MARTHE ET MARIE

LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Mar 5 Juin 2007 - 17:41


"BUSH, OLMERT ET LA PROCHAINE GUERRE : AU SECOURS ! " PAR URI AVNERY

Publié le 4-03-2007

Uri Avnery, dirigeant de Gush Shalom, mouvement israélien anticolonialiste, estime que toutes les conditions sont réunies pour une nouvelle guerre, tant du point de vue des dirigeants israéliens qu’américains.


« NOUS SOMMES prêts pour la prochaine guerre », a dit cette semaine un réserviste à un reporter de télévision, sur un champ de manœuvres d’une brigage sur les hauteurs du Golan.

Quelle guerre ? Contre qui ? Pour quelle raison ? Cela n’a pas été dit, et les questions n’ont même pas été posées. Le soldat a dit comme une chose allant de soi que la guerre éclatera bientôt, et savoir contre qui ne semblait pas le préoccuper particulièrement.

Les hommes politiques ont l’habitude de s’exprimer en prenant plus de précautions, dans des formules du style « Si - Dieu nous en garde - une guerre éclatait... » Mais dans le discours des Israéliens, la prochaine guerre est considérée comme un phénomène naturel, comme le lever du soleil du lendemain. Bien sûr, la guerre éclatera. La seule question est : contre qui ?

ET EN EFFET - contre qui ? Peut-être de nouveau contre le Hezbollah ?


C’est tout à fait possible. A la Knesset et dans les médias, un vif débat eut lieu cette semaine sur le fait de savoir si le Hezbollah avait déjà reconstitué toutes les forces dont il disposait avant la seconde guerre du Liban, ou pas encore. Dans une commission de la Knesset, il y eut une altercation entre l’un des chefs des services secrets, qui affirmait vigoureusement que oui, et le ministre de la Défense, qui exprimait l’opinion que le Hezbollah n’avait que la « possibilité » d’y parvenir.

Hassan Nasrallah, qui a un extraordinaire talent pour rendre fous les Israéliens, a jeté de l’huile sur le feu en annonçant, dans un discours public, que des armes lui étaient parvenues depuis la Syrie, et qu’il les envoyait au sud dans des camions « couverts de paille ».

Nos commentateurs ont réagi en déclarant que, « au plus tard cet été », l’armée israélienne sera obligée d’attaquer le Liban pour écarter le danger et, par la même occasion, effacer la honte et restaurer le pouvoir dissuasif de l’armée qui a été perdu sur les champs de bataille de cette malheureuse guerre.

OU PEUT-ÊTRE la Syrie, cette fois ?

C’est également possible. Après tout, la manœuvre de brigade de cette semaine, la première depuis longtemps, a eu lieu au Golan et était dirigée évidemment contre Damas.


Certes, les Syriens ont proposé la paix. Ils sont en train de modifier leur stratégie pour amener Israël à commencer des négociations

Mais c’est hors de question. Le président Bush a interdit à Israël de faire le moindre pas dans cette direction. Bush menace la Syrie d’une guerre (voir ci-dessous) et il est impensable qu’Israël, le loyal disciple, fasse la paix avec quelqu’un que l’Amérique n’aime pas. Non, la paix avec la Syrie n’est pas dans les prévisions. Oublions la.

Et, comme n’ont pas dit les Romains : « si non vis pacem, para bellum » - si tu ne veux pas la paix, prépare la guerre.

Les préparatifs vont bien au-delà de l’entraînement des forces sur le terrain. Ils ont aussi une dimension psychologique. L’avant-veille, un très gros titre de la une du Haaretz annonçait : « Course aux armements en Syrie avec l’aide de l’Iran. » Les autres médias font la même chose. On a dit que la Russie fournissait la Syrie d’énormes quantités d’armes anti-char, celles qui ont perforé même les tanks israéliens les plus modernes de la récente guerre. Et, comme si ce n’était pas suffisant, la Russie approvisionne aussi la Syrie avec des missiles anti navire qui seraient une réelle menace réelle pour notre flotte, et de missiles à longue portée qui peuvent atteindre n’importe quel coin d’Israël.

La presse met dans le même sac trois pays, la Syrie, la Russie et l’Iran, qui sont, comme par hasard, les trois membres du nouvel « axe de mal » de Bush.

Il est clair que cette campagne médiatique est orchestrée par les chefs militaires et a un rapport avec la manœuvre. En fait, c’est la première action du nouveau chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, qui a supervisé la manœuvre en compagnie du ministre de la Défense, Amir Peretz, (Un photographe dégourdi a photographié Peretz observant l’action avec des jumelles. Mais les lentilles avaient été mal placées et il ne voyait manifestement rien.)

La vérité est qu’aucun danger ne menace de ce côté là. Il n’existe pas la plus petite possibilité que la Syrie attaque Israël. Les capacités militaires de la Syrie, même avec toutes les armes que les Russes peuvent fournir, sont de très loin inférieures à celles de l’armée israélienne. C’est le point de vue de l’ensemble de la communauté des services secrets israéliens. Si la Syrie se réarme, c’est dans des objectifs défensifs. Ils ont, à juste titre, peur d’Israël et des Etats-Unis.

Mais si on veut la guerre, qu’est-ce que ça peut faire ?

ET PEUT-ÊTRE toutes ces gesticulations ne sont-elles que des tactiques de diversion, pour détourner l’attention de la cible réelle de la prochaine guerre - l’Iran ?

Depuis de nombreux mois maintenant, nos médias diffusent presque quotidiennement des mises en garde alarmistes sur l’Iran. Dans quelques années, ce pays aura la possibilité de perpétrer, comme il en a la volonté, un « second Holocauste ». L’image est celle d’un pays fou, conduit par un second Hitler qui est prêt à voir l’Iran annihilé si c’est le prix à payer pour effacer Israël de la carte.

Il est évident que contre un tel ennemi, le vieil adage hébreu s’applique : « Celui qui s’apprête à te tuer, tue-le le premier »

APRÈS LA guerre des Six-Jours, une satire pacifiste portait le titre : « Vous, moi et la prochaine guerre » (« Vous » dans sa forme féminine). Peut-être devrait-elle être relancée aujourd’hui.

Durant les quelques derniers jours, une très grande annonce publicitaire a fait son apparition dans les journaux. Elle est signée d’un groupe qui se dénomme « Les soldats de réserve » et qui dit représenter les réservistes déçus de la dernière guerre. L’annonce énumère toutes les raisons d’écarter Olmert du pouvoir, et se termine en beauté par le sinistre avertissement suivant : « Il restera dans son fauteuil et dirigera la prochaine guerre. »

Peut-être est-ce exactement ce qu’il a en tête. Nous n’avons jamais eu un Premier ministre si profondément embourbé dans les problèmes. Dans quelques semaines, la commission d’enquête sur la seconde guerre du Liban publiera ses conclusions. Certes, c’est Olmert lui-même qui a nommé cette commission et choisi personnellement ses membres, de façon à éviter de tomber entre les mains du comité d’enquête judiciaire, dont les membres auraient été désignés par la Cour suprême et qui auraient pu être beaucoup moins prévenants. Mais même ainsi, il faut qu’il survive, même de justesse, aux conclusions de la commission. En même temps, plusieurs allégations de corruption contre lui font l’objet d’enquêtes policières.

Il est vrai que la semaine dernière Olmert a réussi à nommer de nouveaux chefs de la police (dont un ami personnel) ainsi qu’un nouveau ministre de la justice à son goût, mais ceci ne lui garantit pas non plus une totale immunité.

En attendant il ne fait qu’illustrer une vieille vérité : une personne habile sait comment se sortir d’un piège dans lequel une personne avisée ne serait pas tombée.

Il n’a pas de programme. Il l’a dit lui-même. Il est le chef d’un parti amorphe, sans membres ni institutions et sans racines réelles dans la population. Les sondages d’opinion montrent que ses taux d’opinions favorables sont au plus bas (seul le ministre de la Défense plonge encore plus ). Olmert ne reste au pouvoir que parce que beaucoup pensent que toutes les alternatives disponibles seraient encore pires.

Un Premier ministre cynique, empêtré dans une telle situation, pourrait facilement être tenté de lancer une nouvelle aventure militaire, dans l’espoir qu’elle lui rende sa popularité perdue et qu’elle détourne l’attention de ses ennuis personnels et politiques. Si tel est l’objectif, la question n’est pas tellement de savoir contre qui - les Palestiniens, les Libanais, les Syriens ou les Iraniens. L’essentiel est que cela arrive le plus tôt possible, de préférence au plus tard cet été. Il ne reste plus qu’à convaincre l’opinion publique de la présence d’un danger existentiel, mais dans notre pays, ce n’est pas trop difficile.

TOUT CECI nous rappelle, bien sûr, un autre dirigeant exceptionnel - George W. Bush. Il est étonnant de voir à quel point ces deux-là se trouvent presque dans la même situation.


Le système politique américain est admiré par beaucoup de gens en Israël, et de temps en temps l’idée que nous devrions aussi l’adopter ressort. Un chef fort, élu directement par le peuple, qui nomme les ministres compétents - qu’y a-t-il de mieux ?

Mais il semble que le système américain a créé une situation terrifiante : le Président Bush a encore deux années au pouvoir - et dans ce laps de temps il peut lancer une guerre selon son bon vouloir, même si aujourd’hui les Américains ont clairement montré aux élections pour le Congrès qu’ils ont la guerre d’Irak en horreur. En tant que commandant en chef des forces militaires les plus puissantes du monde, il peut élargir et intensifier la guerre en Irak, et, en même temps, lancer une nouvelle guerre contre l’Iran ou la Syrie.

Les deux chambres du Congrès peuvent théoriquement le stopper en coupant les crédits pour les forces armées, mais la plupart des membres de ces deux augustes corps sont des moulins à parole qui sont terrorisés à cette idée même (si toutefois ils l’ont). N’importe quel marine à Bagdad a plus de courage que toute la bande des Sénateurs et membres du congrès réunis. Ceux-ci ne pourraient même pas imaginer entamer la procédure d’impeachment contre le Président.

Ainsi, une personne seule peut causer une catastrophe mondiale. Il n’a pas de freins, mais il a un fort instinct pour la guerre : remplir sa « vision » (qui lui est dictée par Dieu lui-même en conversation privée) et rehausser son image dans l’histoire.


Est-ce réalisable ? Eh bien, l’armée américaine est trop petite pour conduire une autre guerre majeure au sol. Mais Bush et ses conseillers croient qu’on n’a pas besoin de le faire. Ils sont les successeurs du général américain qui en son temps parlait de « bombarder le Vietnam pour le ramener à l’âge de pierre ». Après tout, cela a marché en Serbie et en Afghanistan.

Les néo-cons. qui règnent encore en maîtres à Washington, sont convaincus qu’une pluie de nombreuses centaines de bombes intelligentes sur toutes les installations nucléaires, militaires, gouvernementales et publiques en Iran pourraient « faire le travail ». Leurs amis en Israël applaudiront, puisque cela déchargerait Israël du besoin de faire quelque chose de semblable, à plus petite échelle.

Mais une aventure américaine et/ou israélienne serait une catastrophe. Des bombes peuvent dévaster un pays mais pas un peuple comme les Iraniens. Seule une imagination débridée peut prévoir comment plus d’un milliard de musulmans d’une vingtaine de pays - y compris tous nos voisins - réagiraient à la destruction d’un pays musulman (même chiite). C’est jouer avec le feu, qui peut provoquer une conflagration mondiale.


Bush et Olmert et la prochaine guerre - AU SECOURS ! Uri Avnery - 24 février.

[Traduit de l’anglais « You, and I, and the Next Year » : SW]
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:26

Inventer la paix au Moyen-Orient

[...]
La paix à inventer entre la Palestine et Israël est au coeur du projet de l'alliance des civilisations. Elle impose que soit mis en chantier, sans plus attendre, un état des lieux objectif du Moyen-Orient. Cet état des lieux procéderait de trois réalités désormais irréfragables :
- réalité du mouvement national palestinien, dont chacun a enfin compris que ni l'usure du temps, ni la force, ni l'argent, ne viendront à bout de sa détermination à bâtir un Etat libre, respecté et doté des moyens de la souveraineté ;
- réalité du mouvement national juif, qui a trouvé son aboutissement en Israël, dans une partie de la Palestine, et dont on sait également que ni le terrorisme, ni les guerres, ni les pressions internationales, ne viendront à bout ;
- volonté de tous et d'abord de la majorité des Arabes et des Palestiniens, du peuple israélien et des juifs dans le monde, d'accepter et de faire vivre une solution digne, juste et éthique, qui donne ses vraies chances à la coexistence de deux Etats, palestinien et israélien, égaux en sécurité, en droits et en devoirs.

Cet état des lieux conduirait de lui-même à un scénario apaisé et non partisan, de construction de la paix entre deux Etats également légitimes. Deux Etats auxquels on aura reconnu, dans un esprit de justice, les mêmes exigences de viabilité, de pérennité et de sécurité. Deux Etats et deux peuples pour lesquels ces droits et ces valeurs devront, dans le futur, être conjugués de la même façon, sans compromissions, sans faiblesse et sans ostracisme.
Nous pensons qu'il est vital que les Palestiniens et les Israéliens entendent enfin un propos et un discours qui relatent objectivement leurs responsabilités respectives dans la tragédie et la faillite actuelles. Il est essentiel pour les Palestiniens, comme pour le monde arabo-musulman, de comprendre que les termes de l'équation Palestine-Israël peuvent changer si les Nations unies prennent la responsabilité de dire à l'opinion internationale ce qu'ont été le prix et le poids de ces soixante années d'incompréhension, de stigmatisation, de vérités cachées ou instrumentalisées.
Cette souffrance doit être connue et reconnue. Le franchissement de ce seuil psychologique et historique peut changer la donne, être le premier pas sur le chemin de la dignité reconquise, conduire enfin à une paix qui ouvre la voie à la réconciliation. L'analyse froide et rationnelle de ces soixante années peut contribuer à exorciser les peurs en Israël tout en permettant au peuple israélien de retrouver ses valeurs fondatrices. Notre proposition est que cet exercice de vérité "pédagogique et politique" sur l'histoire entrecroisée des deux peuples telle qu'ils l'ont ressentie, soit lancé par les Nations unies, sous la forme d'un "livre blanc", à entreprendre sans tarder, et rédigé par des personnalités israéliennes et palestiniennes incontestables.
Seuls les extrémistes et les fondamentalistes seront mis sur la défensive par cet exercice, car ils ne seront plus les champions d'une cause dont ils se sont emparé par défaut ou par effraction, en tirant profit d'une histoire non dite et trop longtemps ignorée par la communauté des nations.
Il faut espérer qu'une même approche pragmatique et réaliste pour changer la donne prévale aux Etats-Unis malgré les difficultés sur la base du rapport Baker-Hamilton. S'agissant des relations entre l'islam et le monde occidental, de l'Irak ou de la paix entre Palestiniens et Israéliens, tous les acteurs de cette crise ont besoin de reconnaître ce qu'ils ont vécu et enduré pour fonder leur relation future sur une base clarifiée et sereine. C'est le sens de ce "livre blanc".

LE MONDE | 02.01.07
André Azoulay et Hubert Védrine, membres du Groupe de haut niveau des Nations unies pour l'alliance des civilisations.
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:27

« Il ne s’agit plus de chasser Bush, mais de repenser le rôle de l’Amérique dans le monde. »

Admettre que notre compréhension du monde est par essence imparfaite, ou faillible, c’est faire un grand pas en avant. Il a fallu le désastre de l’Irak sanctionné par nos élections de novembre pour que George W. Bush commence à en prendre conscience. Après des années d’un aveuglement total aggravé par le mensonge, Bush fils a pris appui sur l’entourage de son père, abandonnant enfin l’idéologie pour un retour au réalisme géopolitique. C’est un bon point - notamment, on l’espère, pour la Palestine. Mais pour ce qui est de l’Irak, la chute est quasi irrémédiable.
Le rapport de la commission bipartite présidée par James Baker, ancien secrétaire d’Etat de Bush père, a émis à titre purement consultatif un certain nombre de recommandations concernant les possibles options en Irak. Pour autant, la question essentielle demeure celle-ci : peut-on revenir sur la guerre contre le terrorisme ? Pierre angulaire de la politique de Bush depuis le 11 Septembre, elle est à l’origine des graves dérives dont souffrent les Etats-Unis. Or nous pouvons l’abandonner d’autant plus aisément qu’il s’agit de notre propre création. Si le danger terroriste perdure, à nous d’agir sans faiblesse, mais avec discernement, et sans employer les méthodes des terroristes eux-mêmes.
La vérité est pénible à avouer, sans doute, mais les Etats Unis sont devenus le principal obstacle à l’établissement d’un ordre mondial stable et juste. Malgré leur perte d’influence depuis le 11 Septembre, ils n’ont cessé de vouloir régir la planète, et l’administration Bush, de se tromper de priorités. Celle du Président est nationaliste, détournant la terreur à ses propres fins, privilégiant la force et ignorant les problèmes mondiaux dont la résolution exige une coopération internationale. L’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld parti, et remplacé par Robert Gates, il ne s’agit plus, comme lors de la présidentielle de 2004, de chasser Bush de la Maison-Blanche, mais de repenser le rôle de l’Amérique dans le monde. Elle doit changer au plus profond de soi, reconnaissant tout d’abord que « la guerre contre la terreur »est une fausse métaphore qui a gravement nul à sa position internationale, ainsi qu’à l’ouverture de sa société. S’il est désormais admis que l’invasion de l’Irak fut une erreur tragique, cette politique de guerre au terrorisme continue pourtant d’être acceptée comme une réponse normale au 11 Septembre.
Elle demeure, tel une sorte de dogme, et malgré leur succès au Sénat, les démocrates eux-mêmes auront du mal à opérer une mutation radicale. Durant des années, les républicains leur ont tellement reproché leur laxisme en matière de défense qu’à de rares exceptions près, ils demeurent sur les anciens schémas. Il est heureux que la manière dont la guerre a été conduite en Irak soit devenue l’objet d’un examen minutieux : la torture, la restitution extraordinaire (procédure extra judiciaire permettant aux services secrets d’extrader des suspects) et autres méthodes ont été déclarées illégales par le Congrès. Les écoutes clandestines ont provoqué un tollé. Mais la réalité du pouvoir demeure: en temps de guerre, ès qualités de commandant en chef, le président jouit de pouvoirs exécutifs étendus. Alors qu’était signé l’amendement Mc Cain contre la torture, Bush ne s’est pas privé d’affirmer que cela ne limiterait en aucune façon son autorité constitutionnelle à passer outre dans certaines circonstances. D’autres exemples montrent que le Président estime que le Congrès n’a pas à contrôler ses pouvoirs constitutionnels. Cette philosophie juridique naissante place l’exécutif au-dessus des autres pouvoirs. Elle délaisse l’universalité des droits de l’homme au profit d’un traitement à deux vitesses, créant des zones d’exception pour certains espaces (Guantanamo), certains tribunaux (commissions militaires), certains individus et certaines pratiques. Cette vision constitutionnelle creuse un fossé croissant entre les citoyens et les étrangers, et réduit les libertés civiles de l’ensemble des citoyens. Quant à l’équilibre politique de notre nation, il est clair que le bipartisme sur lequel se fonde la démocratie américaine est faussé depuis que les extrémistes ont mis la main sur le Parti républicain. Bien que répugnant à prendre une quelconque position partisane, je me trouve ainsi obligé de soutenir les démocrates jusqu’à ce que le Parti républicain ne soit plus sous le contrôle des extrémistes conservateurs et religieux...
La terreur est une abstraction. On ne peut pas faire la guerre à une abstraction. La menace constituée par al-Qaida et consorts
est bien réelle et exige une réaction forte, mais elle doit être dirigée contre al-Qaida et ses avatars, en prenant appui sur le rassemblement des intelligences, en incluant des mesures conservatoires visant à rassurer plutôt qu’à effrayer l’opinion publique, en gagnant la confiance et le soutien des musulmans et, le cas échéant, en prévoyant le recours à la force. Je dois insister sur ce point afin de me défendre des inévitables accusations selon lesquelles je ne chercherais qu’à ignorer ou apaiser les terroristes et laisser l’Amérique sans défense...
Le paradoxe est en tout cas de constater que la guerre au terrorisme a été, au final, néfaste aux intérêts de l’administration Bush elle-même. La popularité du Président est au plus bas. Et quelles que soient ses dispositions à venir à l’égard de l’Irak, rien ne pourra se régler fondamentalement pour le rééquilibrage démocratique de l’Amérique, pour l’ouverture de notre société et notre re-légitimation sur le plan international, aussi longtemps que les citoyens et les représentants politiques ne se seront pas attaqués à ce mal qui nous ronge: la guerre au terrorisme, fausse métaphore et fiction inféconde.

PAR GEORGE SOROS


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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:29

Tous ceux qui ont bien connu l'Irak avant l'invasion américiane se souviendront de la quiétude du Bagdad sans la pax americana. [...] Bush a voulu y exporter sa démocratie mercantile au mérpis de toute connaissance des mentalités locales et rélaités politiques. Il a ruiné un pays, permis une totale oppression desminorités et déstablilisé durablement le Moyen-Orient, en étant responsable de la mort de dizaines de milliers de civils. Il ne faut aps oublier aussi les conséquances terribles de dix ans d'embargo sur les plus faibles, avec l'instrumentalisation de l'ONU par les Américains. Les Irakiens ne pardonneront pas aux pays qui se sont servis de l'Irak comme un rempart contre un danger islamique pour l'abandonner quinze an splus tard aux fanatiques chiites. Souvenons-nous aussi comment ceux qui condamnaient ce régime à Washington étaient les premiers à essayer d'y faire des affaires. Au-delà de toute propagande et manipulation, l'histoire jugera le régime de Saddam mais aussi ceux qui l'ont poussé à sa perte.

Le Figaro, Courrier des lecteurs

Courrier des lecteurs du Monde :

- Il ne serait pas objectif de rejeter seulement sur la Corée du Nord et sur l'Iran la responsabilité de l'échec, espérons-le provisoire, de la non-prolifération inclue dans le TNP. D'abord il y a eu le précédent de la tolérance bienveillante accordée à Israël, au Pakistan et à l'Inde. Et que va-t-on dire "des 6 monarchies du Golfe qui viennent de décider d'un programme de recherche nucléaire civile" (...) ? La menace d'une prolifération encore plus large vient plutôt du fait que (...) les 5 grandes puissances nucléaires initiales n'ont pas envisagé de mettre en oeuvre le contenu de l'article VI : "Chacune des parties au traité s'engage de bonne foi à des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire..." De quel droit ont-elles signifié au monde qu'il n'y aurait pas d'autre adhérent à leur club alors qu'elles conserveraient leurs arsenaux nucléaires, les adapteraient à leur interprétation de la situation internationale et à leurs intérêts ? (...)


- Heureusement que le modèle démocratique n'a pas collé en Irak, ça prouve au moins qu'il y a des modes de pensées différents (attention ce que je veux dire par là ne sous-entend absolument pas une approbation du terrorisme ; mais la reconnaissance des cultures arabo-islamiques mille fois oui !) La richesse des cultures, et notre enrichissement perso en les connaissant, c'est justement leurs différences.

Le 26 décembre, les pertes américaines en Irak ont franchi le cap symbolique des 2 973 morts, dépassant ainsi le nombre de victimes des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Busch a tué plus d'Américains que Ben Laden. Les pertes américaines atteignent les 3000 morts.
De plus en plus de désertions dans l'armée US : entre 20 000 et 40 000 depuis 2003.

D'autre part, doit-on rappeler que les Américains ont fourni des armes à l'Iran du temps de Reagan (Irangate) ?
D'autre part, l'Amérique, la Russie, la France, l'Angleterre et la Chine ont assez d'armes nucléaires pour faire sauter une planète quinze fois grosse comme la terre. Précisons que ces cinq puissances sont les membres permanents du Conseil de sécurité.


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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:30

Une étude controversée estime que la surmortalité due à la guerre a touché 655 000 Irakiens depuis 2003

Article publié le 13 Octobre 2006
Par Jean-Yves Nau
Source : LE MONDE

Extrait : IL Y A deux ans, l'hebdomadaire médical britannique The Lancet avait publié les résultats d'une enquête qui, sur la base d' « une estimation prudente », avait évalué à 100 000 le nombre de civils morts en Irak à la suite des violences liées à l'occupation par les troupes américaines et britanniques. Ce travail, très controversé à l'époque, avait été mené grâce à une collaboration entre des chercheurs américains de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore (Maryland) et des médecins irakiens appartenant au College of Medicine Al-Mustansiriya de l'université de Bagdad.
La même équipe de chercheurs, dirigée par le docteur Gilbert Burhnam, a publié, jeudi 12 octobre, sur le site Internet du Lancet, une réactiualisation de ce travail. Elle estime que 655 000 décès son t directement liés à la guerre qui sévit en Irak depuis mars 2003. Les chercheurs conluent que le taux de mortalité est passé de 5,5 pour 1 000 avant la guerre à 13,3 pour 1 000 aujourd'hui. Si cette évaluation est exacte, 2,5 % de la population irakienne a disparu du fait des différentes formes de vionece générées par la guerre.
[...]
Selon la dernière estimation du ministre irakien de la santé, 128 000 civils ont, à ce jour, été victimes de la guerre.

Un diplomate américain suggère le départ du vice-premier ministre polonais

LE MONDE | 9 novembre 2006 | Célia Chauffour

Les relations entre Varsovie et Washington se sont crispées, mardi 7 novembre. A l'origine, la publication du compte rendu d'un entretien confidentiel entre Leszek Jesien, un collaborateur du premier ministre polonais, et Kenneth Hillas, le numéro deux de l'ambassade américaine à Varsovie, qui avait suggéré de limoger Roman Giertych, le vice premier-ministre polonais.
M. Giertych avait réclamé le 19 octobre un débat parlementaire sur les effets de la guerre pour les civiles en Irak : "Nous voulons savoir ocmbien de victimes innocentes ont péri en Irak depuis trois ans", avait-il déclaré. "Si un vice-premier ministre, en Allemagne, en France ou au Danemark, s'exprimait ainsi, il serait révoqué", avait commenté l'Américian M. Hillas.
[...]
Si l'ancien chef de la diplomatie polonaise, Stefan Meller, préfère croire à "un incident de parcours", Zbigniw Lewicki, directeur du Centre d'études américaines à l'université de Varsovie, y voit surtout une fuite d'information dommageable.

Pour la première fois, Bush reconnaît l’échec irakien
Le Figaro (avec AFP, Reuters). Publié le 20 décembre 2006

Dans une interview au Washington Post, le président américain reconnaît que les Etats-Unis «ne sont pas en train de gagner» la guerre en Irak. Il évoque également pour la première fois ouvertement une augmentation des effectifs militaires dans ce pays.


«Nous ne sommes pas en train de gagner, mais nous ne sommes pas non plus en train de perdre». Dans une interview au Washington Post, George W. Bush a fait sienne cette assertion du général Peter Pace, commandant du corps des Marines. Pour le président américain, «il y a eu des développements positifs» dans la région depuis l’intervention américaine, même si la violence interreligieuse reste une menace.
«Et je vais proposer un plan» pour y répondre, a promis Bush, qui doit rendre ses conclusions en janvier. «Je suis enclin à penser que nous devons augmenter nos effectifs», estime le président, qui a commandé un rapport sur la question au nouveau secrétaire à la Défense, Robert Gates.
Le Washington Post affirmait dans son édition de mardi que l’hypothèse d’un envoi de troupes supplémentaires était source de division entre la Maison-Blanche et le Pentagone. Le porte-parole de la Présidence, John Snow, a démenti ces informations, expliquant que «des personnes cherchent à créer un affrontement entre le président et les chefs de l'état-major interarmes, là où il n'y en a pas».
Pourtant, de nombreuses sources militaires confirment que l’engagement en Irak, 134.000 soldats déployés, atteint un point critique. «Il est ne fait aucun doute qu’on s’est beaucoup servi de notre armée», reconnaît Bush dans cet entretien.


L’administration Bush divisée sur l’Irak
Le Figaro (avec AFP, Reuters). Publié le 19 décembre 2006

Un rapport du Pentagone fait état d’un nouveau pic des violences en Irak, où 959 attaques ont eu lieu chaque semaine en moyenne depuis août. Face à une situation qui empire chaque jour, les divisions vont croissant au sein de l’administration Bush sur la stratégie à adopter.
L’Irak reste le cauchemar de l’administration Bush. Entre mi-août et mi-novembre, la situation s’est encore détériorée, avec 959 attaques par semaine en moyenne. Un chiffre en hausse de 22%, selon le dernier rapport de l’armée américaine.
Pire pour la Maison-Blanche, 68% de ces attaques demeurent dirigées contre les forces de la coalition, même si ce sont des Irakiens qui en font en majorité les frais. « La violence confessionnelle a nettement augmenté malgré les réunions entre responsables religieux et tribaux », note le document, selon lequel «la violence en Irak pose une grave menace sur les progrès politiques».
Face à une situation chaotique, l’administration Bush reste divisée, après la remise du rapport Baker il y a deux semaines. Dans son édition de mardi, le Washington Post évoque l’opposition unanime des chefs d’état-major militaires à la seule stratégie proposée à court-terme par la Maison-Blanche : l’accroissement du nombre de troupes déployées sur place.
Robert Gates, le nouveau ministre de la Défense, a fait lundi son premier discours sur l’Irak. S’il a répété que «nous voulons tous trouver une voie pour ramener les fils et les filles de l’Amérique à la maison», il a néanmoins martelé le message du président : «nous ne pouvons pas nous permettre un échec au Moyen-Orient». George Bush doit annoncer en janvier un changement de stratégie en Irak, où 2.948 américains ont trouvé la mort depuis 2003.

Dans un sondage international le retrait d'Irak est plébiscité

Y a-t-il une fracture politique entre George Bush et l'opinion publique américaine sur l'Irak ? La question mérite d'être posée à l'examen des plus récents sondages publiés outre-Atlantique, mais aussi à l'écoute des déclarations contradictoires du président des Etats-Unis et de ses plus proches collaborateurs sur la situation militaire. La première enquête commandée par la nouvelle chaîne de télévision internationale France 24 à Novatris/Harris Interactive pour l'émission "Talk de Paris", diffusée vendredi 22 décembre, que Le Monde publie en exclusivité, confirme cette impression.
Le sondage, réalisé dans cinq pays européens (Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie) et aux Etats-Unis, montre que près de 7 Américains sur 10 sont favorables au retrait des troupes d'Irak, même si 5 d'entre eux disent accorder un délai pour ce désengagement. Il y a quelques jours, l'institut Gallup, dans le quotidien USA Today, fixait le pourcentage des partisans du retrait à 55 %. Les Britanniques, qui ont toujours des soldats dans le sud du pays, sont encore plus explicites : ils souhaitent leur retour à 83 %. En pointe depuis le début du conflit contre l'option militaire, 90 % des Français veulent ce retrait. En Allemagne et en Espagne - ce dernier pays, comme l'Italie, a retiré ses troupes -, le taux dépasse 80 %.
Ce souci grandissant des opinions publiques de voir le bourbier irakien débarrassé de ses intervenants occidentaux n'a pas pour corollaire un excès de mansuétude pour Saddam Hussein. Il n'y a guère qu'en Italie que l'ancien dictateur échapperait à l'application de la peine de mort à laquelle l'a promis le tribunal pénal de son pays. Partout ailleurs, on souhaite l'application de la sentence, avec une pointe à 82 % chez les Américains.

LE MONDE | 22.12.06

Tuerie d'Haditha : huit soldats américains inculpés de meurtre et d'obstruction à l'enquête
LE MONDE | 22.12.06 | 15h49

Huit marines américains ont été inculpés, jeudi 21 décembre, suite à la tuerie d'Haditha, il y a un peu plus d'un an, qui a coûté la vie à au moins vingt-quatre civils irakiens, à ce jour le plus grave crime reproché à l'armée américaine en Irak. Quatre soldats sont directement accusés de meurtre, et quatre autres d'avoir fait obstruction à l'enquête.
L'ayatollah Sistani médiateur dans la crise entre les chiites
Après trois semaines de boycottage, l'imam radical chiite Moqtada Al-Sadr devrait autoriser ses partisans à reprendre leurs fonctions au sein du gouvernement irakien, ont déclaré, jeudi 21 décembre, plusieurs proches de l'imam à l'agence Associated Press. Cette annonce, non confirmée, a suivi la réunion, à Nadjaf, des principales forces politiques chiites venues demander à l'ayatollah Ali Al-Sistani, principale autorité religieuse chiite du pays, de les aider à résoudre la crise gouvernementale.
Le matin du 19 novembre 2005, à côté du village d'Haditha, à 260 km à l'ouest de Bagdad, une bombe artisanale explosait au passage d'un Humvee transportant des marines de la compagnie Kilo du 3e bataillon de la 1re division de marine, tuant le caporal Miguel Terrazas, âgé de 20 ans.
Le lendemain, un communiqué de l'armée rapportait la mort du soldat, celle de quinze civils irakiens tués par l'explosion ainsi que "l'attaque du convoi par des hommes armés" ayant provoqué une riposte américaine, causant la mort de huit insurgés.
Une autre version de l'histoire a été révélée en mars 2006 après qu'un étudiant en journalisme irakien a donné une vidéo au magazine américain Time. Après avoir interrogé des témoins à Haditha, l'hebdomadaire publiait, le 27 mars, son récit des événements. Pour venger la mort du caporal Terrazas, les soldats se seraient livrés, pendant plusieurs heures, à des actes de tuerie, exécutant notamment cinq occupants d'un taxi qui approchait du village. Parmi les victimes, figuraient sept femmes et trois enfants, abattus à bout portant.
Ces révélations avaient obligé l'armée américaine à ouvrir des enquêtes, aboutissant à une procédure judiciaire devant une cour martiale de la base militaire de Camp Pendleton (Californie). En annonçant les inculpations, le colonel Stewart Navarre a indiqué savoir "avec certitude qu'aucun civil (irakien) n'a été tué dans l'explosion de la bombe".
Le sergent Frank Wuterich, âgé de 26 ans et qui commandait la compagnie Kilo, est accusé d'avoir commis personnellement douze meurtres et d'avoir ordonné à ses hommes de tuer six autres personnes. Selon son avocat, il est passible de prison à perpétuité. Le sergent Sanick De la Cruz, 24 ans, est accusé de cinq meurtres, le caporal Justin Sharratt, 21 ans, de trois meurtres, et le caporal Stephen Tatum, 25 ans, de deux meurtres et quatre homicides involontaires. Quatre autres marines ont été inculpés pour ne pas avoir, après l'ouverture des enquêtes, menti sur le déroulé des événements.
Evoquant "un crime terrible", le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, s'était dit à l'époque "fatigué" des excuses américaines sur les "erreurs" de leurs forces en Irak.

(AFP, AP, Reuters.)

Al-Qaida en Irak propose aux Américains un retrait des troupes sans violence
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters

Dans un enregistrement audio diffusé vendredi 22 décembre sur Internet, la branche irakienne d'Al-Qaida affirme avoir proposé aux Américains de retirer leurs troupes d'Irak."Nous vous offrons de retirer vos troupes en toute sécurité sur une période d'un mois et nous attendons votre réponse dans deux semaines", a indiqué un homme se présentant sous le nom Abou Omar Al-Baghdadi, l'émir de l'"Etat islamique en Irak" autoproclamé. "Nous appelons [le président George] Bush à ne pas laisser passer cette occasion historique qui doit permettre à ses troupes de se replier en sécurité", ajoute-t-il dans cet enregistrement, dont l'authenticité ne pouvait être établie.
Abou Omar Al-Baghdadi affirme également dans cet enregistrement que les Etats-Unis ont tenté de négocier avec le groupe par l'intermédiaire des Saoudiens, assurant qu'il avait refusé de telles négociations."Le géant [les Américains] a commencé à s'effrondrer et cherche à négocier avec diverses parties, notamment par le biais de ses agents", a-t-il indiqué, avant d'ajouter : "Il nous a transmis par le biais de la famille Saoud [régnant en Arabie saoudite], les dictateurs de la presqu'île [Arabique], son souhait de [négocier], prétendant s'être déjà assis avec toutes les parties sauf nous." "Nous lui disons : nous ne négocions pas avec ceux qui ont fait couler le sang de nos enfants", a-t-il affirmé.
Le président américain a affirmé récemment son opposition à un départ prématuré des troupes américaines d'Irak en invoquant les conséquences d'un tel retrait, alors que la "victoire" reste selon lui "possible". Il s'est dit "encouragé" par un rapport que lui ont remis le 6 décembre des personnalités indépendantes et par leur mise en garde contre les conséquences d'un retrait précipité. Les Etats-Unis disposent de 129 000 soldats en Irak.


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Souricet
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:33

Irak, scénario autour du retrait américain, par Martin Van Creveld
LE MONDE | 19.12.06

Maintenant que le peuple américain a admis que la guerre en Irak ne peut être gagnée, que va-t-il se passer ? Réponse : les Etats-Unis vont vouloir diminuer leurs pertes et se retirer. L'hypothèse la plus probable est que ce retrait s'amorcera d'ici quelques mois pour être plus ou moins achevé à l'automne 2007. Si cela n'était pas le cas, la guerre dominerait les prochaines élections américaines comme elles ont dominé les dernières, ce dont ne veulent ni les démocrates ni les républicains.
Rapatrier 140 000 hommes avec tout leur équipement est une opération d'une extrême complexité. En 1945 et en 1973, les Etats-Unis s'étaient contentés d'évacuer leurs troupes, laissant la plus grande partie de leur matériel à leurs protégés européens, puis sud-vietnamiens. Dans le cas irakien, les choses se présentent différemment.
L'équipement militaire moderne est tellement précieux que même la plus grande puissance de la planète ne peut se permettre d'en abandonner de grandes quantités ; de ce point de vue-là, le modèle serait non pas le Vietnam ou la seconde guerre mondiale, mais la première guerre du Golfe. En second lieu, le matériel éventuellement laissé en Irak tomberait très probablement entre les mains des ennemis de l'Amérique. Le Pentagone n'aura donc d'autre choix que d'évacuer d'Irak des millions de tonnes de matériel militaire par le même chemin utilisé pour l'y apporter - c'est-à-dire de le ramener au moins jusqu'au Koweït. Cette opération prendra beaucoup de temps et coûtera extrêmement cher. Elle entraînera inévitablement des pertes : les convois se dirigeant vers le sud seront la cible de tirs et d'attentats.
Les troupes américaines laisseront derrière elles un pays dévasté, dont l'infrastructure a été anéantie et où l'industrie pétrolière, qui fournissait autrefois 90 % de ses revenus au pays, n'est plus qu'un champ de ruines. Une estimation récente parle de 150 000 morts irakiens. Et le pire est qu'aucun signe n'indique l'émergence d'un gouvernement capable de maîtriser la situation. Du fait de ce vide, il ne fait pratiquement aucun doute que chiites et sunnites vont continuer encore longtemps à se déchirer ; et comme si cela ne suffisait pas, certains chiites pourraient également se battre contre d'autres chiites. Les Kurdes seront les bénéficiaires de ces affrontements. Depuis quelque temps déjà, ils expulsent discrètement la population arabe des provinces septentrionales de l'Irak, jetant ainsi les fondations de leur futur Etat.
Une longue période sera nécessaire avant qu'un Irak unifié voie le jour, s'il le voit jamais. Un Irak morcelé renforcera considérablement - a déjà, à vrai dire, considérablement renforcé - la position de Téhéran. L'Iran jouera à coup sûr un rôle majeur dans le devenir de l'Irak, mais dans quelle direction exercera-t-il son influence, et quel en sera l'impact exact, cela personne ne le sait. Une seule chose en tout cas est absolument sûre. Pour s'assurer qu'aucun (e) futur (e) président (e) américain (e) ne se mette dans l'idée d'attaquer l'Iran comme a été attaqué l'Irak (c'est-à-dire, au fond, sans aucune raison), les Iraniens vont tout faire pour se doter le plus vite possible d'armes nucléaires.
Un Iran puissant constituerait une menace pour l'approvisionnement du monde en pétrole et ne manquerait donc pas d'inquiéter Washington. Afin de contrer les ambitions de Téhéran, les forces américaines devront donc demeurer dans la région pour une période indéterminée ; elles seront probablement stationnées au Koweït (dont une bonne partie du territoire a d'ores et déjà été transformée en une vaste base américaine), à Oman et dans d'autres pays du Golfe. On ne peut qu'espérer que ces forces, et la volonté politique qui les soutiendra, seront suffisamment solides pour dissuader l'Iran de se lancer dans l'aventure.
Plus encore que les Etats-Unis, certains pays du Moyen-Orient ne manqueront pas de s'inquiéter de la puissance iranienne. Tout en se tournant vers Washington pour leur propre protection, il est pratiquement certain que plusieurs d'entre eux envisageront de démarrer leur propre programme nucléaire. Chaque fois qu'un pays se dotera d'un arsenal nucléaire, ses voisins se demanderont s'ils ne devraient pas faire de même. A terme, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Egypte et la Syrie pourraient finir par devenir des puissances nucléaires. Il est pour l'heure impossible de dire en quoi cette nouvelle configuration pourrait influer sur l'équilibre régional.
Un Irak dépourvu de gouvernement et en proie à une guerre civile chronique constituera une pépinière idéale pour toutes sortes de terroristes. On peut supposer que la plupart d'entre eux se contenteront de participer et de tirer profit de la guerre civile, mais d'autres auront sans aucun doute à l'esprit des objectifs plus larges. La plupart opéreront à l'intérieur de l'Irak, mais on peut parier que certains s'en prendront aux régimes des pays arabes voisins, comme la Jordanie ou le Koweït.
Certains pourraient atteindre le Liban, d'autres Israël. D'autres encore tenteront d'étendre leurs activités aux pays occidentaux. Il est parfaitement envisageable qu'un nouveau Ben Laden installe son quartier général quelque part en Irak, d'où il pourra diriger ses opérations.
La guerre en Irak a affaibli la position des Etats-unis sur la scène internationale ; la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice peut certes aboyer, mais elle est pratiquement incapable de mordre. Les forces armées sont à ce point ébranlées et démoralisées qu'elles ne parviennent à regarnir leurs rangs qu'en enrôlant des grands-mères de 41 ans. C'est pourquoi la première tâche qui incombera à Robert Gates, le nouveau secrétaire à la défense, et à ses successeurs sera de reconstruire les forces armées afin qu'en cas de besoin on puisse de nouveau faire appel à elles.
Mais surtout, les Etats-Unis doivent soigneusement reconsidérer leur politique étrangère. Quel rôle la plus grande puissance du monde doit-elle jouer dans l'arène internationale, et quelles sont les limites de ce rôle ? Limites notamment économiques liées à ses déficits commercial et budgétaire.
Il est peu probable que ces questions reçoivent une réponse rapide ; à vrai dire, elles risquent de devoir attendre que l'élection présidentielle américaine de 2008 expédie ce qui reste de l'administration Bush dans les poubelles de l'histoire.


Texte traduit de l'anglais par Gilles Berton.

Bush étudie l'envoi de renforts en Irak


Prenant le contre-pied du rapport Baker, le président pourrait être amené à déployer des dizaines de milliers d'hommes supplémentaires.

« J'AI SUPPLIÉ votre président de nous envoyer plus de troupes pour nous protéger. » Devant le Council on Foreign Relations, le vice-président irakien, le sunnite Tariq al-Hashimi, a répété ce qu'il martèle dans sa tournée américaine depuis une semaine. Il réclame une plus grande présence militaire américaine en Irak, pour pallier « l'incompétence des troupes irakiennes » majoritairement chiites. Dans le parterre de spécialistes de politique étrangère, personne ne s'est étonné de sa demande. Le débat sur un renfort possible de 15 000 à 30 000 hommes pour le contingent américain en Irak occupe les médias et les politiques américains, même si, selon un sondage du Los Angeles Times, cette hypothèse n'a l'aval que de 12 % des Américains.
Le président George W. Bush reconnaît que cela fait partie des options qu'il étudie. Le nouveau secrétaire à la Défense, Robert Gates, vient de se rendre à Bagdad pour consulter les commandants militaires sur le sujet. Les démocrates ne présentent pas beaucoup de résistance à cette idée. Pour Harry Reid, le chef des démocrates au Sénat, « si les commandants disent que c'est pour une période courte, alors on soutiendra (l'idée) ». La sénatrice Hillary Clinton estime le renfort envisageable, à condition que la mission soit définie.
On en oublierait qu'il y a six semaines la défaite des républicains aux législatives de novembre, suivie de la démission du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avait été considérée comme un désaveu de la politique irakienne de George Bush.
Publié il y a deux semaines, le rapport de la commission bipartite Baker-Hamilton, qui plaidait pour amorcer un retrait d'Irak, a perdu de son autorité. L'aile gauche des démocrates aurait voulu y trouver un appel immédiat au départ des troupes. Les néoconservateurs déplorent que les auteurs aient cherché une stratégie de sortie plus que de victoire. De son côté, le président Bush a noyé les 79 recommandations du rapport au moyen de consultations tous azimuts, réduisant le rapport Baker à une des voix entendues par la Maison-Blanche.
Colin Powell, l'ancien secrétaire d'État et ancien chef d'état-major de l'armée, ne cache pas son scepticisme. « On a déjà essayé cette hausse des effectifs pendant l'été, » a-t-il lâché. Le général John Abizaid, commandant des opérations militaires américaines au Proche-Orient, s'y disait jusque-là très réticent, mais il a annoncé partir en retraite anticipée en mars 2007. Le général Peter Chiarelli, numéro deux de l'armée américaine en Irak, qui défend depuis longtemps des approches économiques et politiques du conflit est, lui aussi, sur le départ. Son successeur, Raymond Odierno, a la réputation d'être partisan des stratégies militaires agressives.
Pour Jeremy Shapiro, spécialiste de défense à la Brookings Institution, un des freins à une possible surenchère militaire pouvait être le sentiment parmi les officiers supérieurs que l'armée n'avait plus suffisamment de ressources. « Finalement, en refusant d'augmenter la taille de l'armée, Rumsfeld empêchait l'escalade militaire. »

Rallonge budgétaire

Or, le président Bush vient de lever cette hypothèque en annonçant qu'il souhaitait accroître les effectifs de l'armée de terre et du corps des Marines. Certains militaires soulignent qu'une augmentation des troupes ne peut être efficace que si elle est massive. « Une véritable force pour contrer les insurgés demanderait des centaines de milliers de soldats déployés pour sept à dix ans », a dit Jon Soltz, fondateur d'un groupe de vétérans d'Irak. « Une hausse de 40 000 soldats ne serait qu'un geste politique pour permettre au président et au Pentagone d'avoir l'air d'avoir changé de stratégie », a-t-il dit.
Côté démocrate, Ike Skelton, élu du Missouri, a noté que « le moment d'augmenter les troupes, et de les augmenter franchement, c'était il y a trois ans et demi, quand nous sommes entrés en Irak ». Aujourd'hui, cela ne ferait « qu'exacerber la situation ». Skelton doit prendre, le mois prochain, la présidence de la commission des forces armées de la Chambre des représentants. Les démocrates seront à nouveau testés sur leur soutien à la guerre en Irak quand ils devront en approuver le financement. Les analystes militaires s'attendent à ce que le président Bush demande au Congrès d'approuver une rallonge de 100 milliards de dollars, à ajouter aux 70 milliards déjà budgétés pour l'année fiscale 2007.
Les néoconservateurs, eux, ne cachent pas leur satisfaction. L'idée de renforts est ce que préconisait Frederick Kagan, analyste militaire du centre conservateur American Enterprise Institute. « Plus vite Bush passera à l'action, plus il aura de chances à Noël prochain de dire à ses invités que la victoire en Irak n'est pas seulement un objectif mais est en train de se produire, » écrit Fred Barnes dans le Weekly Standard.

Le Figaro,
A Washington, GUILLEMETTE FAURE.
Publié le 22 décembre 2006

Aux Etats-Unis, les "présidentiables" démocrates prennent position sur l'Irak

Le sénateur Joseph Biden, qui sera en janvier président de la commission des affaires étrangères de la Chambre haute, a lancé mardi une offensive énergique contre le projet qui est prêté au président Bush, dans le cadre de sa nouvelle approche sur l'Irak, d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires. "On a déjà cassé l'Irak, a-t-il dit. Et maintenant on va casser l'armée." Selon lui, cet envoi de troupes supplémentaires serait de toute façon insuffisant dans une ville de 6 millions d'habitants comme Bagdad.
M. Biden a prévu de faire venir la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, et d'autres responsables de l'administration au Sénat à partir du 9 janvier 2007 pour des auditions sur cette question. C'est à peu près à cette date qu'il pourrait annoncer la formation d'un comité exploratoire pour 2008, première étape vers la candidature qui permet de rechercher des soutiens financiers.
[...]
Quant à la candidate qui est en tête pour l'instant, Hillary Clinton, elle tient des propos plus incisifs que d'habitude sur la guerre en Irak. Elle a indiqué, elle aussi, être plutôt opposée à l'augmentation des troupes. "Je n'ai pas l'intention de me faire avoir une deuxième fois" par le président Bush, a-t-elle dit.

Corine Lesnes
LE MONDE | 28.12.06

L'ancien président Ford était hostile à l'invasion de l'Irak

Dans un entretien accordé au Washington Post en juillet 2004 et dont la parution ne devait intervenir qu'après sa mort, Gerald Ford, l'ancien président républicain, mort mardi 26 décembre à l'âge de 93 ans, affirme être hostile à l'intervention anglo-américaine décidée par George Bush en mars 2003.
"Je ne pense pas que si j'avais été président à ce moment-là et sur la base des faits connus à l'époque, j'aurais ordonné une guerre contre l'Irak", explique-t-il au journaliste d'investigation Bob Woodward dans un entretien diffusé sur le site Internet du quotidien. "J'aurais usé de tous les efforts par le biais de sanctions, de restrictions ou de quoi que ce soit pour trouver une réponse différente", souligne-il.
Gerald Ford dit également son "profond désaccord" avec les justifications pour la guerre : "Donald Rumsfeld (secrétaire à la défense de l'époque) et le vice-président Dick Cheney ont commis une énorme erreur en mettant l'accent sur des armes de destruction massive".

LE MONDE | 28.12.06


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Souricet
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:35

Washington veut envoyer un deuxième porte-avions aux alentours de l'Iran

Les États-Unis préparent une concentration navale dans la région du Golfe, pour montrer leur détermination militaire face à l'Iran. Selon le quotidien New York Times, le nouveau secrétaire à la Défense, Robert Gates, s'apprête à autoriser cette semaine le déplacement d'un second porte-avions, qui devrait être placé à proximité de l'Iran en début d'année 2007. Un premier groupe aéronaval se trouve déjà en permanence dans le Golfe.
Selon les explications données par le quotidien de source anonyme, il ne s'agit pas de préparer une attaque contre l'Iran, mais de montrer que l'engagement américain en Irak n'empêche pas les forces armées américaines de garder un oeil sur l'Iran. Le déploiement permettrait aussi, selon ces responsables, de contrôler l'application de sanctions que les Nations unies veulent imposer à Téhéran s'il ne renonce pas à ses projets d'armes nucléaires. Robert Gates devrait signer l'ordre de déploiement à la fin de la semaine.

G. F. (À WASHINGTON).
Le Figaro

Comment gérer le fiasco en Irak

Avec son aventure en Irak, le président américain George W. Bush a placé l’Occident dans une situation de faiblesse inédite.
EN 2006 encore, George W. Bush aura su démontrer à ses concitoyens que les démocrates n’ont pas le monopole du désastre, en matière de politique étrangère. Le président américain, qui avait capitalisé sur le choc du 11 septembre 2001 pour engager l’aventure irakienne, se retrouve maintenant face à un tel fiasco militaro-diplomatique qu’il est obligé d’écouter James Baker, le conseiller diplomatique de son père, qui lui donne des pistes pour sortir du bourbier dans lequel le président a plongé son pays. Pire: jamais un chef de l’exécutif américain n’aura causé autant de tort à la cause de la démocratie dans le monde, en prétendant l’imposer par les armes. 2007 sera donc pour lui l’année du spin control, du contrôle des dégâts.
Les alliés des États-Unis ne peuvent que s’inquiéter de cette spirale vers une insécurité générale, provoquée par l’aventure irakienne. Car la pagaille n’est pas simplement limitée à Washington, où M. Bush se retrouve désormais et pour deux années encore face à un Congrès hostile. Elle ne se borne pas non plus au Proche-Orient, où les Israéliens sont impuissants, en première ligne face aux chiites extrémistes qui tiennent plus solidement que jamais le Liban-Sud.
La pagaille née de l’affaiblissement des États-Unis fait tache en Amérique latine, où un démagogue comme Hugo Chavez, réélu triomphalement en profitant du rejet de l’arrogance du président américain, fait des émules sur tout le continent.
Elle se manifeste également en Asie, où l’impuissance des États-Unis précipite l’avènement d’une «hyperpuissance» chinoise (l’influence de Pékin en Amérique latine et en Afrique se fait pressante), et autorise des tyrans comme le dictateur nord-coréen à bomber le torse et à se doter de la bombe atomique.

Gendarme de la planète

En Afrique, elle nourrit l’arrogance d’États voyous, comme le Soudan, qui massacrent leurs populations au Darfour en estimant avoir le droit, eux aussi, de défier les Nations unies, puisque l’Amérique l’a fait.
Enfin, elle encourage des prises de position extrêmes dans les pays comme l’Iran qui, après avoir été désignés comme cibles potentielles par Bush («l’axe du Mal»), peuvent donner libre cours à leurs vieux démons impérialistes. Ils menacent à leur tour d’exterminer les seuls vrais alliés des Américains dans leur région, les Israéliens.
La situation du monde peut donc être pire, mais pas de beaucoup: les points de conflit se multiplient, sans que le gendarme de la planète n’apparaisse en position de siffler la moindre faute, puisqu’il n’est plus ni craint ni respecté moralement. Avec une Europe où Tony Blair et Jacques Chirac sont sur le départ, où seule la voix de la chancelière allemande Angela Merkel est parfois audible, jamais l’Occident ne s’est retrouvé dans une pareille position de faiblesse, voire d’impuissance diplomatique depuis l’après-guerre.
La seule lueur d’espoir à Washington pour cette année viendra du Congrès, où de nombreux responsables démocrates sont conscients du recul de l’influence américaine dans le monde, de la gravité de la situation, et sont prêts à encourager des politiques mesurées permettant d’éviter le pire. De ce point de vue, le «plan Baker» (du nom de son auteur, James Baker, l’ancien secrétaire d’État de George Bush père, auquel l’Europe doit l’amarrage en douceur de l’Europe centrale à l’Union européenne au moment de l’effondrement de l’URSS, et un plan de paix israélo-palestinien malheureusement annihilé par Bill Clinton), a le mérite de la lucidité sur la guerre en Irak. Et comme personne ne l’ignore, les Américains ont une grandeur: ils savent faire face courageusement aux situations les plus désespérées. Le pire n’est donc pas inévitable, même si le monde sent fort la poudre.

François Hauter, Le Figaro, 02 janvier 2007

« Dans un Afghanistan sacrifié pour l’Irak, les talibans ont profité du vide. »

Maintenant que les faits concernant l’Irak ont été admis, peut-être est-il temps d’établir, avant que la situation en Afghanistan ne continue de se détériorer, pourquoi celle-ci est si mauvaise. La brutale campagne du printemps et de l’été 2006, menée par les talibans cinq ans après leur défaite, est apparue, aux yeux des observateurs, comme une surprise. Pourtant, il ne fallait pas être grand clerc pour constater combien la situation s’était dégradée au cours des années précédentes.
Au lendemain immédiat de l’effondrement du régime du mollah Omar, fin 2001, le président George W. Bush promettait un plan Marshall pour l’Afghanistan. Après tout, l’épicentre du terrorisme djihadiste se trouvant bien dans ce pays, ainsi qu’au Pakistan, c’était là qu’il fallait porter l’effort... Depuis 1978, l’Afghanistan n’avait connu que la guerre, suivie par un régime particulièrement répressif. Les Etats-Unis allaient donc apporter l’idéal démocratique dont la greffe aurait besoin d’institutions et de croissance économique. Or par rapport à ce projet, les réalités ont été singulièrement décevantes.
Le plan Marshall n’a plus jamais été évoqué par la suite, car, dès 2002, l’Administration Bush ne s’est plus préoccupée que de la préparation du renversement du régime de Saddam Hussein. Dans les faits, l’Afghanistan a été sacrifiée pour l’Irak. La « guerre contre le terrorisme »était dirigée contre un Etat qui n’avait pas de rapport avec al-Qaida, et auquel on ne pouvait reprocher d’être un champion de l’islamisme combattant.
Sur un théâtre désormais considéré comme secondaire, les Etats-Unis se sont contentés de sécuriser Kaboul, dans un pays de plus de 650000 kilomètres carrés. Un peu plus de 5 000 soldats américains ont été dépêchés à la frontière pakistanaise en 2002, pour essayer de localiser Ben Laden’. et le mollah Omar. De leur côté, les Britanniques envoyaient 17 000 hommes. La reconstruction du pays n’a pas été entreprise. La contre-insurrection n’a été envisagée que sous l’angle militaire, son volet social et économique étant absent. Par contre, en terre culturellement étrangère, les troupes américaines s’aliénaient souvent la population par leurs pratiques de fouilles et d’arrestations maladroites et brutales.
En 2003, l’Otan prend le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf). Elle étend ses activités dans le nord du pays à la faveur de l’élection présidentielle d’octobre 2004, qui confirme Hamid Karzai à la tête de l’Etat. Or c’est au sud et à l’est, c’est-à-dire en zone pachtoune, que les incursions se multiplient. En somme, les talibans profitent du vide.
Certes, on peut porter un certain nombre de résultats au crédit du nouveau régime, ainsi qu’à l’aide internationale qui permet son fonctionnement administratif: le retour d’environ 3 millions de réfugiés et la scolarisation d’un pourcentage considérable de jeunes, garçons et filles. L’Alliance du Nord, qui s’était trop imposée dans les postes clés, a été progressivement marginalisée par les Pachtouns (avec des conséquences pas toujours positives pour l’avenir). Les « seigneurs de la guerre » perdaient leurs fiefs tout en conservant du pouvoir. Mais les campagnes ne voient aucun changement : l’Afghanistan reste un pays où un tiers à peine de la population a accès à l’eau potable, la mortalité infantile est considérable et les deux tiers des adultes sont illettrés.
Progressivement, en 2004 et 2005, les talibans accentuaient leur pression. Les petits commandos d’une douzaine d’hommes étaient remplacés par des groupes d’une centaine d’hommes, aux véhicules blindés et moyens de communication techniquement adéquats.
Tandis que tout le monde constate la corruption croissante dans la ville de Kaboul, la campagne s’adonne en grande partie à la culture du pavot, qui profite à la fois aux talibans et au régime. Lorsque, à l’été 2006 l’Otan est accrochée expert en géostratégie, sévèrement, les Occidentaux a écrit de nombreux découvrent un adversaire ouvrages sur les conflits déterminé à les faire souffrir, même irréguliers (guérillas, au prix de pertes relativement Britanniques, Canadiens, surtout, et Néerlandais subissent des pertes. Les Américains, qui souhaitaient se retirer pour laisser l’Otan sous la direction des Britanniques afin qu’ils prennent en charge la situation, sont obligés d’ajouter des soldats et devront probablement en ajouter encore.
Sur les 30 000 à 40000 étrangers qui servent de bouclier au régime, il n’y a que 10000 combattants, la plupart des membres de l’Otan préférant s’en tenir aux tâches de formation. Les 30000 hommes de l’année afghane, mal équipés, ne peuvent se passer de soutien ni prendre en charge la situation. On a donc une présence de l’Otan fonctionnant à plusieurs vitesses, dont une animation rurale (PRT) qui prétend, avec quelque 7000 hommes, contribuer à résoudre les problèmes sociaux et économiques de près de 20 millions de ruraux.
La situation actuelle est la conséquence du peu qui a été entrepris en matière de reconstruction dans les campagnes. La victoire ne peut pas qu’être militaire et, de toute façon, il n’y aura pas de victoire militaire. On se trouve ainsi, par négligence politique, en face d’une situation où les Etats-Unis n’ont pas cru bon de s’inviter, et que l’Otan, en ordre dispersé, n’est pas près de régler: le sanctuaire pakistanais garantit aux Pachtouns qu’ils peuvent miser sur la durée…

PAR GERARD CHALIAND


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Souricet
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Jeu 7 Juin 2007 - 9:39

POUR MEMOIRE

"BUSH, OLMERT ET LA PROCHAINE GUERRE : AU SECOURS ! " PAR URI AVNERY
Le 4 mars 2007

Uri Avnery, dirigeant de Gush Shalom, mouvement israélien anticolonialiste, estime que toutes les conditions sont réunies pour une nouvelle guerre, tant du point de vue des dirigeants israéliens qu’américains.

« NOUS SOMMES prêts pour la prochaine guerre »
, a dit cette semaine un réserviste à un reporter de télévision, sur un champ de manœuvres d’une brigage sur les hauteurs du Golan.


Quelle guerre ? Contre qui ?
........
OU PEUT-ÊTRE la Syrie, cette fois ?

C’est également possible. Après tout, la manœuvre de brigade de cette semaine, la première depuis longtemps, a eu lieu au Golan et était dirigée évidemment contre Damas.

Certes, les Syriens ont proposé la paix. Ils sont en train de modifier leur stratégie pour amener Israël à commencer des négociations

Mais c’est hors de question. Le président Bush a interdit à Israël de faire le moindre pas dans cette direction. Bush menace la Syrie d’une guerre (voir ci-dessous) et il est impensable qu’Israël, le loyal disciple, fasse la paix avec quelqu’un que l’Amérique n’aime pas. Non, la paix avec la Syrie n’est pas dans les prévisions.


Proche-Orient

le 06.06.07 | 19h01

Israël ne veut pas la guerre avec la Syrie mais prépare son armée



Un char israélien en manoeuvre sur le plateau du Golan, le 4 juin 2007.


Les conclusions du rapport Winograd sur la conduite de la guerre au Liban, à l'été 2006, ont significativement marqué les dirigeants israéliens. Accusés d'impréparation – quand il ne s'agissait pas d'incompétence – les généraux de l'armée et les leaders politiques semblent avoir retenu la leçon. :idea:

Centre de l'attention, cette fois : la Syrie. Tout en clamant ne pas avoir d'"intentions agressives contre la Syrie" blah, blah, blah , le ministre de la défense israélien, Amir Péretz, a souligné, mercredi 6 juin, que l'armée "doit être prête à faire face à toute dégradation" à la frontière. No Le ministre s'exprimait alors même qu'il sortait d'une réunion du cabinet consacrée aux relations difficiles qu'entretiennent Damas et l'Etat hébreu.

L'armée n'est pas en reste. Mardi, Tsahal a mené dans le sud d'Israël un exercice de grande ampleur simulant l'attaque d'un village syrien. Une opération à laquelle ont participé des forces terrestres, blindées et aériennes. En marge de l'opération, le général Amos Yadlin expliquait : "La Syrie n'est pas le Hezbollah. C'est un pays avec un régime, des infrastructures qui constituent des cibles facilement identifiables." Un autre officier supérieur relevait pour sa part : "Le dispositif déployé aujourd'hui est impressionnant. Il ne nous manque plus qu'une seule chose : un ennemi." cartonrouge

Le même jour, un autre exercice était organisé sur le plateau du Golan. cartonrouge Les démonstrations de force de l'armée et les affirmations musclées des dirigeants israéliens ne devraient pas plaire à Damas, qui continue de réclamer le retour dans son giron de cette zone, perdue en 1967. Lundi, le quotidien officiel As-Saoura réaffirmait le "droit inaliénable" de la Syrie à récupérer l'intégralité du territoire.

UNE GUERRE À LA SUITE D'UN "MALENTENDU"

Dans sa volonté d'anticiper jusqu'aux derniers détails d'un éventuel conflit, le commandement militaire a aussi entrepris de lancer une campagne d'information pour préparer le public à la guerre. Un officiel de Tsahal a affirmé que cette campagne d'information, qui doit être lancée dans les prochaines semaines, n'avait pas de lien spécifique avec un événement ou une menace particulière, mais qu'elle était destinée à préparer le public à la guerre de manière générale. 🤥

Tentant de rendre sa sérénité au débat, le premier ministre, Ehoud Olmert, a dû publiquement affirmer, mercredi, que son pays ne voulait pas de la guerre. "Israël veut la paix avec la Syrie. Il faut prendre garde à un scénario qui pourrait se produire à la suite d'un malentendu", a-t-il affirmé. :beret: Surtout, le chef du gouvernement a demandé à ses ministres et aux autres officiels de cesser de s'exprimer sur le sujet, pour mettre fin à un climat tendu. Le plus sûr moyen d'éviter tout "malentendu".

Benoît Vitkine

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-919485@51-916138,0.html
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:56

Les USA veulent renforcer leurs troupes en Irak. Parrallèlement, ils envoient de la flotte au large de l'Iran (on sait qu'un porte-avion est toujours accompagné d'une cinquantaine de bateaux).
But: concentrer le maximum d'homme au Proche-Orient afin de préparer une attaque de l'Iran ?
Généralement, quand ils prennent la peine de préciser que ce n'est pas dans le but d'une attaque, c'est que c'est précisément dans le but d'une attaque.
Faut-il s'attendre à un conflit généralisé au Proche-Orient en 2007...

Si les USA s'attaquent à l'Iran, c'est tout le monde musulman qui risque de se soulever contre l'Occident. Je n'approuve pas les méthodes ni la violence des terroristes musulmans (pas plus que je n'approuve celle des Américians), mais depuis un moment on n'arrête pas de faire des guerres injustes aux Musulmans. Alors que l'Occident n'ait pas l'impudence de se faire passer pour le justicier face aux barbares. Si cela arrvie, on ne pourra prétendre que l'Occident n'y est pour rien, loin de là.

D'autre part, nous sommes focalisés sur la bombe atomique, mais au moment où elle a explosé, personne n'avait entendu parler de l'atome. Qui sait s'il ne se prépare pas une arme encore plus redoutable ou au moins équivalente ? (exemple : armes génétiques, armes à ondes, rétrovirus...).
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Sam 16 Juin 2007 - 7:25

Appel de militaires américains contre une intervention en Iran

Trois anciens reponsables militaires américains ont lancé, dimanche 4 février, un appel au premier ministre britannique, Tony Blair, lui demandant d'user de son influence pour éviter une intervention militaire contre l'Iran. Dans une lettre publiée par le journal britannique Sunday Times, les généraux Robert G. Gard Jr et Joseph P. Hoar et le contre-amiral Jack Shanahan estiment qu'une attaque contre l'Iran "aurait des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la région et en ferait qu'exacerber kes tensions locales et régionales."
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Mer 20 Juin 2007 - 9:27

Je suis très en colère ! :realmad: Les enfants :realmad: encore les enfants :realmad: toujours les enfants :realmad: victimes et martyrs muets annoncés par le troisième secret de Fatima :



Le 19 juin 2007
L'enfer dans un orphelinat irakien
Lord d'un raid à Bagdad, des GI's découvrent dans un orphelinat public, des enfants nus, sous-alimentés. Certains sont handicapés et sont attachés à leur lit.

VIDEO LCI :


mms://streamtf1.yacast.net/lci/vod/news/2007-06/irak20070619.wmv


Crucifix
JEREMIE
Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus


Dernière édition par le Dim 24 Juin 2007 - 11:11, édité 1 fois

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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Lagaillette le Mer 20 Juin 2007 - 21:30

Et ce qui se passe dans la bande de Gaza !

Tant que les éclaboussures de la guerre au Moyen-Orient ne viennent pas jusqu'à nous, "l'opinion" ne s'émeut guère ; mais la guerre restera-t-elle toujours localisée là-bas ?

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LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Lun 10 Sep 2007 - 9:47

Trouvé sur le forum de CHRISTOPHE.... Merci CHRISTOPHE !


« Oil, smoke & mirrors (Du pétrole et des écrans de fumées) donne une sérieuse analyse de la perception de notre monde présent et à venir, ... Tout » à la lumière des évènements imminents, non signalés et volontairement oubliés, des contraintes énergétiques mondiales.

Au travers d’une série d’interviews extraordinairement informées et éloquentes, ce film montre que les évènements du 11 septembre et les poursuites de la soi-disant "guerre au terrorisme", peuvent être mieux compris dans le contexte plus large de l’imminence d’une crise pétrolière.

"Oil smoke & mirrors" dépeint la culture de notre politique mondiale qui tragiquement, et pour quelque raison que ce soit, se dissocie complètement de ses valeurs fondatrices. Si les opinions présentées dans ce film peuvent d’emblée paraître peu rassurantes, il est une certitude que les défis évoqués ne peuvent être relevés et surpassés, seulement, et seulement si nous trouvons le courage de leur faire face. »



Les intervenants :

Richard Heinberg : Auteur de "The Oil Depletion Protocol" Julian Darley : Fondateur de l’institut "Post Carbon" Michael Meacher : Parlementaire, et ancien ministre britannique de l’environnement Colin Campbel : Géologue et membre de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas Chris Sanders : Economiste politique, membre de Sanders Research Associates Paul Roberts : Journaliste, Auteur de "The End of Oil" Nafeez Mossaddeq Ahmed : Analyste politique, auteur de "La guerre contre la vérité" Andreas Von Bülow : Ancien ministre allemand des sciences et technologies Philip J. Berg : Procureur, membre des Scholars for 9/11 Truth Christopher Bollyn : Journaliste de chez American Free Press David Shayler : Ancien membre du MI5, Officier du contre terrorisme Webster Tarpley : Historien, auteur de "La terreur fabriquée, Made in USA"



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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Lun 10 Sep 2007 - 15:29




Brzezinski prévoit la provocation d'une guerre avec l'Iran


L’ancien conseiller à la Sécurité Nationale du président Carter, Zbigniew Brzezinski, auteur du livre "Le Grand Echiquier" qui a inspiré ... Tout » largement les membres néo-conservateurs du PNAC pour l'établissement de la stratégie impérialiste des USA au 21e siecle, a évoqué la possible organisation par l’administration Bush d’un attentat sur le sol des États-Unis qui serait faussement attribué à l’Iran pour provoquer une guerre.

La venue d'une guerre avec l'Iran est préssentie depuis de nombreuses années, les raisons ont été données, le 11 septembre 2004 lors de la conférence citoyenne New-Yorkaise, immortalisée dans la vidéo-documentaire "Confronting The Evidence". Voir le passage :


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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Christop le Lun 10 Sep 2007 - 16:59

Prions pour que cette boucherie annoncée soit évitée...
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Lun 10 Sep 2007 - 17:22

Christophe a écrit:Prions pour que cette boucherie annoncée soit évitée...

et témoignons Wink

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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Mar 11 Sep 2007 - 8:07

Ils la veulent, cette guerre, les Israéliens et les Américains, et Sarkozy aussi. Ils cherchent à pousser l'Iran à la faute depuis plus d'un an. Et comme ils n'y arrivent pas, ils pourraient bien trouver un prétexte pour attaquer les premiers...
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Mar 11 Sep 2007 - 8:20

Souricette a écrit:Ils la veulent, cette guerre, les Israéliens et les Américains, et Sarkozy aussi. Ils cherchent à pousser l'Iran à la faute depuis plus d'un an. Et comme ils n'y arrivent pas, ils pourraient bien trouver un prétexte pour attaquer les premiers...

Exemple :

10 sept. 2007 ÉTATS-UNIS

• Comment évacuer Washington en urgence ?

En s'inspirant des leçons du 11 septembre 2001, la capitale américaine essaie d'organiser l'évacuation de sa population en cas d'attaque terroriste ou de toute autre situation de crise. Les communes et les Etats voisins sont largement mis à contribution.




Sous la contrainte du gouvernement, les autorités de Washington et des municipalités voisines ont entrepris la mise en place du plus important plan d'évacuation depuis la guerre froide. Il s'agit de prévoir des itinéraires d'évacuation, du matériel de couchage pour les abris de secours et de définir les points de ralliement pour les personnes ne possédant pas de véhicule.

Le ministère de la Sécurité intérieure a publié l'année dernière une étude témoignant de "l'insuffisance" du plan de réaction d'urgence de la région de Washington. Ce rapport a révélé des défaillances dans la coordination du processus d'évacuation, des soins médicaux et des informations données au public en cas d'attaque terroriste ou de toute autre situation d'urgence.

Depuis, la capitale et ses environs sont pris d'une frénésie de planification. Les autorités consacrent 1,4 million de dollars, pris sur le budget fédéral, à l'établissement d'un nouveau plan régional d'évacuation d'ici à l'automne prochain. La Virginie a déjà fourni un plan détaillé de ces opérations. L'année dernière, l'Etat de Washington avait déjà dépensé près de 3 millions de dollars pour l'achat de couvertures, de lits de camp et de rations alimentaires.

Les autorités se tournent à présent vers les Etats voisins, notamment la Virginie-Occidentale et la Pennsylvanie, pour évaluer leurs capacités d'accueil en cas d'évacuation urgente de la capitale fédérale. Le Congrès devrait débloquer plusieurs millions de dollars dans les prochains mois pour financer la préparation de ces dispositifs d'urgence.

"Depuis la guerre froide, nous n'avions plus connu un tel niveau de préoccupation" en matière de prévention des catastrophes, déclare George Foresman, spécialiste de la gestion des états d'alerte au ministère de la Sécurité intérieure.


Les responsables affirment que, dans les conditions actuelles, la région aurait bien du mal à faire face à une telle situation, tant les solutions diffèrent au niveau local. Par exemple, la ville de Washington et la Virginie du Nord prévoient d'appliquer un plan d'évacuation à grande échelle, tandis que le comté de Prince George [situé dans l'Etat du Maryland, il jouxte Washington DC au nord] souhaite que ses habitants restent chez eux en cas d'attaque terroriste ou d'autre catastrophe.

Beaucoup craignent que les autoroutes et le métro, déjà encombrés en temps habituel, ne soient submergés en cas d'exode massif. D'autant que les habitants ne sauraient pas de qui recevoir leurs consignes, parmi les treize administrations locales et régionales et les nombreux bureaux fédéraux. "Il n'y a pas vraiment de responsable désigné", indique David Snyder, membre du comité d'urgence de la région. "Dans une certaine mesure, on peut dire que les plans d'évacuation n'ont jamais été aussi bien pensés. Mais il manque un cadre global de décision."

La région de Washington s'inquiète de la gestion des catastrophes depuis qu'a surgi la menace des missiles soviétiques, il y a cinquante ans. Elle a successivement mis sur pied divers plans d'évacuation, puis les a rejetés comme impossibles à mettre en œuvre. En 1955, environ 15 000 fonctionnaires gouvernementaux avaient été évacués de Washington pour un exercice d'alerte à la bombe. Mais ce résultat supposait d'être avertis trois heures à l'avance, et la mort de 100 000 habitants de Washington.

Après les attentats du 11 septembre 2001, Washington avait de nouveau établi un plan d'urgence, qui comportait dix-neuf voies d'évacuation à sens unique. Mais ce plan se concentrait sur le centre-ville, sans songer à la gestion de cette foule à son arrivée dans le Maryland ou en Virginie, souligne Edward Reiskin, ancien adjoint au maire de Washington chargé de la sécurité publique. On avait également omis de penser à l'évacuation des banlieues.

Mary Beth Sheridan
The Washington Post



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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Mar 11 Sep 2007 - 8:33

Souricette a écrit:Ils la veulent, cette guerre, les Israéliens et les Américains, et Sarkozy aussi. Ils cherchent à pousser l'Iran à la faute depuis plus d'un an. Et comme ils n'y arrivent pas, ils pourraient bien trouver un prétexte pour attaquer les premiers...

et comme ça :

Les États-Unis organisent-ils une attaque nucléaire contre l'Iran ?

par Larry Johnson


Mondialisation.ca, Le 10 septembre 2007

Pourquoi tout ce boucan autour d'un B-52 décollant d'une base aérienne de B-52 à Minot dans le Dakota du Nord et qui par la suite se pose à une autre base de B-52 à Barksdale en Louisiane ? C'est comme d'être excité simplement à voir un facteur en uniforme sortir du bureau de poste. De même, comment quelqu'un qui observe un B-52 au sol peut-il savoir [qu'à son bord] des missiles de croisière sont équipés de têtes nucléaires ? Ça n'a aucun sens.





J'ai alors appelé un vieil ami qui est un pilote retraité de B-52 et je le lui ai demandé. Ce qu'il a répondu m'a donné indirectement une preuve incontestable. Mon ami, appelons-le Jack D. Ripper, me rappelle que les seules fois où l'on met des armes sur un avion sont lorsqu'il y a une alerte ou encore, lorsque que l'on est chargé de déplacer les armes à un endroit spécifique.

C'est alors qu'il m'a dit quelque chose que je n'avais pas entendue auparavant.

La base aérienne de Barksdale est utilisée comme plaque tournante des opérations au Moyen-Orient. Ça alors! Pourquoi veut-on des missiles de croisière équipés de têtes nucléaires à la base aérienne de Barksdale. On ne peut pas imaginer que l'on souhaite les utiliser en Irak. Alors pourquoi veut-on des armes nucléaires à la base qui dirige les opérations au Moyen-Orient ?

Son dernier point fut de faire remarquer que quelqu'un de l'intérieur a évidemment laissé filtrer l'information à l'effet que des avions transportaient des armes nucléaires. L'atterrissage d'un B-52 à la base de Barksdale n'est pas un événement. L'atterrissage d'un B-52 transportant des armes nucléaires, c'est autre chose.

Voilà! Peut-être y a-t-il une explication à tout cela? Toutefois, je ne peux en imaginer aucune. Ce qui est certain, c'est que les pilotes de cet avion n'ont pas simplement pris une décision de dernière minute pour monter à bord quelques armes nucléaires pour faire un simple vol de divertissement. Nous avons besoin de questions pointues et de réponses claires. Que diable est-il en train de se passer? Est-ce que quelqu'un à Barksdale essaie d'avertiri indirectement les américains que l'administration Bush organise une attaque nucléaire contre l'Iran ? Je ne le sais pas, mais c'est une question intéressante à poser.


Article original en anglais publié le 8 septembre, U.S. Staging Nukes for Iran?

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Articles de Larry Johnson publiés par Mondialisation.ca

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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Mar 11 Sep 2007 - 8:44

Souricette a écrit:Ils la veulent, cette guerre, les Israéliens et les Américains, et Sarkozy aussi. Ils cherchent à pousser l'Iran à la faute depuis plus d'un an. Et comme ils n'y arrivent pas, ils pourraient bien trouver un prétexte pour attaquer les premiers...

et ça :

Une nouvelle base militaire américaines près des frontières irano-irakiennes

par Irib

Mondialisation.ca, Le 10 septembre 2007
Irib

Les forces occupantes américaines sont en train de mettre sur pied une nouvelle base militaire près des frontières de l'Irak avec la RII, a rapporté l'AFP citant un porte-parole de l'armée américaine selon lequel cette base se situera à six kilomètres des frontières iraniennes. Les travaux pendront fin en novembre 2007. Par ailleurs, l'armée américaine examine la possibilité d'installation des systèmes de détection d'explosif au passage frontalier de Zarbatiyeh ainsi que des postes de contrôle sur l'autoroute qui relient les régions irakiennes le long des frontières iraniennes.

Articles de Irib publiés par Mondialisation.ca

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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Mar 11 Sep 2007 - 8:53

Fox News manipule l'opinion pour préparer à la guerre contre l'Iran


Mondialisation.ca, Le 10 septembre 2007
SV.wordpress




Robert Greenwald, auteur du documentaire “Outfoxed”, montre à partir de séquences vidéo, comment la chaîne de télévision néo-cons FOX NEWS (propriété de Murdoch) manipule l’opinion jour après jour pour la préparer à la guerre contre l’Iran, en utilisant les mêmes méthodes qu’en 2003 pour la guerre contre l’Irak. Aucun mensonge n’est trop gros pour justifier la prochaine attaque impérialiste.

http://foxattacks.com/iran



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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Souricet le Mar 11 Sep 2007 - 11:36

Lors de la réusion annuelle des ambassadeurs, Sarkozy a menacé l'Iran de bombardements sur son sol s'il ne renonçait pas à son programme nucléaire.
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Lun 17 Sep 2007 - 9:47

Souricette a écrit:Lors de la réusion annuelle des ambassadeurs, Sarkozy a menacé l'Iran de bombardements sur son sol s'il ne renonçait pas à son programme nucléaire.


Eh ben voilà, ça se précise ! Côté U.S.A., on est en pleins préparatifs

13 sept. 2007

IRAN • Pourquoi Washington attaquera Téhéran

Abd Al-Bari Atwan, directeur du quotidien nationaliste panarabe Al-Quds Al-Arabi, énumère neuf indices tendant à prouver qu’une guerre va avoir lieu au cours des six prochains mois.


Un discours musclé de Dick Cheney dans le Michigan, le 14 septembre
AFP


Après l’été, les affaires sérieuses redémarrent. La diplomatie occidentale se remet en branle, et tout indique qu’elle se focalisera à nouveau sur le Moyen-Orient. Dans les mois à venir, le point de fixation sera l’Iran, prochaine cible des Américains. Nous devons nous attendre à une escalade politique, diplomatique, médiatique et militaire sans précédent contre ce pays et son programme nucléaire. Car le temps qui reste au président George Bush est désormais compté pour traiter ce dossier. Un certain nombre d’évolutions récentes donnent à penser que la guerre aura lieu dans les six prochains mois, à moins d’un miracle sous forme de capitulation, semblable à celle de la Libye ou, plus récemment de la Corée du Nord.

Premier indice


Pour parler du danger nucléaire iranien, George Bush a utilisé les termes d’“holocauste nucléaire”, avertissant ainsi clairement Téhéran de ne pas aller plus avant dans son programme d’enrichissement d’uranium, comme s’il voulait à la fois accentuer la menace contre l’Iran et préparer l’opinion publique américaine, voire internationale, à l’éventualité d’un usage d’armes nucléaires américaines contre ce pays.

Deuxième indice

Le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, commence à occuper la place laissée vacante par Tony Blair, à savoir celle du meilleur allié de Washington. Il a donc abandonné la ligne chiraquienne au profit d’une américanisation de ses positions à propos du Moyen-Orient. A son retour de ses vacances d’été américaines, il a déclaré aux 188 ambassadeurs qui représentent la France à travers le monde que l’acquisition de l’arme nucléaire était la ligne rouge à ne pas franchir et que l’Iran s’exposerait fatalement à des bombardements s’il ne renonçait pas à ses ambitions.

Troisième indice


Le journaliste américain Seymour Hersh a affirmé devant un groupe de confrères français rencontrés il y a quelques semaines à Paris qu’il avait appris de la part de sources à la Maison-Blanche que la décision de frappes contre l’Iran avait déjà été prise, que le dernier mot dans ce dossier revenait désormais au camp proche du vice-président Dick Cheney [faucon], et que le ministre de la Défense Robert Gates présenterait prochainement sa démission en raison des conséquences catastrophiques auxquelles il s’attend en cas de guerre.

Quatrième indice


Un des vice-secrétaires d’Etat américains, Nicholas Burns, a expliqué à Roger Cohen, du New York Times, que la plupart des pays sunnites de la région considèrent l’Iran comme un trublion soutenant le terrorisme et comme une menace pour la stabilité régionale. Il a ajouté que ces pays, et notamment les pétromonarchies du Golfe, ont compris que l’Iran représentait une menace plus sérieuse qu’Israël.

Cinquième indice

Les Etats-Unis ont fait inscrire les gardiens de la révolution iraniens [les pasdarans] sur la liste internationale des organisations terroristes. Ils ont également durci le ton en accusant à nouveau Téhéran de soutenir la résistance irakienne, y compris Al-Qaida, avec des livraisons d’armes sophistiquées qui alourdissent le bilan humain des forces américaines.

Sixième indice

L’Arabie Saoudite a signé un contrat d’un montant estimé à quelque 5 milliards de dollars avec une société américaine pour entraîner et équiper quelque 35 000 hommes chargés de protéger ses installations pétrolières.
Il faut savoir qu’il y a un an Al-Qaida avait préparé un attentat contre ces installations, mais n’avait pas réussi à pénétrer dans les zones de haute sécurité. L’Iran, en revanche, aurait les moyens de les attaquer avec un avion suicide ou avec ses missiles Shihab, ce qui pourrait provoquer l’effondrement des exportations de brut saoudien. C’est d’ailleurs pourquoi les Américains maintiennent leurs batteries de missiles antimissiles Patriot dans la région, notamment au Koweït et à proximité des côtes saoudiennes.

Septième indice

La précipitation avec laquelle Washington prépare une conférence internationale de paix, prévue pour l’automne, et presse Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert de se rencontrer pour annoncer un accord de principe. Un succès dans ce domaine faciliterait un recours à l’option militaire contre l’Iran, dans la mesure où cela satisferait les sunnites de la région, qui pourraient alors faire cause commune avec les Etats-Unis et Israël pour combattre les alliés de l’Iran que sont la Syrie, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Huitième indice

Le soudain revirement de George Bush au sujet du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. Après avoir laissé entendre qu’il souhaitait sa démission, il lui a ensuite délivré un satisfecit. L’explication la plus plausible de ce changement est que les plans concernant l’Iran ont été accélérés et que l’administration américaine estime ne plus avoir assez de temps pour provoquer un changement gouvernemental en Irak.

Neuvième indice


Le tout récent retrait des troupes britanniques de Bassorah, qui signifie d’une part que la Grande-Bretagne est désormais convaincue que la victoire en Irak est impossible, d’autre part qu’elle souhaite soustraire ses troupes au risque de représailles iraniennes en cas de frappes aériennes américaines. Les soldats britanniques stationnés à Bassorah, à quelques encablures de la frontière iranienne, seraient en effet une cible idéale pour les Iraniens.

Face aux deux défaites en Irak et en Afghanistan, Bush estime que la seule possibilité qui lui reste pour sauver sa présidence et préserver les chances de son parti aux prochaines élections consiste à tenter le tout pour le tout, c’est-à-dire à attaquer l’Iran. Il accepte le risque d’une nouvelle défaite, sachant parfaitement que les missiles iraniens n’atteindront pas New York ou Washington, mais Tel-Aviv, Riyad ou Dubaï.

Abd Al-Bari Atwan
Al-Quds Al-Arabi

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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Arcanes le Lun 17 Sep 2007 - 10:05

AFP - lundi 17 septembre 2007, 10h23

Iran: Kouchner appelle à se "préparer au pire", plaide pour des sanctions UE

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran et a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.

Lundi, l'agence de presse officielle iranienne Irna a répliqué accusant d'"extrémisme" le président français Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie Bernard Kouchner."Le nouveau locataire de l'Elysée (le président Sarkozy, ndlr) veut aujourd'hui copier la Maison Blanche", a écrit Irna en ajoutant que "cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements".

http://news.fr.msn.com/monde/Article.aspx?cp-documentid=6144075
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Re: LA GUERRE CONTRE L'IRAN AURA-T-ELLE LIEU

Message par Joss le Lun 17 Sep 2007 - 10:32

Arcanes a écrit:AFP - lundi 17 septembre 2007, 10h23

Iran: Kouchner appelle à se "préparer au pire", plaide pour des sanctions UE

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran et a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.

Lundi, l'agence de presse officielle iranienne Irna a répliqué accusant d'"extrémisme" le président français Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie Bernard Kouchner."Le nouveau locataire de l'Elysée (le président Sarkozy, ndlr) veut aujourd'hui copier la Maison Blanche", a écrit Irna en ajoutant que "cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements".

http://news.fr.msn.com/monde/Article.aspx?cp-documentid=6144075

What a Face Ce doit être un cauchemar....je vais me réveiller ! 65% des français sont-ils toujours aussi satisfaits de SARKOSY ? Où en sont les sondages quelqu'un a-t-il des infos ?

12 sept.
2007
THE INDEPENDENT (IRLANDE)• Les soldats britanniques se déploient à la frontière irako-iranienne


Les soldats britanniques présents en Irak ont été transférés de Bassorah vers la frontière avec l'Iran, rapporte en une le quotidien londonien. Ce redéploiement a été mené à la demande des Etats-Unis, sur fond de tension croissante avec le régime des mollahs. Washington accuse Téhéran d'armer des milices chiites irakiennes
pour ensuite mener "par procuration" des attaques en territoire irakien. Etats-Unis et Iran en sont venus à s'affronter par Irak interposé, analyse l'éditorialiste du journal.

The Independent

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