MARTHE ET MARIE

PAYS BAS

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PAYS BAS

Message par Joss le Mar 10 Juil 2012 - 6:53

EGAN-JONES Dégrade la note des Pays-Bas et de l’Autriche à A ( perspectives négatives )




http://www.zerohedge.com/news/egan-jones-downgrades-netherlands-aa-negative-watch

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CHÔMAGE DES JEUNES : QUEL DESTIN POUR LA GÉNÉRATION PERDUE ?

Message par Joss le Dim 11 Aoû 2013 - 8:57

CHÔMAGE DES JEUNES : QUEL DESTIN POUR LA GÉNÉRATION PERDUE ?
 

5 août 2013 Henk Hofland

En ces années de crise économique et d’effritement politique, le fossé se creuse entre les générations. Mais comment se révoltera celle qui a connu le déclin ?, se demande l’un des doyens de la presse néerlandaise.

Actuellement, aux Pays-Bas, les sans-emploi représentent 8,9 % de la population active, soit quelque 675 000 personnes dans la force de l’âge. Nous ne sommes pas une exception. Dans toute l’Europe de l’Ouest, environ huit millions de jeunes n’ont ni travail ni formation. Il y a quelques mois, The Economist a calculé que, depuis le début de la crise, vers 2007, le chômage des jeunes dans le monde occidental avait augmenté de 30 %, touchant désormais 26 millions de personnes.

Il suffit d’un peu de bon sens pour se dire que cela aura forcément des conséquences. Les dirigeants européens en ont conscience. La chancelière allemande Angela Merkel estime que le chômage des jeunes est le problème numéro un de l’Europe et met en garde contre le danger d’une "génération perdue". L’appel à réagir de la part des hautes sphères, qui se fait de plus en plus pressant, confirme la gravité du problème. Elle pousse l’opinion publique à s’interroger sur les mesures à prendre.

Absence de conviction politique

Un nouveau programme européen est prévu. Ces deux prochaines années, l’Europe devra débloquer, pour les pays les plus gravement touchés – la Grèce, l’Espagne et le Portugal – 8 milliards d’euros. La Banque européenne d’investissement (BEI) aidera à former des jeunes, à créer des petites entreprises, etc. Espérons que ces mesures soient efficaces.

Pas un parti, pas un dirigeant politique, n’a réussi à inspirer la majorité de l’électorat
Cependant, notre crise n’est pas seulement économique. L’ensemble de l’Europe occidentale et les Etats-Unis souffrent d’un manque de conviction politique. Pas un parti, pas un dirigeant politique, n’a réussi à inspirer la majorité de l’électorat. De toute évidence partout à l’Ouest, et depuis des années, l’élite politique est en proie à un malaise. Les guerres ont échoué, et les populations ont vu, pour la plupart, la situation économique continuer de se dégrader. Les classes moyennes sont maussades, elles s’impatientent. Et le citoyen se voit chaque jour conforté dans ses opinions. Le spectacle de Detroit, autrefois au cœur de l’industrie automobile mondiale, devenant aujourd’hui une ville en ruine et un foyer de criminalité, n’en est que la preuve la plus récente.

Cette crise constitue à tous les égards une fracture par rapport à un passé prospère et optimiste. La question se pose à présent de savoir comment les nouvelles générations se comporteront en pareilles circonstances. Nous avons déjà fait l’expérience des fossés générationnels. Dans l’Histoire, le plus bouleversant s’est concrétisé par le Troisième Reich. Il est né du revanchisme suscité par une guerre mondiale perdue, de la crise économique des années 30, de la faiblesse de la République de Weimar et du talent oratoire d’Hitler.
Manque d’imagination

Je n’ai aucune intention de lancer une mise en garde en annonçant l’arrivée d’“un nouveau Hitler”. Il n’y en a pas. Je souhaite simplement souligner, en l’occurrence, que lui aussi, dans les années 30, s’est adressé au peuple allemand de manière positive. On consultera à cet égard l’essai de Sebastian Haffner, Anmerkungen zu Hitler [Notes sur Hitler]. Hitler a fait redémarrer l’industrie allemande, lutté efficacement contre le chômage, indépendamment du réarmement et de sa politique extérieure. S’il a pu y parvenir, c’est entre autres grâce à une profonde fracture intergénérationnelle.

Aux Pays-Bas, nous avons fait l’expérience de ce phénomène assez récemment. J’estime en être une illustration.

Aux Pays-Bas, nous avons fait l’expérience de ce phénomène assez récemment. J’estime en être une illustration. J’ai été adolescent pendant la guerre, qui s’est conclue par l’Hiver de la faim [lors du dernier hiver de la Seconde Guerre mondiale, la famine a causé la mort de plus de 20 000 Néerlandais]. Après la libération, j’ai vécu l’échec du tournant politique et le début de la guerre avec l’Indonésie, qui elle aussi s’est soldée par un échec et pour laquelle nous avons envoyé 150 000 soldats à l’autre bout du monde.

Ensuite, le gouvernement a cru pouvoir recommencer à s’occuper des affaires courantes. Mais non ! Une première preuve en est le roman de W.F.Hermans, Ik heb altijd gelijk (1951) [J’ai toujours raison, roman sur la vie d’un soldat néerlandais en Indonésie, de 1947 à 1949, et lors de son retour aux Pays-Bas]. Une lecture obligée pour quiconque souhaite comprendre les mécanismes d’un fossé intergénérationnel. Dans la littérature sont apparus le groupe des Vijftigers [poètes des années 50].

Puis a suivi le mouvement [anarchiste et contestataire] Provo, et celui des squatters. Au fil de ces années-là, il est apparu clairement que les Pays-Bas d’avant-guerre appartenaient définitivement au passé. Ensuite, des générations ont grandi dans la discipline de la Guerre froide. Et après 1989, une nouvelle ère s’est amorcée.

Il est impossible de prévoir comment se présentera le nouveau fossé intergénérationnel. Ceux qui avaient une dizaine d’années en 1990, comment ont-ils vécu la prospérité croissante des années 90, puis le déclin insidieux de la décennie suivante, suivi d’une crise pour l’instant sans remède ? Quels rôles jouent les médias sociaux pour cette génération perdue ? Une nouvelle résistance se prépare-t-elle ? Quelle forme prendra-t-elle ? Ce thème ne serait-il pas propice à la réalisation d’un long métrage à caractère prophétique ou d’un documentaire sociopolitique ?
Parfois je me dis que nous souffrons avant tout d’un manque d’imagination. Et nous n’en sommes même pas conscients.

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4023081-quel-destin-pour-la-generation-perdue

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LA FIN DE L'ÉTAT PROVIDENCE

Message par Joss le Sam 21 Sep 2013 - 12:15

PAYS-BAS : LE ROI WILLEM-ALEXANDER ANNONCE LA FIN DE L'ÉTAT PROVIDENCE

A l'occasion de la présentation du budget 2014, marqué par la rigueur, le discours du roi, écrit par le Premier ministre Mark Rutte, encourage chaque Néerlandais à "prendre ses responsabilités pour sa propre vie et pour son entourage".




Le Roi Willem-Alexander a déclaré que l'État providence n'était "plus tenable" lors du discours prononcé à l'occasion de la présentation du budget 2014, marqué par la rigueur.

Robin Utrecht/Reuters

"A tous ceux qui le peuvent, il est demandé de prendre ses responsabilités pour sa propre vie et pour son entourage", a plaidé le roi Willem-Alexander dans un discours prononcé lors de la présentation du budget 2014 par le gouvernement néerlandais. Le texte, écrit, comme chaque année à cette occasion, par le Premier ministre, Mark Rutte, est un coup porté à l'État providence d'un pays qui en était le modèle.

"L'État providence classique se transforme lentement mais sûrement en une société de participation", a déclaré le roi lors de ce discours adressé aux deux chambres du parlement. Willem-Alexander a assuré que le passage à une société de participation est particulièrement visible dans les secteurs de la sécurité sociale et des soins de santé sur le long-terme. "L'État providence classique de la deuxième moitié du vingtième siècle est parvenu à des règlementations sur ces terrains qui sont devenues intenables dans leurs formes actuelles", a soutenu le roi.

Ironie du sort, le souverain a prononcé ce discours après avoir défilé dans les rues de La Haye dans un "Carrosse d'Or", comme le veut la coutume.
Austérité

Après le discours royal, le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem a présenté le budget de la cinquième économie de la zone euro pour 2014, avec l'austérité en maître mot. "L'équilibre n'est pas encore revenu dans notre économie", a déclaré Jeroen Dijsselbloem, également président de l'Eurogroupe, lors d'un discours adressé au parlement. L'économie néerlandaise est en récession depuis quatre trimestres.

Les prévisions de retour à la croissance, dont une hausse du PIB de 0,5% sur l'ensemble de 2014, sont en deçà de ce qui avait été prévu auparavant et le chômage, en hausse constante depuis juin 2011, devrait encore augmenter et passer la barre des 9%.

Le budget doit être encore approuvé par le parlement alors que la coalition au pouvoir n'a pas la majorité au Sénat. "Une solution rapide et sans douleur n'existe pas", a ajouté Jeroen Dijsselbloem, se référant aux 6 milliards d'euros de coupes budgétaires supplémentaires prévues par le gouvernement pour 2014. Celles-ci viennent s'ajouter à d'autres vastes programmes d'austérité (hausse de la TVA, baisse de l'aide aux pays en voie de développement, etc.) mis en place depuis le début de la crise financière pour compter, ensembles, pour 30 milliards d'euros d'économies en 2014.

Les mesures annoncées mardi comprennent, entre autres, des coupes dans le budget alloué aux soins de santé et à la sécurité sociale. Le pouvoir d'achat des Néerlandais devrait diminuer de 0,25% en 2014, mais permettre de ramener le déficit public à 3,3% en 2014. Le bureau central du plan (CPB), dont les conclusions servent de base à La Haye pour l'élaboration du budget, avait assuré en juin que sans mesures supplémentaires, le déficit public augmenterait jusqu'à 3,9% en 2014. Les engagements européens des Pays-Bas fixent la limite pour le déficit public à 3%. Le déficit public s'était élevé à 4,1% du PIB en 2012.  
Chute de la coalition libéraux-travaillistes dans les sondages

La présentation du budget intervient alors que le gouvernement semble avoir perdu la confiance de l'opinion publique. Selon un sondage publié dimanche, l'actuelle coalition libéraux-travaillistes formée après les élections de septembre 2012 perdrait plus de la moitié de ses députés si des élections devaient avoir lieu. La reprise de l'économie est plus lente aux Pays-Bas que dans le reste de la zone euro. Celle-ci avait enregistré une croissance de 0,3% au deuxième trimestre alors que les Pays-Bas ont essuyé un repli de 0,2% sur la même période.  

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/pays-bas-le-roi-willem-alexander-annonce-la-fin-de-l-etat-providence_1282784.html

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