MARTHE ET MARIE

Les saints dominicains

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Colomb

Message par Fée Violine le Mar 8 Nov 2011 - 8:40

8 novembre Bx Colomb, +1259 (ou 1229) à Fréjus. Admirable sainteté, pauvreté, simplicité. Prieur à Toulouse et Montpellier. Il mourut pendant qu’il évangélisait la Provence. Il y eut des guérisons sur sa tombe. On le représente tenant une couronne de laurier, surmontée d’une colombe aux ailes déployées.
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Hélène

Message par Fée Violine le Jeu 10 Nov 2011 - 13:27

9 novembre Bse Hélène (ou Ilona) de Hongrie, née au début du 13ème siècle, +15 novembre 1270 à Veszprem.
Elle fut la maîtresse des novices de sainte Marguerite de Hongrie et son éducatrice pendant 7 ans. Elle avait des visions. Elle avait une grande dévotion pour les souffrances du Christ, c’est pourquoi Dieu lui accorda les stigmates, ce qui ne l’empêchait pas de montrer du sens pratique dans la vie quotidienne. Beaucoup de miracles pendant sa vie et après sa mort. 17 ans après sa mort, on trouva son corps entier et sans corruption, portant encore les stigmates, qui exhalaient un parfum suave.
On la représente avec un crucifix dans une main, un lis dans l’autre.
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Jean, Lucia

Message par Fée Violine le Lun 14 Nov 2011 - 15:05

13 novembre Bx Jean de Piguentos de Valence, 13ème siècle, dominicain.
Comme il savait bien l’arabe, il fut chargé de l’enseigner dans les écoles créées par st Raymond de Penyafort dans divers couvents d’Espagne, pour former les missionnaires. Après quelques années de cet enseignement, le roi d’Aragon l’envoya prêcher lui-même chez les musulmans. Il eut tant de succès, qu’un an après sa mort, on alluma une lampe devant son tombeau et on l’honora comme un saint canonisé. On le représente avec un crucifix dans une main, un livre dans l’autre.

14 novembre Bx Giovanni Liccio (Caccamo près de Palerme 1426- +14 novembre 1511).
À 6 mois il perd sa mère. Son père, trop pauvre pour payer une nourrice, le nourrit au jus de fruit, une voisine charitable l’allaite et est récompensée par la guérison de son mari. Adolescent, il jeûnait les mercredis et vendredis. Plus tard, à l’instigation de Pierre Geremia, il entre dans l’Ordre dominicain. Ses prédications touchent les pécheurs, qui se convertissent. Sa charité lui gagne l’affection du peuple. Il pleurait souvent en célébrant la messe, et aimait tendrement la Sainte Vierge. Il fonde un couvent dominicain à Caccamo et le dirigea avec zèle et intelligence. Il fut célèbre par la chaleur de sa prédication, sa charité infatigable, son zèle pour la discipline régulière et sa dévotion au Rosaire. Il mourut en embrassant le crucifix. Beaucoup de miracles ont été obtenus par son intercession.
Son culte fut reconnu en 1753.

14 novembre Bse Lucia Broccadelli, Narni 13 novembre 1476- Ferrare 15 novembre 1544.
Originaire de l'Ombrie, aînée de onze enfants. À 4 ans, sa joie était de s’entretenir avec une image de l’Enfant Jésus qu’elle appelait son “Cristarello”. À 12 ans elle fit voeu de virginité. Ses parents l’obligèrent à épouser un jeune noble qui, par amour pour elle, accepta un mariage blanc mais ensuite mit sa vertu à rude épreuve. Cinq (ou trois) ans de larmes, de prière et de pénitence, jusqu’à ce qu’il accepte la séparation. Il se fit franciscain et elle prit l’habit du Tiers Ordre dominicain en 1494 à Narni. Ses supérieurs l’envoyèrent au monastère de Viterbe où, la nuit du 25 février 1496, elle reçut les stigmates – vérifiés par le pape, par des médecins et des théologiens. Par volonté du duc de Ferrare Hercule 1er, qui la vénérait comme sainte et la prit pour conseillère, et par ordre du pape, elle alla à Ferrare fonder un monastère du Tiers Ordre, Sainte Catherine de Sienne, pour l’éducation des jeunes filles : elle fut la première prieure en 1499, mais elle était incapable de diriger sa communauté. Le duc mort, des sœurs jalouses obtinrent qu’à Lucie soit ôté tout privilège et qu’elle soit mise à la dernière place, où ainsi humiliée elle passa les 39 ans qui lui restaient à vivre, sans jamais se plaindre, contrainte à l’isolement total.
Son culte fut confirmé en 1710.
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Albert

Message par Fée Violine le Mar 15 Nov 2011 - 12:15

15 novembre St Albert le Grand (Albert de Bollstädt), Lauingen (Bavière) v1193 ou vers 1206– Cologne 15 novembre 1280.
De famille riche, il fut étudiant à Padoue. À l'âge de 30 ans, comme il hésitait, la Sainte Vierge lui dit : "Quitte le monde et entre dans l'Ordre de saint Dominique", et malgré les résistances de sa famille, il entra au noviciat des Dominicains en 1223.
1243-1244 il enseigne à Paris au collège des Dominicains. St Thomas d’Aquin fut un de ses premiers élèves.
1245 maître en théologie.
1248 recteur de théologie à Cologne. St Thomas d'Aquin est toujours son élève (ce jeune religieux, déjà tout plongé dans les plus hautes études théologiques, était silencieux parmi les autres au point d'être appelé par ses condisciples "le bœuf muet". Mais Albert les fit taire en disant : "Les mugissements de ce bœuf retentiront dans le monde entier.") De Cologne, Albert fut appelé à l'Université de Paris. C'est là que son génie parut dans tout son éclat et qu'il composa un grand nombre de ses ouvrages.
1254 il est nommé provincial d’Allemagne ; il dit adieu, sans murmurer, à sa cellule, à ses livres, à ses nombreux disciples, et voyage sans argent, toujours à pied, à travers un immense territoire, pour visiter les nombreux monastères soumis à sa juridiction.
1260 il doit obéir au pape et accepter, en des circonstances difficiles, le siège épiscopal de Ratisbonne; là, son zèle infatigable ne fut récompensé que par de dures épreuves où se perfectionna sa vertu. À son arrivée dans son diocèse, il portait, par humilité, des chaussures de paysan, si usées qu’on le surnomma “évêque Godasse”. Il résilie cette charge au bout de deux ou trois ans.
1263-1264 il prêche la septième croisade en Bohême et en Allemagne.
1264-1266 il enseigne à Würzburg, puis à Strasbourg.
1269 le pape l’autorise à rentrer dans la paix de son couvent de Cologne.
1280 il meurt à Cologne, âgé de 87 ans, il est enterré dans l'église des Dominicains.
Déjà de son vivant, on l’appelait Albert le Grand.
Béatifié en 1622, canonisé en 1931.

On s'étonne que, parmi tant de travaux, de voyages et d'œuvres de zèle, Albert ait pu trouver le temps d'écrire sur les sciences, la philosophie et la théologie des ouvrages qui ne forment pas moins de 21 volumes in-folio, et on peut se demander ce qui a le plus excellé en lui du savant, du saint ou de l'apôtre.
Frère Albert de Cologne passait pour l’homme le plus savant de son temps ; on disait qu’il n’ignorait rien de ce qui pouvait alors être connu : philosophie, théologie, physique, biologie… Loin de l’égarer ou de le couper de ses contemporains, ce savoir encyclopédique fut pour lui un chemin de sainteté, car il le consacra tout entier au service de la vérité de la foi au Christ.
Par ses livres, par son enseignement dans les universités de Paris ou de Cologne, il a voulu réaliser la synthèse de toutes les découvertes scientifiques de la renaissance médiévale du XIIIe siècle avec la tradition de l’Église.
Découvrant les ouvrages grecs (Aristote) et arabes (Avicenne), il les étudie avec passion.
Dans ses commentaires de l’œuvre d’Aristote, il consigne déjà ses désaccords avec les vues de celui-ci dans le domaine scientifique.
Mais il fait plus : il entreprend une encyclopédie d'ambition comparable, De animalibus. Ce vaste traité, achevé vers 1270, comprend 26 livres. Les 19 premiers sont des commentaires de l'œuvre d'Aristote, les suivants sont consacrés aux animaux qui marchent, volent, nagent et rampent dans une classification inspirée de Pline l'Ancien. Dans ces derniers livres, il puise largement dans les matériaux du Liber de natura rerum de Thomas de Cantimpré. Cette œuvre qui restera isolée dans son temps tranche sur celles de ses prédécesseurs comme Isidore de Séville et comprend beaucoup plus de descriptions fondées sur des observations réelles. Il n'empêche que pour encore longtemps la zoologie restera une branche de la théologie dans laquelle les animaux seront étudiés pour les symboles divins qu'ils véhiculent.

Albert le Grand écrit également des encyclopédies semblables pour les minéraux et pour les végétaux. Ce dernier ouvrage comprend par exemple une étude sur les effets respectifs de la lumière et de la température sur la croissance des végétaux, ainsi que la question des greffes.
Ces œuvres sont riches en enseignements historiques.
Étant l'un des premiers à recevoir, commenter et enseigner les textes d'Aristote, il permet ainsi une première diffusion en Occident des philosophies grecques et arabes, et les confronte avec la doctrine chrétienne. Il sera vite relayé par son disciple Thomas d’Aquin.

En le déclarant Docteur de l’Église en 1931, Pie XI en a fait le modèle des scientifiques chrétiens. Il eut, en effet, le souci de découvrir, dans les lois de la création, l’intervention du Créateur. Il eut le génie, le courage et l’honnêteté intellectuelle de baptiser “un savoir nouveau” qui, s’il était précieux, demeurait cependant étranger à la tradition chrétienne : l’aristotélisme ; un esprit de moindre envergure l’aurait soit rejeté, soit adopté sans discernement.
Patron des théologiens, philosophes, scientifiques, chimistes, naturalistes, étudiants et montagnards.
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Hedwige

Message par Fée Violine le Mer 16 Nov 2011 - 22:10

16 novembre Servante de Dieu Hedwige Portalet, née 3 décembre 1826 à Lyon, + 16 novembre 1894 à Mazères, Ariège, fondatrice des soeurs dominicaines de l’Immaculée Conception.
Hedwige, fille de Gaston Portalet, avocat à Lyon, et de Zélie Couturier, Parisienne aux exceptionnelles qualités humaines (claire intelligence, persévérance et vertu), va à l’école chez les Ursulines de Villefranche, puis à 15 ans à la Visitation de St Marcellin. En novembre 1862 elle entre chez les Sœurs de Marie Immaculée, fondées récemment à Marseille. Elle fait avec bonheur son noviciat et sa profession temporaire. Elle reste encore trois ans à la maison du noviciat, étant un modèle d’observance, de vertu et de sacrifice. Mais le Seigneur avait d’autres projets pour elle : il la voulait mère d’une nouvelle famille religieuse pour étendre le règne de son amour sur la terre. C’est ainsi que le 25 juin 1866, elle fut désignée pour fonder à Toulouse un institut pour enfants aveugles, dont elle serait la supérieure. À cette époque, le confesseur extraordinaire de la communauté était le Père Hyacinthe-Marie Cormier. Mère Hedwige avait toujours admiré les dominicains, fils de prédilection de Marie Immaculée. La mère fondatrice continuait infatigable à travailler à de nouvelles fondations. Le 19 mars 1894, elle fonde à Fanjeaux une école dans le mémorable couvent de notre Bienheureux Père saint Dominique. Elle mourut entourée de toutes ses filles qui la pleuraient. www.icdominicas.org
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Jean-Augustin, Nicolas

Message par Fée Violine le Jeu 17 Nov 2011 - 7:59

17 novembre Bx Jean-Augustin de Lérida ou de Cordoue, né en Catalogne? début 15è, + à Cordoue 17 novembre 1476.
Il entre au couvent dominicain de Lérida, où il professe et étudie. Célèbre par sa régularité, l’austérité de sa vie, sa patience et sa dévotion à la Sainte Vierge. Reconnu pour sa sagesse, il fut maître en théologie et grand prédicateur. Il fut nommé vicaire général des couvents réformés de la Province, les gouvernant avec succès. Il ouvre les premiers couvents dominicains observants au royaume de Valence, réforme le couvent du Corpus Christi de Llutxent (fondé en 1423), où il fut prieur, et fonde celui de Saint Onofre en 1473. Il fait des prédications populaires dans la région et la ville de Valence qui furent très suivies, et fit merveilleusement refleurir en Espagne la dévotion du rosaire, qui de son temps était tombée dans l’oubli. Il prêche aussi en Andalousie (à Cordoue en 1476), en Castille. Lors de son passage à Orihuela, on lui donne l’ermitage de Saint Ginés, qu’il change en couvent dominicain. Visions, miracles, prophéties. Pour avoir dénoncé les péchés et la mauvaise vie d’un personnage important de Valence, il fut persécuté et dut partir ; peu après, la ville subit de grandes inondations, que la population interpréta comme une punition pour l’avoir chassé. À Cordoue, il fut accueilli par le prieur de Saint Paul le Royal, García de Vargas, qui voulut par admiration le retenir pour qu’il continue à prêcher. Augustin accepte en disant que ce sera le lieu où il mourra; peu après, il meurt en odeur de sainteté. Marie lui faisait de fréquentes visites. À l’heure de sa mort, elle lui apparut, accompagnée de ste Ursule et plusieurs autres vierges. À peine mort, son corps exhala des parfums délicieux. Il fut enseveli dans la salle capitulaire du couvent St Paul de Cordoue, où on avait commencé à lui attribuer des miracles. Il fut vénéré à Cordoue, sans qu’un procès de béatification soit entrepris, seulement un culte populaire qui disparut à la fermeture du couvent en 1810, durant l’invasion française.

17 novembre Bx Nicolas d’Arménie, martyr dominicain en 1601. Il avait soustrait une jeune chrétienne aux séductions du pacha qui gouvernait le pays au nom des Turcs. Furieux, le gouverneur le fit mettre en prison et condamner à recevoir chaque jour cent coups de bâtons sur la plante des pieds jusqu'à ce qu'il en mourût.
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Laurent, Barbara, Vidal

Message par Fée Violine le Sam 19 Nov 2011 - 7:54

18 novembre Bx Laurent Mendes, +1280.
Après une jeunesse tumultueuse à Guimaraes (province de Minho), au Portugal, il se convertit, reçut, comme st Gonzalo de Amarante, l’habit dominicain des mains de st Pierre Gonzalez, et devint un ardent prédicateur de la Parole de Vérité. Il vivait dans la pénitence et la prière, il aimait la solitude mais en sortait pour prêcher et faisait beaucoup de bien aux âmes. Grâce à sa pureté de cœur, il vivait familièrement avec les anges. Un jour en mission, un ange lui apparut et lui donna une châsse pleine de reliques : « Prenez, j’ai apporté ces objets précieux d’une ville qui va bientôt être saccagée par les infidèles ». Le compagnon du saint fut témoin du prodige. Il y eut tant de miracles sur sa tombe qu’on lui éleva un autel.

18 novembre Servante de Dieu Barbara Jurado Antunez (Barbara de Saint Dominique), née le 7 février 1842 à Séville , + 18 novembre 1872 à Séville.
Fille de Josefa Antúnez et de Casimiro Jurado, ferblantier et sonneur à la Giralda. La famille habitait en haut de la tour, près des cloches, Barbara y est née, c’est pourquoi on l’appelle à Séville “la fille de la Giralda”. Il y a une plaque sur la porte de l’appartement. Dès l’enfance elle eut une dévotion spéciale pour la Passion du Christ, le culte eucharistique des 40 heures, le rosaire et la messe quotidienne. Son père lui apprit à lire et écrire, il priait avec elle la liturgie des heures, habitude qu’il avait prise quand il était au séminaire. Elle apprit aussi à coudre et à broder. Son frère José, qui avait deux ans de plus qu’elle, était très éveillé et remuant, sa principale distraction était de se suspendre aux cordes des cloches quand elles sonnaient, bien que son père lui interdise ce jeu dangereux. Si bien qu’un 6 juin, il avait 13 ans, José fut précipité dans le vide et se tua. Cette tragédie marqua beaucoup la famille.
Dès l’enfance Barbara voulait être religieuse, mais comme la famille n’avait pas les moyens de payer la dot, elle décida d’apprendre à jouer de l’orgue, pour exercer cette fonction dans le monastère où elle entrerait. Elle entra à 17 ans au monastère dominicain Mère de Dieu, où la reine Isabel la Catholique avait logé au cours d’une visite à Séville. Elle vécut aussi quelques années au couvent Saint-Clément, où les sœurs durent aller après la révolution de 1868. Son directeur spirituel, le serviteur de Dieu José Torres Padilla, était aussi celui de sainte Angela de la Croix, mais Barbara est très différente d’Angela; sa sainteté n’est pas d’action mais de contemplation, de mystique, de simple piété. Ses compagnes la voient comme un être très spécial, une mystique comme sainte Catherine de Sienne. Barbara mourut en réputation de sainteté à l’âge de 30 ans. Elle était stigmatisée, avec plaies aux mains, pieds, côté et couronne d’épines.
Béatification en cours, nihil obstat 23 mai 2000. http://lahijadelagiralda.blogspot.es/
Un pasodoble inspiré de sa vie : http://il.youtube.com/watch?v=6CJHFyFD2 ... re=related

18 novembre Bx Vidal Luis Gómara, né 3 novembre 1892 à Monsagro (Salamanque), +18 novembre 1936 à Paracuellos del Jarama (Madrid).
À l’école de son village natal, il montre du goût pour la calligraphie, les maths et le dessin; il entre à l’école apostolique de Corias (Asturies), prend l’habit le 8 août 1907, fait profession un an après; il fait sa philo à Corias, sa théologie à Salamanque, est ordonné le 18 décembre 1915; il célèbre sa première messe devant le Saint Sacrement exposé et s’offre comme victime expiatoire pour les blasphèmes et sacrilèges contre l’eucharistie. Nommé au collège de Villava (Navarre), il commence à écrire une œuvre intitulée Les dominicains et l’art; il intervint avec succès dans la fusion des Dominicaines de Villava avec la congrégation de la Sainte Famille, fondée aux Canaries par le serviteur de Dieu José Cueto, O.P. En 1928 il est nommé au collège de Vergara (Guipúzcoa), où il publie d’autres écrits, en 1929 au couvent Saint Dominique le Royal à Madrid ; là il se consacre à l’apostolat social et parmi la jeunesse. En 1935 il vient à Salamanque avec la mission de restaurer le sanctuaire de la Peña de France.
Le 17 juillet 1936 il fait un voyage à Madrid et le 18, quand il se trouve dans un car pour revenir à Salamanque, se présente un inconnu sans billet qui a besoin de prendre d’urgence ce car ; il lui donne le sien, espérant prendre le car du lendemain, mais il ne peut sortir de Madrid. Il passe au moins 15 jours sans domicile, dormant sur les bancs publics et autres lieux, à la fin il est accueilli dans une maison, où il célèbre la messe chaque jour ; dans la clandestinité, il brille par son zèle en portant l’eucharistie à d’autres victimes de la persécution; il refuse de se réfugier dans une ambassade parce que, dit-il, «pour un soldat du Christ, c’est un honneur de mourir en acte de service sacerdotal», aidant l’Église persécutée; une prémonition lui donne la certitude de son martyre proche, et il veut profiter du temps en portant la communion au maximum de gens; dans ce ministère il est arrêté le 4 octobre, il reconnaît qu’il est frère dominicain, on l’emmène au commissariat du Congrès, le 9 octobre on le met à la disposition de la direction générale de sécurité, le 10 il est enfermé à la prison Modèle, où il se consacre à la méditation et au rosaire; il est souvent torturé. Le 15 novembre il est transféré à la prison de Porlier et exécuté le 18.
Béatifié en 2007.

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Pierre, Jacques, Ramon, Bonvisius, Juan Maria

Message par Fée Violine le Sam 19 Nov 2011 - 7:57

19 novembre Pierre Cerca, +1241 à Dinan, OP.
Religieux exemplaire, extrêmement mortifié et surtout appliqué aux saintes veilles. Après les matines, au lieu de retourner dormir, il passait le reste de la nuit devant le Saint Sacrement.

19 novembre Bx Jacques Benfatti (=bienfaits), né à Mantoue (Lombardie), + 19 novembre 1332.
De famille noble, il entra au couvent dominicain de sa ville natale. Pieux et savant maître en théologie à l’université de Paris, connu pour ses sages capacités d’administrateur, ses qualités amenèrent Niccolò Boccasini, Maître Général de l’Ordre, à l’appeler à son côté comme conseiller, puis quand il fut devenu pape (Benoît XI) à le nommer évêque de Mantoue en 1303. Avec sa haute stature morale, sa sagesse, sa connaissance des hommes, l’évêque Benfatti aurait pu faire une carrière diplomatique ou politique mais il n’en profita pas. Il se tint délibérément en dehors des épineux problèmes de l’époque, et surtout des rivalités acharnées entre cités italiennes, qu’on peut ramener à un conflit noblesse-bourgeoisie. Parmi les divers partis, Jacques préférait celui des pauvres. Les chroniques du temps parlent aussi de ses activités officielles, comme la présence au couronnement d’Henri VII à Milan et la participation au concile de Vienne. Il montra les vertus du vrai pasteur : il veilla sur la foi, travailla efficacement à la paix entre les familles de la ville, aida généreusement les pauvres et le peuple frappé de peste et de famine. La substance de son épiscopat, pendant 28 ans, fut surtout la charité, qui lui valut l’affection du peuple (il était surnommé le père des pauvres) et le culte après sa mort. Ses restes sont conservés dans la cathédrale.
Son culte fut confirmé en 1859 ab immemorabili.

19 novembre Serviteur de Dieu Ramón Zubieta Les, né 31 août 1864 à Arguedas, Navarra (Espagne), + 19 novembre 1921 à Huacho, Lima (Pérou).
Ramon, fils de Braulio Zubieta et de Ramona Les, dernier de 4 enfants d'une famille profondément chrétienne, a 9 mois quand son père meurt. C’est un enfant vif, docile, avec un cœur d’or. Il va à l’école du curé, qui plus tard lui apprendra le latin. Il aime prier la Vierge, il a toujours voulu être prêtre mais sa mère hésite. Il veut être missionnaire et décide d’être dominicain : il entre au couvent d’Ocaña à Tolède en décembre 1881, profession décembre 1882, puis va continuer ses études au couvent Saint Thomas à Avila, vœux solennels, puis en 1888 il part aux Philippines.
Ordonné prêtre à Manille en 1889. Il rêve du Tonkin (c’est l’époque des martyrs) mais doit rester aux Philippines, où il apprend une langue locale. Beaucoup de problèmes, qu’il affronte avec créativité, énergie, ténacité et foi. La guerre d’indépendance met les Espagnols en danger : en 1898 avec d’autres missionnaires il est emprisonné et torturé. Certains en meurent, pas lui mais il aura toujours des séquelles. Libérés au bout de 18 mois, il arrive à Manille le 1/1/1900.
Il rêve toujours du Tonkin mais on l’envoie au Pérou. Il arrive à Callao en février 1902, part en expédition avec trois autres à travers le sud-est de l’Amazonie. Forêts vierges, mauvais chemins, rivières torrentielles, à cheval, en canoé. Moustiques, climat… Ils rencontrent les Indiens, qui travaillent dans le caoutchouc. Ils fondent deux centres missionnaires. C’est un esprit pratique, entreprenant, travailleur, un caractère égal et simple. Tout le monde l’aime et le respecte. Il est explorateur, architecte, ouvrier, il dessine des cartes, refait les chemins, installe des téléphones etc. Il veut éduquer les Indiens et dénonce aux autorités les abus de ceux qui les exploitent, ce qui lui attire des ennuis. Il fonde des écoles mais s’aperçoit que pour aider les familles il faut d’abord éduquer les filles, et pour cela il lui faut des sœurs. Justement en 1913 il est nommé évêque de Puerto Maldonado, il doit donc aller se faire sacrer en Europe et en profite pour parler de son projet au pape. Il revient avec cinq sœurs, dont Mère Ascension (voir 24 février) qui sera sa grande collaboratrice. Les sœurs se préparent à Lima, on les trouve téméraires de vouloir s’attaquer à l’Amazonie mais ça ne les effraie pas. Un problème quand même : communiquer avec le couvent espagnol d’où elles viennent. C’est ainsi que Ramon et Ascension fondent en 1918 une nouvelle congrégation, les Soeurs Dominicaines Missionnaires du Rosaire. Ensuite crise du caoutchouc, beaucoup d’Indiens doivent partir, les missions sont à moitié vides. Malgré la fatigue, Ramon continue à travailler sans se ménager, et meurt à 57 ans, en 1921. « Il est mort comme un saint », dit un témoin.
Béatification en cours, nihil obstat 27 mars 2003.

20 novembre Bx Bonvisius de Plaisance, +1221.
Docteur célèbre, il reçut l’habit dominicain des mains de st Dominique, qui le prenait souvent comme compagnon à cause de sa conversation aussi vertueuse que savante. Encore novice à Bologne, il fonda un couvent dans sa ville natale. Quelque temps après, à Bologne, le pain vint à manquer pour le dîner. Bonvisius, qui était procureur, avertit st Dominique, qui lui dit : « Faites néanmoins rassembler les frères. Il est bon que les enfants d’un Dieu pauvre sentent la misère ». Quand ils furent tous assis, on vit deux anges entrer au réfectoire, portant une corbeille de beaux pains blancs qu’ils distribuèrent. Bonvisius fut promptement mûr pour le ciel : il mourut presque en même temps que st Dominique.

20 novembre Serviteur de Dieu Juan Maria (Carlos Antonio) Riera Moscoso, né 28 janvier 1866 à Ambato, Tungurahua (Équateur), + 20 novembre 1915 à Guayaquil, Guayas.
http://www.diccionariobiograficoecuador ... mo4/r1.htm
Fils de don Carlos Riera et de doña Dolores Moscoso, avec beaucoup de sacrifices il réussit à faire ses premières études à Ambato et Latacunga. À 15 ans il entre comme novice au couvent Saint Dominique à Quito, deux ans plus tard il prononce ses vœux et prend le nom de Juan María. Il étudie latin, arithmétique, géographie, logique, mathématiques, physique, métaphysique, théologie dogmatique et morale, droit canonique, histoire de l’Église, et Écriture Sainte, matières où il se distingue par son application et son savoir.
En 1889, à cause d’une grave maladie de faiblesse produite par ses excès d’austérités (jeûnes, cilices), il alla à Cuenca chercher un meilleur climat pour se remettre. Il est ordonné prêtre le 3 août 1890. L’année suivante, au lieu d’avoir récupéré, il se lance dans un travail religieux et éducatif en divers lieux du pays. Durant les premières années de la Révolution libérale, il continua à déployer son importante mission évangélique dans les différents coins du pays. Il est nommé évêque de Guayaquil en 1912.
Peu après commencèrent à se faire sentir à Guayaquil les conséquences de la peste et de la fièvre jaune, et consacré à son labeur pastoral avec abnégation, secourant les malades et assistant les mourants, il en fut aussi victime. Le 8 décembre, tandis qu’il célébrait la messe de la Vierge, il se sentit soudain mal, fut porté chez lui et sauvé par les soins du médecin; mais il resta si fragile du cœur et des reins, qu’il dut utiliser des béquilles. Malgré sa santé ébranlée, il continua à remplir sa mission sacrée, à visiter toutes les paroisses, jusqu’à ce que finalement son corps ne puisse plus résister, et il mourut.

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Romeu

Message par Fée Violine le Lun 21 Nov 2011 - 19:03

21 novembre Bx Romeu de Llivia, né dernier tiers du 12ème s. à Llivia près de Puigcerdà (Catalogne), + 21 novembre 1261 à Carcassonne.
Il entre chez les dominicains en 1217 et reçoit l’habit des mains de saint Dominique. En 1218 avec Arnaud de Toulouse il fonde le couvent de Lyon, dont il sera prieur 1223-1228, avec de remarquables dons pour gouverner. Il fut aussi prieur à Bordeaux. En 1232-1236 il est provincial de la province de Toulouse. C’est un remarquable prédicateur. Il est accompli en toutes sortes de vertus. « On ne pouvait voir un religieux plus observant, plus mortifié, plus modeste, plus doux et plus humble », dit son biographe. Le secret de cette haute sainteté était sa dévotion à la Vierge Marie. C’est à cause d’elle qu’il entra dans l’Ordre dominicain, où elle est grandement honorée. Il disait l’Ave Maria au moins 1000 fois par jour, en utilisant une corde à nœuds comme rosaire. Il fut un grand propagateur du rosaire comme dévotion populaire. Le mystère de l’Incarnation était l’objet de sa contemplation assidue. Il ne pouvait se passer de parler du fils de Dieu fait homme, et de sa mère, dans ses sermons ou ses entretiens.
Il se retire au couvent de Carcassonne, où il meurt très âgé, le jour de la Présentation de Marie au Temple. En 1285, 24 ans après sa mort, à cause des nombreux miracles sur son tombeau, son corps fut exhumé, trouvé incorrompu et transféré dans l’église, devant l'autel de la Vierge, avec cette inscription : Hac sunt in fossa / fratris venerabilis ossa / dicti Romei, / qui fuit arca Dei. / Hic Iesum, atque piam / dilexit valde Mariam.
On le représente tenant une couronne de roses au milieu de laquelle brille le chiffre de l’Ave Maria. Bernard Gui, qui rédigea sa biographie, dit qu’on lui attribue des miracles, qui le rendirent populaire et admiré. Il fut vénéré comme bienheureux dès le moment de sa mort et surtout après la translation.
On le fête le 21 novembre, date de sa mort; mais avant 1969, la fête était le 4 mars.
Un goig (poème populaire catalan) dit:
En la plana de Cerdanya
hi ha de Llívia el poble antic,
partint-se França i Espanya
lo seu camp, hermós i ric;
Sant Romeu allí naixia,
bella flor del Pirineu:
Feu-nos amics de Maria,
feu-nos amics del Fill seu,
oh Sant Romeu.

(Dans la plaine de Cerdagne, il y a l'antique village de Llivia. La France et l'Espagne se partagent sa campagne belle et riche. Saint Roméo y est né, belle fleur des Pyrénées. Fais-nous amis de Marie, fais-nous amis de son Fils, ô saint Roméo).
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Benoît

Message par Fée Violine le Mar 22 Nov 2011 - 7:28

22 novembre Bx Benoît du Pont (13ème s.)
Confesseur de la foi en Pologne, missionnaire dominicain chez les Tatares de Crimée, il prêchait avec tant d'enthousiasme, qu'il mourut durant une prédication. Cette mission, où Humbert de Romans l’avait envoyé avec quelques compagnons, est restée célèbre dans les annales de l’Ordre. Ayant appris l’heure de sa mort par une révélation divine, il mourut pour ainsi dire les armes à la main, après un sermon, aussitôt qu’il eut reçu les derniers sacrements.
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Diéthèse, Conrad, Jacques, Félix

Message par Fée Violine le Jeu 24 Nov 2011 - 7:25

23 novembre Bx Diéthèse de Nassau, 13ème siècle, OP. Religieux d’une grande piété et d’une charité extrême, évêque de Trèves.

*24 novembre Bx Conrad de Frisach (+ 1239). Docteur de l'Université de Bologne, il fut reçu dans l'Ordre des Prêcheurs par saint Dominique lui-même, qui l’avait attiré dans l’Ordre par une seule prière adressée humblement au Seigneur, et qui l’envoya en Allemagne. Ayant appris par révélation l’heure de sa mort, il mourut à Magdebourg, en chantant le psaume Cantate Domino canticum novum, tandis que Jésus, Marie et les anges le visitaient au moment suprême.

24 novembre Jacques Lefèvre, Tourcoing v1549 – 24 novembre 1591, martyr.
Il entre au couvent dominicain de Lille en 1565, étudie la théologie à Louvain, puis revient au couvent de Lille où il est élu prieur en 1586. En 1588 il est nommé définiteur de la Province et premier régent de l’étude des dominicains à l’université de Louvain. Il enseigne la théologie pendant trois ans puis est reçu docteur à l’université. Il commence à prêcher au peuple, qui l’apprécie. Avec un zèle ardent pour le salut des âmes, il s’oppose de toutes ses forces aux hérétiques, ce qui fut sans doute cause de sa mort : comme il se dirigeait vers la petite ville de Huy près de Louvain, pour prêcher, il fut arrêté par des gueux des bois qui l’entraînèrent vers une cabane isolée, le torturèrent pendant trois jours et pour finir le tuèrent. Il avait environ 42 ans. Il a laissé des écrits théologiques et des sermons.

24 novembre Martyrs du Vietnam (morts de 1745 à 1862)
A la fin de 1838, l'empereur publia un dernier édit où il donnait un délai d'un an aux chrétiens pour apostasier. La persécution déclenchée par le roi Tu-Duc dans le Tonkin central fut particulièrement cruelle. Ce sont des milliers de martyrs qui témoignèrent de leur foi et parmi eux de très nombreux dominicains: évêques, prêtres, frères et laïcs.
Ils ont été béatifiés pour les uns en 1906, pour d'autres en 1951. Ils furent canonisés en 1988.
http://www.dominicains.ca/francais/Histoire/Figures/vietnam.htm

24 novembre Bx Félix Alonso Muñiz (2 mai 1896 à Oseja de Sajambre, León - 24 novembre 1936 à Paracuellos del Jarama, Madrid).
Il entre à l’école apostolique de Corias (Asturies) où il fait profession le 9 septembre 1913; va en 1916 faire sa théologie à Salamanque; ordonné le 16 mai 1920. Il fut au collège de Vergara (Guipúzcoa), à celui d’Oviedo et finalement au couvent d’Atocha, Madrid. Apprécié pour sa droiture avec les élèves; il avait une inclination spéciale pour les études sociales; à Madrid il se spécialise en philosophie pour mieux pouvoir donner des bases solides à son apostolat social; ami et admirateur du P. José Gafo. Expansif, ouvert, très bon compagnon, tranquille, optimiste et joyeux; depuis l’enfance il est remarquablement studieux, intelligent, pieux ; à Salamanque il étudie la musique, pour laquelle il a une inclination marquée, et remplit la fonction d’organiste; il avait de l’humour, aimait la randonnée. Au couvent d’Atocha il fut conseiller d’Action catholique, grand orateur, plein de bonté et se consacrant à attirer la classe ouvrière.
Le 18 août 1936 il alla à la direction générale de sécurité, craignant une agression, mais ils l’arrêtèrent et le mirent à la prison Porlier, où il put discrètement donner la communion à quelques compagnons de prison, priait avec eux et leur lisait quelque livre pieux qu’il pouvait avoir avec lui. Il semble qu’il fut mis dans la liste des «mis en liberté» pour avoir assisté et donné l’absolution à un prisonnier blessé mortellement, ce qui montra clairement qu’il était prêtre. Il avait 40 ans. Béatifié en 2007.



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Jean, Jacinto, Santiago

Message par Fée Violine le Ven 25 Nov 2011 - 17:09

25 novembre Jean Scalarius, +25 novembre 1292 à Castres (Tarn), dominicain à Albi.
Modèle de conscience délicate. S’il lui échappait une pensée, action ou parole où il apercevait le moindre mal, il courait se confesser. Quand il fit sa confession générale avant de mourir, le confesseur ne trouva aucun péché mortel et à peine de péchés véniels. On le représente un miroir à la main.

25 novembre Bx Jacinto Serrano López (10 juillet 1901 à Urrea de Gaén -25 novembre 1936 à Puebla de Hijar, près de Téruel), martyr, béatifié en 2001.
Il perdit sa mère à quelques mois et son père à 6 ans, entra à l’école apostolique de Solsona en 1913. Ordonné prêtre en 1925. Quand il était étudiant à la fac de physique-chimie de Valence, il était professeur au séminaire dominicain de Calanda. Chimiste, il était doué d'une grande intelligence et d'une grande ténacité. Il composa des oeuvres musicales, écrivit de nombreux articles et ouvrages. Il fut directeur de la revue « Rosas y espinas », collaborateur de la revue «Contemporánea». En 1936 il devint vicaire provincial de l’Ordre prêcheur. Lors du soulèvement de 1936, il resta dans la zone républicaine et s'occupa de ses frères dominicains clandestins. Il en aida à s'enfuir et fut à son tour identifié et fusillé, en criant « Vive le Christ Roi ».
Avec lui, on commémore le bx Santiago Felipe Meseguer Burillo (1885-1936), autre prêtre dominicain martyr, qui tomba à Barcelone dans la même persécution, un jour inconnu.

Avec lui, on commémore le bx Santiago Felipe Meseguer Burillo (1885-1936), autre prêtre dominicain martyr, qui tomba à Barcelone dans la même persécution, un jour inconnu.
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Béatrice

Message par Fée Violine le Sam 26 Nov 2011 - 7:51

26 novembre Béatrice de Ferrare, +1505, une des premières religieuses du monastère dominicain Sainte Catherine de Sienne à Ferrare.
Ayant une grande dévotion à ste Catherine d’Alexandrie, elle reçut des faveurs de cette sainte. Bien qu’elle soit la plus jeune du monastère, à peine 20 ans, elle prédit qu’elle mourrait la première, et en effet elle mourut quelques jours avant la fin de son noviciat. Après sa mort elle apparut à une sœur et lui dit : « O ma sœur, aimez bien Dieu. En cela consiste la vie éternelle ». Elle a fait des miracles.
Ne pas la confondre avec une autre Béatrice de Ferrare, bénédictine.
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Marguerite, Calimero, Juan

Message par Fée Violine le Mar 29 Nov 2011 - 11:35

27 novembre Bse Marguerite de Savoie, Pignerol (Piémont) v1382 - Alba (Piémont) 23 novembre 1464, fille du duc Amédée II de Savoie et de son épouse Catherine, nièce du pape d’Avignon Clément VII, mariée en 1403 à Théodore II Paléologue marquis de Montferrat (veuf de Jeanne, fille du duc de Bar et de Lorraine). Elle fut une épouse attentive à l'égard de son mari et des deux enfants qu’il avait eus de son premier mariage (ils étaient à peine plus jeunes qu'elle). Comme elle ne put avoir d'enfants, ce furent les pauvres qui le devinrent par sa générosité. Sa piété, déjà grande, grandit encore lorsque st Vincent Ferrier eut séjourné quelques mois à Montferrat.
Ce mariage fut heureux, mais le comte mourut le 20 décembre 1415 (ou 1418). Devenue veuve et régente, elle éleva avec générosité son beau-fils Jacques jusqu'à sa majorité, et gouverna avec sagesse. Elle laissa la direction des affaires du marquisat à Jacques, fit vœu de chasteté et en 1420, guidée par saint Vincent Ferrier elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint Dominique, dans son château d’Alba. Peu après, le duc Filippo Maria Visconti de Milan la demanda en mariage mais elle refusa et il le prit mal. Avec quelques jeunes femmes, elle transforma Alba en monastère dominicain, y entra en 1448 et devint abbesse. Redoublant de mortifications, elle fit de rapides progrès dans la voie de la perfection et mourut saintement. Comme, à travers les œuvres de piété, de mortification et d’amour du prochain, ne se laissant pas prendre aux liens et persécutions humains et diaboliques, elle avança toujours dans l’amour de Jésus, elle reçut aussi de lui la grâce d’obtenir aussitôt ce qu’elle demandait dans sa prière. Le Seigneur fit d’innombrables miracles sur sa tombe. Culte confirmé en 1669. Un pape, jadis, admirait le grand nombre de saints de la Maison de Savoie.

28 novembre Bx Calimero de Montechiero, +1521.
Dominicain, il passa sa vie à prêcher inlassablement dans toute l'Italie. À l’âge de 90 ans, quand il ne fut plus capable de monter en chaire lui-même, il se faisait porter afin de pouvoir continuer à vivre sa vocation de frère prêcheur. Il ne voulut jamais accepter aucune charge importante, afin de se consacrer uniquement à l’apostolat.

28 novembre Bx Juan Herrero Arroyo, né 24 mai 1859 à Barriosuso de Valvidia, Palencia, baptisé le 25, confirmé en 1861. Dès l’enfance il travailla comme berger et gardien de fermes, profession comme frère coopérateur à Avila le 9 octobre 1881. Admiré pour sa simplicité, son humilité, s’occupant de couture, cuisine etc., il vécut dans divers couvents de dominicains du Saint Rosaire, Avila, Ocaña, Valladolid, Segovia, Barcelone, et fut nommé en 1936 à Madrid. Amant de la solitude, il était toujours paisible, souriant, aimable, bon, humble de cœur. Quand la maison de la rue de la Passion fut occupée par les miliciens, ils le mirent sous surveillance constante et menaçant ceux qui lui vendraient à manger; il fut obligé de gagner son pain en lavant le linge des voisins et finalement, dans sa simplicité, il alla demander aide à la Direction Générale de Sécurité. Ils l’emprisonnèrent à San Antón le 20 octobre 1936 et le martyrisèrent à Paracuellos de Jarama (Madrid) le 28 novembre, âgé de 77 ans, en compagnie du frère José Prieto et d’autres religieux, dont l’augustin Sabino Rodrigo Fierro. béatifié en 2007.
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Christian, Jean

Message par Fée Violine le Mer 30 Nov 2011 - 23:20

1er décembre Bx Christian de Pérouse, +v1276.
Il naquit à Pérouse de famille noble et semble avoir pris l’habit dominicain à Bologne, où ses parents l’avaient envoyé à l’université. St Dominique l’envoya à Pérouse avec le Bx Nicola Palea de Giovinazzo, pour construire un couvent. Les deux dominicains firent la conquête des Pérugins, qui leur concédèrent de choisir l’endroit pour la construction de l’église du couvent à construire aux frais de la commune. En 1235, Grégoire IX concéda une indulgence à ceux qui auraient collaboré aux travaux, qui furent achevés en 1260, l’église consacrée par Clément IV en 1264, bien que les frères aient commencé à l’utiliser en 1240, en la dédiant à st Dominique et à st Étienne protomartyr. C’est là que Grégoire IX canonisa ste Élisabeth de Hongrie, et Innocent IV st Pierre martyr. Fontana, parlant des hommes illustres du couvent de Pérouse, compte Cristiano parmi ceux qui « ont fleuri par la sainteté de leur vie », ajoutant qu’il avait une dévotion particulière pour st Augustin, qui dans une apparition l’exhorta à une vie plus sévère de pénitence. Christian fut prieur du couvent de Pérouse et, dit le Nécrologe, "quam plurimum gratus fratribus" et aimé de ses concitoyens. Il mourut après avoir vécu 55 ans dans l’Ordre. Il fut enterré dans la même tombe que le Bx Nicola de Giovinazzo dans l’église St Dominique. Certains auteurs lui donnent le titre de Bienheureux.

1er décembre Bx Jean Garbella de Verceil, né en 1205 à Mosso Santa Maria près de Biella, + Montpellier 30 novembre 1283.
Il était maître en droit canon de l'Université de Paris lors de son entrée dans l'Ordre dominicain. Élu 6ème maître de l'Ordre, en 1264, il demeura en charge pendant presque vingt ans. Il recourut plusieurs fois aux conseils théologiques de saint Thomas d'Aquin et prit sa défense quand celui-ci fut attaqué par l'évêque de Paris. Il eut une grande influence au second concile œcuménique de Lyon en 1274. C'est lui qui fit édifier à Bologne le tombeau de saint Dominique. En 1267, lors de la translation des reliques de saint Dominique, celui-ci tourna sa tête vers Jean et quand Jean, embarrassé, se mit dans une autre partie de l’église, Dominique tourna à nouveau la tête vers Jean.
Humble, austère, pacifique, voyageur infatigable, fondateur de monastères, il promut avec force l'étude, la pauvreté, la prédication évangélique, et le respect dû au nom de Jésus en conséquence de la mission que lui avait donnée le pape Grégoire X. Nicolas II le canonisa pour ainsi dire de son vivant. Quand Nicolas III meurt, Jean est élu pour lui succéder mais meurt aussi.
Culte approuvé en 1903. Saint patron de la Confrérie du Saint Nom.
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Juan, Maura, Ita

Message par Fée Violine le Ven 2 Déc 2011 - 7:23

2 décembre Bx Juan Armero, +1566.
Il se présenta comme convers au couvent de Baeza en Espagne, mais les supérieurs l’obligèrent à faire des études. Il devint prêtre et voua sa vie à l'étude, à la prière et au ministère. Il passait ses nuits devant le Saint Sacrement. Ses pénitences étaient extraordinaires. On disait qu’en 60 ans, il n’avait violé aucun point de la Règle. Un culte populaire l'entoura après sa mort et le fit inscrire au propre liturgique de l'Ordre dominicain.

2 décembre 1980, mort à El Salvador de Mary Elizabeth (Maura) Clarke et d’Ita Ford, sœurs dominicaines missionnaires de Maryknoll, martyres. Leur béatification est en projet.
Maura, née le 13 janvier 1931 à New York, travailla au Nicaragua et au Salvador avec les pauvres et les réfugiés, de 1959 à sa mort.
Citations de Maura :
« Dieu est absolument présent dans Son absence apparente. »
« Je considère que mon travail est une façon d'éveiller en réalité les consciences envers les victimes de l'injustice du monde d'aujourd'hui, c'est un moyen pour travailler au changement et au partage (...) du profond souci envers les souffrances du pauvre et de celui qui est en marge, envers les non-personnes de notre famille humaine. »
« Ma peur de la mort est constamment mise au défi lorsque des enfants, d'adorables jeunes filles, et des vieillards sont assassinés par balles, ou pour certains tués à coups de machettes, et leur corps jetés sur les routes, avec interdiction pour les familles de les enterrer. Le Père tout-aimant doit certainement avoir préparé une nouvelle vie de joie et de paix inimaginables pour ces chers inconnus, ces martyrs non-fêtés. »
« Si nous quittons ces gens alors qu'ils souffrent leur croix, comment notre parole peut-elle être crédible vis-à-vis d'eux? Le rôle de l'Église est d'accompagner ceux qui souffrent le plus et de témoigner de notre espérance dans la Résurrection. »


Ita, née le 23 avril 1940 à Brooklyn, fille d'un agent d'assurances et d’une enseignante. Elle a un frère, William (1936-2008), et une sœur, Irene. Son cousin Francis Xavier Ford (1892-1952) fut le premier séminariste de la société de Maryknoll, fondée en 1911 pour l'envoi de missionnaires catholiques dans les pays pauvres, il meurt martyr en Chine quand Ita a 12 ans. Elle entre chez les Sœurs dominicaines de Maryknoll à l'âge de 21 ans, mais problèmes de santé, elle doit quitter le noviciat, travaille comme journaliste pendant sept ans, puis revient chez les sœurs en 1971. Elle est envoyée en Bolivie en 1972, puis à Santiago au Chili, 1973-1978. Elle vit avec Sœur Carla Piette dans un quartier pauvre, où elles s'occupent des besoins de la population locale démunie. Elle prononce ses vœux définitifs, en mars 1980. Ida et Carla sont envoyées au Salvador, où la guerre civile fait rage. Elle arrivent le jour des funérailles d’Oscar Romero. En juin les deux religieuses commencent à collaborer au comité d'urgence pour les réfugiés de Chalatenango, mais Carla meurt dramatiquement dans une inondation en août. Une autre religieuse de Maryknoll vient donc rejoindre Ita : il s'agit de Maura.

Les deux religieuses sont envoyées à Managua en novembre pour assister à une assemblée régionale de leur congrégation, suivie de conférences. À la messe de clôture du 1er novembre, Ita lit le message suivant, extrait d'une des dernières homélies de Mgr Romero :
« Le Christ nous invite à ne pas craindre la persécution, car, croyez-moi, frères et sœurs, celui qui s'engage pour le pauvre doit suivre le même destin que lui, et nous savons ce que cela signifie au Salvador le destin du pauvre, c'est de disparaître, d'être torturé, tenu en captivité, et trouvé mort. »

Le 2 décembre 1980, Dorothy Kazel (ursuline) et Jean Donovan (missionnaire laïque) viennent chercher en voiture à l'aéroport d'El Salvador les sœurs Maura et Ita qui reviennent de Managua. Cinq hommes de la Garde nationale salvadorienne habillés en civil enlèvent les 4 femmes au retour de l'aéroport dans un lieu isolé en plein air, les violent et les assassinent. Des paysans sont témoins de loin. Les autorités ordonnent aux paysans d’enterrer les corps dans un champ, ils préviennent leur curé, qui prévient l'évêque, qui prévient l'ambassadeur des USA. Les corps sont exhumés le 4 décembre et une messe est célébrée par Mgr Arturo Rivera y Damas. Les corps de Jean et Dorothée sont rapatriés aux États-Unis le lendemain, les deux sœurs de Maryknoll sont enterrées au Salvador.
Selon la société de Maryknoll, le meurtre des 4 missionnaires est prémédité et commandité par de hauts responsables de la Garde nationale. La commission des Nations Unies (Commisssion pour la vérité au Salvador) conclut son enquête dans ce sens. Cependant les hauts responsables ne sont pas jugés, l'un d'eux, le général Eugenio Vides Casanova, a même un temps été ministre de la défense de Duarte. Seuls les hommes de main sont condamnés à trente ans de prison en 1984. Les critiques dans la presse internationale font état de pressions de fonctionnaires américains dans un sens modéré. Certains faits sont omis ou minimisés. L'aide américaine de Jimmy Carter est suspendue pendant un temps. Finalement les deux généraux impliqués sont condamnés plus tard à verser des indemnités aux familles des victimes. Ils ont émigré en Floride. Le frère de Sœur Ita, William Patrick Ford, qui était avocat, a passé 25 ans de sa vie à tenter d'obtenir justice auprès du système judiciaire américain, pour sa sœur et ses trois compagnes. Il a travaillé avec Human Rights First et d'autres organisations afin d'attaquer en justice les généraux salvadoriens



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Bernard, Lucie, Manuel, Francisco, Filomena

Message par Fée Violine le Sam 3 Déc 2011 - 10:39

3 décembre Bernard de Toulouse (+ 1320)
Dominicain, il fut martyrisé par les hérétiques Albigeois qu'il essayait de convertir.

3 décembre Lucie la chaste, +1420, tertiaire dominicaine.
Elle était née en France et suivit l'ardent prédicateur qu'était saint Vincent Ferrier en Espagne. On raconte qu'elle était si belle qu'elle ravit le cœur d'un jeune homme qui ne pouvait calmer sa passion. "Ce sont vos yeux qui captivent mon cœur ", lui dit-il. Alors, elle rentra chez elle et arracha ses yeux de leur orbite. Puis elle les donna au jeune homme. "Voici ce qui vous captive ". La même tradition veut que ce jeune homme devint à son tour dominicain et que Dieu rendit ses yeux à sainte Lucie, des yeux plus beaux qu'auparavant.

3 décembre Bx Manuel Santiago y Santiago, et Bx Francisco Fernández Escosura, + martyrs à Paracuellos de Jarama (Madrid) le 3 décembre 1936, béatifiés en 2007.

Manuel, né à Donado (Sanabria, Zamora) le 6 octobre 1916, baptisé le 11 au sanctuaire de la Peregrina où il fut le premier baptisé. Il alla à l’école du village et étudia le latin et les humanités à l’école du sanctuaire Notre-Dame de Rosinos de Vidriales. Il entra au noviciat d’Almagro (Ciudad Real), reçut sa profession du Maître de l’Ordre, P. Gillet, le 7 octobre 1934, et commença les études de philosophie. Quand vint la persécution religieuse de 1936, son père vint à Almagro lui proposer de rentrer provisoirement à la maison, mais il lui répondit avec fermeté qu’il préférait rester dans l’Ordre et courir le sort que Dieu lui aurait préparé. Il était mince et très brun, de caractère noble et simple, très agréable et charitable, timide, incliné à la piété. Après la fermeture du couvent et la réunion dans une maison d’Almagro, il fut emmené à Madrid avec Frère José Delgado et Frère Francisco Fernández Escosura, et subit le même sort qu’eux à la prison Modèle. Il avait 20 ans.

Francisco, né à Sotiello, Pola de Lena (Asturies) 23 janvier 1917, baptisé le 28 et confirmé en 1926. L’aîné de 14 enfants. De sa famille sortirent 4 dominicaines. Aidé par le prieur d’Almagro, plus tard évêque de Salamanque, il entra à l’école apostolique d’Almagro (Ciudad Real). Il fut un étudiant travailleur, pieux et serviable. Il fit profession le 7 octobre 1934 dans les mains du Maître de l’Ordre, le P. Gillet, alors en visite canonique à Almagro. Vu la situation politique de la deuxième République, ils envoyèrent les étudiants provisoirement chez eux, mais il ne voulait rien d’autre que revenir au couvent le plus vite possible; plus tard, en 1936, son père l’invita à revenir au foyer et il répondit qu’il désirait courir le même risque que ses compagnons de communauté. Très exemplaire en tout, de foi très simple, jugement droit, délicat de conscience. Quand la communauté dut quitter le couvent le 24 juillet 1936, il suivit le même sort que les Frères José Prieto, José Delgado et Manuel Santiago; on les emmena d’Almagro à Madrid et on les enferma à la prison Modèle. Le 16 novembre ils l’emmenèrent à celle de Ventas avec Frère Manuel. Il avait 19 ans.

Ils vivaient entassés, dans les pires conditions d’hygiène, mal nourris, dormant par terre, soumis à un froid intense, mais disposés à ce que Dieu voudrait et menant une vie quasi conventuelle. On leur proposa à tous deux à mainte reprise le mariage et un bon emploi s’ils renonçaient à leur consécration religieuse, mais tous deux préférèrent rester en prison et mourir plutôt que de renier leur parole. Ce refus répété fut leur sentence de mort. Ils sortirent de prison, attachés coude à coude, avec grande tranquillité d’esprit et sainte résignation.

3 décembre Filomena (Marie) Dolanská, née le 30 novembre 1895 à Všemina, Holešov (république tchèque), + 3 décembre 1943 à Ravensbrück, Fürstenberg, Oberhavel, religieuse dominicaine, martyre. Béatification en cours.
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Moneta, Ponce, Tchikaba, José

Message par Fée Violine le Mar 6 Déc 2011 - 7:38

5 décembre Monéta de Crémone, né v1180, + après 1238.
Ce célèbre professeur à l’université de Bologne (docteur en philosophie en 1218) n’aimait pas les frères prêcheurs et empêchait ses élèves d’aller les écouter. Il avait surtout de l’aversion pour Réginald. Et un jour en 1220, … il alla l’écouter et demanda l’habit le jour même, à st Dominique qui séjournait là à cette époque. Dès lors sa simplicité et son humilité furent grandes. St Dominique l’aimait beaucoup et mourut dans ses bras. Il fut inquisiteur en Lombardie, et à partir de son expérience écrivit un traité en cinq volumes contre les cathares et les vaudois. À force de pleurer ses péchés, il avait perdu la vue.

6 décembre Ponce de Planella, né à Moya, diocèse de Vich (Catalogne), +1242 à Castelbó près d’Urgel (Catalogne), martyr.
Il entra dans l’Ordre dominicain dès sa fondation, et devint prieur du couvent de Lérida. Il avait un si grand zèle pour les âmes que Grégoire IX l’envoya évangéliser les cathares. Ceux-ci l’empoisonnèrent et l’achevèrent à coups de bâtons et de pierres.

6 décembre Servante de Dieu Tshikaba (Teresa Juliana de Saint Dominique), née en 1676 en Guinée, + 6 décembre 1748 à Salamanque
Tchikaba était une princesse guinéenne. Selon l’habitude de son ethnie, elle alla avec sa famille adorer le dieu Lucero. Mais tandis qu’ils étaient tous prosternés, elle ressentit une déception, une insatisfaction. Peut-être avait-elle déjà eu contact avec des missionnaires catholiques. Elle se mit à aider les enfants, les malades, à encourager ceux qui avaient peur; ses frères aînés s’inquiétèrent de ce comportement, car ils pensaient que le peuple l’aurait choisie comme reine après la mort de leurs parents. Mais Tchikaba leur dit que ce n’était pas ses projets.
Vers l’âge de 10 ans, elle fut enlevée par des marins espagnols ; quand ils surent qu’elle était princesse, ils la vendirent à une riche famille de Madrid, le duc et la duchesse Mancera, qui la traitèrent comme un membre de leur famille.
En 1700, à 24 ans, la jeune fille, convertie au catholicisme, voulut entrer dans un monastère mais fut refusée. Après d’autres tentatives, elle fut acceptée en 1708 au couvent des Tertiaires dominicaines de Sainte Marie Madeleine de Salamanque, comme domestique du couvent. Elle prit le nom de Teresa. Au bout de plusieurs années, voyant sa sincère vocation et sa croissance spirituelle, l’évêque accepta qu’elle devienne sœur dominicaine et fit profession. Elle vécut saintement pendant 40 ans selon la règle de saint Dominique, et mourut dans son couvent. De nombreux miracles ont eu lieu par son intercession, et beaucoup de personnes la prient et attendent que l’Église béatifie la princesse africaine, esclave des colons et religieuse dominicaine exemplaire.

6 décembre Serviteur de Dieu José Merino Andrés, né le 23 avril 1905 à Madrid, +6 décembre 1968 à Palencia, prêtre dominicain qui vécut et mourut saintement au couvent Saint-Paul de Palencia.
nihil obstat: 23 avril 2001; décret de validité de l’enquête diocésaine 27 avril 2007.
Aujourd'hui même, 6 décembre 2011 à 19h 30, ses restes seront transférés dans la chapelle Saint Dominique à l’église des dominicains, où il passait de longues heures en prière. Il était amoureux de l’eucharistie et avait une dévotion spéciale pour la Vierge du Rosaire de Fátima, qu’il appelait affectueusement “Mère Maîtresse” car il vit toujours en elle une aide indispensable dans sa charge de maître des novices.

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Nicolas, Rosa Teresa

Message par Fée Violine le Mer 7 Déc 2011 - 17:37

7 décembre Nicolas Fortiguera, +1270, né à Sienne de parents illustres, étudiant à Bologne quand st Dominique y était : il vend ses biens, les donne aux pauvres et entre dans l’Ordre. Il s’applique de toutes ses forces à la conversion des pécheurs et en ramène beaucoup à Dieu. Il fonde des couvents en Italie, Grèce, Terre sainte. Il se trouvait en Corse quand il apprit que le pape voulait le nommer évêque dans cette île. Il se cache dans une grotte mais une apparition de son patron st Nicolas l’encourage à accepter. Homme de prière, austérités rudes, extrêmement bon envers les pauvres. Miracles. Il prédit sa mort en prêchant, fait creuser sa fosse, reçoit les sacrements et meurt à la fin de la messe dite en sa présence.

7 décembre Rosa Teresa Brenti (1790-7 décembre 1872) de Tredozio, fondatrice des sœurs Dominicaines du Saint Sacrement à Fognano, institut éducatif d’inspiration dominicano-eucharistique. Elle fut le guide spirituel de la communauté et la directrice du projet éducatif, qu’elle porta avec forte spiritualité, capacité humaine et tendresse maternelle, jusqu’à sa mort. Stigmatisée.
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Buzad

Message par Fée Violine le Jeu 8 Déc 2011 - 14:06

8 décembre Bx Buzad Banfy ou Frumence de Hongrie, martyr en 1241 à Budapest.
Comte hongrois, il donna à ses fils ses terres et ses fiefs et entra dans l'Ordre dominicain. Il fut un prédicateur célèbre qui entraînait les foules à la conversion. Les invasions tatares massacraient et détruisaient tout dans le pays. Ce jour-là, resté seul dans son couvent de Pest alors que tous avaient fui, il priait les bras en croix devant l'autel de l'église. Les Tatars le jetèrent au sol, et le clouèrent par les pieds et les mains, en croix sur les marches de l'autel, où ses frères le retrouvèrent à leur retour. Honoré en Hongrie et en Allemagne.
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Fulton John

Message par Fée Violine le Ven 9 Déc 2011 - 10:51

9 décembre Serviteur de Dieu Fulton John Sheen (8 mai 1895 à El Paso, Illinois - 9 décembre 1979 à New York), tertiaire dominicain, premier prêcheur de la télévision américaine.
Peu connu en France, il fut une célébrité sans pareil outre-Atlantique et demeure aux États-Unis une référence en matière d’orthodoxie et d’apostolat. Aîné des quatre garçons d’une famille d’agriculteurs, il ajouta à son nom de baptême le nom de jeune fille de sa mère, Fulton. Dans son enfance il eut la tuberculose. Ordonné prêtre en 1919, puis nommé évêque auxiliaire de New York en 1951, évêque titulaire de Rochester (New York) en 1966, il prit sa retraite en 1969 et fut nommé archevêque. Quand il était à Rochester il créa la Sheen Ecumenical Housing Foundation, qui existe toujours. En octobre 1979, Jean-Paul II (en voyage aux USA) tint à le rencontrer pour le féliciter de l’œuvre immense qu’il avait accomplie pour l’Église, le qualifiant de « prêcheur du monde ».
Ses émissions étaient regardées par plus de 30 millions de téléspectateurs. On lui doit 73 livres, d’innombrables articles et de nombreuses conversions.
Il fit son doctorat de philosophie à Louvain (1923), puis un doctorat de théologie à Rome. Il enseigna la théologie en Angleterre, dans le Hertfordshire. Outre ses fonctions d’enseignant, il aidait le curé de la paroisse St Patrick, à Londres. Un matin, il trouve à la porte de l’église une jeune femme saoule.
« Les hommes boivent parce qu’ils aiment ça, mais les femmes boivent parce qu’il y a quelque chose qu’elles n’aiment pas. À quoi tentez-vous d’échapper ?
– J’ai une aventure avec trois hommes différents, mais chacun commence à le soupçonner. »

Cette femme était la vedette d’une comédie musicale qui se jouait en face de l’église. Il la fit entrer dans l’église et lui donna un thé.
« Merci.
- Non, ne me dites pas merci maintenant. Revenez cet après-midi avant la représentation et alors vous pourrez me dire merci.
– Je ne viendrai que si vous me promettez de ne pas me demander d’aller me confesser.
– Entendu, je vous promets de ne pas vous demander de vous confesser.
– Promettez-moi encore que vous ne me demanderez pas de me confesser.
– Entendu, je vous promets encore de ne pas vous demander de vous confesser. »

Elle revint l’après-midi et Fulton Sheen l’accueillit à la porte de l’église. Il lui dit qu’il y avait des tableaux de Rembrandt et de Van Dyck dans une chapelle, et lui proposa de les voir. Il raconte la suite :
« Alors que nous longions le bas-côté de la nef pour aller voir les tableaux, je la poussai dans un confessionnal – je ne lui avais pas demandé si elle voulait aller se confesser… Trois mois plus tard, j’étais présent quand elle reçut le voile des Sœurs de l’adoration perpétuelle dont à ce jour elle est toujours religieuse ».
Dieu veuille que l’Église élève bientôt à la gloire des autels Fulton Sheen qui sut, pour une pécheresse, ouvrir la porte d’une église et fermer celle de l’enfer !
Nihil obstat 23 janvier 2003 ; enquête diocésaine 2003- 2008.
www.archbishopsheencause.org
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Sébastien, Jean, Alexandre-Vincent, Samuel

Message par Fée Violine le Sam 10 Déc 2011 - 12:04

10 décembre Bx Sébastien Montano +1616.
Missionnaire dominicain au Mexique, il fut mis à mort par des Indiens qu'il avait réprimandés. Il ne fut jamais déclaré martyr, mais il jouit d'un culte populaire au Mexique.

11 décembre Jean Agnus de Gand, +1296, OP, surtout connu pour un miracle de l’obéissance. Son prieur l’envoie prêcher dans une île en Zélande, mais aucun batelier ne veut le conduire sur l’Escaut grossi par les orages. Plein de confiance, il fait le signe de croix avec son bâton, marche sur les eaux et arrive à destination. La population de l’île l’accueille sur le rivage et l’accompagne à l’église.

11 décembre Alexandre-Vincent Jandel, 10 juillet 1810 à Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle), + 11 décembre 1872 à Rome.
Ordonné prêtre du diocèse de Nancy le 20 septembre 1834, Alexandre Jandel décide en 1839 d'entrer dans l'ordre des Prêcheurs, que Lacordaire projette alors de restaurer en France. Il prend l'habit le 15 mai 1841, et reçoit alors le nom de frère Vincent. Il fait son noviciat à La Quercia près de Viterbe, prononce ses vœux en 1842, devient prieur du couvent de Nancy, le premier fondé en France par Lacordaire. Puis celui-ci lui confie les novices parisiens.
Il mène aux côtés de Lacordaire la restauration de l'Ordre en France. Séduit par cette entreprise, le pape Pie IX l’appelle à Rome en 1850 pour être vicaire général de l'Ordre. Sa mission est de ranimer l’Ordre, d’y rétablir la discipline. Ensuite il est Maître général de 1855 à 1872. Il gère avec intelligence et dévouement. Pie IX avait pour lui une profonde estime, il le consultait souvent dans les affaires difficiles, surtout lorsqu’il s’agissait de la France. (il n'est pas saint ni en voie de l'être, mais il est intéressant)

12 décembre Samuel d’Éthiopie, 14ème siècle.
Il vécut 40 ans dans le désert puis, sur un avertissement de son ange gardien, il se consacra au ministère des âmes et fonda un couvent dominicain. Les anges assistèrent à sa mort et conduisirent son âme au ciel.

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Alain-Marie

Message par Fée Violine le Mar 13 Déc 2011 - 21:52

14 décembre Alain-Marie du Noday, né le 3 novembre 1899 à Saint-Servant, Morbihan, + le 14 décembre 1985 à Porto Nacional, Tocantins (Brésil).

De famille noble, haut officier pendant la guerre de 14, il réussit à remplacer pendant une bataille le général blessé. Il entra chez les dominicains et fut ordonné prêtre le 4 août 1928 au couvent de Saint-Maximin.

Dans les années 30, il partit au Brésil, résida à Rio de Janeiro où il fit un important travail de Pastorale Universitaire qui donna naissance plus tard à l’Université Pontificale Catholique de cette ville. En 1936, le nonce apostolique lui demande : “Êtes-vous disposé à faire la volonté de Dieu et de l’Église ?” Il répondit que c’était sa vocation et apprit que le pape venait de le nommer évêque de Porto Nacional, qui à l’époque appartenait à l’État de Goiás. Il fut consacré évêque en mai 1936, succédant à un saint évêque missionnaire dominicain, Dominique Carrérot, qui fut le premier évêque de Porto Nacional.

Il menait une vie austère, face à la dureté rurale d’un immense diocèse qui englobait tout le Nord du Goiás. Il fut un évêque voyageur, missionnaire, apôtre et héros d’une Église manquant de tout, humble et méconnue. Pendant de longues années, à cheval ou à pied, il sillonna le sertão, d’Arraias à Tocantinópolis.

Son premier miracle fut la formation de prêtres du pays. Il prépara 27 prêtres pour son immense diocèse, le seul au Brésil qui pouvait se réjouir d’avoir un clergé autochtone. Son plus grand bonheur était d’annoncer l’évangile à tout le sertão. Il planta des communautés qui fleurirent en paroisses qui accompagnaient et favorisaient le développement du moyen et nord Goiás. Comme fruit de son travail pastoral surgirent trois diocèses: Tocantinópolis, Miracema do Norte et Cristalândia.

À cheval ou à pied, il voyageait toujours chargé de livres: il était bien informé, homme de grande culture surtout biblico-théologique et philosophique. Parfois, pourtant, il arrivait que dans son sac, à la place de livres il trouve des aliments pour le voyage... C’était une délicate ruse des soeurs dominicaines de Porto Nacional, préoccupées de sa santé.

Tous les matins il faisait sa méditation en lisant des passages du Nouveau Testament en grec.
Il ne revint jamais en France pour revoir ses parents, et même quand il allait à Rome (ad limina) il y allait directement, car il disait : “Je dois économiser l’argent pour acheter des souliers pour mes séminaristes”. Jamais il ne voulut de voiture.

Grâce à lui, le fameux Brigadier Eduardo Gomes (son ami personnel) se sentit encouragé à être le pionnier du courrier aérien militaire de Rio de Janeiro à Belém do Pará, en passant par le Nord Goiás.

Le Brésil lui a manifesté sa gratitude en lui donnant sa plus haute décoration, l’Ordre de la Croix du Sud. La France lui donna la Légion d’honneur. En 1978 pour ses 50 ans de sacerdoce, l’Église l’a mis à l’honneur avec une émouvante lettre personnelle du pape Paul VI qui disait: “Considérant l’oeuvre remarquable que vous avez réalisée au Brésil, nous vous saluons comme missionnaire de notre époque, digne de toute louange, zélé prêcheur de l’évangile dans l’État de Goiás et sage modérateur du peuple de Dieu”.

Dans un geste d’humilité, il renonça à son diocèse (le Saint Siège nomma, pour lui succéder, un autre dominicain) en mai 1976 pour devenir curé de paroisse dans la ville de Campos Belos, dans l’État de Tocantins, à plus de 400 km de Porto Nacional.

Devant une injustice commise par l’État contre le professorat de Goias, il renonça à sa décoration de la Croix du Sud.

Sa cause de béatification a été introduite par le diocèse de Porto Nacional. Ainsi parla de lui Dom Fernando Gomes dos Santos, archevêque de Goiânia: “Voilà un homme heureux, un évêque libre et libérateur, sans compromis avec personne sauf avec Dieu et son Église”.


Dernière édition par Fée Violine le Jeu 15 Déc 2011 - 16:38, édité 1 fois
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Jérôme-Baptiste

Message par Fée Violine le Jeu 15 Déc 2011 - 16:34

15 décembre Jerónimo Bautista de Lanuza (Híjar, 3 janvier 1553 – Albarracín, 15 décembre 1624).
Frère de Martín Bautista de Lanuza, qui fut Justicia d’Aragon, il fut disciple de st Luis Beltrán et se fit rapidement remarquer par son éloquence. Il écrivit beaucoup d’œuvres : des Traités évangéliques; trois volumes d’Homélies; un Mémoire contre les jésuites ; des Homélies sur la solennité du Saint Sacrement. Il fut provincial de l’Ordre, ainsi qu’évêque de Barbastro et Albarracín. Ses homélies furent publiées en 1790.
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Sébastien,Zegher,Yolande,Cécile,Augustin,Étienne,Thomas,D,FX

Message par Fée Violine le Ven 16 Déc 2011 - 14:05

16 décembre Bx Sébastien Maggi (Sebastiano Salvatici de Maggi), Brescia 1414 ou v1430, + Gênes entre août et novembre 1496.
Il entra en 1429 chez les dominicains. L'exemple de sa vie toute donnée à Dieu confirmait ses prédications. Célèbre prédicateur, il prêcha l’Évangile au peuple de la région et réforma les couvents dont il fut prieur : Milan (où il fit construire le monastère Sainte-Rose), Bologne, Brixen, Mantoue, Crémone, Vicence. Il fut en 1480 vicaire général de la Province de Lombardie, puis quand il le fut à nouveau en 1495, le pape Alexandre VI le chargea du procès contre Savonarole. En tant qu’ami et confesseur, Sébastien donna à celui-ci un témoignage favorable, mais il dut lui interdire de prêcher.
Son corps est resté intact. Sa vocation de prédicateur de la repentance et de réformateur de l’Ordre, mais surtout sa sainteté personnelle et sa charité, devenues évidentes surtout pendant une peste à Brescia, ainsi que des miracles attestés, conduisirent à sa béatification en 1760.

17 décembre Bx Zegher de Lille, v1250, OP, infatigable prédicateur et confesseur, notamment confesseur de la Bse Marguerite d’Ypres. Quand il prêchait on voyait souvent à ses côtés un ange qui rendait son visage lumineux. Après la mort de Marguerite, une malade vint le voir, il l’envoya sur la tombe de la Bse et elle guérit.

17 décembre Bse Yolande, Château de Vianden v1231, + Marienthal (Luxembourg) 17 décembre 1283, fille d’Henri 1er, le plus glorieux des comtes de Vianden, et de Marguerite de Courtenay (1194-1270), apparentée aux Capétiens. Le Château de Vianden (Veianen en luxembourgeois), au nord-est du Luxembourg, fut construit surtout pendant la période du 11e au 14e siècle sur les assises d'un castel romain et d'un refuge carolingien. Château-Palais portant la marque des Hohenstaufen, il est une des plus grandes et plus belles résidences féodales des époques romanes et gothiques d’Europe. Jusqu'au début du 15e siècle, il fut la demeure des puissants comtes de Vianden qui se vantaient de leurs relations avec la cour impériale.
Dès l’âge de 9 ans, Yolande voulait entrer au couvent. À 14 ans, au cours d’un voyage vers Luxembourg avec sa mère, comme elles s’arrêtent au monastère de Marienthal pour rendre visite à sa tante, Yolande s’enfuit sans prévenir, se réfugie dans le sanctuaire et devient novice. Un an plus tard, sa mère revient, accompagnée de quelques nobles luxembourgeois qui menacent de détruire le monastère si Yolande ne vient pas. Sa mère s'efforce brutalement de la traîner hors de l'église, la tire par les cheveux et lui arrache son habit de religieuse. Yolande accepte de rentrer à Vianden, où ses parents essaient encore de la détourner de ses projets. Ils veulent la marier avec Walram II von Monschau, et lui interdisent toute visite à un monastère, surtout celui de Marienthal, pas assez chic pour leur goût. Ils l’enferment au château de Schönecken, où seul son frère (prieur de la cathédrale de Cologne) s’occupe d’elle. Le combat familial fait rage pendant quelques années, mais Yolande ne vacille pas, elle est confortée dans ses vues par ses discussions avec de célèbres dominicains comme Walter von Meisenburg (prieur des dominicains de Trèves) et St Albert le Grand. Finalement en 1248 sa mère se laisse fléchir et accepte que Yolande retourne à Marienthal. Elle y passe 35 ans, est élue prieure après dix ans de profession, fait construire une église à cinq nefs, de 50 mètres sur 35. Quand le comte Henri mourut à la croisade en 1252, Marguerite de Courtenay vint rejoindre sa fille au monastère. La ferme résolution de Yolande de quitter la richesse et la puissance pour une vie d’austérité et de prière dans le monastère des dominicaines, était inhabituelle à cette époque. C’est sans doute pour cette raison que le frère Hermann von Veldenz écrivit vers 1290 (Yolande était morte en 1283) un long poème sur la vie de Yolande, qui l’a rendue populaire au Luxembourg, où elle est vénérée comme bienheureuse. Le manuscrit original, le Codex Mariendalensis, fut retrouvé en 1999. C’est actuellement le plus ancien manuscrit luxembourgeois. Depuis 2008 il fait partie des archives nationales du Luxembourg. Le monastère fut fermé en 1783, en 1823 les pierres furent récupérées, en 1882 l’historien Auguste Neyen cacha le crâne de Yolande à Epenay puis chez les dominicaines de Luxembourg. En 1932 il fut chez les Pères Blancs qui en 1890 avaient acheté et restauré Marienthal. En 1974, quand les Pères Blancs quittèrent Marienthal, la relique revint à Vianden, elle est depuis 1996 dans un reliquaire dans l’église des Trinitaires.

19 décembre Bse Cécile de Ferrare, + 1511.
Après huit ans de mariage, d’un commun accord elle se sépara de son mari et ils entrèrent tous deux dans l’Ordre dominicain. Elle vécut trente ans au monastère Sainte-Catherine Martyre, dans la prière et l’observance de la règle. Elle fut trois fois prieure, aimée des sœurs pour son « humanité, modestie et prudence. » Elle reçut de nombreuses grâces, notamment de voir à Noël 1511 l’enfant Jésus comme il était à Bethléem après sa naissance. Elle mourut peu après cette vision. Après sa mort il y eut des miracles.

19 décembre et 24 novembre martyrs de Bắc Ninh, tertiaires dominicains, + le 19 décembre 1839 à Co Me, Bắc Ninh (au nord du Vietnam), canonisés en 1988. C'étaient de pauvres laboureurs et des artisans de la campagne vietnamienne. Une mission dominicaine s'était fixée dans leur village, et ils avaient pris au sérieux les promesses faites à leur baptême.
Augustin Nguyễn Văn Mới (né v1806 à Phú Trang, Nam Ðinh), Étienne Nguyễn Văn Vinh (né v1813 à Phú Trang, Nam Ðinh), agriculteurs, l’un néophyte, l’autre encore catéchumène, et Thomas Nguyễn Văn Đệ (né v1811 à Bo Trang, Nam Ðinh), tailleur (ou infirmier).
Dominique Bùi Văn Úy (né v1801 à Tiên Môn, Thái Bình) et François-Xavier Hà Trọng Mậu (né v1790 à Ke Rien, Thái Bình) assuraient le catéchisme à la mission.
Vint le temps de la persécution ordonnée par l'empereur Minh Mạng. On les arrête et on les somme de piétiner le crucifix et les saintes images. Ils refusent. Prisonniers durant un an, ils en profitèrent pour évangéliser les prisonniers de droit commun qui partageaient leur détention. On finit par étrangler ces "dangereux fauteurs de troubles."
« Je salue respectueusement le gouverneur. Je suis décidé à adorer un seul Dieu qui est le seigneur du ciel, de la terre, de toutes choses, de mon âme et de mon corps. Je consens à mourir plutôt que de commettre un péché et d’offenser mon Seigneur. Le gouverneur peut commander qu’on me coupe la tête. Il peut me faire mettre à mort comme il voudra. Je me soumets et j’accepte » (St François-Xavier Mau, Lettre à l’un de ses amis).
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Re: Les saints dominicains

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