MARTHE ET MARIE

MICHEL ONFRAY : LA SOLIDARITÉ À APPRENDRE OU A RÉAPPRENDRE

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MICHEL ONFRAY : LA SOLIDARITÉ À APPRENDRE OU A RÉAPPRENDRE

Message par Joss le Sam 9 Juin 2012 - 19:16



3 Degrés de contemplation : philosophique, théologique et mystique pour une même recherche de la Vérité.

Mais si la philosophique, théologique et prière ne se prolongent pas au bout de nos doigts, elles sont "lettres mortes".

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Re: MICHEL ONFRAY : LA SOLIDARITÉ À APPRENDRE OU A RÉAPPRENDRE

Message par Marc le Sam 16 Juin 2012 - 8:04

Bonjour Jo Very Happy J'ai récemment lu cet article sur un site protestant. http://larevuereformee.net/articlerr/n259/la-montee-de-l%E2%80%99atheisme-contemporain-2


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Re: MICHEL ONFRAY : LA SOLIDARITÉ À APPRENDRE OU A RÉAPPRENDRE

Message par gerardh le Sam 16 Juin 2012 - 9:44

_________

Bonjour,

Le traité de l'athéologisme de Michel Onfray est très loin se s'élever à la hauteur de l'immense talent de l'auteur. Il reste + ou - inspiré par son passage dans les instituts catholiques d'éducation.

A part cela, à la vue du reportage, on a l'impression que Michel onfray est un brave type. Il me semble que Dieu le cherche.

Prions pour lui.


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MICHEL ONFRAY EDUCATION ET GENDER

Message par Joss le Mer 24 Sep 2014 - 10:00


MICHEL ONFRAY EDUCATION ET GENDER 12 SEPTEMBRE... par jozecat

26 SEPTEMBRE 2014 LE FIGARO

L'ÉCOLE D'AUJOURD'HUI TUE SUR PLACE LES ENFANTS DE PAUVRES

INTERROGÉ DANS LE FIGARO, MICHEL ONFRAY DIT DES CHOSES INTÉRESSANTES :

"L'école se substitue aux familles en matière d'éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l'instruction. Demander à l'école qu'elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique, apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris...), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu'il n'est pas inutile d'envisager, bien sûr, mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils? Si l'on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J'ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle...

Le fils d'ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s'en est sorti grâce à une école qui n'existe plus. L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu'ils ont appris à l'école, mais ce qu'ils ont appris chez eux. Lire ou relire Bourdieu plus que jamais d'actualité ...Si l'on justifie cela, alors il faut continuer et défendre cette école qui massacre tous les enfants de gueux, dont je fus. Sinon, il faut abolir cette usine à éjecter les enfants de pauvres hors du système.

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d'être réactionnaire . Que leur répondez-vous?

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu'elle n'a plus aucun souci du peuple qu'elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d'autant plus en diable Marine Le Pen qu'ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s'occupait du peuple, nourrissent le FN et l'engraissent. Cette presse-là défend le programme économique libéral et européen de l'UMP et du PS. Quand l'UMP est au pouvoir, elle est contre, mais quand le PS l'y remplace, elle est pour. Dès lors, pour laisser croire que droite et gauche ça n'est pas la même chose, la presse dite de gauche s'excite sur des sujets sociétaux en croyant que la gauche est là. Or elle ne s'y trouve que de façon minoritaire. [...]"

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ACCUSÉ PAR LE PREMIER MINISTRE DE PRÉFÉRER ALAIN DE BENOIST

Message par Joss le Lun 9 Mar 2015 - 21:22

ACCUSÉ PAR LE PREMIER MINISTRE DE PRÉFÉRER ALAIN DE BENOIST À BERNARD- HENRI LÉVY, MICHEL ONFRAY RÉAGIT DANS FIGAROVOX :

"[...] Si FLEUR PELLERIN, sa ministre de la culture, n'a jamais eu le temps de lire un seul roman de MODIANO, VALLS quant à lui n'a pas même pris le temps de lire l'entretien du Point à partir duquel il extravague. Qu'y ai-je dit ?

La question était la suivante :

«Quels sont les intellectuels de droite dont vous vous sentez le plus proche ?». Voici ce que j'ai répondu : «Je ne me sens pas proche de BHL ou d'ALAIN MINC, ni de JACQUES ATTALI qui, me dit-on, sont de gauche. Faudrait-il que je me sente proche pour cela d'intellectuels de droite? Qui sont-ils d'ailleurs ? Concluez si vous voulez que je préfère une analyse juste d'ALAIN DE BENOIST à une analyse injuste de MINC, ATTALI ou BHL et que je préférais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d'ALAIN DE BENOIST … Les Papous vont hurler! Mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu'il dit qu'il est de gauche et que PIERRE BERGÉ, LIBÉRATION, LE MONDE et le NOUVEL OBSERVATEUR, pardon, L'OBS affirment aussi qu'il le serait…». Les papous ont donc hurlé, jusqu'à MATIGNON.

S'il faut une explication de texte à MANUEL VALLS auquel, décidemment la fréquentation de Jankélévitch n'a pas servi à grand chose, je disais que, MOI QUI SUIS DE GAUCHE, JE PRÉFÉRAIS UNE IDÉE JUSTE, FUT-ELLE DE DROITE, À UNE IDÉE FAUSSE MÊME SI ELLE EST DE GAUCHE, SURTOUT SI ELLE EST DE GAUCHE. Quel philosophe, quel citoyen même, pourrait soutenir le contraire d'ailleurs, sauf à préférer l'erreur et le faux pour des raisons idéologiques? [...]"




« Cette mafia qui se réclame de la gauche » | Le Point – février 2015

INTERVIEW. Le philosophe fustige la gauche bien-pensante. Assez pour que la droite le récupère…

Propos recueillis par Sébastien LE FOL©

© Éric Larrayadieu / Opale

1. Une partie de la gauche est devenue très hostile à votre égard. Votre opposition à la théorie du genre, votre critique de l’islam et votre défense d’Eric Zemmour vous ont valu le surnom de « Finkielkraut bis ». Auriez-vous basculé du « côté obscur de la force » ?

Tout dépend de quelle gauche on parle… La gauche mondaine, parisienne, celle de Saint-Germain-Des-Prés ? La gauche caviar de BHL ? La gauche tellement libérale qu’elle défend la vente d’enfants en justifiant la location d’utérus des femmes pauvres pour des couples riches ? La gauche de Pierre Bergé qui estime que louer son ventre c’est la même chose que travailler comme caissière ? La gauche qui préfère avoir tort avec Robespierre, Marx, Lénine, Staline, Mao, Khomeiny que raison avec Camus ? La gauche qui rend responsables Houellebecq, Finkielkraut et Zemmour des attentats du 7 janvier qu’elle ne veut pas nommer islamistes ? La gauche de Libération qui, le 20 janvier 2014, justifie la zoophilie et la coprophagie avec la philosophe Beatriz Preciado, chroniqueuse du dit journal ? La gauche qui fit de Bernard Tapie son héros et un ministre ? La gauche qui a vendu une télévision publique à Berlusconi ? La gauche qui traque la misogynie et la phallocratie partout dans la langue française et veut qu’on dise professeure et auteure mais qui ne voit pas que la polygamie, le voile, la répudiation, les mariages arrangés, l’excision, le chômage des mères seules au foyer, les ex-maris qui ne paient pas les pensions alimentaires, font des ravages plus profonds en matière de phallocratie ? La gauche qui vote comme Sarkozy sur l’Europe et l’euro, le raccourcissement des retraites et l’augmentation du temps de travail, les restrictions de remboursements maladie, et croit que le danger fasciste est partout sauf là où il est ? La gauche qui se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen ? La gauche de ceux qui croient à la liberté de la presse, à la liberté d’expression, bien sûr, mais qui m’interdit France-Inter pendant quatre années ou demande qu’on interdise la diffusion de mon cours sur Freud à France-Culture en initiant une pétition contre moi au nom de la liberté d’expression ? La gauche du sénateur socialiste qui intervient auprès du président du Conseil régional de Basse-Normandie pour faire sauter la subvention de l’université populaire à la demande d’une historienne de la psychanalyse qui elle aussi, bien sûr, est de gauche? La gauche qui détruit l’école parce qu’elle sait que ses enfants sortiront de toute façon du lot, puisqu’ils s’en occupent chez eux et qui, de ce fait, renvoie les enfants de pauvres dans les caniveaux où Marine Le Pen, ou le Djihad, les récupère ? Que cette gauche là ne m’aime pas, ça m’honore… En revanche, je ne compte pas le nombre de gens vraiment de gauche qui me disent, dans la rue, par mails, par courrier, à l’issue mes conférences, qu’ils sont d’accord avec moi, mais n’osent pas le dire parce qu’il règne une terreur idéologique activée par cette mafia qui se réclame de la gauche…

2. Même la revue de la Nouvelle Droite, Eléments, vous tresse des lauriers….Y aurait-il un malentendu ?

Je suis antilibéral, contre l’euro et l’Europe, pour les peuples, je défend un socialisme proudhonien, mutualiste et fédéraliste, je crois au génie du peuple tant que les médias de masse ne l’abrutissent pas pour le transformer en masse abêtie qui jouit de la servitude volontaire et descend dans la rue comme un seul homme au premier coup de sifflet médiatique, je ne crois pas que le marché doive faire la loi, je ne fais pas de l’argent l’horizon indépassable de toute éthique et de toute politique , je préfère les girondins fédéralistes et provinciaux aux jacobins centralisateurs et coupeurs de têtes , et avec ça je suis de gauche – si Eléments est d’accord avec ça, devrai-je cesser de croire ce que je crois ?

3. Dans « L’ordre libertaire : la vie philosophique d’Albert Camus », vous faisiez une critique implacable de la « gauche totalitaire ». Ce livre n’a-t-il pas marqué une rupture définitive entre une certaine intelligentsia de gauche et vous ?

Une certaine intelligentsia de gauche, comme vous dites, n’a jamais aimé que je ne sois pas du sérail et que je ne doive mon statut qu’à mon travail et non au copinage tribal qui fait l’essentiel de son quotidien. J’ai construit ma vie pour n’avoir rien à demander à personne. Que cette tribu grosse comme un village Papou fasse sa loi et fonctionne comme une mafia, c’est son affaire, pas la mienne. J’ai créé une université populaire il y a treize ans à Caen, en province, pour lutter contre la présence de Le Pen au second tour des présidentielles, cette UP fonctionne à merveille avec une vingtaine d’amis. J’y travaille bénévolement et les cours sont gratuits. C’est ma façon d’être de gauche car se dire de gauche compte pour rien si l’on ne vit pas une vie de gauche, à savoir une vie dans laquelle on incarne les idéaux de gauche – banalement : liberté, égalité, fraternité, laïcité, féminisme. Cette intelligentsia n’en parle jamais alors que mille personnes viennent chaque lundi à mon cours. L’arbitre des élégances n’est pas pour moi ce village papou, mais ce peuple qui vient.

4. « Moi qui suis de gauche, je préfère un homme de droite intelligence à un homme de gauche débile », avez-vous déclaré au Figaro. La droite serait-elle de plus en plus intelligente ? Et à contrario la gauche serait-elle de plus en plus débile ?

Depuis que je juge la gauche sur ce qu’elle fait plus que sur ce qu’elle dit d’elle, je ne me fais plus avoir par les étiquettes. Il n’y a pas la gauche et la droite, mais des gens de gauche et des gens de droite. Et je n’estime pas une personne sur ces critères. Pas plus que l’athée que je suis ne juge autrui sur le fait qu’il croie ou non en Dieu, mais sur ce qu’il fait de son athéisme ou de sa foi dans sa vie quotidienne. Là aussi, là encore, je préfère un croyant intelligent à un athée imbécile. Je trouve même sidérant qu’on ait besoin de le dire, ce qui supposerait qu’un homme de gauche devrait préférer un crétin de gauche à un homme de droite intelligent…

5. Quels sont les intellectuels de droite dont vous vous sentez le plus proche ?

Je ne me sens pas proche de BHL ou d’Alain Minc, ni de Jacques Attali qui, me dit-on, sont de gauche. Faudrait-il que je me sente proche pour cela d’intellectuels de droite ? Qui sont-ils d’ailleurs ? Concluez si vous voulez que je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL et que je préférais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d’Alain de Benoist … Les Papous vont hurler ! Mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu’il dit qu’il est de gauche et que Pierre Bergé, Libération, Le Monde et le Nouvel Observateur, pardon, L’Obs affirment aussi qu’il le serait…

6. Y a-t-il un homme politique de droite pour lequel vous seriez prêt à voter ?

Aucun. Ni d’ailleurs aucun un homme de gauche. C’est fini l’époque où je croyais aux bateleurs de la politique politicienne

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MICHEL ONFRAY AU SUJET DU FRONT NATIONAL

Message par Joss le Mer 1 Avr 2015 - 14:04

MICHEL ONFRAY AU SUJET DU FRONT NATIONAL

31 MARS 2015 RTS



[b]Michel Onfray, qui se définit toujours comme « un philosophe de gauche radical », revenait hier au micro de la Radio Télévision Suisse sur les élections départementales, le Front national, la préférence nationale ou encore le nucléaire iranien.


« Je retiens surtout l’absence du Front national alors qu’il fait 25 % des voix. Moi je ne suis pas un défenseur du Front national, mais un défenseur de la démocratie. Et j’estime que quand 5 millions de gens se sont manifestés en faveur du Front national, je trouve étonnant que le FN ne soit pas représenté, pas plus qu’il ne l’est à l’Assemblé nationale où ils ont deux députés ce qui n’est pas du tout en rapport avec leur puissance […]. Les gens s’expriment et ils ne sont pas représentés. La démocratie n’est pas au mieux de sa forme. […] C’est la même chose avec les écologistes, qui eux ne pèsent rien du tout mais sont surreprésentés. »

Entre un tacle à la « mégalomanie de Sarkozy » et la « fausse gauche de Pierre Bergé qui nous fait l’éloge de la location d’utérus pour les femmes pauvres », celui qui a lancé l’Université populaire de Caen en réaction à l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 est ensuite revenu sur l’utilisation abusive du terme « extrême droite » par un Parti socialiste qu’il considère comme n’étant plus « de gauche » :

« Je pense que l’extrême droite elle descend dans la rue, elle est armée, elle ne reconnaît pas la démocratie, ne se présente pas aux élections, elle est dans des logiques paramilitaires donc il faut arrêter d’utiliser ce mot-là. Je sais bien que la gauche, depuis Mitterrand, depuis qu’elle a cessé d’être de gauche en 1983, a instrumentalisé le Front national et a eu besoin d’en faire un parti fasciste pour pouvoir être antifasciste à peu de frais. Et donc, on estime que quand on vote contre le Front national, on est Jean Moulin en France. Cela fait parti du folklore […]. En France, on est contre la préférence nationale sauf quand il s’agit des artiste et des cinéastes. Aurélie Filippetti, qui était une ministre de gauche, se retrouve aujourd’hui à défendre la préférence nationale, mais pour les “artistes” […], pas pour les ouvriers, pas pour les paysans, pas pour les prolétaires. Alors c’est facile de dire que l’autre est xénophobe, l’autre est fasciste, l’autre est antisémite. »

Questionné sur les négociations relatives au nucléaire iranien en cours à Lausanne, Michel Onfray explique :

« Je suis fortement opposé à la guerre qui ne fait le bonheur que des marchands d’armes, qui la plupart du temps sont aussi les gens qui soutiennent les partis politiques […] Netanyahou, qui est en relation avec les gens qui vendent des armes, a intérêt à ce que la paix ne se fasse jamais et, comme la gauche a intérêt à entretenir un Front national qu’on présenterait comme fasciste et d’extrême droite, Netanyahou a intérêt à présenter l’Iran comme l’ennemi absolu qu’il faudrait attaquer de manière préventive. »

Quelques jours auparavant, dans une longue interview parue dans le quotidien belge Le Soir, il expliquait pourquoi il n’était pas Charlie :

« Il fallait être Charlie, sous peine d’être Dieudonné ; il fallait être tolérant, sauf pour ceux qui ne pensent pas comme Valls ; il fallait éviter les amalgames et n’avoir pas entendu que les criminels avaient mis leur crime sous le signe de la vengeance du Prophète ; il fallait affirmer que l’équipe de Charlie était morte pour la liberté d’expression, mais comprendre que la liberté d’expression s’arrêtait juste après l’ânonnement du catéchisme médiatique ; il fallait défiler en masse et applaudir on ne sait quoi sous peine d’être complice des tueurs ; […] en un mot, il fallait ne plus penser et obéir, obéir à la doxa imposée par les médias qui n’ont jamais vendu autant de papier ni obtenu pareils records d’audience. C’était le but. Il faut lire ou relire Propaganda. Sous-titré : “Comment manipuler l’opinion en démocratie”, d’Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud, qui a publié ce texte en 1928 pour expliquer comment une poignée de gens invisibles fabrique le consentement en démocratie. Un livre qui se trouvait dans la bibliothèque de Goebbels. »

Michel Onfray, qui se définit toujours comme « un philosophe de gauche radical », revenait hier au micro de la Radio Télévision Suisse sur les élections départementales, le Front national, la préférence nationale ou encore le nucléaire iranien.

« Je retiens surtout l’absence du Front national alors qu’il fait 25 % des voix. Moi je ne suis pas un défenseur du Front national, mais un défenseur de la démocratie. Et j’estime que quand 5 millions de gens se sont manifestés en faveur du Front national, je trouve étonnant que le FN ne soit pas représenté, pas plus qu’il ne l’est à l’Assemblé nationale où ils ont deux députés ce qui n’est pas du tout en rapport avec leur puissance […]. Les gens s’expriment et ils ne sont pas représentés. La démocratie n’est pas au mieux de sa forme. […] C’est la même chose avec les écologistes, qui eux ne pèsent rien du tout mais sont surreprésentés. »

Entre un tacle à la « mégalomanie de Sarkozy » et la « fausse gauche de Pierre Bergé qui nous fait l’éloge de la location d’utérus pour les femmes pauvres », celui qui a lancé l’Université populaire de Caen en réaction à l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 est ensuite revenu sur l’utilisation abusive du terme « extrême droite » par un Parti socialiste qu’il considère comme n’étant plus « de gauche » :

« Je pense que l’extrême droite elle descend dans la rue, elle est armée, elle ne reconnaît pas la démocratie, ne se présente pas aux élections, elle est dans des logiques paramilitaires donc il faut arrêter d’utiliser ce mot-là. Je sais bien que la gauche, depuis Mitterrand, depuis qu’elle a cessé d’être de gauche en 1983, a instrumentalisé le Front national et a eu besoin d’en faire un parti fasciste pour pouvoir être antifasciste à peu de frais. Et donc, on estime que quand on vote contre le Front national, on est Jean Moulin en France. Cela fait parti du folklore […]. En France, on est contre la préférence nationale sauf quand il s’agit des artiste et des cinéastes. Aurélie Filippetti, qui était une ministre de gauche, se retrouve aujourd’hui à défendre la préférence nationale, mais pour les “artistes” […], pas pour les ouvriers, pas pour les paysans, pas pour les prolétaires. Alors c’est facile de dire que l’autre est xénophobe, l’autre est fasciste, l’autre est antisémite. »

Questionné sur les négociations relatives au nucléaire iranien en cours à Lausanne, Michel Onfray explique :

« Je suis fortement opposé à la guerre qui ne fait le bonheur que des marchands d’armes, qui la plupart du temps sont aussi les gens qui soutiennent les partis politiques […] Netanyahou, qui est en relation avec les gens qui vendent des armes, a intérêt à ce que la paix ne se fasse jamais et, comme la gauche a intérêt à entretenir un Front national qu’on présenterait comme fasciste et d’extrême droite, Netanyahou a intérêt à présenter l’Iran comme l’ennemi absolu qu’il faudrait attaquer de manière préventive. »

Quelques jours auparavant, dans une longue interview parue dans le quotidien belge Le Soir, il expliquait pourquoi il n’était pas Charlie :

« Il fallait être Charlie, sous peine d’être Dieudonné ; il fallait être tolérant, sauf pour ceux qui ne pensent pas comme Valls ; il fallait éviter les amalgames et n’avoir pas entendu que les criminels avaient mis leur crime sous le signe de la vengeance du Prophète ; il fallait affirmer que l’équipe de Charlie était morte pour la liberté d’expression, mais comprendre que la liberté d’expression s’arrêtait juste après l’ânonnement du catéchisme médiatique ; il fallait défiler en masse et applaudir on ne sait quoi sous peine d’être complice des tueurs ; […] en un mot, il fallait ne plus penser et obéir, obéir à la doxa imposée par les médias qui n’ont jamais vendu autant de papier ni obtenu pareils records d’audience. C’était le but. Il faut lire ou relire Propaganda. Sous-titré : “Comment manipuler l’opinion en démocratie”, d’Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud, qui a publié ce texte en 1928 pour expliquer comment une poignée de gens invisibles fabrique le consentement en démocratie. Un livre qui se trouvait dans la bibliothèque de Goebbels. »

Michel Onfray, qui se définit toujours comme « un philosophe de gauche radical », revenait hier au micro de la Radio Télévision Suisse sur les élections départementales, le Front national, la préférence nationale ou encore le nucléaire iranien.


« Je retiens surtout l’absence du Front national alors qu’il fait 25 % des voix. Moi je ne suis pas un défenseur du Front national, mais un défenseur de la démocratie. Et j’estime que quand 5 millions de gens se sont manifestés en faveur du Front national, je trouve étonnant que le FN ne soit pas représenté, pas plus qu’il ne l’est à l’Assemblé nationale où ils ont deux députés ce qui n’est pas du tout en rapport avec leur puissance […]. Les gens s’expriment et ils ne sont pas représentés. La démocratie n’est pas au mieux de sa forme. […] C’est la même chose avec les écologistes, qui eux ne pèsent rien du tout mais sont surreprésentés. »

Entre un tacle à la « mégalomanie de Sarkozy » et la « fausse gauche de Pierre Bergé qui nous fait l’éloge de la location d’utérus pour les femmes pauvres », celui qui a lancé l’Université populaire de Caen en réaction à l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 est ensuite revenu sur l’utilisation abusive du terme « extrême droite » par un Parti socialiste qu’il considère comme n’étant plus « de gauche » :

« Je pense que l’extrême droite elle descend dans la rue, elle est armée, elle ne reconnaît pas la démocratie, ne se présente pas aux élections, elle est dans des logiques paramilitaires donc il faut arrêter d’utiliser ce mot-là. Je sais bien que la gauche, depuis Mitterrand, depuis qu’elle a cessé d’être de gauche en 1983, a instrumentalisé le Front national et a eu besoin d’en faire un parti fasciste pour pouvoir être antifasciste à peu de frais. Et donc, on estime que quand on vote contre le Front national, on est Jean Moulin en France. Cela fait parti du folklore […]. En France, on est contre la préférence nationale sauf quand il s’agit des artiste et des cinéastes. Aurélie Filippetti, qui était une ministre de gauche, se retrouve aujourd’hui à défendre la préférence nationale, mais pour les “artistes” […], pas pour les ouvriers, pas pour les paysans, pas pour les prolétaires. Alors c’est facile de dire que l’autre est xénophobe, l’autre est fasciste, l’autre est antisémite. »

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Michel Onfray "Quand on est assimilé à Hitler, on n'a pas le

Message par Joss le Lun 10 Aoû 2015 - 12:52

Michel Onfray "Quand on est assimilé à Hitler, on n'a pas les épaules à 30 ans!


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ONFRAY A FRANCE CULTURE

Message par Joss le Dim 25 Oct 2015 - 15:29

ONFRAY A FRANCE CULTURE "LE FOND DE L'AIR"




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«LA GAUCHE EST FASCINÉE PAR L'ISLAM COMME ELLE L'ÉTAIT PAR L

Message par Joss le Lun 8 Aoû 2016 - 10:02

MICHEL ONFRAY: «LA GAUCHE EST FASCINÉE PAR L'ISLAM COMME ELLE L'ÉTAIT PAR LES DICTATEURS AU XXE SIÈCLE»

21 AVRIL 2016 LE FIGARO

TAXÉ D'ISLAMOPHOBIE PAR LA GAUCHE ET CITÉ PAR DAECH, LE PHILOSOPHE NORMAND REFUSE DE SE PLIER À LA DOXA BINAIRE CONTEMPORAINE. IL LIVRE SA VISION AU FIGARO MAGAZINE.

LE FIGARO MAGAZINE - Longtemps, les intellectuels français ont pu discuter du christianisme, du bouddhisme, du shintoïsme, de l'animisme, etc., bref, de toutes les religions. Avez-vous le sentiment que parler de l'islam en 2016 est immédiatement ressenti comme un acte d'islamophobie?

Michel Onfray - C'est ainsi que les choses sont désormais présentées par une presse qui se croit de gauche parce qu'elle le dit et qu'elle imagine que cela suffit pour l'être, alors qu'en plus d'avoir souscrit à tous les poncifs libéraux en matière d'économie elle a rallié tous les poncifs cléricaux sur le terrain de l'islam : éloge du clerc contre le profane, éloge de la théocratie contre la démocratie, éloge de la misogynie, éloge de la phallocratie, éloge de l'homophobie contre l'égalité des sexes, éloge de la foi et de la croyance contre la raison et la rationalité... Drôle d'époque! Si l'on veut encore être de gauche - la gauche old school - et c'est mon cas, il est donc désormais conseillé de passer pour de droite aux yeux de ces gens-là...

Pourquoi la gauche, a priori hostile aux religions, fait-elle preuve d'une telle mansuétude face à l'islam?

En matière de religion, la gauche radicale n'est hostile qu'au judéo-christianisme. En revanche, elle manifeste une sympathie pour l'islam dans sa version politique antirépublicaine. La plupart du temps, la gauche qui se dit anticapitaliste assimile le capital, le capitalisme, l'argent, les Etats-Unis, les Juifs, Israël dans une même réprobation. Plus la gauche est de gauche, plus elle force le trait dans cette direction. Il n'est pas étonnant que celui qui se montre le moins à gauche sur l'échiquier politique de gauche, comme Manuel Valls, se trouve être le plus lucide sur les problèmes posés par l'islam politique.

Quand le PCF souscrit au pacte germano-soviétique, entre août 1939 et juin 1941, il justifie son alliance avec le nazisme en affirmant que les deux régimes partagent la même haine de l'argent, du capital, du capitalisme, des Anglais, des Etats-Unis et des Juifs bien sûr. Rappelons que ce même nazisme a pour compagnon de route le grand mufti de Jérusalem invité par les nazis à prêcher dans l'unique mosquée de Berlin. Cet homme souscrivait à la solution finale. Ajoutons que nombre de nazis, après guerre, se réfugient dans des pays musulmans - Syrie, Egypte.

L'islam est, après la guerre, présenté comme un auxiliaire dans les luttes anticolonialistes qui veulent l'émancipation d'un Occident judéo-chrétien. En France, pendant la guerre d'Algérie, le FLN se réclame de l'islam et le PCF, qui traite les indépendantistes d'hitléro-trotskistes en une de L'Humanité lors des massacres de Sétif et Guelma en 1945, puis qui s'oppose au Manifeste des 121 en septembre 1960, finit par soutenir tardivement la cause indépendantiste algérienne.

Aujourd'hui, en tant qu'il incarne clairement un mouvement anti-occidental, l'islam politique violent séduit ceux qui voudraient en finir avec ce vieux monde capitaliste. Cet islam passe donc pour l'auxiliaire d'une lutte anticapitaliste et, en tant que tel, il est pensé comme un compagnon de route dialectique dans l'opération de destruction du capitalisme mondial.

Il y a juste une erreur, et elle est de taille : l'islam n'a jamais été anticapitaliste...

Comment expliquez-vous cette régression dans le débat national?

En France, la gauche a le monopole de la culture et des idées, donc de l'idéologie, depuis la Libération, date à laquelle le général de Gaulle a abandonné ce secteur aux communistes pour effacer la réalité du pacte germano-soviétique et construire la fiction d'un PCF résistant afin de pouvoir gouverner sans le poids du passé peu clair de tout ce monde-là dans des années où le PCF pesait 25 % de l'électorat français et séduisait 99 % de l'intelligentsia française, peu claire, elle aussi, pendant ces années-là. A la gauche, le monopole des idées et de la culture; à la droite, celui de l'Etat et des affaires. Autrement dit : Malraux et les ministres communistes, et de Gaulle et les ministres gaullistes. Cette gauche prend au pied de la lettre l'invitation faite par Rousseau, son père fondateur, qui exigeait d'écarter les faits afin de pouvoir mieux penser! Cet art d'écarter les faits explique la dilection particulière des intellectuels pour les régimes totalitaires, pourvu qu'ils soient de gauche, et leur haine pour les démocraties, pourvu qu'elles soient de droite. Cette gauche-là est aujourd'hui fascinée par l'islam comme elle l'était par les dictateurs au XXe siècle.

Pour parler clairement, l'islam 2.0 est-il soluble dans notre République en 2016? Nous avons tous connu des musulmans dans les années 1970 qui ne semblaient pas pratiquer la même religion, ou tout du moins, qui ne semblaient pas avoir le même rapport avec elle...

L'essentialisation de l'islam sert toujours des intérêts : « Il est incompatible avec les valeurs de la République », dit la droite, « Il l'est », dit la gauche, alors que l'un et l'autre ont raison : un certain islam qui s'appuie sur certaines sourates belliqueuses et antisémites, misogynes et homophobes, bellicistes et intolérantes, est incompatible avec la République; un certain autre, appuyé sur d'autres sourates, tolérantes et fraternelles, solidaires et pacifistes, qui se trouvent, elles aussi, dans le Coran, s'avère compatible avec la République. Les pouvoirs publics auraient dû depuis longtemps procéder à ce droit d'inventaire afin de lutter contre l'islam incompatible avec la République en même temps qu'ils auraient facilité la vie de celui qui s'avère compatible avec la République.

Vous avez d'abord décidé de ne pas sortir votre ouvrage Penser l'Islam (Grasset), puis vous avez changé d'avis. Pourquoi?

Je n'ai pas changé d'avis. En pleines polémiques lancées contre moi par les fameux journaux qui se croient de gauche et par leurs collègues journalistes de l'Etat islamique, j'avais demandé à mon éditeur de surseoir à la parution prévue la semaine du premier anniversaire du massacre de janvier. Je savais que penser l'événement étant devenu coupable par décision de Matignon pour qui l'obéissance doit laisser toute la place contre la réflexion, il serait encore plus coupable de le penser cette semaine-là - autrement dit : impossible... Les médias français entretiennent un climat de guerre civile propice, du moins le croient-ils, à la polémique qui ferait vendre leur soupe. Mon éditeur m'a demandé de ne pas surseoir aux éditions étrangères déjà prévues. La parution en Italie dans le Corriere a rendu le texte disponible en italien dès février. Pour éviter les traductions sauvages et fautives de journalistes français malintentionnés, en accord avec Olivier Nora, le patron des éditions Grasset, nous avons choisi cette solution de faire paraître en mars. Je sais que mes ennemis auraient souhaité que je sursoie définitivement, mais ils prennent leur désir pour la réalité. Surseoir n'est pas renoncer, mais différer...

L'islamisme n'a-t-il vraiment « rien à voir avec l'islam »?

L'islamisme est l'islam qui s'appuie sur les seules sourates dont j'ai dit qu'elles étaient incompatibles avec les valeurs de la République. Un autre islam, je dirai l'islam des familles, l'islam culturel, l'islam affectif des origines familiales a historiquement composé avec la République et s'appuie plutôt sur les sourates tolérantes : « Pas de contrainte en matière de religion » (II, 256) par exemple, ou bien celle qui dit : « Celui qui a tué un homme qui lui-même n'a pas tué, ou qui n'a pas commis de violence sur la terre, est considéré comme s'il avait tué tous les hommes; et celui qui sauve un seul homme est considéré comme s'il avait sauvé tous les hommes » (V, 32). Difficile de justifier le massacre du Bataclan avec cette parole qui a aussi été prononcée par le Prophète...

Les islamistes sont-ils vraiment des musulmans? On peine à croire que les jeunes djihadistes partant en Syrie aient vraiment lu le Coran dans son intégralité et qu'ils soient motivés par la foi.

Un musulman qui, avant de partir au combat et pour le justifier, prélève dans le Coran cette sourate : « Exterminez les incrédules jusqu'au dernier » (VIII, 7) a aussi le Coran avec lui... Un autre pourra toujours lui rétorquer, pour retenir sa main : « Petit est le nombre de ceux qui réfléchissent » (XL, 78).




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