MARTHE ET MARIE

LA SOUFFRANCE

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LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Lun 3 Sep 2007 - 12:26

Mon médecin, si bon, si attentif, si sensible à la souffrance humaine est athée, je l'ai appris ce matin. Nosu parlions de l'orgueil de certains médecins, et il ma disait qu'un médecin doit toujours se rappeler que l'homme est mortel. Je lui ai répondu que l'être humain a du mal à accepter qu'il ne sera jamais Dieu. Il s'est raidi et m'a cité la phrase de Camus : "Je ne crois pas à un dieu qui laisse souffrir les petits enfants." Je me souviens par exemple qu'il y a trois ans, un élève de mon école est mort dans son cabinet avant qu'il ait pu intervenir.

Sa réaction est classique et répandue, mais que voulez-vous répondre à ça ? shrug
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Lun 3 Sep 2007 - 12:27

Pourquoi la souffrance? Est-elle nécessaire ou simplement inévitable ? Est-elle voulue par Dieu dans son projet initial sur nous, d'une part, et dans notre vie actuelle d'autre part ? Et pourquoi le Christ, qui n'a jamais péché, a-t-il souffert ? Pouvait-il nous sauver autrement ? C'est vrai, quoi, pourquoi Lui, il a souffert ? Il n'a rien fait de mal, il nous aime, c'est tout. L'amour est-il à ce prix ? Et s'il a pris notre souffrance, pourquoi souffrons-nous encore ? Ca n'a donc servi à rien ? Et pourquoi les innocents sont-ils toujours les premières victimes des catastrophes ? La souffrance est-elle liée à notre péché ?
Et enfin, selon quelle échelle peut-on évaluer la souffrance ? Quand peut-on dire : "Je souffre." Et quelle est la différence entre la douleur et la souffrance ? Peut-il y avoir souffrance physique sans souffrance morale et souffrance morale sans souffrance physique ?

Et d'où vient la maladie : du démon ? de la nature ? du péché originel ? Et en quoi le péché influe-t-il sur les catastrophes naturelles, la maladie, et tout ce qui ne semble pas venir du péché ?


Dernière édition par le Lun 3 Sep 2007 - 12:33, édité 2 fois
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Lun 3 Sep 2007 - 12:31

Que pensez-vous de la théorie suivante :

Dans la Parabole du bon grain et de l'ivraie, le Christ dit bien qu'il est impossible, avant la fin des temps, de séparer le bon grain de l'ivraie, parce qu'il y a trop grand risque en supprimant l'ivraie d'arracher en même temps la bonne pousse. La Maître ne donne ordre à ses anges de moissonner qu'à la fin des temps lorsque les épis sont mûrs. A ce moment, l'épanouissement de leurs dons est accompli, il n'y a aucun risque de les entraver dans leur croissance, celle-ci étant arrivée à maturité spirituelle. Par contre, dans le cas d'une jeune pousse en devenir, le danger est trop certain de mettre un terme à sa croissance en intervenant auprès d'elle contre l'ivraie qui l'entoure et s'enlace autour d'elle.
Même avec le plus grand soin qu'il met à retirer les mauvaises herbes autour des pousses, il arrive toujours à un jardinier de retirer une bonne herbe au milieu des mauvaises.
On comprend donc pourquoi Dieu attend. Et c'est peut-être pourquoi les hommes sont liés à leur souffrance jusqu'à la mort. Mais je me dis aussi qu'il ne faudrait tout de même pas que l'ivraie étouffe définitivement la bonne pousse.
Dieu, selon lui, n'ayant pas idée du mal, est incapable de distinguer le bon grain de l'ivraie. C'est pour cela qu'il envoie son fils comme moissonneur, car Dieu incarné pourra distinguer dans la nature humaine ce qui vient du diable et ce qui vient de Dieu. Et Lui seul, le Christ, pourra présider à la moisson.
Dans cette parabole, l'ivraie, ça peut être par exemple la maladie, par exemple.
Le bon grain et l'ivraie, oui, mais il ne faudrait tout de même pas que l'ivraie de la souffrance étouffe le bon grain.
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Mar 4 Sep 2007 - 15:31

La phrase de Camus : "Je ne peux pas croire en un Dieu qui laisse souffir les petits enfants" me rappelle que Dieu lui-même, nourrisson, a souffert, lui qui est né dans la misère la plus absolue.
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mar 4 Sep 2007 - 16:30

Pourquoi la souffrance? Est-elle nécessaire ou simplement inévitable ? Est-elle voulue par Dieu dans son projet initial sur nous, d'une part, et dans notre vie actuelle d'autre part ?

Ce que j'ai compris, c'est que Dieu nous a laissé libre de créer conformément à la parole

ROM 8
29 Ceux qu'il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères. 30 Ceux qu'il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu'il a justifiés, il leur a donné sa gloire.

de créer à son image. Ces petits d'hommes que nous créons et auxquels Dieu ajoute son souffle le surprennent, l'émerveillent dans la mesure où ils sont le fruit libre de la nature et de l'amour.

Cette liberté de création à laquelle il n'intervient pas comporte malgré tout des risques liés au péché originel et à l'ordre naturel, la maladie, les malformations en font partie.

Mais Dieu compense en quelque sorte ces "incidents" par des graces qui permettent de les dépasser et de les diviniser.

Non, il ne crée pas la souffrance mais y supplée pour en faire non un handicap mais un avantage non selement pour le souffrant mais pour ceux qui leur porteront secours.

Les "souffrant" sont en quelque sorte des réservoirs de grâces que, souvent, malheureusement, l'humanité corrompue ignore. Je crois qu'au ciel, une de nos tristesses sera de voir quels trésors nous avons perdus qui auraient pu être source de salut.

C'est pourquoi la théologie d'Arnaud me révolte profondément.
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Mar 4 Sep 2007 - 16:33

Joss a écrit:
Non, il ne crée pas la souffrance mais y supplée pour en faire non un handicap mais un avantage non selement pour le souffrant mais pour ceux qui leur porteront secours.

Tu y arrives ?
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mar 4 Sep 2007 - 16:36

Souricette a écrit:
Joss a écrit:
Non, il ne crée pas la souffrance mais y supplée pour en faire non un handicap mais un avantage non selement pour le souffrant mais pour ceux qui leur porteront secours.

Tu y arrives ?

Je l'ignore......La souffrance se voit. La grace ne se voit pas. Elle fait partie du mystère de la souffrance.
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Mar 4 Sep 2007 - 16:38

:asianbow:
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mar 4 Sep 2007 - 16:40

Et pourquoi le Christ, qui n'a jamais péché, a-t-il souffert ? Pouvait-il nous sauver autrement ? C'est vrai, quoi, pourquoi Lui, il a souffert ? Il n'a rien fait de mal, il nous aime, c'est tout. L'amour est-il à ce prix ?

Si le Christ n'avait pas souffert, comment pourrait-il me servir d'exemple ? Comment pourrais-je le considérer comme un ami, un frère, un époux ?
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mer 5 Sep 2007 - 15:29

LETTRE APOSTOLIQUE SALVIFICI DOLORIS DU SOUVERAIN PONTIFE
JEAN-PAUL II 11 février 1984

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¤¤¤¤¤
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"La douleur : énigme ou mystère", par le card. Barragan

Colloque à l’UNESCO

CITE DU VATICAN, Mardi 23 Décembre 2003 (ZENIT.org) – Dans cette longue intervention, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du conseil pontifical pour la pastorale du monde la santé, évoque le thème du colloque organisé à l’UNESCO sur le thème : "La douleur : énigme ou mystère", par Mgr Francesco Follo, observateur permanent du Saint Siège auprès de l'Unesco, le 10 décembre, à Paris, au siège de cette organisation, à l’occasion de la clôture de l'année européenne des personnes handicapées.

Nous publions ci-dessous l’intervention du cardinal Barragan, président du conseil pontifical pour la Pastorale du monde de la santé.

LA DOULEUR

ENIGME OU MYSTÈRE

La douleur dans le lettre apostolique « Salvifici Doloris » de Jean Paul II



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¤¤¤¤¤
¤



Le Pape commence donc à traiter le problème de la souffrance. Il ne cache pas qu’il s’agit d’une matière complexe et énigmatique, intangible, que l’on doit aborder avec beaucoup de respect, une grande compassion, mais aussi avec crainte. Cependant cela n’empêche pas d’essayer de la comprendre, car c’est seulement ainsi que l’on pourra y arriver. Ensuite, il trace une première esquisse pour définir le champ, parlant de l’extension de la souffrance et de son sujet, observant déjà dès le commencement qu’une incompréhension de la souffrance peut même aboutir à renier Dieu.
............

Il est difficile de définir la cause de la souffrance ou du mal associé à la souffrance. L’homme le demande à Dieu, et souvent il renie du Dieu parce qu’il pense qu’il n’en trouvera pas la cause du mal (6).
...........

Pour répondre, le Pape abandonne la sphère de l’énigme et passe à celle du mystère. Il n’essaie pas de le faire avec l’obscurité nébuleuse d’un mythe, mais entre en plein dans le cœur de la foi chrétienne. Dans la foi chrétienne, le mystère n’est pas obscurité mais clarté éblouissante. Il nous aide à comprendre un peu son étymologie. Le terme vient du grec qui signifie fermer les yeux, non pas dans le sens d’aller à l’aveuglette, mais le fait de fermer les yeux parce que l’on est ébloui, comme quand, par exemple, on regarde directement le soleil. C’est seulement la lumière qui aveugle, c’est uniquement l’excès de luminosité qui empêche de voir devant soi, de regarder ce que signifie le mystère de la souffrance. En outre, le mystère chrétien n’est pas uniquement quelque chose que l’on contemple, mais il faut en faire l’expérience. C’est uniquement par l’expérience que l’on peut s’engager dans sa compréhension. C’est seulement en vivant le mystère de la souffrance chrétienne que l’on peut comprendre un peu ce que signifie la souffrance et comme l’a dit précédemment le Pape, la transcender et la dépasser.

.............
1. Le mal et la souffrance

Dans le Livre de Job et dans certains autres livres de l’ancien Testament, la réponse est que la cause du mal est la transgression de l’ordre naturel voulu par Dieu. Souffrance et désordre seraient similaires ou, du moins, on pense que la souffrance serait provoquée par le désordre. Telle est la thèse des amis de Job (9). Mais Dieu refuse cette thèse en approuvant l’innocence de Job, sa souffrance demeure comme mystère : toute la souffrance ne provient pas de la transgression, cela est une preuve de la justice de Job. C’est en quelque sorte une annonce de la passion du Seigneur (10).

ZENIT
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par christianc le Mer 5 Sep 2007 - 19:58

Il s'est raidi et m'a cité la phrase de Camus : "Je ne crois pas à un dieu qui laisse souffrir les petits enfants."

Moi non plus je n'y crois pas et pourtant , le mal et la souffrance de la vie sont pour moi un "mystère opaque un mystère noir"..

Les mystères chrétiens auxquel je peux penser, la création, l'incarnation, la résurrection , la rédemption,le salut sont des mystères joyeux, une sorte de certitude..

Mais la souffrance sont rôle, c'est une sorte de "mystère douloureux, noir" dont je ressors affaibli dans la foi,

Sur le "pourquoi" je connais toutes les bonnes "excuses"..

- Il faut distinguer entre la volonté "volitive" de Dieu et sa volonté "permissive"(je reconnais que c'est ma préférée, vu que je crois au libre arbitre de l'homme)

- Dieu permet un mal pour en permettre un plus grand bien (si on a le tempérament sacrificiel , cela peut aller...)

La souffrance est la rétribution de ceux qui ont péché.. c'est bizarrre ne te souviens tu pas ?
C'est en vrac la position des amis de Job..

Et en face d'eux Job réaffirme sa foi "mon rédempteur est vivant" et "quand mes os ne seront plus que cendre mes yeux le verront"..
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Sam 8 Sep 2007 - 7:48

Face au scandale du mal, deux solutions se présentent à notre esprit. La première, c'est de nier Dieu à cause du mal. On s'est entendu dire et on s'est surpris à se dire à soi-même, à certains moments : "Si Dieu existait, le monde ne pourrait pas aller comme il va !" Mais nier Dieu à cause du scandale du mal n'est peut-être pas en fin de compte la plus mauvaise des solutions. Je voudrais ici laisser la parole à Jacques et à Raïssa Maritain. Cette dernière écrivait dans son Journal : "Nier Dieu parce que toute la nature gémit, c'est seulement décharger Dieu de la responsabilité d'une création telle que la souffrance y est inévitable. C'est la preuve que nous avons un tel amour naturel de Dieu (inscrit dans la nature même) que, même lorsqu'il se réfugie dans les profondeurs de l'inconscience, il nous reste le désir d'innocenter Dieu de tout le mal dont souffrent les hommes"'. Nier Dieu à cause du mal, c'est comprendre au moins que Dieu ne peut pas avoir partie liée avec lui. N'est-ce pas, en un sens très obscur, parler malgré tout à la manière de Job? Dans ce domaine il vaut mieux parler comme Job, il vaut mieux aller même jusqu'à l'outrance de la négation de Dieu, que de rester dans le blasphème des amis de Job et de leur théodicée prétendant expliquer comment, dans ses desseins, Dieu inclut le mal.

Jean-Miguel GARRIGUES, Dieu sans idée du mal

(Un livre que je vous recommande de lire.)
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Cécile le Dim 9 Sep 2007 - 17:32


Si Dieu est miséricordieux, pourquoi la Bible contient-elle des menaces  ?



vendredi 22 juin 2007, par Journalchretien.net








La Bible nous dessine le portrait d’un Dieu qui est Amour et qui veut pour les humains une vie surabondante. Si cette certitude vient à nous grâce au Christ Jésus, elle se trouve déjà en filigrane dans les Écritures d’Israël. La Bible commence par le récit de la création, mettant en scène un Dieu qui, loin de garder ses biens jalousement pour lui, désire tout partager avec les autres êtres qu’il appelle à l’existence. Nous trouvons par la suite le cœur de la foi d’Israël, l’épopée de Dieu qui libère un groupe d’esclaves et en fait son peuple à lui, appelé à être, par la qualité de leur vie ensemble, un signe de sa présence et de sa compassion au milieu de sa création.
Même plus : Dieu ne renonce jamais à son projet d’amour. Quand son peuple s’éloigne de lui, il continue à chercher le moyen de le remettre sur le bon chemin. Toujours prêt à pardonner, à la différence des humains (voir Isaïe 55, 6-9), il se révèle comme «  le Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d’amour et de vérité  » (Psaume 86, 15). Si l’on décrit Dieu comme «  lent à la colère  », peut-il se mettre quand même en colère  ? Lors de la traversée du désert, nous lisons à plusieurs reprises que «  la colère du Seigneur s’enflamma contre son peuple  » désobéissant (Nombres 11,33  ; cf. 11, 1  ; 12, 9). En outre, dans les livres prophétiques, nous voyons parfois les hommes de Dieu s’insurger contre les fautes du peuple avec verve et même un certain emportement. Or, de nos jours, on voit mal comment les menaces et la colère pourraient aller de pair avec un Dieu de tendresse et de pardon.
Il ne faut pas, cependant, voir «  la colère de Dieu  » et son pardon comme diamétralement opposés, mais plutôt comme les deux faces d’une seule et même réalité. La notion de «  colère  », appliquée à Dieu, veut souligner le fait que son amour ne saurait rien tolérer qui fasse obstacle à la vie ou la détruise, en bref ce qu’on appelle le mal. Si Dieu aime véritablement, il ne peut rester indifférent en voyant cet amour bafoué, rejeté, car ce serait alors se résigner au fait que va échouer le dessein de donner la vie en plénitude.
Quand la Bible nous présente des paroles apparemment dures, elles sont à interpréter comme le cri du cœur – de Dieu ou de son porte-parole – indiquant les conséquences du rejet d’un amour toujours offert. Loin de contredire l’amour, ce qu’on appelle «  la colère de Dieu  » est paradoxalement une expression de cet amour, mis provisoirement en échec par la liberté humaine. Mais alors la question se pose : si Dieu est Amour, cet amour ne doit-il pas à la fin vaincre toutes les résistances  ? Le vrai problème n’est pas tant de savoir s’il y a de la colère en Dieu, mais comment cette colère peut être efficace, éliminant le mal sans faire violence à la liberté de son vis-à-vis.
L’Évangile permet-il de résoudre le dilemme d’un amour refusé  ?


La vision biblique de Dieu semble nous placer devant un dilemme : d’un côté Dieu ne peut qu’aimer, de l’autre il ne peut tolérer le mal. Dans le langage de la Bible, l’amour divin semble voué à se dédoubler en miséricorde et en colère, sans que l’une ne puisse jamais recouvrir totalement l’autre.
C’est l’expérience des prophètes qui indique une issue à ce dilemme. D’abord celle d’Osée, lui qui est obligé d’épouser une femme infidèle. Blessé par l’infidélité de son épouse, le prophète la menace, mais il se rend vite compte qu’à cause de son amour pour elle, en lui faisant mal il se ferait autant – si ce n’est plus – de mal à lui-même. Il saisit ainsi que ce que les humains éprouvent comme la colère divine n’est en fait que la face extérieure de la souffrance qu’a Dieu de voir son amour rejeté.
Le prophète Jérémie poursuit dans cette ligne. Face au refus du peuple d’écouter les mises en garde qu’il doit proclamer au nom de Dieu, Jérémie est écartelé en sa propre chair par l’opposition entre les deux : «  Que mes yeux versent des larmes, jour et nuit sans tarir, car d’une grande blessure est blessée la vierge fille de mon peuple  » (14, 17). Il devient, par sa douleur intérieure, le trait d’union entre ses compatriotes et son Dieu. Encore un pas, et nous arrivons à la figure mystérieuse du Serviteur du Seigneur (Isaïe 53). Tout comme Jérémie, cet homme innocent, l’envoyé de Dieu, prend sur lui la souffrance inavouée des coupables, mais en plus, cette souffrance assumée permet leur guérison. C’est comme si le pardon pouvait seulement arriver à son but s’il ne tombe pas d’en haut mais passe par le bas, s’il s’exprime par une solidarité vécue avec les faiseurs de mal, jusqu’au bout.
Cette évolution nous donne la clef pour comprendre le sort de Jésus : «  Le Christ a souffert pour vous […] lui qui n’a pas commis de faute  ; lui qui insulté ne rendait pas l’insulte, souffrant ne menaçait pas, mais s’en remettait à Celui qui juge avec justice  ; lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice  ; lui dont la meurtrissure vous a guéris  » (1 Pierre 2,21-24).
Dans le don de la vie du Christ, nous entrevoyons ainsi ce que saint Jean, dans un raccourci saisissant, appelle «  la colère de l’Agneau  » (Apocalypse 6, 16). Si la «  colère divine  » est un autre nom pour la passion d’un amour refusé, cet amour peut être efficace uniquement s’il assume pleinement les conséquences d’un tel refus. La colère doit donc se muer en souffrance par solidarité, s’identifiant ainsi à l’extrême de la miséricorde. N’offrant aucune résistance au mal, le Christ l’engouffre dans un abîme de bonté. La mort perd son aiguillon (voir 1 Corinthiens 15, 54-57) pour devenir un chemin vers la Vie.

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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Sam 15 Sep 2007 - 15:30


http://www.conferencedesamarie.com





AUDIO Frère SAMUEL Rouvillois - communauté Saint-Jean -


La foi face à la souffrance

Face à l’innocent qui meurt, comment oser prétendre dire quelque chose ?


Qu’elle est cette spiritualité qui prône la souffrance et pour laquelle l’être humain est sensé souffrir pour sauver le monde ? Comment justifier l’amour de Dieu face à la douleur, la maladie, les handicaps de naissance ?

Comment supporter la souffrance d’êtres chers infligées par des catastrophes naturelles ?

Quel regard d’espérance doit-on avoir face à la souffrance gratuite ?...

MP3 CONFERENCE : :

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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Arcanes le Sam 22 Sep 2007 - 16:46

Citation:
Et pourquoi le Christ, qui n'a jamais péché, a-t-il souffert ? Pouvait-il nous sauver autrement ? C'est vrai, quoi, pourquoi Lui, il a souffert ? Il n'a rien fait de mal, il nous aime, c'est tout. L'amour est-il à ce prix ?



Joss écrit : Si le Christ n'avait pas souffert, comment pourrait-il me servir d'exemple ? Comment pourrais-je le considérer comme un ami, un frère, un époux ?


A mon humble avis, à la première réflexion nous aurions un début de réponse. Lorsqu'il est dis : Jésus a souffert à cause de nos péchés. La souffrance du Christ est un miroir d'airan. Ne pas souffrir dans le cadre de l'incarnation du Christ équivaut alors à ne pas recevoir nos péchés, mais surtout à ne pas nous en dégager. Le Christ qui n'a jamais péché à souffert de par les notres. Il n'y a que Dieu incarné, qui peut nous renvoyer à notre authentique image, notre vérité profonde. Illuminer nos coeurs à nos consciences. Le Christ à lui seul recevant, ainsi ce que nous ne supportons plus à la lumière de son éclairage. L'amour s'est d'aimer l'image du Christ au travers nos propres reflets qu'il nous renvoie. La souffrance des hommes met à dure épreuve notre trivialité en son intimité, mais à ces instants de douleurs ne sommes nous plus proche du Christ justement ?
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Lun 24 Sep 2007 - 10:25

Finalement, si en s'incarnant le Christ n'avait pas souffert, ça voudrait dire que la vie sur terre est uen fin en soi, qu'elle ne comporte pas le bug du péché originel et que tout va pour lemieux dans le meilleur des mondes possibles. Et il n'aurait pas assumé tous les aspects de notre humanité. Ceux qui souffrent nous montrent que le monde n'est pas comme il avait été prévu dans le plan originel de dieu, il y a eu fêlure, rature, loupage à cause du péché originel. Et Dieu vient rétablir le monde dans sonn ordre originel. Mais c'est long et difficle, et ne sera accompli qu'à la fin des temps.

D'autre part, je pense que dieu ne souffrant pas, et n'étant pas humain, il fallait qu'il expérimente notre humanité et la souffrance pour pouvoir nous sauver, car cela lui était complètement étranger.
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CURE D'ARS SUR LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Sam 29 Sep 2007 - 21:33

PENSEES DU SAINT CURE D'ARS SUR LA SOUFFRANCE

Il y a deux manière de souffrir: souffrir en aimant et souffrir sans aimer. Les saints souffraient avec patience, joie et constance, parce qu'ils aimaient. Nous souffrons avec colère, dépit et lassitude, parce que nous n'aimons pas.

Si nous aimions Dieu, nous aimerions les croix, nous les désirerions, nous nous plairions en elles, nous serions heureux de pouvoir souffrir pour l'amour de Celui qui a bien voulu souffrir pour nous.

Vous dites que c'est dur? Non, c'est doux, c'est consolant, c'est suave: c'est le bonheur!... Seulement il faut aimer en souffrant, il faut souffrir en aimant.

Oh! que les âmes qui sont tout à Dieu dans la souffrance éprouvent de douceur! C'est comme du vinaigre dans lequel on met beaucoup d'huile: le vinaigre est bien toujours vinaigre, mais l'huile en corrige l'aigreur, et on ne la sent presque plus.

Il n'y a d'heureux dans ce monde que ceux qui ont le calme de l'âme au milieu des peines de la vie, ils goûtent la joie des enfants de Dieu.

Toutes les peines sont douces, quand on souffre en union avec Notre-Seigneur...

Souffrir, qu'importe? Ce n'est qu'un moment. Si nous pouvions aller passer huit jours dans le ciel, nous comprendrions le prix de ce moment de souffrance. Nous ne trouverions pas de croix, assez lourde, pas d'épreuve assez amère...

Les épreuves pour ceux que Dieu aime, ne sont pas des châtiments, ce sont des grâces...

Qu'est-ce que vingt an, trente ans, comparés à l'éternité?... Qu'avons-nous donc tant à souffrir? Quelques humiliations, quelques froissements, des paroles piquantes: CELA NE TUE PAS.

Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix!

Nous devrions courir après les croix comme l'avare court après l'argent...

La croix est le don que Dieu fait à ses amis.

Il ne faut jamais regarder d'où viennent les croix; elles viennent de Dieu. C'est toujours Dieu qui nous donne ce moyen de lui prouver notre amour.

Dans le chemin de la croix, il n'y a que le premier pas qui coûte. C'est la crainte des croix qui est notre plus grande croix.

On n'a pas le courage de porter sa croix, on a bien tort; car, quoi que nous fassions, la croix nous tient, nous ne pouvons lui échapper.

Celui qui va au-devant des croix marche à l'opposé des croix; il les rencontre peut-être, mais il est content de les rencontrer; il les aime, il les porte avec courage; alles l'unissent à Notre-Seigneur; elles le purifient et le détachent de ce monde; elles emportent de son coeur tous les obstacles; elles lui aident à traverser la vie, comme un pont aide à passer l'eau.

Les gens du monde se désolent quand ils ont des croix, et les bons chrétiens se désolent quand ils n'en ont pas. Le chrétien vit au milieu des croix comme le poisson vit dans l'eau.

Il n'y a que les croix qui nous rassureront au jour du jugement. Quand ce jour viendra, nous serons heureux de nos malheurs, fiers de nos humiliations et riches de nos sacrifices!

Il ne faut pas considérer le travail, mais la récompense. Un négociant n'envisage pas la peine qu'il a dans son commerce, mais le gain qu'il en retire.

Les croix transformées dans les flammes de l'amour sont comme un fagot d'épines que l'on jette au feu et que le feu réduit en cendres. Les épines sont dures, mais les cendres sont douces.

Mettez un beau raisin sous le pressoir, il en sortira un jus délicieux. Notre âme, sous le pressoir de la croix, produit un jus qui la nourrit et la fortifie.

Lorsque nous n'avons pas de croix, nous sommes arides; si nous les portons avec résignation, nous sentons une douceur, un bonheur, une suavité!... c'est le commencement du ciel.

Les épines suent le baume, et la croix transpire la douceur. Mais il faut presser les épines dans ses mains et serrer la croix sur son coeur pour qu'elles distillent le suc qu'elles contiennent.

Les contradictions nous mettent au pied de la croix et la croix à la porte du ciel.

Souffrir passe; avoir souffert ne passe pas.

Nous nous plaignons de souffrir. Nous aurions bien plus raison de nous plaindre de ne pas souffrir, puisque rien ne nous rend plus semblables à Notre-Seigneur que de porter sa croix!... O belle union de l'âme avec Notre-Seigneur par l'amour et la vertu de la croix!

Les épines suent le baume et la croix transpire la douceur. Mais il faut presser les épines dans ses mains, et serrer la croix sur son coeur pour qu'elles distillent le suc qu'elles contiennent.

Nous devrions courir après les croix, comme l'avare court après l'argent... Il n'y a que les croix qui nous rassureront au jour du jugement. Quand ce jour viendra, que nous serons heureux de nos malheurs, fiers de nos humiliations et riches de nos sacrifices!

Un bon religieux se plaignait un jour à Notre-Seigneur de ce qu'on le persécutait. Il disait: "Seigneur, qu'ai-je donc fait pour être traité ainsi?" Notre-Seigneur lui répondit: "Et moi, qu'avais-je fait quand on m'a conduit au Calvaire?" Alors le bon religieux comprit, pleura, il demanda pardon et n'osa plus se plaindre.

Ecoutez bien ça: Celui qui va au-devant de la croix, marche a l'opposé des croix; il les rencontre peut-être, mais il est content de les rencontrer; il les aime, il les porte avec courage. Elles l'unisssent à Notre-Seigneur; elles le purifient; elles le détachent de ce monde; elles emportent de son coeur tous les obstacles; elles lui aident a traverser la vie, comme un pont aide à traverser l'eau...
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Souricet le Sam 29 Sep 2007 - 21:38

Nous devrions courir après les croix, comme l'avare court après l'argent...

Suspect scratch :panique:


Dernière édition par le Mar 2 Oct 2007 - 14:06, édité 1 fois
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mar 2 Oct 2007 - 8:34



La souffrance

Ceux qui marchent dans les voies de Dieu doivent connaître la souffrance et c’est par la souffrance qu’ils avanceront. Accepter d’être la face du Christ, la chair et l’âme du Christ crucifié pour l’Église et les âmes. L’accepter avec humilité et douceur.

J’ai beaucoup souffert physiquement et autrement. Ne cherchons pas la souffrance, mais si le bon Dieu nous l’envoie, acceptons-la. Prêchez la fécondité qu’apporte toute souffrance.

Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967)
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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mer 7 Nov 2007 - 13:15

3 VIDEOS SUR LA SOUFFRANCE :






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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Mer 13 Fév 2008 - 12:42



Le Père Hervé Soubias répond à la question d'un auditeur de Radio Notre Dame sur le mal et la souffrance.

Source : http://radionotredame.com
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KIBEHO - LA SOUFFRANCE

Message par Joss le Ven 5 Déc 2008 - 20:59

Et re-re la souffrance.....

Voici ce que dit MARIE à KIBEHO :

La souffrance salvifique: Ce thème est un des plus importants dans l'histoire des apparitions de Kibeho. Surtout chez Nathalie Mukamazimpaka. Pour un chrétien, la souffrance, par ailleurs inévitable dans la vie d'ici-bas, est un chemin obligé pour parvenir à la gloire céleste. La Vierge a dit à ses voyants, notamment à Nathalie le 15 mai 1982: "Personne n'arrive au ciel sans souffrir." Ou encore: " L'enfant de Marie ne se sépare pas de la souffrance." Mais la souffrance est aussi un moyen d'expier pour le péché du monde et de participer aux souffrances de Jésus et de Marie pour le salut du monde. Les voyants ont été invités à vivre ce message d'une façon concrète, à accepter la souffrance dans la foi et la joie, de se mortifier et de renoncer aux plaisirs pour la conversion du monde. Kibeho est ainsi un rappel de la place de la croix dans la vie du chrétien et de l'Eglise.
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/propheties-de-kibeho/
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Pourquoi le mal et la souffrance ?

Message par Mireille le Jeu 25 Nov 2010 - 14:40

[/i]Dieu reste un mystère. Oui, il arrive des moments ou nous avons l'impression que le malheur deveint l'ordinaire de la vie, et les moments de bonheur l'exception ! Mieux vaut se taire. Regardone Marie au pied de la Croix : Elle se tenait debout, la Mère des douleurs! silencieuse". Vous l'imaginez disant à son fils : des paroles de consolation ! Elle se tait, mais elle mèdite toutes ces choses dans son coeur : mON DIEU! mon dieu pourquoi m as tu abandonne! Pourquoi, ne dirait elle pas en son coeur les memes mots. ? Pourquoi ne se plaindrait elle pas au Seigneur ? Vous aussi, écoutez ce que dit Celui qui est dans le malheur. S'il se plaint de Dieu à Dieu, ne prenez pas la défense de Dieu.Prenez pourtant le parti du malheureux. Dites avec lui sa prière douloureuse. Dans votre coeur, si vous le pouvez, dites aussi votre éspèrance. Il faut combattre le mal. Pour combattre le mal, nous avons des armes qui sont la FOI. L'esperance et la charité. Contemplant dans la Croix du Christ l'amour du Dieu vainqueur du mal dans le pardon, je suis fondée dans l'espérance, mais le mal reste pour moi un mystère douloureux et je comprends que ce puisse etre pour mes contemporains un lieu de doute. mERCI DE M' Wink AVOIR LUE mireille Wink ;

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Re: LA SOUFFRANCE

Message par Francesco le Jeu 25 Nov 2010 - 23:22

Je répondrai uniquement sur la question de la souffrance.Si je regarde ma vie(je souffre de maladies chroniques et invalidantes),je vois que les croix ont eu pour objectif de me guérir de moi meme,de m'enseigner l'humilité ....de me détacher de ce monde qui n'est qu'un passage et pas la vraie vie...je suis tellement enteté que ca prends bcp de souffrance pour me faire plier...En fait,les croix sont la pour me guérir et me ramener a une union avec Dieu...si j'accepte bien sur...
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LE MAL ET LA SOUFFRANCE

Message par Mireille le Ven 26 Nov 2010 - 6:46

Oui, cher Franscesco, le mal et la souffrance sont là, pour nous ramener à la Croix. nous cherchons pas la souffrance, mais lorsqu'elle est là, bien sur il y a les médecins, mais lorsqu'on la donne à Jésus, elle est porteuse de fruits. Voit Ste Thérese de l ENFANT JESUS qui à souffert pendant plus de dix ans. on lui faisait des traitements tres douloureux pour sa tuberculose. Elle n'a jamais désespérée . Elle offrait ses souffrances pour les pretres en mission; La souffrance, est quelque chose d'atroce. Puisque que les hopitaux sont maintenant munis de centre anti douleurs.Quant on lui disiait tu souffres, elle disait tant miux tant mieux . Elle n'était pas sado, mais s'était unie par la souffrance à la Croix du Christ. Sur ce site, je prie pour tous ceux qui souffrent. MERCI DE M AVOIR LUE MIREILLE. Wink

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Re: LA SOUFFRANCE

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