MARTHE ET MARIE

SAINTE BERTHE

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SAINTE BERTHE

Message par Souricet le Lun 27 Aoû 2007 - 13:35



Clovis étant roi des Francs, un valeureux seigneur du nom de Rigobert épousa une jeune fille noble, Ursanne. Un petit enfant vint bientôt réjouir leur foyer: ils l'appelèrent Berthe, c'est-à-dire Brillante, Lumineuse.

Pieuse et bonne, intelligente et belle, Berthe grandit et devint une adolescente accomplie. Touché par tant de grâce et de vertu, Sigefroy, noble chevalier de descendance royale, la demanda en mariage. Berthe et son époux prirent possession du château de Blangy, en Artois, et, pendant vingt ans, ils vécurent heureux avec leurs cinq filles : Gertrude, Déotile, Emma, Gise et Geste.

Hélas ! Gise et Geste moururent jeunes encore ; leur père les suivit de très près. C'est alors que Berthe résolut de se consacrer entièrement à Dieu dans la vie religieuse et fit édifier un monastère, qui s'écroula à peine achevé.

— Ma chère Sœur, observa Ricturde, parente très attachée à Berthe, Dieu veut vous faire connaître par là que ce n'est pas en ce lieu que vous devez bâtir.

Les deux femmes se mirent en prières, jeûnèrent pendant trois jours. Dans la nuit dit troisième jour, un ange montra à Berthe, au milieu d'une verte prairie arrosée par la rivière Ternoise, l'endroit du futur monastère.

Gertrude, Déotile et leur mère prirent le saint habit le même jour. Elles jouissaient en paix d'une bonne vie lorsque Ruodgaire, un jeune noble connu pour son audace, entrevit Gertrude, la trouva charmante et décida de l'épouser. Berthe, bouleversée, répondit au guerrier que son projet n'était que folie et refusa la main de sa fille. Peu après, Ruodgaire, escorté de ses farouches soldats, entrait dans la chapelle où les religieuses s'étaient réfugiées et allait ravir sa proie, lorsqu'une force extraordinaire le retint et l'obligea à se retirer.

Emma, la troisième fille de Berthe, s'était mariée en Angleterre. Son union fut des plus malheureuses, et c'est sa dépouille mortelle que reçut, un jour, la pauvre mère.

Ces épreuves n'entamèrent ni ta foi profonde ni la résignation admirable de la Sainte qui, le 4 juillet 723, rendit à Dieu son âme.
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