MARTHE ET MARIE

Depotisme, monarchie, république

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Depotisme, monarchie, république

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 8:19

La monarchie est-elle forcément un despotisme, la République est-elle automatiquement source de liberté et de démocratie ?

Je propose de partir des définitions de Montesquieu :

Despotisme : "Un seul, sans loi et sans règles, entraîne tout par sa volonté et par ses caprices.(L'Esprit des lois)

République : "Le gouvernement républicain est celui où le peuple ou seulement une partie du peuple a la souveraine puissance."

Monarchie : le gouvernement monarchique est celui où un seul gouverne, par des lois fixes et établies.

Enfin, que pensez-vous de la séparation des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) ?
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Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 8:19

Les trois pouvoirs en France :

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Re: Depotisme, monarchie, république

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 8:20

D'après L'Esprit des lois, voici donc la pensée de Montesquieu. Je trouve ça très éclairant.

Selon lui, il existe trois types de gouvernement :

1) Le despotisme qui corresponde au pouvoir d'un seul homme, sans règle ;

2) La monarchie : le prince y exerce le pouvoir en se référant à des lois (à la différence du despotisme) ;

3) La république


Lorque, dans la République, le peuple en corps a la souveraine puissance, c'est une démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d'une partie du peuple, cela s'appelle une aristocratie.

La vertu politique est une disposition à se diriger vers le bien général. C'est une vertu non pas individuelle, mais collective. Elle repose sur le respect des lois et le dévouement à la cause publique. La vertu est nécessaire à une république. Et l'âme d'un gouvernement républicain est la modération.

Dans une monarchie, c'est l'honneur qui est nécessaire, au sens de "demander des préférences et des disticntions."

Et enfin, le principe du despotisme, lui, est la crainte.


Des gens capables de s'estimer beaucoup eux-mêmes seraient en état d'y faire des révolutions. Il faut donc que la crainte y abatte tous les courages, et y éteigne jusqu'au moindre seniment d'ambition.
[...]
Dans ces états, la religion a plsu d'influence que dans aucun autre ; elle est une crainte ajoutée à la crainte. Dans les empires mahométans, c'est de al religion que les peuples tirent, en partie, le respect étonnant qu'ils ont pour leur prince.

Voilà, je termine mon petit exposé...

Montesquieu distingue deux libertés :

- La liberté philosophique : l'exercice par l'individu de sa volonté ;

- La liberté politique : jouir de ses droits civiques dans une cité.


Dans un Etat, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.
[...]
La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.

Je veux bien, mais alors ça pose la question de la légitimité de certaines lois.

Il ajoute que la liberté "n'est que lorsqu'on n'abuse pas du pouvoir : mais c'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites." Il faut donc, selon lui, que le pouvoir arrête le pouvoir : la Constitution.

Enfin, Montesquieu distingue quatre sortes de crimes :
- le crime contre la religion,
- le crime contre les moeurs,
- le crime contre la tranquillité et la sûreté des citoyens,
- le crime contre l'Etat.
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