MARTHE ET MARIE

Parabole du juge inique

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Parabole du juge inique

Message par etienne lorant le Sam 12 Nov 2011 - 9:51

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 18, 1-8)
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »


Si, sur la terre un juge inique, répond finalement à la requête d'une veuve qui ne cesse de le harceler, combien à plus forte raison Dieu fera justice à ses élus ! La parabole est simple mais la finale est terrible : le Christ trouvera-t-il la foi quand il reviendra sur la terre ?

Et bien, oui, c'est terrible. Je me suis posé la question aussi - mais ce n'est pas la première fois. Dans ma ville, il existe plus d'une vingtaine d'églises "déclarées ouvertes", sans compter celles des villages aux alentours et toutes les chapelles. Cependant, les jours de fête, comme ce 11 novembre (mais c'était le cas également le jour de la Toussaint), seulement une dizaine de fidèles se rendent encore aux messes indiquées sur la feuille affichées à l'entrée. Souvent, lorsque l'on se fie à sa mémoire, on lit ce document, puis on remonte en voiture vers une toute autre direction.

L'église ne sait plus payer pour l'entretien des bâtiments, voilà tout. Parce que même les collectes 'pour le chauffage' ne rapportent rien. Les prêtres sont ou bien très âgés (et l'homélie reste convenable) ou bien découragés et la messe est dite - très vite. Sans aucunement vouloir me montrer sexiste, seules les paroissiennes 'engagées' qui font les lectures, la collecte ou les chants me paraissent y trouver leur compte. Et je me demande POURQUOI (et depuis longtemps) les prêtres n'osent pas eng... reprendre publiquement leurs paroissiens ? Don Bosco le faisait, lui : il avait toujours besoin de fonds pour recueillir les orphelins ! Ainsi, lorsqu'il remarquait que la quête n'avait rien donné, il la faisait recommencer, et recommencer encore. Et il ne craignait pas d'élever la voix pour dénoncer la piètre charité avec laquelle l'assemblée espérait acheter leur paradis !

2012, année de la foi. Eh bien, encore une fois, le Pape a mis le doigt là où çà fait mal. Les JMJ ont été une grande réussite, à présent il faut réveiller les consciences endormies des adultes. L'abbé Jean Lafrance, très connu pour ses livres sur la prière et ses retraites consacrées à la prière, avait consacré les dernières années de sa vie à prier de manière "incessante" afin que le Christ trouve la foi lorsqu'il reviendra sur la terre. Il évoque cet engagement particulier dans son dernier livre inspiré de l'Evangile de ce jour et qui s'intitule "Nuit et jour".

***


(Un extrait du livre cité:

"Après cette opération, la vie a continué. J’avais dû abandonner bien des activités, car j’étais singulièrement diminué, et je ne passais pas une journée sans souffrir d’un côté ou d’un autre, mais un peu à la fois on s’habitue à tout, même à souffrir. Heureusement, il y avait la prière. Je n’avais pratiquement plus que cela à faire, et elle constituait toute ma force et mon soutien. A plusieurs reprises, je me suis même demandé si le Seigneur n’allait pas me rappeler à lui. Mais j’ai prêché deux retraites, et chaque fois le Seigneur m’a donné les forces nécessaires, en me montrant clairement qu’il me voulait encore dans ce ministère. J’ai encore eu cette lumière, il y a un mois, à ma dernière retraite. Puis il y a eu la seconde opération, le 25 mai dernier. On avait déjà décelé un goitre thyroïdien avant l’opération du poumon, mais comme cela ne me gênait pas, on avait attendu. Un beau jour il a touché les cordes- vocales, et ma voix était atteinte, alors l’opération a été décidée. Tout s’est bien passé malgré mes craintes. C’est vrai. L’intervention était réussie, mais les analyses inévitables décelaient quel­ques cellules non identifiées, comme disent élégamment les laboratoires. Cela incitait mon chirurgien à me demander un petit traitement complémentaire de rayons. Ce qui ne m'enchantait pas du tout. Et c’est là qu’il y a eu un petit miracle, sans parler de tous les autres qui m’avaient gardé en vie jusque-là. Un ami m’a signalé que le Père Tardif venait pour une journée de récollection à Nouan-le-Fuzelier. Je suis donc allé auprès d’Orléans à cinq heures de voiture pour aller, la même chose pour le retour en une journée. J’ai participé sous la pluie à l’assemblée de prière et je ne pensais pas rencontrer le Père tellement il y avait de monde (cinq mille personnes) Et voilà qu’au début de l’après-midi, je vais vers le podium pour attendre le second enseignement sur l’intercession qui m’a beaucoup marqué, et je rencontre le Père. Il avait reçu une lettre à mon sujet, et il savait de quoi il s’agissait. Il m’a accueilli très fraternellement et a été très bon pour moi. Il me connaissait déjà un peu par mes livres traduits en espagnol à Saint-Domingue, il avait aimé La puissance de la prière. Il m’a pris à part dans l’église et a prié pour moi, dans une prière de louanges en langues. J’ai été à côté de lui pour l’enseignement, et j’ai concélébré l’Eucharistie où il y a eu une grande prière de guérison et beaucoup de témoigna­ges. Je n’étais pas fatigué, et toutes mes douleurs avaient comme disparu. C’est au retour qu’a eu lieu, je crois, le miracle! Plusieurs fois, il avait annoncé qu’à la prochaine visite chez le docteur, il y aurait un signe: le traitement prévu deviendrait inutile. La semaine suivante, je devais aller voir mon radiologue pour prévoir le traitement des rayons. Après m’avoir examiné, il m’a déclaré que les rayons n’étaient pas néces­saires, puisque j’avais déjà été irradié, mais il me demandait quelques examens complémentaires. J’étais dans la joie et l’action de grâce à ce moment, car je touchais du doigt la puissance du Ressuscité. La prière qui montait à mes lèvres était celle de Jésus, à propos de la résurrection de Lazare, mais je l’adressais à Jésus: Seigneur Jésus, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je sais bien que tu m’exauces toujours. En dehors de faits marquants comme celui-là, je dois avouer que j’ai souvent (pour ne pas dire toujours) expéri­menté la puissance de la prière dans le soulagement de la douleur et de la souffrance. Dans les moments où tout m’accablait, je me mettais à prier (là encore c’est une grâce) et j’en sortais toujours pacifié, la souffrance avait disparu, comme enlevée d’un revers de main. Au moment où j’écris ces lignes ont lieu les funérailles de mon ami Jean-Pierre Leclercq (cinquante-deux ans). On lui avait enlevé un poumon il y a quatre ou cinq mois, et en juin s’est déclarée une tumeur au cerveau. Je l’avais visité récemment, et avec beaucoup de pudeur et de discrétion, il ne m’avait pas caché son état. Ce prêtre était un homme véritable, plein d’humanité et d’amitié, et en même temps un homme de Dieu. Je l’ai prié hier soir et ce matin, et j’ai ressenti sa présence et son intercession, en ce qu’il m’a remis dans ma vocation profonde en me donnant la grâce de la prière." Extrait du livre : Jour et nuit , de Jean Lafrance p. 10-13 , Édition Médiaspaul er Éditions Paulines , 1992
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