MARTHE ET MARIE

Le 13 juin 1917 deuxième apparition de Fatima

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Le 13 juin 1917 deuxième apparition de Fatima

Message par mariejesus le Sam 13 Juin 2015 - 19:50



MERCREDI 13 JUIN 1917 :
La révélation du Cœur Immaculé de Marie
Le 13 juin au matin, Lucie, François et Jacinthe, après la messe en l’église de Fatima, se rendirent jusqu’à la Cova da Iria. Vers 11 heures, lorsqu’ils arrivèrent sur le lieu des apparitions, il y avait déjà plusieurs dizaines de personnes, venues pour la plupart des hameaux voisins. De la paroisse, il n’y avait guère que Maria Carreira. Cette mère de famille, “ la fidèle de la première heure ”, n’avait rien d’une exaltée, perpétuellement en quête de merveilleux… C’en était tout le contraire. D’un courage héroïque, d’un grand bon sens, c’est sa foi profonde et son amour de la très Sainte Vierge qui, non sans une grâce spéciale de Dieu, lui firent pressentir presque tout de suite, puis constater de visu qu’il y avait là un authentique fait surnaturel. (…)

Dès qu’elle aperçut Lucie, Maria Carreira s’empressa de lui demander :

« Oh, petite ! quel est le chêne-vert où Notre-Dame est apparue ?

– Voyez ! c’est ici qu’elle se trouvait, répondit Lucie en mettant la main sur la cime de l’arbuste.

C’était un petit chêne-vert, d’un mètre environ de hauteur, dans la force de la croissance. Les branches étaient bien droites, vigoureuses et d’un bel aspect.

Et puis, sans excitation, sans inquiétude ni contention d’esprit, l’on attendit l’heure de l’apparition. « Pour moi, racontait Maria Carreira, comme j’étais malade, et me sentais très faible (il devait être près de midi au soleil), je demandai à Lucie :

– Notre-Dame va-t-elle tarder longtemps ?

– Non, Madame, me répondit-elle, elle ne tardera pas.

« La petite attendait les signes qui annonceraient l’apparition. Nous récitâmes le chapelet et, au moment où allait commencer les litanies, Lucie interrompit en disant qu’il n’y avait plus assez de temps pour les réciter. »

Il y avait maintenant autour des voyants une cinquantaine de personnes groupées près du chêne-vert, et tout le monde entendit Lucie s’écrier : « Voilà l’éclair !… Notre-Dame va arriver ! » Mais, seuls, les trois enfants l’avaient vu. Les autres ne virent ni l’éclair, ni Notre-Dame… Cependant, note un témoin, « les branches de l’arbuste ployèrent en rond de tous les côtés, comme si le poids de Notre-Dame avait réellement porté sur elles ». (…)

Écoutons maintenant Lucie relater l’Apparition dans son IVe Mémoire :

« 13 juin 1917. Après avoir récité le chapelet avec Jacinthe, François et d’autres personnes qui étaient présentes, nous vîmes de nouveau le reflet de la lumière qui s’approchait (ce que nous appelions l’éclair) et, ensuite, Notre-Dame, sur le chêne-vert, tout comme au mois de mai.

– Que veut de moi Votre Grâce ? demandai-je.

– Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous disiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite, je vous dirai ce que je veux.
Je demandai la guérison d’un malade.

– S’il se convertit, il sera guéri durant l’année.
– Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.

– Oui, Jacinthe et François, je les emmènerai bientôt mais toi, Lucie, tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône.

– Je vais rester ici toute seule ? demandai-je avec peine.

– Non, ma fille. Tu souffres beaucoup ? Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.


« Ce fut au moment où Elle prononça ces dernières paroles qu’Elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la deuxième fois, le reflet de cette lumière immense. En Elle, nous nous vîmes comme submergés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel, et moi dans celle qui se répandait sur la terre.

« Devant la paume de la main droite de Notre-Dame se trouvait un Cœur, entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer. Nous avons compris que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation.

« Voilà, Excellence, ce à quoi nous faisions allusion lorsque nous disions que Notre-Dame nous avait révélé un secret en juin. Notre-Dame ne nous avait pas demandé encore cette fois-là de garder le secret, mais nous sentions que Dieu nous y poussait. »

« Quand Notre-Dame s’éloigna de l’arbuste, rapporte Maria Carreira, il y eut comme le souffle d’une fusée d’artifice lorsqu’on l’entend monter au loin. Lucie se leva très vite et, en tendant le bras, elle disait :

– Voyez, Elle s’en va, Elle s’en va !

« Quant à nous, nous ne vîmes rien, seulement un petit nuage, distant du feuillage de l’arbuste d’une main ouverte, qui s’élevait doucement vers l’orient, jusqu’au moment où il se dissipa complètement. Certaines gens disaient : “ Je le vois encore, il est là ! ”… jusqu’à ce que, pour finir, personne ne prétendit plus le voir. Les petits restaient silencieux, les yeux fixés sur le même point du ciel, jusqu’à ce que Lucie, au bout d’un moment, déclarât : “ C’est fini ! Maintenant on ne la voit plus ; elle est rentrée au Ciel ; les portes se sont refermées. ” En nous tournant alors vers le chêne-vert miraculeux, quelle ne fut pas notre surprise de voir que les petites branches du sommet, qui étaient auparavant toutes droites, étaient maintenant un peu inclinées vers l’est, comme si elles avaient été réellement foulées par quelqu’un. »

« Je remarquai un fait étonnant, rapporte un autre témoin. À la fin de l’apparition, lorsque Lucie annonça que Notre-Dame partait dans la direction de l’est, tous les rameaux de l’arbre se ramassèrent et s’infléchirent de ce côté, comme si Notre-Dame, en partant, avait laissé traîner sa robe sur la ramure. »

Les cinquante premiers pèlerins du 13 juin, rentrés chez eux pleins de joie et de ferveur, publièrent partout la bonne nouvelle : Oui, c’était vrai, Notre-Dame était apparue une deuxième fois à la Cova da Iria ! et ce n’était pas fini, elle reviendrait tous les treize du mois, jusqu’en octobre ! Ils surent si bien communiquer leur confiance enthousiaste que, le 13 juillet, en pleine période de moisson, ils seront des milliers à vouloir assister au céleste rendez-vous… (…)

Le fruit de la vision fut pour nos pastoureaux une connaissance intime et un ardent amour du Cœur Immaculé de Marie. « Il me semble que ce jour-là, écrit Lucie, ce reflet avait pour but principal de mettre en nous une connaissance et un amour spécial envers le Cœur Immaculé de Marie ; de même que les deux autres fois, il avait eu ce même but, mais par rapport à Dieu et au mystère de la très Sainte Trinité. Depuis ce jour, nous sentîmes au cœur un amour plus ardent envers le Cœur Immaculé de Marie. » Jacinthe, plus particulièrement, était débordante de ferveur : « Elle me disait de temps en temps : “ Notre-Dame a dit que son Cœur Immaculé serait ton refuge, et le chemin qui te conduirait à Dieu. N’aimes-tu pas cela beaucoup ? Moi, j’aime tant son Cœur, Il est si bon ! ” »

Dans la lumière même de Dieu, les enfants purent voir l’expression symbolique de la diversité de leurs vocations. Après la vision, François s’étonnait : « Tu te trouvais avec Notre-Dame, disait-il à Lucie, dans la lumière qui descendait vers la terre, et Jacinthe avec moi dans celle qui montait vers le Ciel. » Lucie le lui expliqua. La prophétie qu’elle formula sur son propre compte est à signaler, elle s’est réalisée à la lettre :

« C’est que, répondis-je, toi et Jacinthe, vous irez bientôt au Ciel, et moi je resterai avec le Cœur Immaculé quelque temps encore sur la terre.

– Combien d’années resteras-tu ici ? demanda-t-il.

– Je ne sais pas, beaucoup d’années.

– C’est Notre-Dame qui te l’a dit ?

– Oui, c’est Elle, et je l’ai vu dans cette lumière qu’elle nous mettait dans la poitrine.

« Jacinthe confirma ce que je disais, en déclarant : “ Oui, c’est bien ainsi ! Moi aussi, je l’ai vu ainsi ! ” »

Extraits deFatima, joie intime, événement mondial,
Frère François de Marie des Anges, p. 53-57

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Re: Le 13 juin 1917 deuxième apparition de Fatima

Message par Marie Cécile le Dim 27 Déc 2015 - 10:35

Aujoud'hui nous fêtons Saint Jean. Mais aussi;
Bienheureuse Sára Salkaházi



religieuse martyre à Budapest (✝ 1944)

Sára Salkaházi - Eglise catholique en Guyane française Sara, professeur talentueuse, écrivain et journaliste, entra dans la congrégation des Sœurs de l'assistance en 1929, y découvrant les problèmes sociaux avec une attention particulière envers les pauvres, les marginaux et les persécutés. Elle donna sa vie pour les juifs persécutés durant la seconde guerre mondiale. Les sœurs sauvèrent plus de 1000 vies pendant cette période.
...Sœur Sára était directrice des Collèges des Filles Ouvrières. Consciente du danger menaçant, le 14 septembre 1943 elle demande à ses supérieurs l’autorisation de pouvoir offrir sa vie en sacrifice, écrit le journal catholique hongrois 'Magyar Kurír'. L’offrande de sa vie se réalise le 27 décembre 1944: sœur Sára cachait des persécutés au collège des ouvrières dans la maison, au n.3 de la rue Bokréta, à Budapest. C’est là que, ayant été dénoncée, sœur Sára sera arrêtée et emmenée par les hommes armés du pouvoir fasciste, avec la catéchiste Vilma Bernovits et quelques persécutés. Ils seront fusillés le soir même près du Danube gelé, au pied du Pont de la Liberté, à Budapest.
Béatifiée à Budapest en Hongrie (1ère béatification en Hongrie depuis 900 ans) par le cardinal Beter Erdö, primat de Hongrie, sous Benoît XVI, le 17 septembre 2006.
(Église catholique en Guyane française - saint de la semaine du 27 décembre 2010 écrit par Line Alcide dit Claudel)
Sára Salkaházi (1899-1944) - biographie (site du Vatican - en anglais)
Site des 'Sisters of Social Service' (en anglais)

Que Dieu vous bénisse et vous donne sa Paix!

Marie Cécile
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Le dernier soir de l'année

Message par Marie Cécile le Mar 29 Déc 2015 - 10:46


Chaque dernier soir de l'année je reste seule chez moi après La Messe (à Cannes) Je rends grâces à Dieu pour l'année passée et je prie pour l'année qui va commencer.
Je lis aussi le drame de T.S.Eliot:
29 décembre 1170


Meurtre dans la cathédrale de Cantorbéry


Le 29 décembre 1170, l'archevêque Thomas Becket (52 ans) est assassiné dans sa cathédrale de Cantorbéry (*) pendant qu'il célèbre les vêpres. C'est l'épilogue d'une amitié entre le prêtre et le roi Henri II qui s'est transformée en haine. Une tragédie de théâtre appliquée à l'Histoire !

André Larané.



Un homme de principes

Fils d'un marchand de Rouen, Thomas Becket conjugue tous les talents : beauté, intelligence, adresse. Après des études à Paris, il entre au service de Théobald, archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre. Celui-ci lui confie la charge d'archidiacre.

Thomas Becket devient le chancelier et l'ami du roi Henri II Plantagenêt dès l'avènement de celui-ci sur le trône d'Angleterre. Il se montre administrateur efficace et bon courtisan. Il partage les plaisirs du roi, part avec lui faire la guerre en Aquitaine et ne se prive pas de taxer les abbayes pour couvrir les besoins de la cour.

Lorsque meurt Théobald en 1162, Henri II croit habile de confier l'archevêché de Cantorbéry à son ami. Il espère avoir de la sorte un interlocuteur complaisant à la tête du clergé anglais. Mal lui en prend. Thomas Becket change très vite de manière et prend sa nouvelle tâche à coeur. Il abandonne sa charge de chancelier et, dès le synode de Westminster, en octobre 1163, s'oppose publiquement à son ancien ami qui veut lever des taxes sur les terres d'Église et soumettre les ecclésiastiques à sa juridiction.

Le roi promulgue à cet effet les Constitutions de Clarendon. Celles-ci placent l'Église anglaise sous l'autorité du trône. On peut lire par exemple : «Les clercs, lorsqu'ils auront été convoqués devant un tribunal du roi, devront se rendre à son tribunal et aussi au tribunal ecclésiastique.
Et si un clerc a été convaincu ou s'il a avoué, l'Eglise n'a plus le droit de le protéger.
Les archevêques, les évêques et toutes les personnes dans le royaume qui sont vassaux directs du roi tiennent leurs possessions du seigneur roi en baronie et doivent en rendre compte aux fonctionnaires et aux officiers du roi...
Et si l'archevêque ne rend pas bonne justice, l'appel doit venir en dernier ressort au roi et il ne doit pas aller plus loin sans l'autorisation du seigneur roi.»

Thomas Becket accepte dans un premier temps les Constitutions puis se rétracte à la demande du pape Alexandre III.

Sommé de comparaître devant une assemblée de barons, l'archevêque prend la poudre d'escampette. Il traverse la Manche et se réfugie à l'abbaye de Saint-Colombe, à Sens, sous la protection du roi de France et du pape. Son séjour sur le Continent se prolonge pendant six ans.

Enfin, sur la foi d'une promesse de réconciliation d'Henri II, qui le rencontre à Fréteval, en France, il consent à revenir en Angleterre.

Mais les querelles reprennent de plus belle. Un jour, comme l'archevêque a excommunié tous les évêques qui ont pris le parti du roi, celui-ci s'écrie : «Eh ! quoi, parmi tous ces lâches que je nourris, aucun n'est donc capable de me venger de ce misérable clerc !» Quatre chevaliers ne se le font pas dire deux fois et courent à la cathédrale faire ce qu'ils croient être leur devoir.

Repentance

Devant le scandale national et international que soulève le crime, Henri II abroge les Constitutions de Clarendon et fait amende honorable. Il se rend devant la châsse de l'archevêque, à Cantorbéry, et y passe un jour et une nuit en prière. Puis, devant les 70 moines du chapitre de la cathédrale, il se dépouille de ses vêtements et se fait fouetter. Il reçoit enfin l'absolution. Comme, le même jour, ses troupes triomphent des Écossais, ses sujets estiment que Dieu l'a effectivement absous.

La châsse du saint archevêque martyr vaut à Cantorbéry de devenir pendant un temps une destination de pèlerinage aussi prisée que Compostelle. Deux auteurs modernes ont rendu vie à cette histoire. Il s'agit de Thomas Eliot (Meurtre dans la cathédrale) et Jean Anouilh (Becket).

Marie Cécile
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