MARTHE ET MARIE

LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

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Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

Message par Fée Violine le Ven 19 Juin 2009 - 22:15

Fausses accusations contre Pie XII

Selon Paolo Mieli et Giorgio Israel



ROME, Lundi 15 juin 20 09 (ZENIT.org) - Paolo Mieli et Giorgio Israel font état de « fausses accusations contre Pie XII », indique le site Internet de l'Union des communautés juives italiennes.

« La ‘réhabilitation' de la figure du pape Pacelli apparaît toujours plus concrète et acceptée aussi par des experts d'origine juive mais pas seulement » indique le portail du judaïsme italien.

Et d'ajouter : « C'est ce qui ressort d'une rencontre, à l'Institut Luigi Sturzo de Rome, à l'occasion de la présentation du livre ‘En défense de Pie XII - Les raisons de l'histoire', sous la direction de Giovanni Maria Vian, directeur de L'Osservatore Romano ».

Une rencontre à laqu elle participait le cardinal-secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, (nous reviendrons demain sur son intervention), mais aussi le journaliste Paolo Mieli et les historiens Giorgio Israel et Roberto Pertici.

La même source indique que Paolo Mieli, qui s'est défini comme « laïc de sang juif et parent de disparus dans la spirale de la Shoah », a affirmé qu'il trouve « absurdes » les accusations contre Pie XII, et il a dénoncé une « manipulation historique » qui doit encore être « décrite et racontée ».

Il voit la source de cette manipulation dans un courant « progressiste » qui a voulu décharger sur l'Eglise catholique « les fautes du siècle » dernier.

De son côté, toujours selon la même source, Giorgio I srael, historien et journaliste juif, a dénoncé un « torrent en crue » de critiques qui ne sont « pas encore calmées », et qui trouvent même « dans certaines attitudes hostiles à Benoît XVI leur interprétation en clef moderne ».

Pour Giorgio Israël, il s'agit d'un malentendu « politiquement correct » qui conduit à « diaboliser qui ne suit pas certains clichés même lorsque cela est en vue d'un bien comme c'est le cas avec Pie XII dont les efforts pour sauver le plus grand nombre de juifs possibles ont été immédiatement reconnus par ceux qui en ont été les bénéficiaires directs et les témoins ».

Roberto Pertici a souligné, continue le site, que ces mérites ont été « méconnus dan s le monde anglo-saxon », et cachés dans le « monde soviétique, irrité par l'anti-totalitarisme de Pie XII et de l'Eglise en général ».

Une Eglise qui a, au contraire, et à différentes occasions, selon Paolo Mieli, démontré sa « proximité » avec les persécutés et qui, avec le récent voyage de Benoît XVI en Terre Sainte, a manifesté sa « bonne volonté » de dialoguer avec le judaïsme.
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Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

Message par Fée Violine le Mar 23 Juin 2009 - 16:47

Les études sur Pie XII doivent se poursuivre, estime Benoît XVI

Déclaration du père Lombardi



ROME, Lundi 22 juin 2009 (ZENIT.org) - Les études sur Pie XII doivent se poursuivre, estime Benoît XVI.

A la suite de différentes dépêches d'agences, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi a publié une déclaration, le 19 juin, rappelant qu'une béatification dépend uniquement de la volonté su souverain pontife.

« Si le pape pense que l'étude et la réflexion sur la cause de Pie XII doivent être encore prolongés, cette position doit être respectée sans interférences par des interventions injustifiées et inopportunes », déclare le P. Lombardi.

Le porte-parole du Saint-Siège souligne la liberté du pape en la matière : « A propos d'affirmations rapportées par des agences de presse sur la cause de béatification de Pie XII, le directeur de la salle de presse rappelle que la signature des décrets qui concernent les causes de béatification est de la compétence exclusive du pape qui doit être totalement libre dans son évaluation et ses décisions ».

Actuellement, différents courants d'historiens se démarquent à propos de l'image de Pie XII rapportée à la fin du siècle dernier, se rapprochant des positions des communautés juives au moment de la mort de Pie XII.

Récemment, le cardinal-secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, a fait état de changements dans l'historiographie de ce pontificat tourmenté et a appelé, pour compléter la documentation disponible aux chercheurs, à l'ouverture des archives contemporaines autres que celle du Vatican, qui sont en cours de préparation (cf. ZENIT du 16 juin 2009).

Le cardinal Bertone invite tous ceux qui possèdent des archives concernant la seconde guerre mondiale (1939-1945) à mettre leurs documents à la disposition des historiens.

L'action de Pie XII pendant la seconde guerre mondiale a été présentée au cours du siècle dernier de façon « partiale », a fait observer le cardinal-secrétaire d'Etat lors de la présentation à Rome du livre publié sous la direction du directeur de L'Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian, intitulé : « In difesa di Pio XII. Le ragioni della storia » (Ed. Marsilio, 2009, 167 pp., 13 euros, « En défense de Pie XII. Les raisons de l'histoire »).

god M. Vian a recueilli différentes contributions de chercheurs et de théologiens sur la figure du pape Pacelli. Le livre a été présenté le 10 juin avec la participation du journaliste Paolo Mieli et les historiens Giorgio Israël et Roberto Pertici (cf. ZENIT du 15 juin 2009).

A cette occasion, le site Internet de l'Union des communautés juives italiennes a indiqué que « la ‘réhabilitation' de la figure du pape Pacelli apparaît toujours plus concrète et acceptée aussi par des experts d'origine juive mais pas seulement ».

Le portail du judaïsme italien a indiqué que Paolo Mieli, qui s'est défini comme « laïc de sang juif et parent de disparus dans la spirale de la Shoah », a affirmé qu'il trouve « absurdes » les accusations contre Pie XII, et il a dénoncé une « manipulation historique » qui doit encore être « décrite et racontée ».

Il voit la s ource de cette manipulation dans un courant « progressiste » qui a voulu décharger sur l'Eglise catholique « les fautes du siècle » dernier.

De son côté, toujours selon la même source, Giorgio Israël, historien et journaliste juif, a dénoncé un « torrent en crue » de critiques qui ne sont « pas encore calmées », et qui trouvent même « dans certaines attitudes hostiles à Benoît XVI leur interprétation en clef moderne ».

Pour Giorgio Israël, il s'agit d'un malentendu « politiquement correct » qui conduit à « diaboliser qui ne suit pas certains clichés même lorsque cela est en vue d'un bien comme c'est le cas avec Pie XII dont les efforts pour sauver le plus grand nombre de juifs possibles ont été immédiatement reconnus par ceux qui en ont ét& eacute; les bénéficiaires directs et les témoins ».

Une Eglise qui a, au contraire, et à différentes occasions, selon Paolo Mieli, démontré sa « proximité » avec les persécutés et qui, avec le récent voyage de Benoît XVI en Terre Sainte, a manifesté sa « bonne volonté » de dialoguer avec le judaïsme.

Roberto Pertici a souligné que ces mérites ont été « méconnus dans le monde anglo-saxon », et cachés dans le « monde soviétique, irrité par l'anti-totalitarisme de Pie XII et de l'Eglise en général ».
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Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

Message par Fée Violine le Sam 16 Jan 2010 - 15:27

La preuve vivante d’un réseau clandestin de Pie XII pour aider les juifs
Entretien avec l’un de ses membres, don Giancarlo Centioni



ROME, Vendredi 15 janvier 2010 (ZENIT.org) - Certains secteurs de l'opinion publique ont demandé ces dernières semaines des preuves de l'aide que Pie XII a apportée aux juifs durant la persécution nazie. Le prêtre italien Giancarlo Centioni, âgé de 97 ans, en est la preuve vivante car il est le dernier membre en vie du réseau clandestin créé par le pape Pacelli.

Entre 1940-1945, il était aumônier militaire à Rome au sein de la Milice volontaire pour la sécurité nationale et vivait chez des prêtres allemands de la Société de l'apostolat catholique (les pères Pallotins), qui l'ont impliqué dans ce réseau d'aide.

« Comme j'étais un aumônier fasciste, il était plus facile d'aider les juifs », explique-t-il dans un entretien accordé à ZENIT et à l'agence multimédia www.h2onews.org, pour expliquer les raisons ayant motivé le choix de le faire participer à une opération à risque.

« Mes confrères Pallotins, venus de Hambourg, avaient fondé une société, la société 'Raphaël's Verein' (société de Saint Raphaël), instituée pour venir en aide aux juifs », révèle-t-il.

Un des objectifs du réseau consistait à faire sortir des juifs d'Allemagne et, en les faisant passer par l'Italie, de leur faire gagner la Suisse ou Lisbonne (Portugal), raison pour laquelle le réseau comptait sur un un certain nombre d'hommes dans chacun de ces quatre pays. Au fil du temps, des juifs ont rejoint eux aussi ce réseau.

En Allemagne, se souvient don Centioni, la société était conduite par le père Josef Kentenich, connu dans le monde comme le fondateur du Mouvement apostolique de Schönstatt. Ce père pallotin a ensuite été fait prisonnier et enfermé dans le camp de concentration de Dachau jusqu'à la fin de la guerre.

« A Rome, au numéro 57 de la Via Pettinari, le chef de toute cette activité était le père Anton Weber, qui était en contact direct avec Pie XII et la Secrétairerie », raconte le père italien.

Une des activités principales du réseau consistait à remettre passeports et argent aux familles juives pour qu'elles puissent s'enfuir.

« L'argent et les passeports étaient donnés par le père Anton Weber et remis aux personnes. Mais lui-même l'obtenait directement [sur la vidéo de l'entretien, le père insiste sur le mot ‘directement'] de la secrétairerie d'Etat, au nom et pour le compte de Pie XII ».

« A Rome, au moins 12 prêtres allemands ont participé avec moi à cette opération de secours », poursuit le prêtre, expliquant que la police italienne avait elle aussi apporté une aide décisive, en particulier le sous-préfet de police de Mussolini, Romeo Ferrara, qui lui disait où se trouvaient les familles juives auxquelles il devait livrer les passeports, « même de nuit ».

Parmi ceux qui ont été aidés par le père Centioni à Rome se trouve la famille Bettoja, juive, propriétaire d'hôtels en ville.

Le policier l'avait envoyé chez eux de nuit, habillé en aumônier militaire italien, pour ne pas se faire arrêter par les soldats allemands.

Le père se souvient très bien de la peur éprouvée et des difficultés rencontrées durant l'opération, la famille qu'il devait aider étant elle-même méfiante.

« Je frappais à leur porte, mais ils ne voulaient pas ouvrir. A la fin j'ai dit : 'regardez, je suis prêtre, un aumônier, je viens pour vous aider, pour vous apporter un laisser-passer' ».

« 'Jurez-le', a répondu une voix de l'autre côté de la porte. 'Je le jure, me voici, vous pouvez me voir à travers le judas' ».

Le père italien a été reçu par madame Bettoja et ses enfants.

« J'ai dit : ‘Prenez votre voiture et partez de chez vous avant sept heures, car à sept heures, de la frontière du Latium vous pouvez aller à Gênes. Ils ont pris la fuite et ont eu la vie sauve. C'est une des nombreuses familles ».

Les interventions du réseau ont commencé avant l'invasion allemande en Italie, précise le père Centioni, et durèrent, « au moins, pour ce que j'en sais, jusqu'à après 1945, car les liens entre le père Weber, le Vatican et les juifs étaient très intenses ».

« Tant de braves gens », commente-t-il, pensant surtout aux familles juives.

« Parmi ceux qui nous ont ensuite aidés il y a eu deux juifs que nous avons cachés : un homme de lettres, (Melchiorre) Gioia, et un grand musicien auteur compositeur de Vienne de l'époque, qui écrivait des chansons et composait des opérettes, Erwin Frimm ».

Le prêtre les avait cachés dans des maisons à Rome, en l'occurrence dans sa résidence religieuse de Via Pettinari, 57.

« Et eux nous ont beaucoup aidés en nous donnant des indications précises », reconnaît-il. Une action où l'on pouvait risquer sa propre vie, comme le prêtre a pu vite le constater.

« J'ai aidé Ivan Basilius, un espion russe, sans savoir qu'il était russe ou espion. Hélas les SS l'arrêtèrent et dans son calepin se trouvait mon nom. Alors, ciel ouvre-toi ! Le Saint-Siège m'appela, Son Excellence Hudal [haut et influent prélat allemand à Rome] et me dit : « venez ici, les SS viennent vous arrêtez ». « Qu'est-ce que j'ai fait? ». « Vous avez aidé un espion russe ». « Moi? Qu'est-ce que j'en sais? C'est qui? ». Alors je me suis enfui.

Don Centioni, en tant qu'aumônier, connaissait l'officier allemand Herbert Kappler, commandant de la Gestapo à Rome et auteur du massacre des Fosses ardéatines, où furent assassinés 335 Italiens, dont beaucoup de civils et de juifs.

« Durant la période allemande, après le massacre du mois de mars [aux Fosses ardéatines], j'ai dit à Kappler, que je voyais souvent : ‘pourquoi n'avez-vous pas appelé les aumôniers militaires aux Fosses ardéatines?'. ‘Parce que je les aurais éliminés et vous aurais éliminé vous aussi », avait répondu l'officier nazi.

Don Centioni garantit que les centaines de personnes qu'il a secourues savaient qui était derrière tout ça, c'est pourquoi il insiste : « Pie XII les aidait, à travers nous les prêtres, à travers la ‘Raphael's Verein' ».

Le cas de don Centioni a été découvert et analysé, en le comparant à d'autres témoignages, par la Pave the Way Foundation (http://www.ptwf.org), fondée par le juif de New York Gary Krupp.

L'avocat italien Daniele Costi, président de la fondation en Italie, garantit la bonne foi de cet entretien.

Le récit trouve confirmation dans la remise d'une décoration à don Centioni par le gouvernement polonais en exil (une croix en or avec deux épées « pour notre et votre liberté »).

Le prêtre italien cite en outre les manifestations de gratitude reçues par certains juifs qu'il avait aidés : M.M. Zoe et Andrea Maroni, le professeur Melchiorre Gioia, le professeur Aroldo Di Tivoli, les familles Tagliacozzo et Ghiron, dont les enfants ont pu avoir la vie sauve, en gagnant les Etats-Unis, munis de passeports de fortune délivrés par l'intermédiaire du Vatican.

[Pour voir l'entretien: www.h2onews.org]

Propos recueillis par Jesús Colina
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Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

Message par Fanny le Jeu 18 Fév 2010 - 12:31

Tous ces témoignages disent assez que le Pape Pie XII a agi tant en fin diplomate qu'en homme de Dieu durant le seconde Guerre Mondiale. :heart:

Vous trouverez sur notre site (lien ci-après) une compilation choisie de documents divers sur ce grand Pape.
A noter que notre site ne vend rien, ne nécessite aucune inscription (excepté pour y écrire) et... peut rapporter gros - comme on dit!! cheers

http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-de-la-reflexion-sur-la-vie-du-pape-pie-xii-t766.htm

Sept pages pour le profit de tous, fruit d'un labeur méritoire, essentiellement dues à "coeurtendre", missionnaire devant l'Eternel. Very Happy
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Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

Message par Fée Violine le Dim 21 Fév 2010 - 17:49

IIème guerre mondiale : Les archives secrètes du Vatican bientôt en ligne
Le Saint-Siège accepte la proposition de la « Pave the Way Foundation »


ROME, Lundi 15 février 2010 (ZENIT.org) - Une grande quantité de documents du Saint-Siège relatifs à la seconde guerre mondiale sera bientôt accessible gratuitement sur Internet, en réponse à une demande de la « Pave the Way Foundation » (PTWF) de numériser et publier près de 5.125 documents des archives secrètes du Vatican, allant de mars 1939 à mai 1945.

Gary Krupp, fondateur et président de la fondation, a annoncé officiellement à ZENIT que « les actes et documents du Saint-Siège relatifs à la seconde guerre mondiale seront disponibles en ligne très vite pour l'étude mondiale et sans aucun frais ».

« Les documents seront disponibles tant sur la page web de la 'Pave the Way Foundation' (www.ptwf.org) que sur celle du Vatican (www.vatican.va) », a-t-il précisé.

La « Pave the Way Foundation » est une organisation née pour lever les obstacles entre les religions, promouvoir la coopération et mettre fin à l'utilisation de la religion à des fins politiques.

« Tout au long de notre mission nous avons constaté que le pontificat de Pie XII (Eugenio Pacelli) durant la seconde guerre mondiale est un motif de tension qui a des répercussions sur plus d'un milliard de personnes. La controverse repose sur l'hypothèse selon laquelle le pape n'aurait pas fait suffisamment pour prévenir le massacre des juifs par les nazis », reconnaît Gary Krupp, juif de New York.

« Notre recherche a révélé que cinq ans après la mort de Pie XII, le KGB, services secrets soviétiques, organisèrent un complot, appelé ‘Seat 12', pour discréditer leur ennemi, l'Eglise catholique. Un procédé sale qui a condamné le pape Pie XII pour son ‘silence' durant l'holocauste, inspiré de l'œuvre théâtrale « le vicaire » de Rolf Hochhuth, en 1963 », ajoute le fondateur.

En 1964, Paul VI a souhaité qu'une équipe de trois historiens jésuites, les pères Pierre Blet, Burkhart Schneider et Angelo Martini, entreprenne une vaste recherche de documents relatifs à la période de la guerre, conservés dans la section non ouverte au public des archives secrètes du Vatican. Le père américain Robert Graham, s'unira à eux quelques années plus tard.

Les résultats de cette recherche sont rassemblés dans les actes publiés en ligne aujourd'hui. Le premier des onze volumes de la recherche a été publié en 1965, le dernier en 1981.

« En 1999, le cardinal Edward Cassidy créa une commission spéciale d'académiciens juifs et catholiques pour étudier conjointement ces documents. Mais l'initiative échoua le 21 juillet 2001, les professeurs n'arrivant pas comprendre la langue des nombreux documents.

Ils publièrent une liste de 47 questions et demandèrent l'ouverture des archives correspondant à la période comprise entre 1939-1958, bien que ces dernières n'aient pas encore été cataloguées », fait savoir Gary Krupp.

Pour ouvrir tous les documents relatifs à la seconde guerre mondiale des archives secrètes du Vatican, le Saint-Siège a besoin de terminer leur catalogage : environ 16 millions de documents.

« Au cours de notre mission de rendre public le plus grand nombre possible de documents pour éliminer cet obstacle entre juifs et catholiques à la lumière de la vérité documentée, notre fondation a demandé l'autorisation de numériser cette collection et de la mettre à la disposition de ceux qui veulent l'étudier ».

Gary Krupp ajoute que l'initiative a pour but de « montrer de façon claire les efforts que Pie XII a mis en œuvre pour alléger la souffrance de tant de personnes durant la guerre, et de faire comprendre que la ‘légende noire' qui a terni son nom n'est tout simplement pas vraie ».

« Cet accès que nous offrons ne veut pas se substituer au plein accès aux archives de la seconde guerre mondiale, mais montrera de manière inédite les efforts de Pie XII et les dangers auxquels il dut faire face sous la menace directe du régime nazi », indique le fondateur.

« Les archives secrètes du Vatican jusqu'en 1939, ouvertes il y a deux ans et qui présentent 65% du ministère de Pie XII, ont été ironiquement ignorés par les critiques qui ont demandé leur ouverture pendant des années », rappelle Gary Krupp.

La « Pave the Way Foundation », remercie la secrétairerie d'Etat et la Librairie éditrice du Vatican pour « la confiance qu'elle nous accorde en nous donnant ce privilège sans précédent ».

« Nous espérons sincèrement que les historiens du monde étudieront très attentivement ces documents. Nous pensons que la numérisation de ces quelques 9.000 pages prendra quatre semaines. Quand nous aurons terminé nous les publierons sur Internet » .

« Entre-temps, nous avons déjà mis en ligne (www.ptwf.org) des milliers de documents et vidéos de témoins pour la recherche ».

« Nous demandons que les chercheurs français, italiens et allemands nous aident à traduire les documents en anglais et envoient leur travail à la 'Pave the Way Foundation' pour pouvoir mettre ces informations à la portée du plus grand nombre possible d'académiciens. Nous souhaiterions aussi recevoir toute sorte de commentaires, positifs ou négatifs, sur le contenu de ces documents », a conclu Gary Krupp.


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Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

Message par Fée Violine le Lun 31 Mai 2010 - 16:36

Des milliers de Juifs sauvés grâce à une stratégie du « silence »
ROME, Dimanche 30 mai 2010 (ZENIT.org) - La fondation Pave the Way (PTWF) a démarré un projet de recherche documentaire visant à révéler le maximum d'informations et de témoignages sur le pontificat de Pie XII, le pape de la seconde guerre mondiale, dans le but de briser l' « obstruction » théorique due à l'absence d'informations accessibles au public.

De nouvelles découvertes ont révélé des documents et témoignages, qui prouvent clairement que, le 16 octobre 1943, le pape Pie XII, en décidant intentionnellement de ne pas dénoncer publiquement l'arrestation de juifs à Rome, leur a en fait sauvé la vie, et a permis de leur venir en aide.

La Fondation a en sa possession une déposition, signée et datée de 1972, du général Karl Wolff, commandant des SS en Italie et second de Heinrich Himmler. Elle atteste que, en septembre 1943, Adolf Hitler lui ordonna de planifier l'invasion du Vatican, l'enlèvement du pape, la saisie des biens du Vatican, et l'élimination des membres de la Curie romaine. Ce plan devait être appliqué immédiatement.

Le Général Wolff savait que, si cette invasion était mise à exécution, des émeutes massives dans toute l'Europe seraient à craindre, entraînant un désastre militaire pour l'effort de guerre allemand. Le général Wolff a déclaré qu'il avait réussi à convaincre Hitler de retarder l'invasion. Ce point de vue d'un désastre militaire potentiel était partagé par le gouverneur militaire de Rome, le major général Rainer Stahel, et l'ambassadeur d'Allemagne près le Saint-Siège, Ernst von Weizsäcker.

Pie XII, informé du plan d'invasion, estima de même qu'il provoquerait des émeutes massives susceptibles de causer la mort de milliers d'innocents ; de surcroît, une brèche serait ouverte dans la neutralité du Vatican, permettant de ce fait aux forces allemandes d'entrer dans toutes les propriétés du Vatican. Des procès-verbaux manuscrits existent, établissant que, le 6 septembre 1943, Pie XII convoqua secrètement les cardinaux et les informa que le Vatican serait envahi et qu'il s'attendait à être enlevé dans le nord, et probablement exécuté. Les cardinaux devaient faire leurs valises et se tenir prêts à quitter immédiatement le Vatican pour se réfugier dans un pays neutre, au moment de l'invasion du territoire du Vatican.

Il signa également une lettre de démission, qu'il déposa sur son bureau. Il donna des instructions aux cardinaux pour former un gouvernement en exil et élire le nouveau pape, une fois qu'ils seraient en sécurité. La Fondation a en sa possession une lettre manuscrite du secrétaire d'Etat ordonnant à la Garde Suisse de ne pas résister à l'invasion des forces allemandes en faisant usage de leurs armes, ainsi que de nombreux documents indiquant dans le détail comment ils devaient mettre en lieu sûr le contenu de la librairie et du musée du Vatican.

Pendant toute cette période, von Weizsäcker envoya à Berlin des messages positifs trompeurs pour calmer Hitler, et non pour justifier l'ordre d'invasion. Certains détracteurs de Pie XII ont fondé à tort leurs thèses d'une complicité et collaboration du pape sur ces câbles intentionnellement trompeurs - que le lieutenant de von Weizsäcker, Albrecht von Kessel, devait qualifier plus tard de « mensonges tactiques ».

La Fondation a en sa possession un autre témoignage du Lieutenant Nikolaus Kunkel, un officier allemand du quartier général du gouverneur militaire de Rome, qui confirme les preuves et témoignages documentés attestant exactement comment Pie XII a directement sauvé la communauté juive romaine, et qu'on s'attendait, d'un moment à l'autre, à un ordre d'invasion venant de Berlin.

Lorsque les arrestations commencèrent tôt le matin, le 16 octobre 1943, Pie XII en fut prévenu par la princesse Enza Pignatelli Aragona Cortes. Il multiplia immédiatement les démarches pour contraindre les Allemands à stopper ces arrestations. Il convoqua le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Maglione, et lui donna ordre de lancer une vigoureuse protestation contre les arrestations. Ce matin-là, le cardinal Maglione avertit von Weizsacker, que le pape ne pourrait garder le silence tant qu'ils arrêteraient les juifs sous ses fenêtres, dans son propre diocèse. Pie XII envoya alors son neveu, Carlo Pacelli, rencontrer un sympathisant allemand, Mgr Alois Hudal, et lui demander d'écrire une lettre à ses contacts allemands leur demandant de stopper immédiatement les arrestations.

Cette démarche se révéla également inefficace. La dernière tentative de Pie XII, la plus couronnée de succès, fut d'envoyer son confident le plus proche, le père Pankratius Pfeiffer, supérieur général des Salvatoriens, pour rencontrer en privé le gouverneur militaire de Rome, le général Stahel. Le père Pfeiffer avertit Stahel que le pape s'apprêtait à lancer une protestation publique vigoureuse contre ces arrestations, si elles n'étaient pas stoppées. La crainte que cette protestation publique pût entraîner l'ordre d'Hitler d'envahir le Vatican incita Stahel à agir sans tarder.

Le général Stahel téléphona aussitôt à Heinrich Himmler et invoqua des motifs militaires pour que soient stoppées les arrestations. Confiant dans le jugement de Stahel, Himmler conseilla à Hitler de les arrêter. L'ordre fut donné à midi le 16 octobre et exécuté à 2 heures de l'après-midi, le jour même où elles débutèrent.

Cette succession d'évènements a été confirmée, de source indépendante, par le général Dietrich Beelitz, officier de liaison avec le bureau du maréchal Albert Kesselring et le commandement d'Hitler. Beelitz entendit personnellement la conversation de Stahel-Himmler. Quand la tromperie du général fut connue, Himmler punit le général Stahel en l'envoyant sur le front de l'Est.

On savait que le Vatican était infiltré d'espions. Le pape ne pouvait envoyer que des prêtres et proches de confiance à Rome et en Italie, porteurs d'ordres du pape, verbaux et écrits, de lever la clôture pour permettre à des hommes et femmes d'entrer dans les couvents et monastères catholiques. Et il invita toutes les institutions ecclésiastiques à cacher les juifs là où elles pouvaient.

Selon le célèbre historien britannique, Sir Martin Gilbert, le Vatican cacha des milliers de juifs en l'espace d'une journée. Une fois cachés, le Vatican continua à nourrir et aider leurs « hôtes » juifs jusqu'à la libération de Rome, le 4 juin 1944.

Des documents provenant de Berlin, ainsi que le procès Eichmann en Israël ont également montré que les 8 000 juifs romains qui étaient sur le point d'être arrêtés n'étaient pas censés être déportés à Auschwitz, mais dans le camp de travail de Mauthausen et retenus en otages. Cet ordre a été annulé par des personnes inconnues, et 1 007 juifs furent envoyés au camp de la mort d'Auschwitz. Hélas, 17 seulement survécurent. Cependant, ceux qui ne cessent de critiquer Pie XII pour n'avoir pas sauvé les 1007 juifs, restent complètement silencieux sur ses interventions directes, qui ont sauvé cette ancienne communauté juive de Rome, qui remonte à 3000 ans.

On a découvert depuis peu, dans les archives américaines, que les alliés avaient déchiffré les codes allemands et qu'ils étaient informés quasiment une semaine à l'avance des projets d'arrestation des juifs romains. Les alliés décidèrent de ne pas avertir les Romains, pour ne pas alerter les Allemands sur leurs services de renseignement. Cette « décision militaire » laissa Pie XII entièrement seul, ne disposant d'aucune information à l'avance, pour tenter de mettre fin aux arrestations.
Parlant du pape Pie XII, Jeno Levai, grand spécialiste hongrois de l'Holocauste, a déclaré qu'il s'agissait d'une ironie « particulièrement regrettable, que la seule et unique personne de toute l'Europe occupée qui a fait plus que quiconque pour arrêter les atrocités contre les juifs et atténuer leurs conséquences est aujourd'hui le bouc émissaire des défaillances d'autres ».

Gary Krupp est le fondateur de la Fondation Pave the Way (PTWF), organisation dont la mission est d'identifier et de tenter d'éliminer les obstacles entre les religions et de lancer des initiatives positives pour améliorer les relations interreligieuses.
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