MARTHE ET MARIE

SAINTE REINE

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SAINTE REINE

Message par Souricet le Mer 5 Sep 2007 - 8:16

Fêle le 7 septembre



Reine naquit en 236 à Alésia, ville de l'ancienne Gaule, célèbre pour sa longue résistance au général romain Jules César. Son père, Clément, était un des premiers seigneurs du pays, mais des plus attachés à l'idolâtrie.

Orpheline de mère des sa naissance, Reine fut confiée aux soins d'une nourrice. Cette dernière était chrétienne ; elle fit baptiser le bébé. Le seigneur Clément, l'ayant appris, entra en fureur et ne voulut plus voir sa fille qui demeura définitivement chez la nourrice.

Plus tard, Reine mena paître les troupeaux. Sa meilleure distraction était de lire la vie des martyrs. Elle rêva de suivre leur exemple ; l'occasion devait lui en être bientôt donnée.

Régnait alors à Rome le cruel empereur Dèce, qui ordonna la septième persécution contre les chrétiens. Il envoya l'un de ses officiers, nommé Olybrius, pour veiller en Gaule à la bonne exécution de l’arrêt. Olybrius passa au pied de la montagne d'Alésia, aperçut la petite bergère, la trouva bien jolie et la fit quérir par ses gardes.

« 0 mon Dieu, soupira la pauvrette en voyant ces hommes approcher, faites-moi la grâce de mourir plutôt que de vous renier. »

Olybrius l'interrogea, découvrit qu'elle était chrétienne et l'emprisonna d'abord. Puis il la fit comparaître devant lui, dans le but de la ramener à l'idolâtrie, car il pensait que lorsqu'il aurait obtenu de la jeune fille cette première victoire, elle se rendrait facilement à son second dessein, qui était de l'épouser. Mais Reine refusa tout.

- Tu seras châtiée, gronda Olybrius.

Le lendemain, il partait pour repousser les Barbares qui venaient de forcer les frontières de l'empire romain.

De nouveau emprisonnée, Reine fut ceinturée d'un anneau de fer dont la circonférence montre à quel point elle était mince. Deux chaises rivées à la muraille maintenaient cet anneau, si bien que la petite martyre devait rester debout nuit et jour sans pouvoir changer de place. Un chrétien, du nom de Théophile, lui apportait en cachette du pain et de l'eau pour sa subsistance.

Étant de retour. Olybrius demanda des nouvelles de sa captive :

- Elle est de plus en plus attachée à la foi des chrétiens, lui répondit-on.

Il la fit amener devant lui, jura sur les dieux tutélaires de l'empire qu'il ferait d'elle la première dame des Gaules si elle voulait bien renoncer à la religion de Jésus-Christ et l'épouser. Reine refusa énergiquement.

- Soit ! ricana le tyran.

Et il fit déchirer avec des peignes de fer le corps délicat de la jeune fille. Cette scène fut si horrible que les spectateurs se voilèrent la face et qu'Olybrius lui-même éleva devant ses yeux le pan de son manteau.

Toute sanglante, Reine fut traînée en prison et subit là une agonie semblable à celle du Sauveur. Vers minuit, une croix lui apparut, au sommet de laquelle se tenait une colombe qui parla en ces termes :

- Je vous salue, vierge prudente, vous vous êtes préparé par votre amour une couronne immortelle que vous recevrez des mains de votre Epoux.

Et Reine fut guérie à l'instant même.

Lorsque, le lendemain, Olybrius apprit que la recluse était sauve et plus belle que jamais, il la fit brûler publiquement avec des torches et plonger dans l'eau froide. La colombe de la nuit apparut encore et invita la Sainte à venir recevoir dans le ciel la récompense due à ses victoires. Plus de 800 personnes entendirent cette voix céleste. Reine eut enfin la tète tranchée.
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