MARTHE ET MARIE

SAINT DOMINIQUE

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SAINT DOMINIQUE

Message par Souricet le Lun 27 Aoû 2007 - 11:54



Le grand Saint naquit en Espagne, de parents aussi recommandables par leur piété que par leur noblesse.

Dominique, dès ses premières années, se distingua par son intelligence et sa piété. « C'est un ange sur la terre », disait son entourage, touché par la pureté de ses mœurs.

A 20 ans, il perdit sa mère. Ce deuil lui fut cruel et acheva de le détacher du monde.

Au cours d'une famine, il se défit de tous ses biens, de ses livres, pour secourir les malheureux.

Lorsque ses études furent terminées, il prit l'habit et suivit la règle des Chanoines de Saint-Augustin. On le chargea d'expliquer l'Écriture Sainte. Il prêcha avec un tel succès qu'on accourait de loin pour l'entendre.

En 1204, nommé membre du clergé de la cathédrale d'Osma, en Espagne, il eut l'occasion d'accompagner son évêque dans le midi de la France, et fut témoin des maux sans nombre produits par l'hérésie des Albigeois. Autorisé par le Pape Innocent III à travailler à la conversion du Languedoc, Dominique s'y employa par la persuasion, la patience et la charité. Ce fut pendant son séjour parmi les Albigeois que saint Dominique institua la célèbre dévotion au Rosaire.

Cependant, le grand prédicateur songeait à la création, parmi le clergé, d'un Ordre religieux tout adonné à la piété, à l'étude, et surtout à la conversion des peuples par la parole. Il jeta les premiers fondements de cet Ordre à Toulouse, reçut en 1216 l'approbation d'Honorius III et, grâce à son activité, à ses admirables vertus, à la renommée que lui valurent de nombreux miracles, vit bientôt se grouper autour de lui de nombreux disciples. En Espagne, en Italie, en France, en Pologne même, il eut la joie de fonder des maisons nouvelles.

Général de l'Ordre, il ne se distinguait de ses religieux que par une humilité plus grande et par un surcroît de mortifications.

Par amour de la pauvreté, il -prit de sages précautions pour exclure les riches de son Institut. Sa maxime était que celui-là est maître du monde qui sait vaincre les désirs immodérés de la nature.

On lui demandait un jour dans quel livre il puisait ses sermons : « Dans le livre de la charité », répondit-il.

Après avoir tenu à Bologne, en Italie, le second chapitre général de son Ordre, saint Dominique s'éteignit sans souffrance, le 6 août 1221, âgé de 51 ans.

Grégoire IX, qui avait été son ami, le canonisa en 1234.

L'Ordre des Frères Prêcheurs ou Dominicains (appelés autrefois en France Jacobins, d'après le monastère que le Saint avait fondé à Paris, rue Saint-Jacques) a rendu les plus grands services à l'Eglise. Il compte une longue série d'hommes illustres, depuis Albert le Grand et saint Thomas d'Aquin jusqu'au P. Lacordaire.

Les religieuses Dominicaines sont également très répandues.
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La mort de st Dominique

Message par Fée Violine le Dim 16 Mar 2008 - 14:23

" Autour du moribond qui achève de se vider de son sang mystique, de toute sa divine charité, dans une effusion de larmes austères, l'ordre bourdonne comme une ruche avec ses centaines de moines qui seront demain des milliers, ses cinq provinces de France, d'Espagne, de Lombardie, de Rome, de Provence, et ses cinquante monastères. La chrétienté occidentale est sauvée, non seulement des fanatiques obscurs dont le zèle barbare condamnait avec le mariage la vie même, mais de l'Islam, du schisme grec et des fureurs de Fréderic II. Oui, tel quel, cet homme couché est un des plus grands de l'histoire, et il entre néanmoins dans la mort, ainsi qu'il a surmonté la vie, du même élan sans retour, avec le regard de l'enfance. A larges pas réguliers, sa pauvre besace sur le dos, les poches vides, il a parcouru plusieurs royaumes, et à présent qu'il est couché, il a laissé sa besace, mais il a gardé ses gros souliers. Il est prêt, si Dieu le suscite de nouveau. Il ne laisse rien derrière. Ses fils brûleront ou disperseront ses lettre, les livres annotés de sa main, son bâton de voyage, ses habits, la chaîne de fer dont il se flagellait chaque nuit avec ce puissant râle dont l'écho se répercutait jusqu'à la dernière cellule des frères qui l'écoutaient, terrifiés. Alors il s'enveloppait, tout sanglant, dans sa chape, et s'étendait sur un banc ou sur une table.

Cette fois il est étendu pour toujours. Ni le souvenir des immenses travaux, ou des mortifications très dures, des prédications ni des miracles, ne détourne un instant son cœur. Il redoute seulement que ses fils ne se laissent, après sa mort, entraîner à une vie trop confortable, et lorsqu'il apprend que les moines agrandissent le monastère et exhaussent les cellules, on le voit fondre en larmes, puis éclater en imprécations terribles, jurant la malédiction de Dieu à quiconque introduirait l'usage des possessions temporelles dans son ordre.

Ils l'ont transporté sur une colline où l'air est pur (…) Ils l'étendent par terre tout en sueur. Etienne d'Espagne les suit avec un haillon de toile. Ventura de Crémone entend sa confession générale. Ce petit souffle que le frère sent passer sur sa face, c'est désormais toute la grande voix qui soulevait Rome, et c'est la même voix aussi qui, dans le retrait de la nuit, appela Dieu tant de fois d'un cri déchirant, rugissant pour les infidèles, les hérétiques, les juifs, et dans l'admirable délire d'une charité universelle allant jusqu'à prétendre forcer la Justice du Père, en priant pour les damnés – « ad in infernos damnatos extendebat caritam suam ».

Les frères sont assemblés pour recueillir, s'il est possible, quelque chose de la parole qui va s'affaiblissant. Dominique fait un signe de la main, ils s'approchent. A l'humble geste du saint, ils reconnaissent qu'il a quelque aveu public à faire, et qui pèse lourd sur son cœur. Celui qui a paru au pape innocent III dans un songe, portant l'église de Latran sur ses épaules, conseiller des pontifes, conseiller des princes, arbitre de tant de destinées, maître et législateur de tant de consciences, découvre-t-il en cet instant solennel, avec effroi, le caractère abstrait, presque terrible, de sa vocation doctrinale ? Quel scrupule le tourmente ?
Il lève sur les frères ses yeux bleus, son regard intact. « Je m'accuse, dit le Maître des Prêcheurs, d'avoir toujours préféré, à celle des vieilles personnes, la conversation des jeunes femmes. »

« La religion de mon fils Dominique est un délicieux jardin, immense, joyeux et parfumé », dit un jour Notre Seigneur à saint Catherine, qui le rapporte.

Georges Bernanos, Saint Dominique, in Les Prédestinés, Points Sagesses,p.75-77
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Dim 16 Mar 2008 - 17:22

je dois bien dire que je n'adhère absolument pas...

Non pas au saint lui-même, mais à une spiritualité de la mortification...
comment peut-on être "doux et humble de coeur" comme le Seigneur en étant si dur envers soi-même ?


Sans doute l'époque qui veut ça....
mais cela m'effraie bien plus que cela ne m'édifie...

Et pourtant, il a fait de belles choses...

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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Fée Violine le Dim 16 Mar 2008 - 22:23

c'est peut-être surtout la vision de Bernanos.
St Dominique, lui, était toujours de bonne humeur, aimable, charitable, attentif aux autres, pas du tout quelqu'un de sinistre.
Il passait ses journées à s'occuper des autres, et ses nuits à prier, c'est pourquoi il est mort assez jeune...
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Lun 17 Mar 2008 - 6:24

Alors c'est Bernanos qui ne me dit absolument rien...

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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Cécile le Lun 17 Mar 2008 - 18:57

Les religieuses Dominicaines sont également très répandues.

Elles sont beaucoup plus nombreuses que leurs Frères...!
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Fée Violine le Lun 17 Mar 2008 - 20:10

je suppose que le texte cité par Souricette a été écrit par un homme, qui considère les femmes comme un petit détail... :gnark:
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Fée Violine le Lun 10 Nov 2008 - 18:06

portrait de st Dominique qui se trouve au couvent des dominicains de Montpellier :
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par doris le Mer 12 Nov 2008 - 15:34

Bonjour !

Je sens que je vais encore me faire bien voir, mais allons-y !



Les mortifications devraient revenir à la mode....
Et il ne s'agit pas de se faire du mal à soi...
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Cécile le Mer 12 Nov 2008 - 15:58

"Les mortifications devraient revenir à la mode...."

Les mortifications, ce n'est pas seulement l'autoflagellation !

Il ne manque pas de moyens de se mortifier autrement que physiquement... et ça ne se voit pas!
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par doris le Mer 12 Nov 2008 - 16:04

Cécile a écrit:"Les mortifications devraient revenir à la mode...."

Les mortifications, ce n'est pas seulement l'autoflagellation !

Il ne manque pas de moyens de se mortifier autrement que physiquement... et ça ne se voit pas!


Bonjour Cécile,

C'est vrai !

Mais ces autoflagellations sont offertes à Dieu !

Un peu comme quand on prie pour ceux qui ne prient pas !
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Mer 12 Nov 2008 - 17:40

personnellement, je trouve qu'il y a bien assez de souffrances sans en rechercher.

quant à un Père à qui on offre des souffrances que l'on se donne... quel père est-ce si cela le réjouit ? quel Père se réjouirait de voir son enfant souffrir sans autre but que lui faire plaisir ?

Que je sache, notre Seigneur ne s'est pas flagellé... il a accepté la souffrance par amour, mais n'a pas cherché volontairement à souffrir.


c'est vraiment quelque chose qui ne me parle pas, qui est même totalement ocntraire à la relation que j'ai à Dieu.


je ne parle pas ici du jeûne ou de la veille pour prier.

je parle spécifiquement de la flagellation et autres haires....

affraid affraid affraid affraid


Dernière édition par lucie le Mer 12 Nov 2008 - 18:49, édité 1 fois

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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Mer 12 Nov 2008 - 17:42

Un peu comme quand on prie pour ceux qui ne prient pas !


que veux-tu dire par là ?
prier pour eux au sens de à leur place ?
prier pour eux au sens de intercéder ?

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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par doris le Mer 12 Nov 2008 - 21:11

lucie a écrit:personnellement, je trouve qu'il y a bien assez de souffrances sans en rechercher.

quant à un Père à qui on offre des souffrances que l'on se donne... quel père est-ce si cela le réjouit ? quel Père se réjouirait de voir son enfant souffrir sans autre but que lui faire plaisir ?


je parle spécifiquement de la flagellation et autres haires....

affraid affraid affraid affraid

je savais que j'allais me faire bien voir.....

Il ne s'agit pas de faire plaisir à Dieu. Car faire plaisir à Dieu, c'est aussi se faire plaisir. Il ne s'agit pas de rechercher la souffrance physique, pour réjouir Dieu. Car l'on se réjouirait aussi des flagellations, et l'on en chercherait davantage pour réjouir Dieu davantage !

Il s'agit d'un sacrifice d'action de grâce !

Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Sur quoi je me base ? Qu'est-ce que je sacrifie ? Je sacrifie l'absence momentanée de souffrance de mon corps, par une souffrance qui me donnera l'humilité !

De même que la prière est un sacrifice d'action de grâce qui arrête le temporel : qui arrête les affaires du monde ! Alors que je prie pour moi, pour ceux qui prient pour moi, pour ceux qui ne prient pas, tout cela entre dans ce sacrifice du temps !
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Mer 12 Nov 2008 - 21:36

M'vouai...

la question n'est surement aps de te faire mal voir...

c'est une incompréhension totale et absolue.


à tous points de vue, mais d'abord et avant tout spirituel. si ta relation à Dieu se situe ainsi, je ne comprends pas... pas du tout.
Je te crois, mais cela ne peut guère aller plus loin.

Pour ma part, la souffrance ne me donne pas l'humilité, mais soit de la révolte, soit de l'incompréhension, soit de l'orgueil, celle de la supporter. Je suppose qu'une souffrance volontaire renforcerait l'orgueil de la supporter...
ce qui me donne de l'humilité, c'est le rapport à l'autre, pas le rapport à moi. et l'autoflagellation, je ne peux le voir que comme un rapport à moi.

je veux bien admettre que ce soit la spiritualité de certains... pas la mienne.

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Message par doris le Mer 12 Nov 2008 - 21:58

lucie a écrit:M'vouai...

Pour ma part, la souffrance ne me donne pas l'humilité, mais soit de la révolte, soit de l'incompréhension, soit de l'orgueil, celle de la supporter. Je suppose qu'une souffrance volontaire renforcerait l'orgueil de la supporter...
ce qui me donne de l'humilité, c'est le rapport à l'autre, pas le rapport à moi. et l'autoflagellation, je ne peux le voir que comme un rapport à moi.

je veux bien admettre que ce soit la spiritualité de certains... pas la mienne.

Oui, la souffrance est une révolte, directement dirigée vers Dieu !
(Je parle de la souffrance 'naturelle', celle de la maladie et de son achèvement par la mort). Une souffrance qui n'est point du fait de l'autre, ni de moi-même, une souffrance dans l'ordre de la création. Et il y a la souffrance en tant que conséquence du péché, conduisant à une mort qui n'est pas naturelle ; meurtre, viol, escroquerie, etc. etc. !

La flagellation en tant que sacrifice d'action de grâce, n'est pas une volonté de souffrir, n'est pas à classer dans le domaine de l'orgueil !
Et comme il y a l'humilité, disons spirituelle, effectivement, dirigée vers l'autre, l'action de grâce de la flagellation est l'apprentissage de l'humilité de la chair !

Alors, certes, les mortifications sont dépassées, l'on ne se flagelle plus, et ce n'est plus de la spiritualité !

Et pourtant cette mortification, cette flagellation, existent justement, par les souffrances naturelles de la chair, lors de la maladie : qu'elle soit curable ou incurable !
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Message par Cécile le Jeu 13 Nov 2008 - 5:03

"Je suppose qu'une souffrance volontaire renforcerait l'orgueil de la supporter..."

C'est effectivement le 1er risque, mais cela peut être dépassé.
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Jeu 13 Nov 2008 - 6:22

Et pourtant cette mortification, cette flagellation, existent justement, par les souffrances naturelles de la chair, lors de la maladie : qu'elle soit curable ou incurable !

il n'y a aucun rapport : la tradition de l'église parle bien de mortification comme quelque chose de volontaire.
la maladie est quelque chose que l'on subit.


Et comme il y a l'humilité, disons spirituelle, effectivement, dirigée vers l'autre, l'action de grâce de la flagellation est l'apprentissage de l'humilité de la chair !
réellement, je ne comprends pas...

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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par doris le Jeu 13 Nov 2008 - 12:48

lucie a écrit:
Et pourtant cette mortification, cette flagellation, existent justement, par les souffrances naturelles de la chair, lors de la maladie : qu'elle soit curable ou incurable !

il n'y a aucun rapport : la tradition de l'église parle bien de mortification comme quelque chose de volontaire.
la maladie est quelque chose que l'on subit.


Et comme il y a l'humilité, disons spirituelle, effectivement, dirigée vers l'autre, l'action de grâce de la flagellation est l'apprentissage de l'humilité de la chair !


réellement, je ne comprends pas...

Ben, moi, aussi, je commence à ne plus comprendre ce que je veux dire, ni ce que j'ai dit !!!!

'L'esprit est ardent, la chair est faible' !

La chair est forte tant qu'elle est en bonne santé, et ne commet que des péchés de chair (je ne parle pas bien sûr des relations intimes).

L'orgueil, l'avarice, enfin les péchés dits 'capitaux', sont les péchés de chair gouvernés par les instincts ! Et de fait, à partir de là , il y a renversement : d'ardent, l'esprit devient faible et se met au service de la chair, des instincts !

Alors pour que l'esprit, à nouveau gouverne les instincts, donc la chair, la mortification, la flagellation de celle-ci, lui donne de ne s'exprimer que par le seul langage qu'elle connaît : la souffrance !
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Fée Violine le Jeu 13 Nov 2008 - 16:10

je suis comme Lucie : je ne comprends pas scratch
Il me semble beaucoup plus difficile et beaucoup plus intéressant de maîtriser mes instincts, non en me faisant mal exprès, mais en vivant dans la sobriété, en ne reprenant pas une tartine quand je n'ai plus faim, en posant mon livre pour aller me coucher à des heures raisonnables, bref ces tentations auxquelles je suis confrontée tous les jours, toute la journée. Ça c'est de l'ascèse ! Et je dois dire que je ne suis pas très forte pour résister...
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Cécile le Jeu 13 Nov 2008 - 17:30

Fée Violine a écrit:je suis comme Lucie : je ne comprends pas scratch
Il me semble beaucoup plus difficile et beaucoup plus intéressant de maîtriser mes instincts, non en me faisant mal exprès, mais en vivant dans la sobriété, en ne reprenant pas une tartine quand je n'ai plus faim, en posant mon livre pour aller me coucher à des heures raisonnables, bref ces tentations auxquelles je suis confrontée tous les jours, toute la journée. Ça c'est de l'ascèse ! Et je dois dire que je ne suis pas très forte pour résister...

J'appellerais plutôt ça de l'hygiène de vie !
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par doris le Jeu 13 Nov 2008 - 17:41

Fée Violine a écrit:je suis comme Lucie : je ne comprends pas scratch
Il me semble beaucoup plus difficile et beaucoup plus intéressant de maîtriser mes instincts, non en me faisant mal exprès, mais en vivant dans la sobriété, en ne reprenant pas une tartine quand je n'ai plus faim, en posant mon livre pour aller me coucher à des heures raisonnables, bref ces tentations auxquelles je suis confrontée tous les jours, toute la journée. Ça c'est de l'ascèse ! Et je dois dire que je ne suis pas très forte pour résister...


Bon ! Je vais le prendre autrement, alors !

Il y a dix ans, j'ai subi dans la même année deux grosses interventions chirurgicales : une en février, une en juillet !

C'est uniquement la chair qui s'exprimait par ces souffrances ! Et j'étais à deux doigts de lâcher ma foi ! Et en conclusion à cette chair malade, je me suis dit que c'était une belle épreuve qui vérifiait ma foi ! Naturellement j'ai dit cela, une fois que ma chair était guérie !

C'est en cela aussi une mortification, où je me suis rendue compte que ce n'est pas la chair souffrante qui se rebiffait contre Dieu, mais l'esprit qui, lui, ignore la souffrance de la chair !
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par Cécile le Jeu 13 Nov 2008 - 18:05

Tu parles comme si tu étais morcelée !

Les souffrances physiques retentissent sur l'esprit, et réciproquement. Même la vie spirituelle, très souvent, est "victime" de ces souffrances. Il est bien plus difficile de prier quand on a une rage de dents !!! Et se révolter contre Dieu quand on souffre trop, ce n'est pas exceptionnel... et même quand ces souffrances sont psychiques.:drowning:
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par doris le Jeu 13 Nov 2008 - 18:33

Cécile a écrit:Tu parles comme si tu étais morcelée !

Les souffrances physiques retentissent sur l'esprit, et réciproquement. Même la vie spirituelle, très souvent, est "victime" de ces souffrances. Il est bien plus difficile de prier quand on a une rage de dents !!! Et se révolter contre Dieu quand on souffre trop, ce n'est pas exceptionnel... et même quand ces souffrances sont psychiques.:drowning:

Disons que l'esprit a la faculté de s'inventer des souffrances,
et que la chair n'a pas cette faculté : quand elle souffre, elle est dans la vérité de la souffrance ! Quand l'esprit est dans une souffrance imaginée, l'esprit est dans le mensonge !
Donc, il y a une opposition entre esprit et chair ! Et la rage de dent, est un rappel à l'ordre ! L'ordre de l'esprit qui peut mentir, l'ordre de la chair qui ne ment pas !
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Re: SAINT DOMINIQUE

Message par lucie le Jeu 13 Nov 2008 - 18:39

bien sur que si le corps peut "s'inventer" des souffrances...

ou plus exactement, l'individu peut faire naitre en lui (involontairement) des souffrances réelles qui n'ont pas de cause phyisque, mais exclusivement psychiques. on appelle ça somatiser.

et les souffrances sont physiques et réelles.


mais je ne vois aucun rapport entre ce dont tu parles, les souffrances dues à la maladie, et la manière dont on les vit, et la mortification qui est la recherche volontaire de souffrance...

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