MARTHE ET MARIE

ISRAËL ET EUGÉNISME

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ISRAËL ET EUGÉNISME

Message par Joss le Lun 28 Jan 2013 - 19:33

ISRAEL

ISRAËL ET EUGÉNISME

FINI LA CONTRACEPTION FORCÉE POUR LES ÉTHIOPIENNES


Le ministère israélien de la Santé a ordonné cette semaine que des moyens contraceptifs ne soient pas administrés à des immigrantes sans leur consentement.

Un reportage avait fait état d'informations selon lesquelles des Ethiopiennes ont été obligées de recevoir des injections contraceptives.


Ces allégations ont été lancées en décembre par un reportage sur le déclin de la natalité parmi les Ethiopiens. Selon des témoignages, des migrantes s'étaient vu menacer de ne pas obtenir le droit d'immigrer en Israël si elles refusaient de se voir injecter des contraceptifs avant leur départ.

L'Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) a ensuite demandé des explications au ministère de la Santé, qui a publié une lettre cette semaine précisant que des contraceptifs ne devaient pas être prescrits sans le consentement explicite des patientes.

«Aveu»

Le ministère souligne que cette consigne «ne constitue pas une prise de position ni un constat des faits» à propos de cette contraception forcée et demande aux médecins «de ne pas renouveler les prescriptions pour les femmes d'origine éthiopienne ou d'autres femmes qui, pour toutes sortes de raisons, ne comprennent pas les implications de ce traitement».

Il a par ailleurs affirmé qu'«il faut que tout cela soit évidemment fait de manière appropriée d'un point de vue culturel, par des intermédiaires éthiopiens ou des services de traduction médicaux».

Le porte-parole de l'ACRI, Marc Grey, a estimé que cette lettre constitue «un aveu important que ce phénomène a bien existé», ajoutant: «l'essentiel est désormais de s'assurer que les recommandations et les procédures prévues par la lettre soient appliquées afin que ce genre de pratiques cessent immédiatement».

Longue hésitation

Pendant des siècles, les juifs d'Ethiopie ont été pratiquement coupés des autres communautés juives. Les autorités religieuses juives en Israël ont longtemps hésité avant de les reconnaître comme juifs.

Plus de 120'000 Juifs éthiopiens vivent aujourd'hui en Israël, dont 80'000 nés en Afrique. Dans les années 1980 et 1990 notamment, l'Etat hébreu a organisé deux opérations de rapatriement, permettant à 35'000 d'entre eux de s'installer en Israël.

Mais ces nouveaux venus ont dû affronter d'énormes différences culturelles et des discriminations au sein de la société israélienne. (ats/afp/Newsnet)

http://www.lematin.ch/societe/fini-contraception-forcee-ethiopiennes/story/14569492

.... Quelle grandeur d'âme ! .... Mais pour les éthiopiennes stérilisées sans leur consentement, c'est trop tard :

ÉTHIOPIENNES STÉRILISÉES SANS LEUR CONSENTEMENT


Ci-dessous la traduction de l’article publié par Efrat Yardai dans Haaretz, à l’intention des ONG concernées, de nos dirigeants politiques et de tous ceux qui luttent contre la "délégitimation" de l’Etat d’Israël... qui n’a de toute évidence pas besoin de nous pour ça !

"On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.

Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire « Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes éthiopiennes.

Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens qui n’ont que des moyens limités de résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le signataire ou le rédacteur de cet ordre.

Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.

Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de l’organisation sha L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes mortes au cours de l’expérience.

Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.

Les injections infligées aux femmes éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs noirs ?

Dans les camps de transit, aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël. Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.

Cette politique de contrôle absolu de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.

L’American Jewish Joint Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités, telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des « absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités.

Source : http://www.haaretz.com/opinion/isra...

(Traduit par Carole SANDREL

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