MARTHE ET MARIE

GAZ ET PETROLE DE SCHISTE EN FRANCE ET AILLEURS

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GAZ ET PETROLE DE SCHISTE EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Sam 9 Fév 2013 - 9:09



U.S.A. CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE EN LOUISIANE A CAUSE DE LA FRACTURATION

Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (ÉTATS-UNIS). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.

La compagnie Texas Brine est dans le viseur des autorités publiques. Cette entreprise de forage et stockage basée à Houston traite depuis des années une caverne de sel souterraine, située sous la zone du gouffre, recourant à des techniques de fracturations. La saumure salée produite par ses puits est un élément vital pour l’industrie pétrochimique, rappelle Truth-Out. Des puits de forage pouvant atteindre 500 mètres ont été creusés pour repousser la saumure vers la surface. Or, selon certains géologues, « la pression dans la caverne aurait provoqué un "frack out" ». Autrement dit, la pression pour extraire la saumure de manière verticale aurait été trop forte, fracturant la roche vers la surface et provoquant l’effondrement de terrain.

Quatre mois après les faits, 300 résidents vivant à proximité du gouffre dénommé « Bayou Corne » n’ont toujours pas pu regagner leur domicile. La compagnie Texas Brine est astreinte au versement d’une somme hebdomadaire de 875 $ à chaque ménage évacué. La société a également été condamnée à une amende de 100 000 $ par le commissaire de la Conservation de Louisiane, ce 1er décembre, pour ne pas avoir empêché la contamination des cours d’eau avoisinants. A l’heure actuelle, des quantités incalculables de pétrole et de gaz continuent de s’échapper de Bayou Corne. Même si la technique utilisée est différente, faut-il y voir un avant goût des impacts de l’extraction des huiles et gaz de schiste ?

Voilà une nouvelle vidéo de Capital Terre qui dure 25'. Elle est édifiante !

FRANCE CAPITAL - PÉTROLE DE SCHISTE



FRANCE ARTE - GAZ DE SCHISTE - LES PETROLIERS S'ENGOUFFRENT DANS LES FAILLES



Du « gaz de schiste écologique » ? Voilà à quoi pensait Montebourg

Ce vendredi 12 juillet, le Conseil d’Etat a transmis au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité contestant la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique en France. Elle avait été déposée par la compagnie pétrolière américaine Schuepbach, dont deux permis avaient été annulés en raison de son intention d’utiliser cette technique. Le Conseil constitutionnel a trois mois pour y répondre. S’il donnait raison à l’industriel, la loi serait immédiatement abrogée, et la fracturation deviendrait de fait autorisée.

Cette décision intervient trois jours après la polémique déclenchée par Arnaud Montebourg, qui déclarait lors d’une audition à l’Assemblée nationale :

« On arrivera, avec la technologie, dans très peu de temps, au gaz de schiste écologique, où il n’y a pas de pollution. »

Indignation des écologistes et réprimande immédiate de Jean-Marc Ayrault qui rétorquait qu’il était « exclu d’exploiter des gaz de schiste en France ».

Des fracturations vertes dans les tiroirs ?

Arnaud Montebourg a bien expliqué qu’il ne souhaitait pas voir ses vœux se réaliser dans les conditions actuelles d’extraction. La fracturation hydraulique a d’ores et déjà démontré les dommages dramatiques qu’elle pouvait occasionner sur l’environnement – notamment la pollution des nappes phréatiques.

Mais le ministre du Redressement productif se dit confiant dans la mise en œuvre prochaine d’une technique d’extraction « propre et écologique » pour exploiter les 3 900 milliards de mètres cubes qui dormiraient dans notre sous-sol, dans les roches-mères situées entre 2 000 et 4 000 m de profondeur.

Une méthode qui se passerait du détonnant mélange d’eau (95%), de sable (4%) et d’additifs dont certains sont hautement toxiques, voire cancérigènes. Une fracturation verte que d’aucuns espèrent révolutionnaire, sur laquelle les industriels planchent depuis des années.

Pour l’instant, plusieurs pistes se dessinent :



  • la fracturation au CO2 présente l’avantage de ne pas utiliser d’eau, argument non négligeable lorsque l’on sait qu’il en faut 20 000 m3 pour exploiter un puits actuellement. Se pose par contre le problème de l’approvisionnement en CO2, cher et compliqué. Encore plus rédhibitoire : la présence de produits chimiques, indispensables au fonctionnement de cette méthode, ce qui permet de nourrir des doutes sur ses vertus écologiques ;


  • la fracturation par arcs électriques : envoyer des ondes de choc dans la roche pour la fracturer. Ni eau, ni sable, ni produits chimiques ne sont utilisés. Le simple souci, pour le moment, est qu’elle n’a été testée qu’en laboratoire – et a occasionné des fissures de quelques centimètres seulement. La question de la production d’une quantité incroyable d’électricité est également en suspens ;


  • la fracturation pneumatique désintègrerait la roche-mère avec de l’air comprimé. Cette méthode pose des problèmes de logistique du fait de la quantité phénoménale d’air qu’elle nécessite pour l’amener à la bonne pression. Elle demande également un mélange de sable et de produits chimiques, ce qui la place loin des standards de l’énergie propre ;


  • la fracturation au GPL (propane) présente de multiples avantages. Le gaz peut se réutiliser quasiment à l’infini, et la fracturation n’implique aucune consommation d’eau. Mais est-elle fiable ? Utilisée au Canada et au Mexique depuis 2011 sur quelques sites, aucune étude ne permet de rendre compte de son efficacité ni de sa propreté. Se pose par ailleurs la question de l’acheminement et de son coût élevé ;


  • la fracturation sèche, à l’hélium, est sans doute la piste la plus sérieuse. Gaz non soluble dans l’eau, l’hélium permet de se passer de tout autre produit. Injecté à l’état liquide, il se transformerait en gaz sous l’effet de la chaleur, l’augmentation brusque de volume provoquant ainsi la fracturation. Pour l’instant, la méthode est expérimentée au Mexique par la société Chimera Energy Corp.


Pour chacune de ces méthodes, plus ou moins expérimentales, personne ne possède le recul nécessaire à l’évaluation des risques concrets pour la nature, comme personne ne s’est soucié des conséquences environnementales de la fracturation hydraulique dans les années 90.

« Aucune méthode n’est optimale »

Se pose également la question de la volonté de rechercher des méthodes alternatives, dont le développement présente un coût très élevé. Thomas Porcher, économiste spécialisé dans l’énergie, explique que « ces coûts supplémentaires devront forcément être amortis par les industriels ». En clair, la diminution du prix du gaz escomptée par les hommes politiques serait remisée en raison des investissements exorbitants.

Pour les industriels, et notamment Total, la priorité reste de démontrer que la technique de la fracturation hydraulique peut être « propre » et « maîtrisable ». Ainsi, sur la question cruciale de l’eau, par exemple, le groupe pétrolier propose l’utilisation des aquifères profonds des terrains de forage, dont l’eau, salée, est impropre à la consommation, voire l’utilisation d’eau de mer traitée.

Michel Cathelineau, chercheur au laboratoire de géologie et gestion des ressources minérales et énergétiques, estime qu’il n’y a de toute façon pas de technologie préférable :

« Il est très difficile de généraliser les cas, cela dépend des conditions géologiques et climatiques qui déterminent s’il faut préférer une méthode à l’autre. Ce qui est sûr, c’est qu’aucune d’entre elles n’est optimal vis-à-vis de l’environnement. »

En clair, les conséquences de la fracturation dépendront de la profondeur qu’elle atteint, de la nature des différentes roches traversées et des ressources hydriques disponibles sur le terrain. Et quoi qu’il arrive, aucune technologie ne permet d’éviter tout dommage sur l’environnement.

Des champs de derricks

Les enjeux de l’industrie du gaz de schiste vont au-delà de la méthode de fracturation employée. Thomas Porcher rappelle la règle fondamentale sur laquelle se fonde cette industrie : l’exploitation à grande échelle.

« On estime qu’aujourd’hui les Etats-Unis totalisent 500 000 puits, dont 200 000 exploitant du gaz de schiste. Même rapporté à l’échelle du territoire français, cela préfigurerait des champs de derricks éparpillés dans toutes les zones exploitables en France. »

Car contrairement à ceux de gaz conventionnel, les gisements de gaz de schiste sont de petite taille. Selon un rapport ([url=http://ec.europa.eu/environment/integration/energy/pdf/fracking study.pdf]PDF[/url]) de AEA Technology, « il faut environ cinquante puits de gaz de schiste pour produite la même quantité de gaz qu’un puits en mer du Nord ». Et pour chaque puits, de lourdes installations, dont une dalle de béton de 3,6 hectares, qui ont un impact direct sur l’écosystème.

http://www.rue89.com/2013/07/11/gaz-schiste-ecologique-montebourg-a-quoi-ca-peut-ressembler-244149


FRANCE ARTE - GAZ DE SCHISTE - LES ENJEUX FINANCIERS ET ÉCOLOGIQUES





U.S.A. CAPITAL - PÉTROLE DE SCHISTE DAKOTA


U.S.A. 1/2 GAZ DE SCHISTE


U.S.A. 2/2 GAZ DE SCHISTE


Dernière édition par Joss le Jeu 25 Juil 2013 - 7:30, édité 5 fois

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PÉTROLE DE SCHISTE ALBERTA CANADA

Message par Joss le Mer 24 Juil 2013 - 17:43

CANADA ENVOYÉ SPÉCIAL LES SABLES BITUMINEUX DE l'ALBERTA



"Les sables bitumineux de l'ALBERTA Les sables bitumineux d'Alberta sont considérés comme une catastrophe écologique mondiale. Ce pétrole est l'un des plus sales et un des plus polluants au monde. En sachant qu'il faut environ 4 tonnes de sables bitumineux pour fabriquer un baril de pétrole de synthèse ; son extraction abondante a pour conséquence de nombreux dommages environnementaux plus ou moins considérables. De plus, cette extraction requiert d'avantage d'énergie que pour l'extraction du pétrole conventionnel ainsi que d'eau. Cette extraction n'engendre pas seulement une pollution de l'eau mais également une pollution de l'air. Elle émet de l'oxyde d'azote, du dioxyde de soufre, des composés organiques volatiles et des particules dont la présence entraîne le SMOG"

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GAZ DE SCHISTE POLOGNE

Message par Joss le Mer 24 Juil 2013 - 18:24

POLOGNE LA MALÉDICTION DU GAZ DE SCHISTE En Pologne, un village se mobilise contre le gaz de schiste jusqu’à faire vaciller sur son socle un géant américain de l’énergie. Une mine d’informations sur les pratiques des compagnies de forage et sur les conséquences de cette exploitation sur la vie quotidienne des Européens.











Gaz de schiste : La Pologne viole les lois de l’UE

Publié 15 juillet 2013

La Cour de justice de l’Union européenne a jugé que la Pologne violait les lois européennes en octroyant des permis d’exploration et d’extraction d’hydrocarbures, tels que le gaz de schiste, sans appel d’offres réellement publics.

La Cour de justice de l'Union européenne a publié un arrêt le 27 juin. Il concerne environ 100 permis d'exploration de gisements de gaz de schiste octroyés par Varsovie à des entreprises. Ces licences étaient accompagnées de permis de production qui n'avaient pas été soumis à un appel d'offres. Ce qui viole la directive de l'UE sur les hydrocarbures.

L'arrêt pourrait avoir de graves conséquences pour la Pologne, selon des médias polonais. La politique actuelle du pays vise à protéger les intérêts des détenteurs d’un permis d'exploration en délivrant des permis de production sans appel d'offre.
Les Amis de la Terre ont qualifié l'arrêt de « revers énorme » pour l'industrie du gaz de schiste en Pologne. Les nouveaux forages de puits seront retardés et la Commission européenne aura plus de temps pour rédiger une législation environnementale.

« La Cour de justice de l'Union européenne a clairement indiqué à la Pologne qu'elle ne peut pas faire ce qu'elle veut pour développer son industrie du gaz de schiste », a déclaré Antoine Simon, porte-parole des Amis de la Terre, à EurActiv. « Le gouvernement polonais doit respecter les règles internationales. »

Des représentants à Bruxelles et à Varsovie n'ont pas soufflé mot. Ce sujet est en fait très sensible en partie à cause de la position intransigeante de la Pologne face aux politiques européennes sur le climat.

« La Pologne n'a pas respecté les obligations de la directive à propos de l'octroi non discriminatoire de tels droits à des opérateurs économiques », a déclaré Marlene Holzner, porte-parole de Günther Oettinger, commissaire européen en charge de l'énergie.

La directive stipule que des « critères objectifs et non discriminatoires » sont appliqués à toutes les parties intéressées par les appels d'offres pour des concessions relatives à l'exploitation d'hydrocarbure.

Varsovie indique qu'elle a déjà adapté sa législation pour tenir compte des craintes de l'UE. Elle attend que la Commission reconnaisse cette législation d'ici la fin du mois d'août.

Un verdict accablant

« Nous sommes très déçus du verdict [de la Cour de justice de l'UE] », a déclaré Piotr Woźniak, le vice-ministre polonais de l'environnement, à EurActiv. « C'est très accablant pour nous, mais nous avons modifié la loi et les concessions ne sont accordées que par l’intermédiaire d’un appel d'offres. »

« Aucun permis ne sera touché », a-t-il précisé, en ajoutant que le pays adopterait un autre projet de loi sur l'exploitation minière ce mois-ci. Il contiendrait des garanties générales d'accès concurrentiel aux permis.
Mme Holzner a déclaré que la Commission « examine actuellement si la nouvelle législation polonaise est compatible avec la directive ».

Elle a également confirmé que l'affaire de la Cour concernait la compatibilité du système juridique polonais avec le droit de l'UE et non la légalité des permis déjà octroyés.

En vertu de l'arrêt, certaines entreprises qui n'ont pas reçu de permis pourraient toutefois réclamer une indemnisation à Varsovie, selon Przemysław Ruchlicki, un expert dans le domaine juridique et économique à la Chambre polonaise du commerce.


Demandes d'indemnisation


« Si [les entreprises] intentent des poursuites contre [le] gouvernement polonais, elles ont des chances d'obtenir une compensation », a-t-il écrit dans un courriel à EurActiv.

Selon des journaux polonais, le pays devrait alors payer des dommages et intérêts très élevés. Grzegorz Kuś, un consultant senior pour le cabinet d'experts-comptables PwC, a cependant affirmé que la procédure de réclamation pourrait être semée d’embûches.

Les plaignants devraient attester du lien entre la décision de ne pas accorder de permis et les dommages matériels. Ils devraient également prouver qu'un permis aurait été délivré à l'entreprise si la directive européenne avait été appliquée à la lettre.

« Nul ne le sait, [mais] à mon avis, il n'y aura pas d'incidence sur le budget », a déclaré M. Ruchlicki. Dans le même temps, les permis d'exploration et d'exploitation de gisements de gaz de schiste déjà délivrés aux entreprises resteront valides.

« Ils ont été accordés de bonne foi par les deux parties et nous ne le compromettrons pas », a précisé le vice-ministre polonais de l'environnement.

Le gaz de schiste, au cœur de la stratégie énergétique de Varsovie, vise à réduire la dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe.

http://www.euractiv.com/fr/energie/gaz-de-schiste-la-pologne-viole-news-529296



Gaz de schiste : Les entreprises américaines restent en Pologne

EXCLUSIF / Deux géants américains de l’énergie n’envisageraient pas de mettre fin à leurs activités de forage ciblant le gaz de schiste en Pologne. La rumeur est fausse.

Marathon Oil et Talisman ont récemment annoncé qu'ils quitteraient la Pologne, comme ExxonMobil l'année dernière. Ils douteraient du véritable potentiel des gisements de gaz de schiste en Pologne.

Piotr Woźniak, le vice-ministre polonais de l'environnement, a cependant indiqué que Marathon et Exxon étaient toujours en activité en Pologne.
« Vous avez entendu [les] rumeurs selon lesquelles Marathon quittait la Pologne ? », a-t-il demandé à EurActiv. « Je les ai entendues aussi. En tant qu'office des licences, si nous ne recevons pas de demandes d’une entreprise, nous ne considérons pas qu'elle quitte la concession. »

« Marathon possède 11 concessions et ne nous a rien déposé », a-t-il souligné.

Aucun représentant de Marathon n'a pu être contacté. La compagnie pétrolière a toutefois publié un communiqué en mai et indiqué qu'elle quitterait la Pologne l'année prochaine, car les niveaux d’hydrocarbures sont insuffisants pour leur commercialisation.

L'Agence américaine pour l'information sur l'énergie a revu à la baisse ses estimations des réserves de gaz de schiste en Pologne. Elles passent de 187 à 148 mille milliards de mètres cubes.

Mais Varsovie conteste le rapport de l'agence. « Nous ne tenons pas compte des estimations étrangères », a déclaré M. Woźniak, ancien ministre de l'économie. « Nous avons les nôtres. Elles sont réalisées par l'Institut géologique polonais et nous nous y tenons, tout comme les investisseurs, sauf s'ils ne le veulent pas. »

M. Woźniak a indiqué qu'ExxonMobil ne s'était pas complètement débarrassé de ses concessions de gaz de schiste en Pologne. « Exxon détenait six permis. Il possède actuellement une concession au sud-est de la Pologne, avec Total. Ils font leur travail. »

Le géant américain avait acheté six concessions « d'occasion » et trois d'entre elles n'étaient « probablement pas productives », selon le vice-ministre.

Même si Talisman a renoncé à ses permis, « tant que les [autres] concessions et engagements sont remplis, nous faisons des affaires », a-t-il ajouté.


Réglementation environnementale

Au moins une entreprise américaine dans le domaine de l'énergie fossile, Chevron, devrait exploiter six puits en Pologne d'ici la fin de l'année. Des manifestations locales ont toutefois mis à mal les projets de Chevron. Des habitants ont occupé un terrain clôturé pour les besoins d'un site de forage dans le village de Żurawlów le mois dernier. 

L'industrie polonaise du gaz de schiste est confrontée à de plus en plus d'obstacles. Elle craint que d'autres entreprises quittent le pays si les impôts ne diminuent pas et si les lois sur le forage ne sont pas atténuées.
Varsovie a déjà dilué ses réglementations environnementales et reporté une collecte de l'impôt afin d'attirer des investisseurs potentiels.

La Pologne tente de renforcer son secteur de l'énergie pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe. Elle s'est fortement opposée aux réglementations européennes sur l'exploration et l'exploitation de gisements de gaz de schiste.

« Tout dépend de deux facteurs », a déclaré Przemysław Ruchlicki, un expert dans le domaine juridique et économique à la Chambre polonaise du commerce. « Avons-nous du gaz de schiste, et si oui en quelles quantités ? Et quelle sera [la] législation de l'UE sur le forage ciblant le gaz de schiste ? »

Questions environnementales


Le gaz de schiste promet une indépendance énergétique et a contribué à la renaissance du secteur manufacturier aux États-Unis.

Alors que la Pologne dépend énormément du charbon pour l'électricité, le gaz de schiste lui permettrait de réduire ses émissions de dioxyde de carbone et d'atteindre les objectifs définis à l'échelle européenne.

Les risques pour l'environnement semblent cependant aussi importants que le potentiel économique.

Selon des scientifiques de la DG Environnement, l'exploration et l'exploitation de gisements de gaz de schiste représentent un « risque élevé » pour la santé humaine et l'environnement en raison de la pollution des eaux souterraines ; de la dégradation de la biodiversité, des terres, de la qualité de l'air ; et des conditions sismiques.


La Commission européenne doit encore décider de la voie législative à suivre.


Antoine Simon, porte-parole des Amis de la Terre, a déclaré à EurActiv : « Nous attendons que la Commission européenne assigne la Pologne en justice à propos de la directive-cadre sur l'eau, constamment violée. De graves cas de contamination de l'eau potable en raison de l'exploitation de gaz de schiste pourraient être [enregistrés]. »

http://www.euractiv.com/fr/energie/gaz-de-schiste-les-entreprises-a-news-529316

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L'EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE PROVOQUE PLUS DE SÉISMES A

Message par Joss le Jeu 25 Juil 2013 - 7:50

U.S.A. 
L'EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE PROVOQUE PLUS DE SÉISMES AUX ÉTATS-UNIS


20 juillet 2013 | 

Aux États-Unis, le boom des gaz et pétroles de schiste est associé à une spectaculaire augmentation de la fréquence des tremblements de terre dans des régions historiquement calmes.
 
Au moment où François Hollande réaffirme que la France n’exploitera pas les gaz de schiste, les États-Unis se préoccupent de leurs effets sur l’environnement. Plusieurs rapports scientifiques publiés récemment outre-Atlantique mettent en évidence une augmentation spectaculaire de la sismicité dans des régions historiquement calmes des États-Unis, liée à l’exploitation massive des hydrocarbures non conventionnels qui, en moins d’une décennie, ont changé la donne énergétique nord-américaine. Cette exploitation a été permise par la combinaison de deux techniques, la fracturation hydraulique (interdite en France par une loi de 2011) et les forages horizontaux.

« Le nombre de tremblements de terre a augmenté dramatiquement au cours des dernières années dans le centre et l’est des États-Unis, écrit William Ellsworth, de l’United States geological survey (USGS), organisme de recherche en géologie, dans un article publié dans la revue Science du 12 juillet. Plus de 300 séismes de magnitude 3 ou plus se sont produits en trois ans, entre début 2010 et fin 2012, alors que la moyenne était de 21 événements par an entre 1967 et 2000. »

Selon les scientifiques, le principal responsable de cette sismicité nouvelle est l’évacuation en profondeur des eaux usées produites par la fracturation hydraulique. Ellsworth mentionne quatre séismes survenus en 2011 qui ont été induits par l’injection d’eaux usées dans des puits profonds : l’un à Youngstown dans l’Ohio, de magnitude 4 ; le deuxième en Arkansas (4,7) ; le troisième près de Snyder au Texas (4,4) et le quatrième aux environs de Fashing, également au Texas, et de magnitude 4,8.

« La moitié au moins des tremblements de terre de magnitude 4,5 ou plus qui ont frappé l’intérieur des États-Unis au cours de la dernière décennie » pourraient avoir été induits par l’injection profonde d’eaux usées, d’après un autre article publié aussi par Science. Le plus important de ces séismes associés à l’activité industrielle est survenu en 2011 près de la ville de Prague, en Oklahoma. D’une magnitude égale à 5,7, il a été ressenti à 1 000 kilomètres de distance, a fait deux blessés, abîmé une route et détruit quatorze maisons.

La géophysicienne Katie Keranen (université d’Oklahoma) a publié une étude détaillée sur le tremblement de terre de Prague. Il s’est déclenché à proximité de deux puits d’injection d’eaux usées, liés à l’exploitation pétrolière, dans une région historiquement calme du point de vue sismique. Il faut aussi souligner que le champ pétrolier se trouve sur une faille sismique connue. Une première secousse de magnitude 4,1 s’est produite début 2010, suivie de répliques jusqu’à la mi-2011, d’un séisme de magnitude 5 survenu le 5 novembre, et enfin du tremblement de terre principal le 6 novembre.

Le déroulement de cette séquence, qui a débuté à 1,5 kilomètre à peine des puits, suggère fortement qu’il s’agit d’un séisme causé par l’injection des eaux usés. Certains scientifiques émettent cependant des réserves, car les deux puits d’injection étaient en service depuis dix-sept ans, sans qu’aucun événement sismique notable se soit produit auparavant.

Mais quoi qu’il en soit du cas particulier de Prague, le tableau d’ensemble ne laisse pas place au doute : la sismicité a augmenté aux États-Unis, dans des régions historiquement peu agitées, en liaison avec l’injection d’eaux usées dans des puits profonds. Soulignons que le problème n’est pas nouveau. On sait depuis des décennies que l’activité pétrolière et gazière provoque des tremblements de terre. Avant 2011, le plus important séisme imputé à l’injection d’eaux usées était un événement de magnitude 4,8 survenu en 1967 près de Denver, dans le Colorado.

Les eaux injectées en profondeur sont un sous-produit de la fracturation hydraulique. La technique consiste à injecter dans le sol un fluide sous pression pour créer un réseau de fractures autour du forage. Ces fractures augmentent la perméabilité des roches et facilitent la récupération des hydrocarbures. Le processus suscite une remontée d’eaux usées et polluantes qu’il faut ensuite traiter ou évacuer. D’où l’injection en profondeur.

Précisons que la fracturation hydraulique n’est pas réservée aux seuls gaz de schiste, pour lesquels elle n’a été utilisé que dans la période récente. Mais la technique est largement antérieure au boom des gaz de schiste outre-Atlantique. Pendant plus d’un demi-siècle, elle a surtout servi à améliorer le rendement des gisements âgés de pétrole ou de gaz.

La fracturation hydraulique produit des micro-séismes, en général de magnitude inférieure à 1, trop faibles pour être ressentis. Dans un petit nombre de cas récents, on a observé des secousses plus importantes, mais pas assez pour causer des dégâts. En Pennsylvanie, où l’on a effectué des milliers de fracturations hydrauliques depuis 2005, seuls six séismes de magnitude supérieure ou égale à 2 ont été détectés.

Au Canada, dans la province de Colombie-Britannique, une séquence inhabituelle de 21 tremblements de terre de magnitude 3 ou plus a débuté en 2009 dans le bassin de la rivière Horn. Une enquête a conclu que ces séismes étaient dus à l’injection de fluides pendant la fracturation hydraulique à proximité de failles pré-existantes.

Au Royaume-Uni, une série de petits séismes (la magnitude maximum était 2,3) a été enregistrée en avril et mai 2012, pendant des opérations de fracturation destinées à exploiter un réservoir de gaz de schiste. L’événement a entraîné la suspension de la fracturation hydraulique au Royaume-Uni.

En dehors de ces exemples, la fracturation hydraulique n’est pas directement responsable d’une sismicité notable. Les tremblements de terre sont surtout causés par l’injection de fluides en profondeur. Cette dernière est une technique déjà ancienne, dont les risques ont été détectés depuis des décennies et qui n’est pas forcément utilisée en liaison avec la fracturation hydraulique.

Les séismes induits par l'industrie sont connus depuis un demi-siècle

Au début des années 1960, un puits profond a été creusé sur le site de l’usine militaire de Rocky Mountain Arsenal, près de Denver, dans le Colorado. L’usine produisait des armes chimiques et le puits était destiné à évacuer des produits toxiques. L’injection de ces fluides polluants a débuté en mars 1962. Peu après, on a commencé à enregistrer des tremblements de terre dans la région. Entre 1962 et 1966, date à laquelle l’injection a cessé, on a rapporté treize secousses de magnitude 4 ou plus. Et en août 1967 s’est produit le tremblement de terre de magnitude 4,8 mentionné plus haut.

La séquence a fait l’objet d’une étude publiée en 1968, qui reliait les séismes à l’injection en profondeur. En 1969, l’USGS, cité plus haut, a réalisé une expérience grandeur nature sur le champ pétrolier de Rangely, au Colorado. Depuis 1957, la firme Chevron, qui exploitait Rangely, injectait de l’eau sous haute pression dans le réservoir pour améliorer la production de pétrole. Chevron a autorisé l’USGS à moduler la pression du fluide dans une partie du champ pétrolier connue pour être sismiquement active. L’USGS a pu démontrer que, dans les zones sismiques, le risque de tremblement de terre était lié à la pression de fluide en profondeur.

À partir de cette démonstration, on peut expliquer le mécanisme par lequel l’injection profonde de fluide induit des séismes. L’élément crucial est la pression de fluide dans la couche rocheuse profonde. Schématiquement, lorsque le puits est situé près d’une faille, l’injection peut, en augmentant la pression de fluide, libérer brutalement des contraintes tectoniques accumulées sur une longue période. Ce qui se traduit par une secousse sismique plus ou moins violente. Celle-ci ne se produit cependant que si la pression dépasse un certain seuil. Les géophysiciens supposent donc que dans certains cas, une faille peut évoluer pendant des années vers un état critique sans qu’il se produise de rupture, du fait que la pression n’a pas encore atteint le seuil dangereux. Mais si la pression continue d’augmenter, elle finira tôt ou tard par devenir assez forte pour que le verrou saute, déclenchant des événements sismiques.

Un tel mécanisme permettrait d’expliquer des exemples comme celui du séisme de Prague (Oklahoma), dans lesquels la réponse sismique ne se produit que des années après le début des opérations d’injection : si la pression initiale dans la zone d’injection était assez basse, il est possible qu’un long délai ait été nécessaire pour conduire la faille à son état critique.

Il faut ajouter que ce mécanisme peut se produire même si le puits n’est pas situé à proximité d’une faille : si l’augmentation de pression au niveau du puits se propage dans le socle rocheux jusqu’à une faille même assez éloignée, des séismes pourront être induits. Néanmoins, au total, seule une petite minorité des quelque 30 000 puits d’évacuation d’eau utilisés sont liés à un risque sismique. Dans la grande majorité des cas, la perturbation de pression reste confinée à une formation géologique où elle ne provoque pas de tremblement de terre.

Cela n’empêche pas que le problème soit de plus en plus préoccupant. Car si les séismes induits par l’activité humaine sont connus depuis un demi-siècle, ils se sont multipliés aux États-Unis pendant ces dernières années. Et cette évolution est la conséquence directe de l’exploitation massive des pétroles et gaz de schiste.

Comme on l’a vu plus haut, la fracturation hydraulique servait au départ à améliorer le rendement des gisements de gaz ou de pétrole conventionnels. Depuis la fin des années 1990, la fracturation hydraulique a été associée à la technique du forage horizontal, ce qui a permis d’exploiter des gisements non conventionnels de gaz et de pétrole dans les formations de schiste. Les États-Unis ont pris ce virage à grande échelle et font la course en tête : en 2000, les gaz de schiste représentaient 2 % de la production intérieure de gaz naturel du pays. La proportion est aujourd’hui de 23 %. La plus grande formation de schiste du pays, celle de Marcellus, se trouve à cheval sur quatre États : Pennsylvanie, Virginie-Occidentale, Ohio et New York. Elle fournit 10 % du total des gaz de schiste.

Pour cette seule formation de Marcellus, la quantité d’eaux usées issue de la fracturation hydraulique a été multipliée par six entre 2004 et 2011. Comme la géologie de la Pennsylvanie ne se prête pas à l’injection en profondeur, une grande quantité d’eau est transportée par camion en Ohio. En 2011, 400 000 mètres cubes ont ainsi été véhiculés sur les puits de Youngstown en camion. Comme on l’a vu précédemment, c’est aussi à Youngstown que l’on a enregistré l’un des principaux séismes associés à l’injection d’eau (en fait, une douzaine de secousses se sont produites dans la zone entre mars et décembre 2011).

La production de gaz et pétrole de schiste est aujourd’hui presque entièrement concentrée en Amérique du Nord. Par conséquent, l’augmentation de la sismicité décrite par les géophysiciens américains n’a pas été constatée ailleurs qu’aux États-Unis. Mais les mêmes mécanismes pourraient se produire en Europe ou en Asie. On connaît d’ailleurs des exemples de séismes induits par des injections de fluide en profondeur dans d’autres régions du monde. Par exemple, en France, l’exploitation du site de géothermie profonde de Soultz-sous-Forêts, en Alsace, a nécessité des injections massive d’eau en profondeur, effectuées entre 2000 et 2005, qui ont provoqué des centaines de petites secousses. À Bâle, en Suisse, l’injection d’eau à haute pression pour développer un système géothermique a causé quatre séismes de magnitude 3 en 2006 et 2007, ce qui a entraîné l’abandon du projet.

Quelles conséquences peut avoir l’augmentation du risque sismique sur le développement des gaz de schiste ? Jusqu’ici, le seul séisme associé à l’injection profonde qui ait provoqué des dégâts (limités) aux États-Unis a été celui de Prague, en Oklahoma. Il est improbable qu'un tel séisme produise des dommages importants en Amérique du Nord ou en Europe du Nord. Mais il n’en va pas de même dans d’autres pays où les constructions sont moins résistantes. Le séisme de Prague était de la même magnitude qu’un tremblement de terre survenu au Salvador en 1986 qui a fait 1 500 morts.

La Grande-Bretagne a suspendu la fracturation hydraulique après un événement beaucoup moins important, et la France l’a interdite en invoquant principalement le risque de pollution des eaux du sous-sol et non le risque sismique. La Pologne, elle, a décidé de se lancer dans les gaz de schiste, mais en est encore au stade de la prospection.

http://www.mediapart.fr/journal/international/180713/lexploitation-des-gaz-de-schiste-provoque-plus-de-seismes-aux-etats-unis?page_article=2

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DÉBUT DES FORAGES À JOUARRE, OÙ DES RIVERAINS CRAIGNENT LE G

Message par Joss le Dim 11 Aoû 2013 - 13:15

DÉBUT DES FORAGES À JOUARRE, OÙ DES RIVERAINS CRAIGNENT LE GAZ DE SCHISTE

Bien qu’interdit en France, l’idée d’extraire du gaz de schiste dans le pays fait son chemin à première vue, sinon, pourquoi commenceraient-ils à faire de tels prélèvements?


 

JOUARRE (France / Seine-et-Marne) – Le pétrolier américain Hess Oil a commencé à forer le sol mardi à Jouarre (Seine-et-Marne) pour cartographier le sous-sol du bassin parisien, selon la société, alors que des riverains redoutent qu’il s’agisse d’un préalable à l’exploitation du gaz de schiste.

Six à huit ouvriers s’activaient à la mi-journée aux abords de la foreuse de la société, haute de 26 mètres et installée au milieu des champs dans la Brie, à environ 50 kilomètres de Paris, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Des camions transportant de la boue, probablement pour préparer le sol, faisaient des aller-retour et environ toutes les 10 minutes, la tête de la foreuse perçait le sol et descendait sous terre.

C’est le début du forage d’exploration de pétrole conventionnel, comme les autres forages qui ont eu lieu dans la région et qui ont été réalisés par Hess Oil, a assuré l’entreprise à l’AFP. L’exploration servira à cartographier les réserves de pétrole conventionnel dans le sous-sol du bassin parisien.

Les carottes (de terre prélevées pendant les forages, ndlr) qui seront extraites seront ensuite analysées, ce qui permettra d’identifier et de mesurer les réserves de pétrole, a indiqué la société, précisant que le forage devrait durer à peu près trois mois.

Les militants et riverains, dont plusieurs centaines ont manifesté samedi à Jouarre, jugent eux que les réserves sont connues après 50 ans d’exploitation pétrolière en région parisienne, qui abrite de nombreux puits de petite envergure.

Ils accusent Hess Oil de vouloir explorer la roche mère, qui renferme le pétrole ou gaz de schiste, et est située bien plus bas que là où se forment les réserves de pétrole traditionnelles.

Pour Isabelle Lévy, du Collectif fertois, Hess veut mettre un pied dans la porte et passer à la fracturation hydraulique si la loi devait changer à nouveau.

La cartographie du sous-sol parisien va permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites, a admis le président pour la France de Hess Oil, Bertrand Demond, à l’AFP. Mais la société, très active dans l’exploitation de gaz de schiste aux Etats-Unis, compte surtout découvrir du pétrole conventionnel dans des couches négligées jusque-là ou du pétrole de roche-mère extractible sans fracturation, a-t-il fait valoir.

Lors de l’entretien télévisé du 14 juillet, François Hollande avait dit exclure pendant sa présidence toute exploration du gaz de schiste.

Source: Agence de presse via Romandie

Cette méthode d’extraction est dangereuse, pour l’environnement comme pour la santé des personnes, quand aux profits… La plupart des entreprises américaines qui font de l’extraction perdent plus d’argent qu’autre chose dans le domaine, il n’y a pas de réel profit! Alors? A qui profite réellement « le crime »?

N’oubliez pas ce documentaire qui est une référence absolue dans le domaine pour toute personne s’intéressant au sujet: Gasland, à voir absolument pour ceux qui ne le connaîtraient pas!

Le documentaire de Josh Fox Gasland aurait aussi pu s’intituler Gasland ou de l’eau dans le gaz. Au-delà de la formule de l’eau dans le gaz ou plus justement du gaz dans l’eau, Gasland a pour sujet l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis ?

A partir d’une histoire personnelle, la proposition d’une compagnie de gaz de pouvoir, contre espèces sonnantes et trébuchantes, d’exploiter les terres sur lesquelles se trouve la maison familiale de Josh Fox pour en extraire du gaz de schiste, le documentaire raconte l’enquête de son réalisateur pour en apprendre un peu plus sur ces fameux gaz de schiste.



S’informer avant de décider

En effet, avant de prendre une quelconque décision, Josh Fox désire dans un premier s’informer. Il découvre alors rapidement que parmi les nombreuses personnes qui ont accepté des propositions similaires, au bonheur d’un argent gagné sans effort a succédé un terrible désenchantement.
De l’eau inflammable et imbuvable

L’eau courante est souvent devenue imbuvable. Il arrive même que celle-ci s’enflamme. De l’eau qui brûle, n’est-ce pas étonnant ? En fait non. La technique d’extraction du gaz de schiste par fracturation nécessite de l’eau, beaucoup d’eau. Lors du processus, il est fréquent que cette dernière et une partie du gaz à extraire se mélange et cette eau « naturellement gazéifiée » coule parfois directement du robinet.
Une conséquences parmi d’autres

S’il n’y avait que ce phénomène de pollution de l’eau par les différents adjuvants qui y sont ajoutés lors de l’extraction et de gazéification qui restent heureusement localisés, cela serait certes désagréable, mais pas dramatique. Ce n’est pas le cas.

Fin de l’article sur
Actuwiki
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/07/debut-des-forages-a-jouarre-ou-des-riverains-craignent-le-gaz-de-schiste/

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Re: GAZ ET PETROLE DE SCHISTE EN FRANCE ET AILLEURS

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