MARTHE ET MARIE

LES ENFANTS SOLDATS

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LES ENFANTS SOLDATS

Message par Joss le Ven 20 Juil 2007 - 12:40



DOSSIER : LES ENFANTS SOLDATS




Enquête sur une tragédie africaine

L’Afrique n’a pas inventé les enfants soldats, mais elle les a abondamment utilisés. Car les rebelles de ce continent n’ont plus aucun tabou.
Au début des années 1980, dans les basses terres du Mozambique, est apparue une nouvelle technologie de guerre : l’enfant soldat. Les commandants rebelles avaient créé une machine à tuer haute d’un mètre vingt qui prenait village sur village, réussissant presque à renverser le gouvernement. Les Mozambicains ont appris que les enfants constituent l’arme parfaite : faciles à manipuler, profondément loyaux, ils ne connaissent pas la peur et leur nombre est illimité. L’enlèvement et la manipulation des enfants deviennent la meilleure façon d’entretenir le crime organisé.


combattant de 12 ans, ULIMO, Monrovia - Mindanao : dans le bidonville de Davao City - Guérilla karen, jeune soldat enrôlé dans la KNLA

Les groupes de protection des droits de l’homme estiment à 300 000 le nombre d’enfants soldats dans le monde. Et les experts disent que le problème s’aggrave en même temps que la nature des conflits change en Afrique. Dans des pays toujours plus nombreux, les conflits, auparavant motivés par une idée ou une cause, sont menés par des seigneurs de guerre dont le but premier est le pillage.

[img]http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/051249F_RDCONGO_LEMOYNE.jpg[/img
]
SIERRA LEONE - CONGO


Ces nouveaux mouvements, fondés sur le crime et financés par lui, n’ont plus besoin de l’appui de la population. Ceux qui les commandent ne se préoccupent ni des cœurs ni des esprits. Pour eux, la population locale n’est rien d’autre qu’une proie – par conséquent, peu d’adultes veulent s’associer à eux.


LIBERIA - SRI LANKA Tamouls -COLOMBIE


L’Afrique n’a pas inventé le jeune soldat moderne. Les nazis ont enrôlé des adolescents à la fin de la guerre. L’Iran a fait de même en donnant à des garçons de 12 à 16 ans de vieilles clés en plastique supposées leur ouvrir les portes du paradis, qu’ils portaient autour de leur cou pour nettoyer les champs de mines pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak. De jeunes adolescents ont combattu dans des conflits religieux ou des luttes nationalistes au Kosovo, dans les territoires palestiniens et en Afghanistan.




Les conséquences de la fin des luttes idéologiques

En Afrique, les mouvements qui utilisent des enfants âgés d’une dizaine d’années ont acquis un caractère singulier. En majorité, ils ne se définissent que par l’appât du gain, le pouvoir et la brutalité. “Il se peut qu’il y ait eu un peu de rhétorique au début”, raconte Ishmael Beah, ancien enfant soldat en Sierra Leone et auteur du best-seller A Long Way Gone : Memoirs of a Boy Soldier. “Mais, rapidement, toute idéologie disparaît. Et ce n’est plus qu’un bain de sang ; un moyen de piller pour les chefs ; une guerre de démence.”



Ishmael Beah


Neil Boothby, un professeur de l’université Columbia qui a travaillé avec des enfants soldats à travers le monde, observe que ces nouveaux mouvements n’ont pas les caractéristiques des insurrections victorieuses d’autrefois : un chef charismatique et intelligent, un vocabulaire persuasif, l’objectif de contrôler des villes.


CONGO


Les nouveaux rebelles ne désirent rien d’autre que mener leurs entreprises criminelles au fin fond de la brousse. “Ce sont des voyous qui ne veulent pas prendre le pouvoir politique et qui n’ont aucune stratégie pour gagner une guerre”, précise M. Boothby.


Alex a été enlevé par les rebelles à l’âge de 10 ans. Bons princes, les soldats lui ont donné le choix: mourir sur le champ, comme son père, ou suivre. Ce simple paysan participe à son premier combat deux ans plus tard. La vie paisible qu’il menait est un lointain souvenir. Pendant trois années, il s’amuse à semer la mort.......Alex passe 2 ans à transporter armes et munitions pour les rebelles. De ville en ville, il les suit. Il reçoit de la drogue tous les jours. De la cocaïne et de la marijuana. En même temps, il apprend les rudiments de son futur métier: soldat. «J’étais rendu fou, à cette époque-là», dit-il en référence à la drogue. Ses yeux, aux veines éclatées, rouges, témoignent de sa consommation journalière....Il doit ramper dans la jungle, tirer sur des cibles humaines: ses amis enfants-soldats. «On se tire dessus pendant l’entraînement. On n’a pas d’amis. J’en ai tué un. Ça ne m’a pas dérangé. Avec la drogue, tu n’y penses pas. Tu ne vois pas la différence. Chaque jour, il arrive de nouveaux enfants. Tous du même âge, de la même grandeur.» Alex n’a pas d’émotions. Il n’a pas plus de remords aujourd’hui.
journaldelarue.wordpress.com/tag/international/.

Les mouvements rebelles actuels sont différents des mouvements de libération des années 1970 et 1980 ou des conflits mus par une cause, tels qu’on les a connus au Zimbabwe ou en Erythrée. Même le génocide rwandais – quelque terrifiant qu’il ait pu être – se conformait au modèle familier d’une lutte de pouvoir entre deux groupes ethniques. Et les enfants ont été les victimes d’atrocités commises par les adultes, non l’inverse.


Sunkarie a 16 ans. À la fin de la guerre, elle avait 12 ans. Lorsque les rebelles ont attaqué son village, ils l’ont pris avec sa mère. «Ma mère était enceinte. Ils lui ont ouvert le ventre brutalement pour connaître le sexe de l’enfant. J’ai vu ma mère mourir.» Elle a sept ou huit ans à l’époque. Elle vit encore sous le choc aujourd’hui. ......Sunkarie est devenue une enfant-esclave. Elle accomplissait les tâches que les rebelles lui assignaient, explique-t-elle laconiquement, avare d’explications. Difficile de savoir si elle a oublié cet épisode de sa vie ou si elle évite le sujet. Un regard sur son oreille gauche suffit pour comprendre qu’elle a vécu l’enfer. L’ouverture est bouchée par son lobe, recousu au centre de l’oreille. Elle a été poignardée. Sur les jambes, également, comme en témoignent ses vilaines cicatrices. Ses réponses sont brèves.

Trois ans passent avant qu’elle ne s’évade des rebelles. Malchanceuse, elle tombe entre les mains des soldats du gouvernement. Le cauchemar de Sunkarie se prolongera une autre année. «Les rebelles et les soldats du gouvernement, c’est du pareil au même», dit-elle à la dérobée.... Mais toujours cet air honteux.

William Reno, un politologue de la Northwestern University qui étudie les mouvements armés, note : “Les guerres menées en Afrique il y a trente ans étaient des mouvements de libération visant à affranchir leur pays de l’apartheid ou de la domination coloniale. Les dirigeants de ces mouvements devaient avoir une vision de l’avenir. Ceux qui s’en sont bien tirés sont les idéologues ayant étudié à l’université.” Leurs plans étaient certes idéalistes, mais au moins ils avaient des plans. “Nous avons souvent vu ce phénomène dans les années 1980”, remarque Chester Crocker, secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique dans l’administration Reagan de 1981 à 1989. “Pour des raisons de marketing, les dirigeants se drapaient dans des idéologies.”


IRAK


Cette tromperie a pris fin avec la guerre froide. Les Etats faibles qui survivaient grâce à l’aide étrangère se sont rapidement effondrés. L’Afrique, avec son territoire aérien non contrôlé et son littoral immense, ses mines d’or et de diamants et son économie basée sur l’argent liquide, s’est avérée très attrayante.


PALESTINE


Tout cela, selon M. Reno, a ouvert le paysage politique à des opportunistes bien armés, qui ne s’embarrassaient plus du respect de la loi ou de l’intérêt de l’Etat ni d’aucun principe moral. “Quand ces grandes barrières cèdent, dit-il, il se passe des tas de choses bizarres.” Par exemple le recours aux enfants soldats, qui sont souvent attirés ou maintenus dans ces mouvements par le biais de la magie et de la superstition.


Souvent les enfants combattent sous l'influence de drogues fournies par les adultes. Certains enfants doivent prendre part aux tortures et aux meurtres des rebelles capturés. ....UAND ils veulent et peuvent raconter, c'est l'horreur : N'épargnez aucun être vivant. Amputez, Tuez, Pillez. La main sur un tronc d'arbre, un coup de machette « j'étais chargé de serrer la corde pour arrêter l'hémorragie ». Les mains coupées sont aspergées d'un produit chimique pour éviter la décomposition. On les met dans un sac, « j'en ai compté 60 ». Une femme se débat, un « spécialiste de 10 ans » vient lui trancher le bras. « Moi, j'ai aidé à couper les deux jambes... On utilise les sécateurs pour couper les muscles et la hache pour briser les os ». On brûle les maisons, on tue. Combien ? Le narrateur, 15 ans, compte sur ses doigts. « Un peu plus de 30 personnes dans deux villages, c'est sûr. Apres je ne sais plus ». Un autre enfant de 15 ans, capturé à 12 ans, timide et triste raconte les injections de drogue, I'entraînement, la milice ou il y a toujours des enfants plus petits de 7, 8 et 9 ans. On ne faisait pas de prisonniers. Jamais. On déshabille les survivants, on leur coupe une oreille ou le sexe. On les force à les manger avant de les tuer. As-tu mangé le foie de tes ennemis ? « Oui »

Dans plusieurs mouvements armés, on raconte aux enfants que la vie et la mort dépendent d’esprits, que leurs commandants invoquent pour les enfermer dans des huiles et des amulettes. La magie peut inciter les enfants à commettre des actes innommables. Elle donne également à des chefs insignifiants un vernis d’honorabilité surnaturelle. “Les commandants portaient sur eux des perles particulières et disaient que grâce à elles les armes ne nous blesseraient pas, se souvient Beah. Et nous les croyions.”


À la fin du documentaire, la dame catéchiste se voit reprocher par un journaliste d’opérer un véritable lavage du cerveau des enfants. La question ne la choque nullement : «Oui, répond-elle, mais les musulmans font exactement la même chose avec leurs enfants. » L’islam est une des obsessions de ces évangéliques pro-Bush. Une scène étonnante clôt le film : une petite fille missionnaire, qui doit avoir 10 ans, aborde dans la rue un groupe de personnes noires pour leur demander « où ils pensent aller après la mort ». La réponse la laisse pantoise. «Ils sont sûrs d’aller au paradis… alors qu’ils sont musulmans », confie-t-elle à son jeune copain de mission. «Ce doit être des chrétiens », conclut ce dernier après un instant de flottement. Ces gens-là n’ont d’« évangélique » que le nom. Leur idéologie sectaire (nous sommes les vrais élus) et guerrière (nous allons dominer le monde pour le convertir) est aux antipodes du message des Évangiles.....Véritables miroirs des talibans afghans, ces intégristes chrétiens enfermés dans leurs pauvres certitudes et dans leur effrayante intolérance........Ce documentaire nous montre que la certitude de « posséder la vérité » peut vite faire basculer dans le sectarisme haineux des gens sans doute parfaitement bien intentionnés. LE MONDE DES RELIGIONS

La Renamo, l’armée rebelle qui a terrorisé le Mozambique dans les années 1980 alors qu’elle tentait de déstabiliser le gouvernement marxiste, a été l’une des premières à faire appel à la magie. Il a fallu que des groupes, au Congo, exploitent cette technique de la plus vile des manières à la fin des années 1990 (ils ont convaincu certains enfants soldats que manger leurs victimes les rendrait plus forts) pour que le monde commence à y prêter attention.


LES GANGS URBAINS


Des militants ont réussi à faire inscrire la question des enfants soldats à l’ordre du jour des Nations unies et à faire adopter des protocoles dans le but d’imposer l’âge minimum de 18 ans pour les combattants.
Alors que le chaos se propage, les groupes armés se répandent aussi, de la brousse aux bidonvilles urbains, où des mouvements violents et quasi religieux s’enracinent. Dans un bidonville près de Nairobi, la capitale du Kenya, des tortionnaires du groupe des Mungikis, un gang de rue qui utilise des adolescents, ont massacré plusieurs rivaux. Comme il se doit, le chef avait assuré à ses jeunes assassins qu’il était descendu sur la Terre en roulant dans une boule d’étoiles…

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Re: LES ENFANTS SOLDATS

Message par Joss le Ven 20 Juil 2007 - 16:41

Un enfant en guerre n’est plus un enfant

Alors que le reste du monde s’émeut de l’enrôlement des gamins, l’Afrique paraît indifférente à leur sort.

Les conflits armés qui ont essaimé sur le continent africain ces dernières années ont vu émerger un nouveau type de soldats : les enfants. Pour suppléer à l’insuffisance numérique de combattants, des mouvements armés n’hésitent pas à enrôler de force des enfants à qui ils donnent une formation sommaire et des armes pour tuer ou se faire tuer. Drogués, endoctrinés et conditionnés, certains enfants deviennent ainsi de redoutables machines de guerre, comme on l’a vu au Liberia dans les rangs du Front patriotique national du Liberia (NPFL) de l’ex-président Charles Taylor.



Les multiples récits d’enfants qui racontent dans le détail comment ils en sont venus à tuer et piller sauvagement, notamment au Liberia et en Sierra Leone, sont assez éloquents. Ils révèlent surtout l’impact déshumanisant de la guerre sur des êtres encore fragiles, qui obéissent aux ordres comme des automates. Redoutables parce que manipulables à volonté, les enfants soldats constituent le gros des troupes de certaines rébellions armées, et leur situation n’attire pas plus l’attention que celle des autres combattants. L’image d’un enfant à peine pubère, trimballant une kalachnikov plus grande que lui, peut susciter l’émoi dans l’opinion publique occidentale. Mais, en Afrique, la réaction n’est pas évidente – et particulièrement dans des pays engagés dans de tels conflits armés.
A l’exception de quelques organisations non gouvernementales, pour la plupart occidentales, les enfants dans la guerre n’émeuvent pas autrement les consciences. Beaucoup d’Africains considèrent que, de même qu’un enfant en deuil, un enfant en guerre n’est plus un enfant. Certains vont jusqu’à penser que, dès lors qu’un enfant perd ses parents dans la guerre, il est normal qu’il prenne les armes pour les venger. Qu’importe son âge.
Le cercle vicieux de l’enrôlement forcé des enfants leur fait croire que la kalachnikov est le meilleur gagne-pain. Pourtant, quel que soit le conflit armé en Afrique, on se rend compte que ces enfants ne bénéficient pas souvent du même traitement que leurs aînés. Ils sont sur les premières lignes de front, et n’ont pas droit au butin.


SIERRA LEONE


Même si un adage africain dit : “C’est l’enfant qui sait bien se laver les mains qui mange avec les adultes”, aussi loin que l’on remonte dans l’histoire des peuples africains, les enfants n’étaient généralement pas associés aux conflits. “C’est un fait que, dans les traditions africaines, l’on apprend très tôt à l’enfant à se préparer à la vie adulte. Pour les garçons, cela se traduit entre autres par une initiation au maniement des armes traditionnelles. En aucun cas, cependant, ils ne peuvent prendre part à des guerres s’ils n’ont atteint l’âge adulte. Le phénomène des enfants soldats est donc tout aussi nouveau qu’il laisse indifférent plus d’un dans les pays africains”, confie C. Mondja, sociologue.


RWANDA


Jusque-là apanage des adultes, la participation à la guerre a commencé pour les enfants lors des récentes rébellions que l’Afrique a connues. En Sierra Leone, au Soudan, en Angola, au Tchad, au Liberia, en république démocratique du Congo, les enfants ont été associés à la guerre, de gré ou de force, par de nombreux mouvements armés.


ANGOLA

Vu d’Afrique, le problème des enfants soldats paraît n’être qu’un maillon de la longue chaîne de problèmes et de défis auxquels le continent doit faire face. Loin d’être parmi les priorités, il est laissé à un certain nombre d’ONG, qui s’emploient à éduquer, former et réinsérer ces victimes de guerre des temps modernes en Afrique. Sans l’existence du Tribunal pénal international, les Africains seraient abandonnés à leur sort quant au drame des enfants soldats. Et les seigneurs de la guerre continueraient d’abuser d’eux en leur infligeant de basses besognes pour assouvir leurs ambitions.
Serge-Félix N’Piénikoua

La Gazette du Golfe

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Re: LES ENFANTS SOLDATS

Message par Joss le Ven 20 Juil 2007 - 20:10



Blood Diamond (Le diamant de sang)

Acteurs :
Jennifer Connelly
Leonardo DiCaprio
Djimon Hounsou

Réalisateur :
Edward Zwick


Les atrocités des guerres civiles africaines des dernières années ont déjà fait l’objet de plusieurs films. On pense notamment à Hotel Rwanda et Un dimanche à Kigali sur le massacre du Rwanda, qui n’ont pas manqué de marquer leur auditoire.

Dans le même ordre d’idées, le réalisateur Edward Zwick s’intéresse à la Guerre civile de Sierra Leone dans le film Blood Diamond. Ce conflit africain ayant pour principale cause le contrôle des zones diamantifères a été officiellement résolu il y a maintenant près de 5 ans, le 18 janvier 2002.

Frayant son chemin à travers les explosions, les tirs, les morts et les mutilés, le trafiquant de diamants Danny Archer (DiCaprio) risque sa vie avec Salomon Vandy – pêcheur et père de famille ayant perdu de vue les siens - en pénétrant dans la zone rebelle pour retrouver un énorme diamant caché par Vandy. Archer promet à Vandy de l’aider à retrouver sa famille s’il partage le diamant avec lui. Quant à l’aventurier Archer, les profits sur la vente du précieux caillou lui permettrait de fuir le pays et le milieu du trafic une fois pour toutes.

Dans un premier temps, on laisse toute la place à l’action avec moult poursuites, négociations, bras coupés et déflagrations. Puis finalement, l’action laisse un peu place au développement des personnages, à leurs idées et à leurs émotions. Les causes du conflit sont suffisamment expliquées pour que le spectateur comprenne, mais, répétons-le, le personnage aventurier de DiCaprio prime sur tout le reste.

Le film dénonce tout de même au passage le manque d’intérêt des médias occidentaux, la corruption des autorités, les intérêts mercantiles des grandes compagnies, les effets sociaux dévastateurs de l’exploitation abusive de ressources naturelles lucratives et évidemment, les horreurs de la guerre civile.


PARTIE 1




PARTIE 2




PARTIE 3





PARTIE 4



(vous avez, là, la moitié du fil. Le reste suivra dès que je le trouverai)

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Re: LES ENFANTS SOLDATS

Message par Joss le Mer 26 Déc 2007 - 22:56

24 déc. 2007
INDE

• Les enfants soldats oubliés

Dans certaines régions, des insurgés recrutent des enfants pour mener leur combat. Un phénomène grandissant mais toujours largement ignoré par New Delhi. Et par la communauté internationale.


En Inde, le fléau des enfants-soldats n'est pas aussi grave que dans certains pays voisins, comme le Sri Lanka, l'Afghanistan ou la Birmanie. Cependant, si le gouvernement indien ne lui accorde pas toute l'attention nécessaire, ce problème pourrait bien prendre des proportions alarmantes. Car des enfants-soldats sont présents dans plusieurs zones de conflit à travers le pays.

Selon l'Asian Legal Resource Center [(ALRC), organisation non gouvernementale qui œuvre au développement des populations asiatiques], au moins 118 des 604 districts indiens connaissent actuellement des actions armées contre le pouvoir central. Dans l'ensemble de ces régions, des enfants-soldats sont recrutés par toutes les parties en présence. Des enfants et des jeunes gens [de moins de 18 ans] sont enrôlés dans les groupes rebelles présents dans plusieurs Etats de la Fédération indienne – dont l'Assam, le Manipur, le Nagaland, le Chhattisgarh, le Jharkhand, le Jammu-et-Cachemire, l'Andhra Pradesh, le Karnataka et le Maharashtra.

En mars 2006, l'Asia Centre for Human Rights [(ACHR), pour la promotion des droits de l'homme en Asie] publiait un rapport intitulé "Les Adivasis [indigènes] du Chhattisgarh : victimes des naxalites, la guérilla marxiste, et du Salwa Judum". L'équipe de l'ACHR qui s'est rendue dans cet Etat du Nord-Est indien a découvert que des enfants y étaient recrutés comme officiers de police spéciaux, "avec la bénédiction du ministre en chef de l'Etat Raman Singh", précise Suhas Chakma, directeur de l'organisation. Au Chhattisgarh, le groupe d'enfants-soldats des naxalites s'appelle le Bal Mandal ("assemblée des enfants").

Face à eux, des enfants sont intégrés au Salwa Judum, la milice privée qui combat ces marxistes, avec le soutien de l'Etat. Quant à l'Etat de l'Andhra Pradesh, au sud-est, "en 2003, il y avait 75 Bala Sangams, affirme l'ALRC, comprenant 800 enfants. [Les Bala Sangams désignent les unités d'enfants armés de la guérilla marxiste dans cet Etat.] Leur nombre a sensiblement augmenté entre 2003 et 2007, le mouvement naxalite s'étant intensifié dans cette zone." Dans un entretien, l'ancien émissaire du Parti communiste indien (maoïste) [et sympathisant des naxalites], VaraVara Rao, confirme que l'on trouve souvent des jeunes dans les rangs des naxalites de l'Andhra Pradesh.

Selon l'ALRC, des factions extrémistes hindouistes telles que le Bajrang Dal et la Shiv Sena, ou islamistes comme le Jamaat-i-Islami-Hind et l'Islamist Sevak Sangh, disposent elles aussi d'unités d'enfants-soldats. En mai 2007, la chaîne de télévision NDTV a enquêté sur le recrutement d'enfants par des groupes insurgés à la frontière avec la Birmanie. Selon cette enquête, des organisations radicales indépendantistes recrutent ouvertement chez les moins de 18 ans. Malheureusement, la question des enfants-soldats en Inde, en particulier dans le nord-est du pays, ne semble intéresser personne.

Si la communauté internationale s'est penchée sur ce fléau en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient et, pour l'Asie, surtout au Sri Lanka et en Birmanie, on n'entend que très peu parler du sort des enfants-soldats indiens. Certaines organisations internationales, à l'instar des Nations unies, reconnaissent bien leur existence dans plusieurs régions de l'Inde, mais il n'existe quasiment aucun document ou rapport officiel sur ces jeunes combattants qui soit accessible au public. Il est donc grand temps que les autorités reconnaissent publiquement l'existence de ce phénomène qui sévit dans notre pays, principalement dans les bastions naxalites et au nord-est.

Meha Dixit
Countercurrents.org

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Re: LES ENFANTS SOLDATS

Message par Ubu le Mer 26 Déc 2007 - 23:14

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