MARTHE ET MARIE

FAILLITE FINANCIERE

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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Jeu 24 Nov 2011 - 12:29

Olivier Sarkozy annonce la fin du bal pour l’euro

Hier, sur CNBC (chaîne américaine), OLIVIER SARKOZY, demi-frère de qui vous devinez et qui occupe un poste très important parmi les dirigeants du CARLYLE GROUP, a annoncé que « L’euro allait exploser avant trois mois ». « Nous sommes tout proches du point de non retour ».


Cette déclaration survient au moment où l’Allemagne a du mal à trouver de l’argent sur les marchés… C’est la banque centrale allemande qui a dû acheter une partie des obligations allemandes, lors de la dernière émission !


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MENACE SUR L'ARGENT LIQUIDE

Message par Joss le Ven 25 Nov 2011 - 12:32



Banque : la chasse aux liquidités est lancée

MEDIAPART

« La BCE doit rester indépendante. Je répète au cas où je n’aurais pas été comprise. La BCE doit rester indépendante.» Au terme d’une nouvelle rencontre avec Nicolas Sarkozy et Mario Monti à Strasbourg, Angela Merkel a balayé d’un revers de la main tout changement dans le rôle de la banque centrale européenne. Les appels pressants, venus de toutes parts, pour que la BCE intervienne massivement sur les marchés obligataires, n’ont donc pas été entendus.

Critiquant la gestion de la crise par les dirigeants européens, l’institut de finance internationale, représentant du lobby bancaire, s’était pourtant montré on ne peut plus clair mercredi: « La faiblesse de l’économie de la zone euro a le potentiel de se diffuser au reste du monde à travers un certain nombre de canaux. L’un des plus immédiats et des plus puissants est le secteur bancaire », a-t-il averti, avant de demander d’urgence l’intervention de la BCE « dans les semaines à venir».

Si le monde financier se fait aussi pressant, c’est qu’il se sent de plus en plus menacé. Par un jeu de balancier, familier depuis le début de cette crise, la tourmente dans laquelle est pris l’ensemble de la zone euro est en train de retourner d’où elle est venue : vers le système financier, totalement déstabilisé après avoir perdu la pierre angulaire sur laquelle il s’appuyait : les dettes souveraines.

Les risques ne cessent de grossir au fur et à mesure que les interrogations sur la zone euro s’accentuent. La solidité des banques est en question. Mais à plus court terme, c’est l’accès à la liquidité qui est en train de redevenir une préoccupation permanente. Sans oser le dire publiquement de peur de provoquer une panique bancaire, certains évoquent une situation assez comparable à celle de l’automne 2008, au moment de la chute de Lehman Brothers. La peur est peut-être excessive. Les signaux d’alerte, cependant, se multiplient.

La première source de financement pour les banques, ce sont les dépôts. Et depuis l’été, les banques européennes notent une dégradation manifeste. Premières frappées par la crise de l’euro, les banques grecques, irlandaises et portugaises assistent à une fuite massive des capitaux. En quelques mois, leurs dépôts ont fondu de plusieurs dizaines de milliards. Et le mouvement s’étend désormais aux banques espagnoles, italiennes et françaises.

Les entreprises américaines ont déjà pour mandat de retirer toute leur trésorerie des banques européennes jugées trop risquées. Mais les entreprises nationales aussi ont entamé des replis, doutant de la solidité des établissements. Siemens, profitant d’une petite filiale bancaire, a ainsi décidé cet été de déposer sa trésorerie auprès de la BCE. Les taux d’intérêt y sont minimes mais l’argent y est en sécurité, a expliqué en substance le conglomérat. Ce choix est révélateur de l’optimisme qui règne dans les grands groupes.

Selon la banque d’Espagne, les dépôts bancaires dans les établissements espagnols ont diminué de 48 milliards d’euros, soit 2% du total au troisième trimestre. Une étude de la banque américaine Citigroup évoque une chute de 10% et 17% des dépôts pour les banques italiennes Unicredit et Intesa, et de 6% et 7% pour BNP Paribas et la Société générale.
[...]
Un marché interbancaire en voie de congélation

Les banques font des pieds et des mains pour attirer les clients. Certains établissements espagnols ou portugais n’hésitent pas à proposer des rémunérations de 4% l’an pour les dépôts, alors que le taux de la BCE est de 1,25%. Autant dire que cette fuite en avant ne va pas pouvoir durer très longtemps.

Les banques françaises ne sont pas en reste. Pour attirer les grandes entreprises, elles n’hésitent pas à leur offrir des taux de plus en plus élevés. La rémunération des dépôts à trois mois pour les trésoreries des grandes entreprises atteint plus de 100 points de base contre 35 à 45 points de base avant l’été. Loin de rassurer, ces propositions inquiètent : elles ressemblent trop aux pratiques de l’automne 2008.

La deuxième source de liquidité bancaire est elle aussi en voie de détérioration rapide : le marché interbancaire est en train de se congeler. Depuis l’été, les banques et tous les fonds américains, se défiant de leurs homologues européens, ont coupé une grande partie de leurs lignes de crédit et leurs contreparties. Les banques françaises, très exposées sur les financements en dollars, ont été parmi les plus touchées. Selon l’agence Fitch, les crédits américains à destination des banques françaises ont chuté de 69% depuis mai.

Dans la précipitation, la BCE a dû mettre en place avec la Réserve fédérale des lignes de swaps en dollars afin de pouvoir fournir aux établissements européens les financements en monnaie américaine dont ils avaient besoin.

Mais la défiance est en train de se répandre dans tout le système bancaire européen. Plus personne ne fait confiance à personne. Les banques acceptent au mieux de se prêter pour quelques heures, quelques jours, jamais plus. Un engagement d’un mois est considéré comme trop long.

La BCE est de plus en plus sollicitée pour pallier les manques. Les dernières statistiques publiées mardi par la banque centrale traduisent l’ampleur des tensions. 178 banques ont demandé des crédits la semaine dernière contre 161 la semaine précédente. Elles ont emprunté 247 milliards d’euros contre 230 milliards la semaine d’avant. Les montants empruntés rejoignent les niveaux records du début 2009.

En France, selon les derniers chiffres publiés par la Banque de France, les banques ont emprunté quelque 100 milliards d’euros à court terme au 8 novembre. Début août, elles avaient demandé à peine 20 milliards.

Mais il y a plus inquiétant encore : les mesures palliatives mises en œuvre par la BCE pour maintenir les flux sur le marché interbancaire pourraient à leur tour être mises en difficulté. La banque centrale en effet exige que des titres, les collatérals dans le jargon financier, soient déposés en garantie en contrepartie des prêts. Au fil des mois, elle a considérablement assoupli les critères d’éligibilité des titres, afin de faciliter l’accès au crédit pour les banques en difficulté. Malgré cela, certains établissements commencent à manquer de titres acceptés par la BCE.

A terme, cela signifie que des banques pourraient ne plus avoir accès aux lignes de liquidité assurées par la BCE, faute de pouvoir déposer les garanties suffisantes. C’est ce manque de financement à court terme qui a précipité la faillite de Dexia en septembre. C’est ce qui semble aussi avoir conduit à la nationalisation discrète – la quatrième en quelques mois – du Banco del Valencia, lundi, par la banque centrale d’Espagne.

Le grand troc

Dans son discours d’orientation générale prononcé vendredi, le nouveau président de la BCE, Mario Draghi, a reconnu l’existence du problème : « Nous sommes conscients des difficultés actuelles rencontrées par les banques, en raison des tensions sur les dettes souveraines, de l’étroitesse des marchés de financement, de la pénurie de collatérals éligibles », a-t-il avoué.

Osant braver le tabou au risque d’accentuer la défiance, le président de la banque italienne Unicredit a demandé la semaine dernière un nouvel assouplissement des critères, afin de pouvoir mettre en garantie de nouvelles catégories de titres, jusqu’alors refusés par la BCE. De son côté, la banque centrale paraît réfléchir à proposer des emprunts plus longs aux banques. Limitée à treize mois, leur durée pourrait être portée à deux ans ou plus, afin d’assurer le financement des banques sur une plus longue durée.

En attendant, les banques cachent leurs difficultés. Certaines troquent dans la plus grande discrétion des actifs avec d’autres acteurs financiers pour récupérer des titres acceptés par la BCE, d’autres les empruntent directement à des assureurs ou des hedge funds, moyennant forcément fortes rémunérations.

Ces expédients montrent l’état de nervosité dans lequel commencent à se trouver certains établissements. Certains observateurs s’inquiètent des risques de propagation dans l’ensemble du système. Les banques américaines, qui ne se sont pas privées de spéculer sur les difficultés européennes, commencent à se rendre compte qu’elles ne sont pas du tout immunisées contre la crise de l’euro et qu’elles pourraient elles aussi en subir le contrecoup. La FED a d’ailleurs décidé de lancer une nouvelle série de tests de résistance des banques américaines. Six d’entre elles – Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley et Wells Fargo – seront soumises à un examen particulier pour évaluer leur solidité, notamment en cas de brusques variations de cours sur les secteurs souverains et financiers en Europe. Car là aussi, les risques de contagion existent.

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L’EUROPE N’EST PAS ET NE SERA PAS UNE DÉMOCRATIE !

Message par Joss le Lun 28 Nov 2011 - 17:36


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L’EX-PATRON DE JÉRÔME KERVIEL PRÉVOIT L’APOCALYPSE

Message par Joss le Mar 6 Déc 2011 - 11:25


L’EX-PATRON
DE JÉRÔME KERVIEL PRÉVOIT L’APOCALYPSE





Challenges – C’était une première pour l’Ecole des Mines : une journée consacrée à des débats sur l’innovation financière responsable. La troisième table ronde, en ce début d’après-midi du 30 novembre, portait sur les rémunérations et les bonus des banques. A 14 heures, l’auditoire s’endormait un peu alors que Pascal Canfin (député européen) et Nicolas Veyron (économiste) parlaient de régulation. Puis, Jean-Pierre Mustier prit la parole et ce fut comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été : les quatre-vingt personnes présentes ont levé la tête et tendu l’oreille.

Jusque-là, le banquier, ex-patron de Jérôme Kerviel à la Société Générale, s’était contenté de pianoter sur son Blackberry et de revoir sur sa tablette les grandes lignes de son exposé. A peine avait-il maugréé un chiffre lorsque Pascal Canfin avait évoqué l’exposition de la Société Générale à feu l’assureur AIG : 25 milliards d’euros avait dit le député “Non,8″ avait corrigé Mustier sans lever la tête. “Non, 25″, “Non, 8″. L’échange s’était arrêté là.

“Notre monde pourrait disparaître”

Mais pour faire son exposé, cet homme, pourtant glacial et discret, s’est déployé comme un aigle, faisant de grands gestes avec ses bras pour appuyer ses propos. Le public était d’autant plus attentif, que, depuis le procès Kerviel, ce banquier à l’air rogue n’était pas réapparu en public. “Il faudrait peut-être parler des vrais sujets, lance-t-il en anglais, langue obligatoire de la journée. Les bonus, c’est bien gentil, mais je crois que vous ne vous rendez pas compte que d’ici deux jours, ou une semaine, notre monde pourrait disparaître. C’est Armageddon”.

Autrement dit, la bataille finale qu’il ne faut pas perdre, sous peine de perdre la guerre. Pas encore la fin du monde donc, mais plus très loin. “Nous sommes tout prês d’une grande révolution sociale”, lance encore celui qui est devenu en 2011 patron de l’activité de Banque de Financement et d’Investissement (BFI) d’Unicredit, banque italienne qui a annoncé 10 milliards d’euros de pertes pour le seul troisième trimestre.

“Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants”

La responsabilité de la catastrophe incombe d’abord aux Etats, qui se sont surendettés et ont manqué totalement de discipline. Puis ensuite aux régulateurs, qui prennent de mauvaises décisions et ne font qu’aggraver la situation. Et aussi, aux banques, reconnaît Mustier: “J’ai discuté récemment avec Michael Milken qui est un très brillant esprit, même s’il n’a pas fait que des choses bien.” Milken est l’inventeur des Junk Bonds, qui fut condamné à dix ans de prison et en fit deux. “Il m’a rappelé que la formule la plus importante d’Albert Einstein n’était pas e=mc2 mais celle des intérêts composés”.

Vérification faite, il s’agit bien d’une règle, sinon établie au moins popularisée par Einstein, dite “des 72″, soit le nombre qu’il faut diviser par le taux d’intérêt attendu pour obtenir le nombre d’années nécessaire au doublement du capital. Les financiers vivent décidément sur une drôle de planète où l’on affirme sans rire que la théorie de la relativité n’est pas le plus important apport théorique du génie scientifique.

“Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants, continue Mustier, sans sourciller.. C’était intenable, sinon il n’y aurait plus eu que des banquiers et des avocats et les autres acteurs de l’économie seraient morts.” Une remarque qui ne manque pas de sel, venant de l’ancien patron de la banque de marché de la Société Générale, dont la BFI dégageait des taux de rentabilité de 30% avant la crise.

Moins de crédits en vue pour tous

Cette description apocalyptique terminée, Mustier soumet à l’auditoire médusé le choix qu’il reste aux banquiers: “soit c’est 1789, soit c’est un changement majeur de notre industrie, comme ce qui s’est passé pour internet après 2000.” Les banquiers, selon cet oracle, vont donc devoir réviser sérieusement leurs modèles. “Se désendetter, retourner sur leurs marchés domestiques, et faire des produits de plus en plus simples.” Et elles auront de plus en plus de difficulté à octroyer des crédits à leurs clients, notamment aux PME.

Quant aux Etats, les marchés ne leur laissent guère le temps de se réformer. Et Jean-Pierre Mustier de citer en exemple la Malaisie qui avait décidé de se refermer sur elle-même en instaurant un très sévère contrôle des changes ce qui lui a permis de s’isoler des marchés et de mener ses réformes à bien. Retour au protectionnisme financier? “Evidemment pour l’Europe, cela sera plus compliqué, reconnaît le banquier. Il n’y a pas de solution facile.” Mustier reste aussi persuadé qu’en temps de crise, personne ne joue collectif. “Dans ces cas- là, on n’est plus Européen, c’est plutôt du chacun pour soi”, rappelle-t-il. Pour les solutions, on reste un peu sur sa faim. Il faudrait peut-être demander à Michael Milken s’il a une solution. (Source)

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ETAT DES LIEUS CRISE FINANCIERE FRANCE/EUROPE AU 13 DEC.

Message par Joss le Jeu 15 Déc 2011 - 14:01


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MEDIAPART : Alerte, récession!

Message par Joss le Ven 16 Déc 2011 - 8:07

MEDIAPART : Alerte, récession!

C'est une alerte qui vaut pour toute l'Europe comme elle vaut pour la France. Elle concerne Nicolas Sarkozy comme elle concerne tous les candidats qui l'affronteront lors de la prochaine élection présidentielle : la récession arrive, avec son cortège de souffrances sociales. Effondrement de l'emploi, baisse du pouvoir d'achat, envolée du chômage... la dépression économique est déjà à l'œuvre. Voilà en résumé ce qui transparaît de la dernière « Note de conjoncture » que l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publiée ce jeudi 15 décembre tard dans la soirée.

Oui, une alerte ! En ouverture de la campagne présidentielle et alors que la France pourrait perdre rapidement – peut-être même en ouverture du prochain week-end – son fameux « AAA » que lui accordent les agences de notation financière, le document impartial des statisticiens et des prévisionnistes de l'institut public fonctionne comme une double interpellation. D'abord pour la droite : n'est-il pas urgent de suspendre une politique économique qui conduit l'Europe tout entière, et notamment la France, dans l'ornière et qui la place aussi nettement sous la tyrannie des marchés financiers et de ces agences de notation?

Ensuite pour la gauche et notamment les socialistes : dans une conjoncture aussi déprimée, ne serait-il pas temps de s'émanciper un peu plus nettement des politiques récessives qui ont été mises au point en Europe et de faire preuve d'un peu plus d'audace ? Ne serait-il pas temps de préconiser des mesures plus énergiques contre la spéculation, et de recommander une vraie stratégie de croissance ?

Voyons donc d'abord le constat. Pour résumer son étude, l'Insee use, en titre, d'un euphémisme : « La zone euro marque le pas ». La vérité qui sourd des chiffres publiés par l'Institut est pourtant beaucoup plus nette que cela. En fait, l'Insee établit clairement que l'accumulation des plans d'austérité dans tous les pays européens est en train de faire basculer le continent dans une vraie et franche récession.

Le tableau ci-dessous montre en effet que le produit intérieur brut (le PIB, autrement dit, la croissance) de la zone euro devrait en effet reculer de -0,3% au cours de l'actuel dernier trimestre de 2011, avant de baisser encore de -0,1% au premier trimestre de 2012, puis être nulle (0%) au deuxième.




Or, par convention, les économistes parlent de récession dès que l'activité économique baisse au moins deux trimestres consécutifs. Il faut donc dire les choses comme elles sont : en Europe, la récession a dès à présent commencé. Elle pourrait se prolonger en 2012 sinon même s'aggraver, car les aléas attachés à cet exercice de prévision sont singulièrement forts. Au rythme des dégradations auxquelles les agences de notation vont procéder dans les prochaines semaines, et au gré des tours de vis budgétaires qui vont se poursuivre en Europe dans les prochains mois, il est probable que le scénario retenu actuellement par l'Insee se dégrade encore plus.

Un troisième plan d'austérité dans l'air


Quoi qu'il en soit, la conséquence pour la France est implacable : elle aussi est déjà entrée en récession. C'est ce qui transparaît du tableau ci-dessous, qui synthétise toutes les prévisions de l'Insee.




Détaillons en effet ces indicateurs fournis par l'Insee : ils attestent que tout se combine pour que la France s'enfonce dans la récession. Concrètement, le PIB devrait baisser de -0,2% au dernier trimestre de 2011 qui s'achève actuellement, puis de nouveau de -0,1% au premier trimestre de 2012. Ce qui correspond donc encore une fois à la définition d'une récession.

Mais il faut relever que pour le deuxième trimestre de 2012, l'Insee ne prévoit pas d'amélioration : tout juste 0,1% de croissance. Pas même l'épaisseur du trait ! Il suffirait donc que la France perde son « AAA » et que François Fillon annonce un troisième plan d'austérité – il l'a d'ailleurs déjà suggéré puisqu'il a évoqué un budget rectificatif sans doute en janvier – pour que la prévision de l'Insee s'avère encore trop optimiste et qu'en réalité la récession se prolonge.

C'est d'autant plus probable que, dans sa volonté de convaincre les agences de notation que la France est bien gérée et que les déficits publics sont sous contrôle, Nicolas Sarkozy ordonne un nouveau tour de vis à chaque fois que la prévision de croissance officielle est revue à la baisse. Or, les simulations de l'Insee attestent que cela devra une nouvelle fois être le cas.

Le gouvernement s'accroche en effet toujours à une prévision de croissance de 1% pour 2012. Mais il est de plus en plus contredit par tous les grands instituts. Voilà quelques jours, l'OCDE avançait ainsi un chiffre de seulement 0,3% pour la France en 2012. Et l'Insee se montre même encore plus pessimiste puisqu'il escompte un « acquis de croissance » nul (0%) à la fin du mois de juin 2012. Autrement dit, il faudrait que la croissance reparte nettement, de l'ordre de 0,5% au troisième puis au quatrième trimestre pour que le 0,3% de croissance sur l'ensemble de l'année soit atteint, conformément à la prévision... de l'OCDE !

C'est dire que le gouvernement conduit une politique économique qui le place dans une situation inextricable. Car il conduit une politique d'austérité qui casse la croissance, qui creuse donc les déficits, qui conduit les agences de notation à brandir la menace d'une dégradation, qui pousse le gouvernement à de nouvelles mesures d'austérité... Bref, c'est l'engrenage déflationniste et récessif.

Envolée du chômage, recul du pouvoir d'achat

Toutes les études plus détaillées de l'Insee, contenues dans cette note, révèlent que les Français vont en payer un très lourd tribut. Voici la partie de la note de conjoncture de l'Insee qui détaille notamment les évolutions de l'emploi, du chômage ou encore du pouvoir d'achat – on verra que ces évolutions sont terribles.


Note de conjoncture de l'Insee 15 septembre 2011


Pour l'emploi, la prévision est que l'hémorragie à l'œuvre sera grave. « Au total, 130.000 emplois marchands et non marchands seraient créés au cours de l'année 2011 et 21.000 emplois seraient perdus au premier semestre 2012 », écrit l'Insee. Compte tenu des évolutions démographiques, le chômage va donc continuer à augmenter vivement. « En raison du fort coup de frein prévu sur les créations d'emploi, le taux de chômage progresserait en France métropolitaine d'ici mi-2012, à 9,6 % (10,0 % y compris Dom) », dit encore l'Insee.




« À l'horizon de la prévision, le taux de chômage augmenterait à nouveau, en lien avec la dégradation de l'activité économique et de l'emploi. Il s'établirait à 9,4 % de la population active en France métropolitaine (9,8% y compris Dom) à la fin de l'année 2011, puis à 9,6 % en France métropolitaine mi-2012 (10,0 % y compris Dom). Au cours du deuxième semestre 2011, l'emploi progresserait nettement moins vite que la population active: 20.000 emplois seraient créés, alors que 102.000 personnes supplémentaires rejoindraient le marché du travail. Au premier semestre 2012, l'emploi total baisserait (-6.000), alors que la population active continuerait de croître à un rythme soutenu ( 70.000 personnes)», constate l'Insee.

Pour le pouvoir d'achat, le tableau ci-dessous établit que les évolutions actuelles sont tout aussi graves.





Concrètement, le pouvoir d'achat (du revenu disponible brut des ménages) aurait en effet augmenté de 1,4% en 2011, mais il serait dans une phase spectaculaire d'effondrement, pour reculer de -0,1% au premier semestre de 2012. Cet indicateur est, toutefois, trompeur, parce qu'il ne corrige pas ce chiffre de l'augmentation du nombre des ménages du fait des évolutions démographiques. Ces évolutions de 1,4% en 2011 et de -0,1% au premier semestre de 2012 n'ont donc rien à voir avec ce que ressentent, concrètement, les ménages.

Pour mieux apprécier les évolutions réellement ressenties, l'Insee s'applique donc à chaque fois à calculer un autre indicateur du pouvoir d'achat, celui par unité de consommation. Logiquement, le pouvoir d'achat est donc dans ce cas beaucoup moins soutenu : il a seulement progressé de 0,7% en 2011. L'Insee ne donne pas de prévision pour cet indicateur au premier semestre de 2012, mais on en déduit logiquement que le pouvoir d'achat devrait baisser de l'ordre de -0,5 à -0,6 point. Ce qui est, pour celui qui voulait être « le président du pouvoir d'achat », le plus calamiteux des résultats.

Combattre l'austérité ou donner du sens à la rigueur?

Il faut donc bien prendre cette « note de conjoncture » pour ce qu'elle est : une mise en garde, une alerte.

Car l'Insee le suggère clairement, rien n'est encore irrémédiable, tout peut s'inverser si une politique économique adéquate est arrêtée. « Cette prévision est affectée d'un degré inhabituel d'incertitude, et est soumise à de nombreux aléas. En particulier, dans un contexte de grande nervosité sur les marchés, les tensions financières dans la zone euro pourraient s'amplifier et venir gripper le système financier mondial. À l'inverse, la mise en œuvre de mesures permettant de restaurer la confiance des agents économiques pourrait entraîner un retournement des anticipations, et provoquer un rebond plus marqué de l'activité dans la zone euro, et donc en France », écrit en particulier l'Institut.

Du même coup, cette note a donc une double utilité. D'abord, elle constitue, en creux, un réquisitoire contre la politique économique de Nicolas Sarkozy, qui, de plans d'austérité en programmes de réduction des dépenses publiques, de refus depuis cinq ans de tout coup de pouce au salaire minimum à l'abandon de toute politique de soutien à la demande, a préparé lui-même le terrain de la récession. Et le projet de traité franco-allemand que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent imposer à toute l'Europe, avec à la clef une règle d'or qui prétend pérenniser pour longtemps les politiques d'austérité et prohiber les stratégies de relance, menace d'aggraver encore la récession qui a commencé.

Mais l'interpellation vaut tout autant pour la gauche et notamment pour les socialistes. Car depuis quelques jours, François Hollande envoie des signes qui semblent plus à destination des marchés financiers que de ses électeurs – des signes de rigueur renforcée, pour ne pas dire d'austérité. Il y a d'abord eu sa spectaculaire volte-face sur la réforme des retraites (lire François Hollande enterre la retraite à 60 ans). Après avoir soutenu le projet de son propre parti, visant à rabaisser de 62 ans à 60 ans l'âge légal de départ à la retraite, le candidat socialiste a, lundi sur RTL, tourné casaque.

Mais sa position vis-à-vis du traité européen défendu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel suscite aussi des interrogations. S'il est élu, François Hollande dénoncera-t-il le traité pour demander qu'un autre soit renégocié ? Ou demandera-t-il seulement que des compléments lui soient apportés ? En vérité, les propos qu'il a tenus, toujours lundi au micro de RTL, autorisent les deux interprétations. « Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord», a-t-il dit, ajoutant : « Je ferai en sorte qu'on y ajoute ce qui manque, c'est-à-dire l'intervention de la Banque centrale européenne, les eurobonds, et un fonds de secours financier – c'est-à-dire ce qui va répondre à ce qu'est aujourd'hui la pression des marchés.»

En clair, le candidat socialiste veut-il tourner le dos aux politiques d'austérité, ou seulement, dans une formule alambiquée qui a le don d'agacer les autres composantes de la gauche, « donner du sens à la rigueur » ? La note de l'Insee a au moins le mérite de souligner l'enjeu décisif de ce débat. Et de poser une question centrale : quelle politique pour sortir de la récession ?

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Allo, la crise ? Où tu es ?

Message par etienne lorant le Mar 27 Déc 2011 - 10:23

Pour fêter les dix ans de l'euro, c'est comme s'il n'y avait jamais eu de crise financière, de problèmes avec les notations, de changements autoritaires de gouvernement. Bref, TOUT VA BIEN si je crois ce que je lis:

L’euro a fort bien résisté à la pression des marchés financiers, contrairement à ce que pourrait laisser croire l’actualité récente. Le graphique ci-dessous montre comment l’euro a pu réagir (par rapport au dollar) en fonction des événements qui ont émaillé la zone euro tout au long de l’année 2011. En fin de compte, en dépit de tous les événements qui ont animé douze mois d’une crise particulièrement intense pour la zone euro, la monnaie elle-même a fort bien tenu son cap.

http://www.lalibre.be/economie/actualit ... -fort.html

Sans blague, tout va bien, c'est vrai, vrai de vrai ? Alors les mauvaises nouvelles étaient fausses ?

J'ai beau être simplet en matière de finances, mon petit doigt me dit que les mensonges et la peur ont bien profité à quelques-uns qui ont raflé les mises comme au poker, ceux qui avaient de quoi tenir longtemps ont empoché le maximum.

Allo, la crise ?


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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Sam 14 Jan 2012 - 19:19

Dégradation des notes: Le Vatican trouve «suspect» le moment choisi

Le Vatican, à travers son organe officiel, l'Osservatore Romano, a émis des doutes samedi sur «le moment» choisi par l'agence de notation américaine Standard and Poor's pour dégrader les notes souveraines de divers pays européens dont l'Italie déclassée de deux points à BBB+. Sous le titre «Moment suspect», l'Osservatore Romano déplore en première page la décision de Standard end Poor's intervenue «au moment même où les marchés montraient de légers signes d'amélioration à travers une détente (des taux obligataires, ndlr) sur les titres de dette publique». «Avec un sens du calendrier parfait et suspect, l'attaque est arrivée», a ajouté le quotidien du Vatican, à propos de la décision de Standard and Poor's de «déclasser le rating de neuf pays de l'Union européenne». «Une décision attendue en partie mais qui pourrait avoir l'effet d'un dur revers pour l'Europe engagée dans la lutte contre la crise», a indiqué le quotidien du Vatican, en soulignant que «Pékin elle-même a soulevé des doutes sur la crédibilité des agences de notation».


http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Degradation-des-notes-Le-Vatican-trouve-suspect-le-moment-choisi-_6346-2032109-fils-tous_filDMA.Htm

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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Mer 18 Jan 2012 - 17:13

Voici comment BFM TV nous prépare à l'Armageddon européen
Cette vidéo d'introduction à l'émission spéciale sur BFM TV "Un monde en faillite" (cela ne s'invente pas !) nous donne un scénario parfaitement plausible de la continuité de la crise actuelle.

Le déclin final se poursuit et "rien n'y personne ne pourra s'y opposer"...


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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Mar 24 Jan 2012 - 11:43

Olivier Delamarche 24 JANVIER – On ne peut s’en sortir sans une récession – BFM Business


Olivier Delamarche - On ne peut s'en sortir sans... par MinuitMoinsUne

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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Mar 31 Jan 2012 - 21:13

Olivier Delamarche : "Votre argent ne circule pas, les banques ne prêtent plus..."


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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Jeu 26 Avr 2012 - 20:17

L’Euro est toujours dans sa figure en Epaule-Tete-Epaule. L’Epaule Droite ( A ) pourrait s’arrêter à tout moment, puisque le niveau de l’Epaule Gauche ( A ) a été atteint.

La figure s’inscrivant dans des obliques haussières, dans l’idéal, le sommet de cette Epaule gauche aurait du se situer vers 1,335. Le cas échéant, la courbe viendrait percuter l’oblique baissière (en gras) qui renverrait les cours vers le bas.

Si une horizontalisation du mouvement se mettait en place autour de 1,324 (ligne médiane noire), le contact avec l’oblique baissière rouge aurait lieu mi-mai.

On voit que durant les 9 derniers jours de bourse, les cours se sont appuyés sur une oblique (verte) fortement haussière. Si la hausse continuait à ce rythme, elle serait bloquée par l’oblique baissière dans 5 jours de bourse, le 3 mai. Il se trouve qu’il y a une réunion de la BCE ce jour-là.

Si Mario Draghi renouvelle sa déclaration quant au “pacte de croissance“, qui semble antinomique avec la précédente “règle d’or” sur les déficits publics de la zone euro, l’Euro devrait déchanter.

Les Etats-Unis ayant menacer la Chine de les interdire de SWIFT (le système interbancaire international), si les chinois achetaient du gaz et du pétrole à l’Iran, la Chine a contré cette mesure en décidant de troquer pétrole contre Or. Cette décision a fortement affaibli le Dollar… donnant de l’air à l’Euro, probablement.

Sur le fond, l’EURO est condamné à Court terme.

Jim Willie a une nouvelle confirmation par un banquier allemand, que la monnaie va être divisée entre l’Euro-Mark du nord et l’Euro-Sud.
Quel que soit le résultat des élections, la France ne sera pas incluse dans l’Euro du Nord.
Notre monnaie sera liée à celle de l’Italie et de l’Espagne, qui refuse une politique de rigueur budgétaire à l’allemande. Y a t’il un rapport avec le “pacte de croissance” de la BCE ou celui de François Hollande ?

Quel est le timing de cet éclatement de l’eurozone ?

La France devrait diriger cette scission d’après son informateur et être la première à plonger dans le chaos… triste confirmation des prophéties de Marie Julie.

N’attendez pas un plus bas de l’Or pour investir. Quand cette scission aura lieu, la prime doublera le prix des pièces.

Dans les coulisses, il semble que de grandes manœuvres se préparent entre Russes, Allemands et… Suisses. Bâle serait en train de jouer les arbitres indispensables dans la nouvelle monnaie du Nord et la nouvelle rouble, qui serait garantie par les métaux précieux et le pétrole.

L’Allemagne a quasi-nationalisé l’imprimerie allemande de monnaie (Bundesdruckerei) en 2009, pour garantir la confidentialité de sa politique monétaire..

La RFA avait commandé en 2009 à la société Ruhlamat,basée à Marksuhl, 14 nouvelles machines à imprimer des billets à puces rfid.

L’Allemagne a commandé une énorme quantité de papier filigrané à son fournisseur en 2010. En 2011, l’Allemagne a limité sa production de billets en Euros de 16%, alors que les Allemands sont les européens utilisant le moins les cartes bancaires et utilisant le plus le cash pour les transactions.

Nul ne sait le timing exact de l’éclatement, mais on s’en rapproche rapidement.

Silver

Le graphe hebdomadaire montre ce matin une figure absolument parfaite de fin de consolidation.

L’Argent est allé rebondir hier sur l’oblique haussière du bas du canal à 29,87 environ.

Notez bien que mes graphes sont de très mauvaises qualité, signés boursorama. Ils peuvent donc être assez faux. Par ailleurs, il y a plusieurs manières de reporter ce bas de canal et il existe un canal plus large de très long terme, qui permettrait une consolidation à 19,8 pour les analyses plus pessimistes.

Les banksters peuvent manipuler les cours à peu près à leur guise et ils ne se privent pas de le faire. Donc prudence avec les calls ou les puts. Soyez en physique et profitez de l’opportunité de ces cours d’achat très bas. Une poussée baissière est toujours possible.

Il est désormais possible en Malaisie, au Brunei, à Singapour et aux Philippines d’acheter avec des dinars d’or et des dirhams d’argent. Au Vietnam, l’immobilier était côté en or.

En Grèce, les numismates ou changeurs de MPx se sont multipliés. Dans l’Attique seule, il y a maintenant 4500 changeurs et un marché noir de très grande ampleur.

Aux Etats-Unis, Ron Paul qui est partisan d’un retour au Gold Standard fait un parcours intéressant. Il pourrait avoir des chances à la Convention républicaine. A suivre…

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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Lun 7 Mai 2012 - 10:36

1- Fin avril, un groupe important d'économistes franco-allemands ont alerté les gouvernements que :

"Treize ans après le lancement de l’euro, il est patent que non seulement cette expérience n’a tenu aucune de ses promesses, mais même que sa poursuite risque de déboucher sur le chaos." (
Lisez l'appel ici)


2- Un banquier allemand en contact avec
Jim Willie l'aurait informé qu'à la suite d'une réunion de haut niveau en Allemagne, une décision a été prise pour que la France soit le premier pays à sortir de la monnaie euro (en anglais dans cet article). Vous lirez cette info étonnante qu'une banque centrale des pays européens du sud pourrait être établie à Marseille.


3- La France sera attaquée dès demain sur sa dette.
Objectif : pousser le pays à la faillite et mettre son système social à genou.

D'après Marc Fiorentino du site MonFinancier.com, "

le 7 Mai, la France sera attaquée"...



4- Merkel pose à Hollande ses conditions sur l'austérité et la croissance

BERLIN
- L'Allemagne a posé lundi ses conditions au président élu français François Hollande, en excluant toute renégociation du pacte budgétaire européen et toute initiative de croissance par les déficits.

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VILLES FRANCAISES EN FAILLITE

Message par Joss le Lun 21 Mai 2012 - 18:51


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CASH-INVESTIGATION LA FINANCE FOLLE

Message par Joss le Dim 10 Juin 2012 - 17:24

CASH-INVESTIGATION La finance maître du monde confiée à la décision de machines.... Diabolique ! Ne serait-ce pas plutôt cela "la marque de la bête" ?

RAPPELONS-NOUS :

CONSEIL PONTIFICAL «JUSTICE ET PAIX»
POUR UNE RÉFORME DU SYSTÈME FINANCIER ET MONÉTAIRE INTERNATIONAL DANS LA PERSPECTIVE D’UNE AUTORITÉ PUBLIQUE À COMPÉTENCE UNIVERSELLE
24.10.2011 CITÉ DU VATICAN
http://ces.univ-paris1.fr/membre/Giraud/bilder/justice-et-paix-finance.pdf

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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Mer 20 Juin 2012 - 15:35




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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Mer 4 Juil 2012 - 7:06


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EMPRUNTS TAUX 0%

Message par Joss le Mer 11 Juil 2012 - 17:22


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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Sam 25 Aoû 2012 - 7:47


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Re: FAILLITE FINANCIERE

Message par Joss le Sam 6 Oct 2012 - 18:35

Alerte à la crise financière : les questions sur la faillite de Groupama préfigurent-elles une catastrophe à la Lehman Brothers ?

Quelques heures après l'annonce par Groupama du non paiement de son coupon sur des emprunts obligataires, l'agence Fitch a abaissé de deux crans la note de l'assureur vert (BB+),désormais classé dans la catégorie "spéculative".

Dans la pratique, il s’agit d’une échéance de 60 millions qui ne sera pas honorée. Les arguments de Groupama sont probablement de bonne foi, le problème est qu’ils sont amenés par une communication qui trouble les ondes émises jusqu’ici, qui surprend. Et comme chacun le sait, le financier n’aime pas les surprises d’octobre.

Groupama a donc beau annoncé un retour à une marge de solvabilité de 120%, les marchés risquent de se montrer sceptiques sur la valeur des chiffres que le régulateur devrait valider. Un signe ? La réaction immédiate de Fitch, propriété de Marc Ladreit de la Charrière, qui dégrade la note de Groupama de deux crans dans la journée même de l’annonce. Avec un glorieux BB+, l’assureur vert est désormais classé dans la catégorie "spéculative".

SUITE :
http://www.atlantico.fr/decryptage/alerte-crise-financiere-questions-faillite-groupama-prefigurent-elles-catastrophe-lehman-brothers-eric-verhaeghe-503676.html?page=0,1

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LA FRANCE EST-ELLE VRAIMENT À L’ABRI DE LA FAILLITE ?

Message par Joss le Ven 9 Aoû 2013 - 21:30

DE LA FICTION À LA DURE RÉALITÉ DES CHIFFRES : LA FRANCE EST-ELLE VRAIMENT À L’ABRI DE LA FAILLITE ?


De François Fillon à Michel Sapin, les politiques aux affaires n'hésitent pas à parler d'un état de faillite. Mais s'ils évoquent, c'est en théorie, tant l'idée leur paraît saugrenue que la France puisse dans les faits en être réduite à faire défaut. Un scénario que Gaspard Koenig n'a pourtant pas hésité à explorer dans son dernier roman, "La nuit de la faillite". Avec un certain réalisme... et des arguments.

ATLANTICO : En septembre 2007, François Fillon, alors Premier ministre, déclarait déjà : "Je suis à la tête d'un État en faillite". La situation économique actuelle du pays est-elle encore plus préoccupante qu'il n'y paraît ?

GASPARD KOENIG : Ce qui est amusant, c'est que Michel Sapin a dit la même chose en janvier de cette année : "Il y a un État, mais c'est un État totalement en faillite". Comme si en arrivant au pouvoir, les gouvernants découvraient l'étendue des dégâts : l'Etat doit rembourser autour de 150 Milliards d'euros par an (son "besoin de financement"). Pour rappel, les recettes du même Etat sont d'un peu plus de 300 Milliards d'euros par an… Même si ces chiffres ne sont pas strictement comparables, cela donne une idée de la pression qui pèse sur la France pour rembourser la dette publique, et sans cesse réemprunter pour rembourser puisque le déficit est structurel. L'Etat est en roll-over permanent, sur la brèche. Pire encore, la dette ne finance pas l'avenir, mais à 95% les dépenses de fonctionnement. On ne s'endette pas pour investir, mais pour payer nos fournisseurs… en demandant à nos enfants de régler la facture finale.

GÉRARD THORIS : Lorsqu’une entreprise est incapable d’honorer l’une de ses échéances, elle est obligée de déposer son bilan. Vient alors une période intermédiaire où un administrateur judiciaire examine les comptes de l’entreprise pour savoir si elle a un avenir. Lorsque la valeur des actifs est inférieure aux dettes accumulées, l’entreprise peut être déclarée en faillite. Selon la législation en vigueur, les dirigeants en place ou un repreneur extérieur peuvent faire une offre de reprise. Leur démarche est fondée sur le fait que les actifs sont susceptibles de créer de la valeur ajoutée profitable sous réserve que tout ou partie des créanciers renoncent à leur dette.

On voit donc clairement qu’il faut distinguer les flux et les stocks. C’est parce que les flux de revenus sont inférieurs aux décaissements qu’une entreprise dépose son bilan. Mais c’est parce que les stocks d’actifs ont une valeur inférieure au stock de dettes que l’entreprise est mise en faillite.

En 2007, il n’y avait aucun problème ni de flux, ni de stocks. Certes, le budget de l’État était déficitaire mais le stock de dettes publiques était parfaitement gérable. François Fillon extrapolait à partir de l’idée que l’État "n’avait jamais voté un budget en équilibre en 25 ans". Cependant, tant que la croissance économique nominale est supérieure au taux d’intérêt nominal, les flux de revenus (impôts et cotisations sociales) permettent d’honorer facilement les intérêts de la dette. Cela suffit pour que le stock de dettes ne s’accroisse pas et il n’y a aucun problème ni de cessation de paiement, ni de faillite.

Par contre, il était clair dès cette époque que, depuis 1996, les comptes sociaux allaient à la dérive.

LES COMPTES PUBLICS SONT-ILS FIABLES ? QUELLES SONT LES BOMBES À RETARDEMENT ?

GASPARD KOENIG : Instinctivement, je dirais oui, l'administration fait bien son travail pour recycler la dette et l'Agence France Trésor (AFT) qui émet la dette souveraine. Ce sont les politiques qui sont collectivement coupables de n'avoir pas entendu les multiples rappels à l'ordre (dont le fameux de Michel Pébereau en 2004) et de ne jamais avoir considéré le sujet comme une priorité (la France n'a pas eu un budget à l'équilibre depuis quarante ans). A force de mettre la poussière sous le tapis, le tapis va s'envoler.

Notons néanmoins une vraie limite à la fiabilité des comptes : les engagements "hors bilan" ne sont pas comptabilisés (garanties souveraines, régimes sociaux, retraites, etc.). Ainsi le besoin de financement annuel réel monte à 350 Milliards d'eruros selon le FMI, en prenant en compte l'ensemble des administrations publiques et de la dette sociale.

GÉRARD THORIS : Le bilan le plus inquiétant est aussi le bilan le mieux caché. Il s’agit du déséquilibre des comptes sociaux. En 1996, Alain Juppé invente la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). A l’époque, tout le monde fut content car il s’agissait de faire payer le déficit de la Sécurité sociale par les générations futures. Pas besoin d’augmenter les charges sociales et de jouer une nouvelle fois le psychodrame de savoir si ce sont les salariés ou les employeurs qui devraient en supporter la charge. On devrait savoir une fois pour toutes que ce sont toujours les salariés qui paient, sous la forme de perte de pouvoir d’achat s’ils ont un emploi, sous la forme du chômage s’ils le perdent du fait de coûts salariaux unitaires supérieurs à ceux des concurrents étrangers.

Mais, rétrospectivement, la création de la CADES est le premier moratoire de la France, organisé par elle-même pour elle-même. Lorsqu’une entreprise dépose le bilan, l’une des solutions possibles consiste en effet à obtenir des banquiers qu’ils allongent la durée des prêts pour diminuer le poids présent de l’amortissement de la dette. C’est bien ainsi que fonctionne la CADES. D’où l’intérêt de voir où l’on en est. Crée en 1996 pour 13 ans, la CADES sera théoriquement éteinte en 2025. A l’origine, elle devait amortir 44,7 Milliards d'euros en 13 ans ; aujourd’hui, sa capacité d’endettement a été portée à 234,6 Milliards d'euros (1).

Il ne s’agit pas, à proprement parler, de hors bilan puisque la dette portée par la CADES est intégrée dans la dette publique. Mais il s’agit d’un exemple prototypique de dette sans collatéral. Normalement, une dette sert à acquérir des actifs qui permettent d’assurer l’amortissement du prêt. Ici, la dette est constituée pour payer des dépenses courantes (soins de santé, prestations de retraite) dont le potentiel de croissance disparaît dans l’acte même de la prestation de service. A ce titre, la réforme des retraites vise d’abord à arrêter la création de dettes sans collatéraux.

Par contre, un bilan bien construit devrait constituer des provisions pour des risques futurs de dépréciation d’actifs. C’est le sens de l’exercice d’évaluation de la soutenabilité de la dette publique auquel la Commission européenne se livre régulièrement. L’exercice réalisé en 2009, avant que la crise économique ne produise ses effets en termes de croissance économique, supposait que la France fasse un effort budgétaire de 5,5 points de PIB pour financer les dépenses liées au vieillissement de la population tout en stabilisant la dette à horizon 2060. Cet exercice d’école n’est plus de mise, on s’en doute bien !

LA FRANCE A TENDANCE À CONSIDÉRER QUE LA FAILLITE EST IMPOSSIBLE. LES ARGUMENTS GÉNÉRALEMENT AVANCÉS EN CE SENS TIENNENT-ILS ?

GASPARD KOENIG : De quelles réserves insoupçonnées la France disposerait-elle ? Le gaz de schiste ? Cette illusion de l'infaillibilité est peut-être ce qu'il y a de plus grave et de plus impardonnable. On ne s'imagine jamais, faute d'imagination, que la digue du barrage peut céder. Et quand elle cède, ce sont des populations entières qui sont englouties.

N'oublions pas que notre dette est détenue à 2/3 par des étrangers, ce qui nous a permis de bénéficier de taux d'intérêt très avantageux. L'État n'a pratiquement aucun moyen de pression sur eux. Ils sont libres d'acheter aujourd'hui… et de vendre demain. L'État ne pourra pas, lui, brader du jour au lendemain ses actifs.

GÉRARD THORIS : On a dit que la faillite se définissait comme une dette supérieure à la valeur des actifs. La situation de la France est donc critique puisque le total des actifs de l’Etat se monte à 928 Milliards d'euros tandis que la dette financière se monte à 1 339 Milliards d'euros. C’est ici qu’il faut introduire la dette hors bilan représentée par les retraites des fonctionnaires civils et militaires pour 1 192 Milliards d'euros.

Mais pour que ce calcul de nature patrimoniale ait un sens, il faut s’interroger sur la capacité de l’Etat à vendre des actifs pour couvrir ses dettes. On se souvient de ce qui fut plus qu’une boutade, désobligeante au demeurant, à savoir le conseil donné par les Allemands aux Grecs : "qu’ils vendent leurs îles" ! Dans le même esprit, le coordinateur d’urgence chargé de gérer la faillite de la ville de Détroit, Kevyn Orr, propose que le Detroit Institute of Arts (DIA) vende ses collections pour rembourser la dette de la ville ! L’avantage de la France, c’est qu’il s’agit d’un vrai musée à ciel ouvert. Mais évidemment, la liquidation de son patrimoine historique est insupportable et donc impraticable.

D’ailleurs, peu importe que la valeur patrimoniale de la France soit inférieure à sa dette si les revenus de ce patrimoine l’emportent sur les intérêts générés par cette dette. Ainsi, pour reprendre l’hypothèse d’une cession d’actifs artistiques, les recettes du tourisme fondraient à due proportion. L’amélioration du bilan se traduirait ainsi par une détérioration du compte de résultat !

LA SITUATION DE LA FRANCE POURRAIT-ELLE BASCULER RAPIDEMENT ? QUELS FACTEURS POURRAIENT LA POUSSER À LA FAILLITE ? CES FACTEURS SONT-ILS DÉJÀ EN TRAIN DE S'ACCUMULER ?

GASPARD KOENIG : Regardez ce qui s'est passé en Italie : en quelques jours, les investisseurs ont pris peur, les taux d'intérêt sont montés en flèche, et Berlusconi est sorti du Quirinal (le palais présidentiel où il a présenté sa démission) sous les lazzis de la foule. Il suffirait que les taux remontent à leur niveau historique (5-6%) pour que l'Etat ait beaucoup de mal à mener à bien ses adjudications, étant donné les volumes en jeu aujourd'hui. Pour le moment, les taux restent bas du fait d'un environnement international très favorable (Quantitative Easing), de la réputation de la France et de la volonté affichée du gouvernement de remettre la courbe de la dette sur une pente descendante (dès 2014, selon le Projet de loi de finances). Mais les investisseurs regardent avec beaucoup d'attention les évolutions de la situation française. Si le déficit primaire n'est pas résorbé et que la dette continue à s'accumuler (certains scénarios du FMI envisage que l'on puisse dépasser 100% de dette/PIB dès 2016), alors l'effet boule de neige pourrait être assez violent et entraîner une perte de confiance généralisée.

GÉRARD THORIS : Le problème réside dans l’effet boule de neige de la dette. Une fois que les intérêts nominaux sont supérieurs à la croissance nominale, il faut emprunter pour payer les seuls intérêts de la dette. Les bénéfices de la croissance sont préemptés par les créanciers et l’augmentation des niveaux de vie s’arrête – sous réserve de la distribution des intérêts de la dette par les intermédiaires financiers. Nous y sommes désormais. Que cela dure un an n’est pas un problème, mais la poursuite de la croissance zéro (le rêve des écologistes) et la multiplicité des facteurs déflationnistes (dont aujourd’hui le prix des céréales) risquent de faire durer la situation. Le cumul des facteurs de risque est donc certain !

Jusqu’à présent, le mouvement de ralentissement de la croissance nominale a été accompagné d’une baisse des taux d’intérêt nominaux. En d’autres termes, pour éviter que l’effet boule de neige ne prenne de la force, les Etats ont pratiqué la répression financière : l’épargne doit passer par les canaux des institutions parapubliques et les institutions financières sont obligées par la loi (Solvabilité II) à prêter aux États à des taux qui surprennent tous ceux qui ont jour sollicité un prêt de leur banquier !

Le risque d’une hausse des taux d’intérêt ne peut venir de la Banque centrale européenne, trop au fait de la situation. Il pourrait venir des Etats-Unis si les fondamentaux continuaient à se raffermir progressivement et/ou si le successeur de Ben Bernanke n’avait pas son pragmatisme. Dans nos économies institutionnalisées, le poids des décisions personnelles est beaucoup plus important que les résultats des mécanismes de marché. La nomination du prochain directeur de la Fed est donc un événement beaucoup plus important que les cours du CAC 40, qui en sera rapidement le reflet.

COMMENT LES CHOSES SE PASSERAIENT-ELLES ALORS ? QUELLES SERAIENT LES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES D'UNE FAILLITE ?

GASPARD KOENIG : Il y a deux scénarios possibles. La faillite brutale, que j'ai imaginée dans mon roman La nuit de la faillite, où l'Etat, le couteau sous la gorge, cesse de manière unilatérale d'honorer ses engagements. C'est assez peu probable, mais il faut le garder en tête, car l'aveuglement actuel du gouvernement peut conduire au pire.

L'autre hypothèse, que le think-tank que je dirige (GenerationLibre) a défendue dans un récent rapport, est de restructurer notre dette de manière proactive et ordonnée. Autrement dit, négocier avec nos créditeurs pour dégager les marges de manœuvre nécessaires aux réformes structurelles.

Dans les deux cas, ceux qui seraient le plus touchés seraient les détenteurs d'assurance-vie. En un sens, on pourrait affirmer que, en termes d'arbitrage politique global, il ne serait pas tout-à-fait anormal que la génération responsable de l'endettement soit in fine celle qui en subisse le plus les conséquences… L'essentiel étant d'éviter un choc systémique sur les institutions bancaires. Enfin, s'agissant de la valeur de la signature, n'oublions pas la formule forte de Bulow et Rogoff (1989) : "Debts that are forgiven will be forgotten". Si la restructuration est opérée de bonne foi, les marchés auront la mémoire courte. Regardez l'Uruguay, qui a retrouvé des taux très bas rapidement après sa restructuration de 2004.

Une faillite réussie, c'est un pari sur l'avenir, sur la jeunesse. Comme le disait joliment Dominique Ramel, ministre des Finances lors de la "banqueroute des deux tiers" de 1797 : "J'efface les conséquences des erreurs du passé pour donner à l'Etat un avenir".

GÉRARD THORIS : On n’a pas assez remarqué le silence délicat des agences de notation. Qu’elles confirment le triple A de l’Allemagne est simplement une manière d’oublier que la soutenabilité à long terme des finances publiques allemandes est bien plus soumise au risque démographique que celle de n’importe quel autre pays de la zone euro ! Mais globalement, cela signifie qu’elles ont anticipé les réactions des institutions européennes.

D’abord, le Mécanisme européen de stabilité (MES) a été conçu pour éviter que les exigences des marchés ne se traduisent pas une augmentation excessive des taux. Mais, en même temps, ce mécanisme suppose que le pays qui en bénéficie accepte que les politiques budgétaire et fiscale soient contrôlées par la Troïka ! On comprend que Pierre Moscovici s’appuie sur les préconisations du FMI pour éviter de perdre son pouvoir ministériel de fait !

On souligne à juste titre que ce MES n’a pas la taille nécessaire pour absorber le défaut d’un Etat comme la France. C’est oublier que son intervention ne concernerait que la partie marginale des prêts. Il n’en était pas de même pour l’Irlande où l’intervention du Fonds européen de stabilité financière (FESF) équivalait aux besoins de recapitalisation du système bancaire soit 32 % du PIB !

Enfin, même s’il fait planer le mystère, il est vraisemblable que Mario Draghi ne nierait pas l’évidence et qu’il accepterait de fournir le MES en liquidité de façon à faire baisser la pression des marchés.

Tout cela est parfaitement rassurant, mais à court terme seulement. Car, pendant qu’on aménage l’accès au crédit des Etats et/ou qu’on reporte l’équilibre budgétaire à une situation meilleure, le stock de dettes publiques s’accroît et l’effet boule de neige s’accélère. Les mécanismes de financement fonctionnent impitoyablement comme un transfert des dettes sur les générations futures dont la stagnation des niveaux de vie est assurée pour longtemps.

L’ABBÉ TERRAY, QUI EXERÇAIT COMME CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES FINANCES DE LOUIS XV, AFFIRMAIT "LA BANQUEROUTE EST NÉCESSAIRE UNE FOIS TOUS LES SIÈCLES, AFIN DE METTRE L’ETAT AU PAIR." LA FRANCE A DÉJÀ FAIT DÉFAUT AU COURS DE SON HISTOIRE ET S'EN EST À CHAQUE FOIS RELEVÉE. A QUEL PRIX ? ET AVEC QUELS EFFETS PERVERS ?

GASPARD KOENIG : Les Rois de France tranchaient régulièrement la tête de leurs créanciers, le plus célèbre étant Philippe Le Bel, qui au début du XIVe siècle expulsa les Juifs et massacra les Templiers pour éviter d'avoir à les rembourser. Puis l'idée de "dette souveraine" indépendante de la personne du débiteur commençant à voir le jour, les défauts se sont faits plus rares, le dernier ayant eu lieu pendant la Révolution Française (qui est née, je le rappelle, d'une crise de la dette). Ce sont des moments forts de remise à plat et de remise en question ; un choc à la fois financier et moral. Aujourd'hui, je crois que la France a besoin d'un tel choc pour pouvoir repartir sur des bases plus saines.

GÉRARD THORIS : Tant que la banqueroute porte sur de riches propriétaires qui ne savent rien faire d’autre de leur argent que de prêter à l’Etat, c’est de bonne guerre que de les priver d’une rente qui affaiblit la puissance publique. S’ils perdent sur le flux de revenus de leurs actifs financiers, ils conservent le flux de revenus de leurs actifs réels (terres, etc.). Il n’en est plus de même si la banqueroute porte sur les actifs financiers gérés par les institutions financières au nom des ménages pour s’assurer d’une retraite convenable. Ici, c’est la croissance présente et future que l’on affaiblit.

Cependant, notre époque dispose d’une manière de faire banqueroute sans mal ni douleur pour personne. Il s’agit d’une remise ordonnée des dettes publiques par la Banque centrale. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon en pratiquent la première étape, qui consiste à permettre à leur Banque centrale d’acquérir des obligations publiques. Quant à savoir si ces dettes seront un jour remises sur le marché, le rendez-vous américain a été fixé dans 30 ans. Cela laisse un peu de temps pour restaurer les fondamentaux de l’économie sans être accablé de remords (qui paie ses dettes ne s’enrichit pas) et sans imposer d’excessives obligations fiscales aux agents privés.
http://www.atlantico.fr/decryptage/fiction-dure-realite-chiffres-france-est-elle-vraiment-abri-faillite-gerard-thoris-gaspard-koenig-810371.html?page=0,0

GASPARD KOENIG (@gaspard2012) est Vice-Président du Parti Libéral Démocrate. Il vit et travaille aujourd'hui à Londres. Après avoir été la plume de Christine Lagarde, ce normalien et agrégé de philosophie travaille actuellement comme conseiller en stratégie à la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) à Londres. Il dirige le think-tank GenerationLibre. Il est l'auteur, chez Grasset, de romans et d'essais, parmi lesquels Les discrètes vertus de la corruption, Leçons de conduite ou encore La nuit de la faillite.


GÉRARD THORIS est agrégé en Sciences sociales, titulaire d'une maîtrise de 3ème cycle en Sciences économiques de l'Université catholique de Louvain, et diplômé de l'IESEG. Il est également licencié en philosophie. Maître de conférence à Sciences Po, il a notamment rédigé une Analyse économique des systèmes (Paris, Armand Colin, 1997), contribue au Rapport Antheios et publie régulièrement des articles en matière de politique économique et sociale (Sociétal, Revue française des finances publiques…)

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Re: FAILLITE FINANCIERE

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