MARTHE ET MARIE

BELKACEM PROGRAMMES SCOLAIRES ALLEGES - PLUS DE REDOUBLEMENT

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BELKACEM PROGRAMMES SCOLAIRES ALLEGES - PLUS DE REDOUBLEMENT

Message par Joss le Mer 24 Sep 2014 - 9:32

NAJAT VALLAUD-BELKACEM VEUT ALLÉGER LES PROGRAMMES SCOLAIRES

23 SEPTEMBRE LE POINT

Alors qu'en 40 ans un élève de CP a perdu 6 heures de français, Najat Vallaud-Belkacem veut alléger les programmes scolaires. Brighelli s'en esbaudit fort.


Nous vivons le triomphe du l.ight. Camemberts à 0 %, blanquette pauvre accordée à notre sédentarisme, et, désormais, programmes scolaires allégés, nous promet Mme Vallaud-Belkacem dans une fracassante interview sur France info.

Merveilleuses promesses. Notre tour de taille va se désépaissir, et le cerveau des enfants, menacé d'explosion par la faute des méchants pédagogues dans mon genre qui y entassent des savoirs inutiles, reprendra le format adéquat à la consommation de TF1 et de Coca-Cola. L'Eden, c'est à nouveau demain.
32 semaines maigres

Que dit exactement le ministre (8 minutes 50 après le début de l'interview) ? "On va cette année quand même rénover les programmes. Lorsque vous interrogez les enseignants, l'une des choses qui pèsent le plus sur leur quotidien d'enseignants, c'est d'avoir des programmes trop lourds, qu'ils n'ont pas le temps de finir dans l'année..." Diable !

Allégeons ! Taillons par exemple dans les programmes d'histoire - de nombreux profs d'histoire de gauche sont favorables à cet allègement. On gardera la décolonisation, on virera à nouveau Louis XIV et Napoléon. Taillons dans les programmes de maths. On étalera à nouveau l'apprentissage des quatre opérations de base sur quatre ans. Taillons dans les programmes de Français. L'usage des tablettes numériques, que l'on achètera en masse de façon à faire perdre du temps aux enseignants et gagner de l'argent aux fournisseurs chinois, permettra bientôt à chacun d'arriver à la Méconnaissance absolue, ce nirvana des pédagogies modernes. L'Ignorance, c'est la Force !

Au passage, cela permettra d'anéantir des milliers de postes, comme au cours des années 1980-2010, sans se faire remarquer. Régis Soubrouillard, dans Marianne, rappelle qu'il y a quarante ans, un élève de CP bénéficiait de 15 heures de français contre 9 en 2002 - en attendant que Najat Vallaud-Belkacem allège encore les programmes.
Montaigne pris en otage

"Des têtes bien faites plutôt que des têtes bien pleines" : on connaît la formule de Montaigne. Ce que visait le philosophe bordelais, c'était le gavage de la Sorbonne et des sorbonnicoles, comme disait avant lui Rabelais. Cela ne visait nullement l'acquisition de savoirs encyclopédiques - ceux-là mêmes que Montaigne avait casés dans sa tête et dans sa "librairie". Mais on a voulu y lire - les pédagos ne sont pas à un contresens près - la condamnation de la transmission. Le petit Montaigne aurait-il su "construire ses savoirs tout seul", conformément à la loi Jospin de 1989 ? Il n'en avait pas la prétention, ses Essais jouent sur les exempla antiques, cette sagesse des hommes du temps jadis patiemment assimilée. Contrairement aux idées reçues des chronobiologistes qui nous gouvernent, les enfants ont d'étonnantes capacités d'absorption. Les programmes scolaires de la IIIe République laissaient peu de temps aux "rythmes scolaires", aux récrés qui n'en finissent pas et à l'apprentissage du "vivre ensemble". Les écoliers étaient en classe du lundi matin au samedi soir, jeudi excepté. Trois mois de vacances, certes, moissons et vendanges obligent, mais trois jours de repos à la Toussaint, trois jours en février. Ils n'en mouraient pas, contrairement à ce que sont prêts à affirmer les hôteliers alpins qui décident du rythme des vacances depuis trois décennies.
Montrons-nous positif

Mme Vallaud-Belkacem, je suis un enseignant en plein exercice, mais je prendrai sur mon temps de sommeil pour vous aider à mettre sur pied des programmes cohérents, de la maternelle à l'université. Invitons quelques grandes compétences - je vous donnerai des noms, vous n'en avez guère parmi vos amis, et la commission que vous avez mise en place ne compte aucun instituteur, ni aucun professeur. Je vous présenterai des praticiens, des gens de terrain, pas des idéologues fous, qui vous expliqueront comment on fait rentrer dans les têtes les plus hermétiques des faits et des notions parfois complexes.

Le temps scolaire est un temps long, dites-vous. Eh bien, au lieu de préparer l'échec déjà acquis de François Hollande en 2017, préparons la génération qui sera au pouvoir en 2040. Vous devez tout à l'école de la République, vous l'avez dit et redit, et Manuel Valls aussi : tenez-vous vraiment à être les derniers à en avoir bénéficié ? Alléger les programmes, c'est offrir sur un plateau les postes à venir aux héritiers qui auront à la maison de quoi compléter ce que l'école ne leur donne déjà plus. Pour les autres, ceux qui demeureront illettrés, on aura toujours Doux ou Gad pour leur donner des poulets à occire, et Pôle Emploi pour leur offrir l'occasion d'apprendre à lire en faisant la queue.

Au passage, je me permets de vous signaler, madame le ministre, qu'en cuisine, l'ennemi n'est pas le gras, auquel on doit ce merveilleux concept, l'onctueux. L'ennemi du gastronome, c'est le lourd. L'indigeste. L'imbuvable. Ou pire encore, le fade.

PS. L'Express se demandait la semaine dernière si MICHEL ONFRAY, sous prétexte qu'il a dit sur France Inter des choses sensées sur le travail que ne fait plus l'école et qui ne se fait plus à l'école, n'était pas "le fils naturel de Jean-Paul Brighelli et de Farida Belghoul". Je m'empresse de démentir : ONFRAY, comme tout auteur, est fils de ses propres oeuvres - et je n'ai jamais couché avec Farida Belghoul... Simplement, il dit des évidences ("Et si, à l'école, au lieu de la théorie du genre et de la programmation informatique, on apprenait à lire, écrire, compter , penser ?" a-t-il osé tweeter), ce qui a eu pour effet de mettre la Gôche bien-pensante en émoi. Rue 89 a immédiatement dégainé son prêt-à-penser et ses anathèmes. "Un Finkielkraut-bis !", s'étrangle Arrêt sur images. Ma foi, pourquoi pas ? Créons un, deux, trois, de nombreux Finkielkraut, et de nombreux ONFRAY - Brighelli se suffit pour l'instant à lui-même.


MICHEL ONFRAY EDUCATION ET GENDER 12 SEPTEMBRE... par jozecat


Dernière édition par Joss le Mer 24 Sep 2014 - 9:59, édité 2 fois

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LA FIN DU REDOUBLEMENT, C’EST MAINTENANT ?

Message par Joss le Mer 24 Sep 2014 - 9:46

LA FIN DU REDOUBLEMENT, C’EST MAINTENANT ?

Après un combat acharné pour promouvoir la théorie du genre à l'école, Najat Vallaud-Belkacem souhaite laisser maintenant la liberté à un enfant de décider de son redoublement.


24 SEPTEMBRE 2014 VALEURS ACTUELLES

Aberration. Selon les informations d’EUROPE 1, le ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem s’apprête à supprimer le redoublement à l’école.


C’est la question qui préoccupe tout parent lorsqu’un enfant rencontre des difficultés scolaires. Le redoublement est-il efficace ? Va-t-il permettre à l’enfant de progresser ? De mûrir ? La question est aussi évoquée en haut lieu, au ministère de l’Education nationale depuis de nombreuses années car le redoublement coûte cher. Comment faire des économies ? Jamais un ministre de l’Education n’a souhaité ou osé évoquer la suppression du redoublement à l’école. Voilà chose faite.

L’enfant ne redoublera pas s’il n’en a pas envie

Dans un décret qui sera envoyé à tous les établissements scolaires, il apparait une consigne aussi surprenante que claire : « ne pas conseiller le redoublement quand l’enfant n’en a pas envie ». Par ailleurs, la famille devra donner « son accord »… Le souhait de Najat Vallaud-Belkacem est de proposer un « enseignement plus individualisé » pour les enfants en difficulté. Europe 1 rapporte que « des petits groupes pourraient être mis en place dans chaque classe pour mieux prendre en compte les lacunes de chaque élève. Autre idée, des cours de rattrapage l’été pour remettre à niveau les enfants qui en ont besoin ».

Un enjeu économique pour l’Etat

Selon des études citées par la radio, « le redoublement coûterait un milliard et demi d’euros par an à l’Etat. Les nouvelles méthodes envisagées par Najat Vallaud-Belkacem seraient bien moins coûteuses ».

Un demi-mensonge économique

Alors que Najat Vallaud-Belkacem explique que la suppression du redoublement permettra de faire des économies, elle oublie dans son calcul d’intégrer le recrutement des 60 000 professeurs supplémentaires, promesse de campagne de François Hollande. Promesse bien plus onéreuse que de laisser la possibilité au corps professoral de décider du redoublement d’un élève qui a besoin d’approfondir ses connaissances.

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FIN DE LA BOURSE AU MERITE ?

Message par Joss le Dim 26 Oct 2014 - 21:28

BOURSE AU MÉRITE : DEUX ÉTUDIANTES DE FLERS FONT PLIER LE GOUVERNEMENT

22 OCTOBRE 2014 FR3

Deux bachelières flériennes, aujourd'hui étudiantes, avaient lancé une pétition pour contester la décision du gouvernement de supprimer les bourses au mérite. Le 17 octobre dernier, le Conseil d'Etat a suspendu cette mesure.


Elles ont le triomphe modeste. "On n'avait vraiment pas l'espoir d'une telle décision après il faut savoir qu'il s'agit d'une décision provisoire, rien n'est encore joué". Cet été, Thais Cesto et Julie Anne Kervella, deux jeunes bachelières flériennes créaient une page facebook intitulée "Touche pas à ma bourse, je la mérite" et lançaient une pétition en ligne. Le gouvernement venait de mettre fin aux bourses au mérite, créée en 2009 par Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur .

Pour en bénéficier, il fallait être boursier, et avoir obtenu une mention "Très bien" au bac. Les élèves "méritant" recevaient alors, pour poursuivre leurs études, une somme supplémentaire de 1800 euros annuels (versés en 9 fois tout au long de l'année) pendant 3 ans, à conditions d'avoir de bons résultats. Environ 7.000 nouveaux bacheliers étaient concernés chaque année.

La pétition lancée par les deux jeunes Ornaises a recueilli près de 11 000 signatures. Le 17 octobre dernier, le Conseil d'Etat auspendu la décision du ministère de l'Education nationale. "Le juge des référés a estimé qu'il y avait un doute sérieux sur la légalité de cette partie de la circulaire attaquée et que son exécution, privant des étudiants d'une part substantielle de leur ressources, créait une situation d'urgence", explique le Conseil d'Etat dans un communiqué.

Comme le soulignent les deux jeunes femmes, cette décision est provisoire car la juridiction ne s'est pas encore prononcé sur la légalité de la mesure. Il devrait le faire à une date ultérieure. Le combat des deux étudiantes ornaises n'est donc pas encore terminé.

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ÉCOLE : LES MÈRES VOILÉES POURRONT ACCOMPAGNER LES SORTIES

Message par Joss le Mer 29 Oct 2014 - 15:18

ÉCOLE : LES MÈRES VOILÉES POURRONT ACCOMPAGNER LES SORTIES



28 OCTOBRE 2014 LE FIGARO

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation, estime que « l'acceptation de leur présence doit être la règle ».


Une nouvelle vision de la laïcité à l'Éducation nationale? Alors que la question des accompagnateurs de sorties scolaires reste suspendue depuis plusieurs mois, NAJAT VALLAUD-BELKACEM envoie un signal en faveur des mères voilées. La ministre de l'Éducation s'écarte clairement de la voie tracée par l'un de ses prédécesseurs, VINCENT PEILLON. En décembre 2013, celui-ci réaffirmait le bien-fondé de LA CIRCULAIRE CHATEL, qui, en 2012, posait la possibilité d'interdire de sortie les parents manifestant «leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques».

«Le principe, c'est que, dès lors que les mamans ne sont pas soumises à la neutralité religieuse (…), l'acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l'exception», a expliqué NAJAT VALLAUD-BELKACEM, auditionnée le 21 octobre dernier par l'OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITÉ. Un renversement des règles. «Au moment où je veux absolument renouer le lien de confiance, qui s'est distendu, entre les parents et l'école (…), tout doit être mis en œuvre pour éviter les tensions», a argumenté la ministre.

Dans cette prise de position, NAJAT VALLAUD-BELKACEM s'appuie sur un rapport du CONSEIL D'ÉTAT, remis en décembre 2013. Alors saisi par le DÉFENSEUR DES DROITS faisant état de «zones grises», la plus haute juridiction administrative avait estimé que les accompagnateurs n'étant ni «agents» ni «collaborateurs» du service public, ils n'étaient pas soumis aux «exigences de neutralité religieuse». Tout en laissant possibles certaines restrictions liées au trouble à l'ordre public. Un avis ambigu, laissant au fond la laïcité au milieu du gué. Après les déclarations de la ministre de l'Éducation, les parties concernées par l'affaire réclament plus que jamais des éclaircissements. Du côté des mères voilées d'abord, ces déclarations ont fait naître «un espoir». «Elle doit maintenant aller jusqu'au bout», explique le collectif MAMANS TOUTES ÉGALES (MTE), basé à MONTREUIL, qui exige l'abrogation de la circulaire CHATEL, jugée «illégale et stigmatisante».

Du côté des «responsables de terrain», on apprécie moyennement le «cadeau» de la ministre. Car c'est à eux, en effet, que revient la tâche de trouver un «équilibre» dans les cas délicats. «Il peut y avoir des situations particulières, liées par exemple au prosélytisme religieux, qui peuvent conduire les responsables locaux à recommander de s'abstenir de manifester leur appartenance ou leur croyance religieuse», a précisé NAJAT VALLAUD-BELKACEM devant l'OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITÉ. Une position qui fait bondir enseignants et personnels de direction. À eux donc, de juger du caractère ostentatoire d'une tenue. Est-ce le cas pour un discret voile fleuri? Sans principe clair, les appréciations peuvent varier selon les individus, les établissements, la réalité du terrain. «La laïcité est une valeur, un principe, pas une chose que l'on adapte en fonction de la réalité, assène JEAN-LOUIS AUDUC, ancien directeur d'IUFM qui suit de près ces questions. L'expérience montre que l'on a besoin de clarté.»

Beaucoup, en effet, font le parallèle avec les affaires de voiles dans les collèges et lycées en 1989. À l'époque, le CONSEIL D'ÉTAT, saisi par LIONEL JOSPIN, MINISTRE DE L'ÉDUCATION, avait estimé que le port de signes religieux à l'école n'était pas «incompatible avec la laïcité», à condition qu'il ne soit pas «ostentatoire et revendicatif». Et laissait au terrain le choix d'arbitrer. Le débat s'était finalement soldé par l'adoption de la loi de 2004, interdisant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les établissements scolaires. «À vingt-cinq ans d'intervalle, NAJAT VALLAUD-BEL-KACEM choisit la même attitude et commet la même erreur que LIONEL JOSPIN, estime ALBERT-JEAN MOUGIN, vice-président du SYNDICAT NATIONAL DES LYCÉES ET COLLÈGES (SNALC). Ce ne sera pas tenable. L'État ne peut demander à ses agents d'incarner à eux seuls et selon les circonstances le principe, devenu variable de la laïcité.»

Faut-il donc préciser le statut des accompagnateurs? «À partir du moment où les parents encadrent une sortie scolaire, ils s'apparentent à des agents du service public. Ils incarnent des valeurs et se doivent de respecter la laïcité», estime CATHERINE PETITOT, secrétaire générale adjointe du SYNDICAT DES PERSONNELS DE DIRECTION (UNSA), qui demande des «clarifications juridiques». Faut-il légiférer? La question est loin de faire l'unanimité à gauche, entre les tenants d'une approche libérale et les partisans de la stricte neutralité. NAJAT VALLAUD-BELKACEM peut-elle se risquer à abroger la CICUTAIRE CHATEL ? À droite, le député ÉRIC CIOTTI a initié une proposition de loi visant à «inclure les sorties scolaires dans la loi de 2004», enregistrée le 22 octobre à l'Assemblée. Le groupe UMP pourra décider de l'inscrire à l'ordre du jour.

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NAJAT VALLAUD-BELKACEM NOTATION PAR DES COULEURS

Message par Joss le Jeu 20 Nov 2014 - 15:53

NOTATION PAR DES COULEURS : CARTON ROUGE POUR NAJAT VALLAUD-BELKACEM

18 NOVEMBRE 2014 LE FIGARO

La ministre de l'Education nationale multiplie les expérimentations pour construire l'école de demain. Dernière en date : remplacer les notes par des couleurs. Jean-Rémi Girard en reste pantois.

Haro sur les notes! Grande conférence sur l'évaluation, visite d'un «collège sans notes», recours à la «docimologie», sondage sur même pas 600 parents aboutissant… à rien du tout au vu de la façon de poser les questions: on y est, on va y arriver, la méchante note chiffrée va enfin crever. Tous les éléments de langage sont bien en place: elle est «injuste», elle est «stigmatisante», elle est «décourageante», elle mine la «confiance en soi», et — horresco referens — elle n'est pas «bienveillante».

D'aucuns pourraient trouver qu'on se donne beaucoup de mal pour pas grand chose, voire qu'on fait complètement fausse route à vouloir absolument psychologiser un instrument d'évaluation.

La mauvaise note inquiète les parents ? C'est son but ! Elle est là pour montrer que l'élève ne maîtrise pas quelque chose, et que oui, c'est inquiétant, car cela risque de poser problème.

La note n'est pas toujours parfaitement objective? Qui en doute? Nous, professeurs, sommes des êtres humains évaluant des travaux d'autres êtres humains, et non des machines. À moins de ne faire que des questionnaires à choix multiples (ce jour-là, je démissionne), il est bien évident qu'il va y avoir des variations. Accessoirement, demandez aux chantres des compétences si c'est objectif d'évaluer des choses telles que «Manifester sa compréhension de textes variés, par des moyens divers» (plus précis tu meurs!) ou encore «Manifester sa curiosité pour l'actualité et pour les activités culturelles ou artistiques.» (évaluer la curiosité, voilà une idée géniale!)? Ce sont là pourtant des compétences officielles du socle officiel avec lequel on veut très officiellement nous soûler. Nul doute que des critères objectifs absolus vont soudain apparaître dans le ciel pour évaluer les compétences propres de chacun, et qu'on ne mettra pas un point vert en maîtrise de la langue française à un élève qui fait une faute tous les trois mots (on le met déjà, en fait, et on ose appeler ça une évaluation plus précise).

La mauvaise note inquiète les parents? C'est son but! Elle est là pour montrer que l'élève ne maîtrise pas quelque chose, et que oui, c'est inquiétant, car cela risque de poser problème. Je préfère clairement ça à des systèmes qui, alors qu'ils prétendent s'attacher davantage aux compétences de l'élève, en arrivent finalement à des listes de points verts et rouges où tout est mis sur le même plan dans un livret abscons.

La mauvaise note décourage les élèves? Non, c'est l'échec qui les décourage, pas le fait de le leur révéler. Ce qui les décourage, c'est que lorsque l'on a perçu les problèmes, on est incapable dans notre système scolaire de proposer des réponses efficaces pour aider ces élèves. On avait bien le redoublement, objet très imparfait mais qui avait le mérite de tenter quelque chose: on vient de décider de s'en passer, sans rien mettre en place d'autre.

Alors plutôt que de s'évertuer à fabriquer de toutes pièces une mythologie des effets pervers des notes chiffrées, occupons-nous plutôt des moyens concrets à mettre en œuvre.

Il faut diminuer le poids de la note au profit d'autres outils fondés sur l'évaluation des compétences et des qualités personnelles? Sur le papier, c'est magnifique. Dans les faits, ça l'est moins. Signalons donc par exemple qu'aujourd'hui, au primaire, la notation chiffrée n'arrive qu'en troisième position des outils d'évaluation utilisés par les collègues, derrière justement l'évaluation des compétences via des points de couleur ou des «acquis/en cours d'acquisition/non acquis». Faut-il rappeler les études de mon ministère qui révèlent la dégringolade (il n'y a pas d'autre mot au vu des chiffres très officiels) en 20 ans de la maîtrise des «compétences» de lecture et de calcul par les élèves? Alors pourtant qu'on leur a mis en place une évaluation bienveillante et encourageante, qui dégouline encore davantage de bons sentiments qu'un troupeau de licornes pastel galopant au milieu d'étoiles qui sourient.

Alors plutôt que de s'évertuer à fabriquer de toutes pièces une mythologie des effets pervers des notes chiffrées, qui sont tout compte fait des outils bien pratiques pour tout le monde, occupons-nous plutôt des moyens concrets à mettre en œuvre pour éviter que 20% des élèves en fin de CM2 ne maîtrisent pas la langue française au niveau attendu, et 30% les mathématiques et la culture scientifique. Cela passe par les conditions de travail, le respect de l'autorité, des programmes et des horaires qui mettent l'accent sur la maîtrise des fondamentaux, un enseignement adapté pour les élèves qui en ont besoin, un recrutement et une formation de qualité pour les enseignants, loin des idéologies qui ont conduit à déconstruire l'apprentissage de la grammaire, par exemple. En tant que professeur, je continuerai d'être d'une extrême bienveillance avec mes élèves: je leur mettrai la note qui reflète la qualité de leur travail, et je leur expliquerai ce qui va et ce qui ne va pas.

C'est ça, la vraie bienveillance: c'est être honnête envers les élèves et leur famille, et non leur mentir en leur disant que tout va bien alors que c'est faux.

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