MARTHE ET MARIE

U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

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U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par Joss le Mar 2 Oct 2012 - 19:04

LES FAILLITES DE VILLES CONTINUENT AUX ETATS UNIS
Jadis cité florissante née de la Ruée vers l’or, la ville californienne de STOCKTON a été poussée à la faillite. Elle est devenue un symbole de la crise économique et des excès de la finance aux Etats-Unis.

Nichée à une centaine de kilomètres à l’est de San Francisco, Stockton était au XIXe siècle un point de mire pour les mineurs rêvant de faire fortune dans le Far West. La crise économique de 2008 a ouvert une page plus sombre de l’histoire de cette ville de 300 000 habitants, devenue début juillet la plus grosse municipalité américaine à se déclarer en faillite.

Ce pôle agricole a été mis à terre par les coûts croissants des retraites pour les employés municipaux, des projets d’urbanisme entamés en des temps meilleurs et la crise des prêts immobiliers à risque, qui a entraîné quantité de saisies. Incapable de combler son déficit, la ville a dû tailler dans les dépenses de services essentiels comme la police et les pompiers, explique Connie Cochran, porte-parole de la mairie. « Nous avons dû nous y résoudre, afin de protéger la santé et le bien-être de notre ville », explique-t-elle pour justifier la mise en faillite. Cette année, le trou est de 26 millions de dollars, sur un budget total de 521 millions.




Fièvre dépensière

Les déboires de Stockton sont loin d’être un cas isolé. De nombreuses municipalités de Californie (qui si elle était un pays, serait la huitième puissance mondiale) sont étranglées financièrement. Le cas de Stockton est suivi de près par ces municipalités qui cherchent à savoir si la faillite n’est finalement pas une solution.

Envahie au début des années 2000 par des personnes cherchant à devenir propriétaires dans une région plus abordable que la baie de San Francisco, Stockton n’était pas censée en arriver là.

Mais cette période faste s’est accompagnée d’une fièvre dépensière de la municipalité, qui s’est lancée dans de vastes projets comme la rénovation de la promenade le long des canaux ou un nouveau complexe sportif.

La ville a aussi accordé de généreux avantages sociaux à ses employés : un retraité de la mairie qui a travaillé à temps plein, même quelques semaines, bénéficie de la gratuité à vie de sa couverture santé. La ville envisage dorénavant de mettre un terme à cet avantage. Mais pas question de toucher aux pensions de retraite, pourtant l’un des postes de dépenses les plus coûteux.

Le financement de ces mesures n’avait pas été prévu. « On ne trouve aucune trace d’une quelconque étude montrant comment on va financer cela », se désole Connie Cochran. Quand la crise est arrivée est donc venu le temps des désillusions. La municipalité est maintenant exsangue, le taux de chômage tutoie les 20 % et la ville se classe deuxième du pays au niveau du taux de saisies immobilières.

Sources : Républicain-Lorrain / Le Journal du Siècle

DETROIT, LA FAILLITE D'UN SYMBOLE :




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PLUSIEURS ÉTATS DEMANDENT LEUR INDÉPENDANCE

Message par Joss le Jeu 15 Nov 2012 - 13:34

PLUSIEURS ÉTATS DEMANDENT LEUR INDÉPENDANCE

Les appels à la sécession se multiplient aux États-Unis


De nombreux américains militent en ligne pour l’indépendance de leur état. Les internautes britanniques s’attaquent à l’évasion fiscale pratiquée par les multinationales dans le pays. Et des chats se transforment en pin-up des années 50.

http://www.france24.com/fr/20121115-internet-usa-appels-secession-texas-obama

Les appels à la sécession se multiplient aux États-Unis


Lancée sur le site de la Maison-Blanche au lendemain de la réélection de Barack Obama, cette pétition demande au président américain de permettre au Texas de se retirer pacifiquement des Etats-Unis et de créer son propre gouvernement. Ce texte a déjà recueilli près de 95 000 signatures en moins d’une semaine.

Un appel à la sécession qui a reçu un certain écho dans la plupart des 50 Etats du pays, où des pétitions similaires ont été créées par des citoyens qui rejettent la politique du président démocrate. Celles des Etats de Géorgie et d’Alabama, notamment, ont dépassé les 25 000 signatures nécessaires pour obliger l’administration Obama à examiner ces propositions.

Mais ces appels sont loin de faire l’unanimité parmi les Américains. Cette contre-pétition, par exemple, réclame le retrait de la ville d’Austin du Texas pour qu’elle puisse rester au sein des Etats-Unis en cas de sécession. Une autre demande quant à elle aux Etats séparatistes de payer leur part de la dette nationale avant d’accéder à l’indépendance.

Mais un Etat comme le Texas peut-il vraiment quitter l’Union ? Non, expliquent les archives de la bibliothèque du Texas qui rappellent qu’une proclamation du président Andrew Johnson, signée après la guerre de sécession en 1866, ne permet à aucun Etat de quitter les Etats-Unis de son propre chef.

http://www.france24.com/fr/20121115-internet-usa-appels-secession-texas-obama



Dernière édition par Joss le Mer 28 Nov 2012 - 13:02, édité 1 fois

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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par Joss le Mar 27 Nov 2012 - 19:30

La situation réelle des Etats-Unis… est loin du décor virtuel des statistiques manipulées et publiées

Tandis que la saison des fêtes bat son plein aux Etats-Unis, les banques alimentaires du pays tirent la sonnette d’alarme. Le filet de sécurité constitué pour nourrir les (presque) 50 millions d’Américains qui ont besoin d’aides alimentaires est mis à mal par les conséquences générées par la pire sécheresse des cinq dernières décennies. La hausse des denrées nécessaires à l’élevage des bovins a entraîné une augmentation importante du prix de la viande.

Les autorités sont confrontées à de plus en plus de personnes fréquentant les soupes populaires et les refuges d’urgence, dernière bouée de sauvetage pour des personnes âgées, des personnes handicapées, ainsi que des familles entières à faible revenu.

Le problème devient d’autant plus crucial que les dons gouvernementaux diminuent avec une quantité de personnes de plus en plus blessées par les affres de la vie.

Constat affligeant de Carrie Calvert, directeur de la politique fiscale et des matières premières chez Feeding America, la plus importante organisation américaine de lutte contre la faim : « Les gens ont dû faire face à la détresse économique depuis pas mal de temps maintenant… Ils puisent depuis quelques années dans les ressources dont nous disposons et nous commençons à percevoir que nos moyens deviennent très limités ».

Les témoignages se multiplient chez les dirigeants de grandes banques alimentaires à travers les Etats-Unis. Le même écho revient : on craint être incapable de suivre le rythme de la demande ! En août, un pic fut atteint avec 47 100 000 de coupons alimentaires utilisés. Avec une telle demande, par exemple, la Banque alimentaire régionale de Los Angeles a vu ses réserves alimentaires tomber d’environ 3,3 semaines en 2010 à moins de deux semaines – le plus bas dans l’histoire récente !

Etant donné les difficultés et les dons moins importants des autorités fédérales, « les caddies sont moins remplis pour les pauvres ». « On diminue le nombre de boîtes de conserve mais on essaie de donner au moins quelque chose aux personnes qui se présentent ».

Il y a donc une vive inquiétude pour 2013 car beaucoup annoncent déjà des prix alimentaires en hausse et que dire de l’ONU qui parle déjà de famine ! Où est leur boule de cristal ?

Malgré les dons privés, toujours importants, les responsables des associations qui s’occupent de nourrir les pauvres craignent que cette générosité ne puisse compenser la baisse de l’aide fédérale. Allez dire à tous ces pauvres gens que Ben Shalom Bernanke croit à l’Arlésienne et que demain sera mieux qu’aujourd’hui !

http://liesidotorg.wordpress.com/2012/11/26/la-situation-reelle-des-etats-unis-est-loin-du-decor-virtuel-des-statistiques-manipulees-et-publiees/#comments


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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par doris le Mar 27 Nov 2012 - 19:33

C'est grave !
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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par Joss le Mar 27 Nov 2012 - 19:44

doris a écrit:C'est grave !

.... Moui, les cartes géo-politiques se retournent à une vitesse prodigieuse

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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par doris le Mar 27 Nov 2012 - 19:46

Et dire que sur un autre forum on dit que les EU sont la 1ère puissance mondiale KC Remarque en France, c'est pas mieux : plus de pauvres, mais ils mangent.
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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par Joss le Mar 27 Nov 2012 - 19:53

.... Il y a une négation due à la peur de l'inconnu et aussi l'absence d'information

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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par Joss le Mar 27 Nov 2012 - 20:16

doris a écrit:Et dire que sur un autre forum on dit que les EU sont la 1ère puissance mondiale

... Ils tomberont de haut

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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par doris le Mar 27 Nov 2012 - 20:28

Qui ? L'autre forum où les EU où les deux ?????????????? Rire
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Re: U.S.A. STOCKTON DETROIT PHILADELPHIE

Message par Joss le Mar 27 Nov 2012 - 20:44

.... L'autre forum Very Happy les EU, je compatis en attendant qu'après la GRECE, l'ESPAGNE, le PORTUGAL, l'IRLANDE et l'ITALIE, vienne notre tour

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USA: LE PAYS AU BORD D'UNE CURE D’AUSTÉRITÉ MASSIVE

Message par Joss le Ven 1 Mar 2013 - 9:23

USA: LE PAYS AU BORD D'UNE CURE D’AUSTÉRITÉ MASSIVE

Washington (awp/afp) - Le président américain Barack Obama a convoqué les chefs de file du Congrès à la Maison Blanche, sans guère d'espoir d'éviter le déclenchement dès vendredi d'une cure d'austérité qui risque de peser sur la croissance de la première économie mondiale.

Le dirigeant va recevoir à partir de 10H05 (15H05 GMT) dans le Bureau ovale les hauts responsables de la Chambre des représentants, aux mains de ses adversaires républicains, et du Sénat, dominé par ses alliés démocrates, première réunion depuis le début de cette énième crise politico-budgétaire.
[...]
http://www.romandie.com/news/n/USA_le_pays_au_bord_d_une_cure_d_austtassive_RP_010320131002-28-327346.asp


SARAH PALIN : LES USA SONT FOUTUS ET LE GOUVERNEMENT STOCKE DES MUNITIONS EN PREVISION DE TROUBLES CIVILS!

    Les Américains sont malades et fatigués de cette nouvelle crise. Washington a besoin de se comporter en adulte, d'apprendre à travailler et à vivre selon ses moyens. L'Armageddon économique qui se dresse devant nous, c'est notre dette galopante, pas la séquestration du plafond dont le président a plaidé pour et signé la loi et est qui maintenant cherche à la dénoncer car il n'a jamais eu l'intention véritable de brider ses dépenses inconsidérées.

   Rappelez-vous que ce probléme de la séquestration du plafond de la dette remonte au long bras de fer à l'été 2011. Ce ne fut pas la solution idéale pour tous, mais elle a au moins eu le mérite d'inclure une réduction du déficit réel d'environ 110 milliards de dollars par an pendant 10 ans, ce qui est encore loin d'être suffisant pour résoudre notre déficit massif.

   Gardez à l'esprit que, depuis que la saisie conservatoire a été adoptée, le Président a déjà frappé les familles américaines et les propriétaires des petites entreprises avec ses augmentations d'impôts, ou «plus de revenus», comme il aime à les appeler. Le public américain ne veut pas d'augmentation d'impôts, nous voulons que le gouvernement freine ses dépenses excessives.

   Si nous ne pouvons pas supporter des réductions modestes qui réduiraient les dépenses fédérales que de 0,3% par an sur un budget fédéral actuel de 3,6 trillions de dollars, alors nous pourrions aussi bien signaler au monde entier que nous n'avons aucune intention sérieuse de traiter notre problème de dette.

   Si nous pissons dans nos frocs à l'idée de réduire plus de 0,3% de nos dépenses annuelles alors que nous avons jusqu'à mille milliards de dollars annuels déficits, alors nous sommes foutus.

   Tenez vous le pour dit, nous sommes cuits. Nous allons finalement vers un défaut de la dette et c'est pourquoi le gouvernement fédéral constitue de stocks de munitions en cas de troubles civils.

   Si nous sommes sérieux en ce qui concerne la remise en ordre de nos finances, alors arrêtons de jouer les hystériques, sérrons nous la ceinture, et traitons la maladie.


Sarah Palin

http://www.facebook.com/sarahpalin/posts/10151473843058588


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PHILADELPHIE

Message par Joss le Mer 8 Mai 2013 - 18:52


ÉTATS-UNIS : PHILADELPHIE, LA 5ÈME PLUS GRANDE VILLE DU PAYS EST EN FAILLITE



Philadelphie, la 5ème plus grande ville des États-Unis, est en faillite dans les faits ; le maire a tenu une réunion secrète avec Wall Street pour discuter de la cession d’actifs.
521036Philadelphie

Vous savez qu’une ville connaît de sérieux ennuis lorsque son maire invite Wall Street, mais ni la presse ni les citoyens, à une réunion secrète afin de discuter de l’avenir, y compris pour solder les actifs de la ville.

Le maire de Philadelphie Michael Nutter (NDT : en anglais, Nutter signifie “dingue”), dont la municipalité a la réputation de solvabilité la plus basse des cinq villes américaines les plus peuplées, a tout simplement fait cela.

Philadelphie est en faillite. Cependant, ce fait apparemment facilement perceptible sera bien sûr nié jusqu’à ce que cela ne survienne officiellement.

Réfléchissez s’il vous plaît que Philadelphie tient une réunion secrète avec Wall Street !

Le maire de Philadelphie Michael Nutter, s’adressera aux investisseurs lors d’une conférence financée par des souscripteurs et fermée au public et à la Presse.

Les cartons d’invitation à la réunion de demain seront présentés comme une chance d’entendre “des dirigeants de Philadelphie et des investisseurs discuter de l’avenir de la ville.”

Philadelphie espère attirer des investisseurs pour la ville, qui est notée trois niveaux au-dessus de celui de rebut par Standard and Poor’s. La ville et ses autorités ont 8,75 milliards de dollars de dettes à assurer à partir de septembre, selon des documents obligataires. Le système de retraite de Philadelphie est financé seulement à hauteur de 47,6 pour cent cette année, comme le confirment les documents.

Le bilan des actifs de la ville sera présenté le deuxième jour de la conférence, y compris l’usine à gaz de Philadelphie qui représente le modèle le plus utile d’usage de gaz naturel au niveau municipal aux États-Unis. La ville envisage d’embaucher un courtier pour diriger la vente du système, qui peut être évalué à 496 millions de dollars, selon Lazard Ltd. (LAZ)

Sam Katz, le président de l’Autorité de Coopération Intergouvernementale de Pennsylvanie, créée par une loi d’État de 1991 et qui surveille les finances de la ville, a dit que la conférence se tenant localement a “certainement créé une certaine préoccupation chez les gens et que cela devrait être rendu public.”

Il est cependant plus gêné par le fait que le secteur scolaire ne soit pas à l’ordre du jour, a-t-il dit. En faisant face à un déficit de 304 millions de dollars, les officiels scolaires (NDT : les enseignants) ont demandé 60 millions de dollars à la ville et 120 millions de dollars à l’État.

“Le secteur scolaire est en crise,” a dit Katz. “Ils ont le même niveau de taxe fiscale.” (NDT : que les établissements privés).

Des fonctionnaires de Philadelphie ont dû faire un emprunt de 1,35 milliards de dollars pour combler une partie du déficit et éviter la fermeture de 9% des écoles publiques.

Il ne faut pas être un génie pour comprendre ce qui se passe ici. Philadelphie est en faillite. Sans rentrer dans les détails, il est évident qu’assumer les salaires de syndicats indéfendables et les pensions de retraite sont au cœur de tout. Un niveau de pension de 47,6% est plutôt révélateur en soi. (NDT : aux États-Unis, le niveau de remplacement est considérablement plus faible qu’en Europe).

Le lâche maire Michael Nutter n’a même pas la décence de laisser le public ou la Presse prendre connaissance ce qui se passe. Au lieu de cela il a invité Wall Street en visite privée des actifs de Philadelphie, espérant les vendre pour conjurer l’inévitable.

Quelles questions fondamentales Nutter résout-il ?

Pensions de retraites ? Non
Écoles ? Non
Salaires des syndicats ? Non
Masses salariales gonflées ? Non
Allocations ? Non

Au lieu d’inviter Wall Street en visite, Nutter doit inviter la Presse et les citoyens à la conférence de Presse pour leur déclarer la faillite de la ville.

Nous avons connu des moments durs auparavant, le plus récent avec Stockton, en Californie.

Voici quelques articles au sujet de la faillite de Stockton pour le cas où vous ne seriez pas familiers de l’historique :

Le plus pertinent en Philadelphie est la décision que la Faillite de Stockton est valable, que la ville a agi en toute bonne foi. Le juge a estimé que la ville était en danger et que la ville ne serait pas forcée d’augmenter les impôts pour régler ses créanciers.

Vous pouvez vous référer aussi au système de retraite CalPERS dans le règlement des conflits concernant la faillite de Stockton.

Avec ces décisions, le coût d’emprunt de Philadelphie va probablement monter en flèche.

A cet instant, la ville n’est plus rien d’autre qu’un zombie*. La fin est proche.

(* NDT : le terme initial est ‘walking zombie’, employé généralement pour parler d’une entreprise ou d’une banque dont les jours sont comptés).

Global Economic Analysis


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LA VILLE DE DETROIT VEND SON MUSEE

Message par Joss le Dim 9 Juin 2013 - 19:59


USA : vendre tout un musée pour renflouer les caisses

La ville de Detroit souhaiterait vendre l'ensemble des oeuvres de son musée, le Detroit Institute of Art, l'un des plus grands des Etats-Unis, pour rembourser une dette publique qui s'élève à 15 milliards de dollars.

Symbole américain de la pauvreté et de la violence urbaine, Detroit avait été placée sous tutelle de l'Etat en mars dernier. Kevyn Orr avait été nommé "emergency manager" pour redresser la barre de la dette publique de 15 milliards de dollars (11.5 milliards d'euros) qui plombe les comptes du berceau de l' industrie automobile, alias Motor City.

Rick Snyder, gouverneur de l'Etat du Michigan, signait au nouveau gestionnaire un blanc-seing en permettant de prendre toutes les décisions qui lui semblaient nécessaires, sans avoir à les soumettre à la commission municipale, selon le blog Big Browser qui a révélé l'affaire.

Après avoir préconisé, dans un rapport, mi mai, les très classiques coupes dans les budgets des fonctionnaires et des retraites, Orr sort de sa manche la solution ultime à tous ses problèmes: vendre la collection du musée municipal, le Detroit Institut of Art. Evaluées, selon les sources, entre 2,5 milliards et 15 milliards de dollars (businessweek), les quelque 66 000 pièces du DIA, comptent dans leur rang des natures mortes et un portrait de la période bleue de Picasso, des Rembrandt, des Matisse, des Renoir ou encore des Van Gogh, dont un autoportrait estimé, précise Big Browser, entre 100 et 150 millions de dollars à lui seul.
"Les collections appartiennent au public"

La levée de bouclier a été immédiate. Si le directeur du célèbre Met de New York (Metropolitan Museum of Art) et le président de l'Alliance américaine des musées condamnent fermement cette proposition, le musée a engagé l'avocat spécialiste en faillite, Richard Levin, et martèle, que "les collections du musée appartiennent au public" rappelle Arrêt sur Images.

Le cas ne serait pourtant pas si simple, selon le site Slate, qui relève que "le statut de la collection n'est pas uniforme, toutes les pièces n'ont pas été achetées par la ville, certaines proviennent de dons de collectionneurs." Un casse-tête juridique qui fait froid dans le dos.

Par Iris Mazzacurati
Le Vif

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DETROIT L'INDUSTRIEUSE SE DÉCLARE EN FAILLITE

Message par Joss le Ven 2 Aoû 2013 - 19:24

DETROIT L'INDUSTRIEUSE SE DÉCLARE EN FAILLITE
 



18 juillet 2013 

Devant le siège de General Motors à Detroit, le 11 janvier 2013. (© Rebecca Cook / Reuters)

La ville américaine, qui fut le joyau de l'ère industrielle, a perdu la moitié de sa population en 60 ans.




Etendard de l’automobile triomphante au début du XXe siècle, Detroit est devenue jeudi la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite, dernier acte en date de la lente agonie de «Motor City». «Je prends cette décision difficile afin que les habitants de Detroit aient accès aux services publics les plus élémentaires et pour que Detroit reparte sur de solides bases financières qui lui permettront de croître à l’avenir», a expliqué Rick Snyder, le gouverneur de l’Etat du Michigan, dans un communiqué. «La mise en faillite est l’unique solution qui permettra à Detroit de redevenir stable et viable», avait-il au préalable écrit dans une lettre qui accompagnait l’acte déposé au tribunal. La dette accumulée par Detroit est vertigineuse: 18,5 milliards de dollars.

Le gouverneur a ajouté vendredi, lors d’une conférence de presse, que la décision prise la veille de déclarer Detroit en faillite était «l’occasion de mettre fin à 60 ans de déclin». «Nous voulons rassurer les citoyens de Detroit : tout va continuer à fonctionner normalement», a-t-il lancé. «Le moment est venu de remettre Detroit sur les rails», a-t-il ajouté. «Réglons le problème de la dette. Réglons le problème des services publics». «Aujourd’hui, nous avons l’occasion de mettre fin à 60 ans de déclin. Nous allons revenir avec une ville plus forte et meilleure», a-t-il insisté.

Acculée, la municipalité avait prévenu le mois dernier qu’elle serait obligée de faire défaut sur une partie de cette somme. En sautant le pas, Detroit devient la plus grande ville du pays à se mettre en faillite. Sollicitée par l’AFP, Amy Brundage, une porte-parole de la Maison Blanche, a assuré que le président Obama et les membres de son équipe rapprochée «continuent à surveiller de près la situation à Detroit». «Si les dirigeants sur le terrain au Michigan et les créanciers de la ville savent qu’ils doivent trouver une solution aux graves difficultés financières de Detroit, nous sommes engagés à poursuivre notre partenariat robuste avec Detroit au moment où elle oeuvre à reprendre le dessus, se revitaliser et maintenir son rang parmi les villes américaines de premier plan», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Pour sortir de l’ornière, Rick Snyder avait mandaté un expert, Kevyn Orr qui, de façon assez sobre, avait résumé les causes de cette crise en quelques points: «une mauvaise gestion financière, une population en baisse, une érosion de la base fiscale pendant ces 45 dernières années».

Berceau des «Big Three»

Echaudés par le projet de M. Orr qui prévoyait de négocier avec les créanciers de la ville, des fonds de retraite auxquels Detroit devait 9 milliards de dollars ont lancé une procédure judiciaire pour empêcher toute coupe dans les retraites de leurs souscripteurs. Mais la mise en faillite met la procédure entre parenthèses. Prochaine étape: un juge devra désormais dire si Detroit peut se placer sous la protection de la loi sur les faillites qui lui permet de renégocier sa dette. «Le plus gros défi est qu’il n’y a pas eu énormément de faillites de municipalités dans l’histoire (...), on a donc peu d’expérience en la matière», a prévenu Douglas Bernstein, un avocat spécialisé dans les faillites, interrogé par l’AFP.

Mais au-delà des aspects strictement juridiques et financiers de l’affaire, la faillite de Detroit reflète la chute de l’automobile, un pan entier de l’industrie américaine qui avait connu son essor au début du siècle dernier. Berceau des «Big Three» (Ford, Chrysler, General Motors), la ville a lié son destin à celui de la voiture, à tel point que des groupes de rock comme le MC5 («Motor City 5») ou une maison de disques, à l’instar de Motown (pour «Motor Town»), s’en sont inspirés à l’heure de se trouver un nom. Mais le lent déclin économique et financier de Detroit est allé de paire avec une déchéance sociale qui s’illustre dans l’exode de ses habitants -- Detroit a perdu la moitié de sa population en 60 ans -- et l’absence criante de services publics.

La municipalité n’est pas en mesure d’assurer l’éclairage public dans certains quartiers. Le taux de criminalité n’a jamais été aussi élevé en 40 ans et la police met en moyenne 58 minutes pour arriver lorsqu’elle est appelée, contre 11  minutes dans le reste des Etats-Unis.

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/18/detroit-se-declare-en-faillite_919364

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CINQ AUTRES FAILLITES PUBLIQUES À L'AMÉRICAINE

Message par Joss le Ven 2 Aoû 2013 - 19:27

CINQ AUTRES FAILLITES PUBLIQUES À L'AMÉRICAINE
 

19 juillet 2013




Comme Detroit, plus de 650 collectivités publiques se sont déclarées en faillite aux Etats-Unis depuis 1934, pour des raisons parfois étonnantes... Sélection.


Pour spectaculaire qu'elle soit, la faillite de Detroit n'est pas un cas isolé aux Etats-Unis. Depuis 1934 et la création d'un régime faillitaire pour les collectivités locales, près de 650 d'entre elles se sont placées sous ce statut qui leur permet de renégocier leurs créances. Un nombre qui a significativement augmenté depuis le début de la crise : selon le magazine spécialisé américain Governing, 36 entités publiques, dont 8 villes et comtés, sont déclarées en faillite depuis 2010. Investissements hasardeux, condamnations en justice, mauvaise gestion... Les situations sont plus diverses qu'on ne l'imagine. Sélection.

Orange County, pressé par la finance en 1994


Orange n’est pas une ville, mais un comté, et des plus célèbres : ses plages et son parc Disneyland font l’attractivité de ce petit bout de Californie, où se concentrent trois millions d’habitants. En 1994, cependant, la collectivité est au bord du gouffre. Quelques années plus tôt, une loi californienne adoptée par référendum ayant limité la hausse des impôts locaux, Orange a commencé à chercher l’argent ailleurs : son trésorier, Robert Citron, a accumulé les investissements financiers à haut risque. Jusqu’à ce qu’un relèvement des taux de la Banque fédérale chamboule le montage, provoquant des pertes estimées à 1,7 milliard de dollars.

Constants dans leurs anti-fiscalisme, les résidents rejettent par référendum une hausse de taxe destinée à combler les caisses du comté, qui doit alors se déclarer en faillite. L’événement marque les esprits, car Orange est alors la plus grosse collectivité à se placer sous ce statut. Selon l’agence Associated Press, le budget du comté est alors diminué de 200 millions, plus de 1 000 emplois sont supprimés, et la collectivité doit emprunter plus d’un milliard de dollars pour rembourser ses créanciers et sortir de la banqueroute. Le procès de Robert Citron révèlera notamment que le trésorier avait consulté un astrologue pour choisir ses investissements.



Vue de Newport Beach dans le comté d’Orange (photo Brian1078. Creative Commons)

Hot Desert Spring, coulé par la justice en 2003

Nous sommes toujours en Californie, mais dans un tout autre décor : Desert Hot Springs, 25 000 habitants dans la poussière des Mojaves. Malgré ses pointes à 51°C en été, la ville connaît une croissance soutenue depuis les années 1970. Au point qu’une société locale décide en 1990 d’y développer des lotissements de mobile homes. Lorsque le projet lui est soumis, la commune refuse de lui donner son aval, et se voit poursuivre au motif qu’elle entraverait l’accès au logement des plus modestes.
En décembre 2001, après quelques années de péripéties judiciaires, Desert Hot Springs se voit contrainte de régler une addition de quelque 6 millions de dollars. La ville se place aussitôt sous le régime de la faillite. Elle en sortira en 2004, remboursant ses dettes en émettant des obligations municipales. La solvabilité future de la ville semble aujourd’hui assurée par ses bonnes prévisions démographiques. «Les promoteurs et les investisseurs se sont enfuits, déclarait la maire Yvonne Parks à la presse locale en 2008. Ils sont finalement revenus, mais ce fut difficile.»


Moffet, piégé par son racket autoroutier en 2007


A la lisière de l’Arkansas et de l’Oklahoma, Moffet et ses 128 âmes n’ont pas de quoi retenir les voyageurs qui la traversent sur la route 64. D’autant moins que les contrôles de police y sont particulièrement fréquents. Au point d’intriguer, en 2006, la justice de l’Etat : celle-ci dénonce bientôt un véritable «piège à automobilistes» et interdit à la ville de délivrer de nouvelles amendes. Deux mois plus tard, le décès du maire met au jour un lourd endettement lié aux dépenses de l’ancien édile. Un trou impossible à combler, puisque les amendes représentaient quelque 80% du budget municipal. Début 2007, Moffett réclame à son tour la protection du régime faillitaire.

Jefferson County, noyé par ses égouts en 2011

Pour le comté le plus peuplé d’Alabama, la ruine est venue d’en dessous – plus précisément d’un réseau d’égouts défaillant. En 1996, un projet de rénovation est lancé pour mettre les installations au niveau des normes fédérales. Le coût du chantier est alors estimé à 300 millions de dollars. Mais cette somme sera multipliée par dix au gré des problèmes de construction, et surtout lorsque la crise des subprimes révèlera la fragilité des montages financiers. Le 9 novembre 2011, Jefferson se déclare en faillite, devenant le pire désastre financier pour une collectivité américaine, jusqu’à être détrôné par Detroit aujourd'hui.

A cette situation déjà difficile s’ajoute une affaire de corruption d’administrateurs locaux par la banque JP Morgan, désireuse d’emporter le marché du refinancement du comté. Punie d’une amende, la banque est en plus la principale victime du plan de sauvegarde présenté début juillet, qui fait passer la dette de Jefferson de 4,2 à 3 milliards de dollars. La situation est pire encore pour certains résidents, dont les factures d’eau figurent désormais parmi les plus élevées des Etats-Unis.



Vue de la ville de Birmingham, dans le comté de Jefferson (photo Marvin Gentry. Reuters)

Central Falls, plombé par les retraites en 2011

Avec 19 000 habitants, Central Falls est la plus petite ville en superficie du plus petit Etat américain, le Rhode Island. Aujourd’hui intégrée dans l’agglomération de la capitale Providence, la commune a longtemps prospéré sur les nombreuses usines textiles. Mais elle a ensuite partagé son déclin au cours des dernières décennies, les fermetures d’usines et l’appauvrissement de la population tirant les recettes fiscales vers le bas. La banqueroute est arrivée à cause des 80 milllions promis aux anciens policiers et pompiers municipaux pour leur retraite et leur assurance santé, une somme bien trop élevée pour les faibles finances de la ville.

Déclarée faillitaire en août 2011, la ville diminue son personnel et ferme des équipements publics tels qu’une bibliothèque et une maison de quartier. Elle conclut également un accord sur les retraites, pour des coupes allant jusqu’à 55% (modérées cependant grâce à une aide de l’Etat de Rhode Island). La ville est par ailleurs placée sous la supervision d’un «receveur» jusqu’au 31 décembre 2012. «La banqueroute n’est pas la maladie pour ces villes, c’est le remède», déclare celui-ci à la revue américaine Governing. Central Falls est depuis sortie de la faillite et vient de voir sa note remontée de B2 à B1 par l’agence Moody’s.


Un panneau à l’entrée de Central Falls (photo Brian Snyder. Reuters)

http://www.liberation.fr/economie/2013/07/19/cinq-faillites-municipales-made-in-usa_919490

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APRÈS DÉTROIT, LOS ANGELES, OAKLAND, PHILADELPHIE,CHICAGO ?

Message par Joss le Sam 3 Aoû 2013 - 11:25

APRÈS DÉTROIT, LOS ANGELES ET CHICAGO ?
 

mercredi 31 juillet 2013

 D’autres villes des Etats-Unis sont au bord de la faillite, explique un avocat local.

Si elle est approuvée, la faillite de Détroit et son volet pensions créeront un précédent aux Etats-Unis. Explications de Douglas C. Bernstein, avocat de DÉTROIT spécialiste des faillites.

L’administrateur général, Kevyn Orr, avait présenté en juin un plan de sauvetage de DÉTROIT. Pourquoi avoir finalement déclaré la ville en faillite ?

Kevyn Orr est pressé par le temps. Il espérait obtenir des accords et des concessions des créanciers, avant de restructurer la dette devant les tribunaux. Or les représentants des employés du service public ont déposé un recours devant un juge local. Kevyn Orr a riposté en accélérant l’inscription sous le chapitre 9 de mise sous protection des tribunaux.

La mise en faillite et les possibles coupes claires dans les pensions sont-elles constitutionnelles ?

La constitution de l’Etat du Michigan protège les pensions. Mais le code américain des faillites, qui est fédéral, autorise lui la rupture des contrats. Un juge va devoir décider si ce code prévaut ou non sur la constitution de l’Etat. Cette décision promet une belle bagarre devant les tribunaux et fera précédent.

Si le dossier est approuvé, comment se déroulera la mise sous protection du chapitre 9 ?

Les faillites municipales sont très rares aux Etats-Unis, moins de 700 à ce jour, bien qu’elles soient de plus en plus fréquentes. A la différence de la banqueroute de General Motors ou de Chrysler à Détroit, le Département du Trésor américain ne va pas intervenir pour financer les caisses de la ville. DÉTROIT n’a pas grand-chose à vendre, donc la restructuration de la dette va prendre plus longtemps.

Qui seront les grands perdants devant les tribunaux ?

Les retraités municipaux devraient être les premières victimes. Les pensions non payées représentent la plus grosse partie de la dette de DÉTROIT, plus de 5 milliards de dollars sur 18 milliards au total. Deux fonds de pensions sont concernés : celui des employés municipaux et celui de la police et des pompiers. Cela représente 32000 actifs et retraités. Les détenteurs de bons municipaux devraient également être sévèrement touchés.

Pourquoi l’Etat fédéral n’intervient-il pas pour sauver DÉTROIT comme il l’a fait avec l’industrie automobile ?

Pour plusieurs raisons : d’abord, car la détérioration des finances de la ville est due en partie à la corruption des dirigeants. Washington ne veut pas cautionner ce genre de comportement. Deuxièmement, le Congrès n’est pas disposé à autoriser un nouveau plan de sauvetage actuellement. Enfin, plusieurs autres villes sont en faillite ou sont sur le point de l’être, comme LOS ANGELES, OAKLAND, PHILADELPHIE, CHICAGO. Si le gouvernement crée un précédent avec DÉTROIT, toutes les autres municipalités vont tendre la main.

Comment expliquez-vous la situation de DÉTROIT ?

Le déclin de DÉTROIT, ville auparavant très dynamique, a commencé avec les émeutes raciales de 1967. Ensuite, du fait de la présence de syndicats forts, le Michigan est un Etat où la main-d’œuvre est chère. Du coup, l’industrie automobile s’est délocalisée vers le sud dans les Etats où les syndicats ne sont pas obligatoires. Cet exode a eu l’effet de dévaloriser la valeur immobilière de DÉTROIT et donc les impôts sur la propriété. Le cas n’est pas unique à DÉTROIT, mais c’est ici qu’il est le plus exacerbé.

DÉTROIT paie-t-il son succès passé ?

Oui, la ville n’a pas réalisé assez tôt qu’elle était trop dépendante de l’industrie automobile. Elle commence seulement aujourd’hui à se diversifier.

http://www.lalibre.be/economie/actualite/apres-detroit-los-angeles-et-chicago-51f8a1263570ebbf8e031657


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RETOUR AU FAR WEST : LA FAILLITE DE L’ÉTAT AMÉRICAIN

Message par Joss le Ven 16 Aoû 2013 - 11:19

RETOUR AU FAR WEST : LA FAILLITE DE L’ÉTAT AMÉRICAIN

C'est l'une des villes les plus dangereuses des États-Unis, un terrain de jeu pour les gangs et les dealers, et pourtant TRENTON a dû licencier plus de 100 policiers, soit un tiers de ses effectifs. A l'image de nombreuses cités américaines au bord de la faillite, elle n'a même plus les moyens de payer pour la sécurité publique. Temps Présent s'est rendu dans cette ville, à une heure à peine de New York, pour partager le quotidien de ceux qui vivent avec des services publics réduits au minimum.

Quel rôle l’Etat doit-il jouer, peut-on vivre avec le moins d’Etat possible ? Cette thématique est au centre de l'élection présidentielle en cours. Temps Présent s’est rendu dans deux villes qui partagent un même sort : elles sont au bord de la faillite. Mais c’est leur seul point commun. TRENTON, capitale du New Jersey, à majorité noire et hispanique, est complètement dévastée – et vit désormais avec une force de police amputée d’un tiers. Résultat : les crimes ont augmenté de façon spectaculaire. Une insécurité qui la fait glisser un peu plus dans l’abîme.

COLORADO SPRINGS, elle, vit aussi au régime sec, mais ici c’est un choix délibéré. Dans cette ville au pied des Rocheuses, le «moins d’Etat», c’est presque une religion. Quand la crise a frappé, la ville a sauvé ses policiers, mais elle a sabordé d’autres services publics. Lampadaires éteints, parcs laissés à l’abandon, piscines fermées : les citoyens se sont réveillés du jour au lendemain dans un tout nouvel environnement. Ce qui est vraiment surprenant, c’est le programme d’adoption qui a été lancé par la ville : ainsi les plus riches ont pu se payer leur lampadaire ou leur parc… Et les businessmen les plus importants en ont profité pour prendre les rênes.

TEMPS PRÉSENT - RTS.CH
http://www.rts.ch/emissions/temps-present/international/4229168-retour-au-far-west-la-faillite-de-l-etat-americain.html

Temps Présent :Retour au Far West - la fallite... par bluekonnie


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VENDRE LA VILLE DE DETROIT AU CANADA POUR LA SAUVER ?

Message par Joss le Jeu 22 Aoû 2013 - 20:42

VENDRE LA VILLE DE DETROIT AU CANADA POUR LA SAUVER ?

Ce n’est qu’une possibilité pour l’instant, mais le fait d’en parler met en avant la situation catastrophique des USA, à commencer par cette ville. C’est bien une chose que nous avons pu constater dans d’autres pays comme la Grèce qui a vendu le port d’Athènes aux chinois par exemple, mais il s’agit ici des Etats-Unis! Vendre Détroit comme seule et unique solution alors? Ce qui ne serait pas un hasard non plus puisque le journal Le Monde l’a bien rappelé dans un récent article :

   Detroit est un point d’échange avec le Canada, premier partenaire commercial des Etats-Unis, et le Michigan fait partie des trois Etats les plus importants à l’import-export, avec la Californie et l’Ohio. Les ponts reliant Detroit à la ville canadienne voisine de Windsor, ainsi que le port, emploient plusieurs milliers de personnes.

Sans oublier leur rappel de la situation de la ville:

   Les statistiques de la ville américaine de Detroit (Michigan) font froid dans le dos : 700 000 habitants, soit 60 % de moins qu’en 1950, dont 18,3 % sont sans emploi et 36 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. Mise sous tutelle en mars dernier, le « Paris du Midwest » a déposé un dossier pour bénéficier du régime des faillites en juin…

   Article complet sur
Le Monde


http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/22/vendre-la-ville-de-detroit-au-canada-pour-la-sauver/#more-50987[/b]
Les Etats-Unis envisagent-ils de vendre la ville de Detroit à leurs voisins du Nord? Les Canadiens ne verraient en tout cas pas d'un mauvais oeil la possibilité de créer une enclave canadienne aux States.

C'est en tout cas ce que soutient le journaliste John H. Fonds dans un article publié par l'American Spectator. Son argumentation? Le Detroit Institute of Arts possède une collection d'une valeur estimée à quelque 2,5 milliards de dollars. De même, le parc de Belle Isle pourrait être vendu à des investisseurs comme une sorte de "mini Hong-Kong" pour 1 milliard de dollars, et même la reproduction de girafe au zoo de Detroit pourrait rapporter jusqu'à 80.000 dollars.

Pour John H. Fonds, le Canada serait l'acheteur idéal: "Il se trouve juste à côté, possède un gouvernement moderne, affiche un chômage en baisse, a une dette limitée et dispose d'une liberté économique encore plus large que celle en pratique aux États-Unis".

Un sondage, réalisé par l'agence de presse canadienne Global News, dévoile en tout cas que 36% de la population ne serait pas contre un rachat de la ville de Detroit, mais seulement si la vente des armes y est interdite (comme c'est le cas au Canada). Alors, vente ou pas, l'avenir le dira.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1691158/2013/08/22/Vendre-la-ville-de-Detroit-au-Canada-pour-la-sauver.dhtml

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