MARTHE ET MARIE

Testament spirituel de Mère Teresa

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Testament spirituel de Mère Teresa

Message par Joss le Sam 21 Juil 2007 - 19:29

Magnifique texte aimablement prété par HELENE :beret:


Testament spirituel de Mère Teresa

"Voici que je me tiens à la porte et que je frappe."
C'est vrai ! Je me tiens à la porte de ton coeur, jour et nuit.
Même quand tu ne m'écoutes pas,
même quand tu doutes que ce puisse être moi, c'est moi qui suis là.
J'attends le moindre petit signe de réponse de ta part,
le plus léger murmure d'invitation qui me permettra d'entrer en toi.
Je veux que tu saches que chaque fois que tu m'inviteras,
je vais réellement venir.
Je serai toujours là, sans faute.

Silencieux et invisible, je viens, mais avec l'infini pouvoir de mon Amour.
Je viens, apportant tous les dons de l'Esprit Saint.
Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir,
avec tout l'amour que j'ai pour toi;
un amour au-delà de toute compréhension,
un amour où chaque battement du coeur
est celui que j'ai reçu du Père même.
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.

Je viens, assoifé de te consoler, de te donner ma force,
de te relever, de t'unir à moi dans toutes mes blessures.
Je vais t'apporter ma lumière.
Je viens écarter les ténèbres et tous les doutes de ton coeur.
Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.
Je viens avec ma grâce pour toucher ton coeur et transformer ta vie.
Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.

Je te connais de part en part, Je connais tout de toi.
Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés.
Rien de ta vie n'est sans importance à mes yeux.
Je t'ai suivi à travers toutes ces années et je t'ai toujours aimé,
même lorsque tu étais sur des chemins de traverse.
Je connais chacun de tes problèmes. Je connais tes besoins et tes soucis.
Oui, je connais, je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore :
je t'aime,
non pas pour ce que tu as fait,
non pas pour ce que tu n'as pas fait.
Je t'aime pour toi-même, pour la beauté et la dignité que mon Père t'a données.

J'ai soif de toi. Viens à moi.
Je vais remplir ton coeur. Je vais soigner tes blessures.
Je vais faire de toi une nouvelle créature.
Je vais te donner la paix, au coeur même de toutes tes épreuves.
Mais j'ai soif de toi.
Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t'accepte sans cesse,
de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de te bénir,
de vivre en toi ma propre vie.
J'ai soif de toi !

Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela n'importe pas du tout.
Pour moi, il n'y a qu'une chose qui importe:
Il n'y a rien de plus important dans le monde entier que toi.
J'ai soif de toi !
Ouvre-toi à moi. Viens à moi et aie soif de moi.
Donne-moi ta vie et je vais te prouver combien tu es important à mon Coeur.

J'ai soif de toi !
Peu importe tes errements. Peu importe combien tu m'as oublié.
Peu importe toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie.
Il n'y a qu'une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps,
une seule chose qui ne changera jamais :
J'ai soif de toi, tel que tu es.

Tu n'as pas besoin de changer pour croire à mon amour,
parce que c'est de croire à mon amour qui va te changer.

Tu m'as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie,
me tenant debout, à la porte de ton coeur et frappant.
Tu penses que c'est dur à croire ?
Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Coeur transpercé pour toi.
Regarde vers mon Eucharistie. Tu n'as pas compris ma Croix ?
Alors écoute encore une fois ce que j'ai dit sur la Croix:
J'ai soif ! Oui, j'ai soif de toi. J'ai soif de toi.
J'ai cherché quelqu'un pour combler mon amour
Et je n'ai trouvé personne.
Sois celui-ci.
J'ai soif de toi, de ton amour.
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Re: Testament spirituel de Mère Teresa

Message par Hélène le Sam 21 Juil 2007 - 19:48

Tout le plaisir est pour moi... angel

Merci Mère Teresa...

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Re: Testament spirituel de Mère Teresa

Message par Arcanes le Sam 21 Juil 2007 - 19:50

<img src=" longdesc="76" /> merci Mère Thérésa.
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Re: Testament spirituel de Mère Teresa

Message par Souricet le Dim 2 Sep 2007 - 6:44

Agnès Bojaxhiu était née à Skopje, en Yougoslavie, de parents albanais. Son père était un entrepreneur prospère. Très jeune, elle fut attirée par la vie des missionnaires en Inde. A dix-huit ans, prenant le nom de Teresa en souvenir de la petite sœur de Lisieux, elle était entrée dans l'ordre de Loreto et, le 20 janvier 1931, elle débarquait d'un vapeur sur un quai de Calcutta, alors la plus grande métropole de l'Empire après Londres. Pendant seize ans, elle enseigna la géographie aux filles des bourgeois bengalis dans l'un des couvents les plus prestigieux de Calcutta. Mais un jour de l'année 1946, au cours d'un voyage en chemin de fer vers la ville de Darjeeling sur les pentes de l'Himalaya, elle entendit un appel. Dieu lui demandait de quitter le confort de son couvent pour aller vivre parmi les plus pauvres des pauvres. Ayant obtenu la permission du pape, elle avait revêtu un humble sari de coton blanc pour fonder un nouvel ordre religieux dont la vocation serait de soulager les misères des plus abandonnés parmi les hommes. Un jour de 1950, était ainsi né l'ordre des Missionnaires de la Charité, une congrégation qui, trente-cinq ans plus tard, comptera deux cent quatre-vingt-cinq maisons et plusieurs centaines d'institutions charitables à travers l'Inde et tous les continents, y compris au-delà du rideau de fer. Le mouroir du Cœur pur où venait d'entrer Lambert était né d'une expérience particulièrement saisissante vécue un soir par Mère Teresa.

Juin 1952. Les cataractes de la mousson s'abattent sur Calcutta dans un bruit de fin du monde. Une forme blanche recroquevillée sous le déluge longe les murs du Medical College Hospital quand elle trébuche sur un corps. Elle s'arrête. C'est une vieille femme gisant sur le trottoir inondé. Elle respire à peine. Ses doigts de pieds ont été grignotés jusqu'à l'os par des rats. Mère Teresa la soulève dans ses bras et se hâte vers la porte de l'hôpital. Elle cherche l'entrée des urgences, pénètre dans un vestibule et dépose la moribonde sur une civière. Aussitôt le gardien intervient : « Remportez cette personne immédiatement! Nous ne pouvons rien pour elle. »

Mère Teresa reprend la pauvre femme dans ses bras. Elle connaît un autre hôpital, pas très loin. Elle s'y dirige aussi vite qu'elle le peut tout en réconfortant sa protégée. Mais soudain elle perçoit un râle. Le corps s'est raidi entre ses bras. Elle comprend qu'il est trop tard. Elle pose son fardeau, ferme les yeux de la pauvresse, fait le signe de la croix et prie près d'elle un instant. « Ici, les chiens sont mieux traités que les humains », constate-t-elle avec douleur en s'éloignant.

Le lendemain, elle court à la mairie, fait le siège des bureaux. L'obstination de cette religieuse européenne en sari de coton blanc étonne. Un des adjoints du maire la reçoit. C'est une honte que des habitants de cette ville soient contraints de mourir sur le trottoir, lui déclare-t-elle. Trouvez-moi un refuge où je pourrai aider les mourants à paraître devant Dieu dans la dignité et l'amour. »

Quelques jours plus tard, la municipalité met à sa disposition cet ancien foyer de pèlerins hindous contigu au grand temple de Kâlî. Mère Teresa exulte. Elle y voit le doigt de Dieu. L'endroit est idéalement situé : c'est aux abords de ce saint lieu que la plupart des indigents se rassemblent pour mourir, avec l'espoir d'être incinérés sur les bûchers du temple. L'intrusion des religieuses en sari blanc orné d'un crucifix dans ce quartier tout entier consacré au culte de Kâlî provoque d'abord la curiosité. Mais bientôt des hindous orthodoxes s'indignent. Le bruit court que Mère Teresa et ses sœurs sont là pour convertir les agonisants au christianisme. Des incidents éclatent. Un jour, une pluie de pierres et de briques s'abat sur l'ambulance qui apporte des moribonds ramassés dans la rue. Des sœurs sont insultées, menacées. Mère Teresa finit par se jeter à genoux devant les manifestants. « Tuez-moi! leur crie-t-elle en levant les bras en croix. Comme ça, j'irai plus vite au ciel! »

Impressionnée, la populace se retire. Mais l'agitation continue. Des délégations du quartier se rendent à la mairie et au quartier général de la police pour réclamer l'expulsion de « la religieuse étrangère ». Le chef de la police promet de donner satisfaction mais, avant, il veut aller sur place enquêter lui-même. Il se rend au mouroir et trouve Mère Teresa au chevet d'un pauvre homme que l'on vient de ramasser. Il est prostré, dans un état de saleté indescriptible, squelettique, les jambes gonflées d'ulcères purulents. « Mon Dieu, comment fait-elle pour supporter cela? » se demande le policier. Mère Teresa nettoie une à une les horribles plaies, applique des pansements antibiotiques, parle avec tendresse au malheureux et lui promet qu'il va aller mieux, qu'il n'a plus rien à craindre, qu'il est aimé. Une étrange sérénité baigne son visage. Le chef de la police est bouleversé.

« Voulez-vous que je vous montre notre établissement? lui propose-t-elle alors.

– Non, Mother, s'excuse-t-il, ce n'est pas la peine. »

Quand il sort, de jeunes fanatiques du quartier l'attendent sur le perron. « Je vous ai promis d'expulser cette étrangère, leur dit-il, et je tiendrai ma promesse. Mais pas avant que vous ayez obtenu de vos mères et de vos sœurs qu'elles viennent ici faire le travail de cette femme.

La partie n'est pas gagnée pour autant. Les jours suivants des excités continuent de jeter des pierres. Un matin, Mère Teresa aperçoit un attroupement devant le temple de Kâlî. Elle s'approche. Un homme est étendu sur le sol, les yeux révulsés, le visage exsangue. Il porte la triple cordelette des brahmanes. C'est un prêtre du temple. Personne n'ose le toucher : il est atteint du choléra. Elle se baisse, prend le brahmane à bras le corps et le porte au mouroir. Jour et nuit elle le soigne. Il est sauvé. Un jour il s'écriera : « Pendant trente ans, j'ai vénéré une Kâlî de pierre. C'est une Kâlî en chair et en os que je vénère aujourd'hui. » Aucun projectile ne sera jamais plus lancé contre les petites sœurs en sari blanc. La nouvelle de cet exploit fait le tour de la ville. Ambulances et fourgons de police apportent chaque jour à Mère Teresa et à ses sœurs leur ration de détresse. « Nirmal Hriday est le joyau de Calcutta », dira un jour la religieuse. Ce joyau, la ville elle-même le prend sous sa protection. Le maire, des journalistes, des notables viennent le visiter. Des femmes de la haute société se portent volontaires pour soigner les mourants aux côtés des sœurs. L'une d'elles deviendra l'une des grandes amies de Mère Teresa. Amrita Roy, trente-cinq ans, est belle, riche et puissante. Son oncle, le docteur B.C. Roy, un homme de cœur, n'est autre que le Chief Minister du Bengale. Une parenté qui aplanira bien des obstacles dans une ville où tout est problème, le climat, la pollution, la surpopulation et, surtout, la bureaucratie. Comme Paul Lambert, Mère Teresa doit parfois passer des journées entières dans les entrepôts de la douane pour arracher à des fonctionnaires tatillons la caisse de médicaments ou les boîtes de lait en poudre envoyées par des amis étrangers.

L'accueil des mourants abandonnés n'est pour la religieuse qu'une première étape. Il y a aussi les vivants. Et parmi les plus _faibles et les plus démunis des vivants, les nouveau-nés que l'on retrouve un matin sur un tas de détritus, dans un caniveau, à la porte d'une église. Le « doigt de Dieu » conduit un jour Mère Teresa jusqu'au portail d'une vaste maison inoccupée sur un boulevard tout proche de l'endroit où est installée sa congrégation. Le 15 février 1953, Shishu Bhavan, « La maison des enfants », accueille son premier pensionnaire, un prématuré ramassé sur un trottoir enveloppé dans un morceau de journal. Il pèse moins de trois livres. Il n'a même pas la force de téter le biberon que lui présente Mère Teresa. Il faut le nourrir par une sonde nasale. La religieuse s'acharne. Et remporte sa première victoire dans ce nouveau havre d'amour et de miséricorde. Bientôt plusieurs dizaines de bébés s'entassent dans les berceaux et les parcs. Il en arrive cinq ou six tous les jours. Ses sœurs, ses amis, son confesseur s'inquiètent. Comment va-t-elle assurer la subsistance de tant de monde? Avec les indigents du mouroir, cela fait plusieurs centaines de bouches à nourrir. A cette question, elle répond avec son lumineux sourire
« Le Seigneur y pourvoira! »

Et le Seigneur y pourvoit. Des dons affluent. Des riches envoient leur chauffeur avec leur voiture pleine de riz, de légumes, de poisson. Un soir, Mère Teresa rencontre le propriétaire de la maison qui l'avait hébergée au tout début :

« C'est magnifique, lui annonce-t-elle jubilante, je viens d'obtenir du gouvernement une subvention mensuelle de trente-trois roupies pour cent de nos enfants.

— Du gouvernement? Eh bien, je vous plains, Mother. Vous ne savez pas dans quel engrenage vous avez mis le doigt. Vous allez être obligée de constituer un comité de gestion, d'organiser deux réunions par mois, de tenir des livres de comptes compliqués, et Dieu sait quoi encore. »

En effet, six mois ne se sont pas écoulés qu'une réunion se tient au palais du gouvernement. Une douzaine de bureaucrates en dhoti examinent les registres de la religieuse. Ils questionnent, ergotent, critiquent. Excédée, Mère Teresa se lève : « Vous prétendez exiger que je dépense trente-trois roupies pour les enfants que vous subventionnez, s'indigne-t-elle, alors que je n'en dépense que dix-sept pour nos autres enfants qui sont les plus nombreux. Comment pourrais-je dépenser trente-trois roupies pour les uns et dix-sept pour les autres? Qui pourrait faire une chose pareille? Messieurs, je vous remercie. Je me passerai de votre argent. » Et elle quitte la pièce.

Dans cette ville accablée par la surpopulation, elle déclare la guerre à l'avortement. Elle fait dessiner et placarder par ses sœurs des affiches annonçant qu'elle accueillera tous les enfants qu'on lui enverra. Sous le couvert de la nuit, des jeunes filles enceintes viennent demander une place pour leur futur bébé.

L'ange de miséricorde vole perpétuellement au secours d'autres catégories de déshérités. Après les moribonds et les enfants abandonnés, vient le tour des plus misérables des hommes, les lépreux. A Titagarh, un bidonville de la banlieue industrielle de Calcutta, elle édifie une bâtisse de briques crues et de tôle ondulée sur un terrain prêté par les Chemins de fer. Elle v héberge les malades les plus atteints, leur apportant chaque jour des pansements, des médicaments, des paroles de réconfort. Des dizaines, bientôt des centaines d'éclopés se pressent à la porte de cette oasis d'amour. Titagarh n'est qu'un début. Elle lance maintenant à travers la ville des équipes de sœurs indiennes avec mission d'ouvrir sept autres dispensaires. L'une d'elles s'installe dans le slum où elle avait soigné ses premiers pauvres. Les lépreux affluent. Un employé de la mairie qui habite à proximité s'insurge contre ce voisinage déplaisant. Il menace d'alerter les autorités. Mère Teresa doit céder. Mais elle met l'incident à profit. « Ce qu'il nous faut, ce sont des dispensaires mobiles », annonce-t-elle à ses sœurs. Plusieurs fourgonnettes blanches à l'emblème des Missionnaires de la Charité quadrilleront un jour l'immense cité pour aller donner des soins jusque dans les quartiers les plus délaissés.

Dominique LAPIERRE, La Cité de la joie
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Re: Testament spirituel de Mère Teresa

Message par Souricet le Lun 3 Sep 2007 - 11:24

Une goutte d'eau dans l'océan des besoins, mais une goutte d'eau qui aurait manqué à l'océan si elle n'avait pas été là.
(Mère Teresa )
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Re: Testament spirituel de Mère Teresa

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