MARTHE ET MARIE

Défaite en Irak ?

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Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:31

Une étude controversée estime que la surmortalité due à la guerre a touché 655 000 Irakiens depuis 2003

Article publié le 13 Octobre 2006
Par Jean-Yves Nau
Source : LE MONDE

Extrait : IL Y A deux ans, l'hebdomadaire médical britannique The Lancet avait publié les résultats d'une enquête qui, sur la base d' « une estimation prudente », avait évalué à 100 000 le nombre de civils morts en Irak à la suite des violences liées à l'occupation par les troupes américaines et britanniques. Ce travail, très controversé à l'époque, avait été mené grâce à une collaboration entre des chercheurs américains de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore (Maryland) et des médecins irakiens appartenant au College of Medicine Al-Mustansiriya de l'université de Bagdad.
La même équipe de chercheurs, dirigée par le docteur Gilbert Burhnam, a publié, jeudi 12 octobre, sur le site Internet du Lancet, une réactiualisation de ce travail. Elle estime que 655 000 décès son t directement liés à la guerre qui sévit en Irak depuis mars 2003. Les chercheurs conluent que le taux de mortalité est passé de 5,5 pour 1 000 avant la guerre à 13,3 pour 1 000 aujourd'hui. Si cette évaluation est exacte, 2,5 % de la population irakienne a disparu du fait des différentes formes de vionece générées par la guerre.
[...]
Selon la dernière estimation du ministre irakien de la santé, 128 000 civils ont, à ce jour, été victimes de la guerre.

Un diplomate américain suggère le départ du vice-premier ministre polonais

LE MONDE | 9 novembre 2006 | Célia Chauffour

Les relations entre Varsovie et Washington se sont crispées, mardi 7 novembre. A l'origine, la publication du compte rendu d'un entretien confidentiel entre Leszek Jesien, un collaborateur du premier ministre polonais, et Kenneth Hillas, le numéro deux de l'ambassade américaine à Varsovie, qui avait suggéré de limoger Roman Giertych, le vice premier-ministre polonais.
M. Giertych avait réclamé le 19 octobre un débat parlementaire sur les effets de la guerre pour les civiles en Irak : "Nous voulons savoir ocmbien de victimes innocentes ont péri en Irak depuis trois ans", avait-il déclaré. "Si un vice-premier ministre, en Allemagne, en France ou au Danemark, s'exprimait ainsi, il serait révoqué", avait commenté l'Américian M. Hillas.
[...]
Si l'ancien chef de la diplomatie polonaise, Stefan Meller, préfère croire à "un incident de parcours", Zbigniw Lewicki, directeur du Centre d'études américaines à l'université de Varsovie, y voit surtout une fuite d'information dommageable.

Pour la première fois, Bush reconnaît l’échec irakien
Le Figaro (avec AFP, Reuters). Publié le 20 décembre 2006

Dans une interview au Washington Post, le président américain reconnaît que les Etats-Unis «ne sont pas en train de gagner» la guerre en Irak. Il évoque également pour la première fois ouvertement une augmentation des effectifs militaires dans ce pays.


«Nous ne sommes pas en train de gagner, mais nous ne sommes pas non plus en train de perdre». Dans une interview au Washington Post, George W. Bush a fait sienne cette assertion du général Peter Pace, commandant du corps des Marines. Pour le président américain, «il y a eu des développements positifs» dans la région depuis l’intervention américaine, même si la violence interreligieuse reste une menace.
«Et je vais proposer un plan» pour y répondre, a promis Bush, qui doit rendre ses conclusions en janvier. «Je suis enclin à penser que nous devons augmenter nos effectifs», estime le président, qui a commandé un rapport sur la question au nouveau secrétaire à la Défense, Robert Gates.
Le Washington Post affirmait dans son édition de mardi que l’hypothèse d’un envoi de troupes supplémentaires était source de division entre la Maison-Blanche et le Pentagone. Le porte-parole de la Présidence, John Snow, a démenti ces informations, expliquant que «des personnes cherchent à créer un affrontement entre le président et les chefs de l'état-major interarmes, là où il n'y en a pas».
Pourtant, de nombreuses sources militaires confirment que l’engagement en Irak, 134.000 soldats déployés, atteint un point critique. «Il est ne fait aucun doute qu’on s’est beaucoup servi de notre armée», reconnaît Bush dans cet entretien.


L’administration Bush divisée sur l’Irak
Le Figaro (avec AFP, Reuters). Publié le 19 décembre 2006

Un rapport du Pentagone fait état d’un nouveau pic des violences en Irak, où 959 attaques ont eu lieu chaque semaine en moyenne depuis août. Face à une situation qui empire chaque jour, les divisions vont croissant au sein de l’administration Bush sur la stratégie à adopter.
L’Irak reste le cauchemar de l’administration Bush. Entre mi-août et mi-novembre, la situation s’est encore détériorée, avec 959 attaques par semaine en moyenne. Un chiffre en hausse de 22%, selon le dernier rapport de l’armée américaine.
Pire pour la Maison-Blanche, 68% de ces attaques demeurent dirigées contre les forces de la coalition, même si ce sont des Irakiens qui en font en majorité les frais. « La violence confessionnelle a nettement augmenté malgré les réunions entre responsables religieux et tribaux », note le document, selon lequel «la violence en Irak pose une grave menace sur les progrès politiques».
Face à une situation chaotique, l’administration Bush reste divisée, après la remise du rapport Baker il y a deux semaines. Dans son édition de mardi, le Washington Post évoque l’opposition unanime des chefs d’état-major militaires à la seule stratégie proposée à court-terme par la Maison-Blanche : l’accroissement du nombre de troupes déployées sur place.
Robert Gates, le nouveau ministre de la Défense, a fait lundi son premier discours sur l’Irak. S’il a répété que «nous voulons tous trouver une voie pour ramener les fils et les filles de l’Amérique à la maison», il a néanmoins martelé le message du président : «nous ne pouvons pas nous permettre un échec au Moyen-Orient». George Bush doit annoncer en janvier un changement de stratégie en Irak, où 2.948 américains ont trouvé la mort depuis 2003.

Les regrets de Kofi Annan sur le Darfour

Le Figaro
, New York JEAN-LOUIS TURLIN.
Publié le 20 décembre 2006

Le secrétaire général donnait hier sa dernière conférence de presse avant son départ de l'ONU.


C'ÉTAIT l'heure du bilan, hier pour Kofi Annan. À une question sur les principaux accomplissements, à ses yeux, de ses deux mandats, le secrétaire général sortant a cité en premier, lors de sa dernière conférence de presse à l'ONU, son action en faveur des droits de l'homme et de la responsabilité morale d'intervenir pour protéger les populations civiles. Il a mentionné, ensuite, la lutte contre les inégalités, « entre les États et à l'intérieur des États », contre les maladies infectieuses et pour la défense de l'environnement.
Saluant le geste de l'Espagne, qui a promis lundi 700 millions de dollars pour l'aide au développement, soit « le don le plus grand jamais fait à ce jour par un pays, en vue des objectifs du millénaire à l'horizon 2015 », Kofi Annan, qui quitte ses fonctions le 31 décembre, s'est attardé sur la tragique situation humanitaire dans la région du Darfour au Soudan, où il ne voit « aucun progrès ».


«Pétrole contre nourriture»

Kofi Annan a dit s'être entretenu pendant le week-end avec le président soudanais Omar el-Béchir, et il a annoncé l'envoi à Khartoum d'un émissaire « pour une dernière tentative d'obtenir une clarification de la part du gouvernement soudanais sur le déploiement d'une force de sécurité conjointe ONU-Union africaine », dont il espère qu'il interviendra en début d'année. Le secrétaire général et son successeur, le Coréen Ban Ki-moon, ont aussi demandé ensemble à Jan Eliasson de « reprendre ses activités », également au début de l'année, comme envoyé spécial sur la crise du Darfour et de cultiver « les canaux diplomatiques dans les capitales ». Interrogé sur la façon dont l'ONU a géré la crise sans, apparemment, tirer les leçons du génocide au Rwanda, il a reconnu avec franchise et regret qu'au Darfour « on aurait dû réagir plus vite » en envoyant des troupes avant que « la situation ne devienne beaucoup plus compliquée : on savait que celles de l'Union africaine ne seraient pas en mesure » d'arrêter les exactions.
Kofi Annan partira avec d'autres regrets. Le plus grand restera, affirme-t-il sans hésitation, son « incapacité d'empêcher la guerre en Irak », suivie de la perte de son équipe dans l'attentat d'août 2003 contre les locaux de l'ONU à Bagdad. Il ne pouvait pas ne pas mentionner le scandale « Pétrole contre nourriture », en admettant le rôle de la mauvaise gestion onusienne mais en rejetant la majorité des responsabilités « dans les capitales » et du côté « des entreprises qui faisaient affaire avec Saddam Hussein ». « Tout le monde a des leçons à tirer de l'Irak, a-t-il conclu, mais tout le monde doit maintenant oeuvrer à stabiliser le pays, dans l'intérêt de la région et du monde. »

Souricet
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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:32

Irak, scénario autour du retrait américain, par Martin Van Creveld
LE MONDE | 19.12.06

Maintenant que le peuple américain a admis que la guerre en Irak ne peut être gagnée, que va-t-il se passer ? Réponse : les Etats-Unis vont vouloir diminuer leurs pertes et se retirer. L'hypothèse la plus probable est que ce retrait s'amorcera d'ici quelques mois pour être plus ou moins achevé à l'automne 2007. Si cela n'était pas le cas, la guerre dominerait les prochaines élections américaines comme elles ont dominé les dernières, ce dont ne veulent ni les démocrates ni les républicains.
Rapatrier 140 000 hommes avec tout leur équipement est une opération d'une extrême complexité. En 1945 et en 1973, les Etats-Unis s'étaient contentés d'évacuer leurs troupes, laissant la plus grande partie de leur matériel à leurs protégés européens, puis sud-vietnamiens. Dans le cas irakien, les choses se présentent différemment.
L'équipement militaire moderne est tellement précieux que même la plus grande puissance de la planète ne peut se permettre d'en abandonner de grandes quantités ; de ce point de vue-là, le modèle serait non pas le Vietnam ou la seconde guerre mondiale, mais la première guerre du Golfe. En second lieu, le matériel éventuellement laissé en Irak tomberait très probablement entre les mains des ennemis de l'Amérique. Le Pentagone n'aura donc d'autre choix que d'évacuer d'Irak des millions de tonnes de matériel militaire par le même chemin utilisé pour l'y apporter - c'est-à-dire de le ramener au moins jusqu'au Koweït. Cette opération prendra beaucoup de temps et coûtera extrêmement cher. Elle entraînera inévitablement des pertes : les convois se dirigeant vers le sud seront la cible de tirs et d'attentats.
Les troupes américaines laisseront derrière elles un pays dévasté, dont l'infrastructure a été anéantie et où l'industrie pétrolière, qui fournissait autrefois 90 % de ses revenus au pays, n'est plus qu'un champ de ruines. Une estimation récente parle de 150 000 morts irakiens. Et le pire est qu'aucun signe n'indique l'émergence d'un gouvernement capable de maîtriser la situation. Du fait de ce vide, il ne fait pratiquement aucun doute que chiites et sunnites vont continuer encore longtemps à se déchirer ; et comme si cela ne suffisait pas, certains chiites pourraient également se battre contre d'autres chiites. Les Kurdes seront les bénéficiaires de ces affrontements. Depuis quelque temps déjà, ils expulsent discrètement la population arabe des provinces septentrionales de l'Irak, jetant ainsi les fondations de leur futur Etat.
Une longue période sera nécessaire avant qu'un Irak unifié voie le jour, s'il le voit jamais. Un Irak morcelé renforcera considérablement - a déjà, à vrai dire, considérablement renforcé - la position de Téhéran. L'Iran jouera à coup sûr un rôle majeur dans le devenir de l'Irak, mais dans quelle direction exercera-t-il son influence, et quel en sera l'impact exact, cela personne ne le sait. Une seule chose en tout cas est absolument sûre. Pour s'assurer qu'aucun (e) futur (e) président (e) américain (e) ne se mette dans l'idée d'attaquer l'Iran comme a été attaqué l'Irak (c'est-à-dire, au fond, sans aucune raison), les Iraniens vont tout faire pour se doter le plus vite possible d'armes nucléaires.
Un Iran puissant constituerait une menace pour l'approvisionnement du monde en pétrole et ne manquerait donc pas d'inquiéter Washington. Afin de contrer les ambitions de Téhéran, les forces américaines devront donc demeurer dans la région pour une période indéterminée ; elles seront probablement stationnées au Koweït (dont une bonne partie du territoire a d'ores et déjà été transformée en une vaste base américaine), à Oman et dans d'autres pays du Golfe. On ne peut qu'espérer que ces forces, et la volonté politique qui les soutiendra, seront suffisamment solides pour dissuader l'Iran de se lancer dans l'aventure.
Plus encore que les Etats-Unis, certains pays du Moyen-Orient ne manqueront pas de s'inquiéter de la puissance iranienne. Tout en se tournant vers Washington pour leur propre protection, il est pratiquement certain que plusieurs d'entre eux envisageront de démarrer leur propre programme nucléaire. Chaque fois qu'un pays se dotera d'un arsenal nucléaire, ses voisins se demanderont s'ils ne devraient pas faire de même. A terme, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Egypte et la Syrie pourraient finir par devenir des puissances nucléaires. Il est pour l'heure impossible de dire en quoi cette nouvelle configuration pourrait influer sur l'équilibre régional.
Un Irak dépourvu de gouvernement et en proie à une guerre civile chronique constituera une pépinière idéale pour toutes sortes de terroristes. On peut supposer que la plupart d'entre eux se contenteront de participer et de tirer profit de la guerre civile, mais d'autres auront sans aucun doute à l'esprit des objectifs plus larges. La plupart opéreront à l'intérieur de l'Irak, mais on peut parier que certains s'en prendront aux régimes des pays arabes voisins, comme la Jordanie ou le Koweït.
Certains pourraient atteindre le Liban, d'autres Israël. D'autres encore tenteront d'étendre leurs activités aux pays occidentaux. Il est parfaitement envisageable qu'un nouveau Ben Laden installe son quartier général quelque part en Irak, d'où il pourra diriger ses opérations.
La guerre en Irak a affaibli la position des Etats-unis sur la scène internationale ; la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice peut certes aboyer, mais elle est pratiquement incapable de mordre. Les forces armées sont à ce point ébranlées et démoralisées qu'elles ne parviennent à regarnir leurs rangs qu'en enrôlant des grands-mères de 41 ans. C'est pourquoi la première tâche qui incombera à Robert Gates, le nouveau secrétaire à la défense, et à ses successeurs sera de reconstruire les forces armées afin qu'en cas de besoin on puisse de nouveau faire appel à elles.
Mais surtout, les Etats-Unis doivent soigneusement reconsidérer leur politique étrangère. Quel rôle la plus grande puissance du monde doit-elle jouer dans l'arène internationale, et quelles sont les limites de ce rôle ? Limites notamment économiques liées à ses déficits commercial et budgétaire.
Il est peu probable que ces questions reçoivent une réponse rapide ; à vrai dire, elles risquent de devoir attendre que l'élection présidentielle américaine de 2008 expédie ce qui reste de l'administration Bush dans les poubelles de l'histoire.


Texte traduit de l'anglais par Gilles Berton.

Souricet
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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:33

Dans un sondage international le retrait d'Irak est plébiscité

Y a-t-il une fracture politique entre George Bush et l'opinion publique américaine sur l'Irak ? La question mérite d'être posée à l'examen des plus récents sondages publiés outre-Atlantique, mais aussi à l'écoute des déclarations contradictoires du président des Etats-Unis et de ses plus proches collaborateurs sur la situation militaire. La première enquête commandée par la nouvelle chaîne de télévision internationale France 24 à Novatris/Harris Interactive pour l'émission "Talk de Paris", diffusée vendredi 22 décembre, que Le Monde publie en exclusivité, confirme cette impression.
Le sondage, réalisé dans cinq pays européens (Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie) et aux Etats-Unis, montre que près de 7 Américains sur 10 sont favorables au retrait des troupes d'Irak, même si 5 d'entre eux disent accorder un délai pour ce désengagement. Il y a quelques jours, l'institut Gallup, dans le quotidien USA Today, fixait le pourcentage des partisans du retrait à 55 %. Les Britanniques, qui ont toujours des soldats dans le sud du pays, sont encore plus explicites : ils souhaitent leur retour à 83 %. En pointe depuis le début du conflit contre l'option militaire, 90 % des Français veulent ce retrait. En Allemagne et en Espagne - ce dernier pays, comme l'Italie, a retiré ses troupes -, le taux dépasse 80 %.
Ce souci grandissant des opinions publiques de voir le bourbier irakien débarrassé de ses intervenants occidentaux n'a pas pour corollaire un excès de mansuétude pour Saddam Hussein. Il n'y a guère qu'en Italie que l'ancien dictateur échapperait à l'application de la peine de mort à laquelle l'a promis le tribunal pénal de son pays. Partout ailleurs, on souhaite l'application de la sentence, avec une pointe à 82 % chez les Américains.

LE MONDE | 22.12.06

Tuerie d'Haditha : huit soldats américains inculpés de meurtre et d'obstruction à l'enquête
LE MONDE | 22.12.06 | 15h49

Huit marines américains ont été inculpés, jeudi 21 décembre, suite à la tuerie d'Haditha, il y a un peu plus d'un an, qui a coûté la vie à au moins vingt-quatre civils irakiens, à ce jour le plus grave crime reproché à l'armée américaine en Irak. Quatre soldats sont directement accusés de meurtre, et quatre autres d'avoir fait obstruction à l'enquête.
L'ayatollah Sistani médiateur dans la crise entre les chiites
Après trois semaines de boycottage, l'imam radical chiite Moqtada Al-Sadr devrait autoriser ses partisans à reprendre leurs fonctions au sein du gouvernement irakien, ont déclaré, jeudi 21 décembre, plusieurs proches de l'imam à l'agence Associated Press. Cette annonce, non confirmée, a suivi la réunion, à Nadjaf, des principales forces politiques chiites venues demander à l'ayatollah Ali Al-Sistani, principale autorité religieuse chiite du pays, de les aider à résoudre la crise gouvernementale.
Le matin du 19 novembre 2005, à côté du village d'Haditha, à 260 km à l'ouest de Bagdad, une bombe artisanale explosait au passage d'un Humvee transportant des marines de la compagnie Kilo du 3e bataillon de la 1re division de marine, tuant le caporal Miguel Terrazas, âgé de 20 ans.
Le lendemain, un communiqué de l'armée rapportait la mort du soldat, celle de quinze civils irakiens tués par l'explosion ainsi que "l'attaque du convoi par des hommes armés" ayant provoqué une riposte américaine, causant la mort de huit insurgés.
Une autre version de l'histoire a été révélée en mars 2006 après qu'un étudiant en journalisme irakien a donné une vidéo au magazine américain Time. Après avoir interrogé des témoins à Haditha, l'hebdomadaire publiait, le 27 mars, son récit des événements. Pour venger la mort du caporal Terrazas, les soldats se seraient livrés, pendant plusieurs heures, à des actes de tuerie, exécutant notamment cinq occupants d'un taxi qui approchait du village. Parmi les victimes, figuraient sept femmes et trois enfants, abattus à bout portant.
Ces révélations avaient obligé l'armée américaine à ouvrir des enquêtes, aboutissant à une procédure judiciaire devant une cour martiale de la base militaire de Camp Pendleton (Californie). En annonçant les inculpations, le colonel Stewart Navarre a indiqué savoir "avec certitude qu'aucun civil (irakien) n'a été tué dans l'explosion de la bombe".
Le sergent Frank Wuterich, âgé de 26 ans et qui commandait la compagnie Kilo, est accusé d'avoir commis personnellement douze meurtres et d'avoir ordonné à ses hommes de tuer six autres personnes. Selon son avocat, il est passible de prison à perpétuité. Le sergent Sanick De la Cruz, 24 ans, est accusé de cinq meurtres, le caporal Justin Sharratt, 21 ans, de trois meurtres, et le caporal Stephen Tatum, 25 ans, de deux meurtres et quatre homicides involontaires. Quatre autres marines ont été inculpés pour ne pas avoir, après l'ouverture des enquêtes, menti sur le déroulé des événements.
Evoquant "un crime terrible", le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, s'était dit à l'époque "fatigué" des excuses américaines sur les "erreurs" de leurs forces en Irak.

(AFP, AP, Reuters.)

Souricet
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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:33

Al-Qaida en Irak propose aux Américains un retrait des troupes sans violence
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters

Dans un enregistrement audio diffusé vendredi 22 décembre sur Internet, la branche irakienne d'Al-Qaida affirme avoir proposé aux Américains de retirer leurs troupes d'Irak."Nous vous offrons de retirer vos troupes en toute sécurité sur une période d'un mois et nous attendons votre réponse dans deux semaines", a indiqué un homme se présentant sous le nom Abou Omar Al-Baghdadi, l'émir de l'"Etat islamique en Irak" autoproclamé. "Nous appelons [le président George] Bush à ne pas laisser passer cette occasion historique qui doit permettre à ses troupes de se replier en sécurité", ajoute-t-il dans cet enregistrement, dont l'authenticité ne pouvait être établie.
Abou Omar Al-Baghdadi affirme également dans cet enregistrement que les Etats-Unis ont tenté de négocier avec le groupe par l'intermédiaire des Saoudiens, assurant qu'il avait refusé de telles négociations."Le géant [les Américains] a commencé à s'effrondrer et cherche à négocier avec diverses parties, notamment par le biais de ses agents", a-t-il indiqué, avant d'ajouter : "Il nous a transmis par le biais de la famille Saoud [régnant en Arabie saoudite], les dictateurs de la presqu'île [Arabique], son souhait de [négocier], prétendant s'être déjà assis avec toutes les parties sauf nous." "Nous lui disons : nous ne négocions pas avec ceux qui ont fait couler le sang de nos enfants", a-t-il affirmé.
Le président américain a affirmé récemment son opposition à un départ prématuré des troupes américaines d'Irak en invoquant les conséquences d'un tel retrait, alors que la "victoire" reste selon lui "possible". Il s'est dit "encouragé" par un rapport que lui ont remis le 6 décembre des personnalités indépendantes et par leur mise en garde contre les conséquences d'un retrait précipité. Les Etats-Unis disposent de 129 000 soldats en Irak.

Bush étudie l'envoi de renforts en Irak


Prenant le contre-pied du rapport Baker, le président pourrait être amené à déployer des dizaines de milliers d'hommes supplémentaires.

« J'AI SUPPLIÉ votre président de nous envoyer plus de troupes pour nous protéger. » Devant le Council on Foreign Relations, le vice-président irakien, le sunnite Tariq al-Hashimi, a répété ce qu'il martèle dans sa tournée américaine depuis une semaine. Il réclame une plus grande présence militaire américaine en Irak, pour pallier « l'incompétence des troupes irakiennes » majoritairement chiites. Dans le parterre de spécialistes de politique étrangère, personne ne s'est étonné de sa demande. Le débat sur un renfort possible de 15 000 à 30 000 hommes pour le contingent américain en Irak occupe les médias et les politiques américains, même si, selon un sondage du Los Angeles Times, cette hypothèse n'a l'aval que de 12 % des Américains.
Le président George W. Bush reconnaît que cela fait partie des options qu'il étudie. Le nouveau secrétaire à la Défense, Robert Gates, vient de se rendre à Bagdad pour consulter les commandants militaires sur le sujet. Les démocrates ne présentent pas beaucoup de résistance à cette idée. Pour Harry Reid, le chef des démocrates au Sénat, « si les commandants disent que c'est pour une période courte, alors on soutiendra (l'idée) ». La sénatrice Hillary Clinton estime le renfort envisageable, à condition que la mission soit définie.
On en oublierait qu'il y a six semaines la défaite des républicains aux législatives de novembre, suivie de la démission du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avait été considérée comme un désaveu de la politique irakienne de George Bush.
Publié il y a deux semaines, le rapport de la commission bipartite Baker-Hamilton, qui plaidait pour amorcer un retrait d'Irak, a perdu de son autorité. L'aile gauche des démocrates aurait voulu y trouver un appel immédiat au départ des troupes. Les néoconservateurs déplorent que les auteurs aient cherché une stratégie de sortie plus que de victoire. De son côté, le président Bush a noyé les 79 recommandations du rapport au moyen de consultations tous azimuts, réduisant le rapport Baker à une des voix entendues par la Maison-Blanche.
Colin Powell, l'ancien secrétaire d'État et ancien chef d'état-major de l'armée, ne cache pas son scepticisme. « On a déjà essayé cette hausse des effectifs pendant l'été, » a-t-il lâché. Le général John Abizaid, commandant des opérations militaires américaines au Proche-Orient, s'y disait jusque-là très réticent, mais il a annoncé partir en retraite anticipée en mars 2007. Le général Peter Chiarelli, numéro deux de l'armée américaine en Irak, qui défend depuis longtemps des approches économiques et politiques du conflit est, lui aussi, sur le départ. Son successeur, Raymond Odierno, a la réputation d'être partisan des stratégies militaires agressives.
Pour Jeremy Shapiro, spécialiste de défense à la Brookings Institution, un des freins à une possible surenchère militaire pouvait être le sentiment parmi les officiers supérieurs que l'armée n'avait plus suffisamment de ressources. « Finalement, en refusant d'augmenter la taille de l'armée, Rumsfeld empêchait l'escalade militaire. »

Rallonge budgétaire

Or, le président Bush vient de lever cette hypothèque en annonçant qu'il souhaitait accroître les effectifs de l'armée de terre et du corps des Marines. Certains militaires soulignent qu'une augmentation des troupes ne peut être efficace que si elle est massive. « Une véritable force pour contrer les insurgés demanderait des centaines de milliers de soldats déployés pour sept à dix ans », a dit Jon Soltz, fondateur d'un groupe de vétérans d'Irak. « Une hausse de 40 000 soldats ne serait qu'un geste politique pour permettre au président et au Pentagone d'avoir l'air d'avoir changé de stratégie », a-t-il dit.
Côté démocrate, Ike Skelton, élu du Missouri, a noté que « le moment d'augmenter les troupes, et de les augmenter franchement, c'était il y a trois ans et demi, quand nous sommes entrés en Irak ». Aujourd'hui, cela ne ferait « qu'exacerber la situation ». Skelton doit prendre, le mois prochain, la présidence de la commission des forces armées de la Chambre des représentants. Les démocrates seront à nouveau testés sur leur soutien à la guerre en Irak quand ils devront en approuver le financement. Les analystes militaires s'attendent à ce que le président Bush demande au Congrès d'approuver une rallonge de 100 milliards de dollars, à ajouter aux 70 milliards déjà budgétés pour l'année fiscale 2007.
Les néoconservateurs, eux, ne cachent pas leur satisfaction. L'idée de renforts est ce que préconisait Frederick Kagan, analyste militaire du centre conservateur American Enterprise Institute. « Plus vite Bush passera à l'action, plus il aura de chances à Noël prochain de dire à ses invités que la victoire en Irak n'est pas seulement un objectif mais est en train de se produire, » écrit Fred Barnes dans le Weekly Standard.

Le Figaro,
A Washington, GUILLEMETTE FAURE.
Publié le 22 décembre 2006

Souricet
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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:34

Washington veut envoyer un deuxième porte-avions aux alentours de l'Iran

Les États-Unis préparent une concentration navale dans la région du Golfe, pour montrer leur détermination militaire face à l'Iran. Selon le quotidien New York Times, le nouveau secrétaire à la Défense, Robert Gates, s'apprête à autoriser cette semaine le déplacement d'un second porte-avions, qui devrait être placé à proximité de l'Iran en début d'année 2007. Un premier groupe aéronaval se trouve déjà en permanence dans le Golfe.
Selon les explications données par le quotidien de source anonyme, il ne s'agit pas de préparer une attaque contre l'Iran, mais de montrer que l'engagement américain en Irak n'empêche pas les forces armées américaines de garder un oeil sur l'Iran. Le déploiement permettrait aussi, selon ces responsables, de contrôler l'application de sanctions que les Nations unies veulent imposer à Téhéran s'il ne renonce pas à ses projets d'armes nucléaires. Robert Gates devrait signer l'ordre de déploiement à la fin de la semaine.

G. F. (À WASHINGTON).
Le Figaro

Aux Etats-Unis, les "présidentiables" démocrates prennent position sur l'Irak

Le sénateur Joseph Biden, qui sera en janvier président de la commission des affaires étrangères de la Chambre haute, a lancé mardi une offensive énergique contre le projet qui est prêté au président Bush, dans le cadre de sa nouvelle approche sur l'Irak, d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires. "On a déjà cassé l'Irak, a-t-il dit. Et maintenant on va casser l'armée." Selon lui, cet envoi de troupes supplémentaires serait de toute façon insuffisant dans une ville de 6 millions d'habitants comme Bagdad.
M. Biden a prévu de faire venir la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, et d'autres responsables de l'administration au Sénat à partir du 9 janvier 2007 pour des auditions sur cette question. C'est à peu près à cette date qu'il pourrait annoncer la formation d'un comité exploratoire pour 2008, première étape vers la candidature qui permet de rechercher des soutiens financiers.
[...]
Quant à la candidate qui est en tête pour l'instant, Hillary Clinton, elle tient des propos plus incisifs que d'habitude sur la guerre en Irak. Elle a indiqué, elle aussi, être plutôt opposée à l'augmentation des troupes. "Je n'ai pas l'intention de me faire avoir une deuxième fois" par le président Bush, a-t-elle dit.

Corine Lesnes
LE MONDE | 28.12.06

L'ancien président Ford était hostile à l'invasion de l'Irak

Dans un entretien accordé au Washington Post en juillet 2004 et dont la parution ne devait intervenir qu'après sa mort, Gerald Ford, l'ancien président républicain, mort mardi 26 décembre à l'âge de 93 ans, affirme être hostile à l'intervention anglo-américaine décidée par George Bush en mars 2003.
"Je ne pense pas que si j'avais été président à ce moment-là et sur la base des faits connus à l'époque, j'aurais ordonné une guerre contre l'Irak", explique-t-il au journaliste d'investigation Bob Woodward dans un entretien diffusé sur le site Internet du quotidien. "J'aurais usé de tous les efforts par le biais de sanctions, de restrictions ou de quoi que ce soit pour trouver une réponse différente", souligne-il.
Gerald Ford dit également son "profond désaccord" avec les justifications pour la guerre : "Donald Rumsfeld (secrétaire à la défense de l'époque) et le vice-président Dick Cheney ont commis une énorme erreur en mettant l'accent sur des armes de destruction massive".

LE MONDE | 28.12.06

Souricet
Invité


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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:35

Tous ceux qui ont bien connu l'Irak avant l'invasion américiane se souviendront de la quiétude du Bagdad sans la pax americana. [...] Bush a voulu y exporter sa démocratie mercantile au mérpis de toute connaissance des mentalités locales et rélaités politiques. Il a ruiné un pays, permis une totale oppression desminorités et déstablilisé durablement le Moyen-Orient, en étant responsable de la mort de dizaines de milliers de civils. Il ne faut aps oublier aussi les conséquances terribles de dix ans d'embargo sur les plus faibles, avec l'instrumentalisation de l'ONU par les Américains. Les Irakiens ne pardonneront pas aux pays qui se sont servis de l'Irak comme un rempart contre un danger islamique pour l'abandonner quinze an splus tard aux fanatiques chiites. Souvenons-nous aussi comment ceux qui condamnaient ce régime à Washington étaient les premiers à essayer d'y faire des affaires. Au-delà de toute propagande et manipulation, l'histoire jugera le régime de Saddam mais aussi ceux qui l'ont poussé à sa perte.

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:35

Comment gérer le fiasco en Irak

Avec son aventure en Irak, le président américain George W. Bush a placé l’Occident dans une situation de faiblesse inédite.
EN 2006 encore, George W. Bush aura su démontrer à ses concitoyens que les démocrates n’ont pas le monopole du désastre, en matière de politique étrangère. Le président américain, qui avait capitalisé sur le choc du 11 septembre 2001 pour engager l’aventure irakienne, se retrouve maintenant face à un tel fiasco militaro-diplomatique qu’il est obligé d’écouter James Baker, le conseiller diplomatique de son père, qui lui donne des pistes pour sortir du bourbier dans lequel le président a plongé son pays. Pire: jamais un chef de l’exécutif américain n’aura causé autant de tort à la cause de la démocratie dans le monde, en prétendant l’imposer par les armes. 2007 sera donc pour lui l’année du spin control, du contrôle des dégâts.
Les alliés des États-Unis ne peuvent que s’inquiéter de cette spirale vers une insécurité générale, provoquée par l’aventure irakienne. Car la pagaille n’est pas simplement limitée à Washington, où M. Bush se retrouve désormais et pour deux années encore face à un Congrès hostile. Elle ne se borne pas non plus au Proche-Orient, où les Israéliens sont impuissants, en première ligne face aux chiites extrémistes qui tiennent plus solidement que jamais le Liban-Sud.
La pagaille née de l’affaiblissement des États-Unis fait tache en Amérique latine, où un démagogue comme Hugo Chavez, réélu triomphalement en profitant du rejet de l’arrogance du président américain, fait des émules sur tout le continent.
Elle se manifeste également en Asie, où l’impuissance des États-Unis précipite l’avènement d’une «hyperpuissance» chinoise (l’influence de Pékin en Amérique latine et en Afrique se fait pressante), et autorise des tyrans comme le dictateur nord-coréen à bomber le torse et à se doter de la bombe atomique.

Gendarme de la planète

En Afrique, elle nourrit l’arrogance d’États voyous, comme le Soudan, qui massacrent leurs populations au Darfour en estimant avoir le droit, eux aussi, de défier les Nations unies, puisque l’Amérique l’a fait.
Enfin, elle encourage des prises de position extrêmes dans les pays comme l’Iran qui, après avoir été désignés comme cibles potentielles par Bush («l’axe du Mal»), peuvent donner libre cours à leurs vieux démons impérialistes. Ils menacent à leur tour d’exterminer les seuls vrais alliés des Américains dans leur région, les Israéliens.
La situation du monde peut donc être pire, mais pas de beaucoup: les points de conflit se multiplient, sans que le gendarme de la planète n’apparaisse en position de siffler la moindre faute, puisqu’il n’est plus ni craint ni respecté moralement. Avec une Europe où Tony Blair et Jacques Chirac sont sur le départ, où seule la voix de la chancelière allemande Angela Merkel est parfois audible, jamais l’Occident ne s’est retrouvé dans une pareille position de faiblesse, voire d’impuissance diplomatique depuis l’après-guerre.
La seule lueur d’espoir à Washington pour cette année viendra du Congrès, où de nombreux responsables démocrates sont conscients du recul de l’influence américaine dans le monde, de la gravité de la situation, et sont prêts à encourager des politiques mesurées permettant d’éviter le pire. De ce point de vue, le «plan Baker» (du nom de son auteur, James Baker, l’ancien secrétaire d’État de George Bush père, auquel l’Europe doit l’amarrage en douceur de l’Europe centrale à l’Union européenne au moment de l’effondrement de l’URSS, et un plan de paix israélo-palestinien malheureusement annihilé par Bill Clinton), a le mérite de la lucidité sur la guerre en Irak. Et comme personne ne l’ignore, les Américains ont une grandeur: ils savent faire face courageusement aux situations les plus désespérées. Le pire n’est donc pas inévitable, même si le monde sent fort la poudre.

François Hauter, Le Figaro, 02 janvier 2007

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:36

« Dans un Afghanistan sacrifié pour l’Irak, les talibans ont profité du vide. »

Maintenant que les faits concernant l’Irak ont été admis, peut-être est-il temps d’établir, avant que la situation en Afghanistan ne continue de se détériorer, pourquoi celle-ci est si mauvaise. La brutale campagne du printemps et de l’été 2006, menée par les talibans cinq ans après leur défaite, est apparue, aux yeux des observateurs, comme une surprise. Pourtant, il ne fallait pas être grand clerc pour constater combien la situation s’était dégradée au cours des années précédentes.
Au lendemain immédiat de l’effondrement du régime du mollah Omar, fin 2001, le président George W. Bush promettait un plan Marshall pour l’Afghanistan. Après tout, l’épicentre du terrorisme djihadiste se trouvant bien dans ce pays, ainsi qu’au Pakistan, c’était là qu’il fallait porter l’effort... Depuis 1978, l’Afghanistan n’avait connu que la guerre, suivie par un régime particulièrement répressif. Les Etats-Unis allaient donc apporter l’idéal démocratique dont la greffe aurait besoin d’institutions et de croissance économique. Or par rapport à ce projet, les réalités ont été singulièrement décevantes.
Le plan Marshall n’a plus jamais été évoqué par la suite, car, dès 2002, l’Administration Bush ne s’est plus préoccupée que de la préparation du renversement du régime de Saddam Hussein. Dans les faits, l’Afghanistan a été sacrifiée pour l’Irak. La « guerre contre le terrorisme »était dirigée contre un Etat qui n’avait pas de rapport avec al-Qaida, et auquel on ne pouvait reprocher d’être un champion de l’islamisme combattant.
Sur un théâtre désormais considéré comme secondaire, les Etats-Unis se sont contentés de sécuriser Kaboul, dans un pays de plus de 650000 kilomètres carrés. Un peu plus de 5 000 soldats américains ont été dépêchés à la frontière pakistanaise en 2002, pour essayer de localiser Ben Laden’. et le mollah Omar. De leur côté, les Britanniques envoyaient 17 000 hommes. La reconstruction du pays n’a pas été entreprise. La contre-insurrection n’a été envisagée que sous l’angle militaire, son volet social et économique étant absent. Par contre, en terre culturellement étrangère, les troupes américaines s’aliénaient souvent la population par leurs pratiques de fouilles et d’arrestations maladroites et brutales.
En 2003, l’Otan prend le commandement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf). Elle étend ses activités dans le nord du pays à la faveur de l’élection présidentielle d’octobre 2004, qui confirme Hamid Karzai à la tête de l’Etat. Or c’est au sud et à l’est, c’est-à-dire en zone pachtoune, que les incursions se multiplient. En somme, les talibans profitent du vide.
Certes, on peut porter un certain nombre de résultats au crédit du nouveau régime, ainsi qu’à l’aide internationale qui permet son fonctionnement administratif: le retour d’environ 3 millions de réfugiés et la scolarisation d’un pourcentage considérable de jeunes, garçons et filles. L’Alliance du Nord, qui s’était trop imposée dans les postes clés, a été progressivement marginalisée par les Pachtouns (avec des conséquences pas toujours positives pour l’avenir). Les « seigneurs de la guerre » perdaient leurs fiefs tout en conservant du pouvoir. Mais les campagnes ne voient aucun changement : l’Afghanistan reste un pays où un tiers à peine de la population a accès à l’eau potable, la mortalité infantile est considérable et les deux tiers des adultes sont illettrés.
Progressivement, en 2004 et 2005, les talibans accentuaient leur pression. Les petits commandos d’une douzaine d’hommes étaient remplacés par des groupes d’une centaine d’hommes, aux véhicules blindés et moyens de communication techniquement adéquats.
Tandis que tout le monde constate la corruption croissante dans la ville de Kaboul, la campagne s’adonne en grande partie à la culture du pavot, qui profite à la fois aux talibans et au régime. Lorsque, à l’été 2006 l’Otan est accrochée expert en géostratégie, sévèrement, les Occidentaux a écrit de nombreux découvrent un adversaire ouvrages sur les conflits déterminé à les faire souffrir, même irréguliers (guérillas, au prix de pertes relativement Britanniques, Canadiens, surtout, et Néerlandais subissent des pertes. Les Américains, qui souhaitaient se retirer pour laisser l’Otan sous la direction des Britanniques afin qu’ils prennent en charge la situation, sont obligés d’ajouter des soldats et devront probablement en ajouter encore.
Sur les 30 000 à 40000 étrangers qui servent de bouclier au régime, il n’y a que 10000 combattants, la plupart des membres de l’Otan préférant s’en tenir aux tâches de formation. Les 30000 hommes de l’année afghane, mal équipés, ne peuvent se passer de soutien ni prendre en charge la situation. On a donc une présence de l’Otan fonctionnant à plusieurs vitesses, dont une animation rurale (PRT) qui prétend, avec quelque 7000 hommes, contribuer à résoudre les problèmes sociaux et économiques de près de 20 millions de ruraux.
La situation actuelle est la conséquence du peu qui a été entrepris en matière de reconstruction dans les campagnes. La victoire ne peut pas qu’être militaire et, de toute façon, il n’y aura pas de victoire militaire. On se trouve ainsi, par négligence politique, en face d’une situation où les Etats-Unis n’ont pas cru bon de s’inviter, et que l’Otan, en ordre dispersé, n’est pas près de régler: le sanctuaire pakistanais garantit aux Pachtouns qu’ils peuvent miser sur la durée…

PAR GERARD CHALIAND

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Jeu 30 Aoû 2007 - 19:50

Les Américains multiplient les bourdes en Irak. Normal, ils ne prennent même pas la peine de connaître la culture de ce pays. Par exemple, quand un US lève le bras, ça veut dire stop. Pour nous, c'est évident, mais pour un Irakien, ça veut dire "bienvenue". Alors il continue à avancer et se prend une balle. Autre exemple : dans le lexique avec les mots de base traduits de l'Irakien à l'Américain, fourni aux soldats américains, on ne trouve ni "bonjour" ni "merci".


Dernière édition par le Dim 21 Oct 2007 - 12:17, édité 1 fois

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Joss le Dim 21 Oct 2007 - 11:37


16 oct. 2007

IRAK • Le choléra gagne du terrain


"Depuis l'été dernier, le choléra est en train de se propager en Irak. La maladie s'est initialement déclarée dans le Kurdistan, au nord du pays, et atteint actuellement la capitale, Bagdad", rapporte le quotidien panarabe Al-Hayat. Pour le moment, on dénombre 1 500 cas et 10 morts à travers le pays, alors que les hôpitaux ont accueilli près de 30 000 personnes se plaignant de fortes diarrhées, l'un des premiers symptômes de la maladie.

Selon le ministère de la Santé irakien, "le manque de chlore nécessaire à la purification de l'eau est la cause de la propagation de la maladie. Une situation des plus déplorables, d'autant qu'un chargement de chlore a été récemment bloqué à la frontière syro-irakienne pour des vérifications liées à la sécurité." En effet, les autorités craignent que le chlore ne soit utilisé dans des attentats.

Les premières victimes : les enfants

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Ven 26 Oct 2007 - 15:37

Une page à voir...

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Joss le Ven 26 Oct 2007 - 16:17

Souricette a écrit:Une page à voir...

traduction, please ! scratch

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Loup Ecossais le Sam 27 Oct 2007 - 6:45

Souricette a écrit:Les Américains multiplient les bourdes en Irak. Normal, ils ne prennent même pas la peine de connaître la culture de ce pays. Par exemple, quand un US lève le bras, ça veut dire stop. Pour nous, c'est évident, mais pour un Irakien, ça veut dire "bienvenue". Alors il continue à avancer et se prend une balle. Autre exemple : dans le lexique avec les mots de base traduits de l'Irakien à l'Américain, fourni aux soldats américains, on ne trouve ni "bonjour" ni "merci".

Les Américains multiplient les bourdes en Irak.

Salut Krykry,

Les américains multiplient les bourdes, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Pour y entrer, ils n'ont d'ailleurs pas hésité, la CIA en tout cas, à planifier en coulisses, l'attaque de Pearl-Harbor. Depuis l'armistice, qui n'est pas un traité de paix, autrement dit, officiellement, nous sommes toujours en guerre, les américains n'ont cessé de l'être. Ces bâtards, (l'administration), on déclenché des conflits dans tous les Pays. Kennedy a été flingué par la CIA, en voulant mettre fin aux trafics de stupéfiants, d'où la CIA tirait, et tire toujours, ses resources financières. Bref, le général a eu raison de les mettre dehors en 62. Lui, avait compris où, ils voulaient en venir. D'après ce que tu écris, ils souhaitent se retirer d'Irak, l'opinion américaine s'étant fortement mobilisée, contre cette sale guerre (il n'y en a pas de propre, je sais). Or, je suis persuadé que ce n'est que reculer pour mieux sauter.

Je m'explique. Actuellement, ce ne sont plus les américains qui bombardent le sud de l'Irak, mais les turcs. Donc, le scénario est le suivant. L'opinion américaine, dans sa grande majorité, désavoue l'alcoolique de la Maison Blanche. Mais cet abruti, veut à tous prix entrer en guerre contre l'Iran, et l'atomiser. Ils ont donc refilé le bébé aux turcs, qui à leur place, vont commettre la bavure nécessaire, à justifier l'entrée en guerre contre l'Iran. Et le tour est joué. Simple, non? Qu'en penses-tu?


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Re: Défaite en Irak ?

Message par Cécile le Sam 27 Oct 2007 - 14:58


A la frontière turco-irakienne

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Joss le Sam 27 Oct 2007 - 16:01

Loup Ecossais a écrit: Mais cet abruti, veut à tous prix entrer en guerre contre l'Iran, et l'atomiser. Ils ont donc refilé le bébé aux turcs, qui à leur place, vont commettre la bavure nécessaire, à justifier l'entrée en guerre contre l'Iran. Et le tour est joué. Simple, non? Qu'en penses-tu? [/color]

euh.....qu'ils comptent sur une bavure : je ne sais pas ; qu'ils veuillent se débarasser de l'Irak devenu encombrant : certainement.

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Sam 27 Oct 2007 - 23:08

Joss a écrit:
Souricette a écrit:Une page à voir...

traduction, please ! scratch

J'ai fait google traduction, mais même traduit ça reste du charabia ! fourire

C'est exactement ce que la Maison Blanche aurait besoin de bombarder l'Iran -- d'argent pour modifier furtivité bombardiers B - 2 pour transporter une bombe bunker-busting. Enterré dans la Maison Blanche, 196 milliards de dollars de demande de financement d'urgence pour l'Iraq et l'Afghanistan est une ligne qui a certains analystes regarder la perspective d'une grève Iran concernés: 88 millions de dollars US pour modifier les jets afin qu'ils puissent accomplir un nouveau développement 30000 Livres bombe appelée massives munitions pénétrantes. Selon ABC News "Jonathan Karl, d'une ligne explication de la demande, il est dit en réponse à" un urgent besoin opérationnel des commandants de théâtre. " - Raw Story

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Sam 27 Oct 2007 - 23:12

Loup Ecossais a écrit:D'après ce que tu écris, ils souhaitent se retirer d'Irak, l'opinion américaine s'étant fortement mobilisée, contre cette sale guerre (il n'y en a pas de propre, je sais). Or, je suis persuadé que ce n'est que reculer pour mieux sauter.

A mon avis, ils souhaitent les retirer d'Irak pour les placer en Iran, tout simplement...

Je m'explique. Actuellement, ce ne sont plus les américains qui bombardent le sud de l'Irak, mais les turcs. Donc, le scénario est le suivant. L'opinion américaine, dans sa grande majorité, désavoue l'alcoolique de la Maison Blanche. Mais cet abruti, veut à tous prix entrer en guerre contre l'Iran, et l'atomiser. Ils ont donc refilé le bébé aux turcs, qui à leur place, vont commettre la bavure nécessaire, à justifier l'entrée en guerre contre l'Iran. Et le tour est joué. Simple, non? Qu'en penses-tu?

Ah, oui, ce serait bien leur genre, en tout cas.

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Dim 28 Oct 2007 - 0:34

Une question : si les USA sont les gendarmes et les justiciers du monde, pourquoi n'agissent-ils pas au Soudan, pour empêcher les massacre des animistes et des chrétiens (2,5 millions de morts depuis 1983) ?

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Loup Ecossais le Dim 28 Oct 2007 - 16:29

Souricette a écrit:Une question : si les USA sont les gendarmes et les justiciers du monde, pourquoi n'agissent-ils pas au Soudan, pour empêcher les massacre des animistes et des chrétiens (2,5 millions de morts depuis 1983) ?

Parce que la France est présente, au Soudan. La légion Etrangère notamment. Quant à dire qu'ils sont LES gendarmes du monde, c'est absolument faux. Ils y jouent, comme ils ont voulu le faire en France. Mais le général était là, et connaissait leur appétit impérialiste. Il les a donc viré, et il a bien fait. Partout où ils ont déclenché des conflits, ils ont mis un dictateur à la tête du Pays, avec toute l'aide financière dont ce dernier avait besoin. Le jour où ledit dictateur, devient trop gourmand, on l'élimine. Exit Sadam Hussein. Mais au préalable, on orchestre en coulisses, un plan machiavellique, pour justifier l'intervention militaire.

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Dim 28 Oct 2007 - 19:16

C'était pour dire qu'ils ne se foont passer pour les gendarmes du monde que dans les pays où ils ont quelque chose à gagner (pétrole par exemple).

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Loup Ecossais le Dim 28 Oct 2007 - 21:31

Souricette a écrit:C'était pour dire qu'ils ne se foont passer pour les gendarmes du monde que dans les pays où ils ont quelque chose à gagner (pétrole par exemple).

J'avais compris, Krykry.

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Cécile le Ven 2 Nov 2007 - 19:47

Bush a été berné... En fait il est innocent comme l'agneau qui vient de naître...!

Irak: CBS identifie l'indic qui avait justifié la guerre


LEXPRESS.fr
Cet homme avait assuré à la CIA que Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive. Mais il n'était qu'un médiocre étudiant en chimie, accusé de vol et qui tentait de crédibiliser son dossier de demande d'asile, selon l'émission américaine 60 minutes. L'accusation avait servi à George W. Bush de justification à l'invasion de l'Irak en 2003.




  • Dossier L'intervention américaine en Irak

    n transfuge irakien a inventé l'idée selon laquelle Saddam Hussein disposait d'armes biologiques, l'une des menaces invoquées par l'administration Bush pour envahir l'Irak en 2003, a révélé jeudi la célèbre émission d'investigations américaine "60 Minutes".

    Rafid Ahmed Alouane s'est fait passer pour un ingénieur en chimie mais c'était en fait un étudiant médiocre accusé de vol, selon l'émission. Il était arrivé en 1999 dans un centre d'accueil des réfugiés en Allemagne.

    "Pour renforcer son dossier de demande d'asile et se donner de l'importance, il a dit à des responsables qu'il était un ingénieur vedette spécialiste de la chimie et qu'il avait dirigé un site, à Djerf al Nadaf, qui fabriquait des armes biologiques mobiles", affirme "60 Minutes" dans un communiqué.

    Le président George Bush et de hauts responsables américains ont accusé Saddam Hussein de posséder des armes de destruction massive menaçant la sécurité des Etats-Unis.

    Mais aucune arme de ce type n'y a été retrouvée et l'opération militaire américaine en Irak, qui devait au départ être de courte durée, est entrée dans sa cinquième année, a coûté la vie à plus de 3.800 soldats américains et à des dizaines de milliers d'Irakiens.

    UNE MISE EN GARDE ALLEMANDE IGNORÉE

    "60 Minutes" a dit avoir retrouvé un mandat d'arrêt visant Alouane en relation avec un vol commis dans les locaux de l'entreprise de production TV Babel, à Bagdad, où il a travaillé. L'émission dit qu'il a étudié l'ingénierie chimique à l'université, mais qu'il a eu de mauvaises notes.

    L'émission, aboutissement de deux ans d'enquête par le journaliste Bob Simon, doit être diffusée dimanche sur CBS.

    "Le directeur de la CIA (de l'époque) George Tenet a donné l'information d'Alouane au secrétaire d'Etat Colin Powell afin qu'il l'utilise dans le discours à l'Onu justifiant une action militaire contre l'Irak", affirme "60 Minutes".

    Ce fut le cas, dit l'émission, malgré une lettre émanant de responsables des services de renseignement allemands affirmant qui si Alouane paraissait effectivement crédible, aucune preuve ne permettait d'étayer ses propos.

    "Par le truchement d'un porte-parole, Tenet a nié avoir jamais vu cette lettre", précise "60 Minutes".

    "Alouane a été percé à jour quand des interrogateurs de la CIA ont enfin été autorisés à le questionner et lui ont opposé des preuves montrant que les faits ne pouvaient pas être tels qu'il les décrivait", ajoute l'émission.

    "Des inspecteurs avaient examiné l'usine de Djerf al Nadaf avant la chute de Bagdad et n'avaient trouvé aucune preuve de la présence d'agents biologiques."

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Souricet le Sam 3 Nov 2007 - 14:06

Cécile a écrit:Bush a été berné... En fait il est innocent comme l'agneau qui vient de naître...!

Suspect Heu... Qu'il soit bête comme ses pieds et naïf, on est d'accord, mais innocent... c'est un attribut qui lui va mal...

De toute façon, Saint Thomas te dira que l'ignorance est un péché.

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Joss le Sam 3 Nov 2007 - 15:48

Souricette a écrit:
De toute façon, Saint Thomas te dira que l'ignorance est un péché.

C'est marrant, c'est presque ce que disent "Les Impots"....."Nul n'est sensé ignorer la loi" !!!??? Rolling Eyes

L'aministration fiscale serait-elle thomiste ?? Suspect

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Re: Défaite en Irak ?

Message par Cécile le Sam 3 Nov 2007 - 16:05

De toute façon, Saint Thomas te dira que l'ignorance est un péché.
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Dans ce cas, je pense qu'il a lui-même certainement péché...:gnark:


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