MARTHE ET MARIE

LES CHEVAUX VICTIMES DE LA CRISE

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LES CHEVAUX VICTIMES DE LA CRISE

Message par Joss le Ven 12 Avr 2013 - 19:25

PORTUGAL

2800 chevaux lusitaniens abattus faute d’acheteurs !


Des milliers de chevaux de race lusitanienne ont été abattus en 2012 au Portugal. En raison de la crise, les éleveurs n'ont plus les moyens d'entretenir leurs équidés, tandis que les acheteurs se font rares.

«En ce moment, des éleveurs, à cause de la crise et parce qu'ils n'arrivent pas à les vendre, préfèrent effectuer une sélection et faire abattre certains de leurs animaux», a expliqué Luis Vinhas, président de l'association portugaise des éleveurs de chevaux pur-sang lusitaniens, à la station de radio TSF.

«Les personnes qui les envoient à l'abattoir ne le font certainement pas le coeur léger, mais les maintenir en vie sans leur donner à manger, est pire», a-t-il ajouté.

Depuis le début de l'année, 2803 chevaux lusitaniens, soit quatre fois plus que l'an dernier, ont été abattus, selon des statistiques officielles qui ne précisent pas combien d'équidés appartenaient à la race des pur-sang.

Cher à l'entretien, un pur-sang lusitanien se négocie à l'achat dès 4000 euros, son prix pouvant dépasser les 15'000 en fonction de son âge et de son niveau de dressage.

Selon Jose Campos Oliveira, président de l'association des producteurs de lait et de viande, «la majorité» des bêtes abattues sont des pur-sang lusitaniens.

Soulignant les grandes difficultés des éleveurs confrontés à la pénurie d'acheteurs et «aux coûts d'alimentation assez élevés», il affirme que l'abattoir leur semble être «la seule issue parce qu'il y a des centaines d'animaux dans les haras».

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/2800-chevaux-lusitaniens-abattus-faute-d-acheteurs-31379633




ESPAGNE

Abandonnés, menés à l'abattoir: les chevaux, victimes de la crise en Espagne

Aujourd'hui, beaucoup de "ces chevaux soit meurent de faim, soit sont partis à l'abattoir", raconte Virginia. Les chiffres officiels du gouvernement en témoignent: depuis 2008, le nombre de chevaux sacrifiés dans les abattoirs a doublé, jusqu'à près de 60.000 en 2012.
[...]
D'autres chevaux sont attachés dans des zones inondables avec l'espoir qu'ils se noient, ou enfermés simplement sans eau ni nourriture jusqu'à ce qu'ils meurent d'inanition, affirme Virginia.
[...]
"Je vendais, j'achetais et cela me faisait vivre", se souvient-il. "Mais comme plus personne n'achète, que les nourrir revient très cher et que plus personne ne veut un cheval, j'ai dû arrêter: j'en ai vendu certains pour très peu d'argent, les autres sont partis à l'abattoir."
[...]
Mais il faut compter 400 euros par mois pour élever un cheval, explique-t-il. Ne pouvant affronter cette dépense, beaucoup de propriétaires préfèrent envoyer leur animal à l'abattoir, même si chaque bête ne leur rapporte qu'environ 150 euros.

La viande de cheval, au coeur d'un scandale en Europe, est très peu consommée en Espagne et destinée à près de 90% à l'exportation, surtout vers la France et l'Italie, selon Aprosa.

http://www.lepoint.fr/societe/abandonnes-menes-a-l-abattoir-les-chevaux-victimes-de-la-crise-en-espagne-08-03-2013-1637812_23.php


GRANDE BRETAGNE

Les chevaux anglais de plus en plus abandonnés

Alors que le Royaume-Uni se targue d'être une nation d'amis des bêtes, leurs chevaux domestiques sont en crise. Un grand nombre d'entre eux sont abandonnés par leurs propriétaires qui n'ont plus les moyens d'en prendre soin, et les associations croûlent sous les demandes.



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FRANCE : CHEVAUX DE SELLE ABATTUS ET VENDUS COMME BOEUF

Message par Joss le Lun 28 Oct 2013 - 12:30

Les centres équestres vont voir leur TVA passer à 19,8% ce qui garantit la fermeture de 30% des clubs en France... du coup les chevaux seront vendus pour être servis en boeuf


ENQUÊTE SUR UN TRAFIC DE CHEVAUX DE SELLE

EUROPE1.FR


Une enquête a été ouverte après la découverte d'un trafic de chevaux de selle écoulés frauduleusement dans l'alimentation humaine dans l'est de la France, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Un "réseau mafieux belge" serait parvenu "à contourner frauduleusement notre réglementation sanitaire" en rachetant à des centres équestres ou des particuliers des chevaux de selle pour les faire abattre après avoir soigneusement falsifié leurs carnets de santé, rapportent de concert la Coordination rurale (syndicat agricole minoritaire) et la Fédération nationale des éleveurs professionnels d'équidés (FNEPE).

Des maquignons complices promettaient aux propriétaires concernés une "retraite paisible" à leurs montures - qui finissaient en réalité à l'abattoir. Les animaux partaient alors en Belgique où leurs carnets de santé étaient alors falsifiés, puis ils revenaient en France pour y être abattus.

Leur viande était bien vendue comme viande de cheval mais le problème est que "les trois quarts des chevaux de selle ont reçu un traitement médicamenteux qui les rend impropres à la consommation humaine", rappelle à l'AFP Jacques Largeron, président de la FNEPE. Selon l'éleveur, le trafic aurait été découvert dans l'abattoir d'Alès (Gard). Des abattoirs à Pézenas (Hérault) et Valenciennes (Nord) seraient également concernés. "La filière de production de viande de cheval n'est pas touchée par ce trafic", tient aussi à préciser M. Largeron.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'Agriculture confirme qu'une enquête est en cours, sans pouvoir préciser à ce stade où elle a été ouverte. Aucun détail sur l'ampleur de ce trafic n'a pu être non plus précisé pour l'instant. Au moment du scandale de la viande de cheval, la Commission européenne s'est engagée à mettre en place un fichier d'identification unique et centralisé des équidés dans l'Union européenne, mais ce fichier n'a pas encore été créé, a précisé le ministère.
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HAUSSE DE LA TVA DANS LES CENTRES ÉQUESTRES

Message par Joss le Mer 13 Nov 2013 - 13:29

ILS FINIRONT DANS NOS ASSIETTES MÉLANGÉS AU BŒUF...

HAUSSE DE LA TVA DANS LES CENTRES ÉQUESTRES : «TOUT EST REMIS EN QUESTION!» SELON LES PROFESSIONNELS DE L’ARMENTIÉROIS


9 NOVEMBRE 2013 LA VOIX DU NORD


En quelques jours, le désarroi s’est propagé dans l’ensemble des centres hippiques de France. La sentence est tombée comme un couperet : le gouvernement, sur pression de la commission européenne, va relever la TVA sur les activités des clubs équestres de 7 à 20 % au 1er janvier 2014. Treize points, et beaucoup de craintes. Dans le secteur, on alarme sur l’avenir de la profession.

1. Le prix des cours

Les directeurs des centres hippiques de l’Armentiérois en conviennent : la hausse de la TVA sur les activités des clubs équestres se répercutera inévitablement sur le prix des leçons. « Pas le choix ! », lancent-ils d’une seule voix. Un constat d’autant plus amer qu’il se conjugue à un contexte économique déjà difficile. « Le pouvoir d’achat est en chute libre. On le sent depuis quelque temps au niveau de la fréquentation du centre, notamment lors des stages de vacances. Cette hausse de la TVA enfonce le clou... », regrette Yannick Courdent. Directeur du Poney-club de l’Allœu, à Fleurbaix, il facture aujourd’hui son forfait annuel d’enseignement à 420 euros. « Il devrait du coup passer à 480 euros. Soixante euros de plus à sortir pour les familles, c’est énorme. Une telle augmentation en refroidira plus d’un. »

Au prix de nombreux efforts, l’équitation avait tendance à se « démocratiser », « à ne plus être réservée qu’aux très riches », simplifie Yannick Courdent. « Et là, avec ça, tout s’écroule », peste Thierry Taquet, à la tête du club hippique de Verlinghem, l’un des plus gros de la région avec six cent quatre-vingts licenciés. Chez lui, la « carte poney » de dix leçons d’une heure, aujourd’hui à 106 euros, verra son prix enfler d’une vingtaine d’euros. « Cette mesure s’attaque à l’équitation en tant qu’école de la vie. Mon centre hippique est un paradis rural pour les gamins. Tout est remis tout en question. »

2. Le prix des pensions

Autre dommage que génère cette hausse de la TVA : le prix des pensions. À l’écurie du Halage de Quesnoy-sur-Deûle, quarante-trois des quarante-cinq chevaux du centre appartiennent à des propriétaires privés. Sur le sable de Fontainebleau, entre leurs trois repas quotidiens, les équidés sont cajolés. La pension mensuelle est de 295 euros TTC. « Sur les treize points supplémentaires de la taxe, je vais en grignoter un peu sur ma part, tout comme j’avais pris sur mes frais le passage en janvier de la TVA de 5,5 à 7 %. Mais le gros sera répercuté… Y a pas de miracle ! », se résigne Norbert Poirette, le directeur du club équestre. Le prix de la pension grimpera à 330 euros.

« Ça va faire mal. Certains propriétaires ne roulent pas sur l’or et se serrent déjà la ceinture sur autre chose. » Deux solutions : se serrer encore plus la ceinture, ou placer son cheval en ferme « en le condamnant ainsi à de la balade ». « C’est vraiment dommageable puisqu’on essaie au maximum de tirer les prix vers le bas depuis des années », enchaîne Véronique Deffrasnes, présidente bénévole de l’AHFRA (Association hippique de Frelinghien et de la région d’Armentières). Malgré son statut d’association qui l’exonère d’une taxe sur l’enseignement, le centre équestre est assujetti de la même façon à la TVA pour le reste. Le prix de la pension, aujourd’hui à 250 euros, va grimper d’une trentaine d’euros.

3. L’avenir des salariés

« Qui dit baisse de clientèle, dit révision des plans du personnel », assène Thierry Taquet, directeur du club hippique de Verlinghem. Six employés (des temps pleins et des temps partiels) travaillent aujourd’hui dans son centre. Il argue, sans plus de précisions : « J’ai 58 ans, j’ai déjà beaucoup donné. Je ne peux plus faire dans le social. C’est malheureux mais certains vont se retrouver sur le carreau, au chômage. »

Cas identique au Poney-club de l’Alloeu où le contrat d’un salarié, sur les deux employés et demi du centre, ne sera pas renouvelé. « Dans un souci de rentabilité, il vaut mieux avoir un professeur pour dix enfants, que trois pour six », explique Yannick Courdent. Ce qui est valable pour les salariés l’est également pour les chevaux. Le maître des lieux fleurbaisien pense à vendre dix de ses trente-cinq poneys d’enseignement : « Je ne peux pas me permettre de nourrir des chevaux qui ne font plus d’heures de cours… »

4. L’avenir de la profession

Conjuguée à un contexte économique difficile – « les assurances et les impôts augmentent » – et aux prix fluctuants des matières premières – « il y a la hausse des céréales, sans compter les frais de vétérinaire et de maréchalerie » –, cette hausse de la TVA « pourrait provoquer l’enterrement de notre profession, ose Véronique Deffrasnes, de l’AHFRA. Ou en tout celui des petites structures privées ».

D’autres, à l’instar de Yannick Courdent, nuancent, mais craignent une dérive vers une « économie souterraine ». « Les activités hippiques vont finir par se développer dans des petits établissements qui déclareront un peu ce qu’ils veulent. C’est comme pour les autres métiers, les heures taxées développent plein pot le travail au noir. » Norbert Poirette y voit plutôt une aubaine pour les associations équestres « dont la gestion est plus simple et qui peuvent s’appuyer sur des subventions et la logistique des collectivités » de gagner du terrain. « Ce qui est sûr, reprend-il, c’est qu’aujourd’hui, tout le monde se prend une grande claque ! »
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