MARTHE ET MARIE

INQUIÉTUDE AUTOUR DU NIVEAU DES MÉDECINS EN FORMATION INTERN

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INQUIÉTUDE AUTOUR DU NIVEAU DES MÉDECINS EN FORMATION INTERN

Message par Joss le Dim 5 Fév 2017 - 12:03

INQUIÉTUDE AUTOUR DU NIVEAU DES MÉDECINS EN FORMATION INTERNES INCOMPÉTENTS : LE SCANDALE

2 FÉVRIER 2017 LE QUOTIDIEN DU MEDECIN

Le nombre de nouveaux internes formés en Union européenne et dont le niveau de compétence laisse à désirer – 10 % seulement ont eu la moyenne aux ECN – augmente chaque année. Des chefs de service et des doyens tirent la sonnette d'alarme mais le ministère de la Santé est aux abonnés absents.

Il y a un an déjà, les autorités hospitalo-universitaires s'alarmaient du nombre croissant d'internes incompétents (« le Quotidien » du 14 janvier 2016).

Huit internes de médecine générale d'Île France ayant entamé leur cursus dans un autre pays de l'Union européenne et ayant ensuite passé les ECN en France avaient même été suspendus et placés dans un stage en surnombre de remise à niveau dans des services parisiens.

Un an plus...
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.LES MÉDECINS VAUDOIS CRITIQUENT LE NIVEAU DE FORMATION DE G

Message par Joss le Ven 10 Fév 2017 - 9:37

LES MÉDECINS VAUDOIS CRITIQUENT LE NIVEAU DE FORMATION DE GÉNÉRALISTES ÉTRANGERS

9 FEVRIER 2017 RTS


Le système actuel de reconnaissance des diplômes permet à certains généralistes étrangers insuffisamment qualifiés de s’installer dans notre pays, dénonce la société vaudoise de médecine.

"Ce qui coûte le plus cher, en médecine comme ailleurs, c’est l’incompétence". Cette phrase tirée d’un article du Courrier du médecin vaudois de décembre 2016 illustre l’inquiétude des praticiens établis face à l’arrivée de généralistes étrangers à la formation discutable.

La formation des généralistes commence en Suisse par une formation de base sur six ans. Avant d'obtenir le titre de spécialiste en médecine générale, les apprentis médecins doivent encore suivre cinq ans de formation postgrade.
Exigences minimales insuffisantes

Parallèlement, pour un praticien étranger qui souhaite s’établir en Suisse, les accords bilatéraux exigent un diplôme valide et trois ans de pratique en milieu hospitalier. Or, en Suisse, un médecin sur deux a effectué une partie de sa formation à l'étranger.

Ces exigences sont insuffisantes car trop vagues, dénoncent les médecins vaudois. Il y a une brèche dans laquelle s’engouffrent certains praticiens.

Interrogé par la RTS, le Dr Philippe Randin de Genève cite le cas d’une femme médecin qui a effectué ses études à l’étranger, mais qui n’avait plus pratiqué la médecine depuis une vingtaine d’année. Cette personne a pu obtenir un titre de médecin praticien en Suisse, qui lui permet d’exercer comme généraliste.
Une dizaine de cas suspects

S'ils veulent pratiquer en Suisse, les médecins étrangers doivent au préalable faire reconnaître leur titre par la Confédération et les cantons. Mais les autorités sont désarmées pour intervenir lorsque les critères minimaux sont respectés. Une fois l’autorisation de pratiquer octroyée, il faut une plainte d’un patient pour qu’un canton puisse intervenir .

Le président des médecins vaudois, Philippe Eggiman, voit passer par exemple plusieurs centaines de demandes d'autorisation de pratique par année. Une dizaine de cas seraient suspects.
Une réponse politique

L’installation - légale - de médecins au niveau de formation problématique jette le discrédit sur la très grande majorité de médecins étrangers parfaitement qualifiés. A l'instar de Béatrice Allain Pons, généraliste française installée depuis 2013 à Lutry, qui se dit "profondément attristée, même choquée" par le comportement "non déontologique" de ses confrères qui mettent "tout le monde dans le même panier".

Pour les médecins vaudois, la réponse doit venir du politique. "Les procédures devraient permettre de lever les doutes, et le cas échéant de refuser la reconnaissance, même lorsque les conditions purement formelles sont réalisées", écrit le Courrier du médecin vaudois.

Le sujet a été porté devant les Chambres fédérales, jusqu'ici sans succès. Tenu de respecter les accords bilatéraux en la matière, le Conseil fédéral estime n'avoir qu'une marge de manoeuvre limitée.

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BRIGHELLI - EN MÉDECINE AUSSI, LE NIVEAU BAISSE !

Message par Joss le Lun 13 Fév 2017 - 21:31

BRIGHELLI - EN MÉDECINE AUSSI, LE NIVEAU BAISSE !

11 FEVRIER 2017 LE POINT

GRÂCE À LA RECONNAISSANCE AUTOMATIQUE DES DIPLÔMES, L'EUROPE NOUS ENVOIE DE JEUNES MÉDECINS AU NIVEAU INQUIÉTANT. ET SI DEMAIN C'ÉTAIT LE VÔTRE ?

LE QUOTIDIEN DU MEDECIN du 2 février dernier CONSACRE UN DOSSIER au problème des « internes incompétents » – un scandale, d'après cette publication réservée aux praticiens en exercice. Un scandale d'autant plus monstrueux qu'à l'horizon 2025, quand les derniers médecins venus du baby-boom auront pris leur retraite, il ne restera en France, pour exercer dans les déserts médicaux – partout en dehors des très grandes villes où les CHU veillent encore à la qualité du recrutement – que ces médecins du second rayon. Parfois des étrangers non francophones, ce qui ne facilite pas vraiment l'examen clinique, mais le plus souvent des Français formés à l'étranger (je ne saurais trop vous recommander les universités roumaines de Cluj et de Iasi, véritables usines à former des MORTICOLES) ou ailleurs.

SUSPENDUS PUIS REINTEGRES

Surtout, ne pas croire que le problème est récent. Il y a un an déjà, LE MÊME QUOTIDIEN TITRAIT : « Les autorités hospitalo-universitaires s'alarment du nombre croissant d'internes incompétents », soupçonnant que les aptitudes des étudiants formés hors de France laissaient à désirer : huit internes venaient d'être suspendus pour suivre un stage de remise à niveau. Mais alors, tout va bien ? Vous êtes naïfs : « les huit internes concernés ont été réintégrés dans le cursus », et « l'agence régionale de santé d'Île-de-France n'a pas souhaité reconduire ces stages, redoutant de s'exposer au recours d'un étudiant concerné ». Parce qu'en soi, un tel stage est illégal : ils sont internes, et n'ont plus à démontrer leurs capacités. Désormais, ils peuvent entonner le refrain des médecins moliéresques :

« Clysterium donare,

Postea seignare,

Ensuitta purgare ».

Pour la petite histoire, qui sera demain la vôtre, c'est ainsi que Molière, à dix ans, a vu les médecins de son temps tuer littéralement sa mère.
Pour soigner votre grippe dans cinq ans, il ne restera personne

Résumons. Après avoir passé l'internat, les étudiants passent depuis 2004 les ECN (épreuves classantes nationales) qui n'est pas un examen (tout le monde est admis par principe), mais une méthode de classement : en fonction du rang, les étudiants peuvent choisir parmi toutes les places disponibles dans les diverses spécialités, les derniers classés prenant ce qu'il reste, quelque part dans une France profondément périphérique. Vous pouvez aussi bien choisir de rendre copie blanche, vous serez classé quand même.

À noter que près d'un millier d'étudiants chaque année préfèrent redoubler plutôt que d'être versés en médecine générale – spécialité qu'ils jugent peu rémunératrice. Cette désaffection de la médecine de proximité donne une idée de ce qui attend les retraités de demain dans des communes plus ou moins rurales ou dans des tissus urbains défavorisés. Pour soigner votre grippe dans cinq ans, il ne restera personne. Alors quand on sait que celle de cette année a déjà provoqué, au 25 janvier, UNE SURMORTALITE DE 8100 PERSONNES

Et cela concerne du monde, figurez-vous. Supposons pour le moment, et pour la beauté du raisonnement que tous les internes français sont excellents. Les internes formés ailleurs qu'en France étaient 227 en 2014, 296 en 2015 et 419 en 2016. Or, selon deux études menées par La Presse médicale, « les candidats à diplôme européen ont eu des notes assez catastrophiques aux ECN, avec une note moyenne par dossier de 18 à 36 sur 100 ». En 2014 et 2015, moins de 10 % atteignaient la moyenne générale de 500 points sur 1 000. Et 1 % (environ 80 d'entre eux) avaient une note inférieure à 250. Bonne chance à celles et ceux dont ils seront les médecins.

Ne faudrait-il pas remettre en cause la formation, si celle-ci n’est pas optimale, au lieu d’accabler les internes ?

La conférence des doyens de médecine, soutenue par l'Ordre des médecins, propose donc la mise en place d'un certificat de compétence clinique (CCC) préalable aux ECS – exigible pour les étudiants inscrits en France et issus des autres pays européens. Ces grands patrons ont même alerté Harlem Désir, le très utile secrétaire d'État chargé des Affaires européennes – qui n'a pas donné suite. Parions que Bruxelles, qui veille à l'égalité des traitements pour tous ses ressortissants, s'en émouvra bientôt. D'autant que les procédures judiciaires pendent au nez de ceux qui voudraient instaurer un tel contrôle en amont : l'Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) estime que le portfolio national qui serait ainsi mis en place « ne doit pas être sanctionnant ». Et Olivier Le Pennetier, président de l'Inter-Syndicat national des internes (Isni) prévient : « Il est difficile de parler de redoublement ou de réorientation. Nous serons attentifs aux propositions. »

Mais ce garçon lève un lièvre de belle taille : « Ne faudrait-il pas remettre en cause la formation, si celle-ci n'est pas optimale, au lieu d'accabler les internes ? »

Depuis qu'un numerus clausus, essentiellement destiné à protéger la profession, a été mis en place dans les années 1990, créant ainsi une sélection à bac + 1, le nombre de futurs médecins a stagné (il y a eu un très léger desserrement dudit numerus clausus récemment – bien trop tard). Cette sélection, basée sur des matières requérant un bachotage intensif pour un résultat médiocre, et qui a fait la fortune de diverses officines proposant une formation supposée de qualité, envoie dans le mur 85 % des inscrits (qui ont le droit de se réinscrire une fois, et c'est tout).

Dans le mur ou, justement, à l'étranger. Nombre de pays européens sont ravis de recevoir chez eux, pour plusieurs années, des petits Français à fort pouvoir d'achat, qu'ils qualifieront selon leurs critères, et qu'ils renverront, frais émoulus de leurs universités, dans nos hôpitaux. Rappelez-vous bien : seuls 10 % d'entre eux ont un niveau satisfaisant. Les autres vous tueront. Ils vous tueront d'autant plus que la France, en vieillissant, entre massivement dans la zone dangereuse, là où il n'est pas recommandé de confondre une constipation sévère et une occlusion intestinale due à une tumeur. Ou le vacillement d'une ivresse avec les symptômes d'une hémorragie cérébrale.
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