MARTHE ET MARIE

PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

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PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

Message par Souricet le Jeu 30 Aoû 2007 - 8:06

Paris n'a pas toujours été l'immense ville que nous connaissons aujourd'hui. Il y a quelques milliers d'années de cela, on aurait pu y voir couler une rivière paresseuse qui présentait de multiples bras et beaucoup d'îles. Sur quelques-unes de ces îles, il y avait sans doute des huttes couvertes de branchages où habitaient les premiers habitants de la future capitale, nos ancêtres parisiens. Bien avant encore, c'est-à-dire il y a quelque cent mille ans, le paysage était bien différent.
Le climat était froid, très froid même, comme il l'est
aujourd'hui dans les régions boréales. Une grande forêt
de sapins, de pins et de bouleaux occupait cette région que la neige recouvrait presque toute l'année. Reportez-vous par la pensée à ces époques lointaines. Portez votre regard là-bas vers la droite : c'est un troupeau de rennes qui passe... Vers la gauche, les arbres se sont écartés sous une force mystérieuse et vous apercevez maintenant, un mammouth, espèce d'éléphant de cinq mètres de haut, à l'épaisse toison rousse. On a retrouvé l'un d'entre eux, à Paris même, lorsqu'on a creusé la station de métro Reuilly-Diderot. On en a retrouvé deux cents près du Mont-Saint-Michel. On en a retrouvé beaucoup plus encore en Sibérie. Ils étaient si bien conservés sous la neige que les indigènes en firent leurs repas. Et lorsque les savants avertis arrivèrent sur les lieux, ils ne purent recueillir que quelques poils et le bout de la queue. De l'estomac de ces mammouths, on a pu extraire le contenu de leur dernier repas, c'est-à-dire des feuilles d'arbres et, ainsi, on a pu reconnaître de quels arbres la forêt de ces régions était formée en ces temps reculés.
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Re: PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

Message par Joss le Jeu 30 Aoû 2007 - 8:57

Souricette a écrit:Paris n'a pas toujours été l'immense ville que nous connaissons aujourd'hui. Il y a quelques milliers d'années de cela, on aurait pu y voir couler une rivière paresseuse qui présentait de multiples bras et beaucoup d'îles. Sur quelques-unes de ces îles, il y avait sans doute des huttes couvertes de branchages où habitaient les premiers habitants de la future capitale, nos ancêtres parisiens. Bien avant encore, c'est-à-dire il y a quelque cent mille ans, le paysage était bien différent.

Ce que tu dis sera bientôt considéré comme une hérésie scientifique puisqu'on sera libre d'enseigner dans les écoles avec la bénédiction du Conseil de l'Europe que l'homme a été créé il y a 6000 ans.


Dernière édition par le Jeu 30 Aoû 2007 - 9:34, édité 1 fois
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Re: PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

Message par christianc le Jeu 30 Aoû 2007 - 9:25



J'en connais qui ont dit qu'ils n'étaient pas contre, ca leur donnerait un petit coup de jeune.. :gnark:

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Re: PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

Message par Joss le Jeu 30 Aoû 2007 - 9:41

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Re: PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

Message par Joss le Jeu 30 Aoû 2007 - 14:37

La géographie sacrée de Paris la ville aux sept collines


Paris est née d’une île, l’île originelle sur laquelle fut bâtie plus tard sa cathédrale. Et comme la symbolique des lieux semble ne rien laisser aux mains du hasard, on notera que le fleuve, avant d’emprunter son cours actuel, il y a quelque dix mille ans, faisait un arc de cercle qui effleurait les collines de Belleville, Montmartre et Chaillot, préfigurant déjà la forme future de la cité.

Dans cette île, dès l’Antiquité, apparaissait déjà la distinction entre le profane et le sacré : à l’ouest, les institutions humaines : le palais de justice et le palais royal ; à l’est, les institutions divines : les temples. Comme une balance équilibrant le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.


L’axe est-ouest


L’île préfigurait déjà le tracé de l’axe est/ouest de la ville, le decumanus, incliné de 26 degrés par rapport au parallèle.
Un Decumanus est un axe routier est-ouest dans une ville romaine ou gallo-romaine. Le Decumanus était un des axes principaux au cœur de la vie économique de la ville.
À la croisée du cardo et du decumanus, on trouvait généralement le forum.
La nef de sa cathédrale sera orientée par les constructeurs du XIIe siècle selon ce même decumanus. Par son orientation, par la symbolique de ses rosaces, Notre-Dame de Paris synthétise à elle seule la géographie sacrée de la ville.

Dans l’axe du decumanus, le fleuve porte la lumière à travers le cycle solaire quotidiennement renouvelé. La lumière qui est à la base de tout cheminement mystique, la lumière qui va inspirer tous les arts … et peut-être est-ce pour cette raison que cette ville guerrière et héroïque est en même temps ville Lumière avec une vocation créatrice.


decumanus, incliné de 26 degrés par rapport au parallèle.


Avant Paris, existait Lutèce venant du nom « Lutetia » ou « Lutetia Parisiorum » en latin, ce qui veut dire « boue » ou « loup ». Car, Lutèce était un tout petit bourg conquis par les Romains en 52 av. J-C.

Le village était occupé par un petit peuple gaulois, « les Parisis » depuis l'IIIe siècle av. J-C. Il existe trois Gaules à l'époque et Lutèce est au coeur de la Gaule Celtique et Belge.

Ce n'est que bien plus tard, en 300 de notre ère, que Lutèce prend le nom de Paris. les Romains aménagent des voies d'accès en forme de croix placée selon les points cardinaux.

Le Cardo représente l'axe Nord-Sud et le Decumanus, l'axe Est-Ouest. À Lutèce, ces deux axes sont orientés sur les bords de la Seine, le contour de la cité étant délimité par les actuelles rues Saint-Denis, Saint-Martin, et le boulevard Saint-Germain.

Le Cardo est situé dans l'actuel Quartier Latin en direction d'Orléans (rue St Jacques), et le Decumanus est actuellement représenté par la rue Soufflot.

À leur croisée, au coeur de la cité, se trouve le forum. Autour du forum s'érigent d'autres édifices comme les arènes et les thermes.

Les arènes (construites à la fin du 1er siècle) se situent dans la rue Monge, dans le Ve arrondissement. Il s'agit d'un amphithéâtre de très grande dimension (piste centrale de 52x47m) avec une scène de 40 m qui peut réunir 17000 personnes.

Le peuple assiste à des exhibitions et des combats d'hommes et d'animaux. L'édifice, avec les gradins, mesure près de 130 m de large : c'est l'une des arènes romaines les plus importantes.

Mais Lutèce est détruite par les Barbares à la fin du IIIe siècle

L’axe nord-sud

Perpendiculaire au decumanus, le cardo, axe nord-sud, créé à l’origine de la cité pour faciliter le commerce et les échanges, fut tout d’abord l’expression de la volonté humaine. Dès la Préhistoire, ce chemin reliait le nord de l’Europe à la Méditerranée. Au nord de la cité, sur la montagne de Montmartre, un temple d’origine celte fut dédié au dieu Mercure (Dieu du commerce) ; son pendant existait au sud, dans l’actuelle montagne Sainte-Geneviève. L’enceinte de Philippe Auguste dessinera, quelques siècles plus tard, les trois niveaux qui augurent de sa structure moderne : au nord, le pôle économique et social ; au centre le pouvoir religieux ; et au sud, le savoir avec la colline qui va progressivement se peupler de collèges, comme le collège Sorbon.


Les sept collines


Paris, comme d’autres grandes villes sacrées de l’Antiquité (Rome-Lisbonne...), est entourée par sept collines protectrices :

- le Mont-Souris (Isoré),
- la montagne Sainte-Geneviève (ancien mont celte Leucoticius),
- la Butte-aux-Cailles,
- Mésnil-Montant,
- Belleville,
- Montmartre (ancien Mont Mercure)
- Chaillot.

La symbolique de toute colline rappelle toujours la première terre émergée des flots du chaos, le pouvoir ascensionnel qui relie le ciel à la terre, la première manifestation de la création du monde.

Quant à la symbolique de ce cercle formé par sept collines autour du cœur de la ville, véritable réseau de protection, elle rappelle les puissances de la Création et l’influence invisible de l’au-delà.

En effet, le nombre sept symbolise l’achèvement du monde en rapport avec les six directions de l’espace et le centre, qui les relie. Il associe le nombre quatre, qui symbolise la terre et le nombre trois qui symbolise le ciel, représentant ainsi la totalité de l’univers en mouvement qui s’achève dans la plénitude de ses cycles.


Paris, émanation de la volonté divine ?


Si l’axe nord-sud, né de la volonté humaine des échanges et du commerce, nous donne l’orientation de la ville, immuable à travers son histoire, l’axe est-ouest, en revanche, semble émaner de la volonté divine, tant la destinée qui préside à sa construction véhicule une forte charge symbolique.

À l’origine de cet axe, deux chemins, l’un menant vers la Bourgogne, la future rue Saint-Antoine, l’autre vers Saint- Germain, future rue Saint-Honoré. L’équilibre de la ville entre l’est et l’ouest est parfaitement respecté. L’est, c’est le regard vers les origines de la Création, l’espérance du salut, le monde mythique ; l’ouest, c’est le regard vers les temps futurs, l’espérance du Progrès, l’avenir de l’homme.

Pendant des siècles, ces deux forces se sont complétées : le mythe et l’histoire, le sacré et le profane, Dieu et l’homme. Un jour, une tension apparut qui devait opposer, dans la conception même de la ville, théologie et humanisme.

Un premier déplacement du centre de Paris vers l’ouest apparaît lorsque Charles V, au XIe siècle, quitte le Palais de la Cité pour installer son nouveau palais au Louvre. Ce faisant, il fait passer le siège du pouvoir royal depuis l’île sacrée des origines vers la rive droite, qui représente la conquête matérielle : c’est la fin du Moyen-Âge, le début des Temps Modernes.

Mais en même temps, il installe sa résidence personnelle à l’emplacement de la future place Royale (place des Vosges), avec la création de deux palais : le palais des Tournelles et l’hôtel Saint-Paul. Une façon de rétablir l’équilibre entre l’est et l’ouest, et de conserver la dualité entre le pouvoir temporel et le pouvoir divin.

Deux siècles plus tard, Catherine de Médicis fera détruire l’hôtel des Tournelles pour installer le palais royal aux Tuileries. C’est à partir de ce moment-là, en 1563, que s’opère le glissement de la ville vers le soleil couchant. Un changement qui correspond aux transformations d’une société en pleine mutation : les valeurs passent de l’ «être» à «l’avoir». On est entré, pour des siècles, dans le règne de la matérialité, en même temps que s’amorce la décadence du pouvoir royal.

La ligne symbolique est cependant préservée : le palais de Catherine de Médicis aux Tuileries est construit dans l’axe du decumanus, ouvert sur l’ouest, suivant l’exacte orientation de la nef de Notre-Dame.

Henri IV compensera ce mouvement vers l’ouest en construisant l’actuelle place des Vosges au nord-est de l’île sacrée, et la place Dauphine à l’intérieur même de l’île-mère : un retour à la Cité. Deux places qui, par leur structure, conservent l’équilibre entre les deux pôles, le spirituel et le matériel. La place Royale, carrée, symbolise la matière ordonnée, tandis que la place Dauphine (du nom du Dauphin), en triangle, symbolise la triade divine : l’esprit et le corps réunis. Par ce geste, le roi affirme la continuité de la monarchie : tout est encore possible, dès lors que le Dauphin reçoit l’esprit divin.

Louis XIV poursuivra la sacralisation de la ville en construisant les deux autres places royales. Par leur disposition autour de la cité-mère, qui épouse fidèlement l’ancien cours de la Seine, ces places constituent un retour à la mémoire permanente. La place des Victoires en cercle, qui symbolise la sphère divine ; la place Vendôme, octogonale, qui symbolise l’union du ciel et de la terre. Autant de manières de projeter l’énergie céleste sur la terre, de donner à la ville sa dimension spirituelle.


La croyance en l’homme et l’aspiration au divin

À partir du XVIIe siècle, le grand axe de Paris, l’axe est-ouest devient le siège d’une tension plus grande, véritable combat entre les deux forces qui s’opposent : l’est, symbole de nos aspirations divines, et l’ouest, symbole de notre croyance en l’homme.

La Voie Royale de Le Nôtre apporte un déséquilibre au profit de l’ouest : elle devait prolonger l’axe de vingt-cinq kilomètres jusqu’à Saint-Germain, berceau du Roi-Soleil. Cette progression vers le soleil couchant, l’extrême occident, symbole de la fin des temps, était aussi une façon de regarder l’avenir comme un paradis, d’affirmer la victoire du progrès et de la libération de l’Homme.

Après l’arc de Triomphe de Napoléon, construit dans la logique symbolique du decumanus, orienté comme le tympan de Notre-Dame, Haussmann transformera la cité. Ses percées visent d’abord à créer une nouvelle croisée de Paris, un axe ouest-est prolongeant la rue de Rivoli jusqu’à la rue Saint- Antoine et un axe nord-sud, le boulevard de Sébastopol, débouchant sur la place du Châtelet, se poursuivant dans la Cité et sur la rive gauche à travers le boulevard Saint-Michel. Certes, la nouvelle croisée est placée sous l’égide d’un monument à forte portée symbolique, la Tour Saint-Jacques, parfaitement orientée selon les quatre points cardinaux. Mais les grands travaux de Haussmann ont entériné la confrontation entre l’est et l’ouest qui se poursuit encore aujourd’hui. Le centre ville et l’Ile de la Cité sont presque entièrement rasés, avec la perte d’importants vestiges spirituels et historiques. Le dernier agrandissement de la ville, en 1860, consacre Paris au triomphe de la bourgeoisie.


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Re: PARIS IL Y A CENT MILLE ANS...

Message par Joss le Jeu 30 Aoû 2007 - 14:41

NOTRE DAME DE PARIS a été construite en respectant ce decumanus
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