrale a bénéficié de températures presque estivales, le système météorologique tire son air chaud de la Méditerranée, au sud. Mais cela est bien sûr une situation météorologique temporaire et les choses vont bientôt se rafraîchir.

Il y a eu un certain nombre de signes pointant vers un autre hiver froid, et le météorologue Jung souligne aujourd'hui encore une autre anomalie : une perturbation du Gulf Stream .

Le Gulf Stream est un puissant courant marin chaud Atlantique, qui provient à la pointe de la Floride et  l'eau chaude circule le long des côtes orientales de l'Amérique du Nord et à travers l'Atlantique vers l'Europe, gardant ainsi le nord du vieux continent relativement chaud en hiver.

Jung montre deux cartes du Gulf Stream, que j'ai placés côte-à-côte. Celle de gauche datant du 14 Octobre 2012 et celle de droite, un an plus tard au 14 Octobre 2013.

Gulf Stream : gauche 2012, droite 2013. Source: DEOS, TU Delft

Jung décrit les tableaux comme suit:

Il y a un an, au large des côtes de l'Amérique du Nord il y avait un courant continu fort, que l'on pourrait qualifier de normal. Depuis la Floride et le long de toute la côte de l'Amérique du Nord, la vitesse du courant était plus ou moins uniformément élevée.

Mais par rapport à 2012, le Gulf Stream montre maintenant un débit considérablement perturbé. Déjà le long des côtes de l'Amérique du Nord, il commence à ralentir (voir flèche rouge). À certains endroits, la vitesse est en baisse de moitié ".

Cela pourrait-t-il avoir un impact sur l'hiver à venir en Europe? Jung pense que c'est une possibilité réelle. Il poursuit :

Pour l'instant on ne sait pas ce qui est à l'origine de l'anomalie de la vitesse d'écoulement. Bien sûr, le Gulf Stream existe toujours et n'est pas interrompu - une interruption serait sans doute fatal pour notre climat [en Europe]. En tout cas, le flux s'est considérablement réduit et donc le transport de chaleur vers l'Europe a été considérablement diminué, juste avant le début de l'hiver à venir. Jamais au cours des 5 dernières années, le Gulf Stream, le long de l'Amérique du Nord, n'avait été si faible à cette époque de l'année.

Cela pourrait être un autre signe d'un inhabituel hiver plus froid que la normale ".

http://echelledejacob.blogspot.fr/2013/10/le-gulf-stream-au-plus-bas-depuis-cinq.html
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AU VATICAN, IL N’Y A PAS DE CLIMATO-SCEPTIQUES

Message par Joss le Mar 3 Déc 2013 - 20:54

NICOLAS HULOT : «AU VATICAN, IL N’Y A PAS DE CLIMATO-SCEPTIQUES»



26 NOVEMBRE 2013 LA VIE

Après l’échec de la CONFÉRENCE SUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE à VARSOVIE, l'écologiste NICOLAS HULOT tente d’impliquer les autorités religieuses dans la lutte.

Nommé en décembre 2012 envoyé spécial pour la protection de la planète par FRANÇOIS HOLLANDE, NICOLAS HULOT prend sa mission très au sérieux. Après s’être rendu à VARSOVIE pour la conférence de la CCNUCC (CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES), il a été reçu les 21 et 22 novembre par les autorités religieuses du VATICAN. Il se rendra avant la fin de l’année en AFRIQUE, puis en CHINE. Avec une même feuille de route : enclencher les soutiens pour que la grande conférence sur le climat prévue à PARIS fin 2015 soit un succès.

AVEZ-VOUS RESSENTI UNE IMPLICATION CONCRÈTE DU VATICAN DANS LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ?

Oui, sans aucun doute. J’ai d’abord eu confirmation d’un certain nombre de textes et d’encycliques déjà écrits à la fois par JEAN PAUL II, BENOÎT XVI et jusqu’au pape actuel, FRANÇOIS. C’est vrai cependant que le VATICAN s’est davantage exprimé sur la crise écologique en général que sur le changement climatique en particulier. Mais j’ai pu vérifier que, du côté de l’Académie pontificale des sciences, avec Mgr MARCELO SORONDO, l’Église ne doute absolument pas de la responsabilité anthropique. IL N’Y A PAS DE CLIMATO-SCEPTIQUE AU VATICAN : tous mes interlocuteurs reconnaissent la pertinence des constats scientifiques établis par le GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT (GIEC).

Mais au-delà, j’ai pu constater de nombreuses convergences de points de vue : sur ce que l’Église nomme «le respect de l’œuvre de la Création», une forme de lutte contre le consumérisme, ou encore la mise en avant de la notion de bien commun… L’Église, qui a dans ses fondamentaux la volonté de prendre en charge la pauvreté, la souffrance, la détresse et l’injustice, se doit de dire encore plus fort que l’enjeu climatique est un facteur aggravant. Les responsables de CARITAS présents à ROME me l’ont d’ailleurs dit : IL Y A UNE VÉRITABLE ACCÉLÉRATION DES ÉVÉNEMENTS CLIMATIQUES EXTRÊMES QUI AGGRAVENT TOUTES CES VULNÉRABILITÉS.


DANS UNE INTERVIEW À L’OSSERVATORE ROMANO, VOUS AVIEZ SOUHAITÉ « UN ACTE SYMBOLIQUE » DU VATICAN. L’AVEZ-VOUS OBTENU ?

Nous avons appris par le cardinal TURKSON qu’UNE ENCYCLIQUE SUR L’ÉCOLOGIE ÉTAIT EN PRÉPARATION. A priori avant la fin 2015, date de la prochaine grande conférence climatique, ce qui est plutôt une bonne chose. Car si pour l’initié beaucoup de choses ont été dites, pour le profane ou pour le fidèle lambda, je ne suis pas sûr que cet engagement de l’Église soit si connu que cela.

J’ai également suggéré à mes interlocuteurs qu’un déplacement du pape sur le changement climatique serait symboliquement très important. Tout simplement parce que quand FRANÇOIS va à LAMPEDUSA et qu’il dénonce ce qu’il appelle «la mondialisation de l’indifférence», ce sont des paroles très fortes qui servent à nommer les choses. D’ailleurs, j’étais porteur d’une demande de FRANÇOIS HOLLANDE d’être reçu par le pape pour évoquer, entre autres, ce sujet-là. Nous avons besoin de toutes les aides pour réussir la conférence de Paris en 2015. Les souffrances de demain se scellent dans les deux ans qui viennent.

POURQUOI EST-CE AUSSI IMPORTANT D’IMPLIQUER LES RELIGIONS DANS CETTE PRISE DE CONSCIENCE ?

Les voix qui portent au-dessus du bruit de fond du monde ne sont pas si nombreuses que cela. La crise climatique est une composante d’une crise beaucoup plus profonde dans laquelle nos sociétés sont engluées. Dans cette crise, il y a une dimension intime, de sens, presque culturelle, spirituelle. Et si on se contente d’avoir une réponse purement économique ou technologique, ce sera insuffisant. Pour moi, tous ceux qui ont une dimension spirituelle doivent amener l’ensemble de l’humanité à réfléchir à ce qu’EDGAR MORIN appelle la métamorphose, moi, la mutation, et l’Église, la conversion de notre monde. Le temps politique et médiatique, obsédé par le court terme, n’est absolument pas adapté à cette prise de conscience. Je n’oublie pas dans ma mission que je suis le représentant d’un État laïque, mais qui se doit d’avoir un dialogue nourri avec l’ensemble des religions.

ENVISAGEZ-VOUS DES CONTACTS AVEC LES AUTRES RELIGIONS, COMME L’ISLAM OU LE JUDAÏSME ?

Évidemment, oui. Je vais rencontrer le PATRIARCHE ORTHODOXE BARTHOLOMÉE Ier à PARIS fin janvier. Je compte aussi me rendre à VIENNE, sur les conseils de Mgr JEAN-LOUIS TAURAN, car il y a là-bas le siège de l’organisme chargé du dialogue interreligieux (Centre international du ROI ABDALLAH BEN ABDELAZIZ pour le dialogue culturel et interreligieux, ndlr), ce qui me permettra d’établir des contacts fructueux avec les représentants d’autres confessions. Je rêve peut-être, mais un sommet interreligieux sur le sujet ferait sens.

À VARSOVIE, POUR LA PREMIÈRE FOIS, LES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SE SONT RETIRÉES D’UNE CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES. N’EST-CE PAS DE MAUVAIS AUGURE POUR LA CONFÉRENCE DE PARIS EN 2015 ?

C’est un très mauvais signal. Outre l’attitude négative de la Pologne – qui organisait en même temps une conférence sur le charbon ! –, le contexte politique et économique est très difficile. Si vous additionnez le fait que les Américains n’apportent rien de concret, que la CHINE veut d’abord assurer son développement ou que les pays du Sud sont dans une défiance légitime, car bien des promesses financières de transferts de technologies n’ont pas été tenues, cela fait beaucoup. Il vaut mieux toutefois qu’on parte très inquiet et qu’on arrive avec une jolie surprise à l’issue de la CONFÉRENCE DE PARIS plutôt que tout le monde parte gagnant, comme à COPENHAGUE, et se prenne une douche froide. Je dis bravoà la FRANCE d’oser ce pari. Mais pour y parvenir, nous aurons besoin de toutes les énergies : diplomatiques, intellectuelles, militantes et aussi spirituelles.
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Re: RECHAUFEMENT CLIMATIQUE

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