MARTHE ET MARIE

Les saints dominicains

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Georgina

Message par Fée Violine le Mar 28 Juin 2011 - 10:55

28 juin Servante de Dieu Georgina Josefa Febres Cordero-Troconis, née 16 novembre 1861 à Mérida (Venezuela), + 28 juin 1925, fille de Foción Febres Cordero et de Georgina Troconis. Ses 11 frères et sœurs sont reconnus comme des citoyens éminents. Sa mère meurt quand elle a 12 ans, Georgina dirige la maison avec l’aide de sa tante. À 19 ans, malgré l’opposition de son père, elle entre chez les clarisses, le seul monastère de la ville. C’est une époque difficile au Venezuela, un décret du président Guzmán Blanco interdit les monastères féminins, les sœurs doivent partir. En 1892 Georgina entre chez les sœurs de Sainte Anne qui dirigent l’hôpital. Elle fait profession, elle est un modèle d’obéissance et de dévouement aux malades, mais comme tant d’autres, la congrégation est dissoute en 1897. Le 5 juillet 1900, avec l’aide de l’évêque Mgr Antonio Ramón Silva, Georgina fonde la congrégation des sœurs dominicaines de Sainte Rose de Lima. Elle dirige et administre l’hôpital (aujourd’hui, Hospice Saint Jean de Dieu). Le premier objectif fut le souci des malades et des personnes âgées de l’Hospice. Les nécessités de l’époque amenèrent Georgina et ses sœurs à étendre leur apostolat à l’éducation de la jeunesse.
Réussir à établir la Congrégation fut le fruit de la prière, de la patience et d’une vision transcendante. De nouvelles maisons furent fondées : Dieu est du côté de cette œuvre et la bénit abondamment.
1908, c’est l’heure de la maladie, du mépris, de l’humiliation, de la solitude. Le “Seigneur, que ta volonté se fasse en moi” résonne très fort sur les lèvres de Georgina. Sa vertu fut simplement de se laisser modeler par Dieu. Elle mourut après une vie pleine d’efforts et de souffrances.
Dès le premier instant, la congrégation se nourrit de l’enseignement et de l’esprit dominicains, c’est pourquoi elles demandèrent à être intégrées à l’Ordre dominicain. Le 29 mai 1924, le Maître général Ludwig Theissling les reconnut comme faisant partie de l’Ordre. Le 30 août 1961, la congrégation fut approuvée comme institut de droit pontifical. Béatification en cours.
http://www.oremosjuntos.com/SantoralLatino/GeorginaFebresCordero.html
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Vincent

Message par Fée Violine le Sam 2 Juil 2011 - 12:32

30 juin St Vincent Dô Yên, né à Trà Lu, paroisse de Phu Nhai, province de Nam Dinh, en 1764- Hai Duong 30 juin 1838.
Dans la même région naquirent d’autres saints : Vincent Liêm, Thomas Du, Dominique Dat. Vincent fut ordonné prêtre en 1798 par Mgr Delgado. On pense qu’il fut arrêté lors de la persécution antichrétienne du roi Canh Thinh et que les chrétiens payèrent la rançon pour sa libération. Le 22 juillet 1807, il prend l’habit dominicain. La vie religieuse l’aide à s’unir plus profondément à Dieu. Il mène une vie simple, faite de sacrifice et de prière, son cœur brûle d’amour pour Dieu et pour l’homme, il est passionné par l’évangélisation, ne se souciant ni de la fatigue ni du danger. Sous le roi Gia Long (1802-1820) et au début du règne de Minh Mang, les chrétiens sont en relative sécurité. Il s’occupe de la paroisse de Ké Môt, puis de celle de Ké Sat, province de Hai Duong. Partout où il va, il fortifie la foi des paroissiens et convertit les incroyants. Il est toujours joyeux, sage, calme, doux. Ce vieux prêtre aux cheveux gris a toujours été présent auprès des chrétiens dans leurs épreuves.
En 1838, le roi Minh Mang ordonne aux mandarins de suivre strictement son édit de persécution dans les diocèses du Tonkin. Beaucoup de martyrs (prêtres, évêques, religieux, laïcs), beaucoup de destructions (églises, séminaires, couvents). L’église que le Père Vincent avait bâtie de ses mains et à ses frais fut détruite. La vie de la paroisse continua clandestinement, puis, pour que ses ouailles n’aient pas d’ennuis, il partit sur les routes. Il fut capturé par un chef de village. Des paroissiens voulurent acheter sa liberté avec des buffles et de l’argent, mais le chef refusa. Vincent fut emmené à Hai Duong, jugé par le mandarin de la ville, qui essaya de le sauver en lui suggérant de dire qu’il était médecin, mais le Père Vincent refusa de mentir, et de marcher sur la croix. Le mandarin, cherchant à le libérer, demanda au roi qu’il soit transféré dans sa province natale. Le roi refusa et ordonna de le décapiter. Le Père Vincent était assez bien traité durant son emprisonnement (ni cangue ni chaînes, nourriture apportée par les chrétiens), il priait jour et nuit. Quand il marcha fièrement jusqu’au lieu du supplice, bien des cœurs furent touchés par l’allure noble de ce respectable vieillard. Un seul coup de sabre, la tête du martyr tomba. Le mandarin donna un tissu pour ensevelir le corps et permit aux paroissiens de Binh Lao (paroisse voisine) de l’emporter. Huit mois après, quand on transféra ses restes dans l’église de Tho Ninh, on constata que le corps était incorrompu. Un païen, témoin du fait, a dit : « C’est vrai qu’une personne qui vivait vertueusement, est morte divinement. Cela faisait 8 mois, mais il n’y avait ni changement ni mauvaise odeur. Bien plus, il y avait même une senteur aromatique ».
Béatifié en 1900, canonisé en 1988 avec les martyrs du Vietnam.

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Damiano; Catherine; Pier Giorgio

Message par Fée Violine le Ven 8 Juil 2011 - 21:36

4 juillet Bx Damiano Grassi de Rivoli, +4 juillet 1515 à Piombino. On dit que, frappé par la nouvelle du martyre du Bx Antonio Neyrot (voir 10 avril), il décida d’entrer dans l’Ordre dominicain, désireux du martyre. Il fit ses études à l’université de Paris et les termina en 1500. De retour dans sa patrie, le chapitre général de l’Ordre, tenu à Pavie, le nomma régent de l’université de la ville. Dans cette lourde charge, il n’abandonna pas la prédication. En 1513 il fut élu provincial de la Province St Pierre martyr, et choisi comme confesseur de Charles III de Savoie. Il mourut en revenant du chapitre général de Naples. Son culte n’a pas encore été confirmé par le Saint Siège.

4 juillet Bse Catherine Jarrige (Doumis, paroisse de Chalvignac 4 octobre 1754, +4 juillet 1836). Dernière de sept enfants, elle mène la vie toute simple d'une petite paysanne de son temps : pauvrement vêtue, fille de plein air et de franc amusement. Elle n'eut pour toute science que cette sagesse rurale, acquise par l'expérience et l'enseignement des anciens, le contact quotidien avec la nature, et son catéchisme. Elle savait lire un peu : on a conservé longtemps à Mauriac son livre de prières et sa règle de tertiaire dominicaine. Elle vit dans les champs avec ses frères et sœurs et les enfants des environs. Elle garde chèvres et moutons. Elle est gaie, espiègle même. Elle joue des tours à ses compagnons de jeu. Elle ouvrait les claires-voies des pâturages ou faisait un trou dans la muraille, de sorte que les troupeaux de ses adversaires d'un jour allaient et venaient à l'aventure dans les prés voisins. Catinon a raconté plus d'une fois ses fredaines de jeunesse pour les déplorer.
Louée à l'âge de dix ans, elle donna pleine satisfaction à ses maîtres. Soixante ans plus tard, les autorités de l'arrondissement qui la proposèrent pour le prix Monthyon lui donneront ce satisfecit: « Elle servit successivement plusieurs maîtres avec une fidélité, une activité, une intelligence qui la distinguèrent dans sa condition ».
Vers douze ou treize ans, elle fait sa première communion. Elle se prépare avec soin à cette étape importante de son existence. De l'avis général, il se produit un changement en elle. Elle entre dans l'adolescence, devient plus sérieuse, attachée à la prière.
À 13 ans, elle perd sa mère. Ces épreuves lui forgèrent une âme forte et courageuse.
Catherine fut une sainte joyeuse. Elle aime danser. « J'allais partout où il y avait une veillée, une danse, une musette ». « J'aimerais que les gens se confessent autant de fois que j'ai dansé la bourrée. » Quand a commencé son procès de béatification en 1911-1930, il n'était pas très indiqué pour une sainte de danser, mais les témoins soulignèrent qu'elle ne dansait que « la bourrée, danse peu répréhensible, qui ne prête pas à conséquence ». Quand elle prit conscience que le Seigneur l'appelait à son service, elle renonça à la danse. Elle déclarait elle-même que ce renoncement fut l'un des plus grands sacrifices de sa vie. Elle le fit pour être plus libre dans le service des pauvres et des malades, pour se consacrer à Dieu sans partage. La règle des Tertiaires dominicaines, dont elle faisait partie, interdisait d'aller au bal. Dieu seul désormais était sa Joie et son chant.
Car Dieu l'appelait au service des pauvres, des malades, des orphelins. Pour mieux s'y consacrer, à l’âge de 20 ans Catherine s’installa à Mauriac comme dentellière avec sa sœur Toinette et entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Elle devint ainsi une Menette. Les Menettes étaient des laïques, qui se donnaient à Dieu tout en vivant dans le monde, au milieu de leurs concitoyens. Leur activité principale était l'aide aux plus démunis, une aide non seulement matérielle mais aussi spirituelle. Elles étaient au milieu de leurs contemporains les témoins de la tendresse de Dieu pour tout homme. Elles collaboraient aussi à la catéchèse. Leur règle leur prescrivait des temps de prière réguliers, l'assistance quotidienne à la Messe, une vie d'union profonde avec le Christ. II y avait alors à Mauriac d’autres groupes de Menettes, elle choisit celui de St Dominique, sans doute parce qu'elle portait le nom d'une grande dominicaine, Catherine de Sienne. II y avait également un couvent de dominicaines à Mauriac. Sans doute était-elle aussi attirée par l'esprit évangélique, apostolique, de st Dominique.
Elle se mit à l'ouvrage : près de cinquante belles années au service des pauvres et des malades, des orphelins, des malheureux de la région de Mauriac. Elle connaissait les pauvres, elle savait leurs besoins. Elle passait une partie de ses journées à quêter pour eux chez les plus fortunés surtout. Toute la bourgeoisie mauriacoise fut mise à contribution pendant des années. Catherine portait sur son tablier deux grandes poches en cuir où elle mettait le fruit de ses quêtes. En entrant dans la maison où elle quêtait, elle montrait d'un regard et d'un sourire ses deux poches, qu'elle tenait larges ouvertes et elle disait d'une joyeuse façon en patois : « Mettez là ! Mettez là ! » ou: « Bonjour, Madame, je reviens encore. Oh ! Ne vous fâchez pas ! » C'était là tout son discours, on devinait le reste. La maîtresse de maison se fâchait parfois. La Menette ne s'effarouchait pas. Elle continuait à sourire et restait là. On lui donnait toujours. Il lui arrivait de prendre un air fâché : « Ah? Vous autres, grande Madame, grand Monsieur, vous avez tout ce qu'il vous faut, et de l'argent, et du pain blanc, et du bon vin, et de bons feux. Vous vous souciez peu de ceux qui meurent de faim ou de froid. Mais ce n'est pas ça... Allons, voyons, donnez ou je prends ». Et on lui donnait. Même les cœurs les plus endurcis se laissaient vaincre par son sourire.
Quand elle rencontrait un orphelin ou un petit enfant pauvre, souffreteux, déguenillé, grelottant dans les rues de Mauriac, elle le prenait par la main, le conduisait chez elle ou dans quelque maison charitable, et là, elle le réchauffait, lui servait à manger, rapiéçait ses habits. Avant de le renvoyer chez lui, elle lui donnait ce qu'elle avait : du pain, un bonnet, une chemise, une casquette, des sabots.
Elle ne tirait jamais orgueil de son activité caritative. Elle agissait gratuitement, sans bruit, par amour du Christ et des autres. Amie des pauvres, elle vivait elle-même dans une grande pauvreté. Quand on lui donnait des vêtements ou des souliers pour son usage personnel, aussitôt un pauvre en héritait. Elle allait jusqu'à sacrifier sa nourriture pour les pauvres. Un jour, une bourgeoise voulut lui donner plus que son ordinaire qui se composait d'une soupe de pain bis. Catinon dit: « Bouche, tu en veux. Bouche, tu n'en auras pas ».
Elle puisait la force d'agir dans la prière comme à une source d'eau vive. Elle priait à l'église, chez elle, mais aussi dans les rues de la ville. « Que de fois, dit un témoin, je l'ai vue venir à moi, une main tendue pour recevoir l'aumône, l'autre cachée sous son tablier où elle tenait secrètement son chapelet ».
Pendant la Révolution, elle souffrit de voir consacrées par la loi française la rupture de la communion avec l'Église de Rome, avec le Pape, la suppression de la vie consacrée, de la vie religieuse, la déchristianisation sous la Terreur, les persécutions injustes contre le clergé réfractaire. Dans la tourmente, elle comprit que l'enjeu était tout simplement la survie de l'Église. Refusant d'assister aux offices du clergé constitutionnel, elle aidait les réfractaires persécutés à exercer leur ministère clandestinement. Elle en cachait deux dans sa maison. Au plus fort de la Terreur, elle parcourait les bois pour apporter nourriture, vêtements et objets du culte pour la célébration de la messe aux prêtres qui se cachaient. Elle accompagna l'abbé Filiol (âgé de 29 ans) jusqu’à l'échafaud et recueillit son sang comme les premières chrétiennes recueillaient le sang des martyrs. On l'arrêta deux fois. Elle passa une fois en jugement et fut acquittée faute de preuves. Elle n'ignorait pas qu'elle risquait sa vie. La persécution dura dix ans. Lorsque la Révolution prit fin, elle continua d'apporter son aide au clergé pour reconstruire la paroisse de Mauriac, pour que l'évangile règne dans les cœurs.
Après une vie bien remplie, une vie de service et d'amour des plus pauvres et de l'Église, elle rend son âme à Dieu. Elle est pleurée de tous. Riches et pauvres lui rendent un dernier hommage. Catinon-Menette n'a pas été oubliée des Cantaliens. Sa tombe est toujours entretenue et fleurie. On demande son intercession auprès du Seigneur pour les malades, pour les plus démunis, pour les vocations. Béatifiée en 1996.


4 juillet Bx Piergiorgio Frassati (Turin 6 avril 1901-1925), militant contre le fascisme et la guerre, actif dans les associations caritatives et sportives. Son père, Alfredo, agnostique, sénateur puis ambassadeur en Allemagne, était le fondateur et le directeur du journal libéral La Stampa. Sa mère, Adélaïde Amétis, peintre à ses heures, était une femme ferme, au christianisme peu enclin à la ferveur. La vie familiale était aisée et se déroulait entre Turin et Pollone, à 70 km de là, lieu de la propriété familiale au cœur des montagnes qui seront un lieu essentiel de l’itinéraire intérieur de Pier Giorgio. Luciana, sa petite sœur, grandit avec lui à la maison, jusqu’à son admission au collège des Jésuites. Là sa vie intérieure connaît un essor qui ne s’arrêtera plus, rythmée très tôt par la communion quotidienne.
A chaque âge de sa vie, Pier Giorgio sut alimenter sa soif de Dieu par des engagements spirituels dans des groupes de piété et d’apostolat pour jeunes. Il devint tertiaire dominicain à l’âge de 22 ans et prit le nom de frère Jérôme, à cause de Savonarole qu’il vénérait comme un saint. Entré en 1918 à l’école polytechnique, son rayonnement dans le milieu étudiant fut particulièrement important. Inscrit à l’Action Catholique, il y défendit les couleurs de sa foi, avec une fermeté et un naturel qui ne nuisirent jamais à la charité. Quand il fallait pour cela payer de sa personne, il ne le refusait pas, se faisant même arrêter au cours d’une manifestation d’étudiants catholiques que l’état fasciste tentait d’interdire.
Au travers des Conférences St Vincent de Paul, il était engagé au service des pauvres, qu’il visitait longuement, dans les quartiers défavorisés de Turin, leur donnant ses propres biens, les aimant avec tendresse et leur consacrant le meilleur de son énergie. « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas » . « Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la Lui rends modestement en visitant ses pauvres ».
Au milieu des siens qui ignoraient à peu près tout de sa vie intérieure et missionnaire, Pier Giorgio, dans l’humilité, gravit les cimes de la sainteté d’un pas déterminé. Sa prière simple et silencieuse, parfois longuement prolongée dans la nuit, le portait en avant et le protégeait contre toute aigreur. Fantaisiste par caractère autant que par choix spirituel, il créa avec des amis « la société des types louches », groupe remuant, chahuteur et enthousiaste dans son engagement chrétien : son apostolat mêlait ainsi à une joie exubérante une ferveur communicative. C’est dans la montagne qu’il aimait à élever l’âme de ses amis au cours d’excursions sportives dont le caractère physique était toujours au service de la vie intérieure (c’est pour cela que le pape Jean-Paul II l’a proclamé patron des sportifs).
Souvent éprouvé dans sa foi par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sut garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases le résument à merveille : « À nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! », « Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ».
Les derniers jours de la vie de Pier Giorgio révèleront l’extrême pureté avec lequel il avait fait de sa vie une offrande constante. Se sentant gagné par la maladie, il consacra ses dernières forces au profit de son prochain et à régler ses promesses envers les pauvres dans le moindre détail. Après une semaine d’agonie cachée, qu’ignoraient même les siens, il s’en remit à Dieu et mourut en quatre jours de la poliomyélite, contractée probablement dans un taudis de Turin. Comme il le disait lui-même, il s’en allait vers « la vraie patrie pour chanter les louanges de Dieu ». L’immense foule reconnaissante qui se pressa autour de son cercueil surprit sa famille autant que la brutalité de sa disparition. Son rayonnement humble, fervent et joyeux fut tel que sa renommée se répandit en Italie comme une traînée de poudre. On ouvrit très vite son procès de béatification. En 1981 sa dépouille fut reconnue intacte. Pour le centenaire de sa naissance, en 2001, le pape renouvela son invitation aux jeunes à se confier à lui pour accomplir leur mission d’évangélisation :
« Il proclame par son exemple qu’elle est « bienheureuse » la vie conduite dans l’Esprit du Christ, l’Esprit des Béatitudes ; et que seul celui qui devient homme des béatitudes réussit à communiquer à ses frères l’amour et la paix. Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur ; il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la Charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un monde meilleur. » Béatifié en 1990 par Jean-Paul II, qui avait confié à sa garde les JMJ successives.

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Benoît; Adrian; Pio

Message par Fée Violine le Ven 8 Juil 2011 - 21:39

7 juillet Bx Benoît XI (Nicolas Bocasini), Trévise 1240-1304, évêque d’Ostie, 9ème Maître de l’Ordre, le deuxième pape dominicain. Adroit, conciliant, diplomate, légat dans les Balkans. On a de l’Église de Perse une lettre écrite pour son élection, où le pape est reconnu comme chef universel. Il contribua merveilleusement à l’affermissement de la paix dans l’Église, au rétablissement de la discipline et à la propagation de la foi. Il mourut au bout de huit mois de pontificat. Culte autorisé par Clément VII.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k307386.image.r=bollandistes.langFR.f117.tableDesMatieres

*8 juillet Bx Adrian Fortescue, comté de Devon 1476- Londres 8/9 juillet 1539, martyr.
Sir Adrian était fils de Sir John Fortescue de Ponsbourne Park à Newgate Street Village (Hertfordshire), et cousin du père d’Anne Boleyn. Il fut fait Chevalier de l’Ordre de Saint Jean et Chevalier du Bain, et participa à la guerre contre la France en 1513 et 1523. Il entra dans l’Ordre de Malte et dans le Tiers Ordre dominicain. Sa volonté était toujours de chercher la volonté de Dieu, d’être attentif aux inspirations du Saint Esprit et de renouveler chaque jour ses bonnes résolutions. Bon mari et père de famille. Dans ses prières il demandait particulièrement à Dieu la grâce de la persévérance. Il refusa de jurer fidélité au roi Henry VIII dans les affaires de foi. Le 29 août 1534, il fut arrêté sans raison établie mais libéré au bout de quelques mois. En 1539, il fut l’un des 60 condamnés pour trahison, sans jugement par le Parlement, pour actes non spécifiés, vraisemblablement relatifs à son hostilité envers la politique ecclésiale de Henry VIII. Il fut jeté dans un cachot et décapité à la Tour de Londres. Sa veuve épousa Thomas Parry, Contrôleur du Royal Household. Depuis les années 1600, l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem a recommandé la dévotion au Bx Adrian. Dans la prière du jour de sa fête, on loue sa grande piété et son courage. Béatifié en 1895.

8 juillet Vble Giocondo Pio Lorgna, né 27 septembre 1870 à Popetto di Tresana, Massa Carrara (Italie), + 8 juillet 1928 à Venise.
De famille simple et chrétienne, après deux ans d’école près de son oncle prêtre, il va au séminaire de Parme 1883-1889 puis entre en novembre 1889 au noviciat chez les dominicains d’Ortonovo (La Spezia). Il y fait sa profession simple. Il est envoyé au couvent de Bologne où il continue ses études. En 1893 il fait sa profession solennelle. Il reçoit diverses charges, professeur de philosophie et d’histoire de l’Église, bibliothécaire, maître des convers, confesseur, prédicateur, lecteur d’introduction à la Sainte Écriture, sacristain. Il fut ensuite confesseur des moniales dominicaines à Fontanellato (diocèse de Parme). En janvier 1905 il est muté à Venise, dans une paroisse où il passe les 23 dernières années de sa vie, déployant un intense apostolat et lançant de nombreuses initiatives. Il fonde le patronage Divine Providence pour les jeunes garçons, les asiles pour enfants Anges Gardiens et Saint Rosaire, la Pieuse Union des Ancelles missionnaires du Saint Sacrement, institue l'Apostolat eucharistique familial.
En 1917 cinq tertiaires dominicaines, qu’il guidait spirituellement, commencèrent la vie commune. Ce fut le premier noyau d’une nouvelle famille religieuse qui vit le jour en 1922, la congrégation des sœurs dominicaines de la bienheureuse Imelda, qui aujourd’hui sont en Italie, au Brésil, au Cameroun, aux Philippines, en Bolivie, en Albanie.
Vénérable le 15 mars 2008. On attend un miracle pour qu’il soit déclaré bienheureux.
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Jean; Rosa

Message par Fée Violine le Ven 8 Juil 2011 - 23:13

9 juillet St Jean de Cologne (prêtre dominicain) et ses 18 compagnons (onze franciscains, deux prémontrés, un chanoine de Saint Augustin et quatre prêtres séculiers), pendus le 9 juillet 1572 par les calvinistes alors en guerre contre les Espagnols, à Brielle, sur la Meuse, en Hollande. La plupart venaient de la ville voisine de Gorcum. Frère Jean était religieux du couvent de Cologne et curé de la paroisse de Hoornaar en Hollande.
À compter de 1572 le calvinisme et le luthéranisme se répandent en Europe. S'ensuivit une conquête progressive des territoires par les calvinistes. En juin 1572, ils arrêtent tous les prêtres catholiques pour les contraindre à renier leur foi dans l'eucharistie ainsi que la primauté du pape. Jean, ayant appris ces arrestations, se déguisa dans le but de rendre visite à ces prêtres afin de leur apporter l'eucharistie, mais il fut repéré et arrêté. Au même moment, une lettre du prince d'Orange intima aux calvinistes de ne pas molester les prêtres et les religieux. Néanmoins, Lumney, le commandant des insurgés, ordonna de les pendre après leur avoir infligé de graves sévices et mutilations. Ils connurent d'abord une dure détention, devenant un spectacle pour les moqueries de la foule. Durant les nuits qui précédèrent leur exécution, les gardes et les sentinelles les insultaient. Ils furent pendus lentement, puis détachés, puis attachés à nouveau, renvoyés comme un ballon dans les mains des bourreaux, qui prenaient soin de ne pas les faire mourir. Leur captivité dura encore dix jours. Et c'est en chantant le Salve Regina qu'ils arrivèrent à Brielle. Plusieurs apostasièrent, mais ils furent tout de suite remplacés par d'autres. Un jeune novice eut peur et quitta le cercle des martyrs. Son compagnon s'écria de stupeur et les gardes le défigurèrent à coups de pique jusqu'à ce qu'il ne puisse plus parler. Enfin, les uns après les autres, ils furent pendus pour être restés fidèles à l'Église romaine. Sur leur tombe poussa au début du 18ème siècle une petite fleur blanche inconnue et parfumée qui devint un buisson. Béatifiés en 1675, canonisés en 1867.
BD en hommage à ces martyrs: "N'ayez pas peur" (édition Coccinelle).
St Jean de Cologne est le patron des prêtres dominicains ayant un ministère paroissial.

9 juillet Rose Hawthorne Lathrop (Mary Alphonsa), née 20 mai 1851 à Lenox, Massachusetts, + 9 juillet 1926 à Hawthorne, New York.
Fille de Nathaniel et Sophia Peabody Hawthorne, dans son enfance elle vit à Liverpool où son père est consul. À 9 ans elle revient aux USA. À 13 ans elle perd son père. À 16 ans elle est étudiante à Salem, puis vit avec sa famille en Allemagne où elle étudie l’art et la musique. À 20 ans elle épouse l'auteur George Parsons Lathrop. Revenu aux USA, le couple est très actif dans les cercles littéraires. Leur fils Francis né en 1876 meurt du cancer en 1881. Rose et Georges se séparent, elle devient infirmière et soigne les cancéreux pauvres. Ils se convertissent tous deux au catholicisme en 1891. Veuve en 1898, elle devient religieuse sous le nom de mère Mary Alphonsa. Elle fonde à New York le foyer libre Sainte Rose pour les cancéreux incurables, et les soeurs dominicaines de Sainte Rose de Lima, appelées maintenant les soeurs dominicaines de Hawthorne.
Elle parle régulièrement du rôle des femmes, rejetant l’idée qu’elles soient purement décoratives. Devant le Congrès catholique de 1893 à Chicago, elle déclare : “Doit-elle être représentée pour toujours comme adoratrice de la vanité ? Doit-elle toujours apparaître chargée de bijoux, comme une vitrine de bijoutier ? O femme, l’heure a sonné où tu dois te lever et défendre tes droits, tes compétences pour la compétition avec les hommes dans l’endurance intellectuelle et professionnelle, l’heure où tu dois prouver que pureté et générosité sont pour la nation aussi bien que pour le foyer.”
Sa cause de béatification a été introduite.
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Jacques; Humbert

Message par Fée Violine le Ven 15 Juil 2011 - 19:40

13 juillet Bx Jacques de Voragine, Varazze (Voragine) v1226, + Gênes 13 juillet 1298.
En 1244, la même année que Thomas d'Aquin, il entra dans l'Ordre de saint Dominique. Il s’établit au couvent de Gênes, Santa-Maria–in-Castello (fondé en 1222). Entre 1246 et 1251, il fut envoyé au Studium Général de Bologne, centre prestigieux de l’ordre dominicain. En 1252, il est lecteur au couvent de Gênes. On ne trouve guère de passage de Jacques de Voragine dans une université, ce qui peut paraître étonnant dans une carrière si bien menée au sein de l’Ordre. Il fut sous-prieur à Gênes en 1258 puis prieur à Asti et à Gênes. Cette position centrale joua pour beaucoup dans la diffusion de la Légende Dorée dans les couvents dominicains. Il fut provincial de Lombardie (1267-1277, 1281-1286), et assura aussi par intérim la direction générale de l’ordre à la mort de Jean de Verceil (1283 -1285). Il représente sa province lors des conciles de Lucques en 1288 et de Ferrare en 1290. Lorsque Nicolas IV l'envoya à Gênes en 1288 pour une mission délicate (libérer les Génois de l'excommunication dont ils sont frappés en raison de l'aide qu'ils ont apportée aux Siciliens contre le roi Charles II), il gagna la sympathie de la population qui le demanda et l'obtint comme archevêque en 1292. Il remplit sa tâche avec beaucoup de dévouement, multipliant notamment les efforts pour réconcilier les deux factions politiques des Guelfes et des Gibelins qui déchirent Gênes, ce qu'il réussit à faire en janvier 1295. Il participe aussi, comme envoyé du pape, à plusieurs médiations dans le conflit qui oppose Gênes et Venise. Il écrivit (de 1260 à sa mort) une compilation des Légendes dorées des saints, riche d'enseignement moral mais accompagnée souvent de récits étranges et légendaires. C’est le plus célèbre recueil hagiographique du Moyen Âge. Il est aussi l'auteur d'une Chronique de la cité de Gênes, et de quelques autres opuscules.
Il convoqua un Concile pour organiser la reprise de la vie religieuse dans son diocèse en 1293 ; il promut la dignité du culte - en particulier celui des reliques -, enfin, il secourut avec un zèle infatigable les pauvres. Il meurt en demandant que l'argent prévu pour ses funérailles soit distribué aux pauvres. Son corps fut vénéré dans l'église St Dominique jusqu'à la démolition de celle-ci en 1798. Ses reliques furent transférées dans la basilique Santa Maria di Castello, puis dans l'église dominicaine de Varazze en 1974.
Confirmation du culte en 1816.

14 juillet Vble Humbert de Romans, Romans v1200- Valence 14 juillet 1277.
En 1224, il rejoint l'ordre des dominicains à Paris où il était étudiant. Peu après sa profession, il se fit remarquer à Lyon et à Paris par ses hautes vertus, sa connaissance de l’Écriture et son éloquence. Vers le même temps, il fit un pèlerinage en Terre Sainte, et au retour on lui donna le gouvernement de la province de Rome, où il montra tant de prudence et de savoir qu’à la mort du pape, quelques cardinaux pensèrent à lui. Mais le nouveau pape fut Innocent IV, qui donna la pourpre romaine à Hugues de Saint-Cher, à qui Humbert succéda dans le gouvernement de la province de France. Il y resta dix ans, jusqu’à son élection à l’unanimité comme Maître de l'ordre en 1254 (il fut le troisième successeur de saint Dominique). Il commença par visiter la Hongrie, à pied. Le roi Béla IV le reçut avec affection et honneur, et le pria de recevoir les vœux de sa fille Marguerite. Il va ensuite en Italie, puis à Paris où il devient le parrain d’un enfant du roi Louis IX. Sur son ordre, st Thomas d’Aquin travaille à réfuter un livre pernicieux, Des périls des derniers temps. En 1258, st Louis l’admet dans son conseil. Il institua dans ses couvents un circator, chargé de faire des rondes à l’improviste “dans les lieux où les Frères ont l’habitude de parler”, et de dénoncer les manquements graves. Il a écrit de nombreux ouvrages concernant les rites liturgiques dominicains, la prédication, les homélies.
"Puisque l'effort humain ne peut rien accomplir sans l'aide de Dieu", écrit-il, "la chose la plus importante pour un prêcheur est qu'il ait recours à la prière".
Avec st Bonaventure, il intervint dans le conflit qui opposa clergé diocésain et ordres mendiants. Il regrette qu’Albert le Grand soit nommé évêque. Albert le regrettait aussi, et revint dans son couvent de Cologne au bout de trois ans, en 1263. La même année, Humbert aussi démissionna de sa charge et se retira au couvent de Valence, où il vécut encore 14 ans.
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Ceslas

Message par Fée Violine le Ven 22 Juil 2011 - 18:40

17 juillet Bx Ceslas de Pologne (Ceslaus Odrowatz), Kamienica (Silésie) v1180- Wroclaw 15 juillet 1242.
Le comte Ceslas était frère ou cousin de st Hyacinthe Odrowatz (voir 17 août). Il étudia la philosophie à Prague, puis son oncle Ivo Odrowatz, archevêque de Cracovie, l’envoya étudier le droit et la théologie à Bologne. De retour à Cracovie, il fut chanoine de l’église Notre-Dame de Sandomir. Avec son oncle, il alla vers 1218 à Rome. Là, fasciné par st Dominique qui venait de ressusciter le neveu du cardinal Orsini, il entra dans l’Ordre ainsi que Hyacinthe, et ils reçurent l’habit de st Dominique lui-même, au couvent de Sainte-Sabine. Après leur noviciat ils demandèrent à être envoyés chez les païens, et Dominique les envoya tous deux comme missionnaires dans leur pays. Ils fondèrent un couvent à Friesach en Autriche, puis allèrent à Cracovie, d’où Hyacinthe envoya Ceslas évangéliser Prague, ce qu’il fit avec grand succès. Ensuite il alla à Wroclaw, y fonda vers 1226 le grand couvent dominicain Saint-Adalbert, dont il fut le premier prieur, et évangélisa la Bohême, la Pologne, la Poméranie et la Saxe. Il parcourut à pied toute la Silésie. Après la mort de Hyacinthe, il fut choisi comme Provincial de Pologne en 1232. Il aurait ressuscité quatre personnes. Quand les Tatars envahirent la Silésie et la Pologne, il dut avec les autres chrétiens fuir à Wroclaw. Les habitants de Wroclaw assiégés par les Tatars attribuèrent à ses prières la libération de leur ville en 1241.
Depuis 1724, ses reliques sont gardées à Wroclaw dans une chapelle miraculeusement préservée de la destruction au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Culte confirmé en 1712.
Déclaré patron de Wroclaw en 1963.
On le représente avec des boules enflammées.
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Pierre; Marguerite; Jacinto; Luis Abraham; Augustin

Message par Fée Violine le Ven 22 Juil 2011 - 20:32

19 juillet Bx Pere de Cadireta ou de la Cadireta (Moià, Bages - la Seu d'Urgell, 1277/1279), compagnon de Ramon de Penyafort à Barcelone. Il prêche dans le sud de la France, à l’époque de la croisade contre les albigeois. En 1250, le provincial de Tolède le désigne, avec sept autres frères, pour étudier l’arabe en Tunisie, dans le but d’étudier les textes islamiques et de prêcher aux musulmans. Il est nommé inquisiteur général en 1257, à Barcelone. Il lutte activement contre l’hérésie et l’usure, participant à la condamnation du cathare Ramon de Jossa et, en 1262, à celle d'Arnau et Ermessenda de Castellbó. Il fait tuer beaucoup de cathares à Siurana et Prades. En 1273 il fonde le couvent de la Seu d'Urgell, dont il est prieur, et d’où il dirige la lutte contre l’hérésie dans la région. Il meurt martyr, dans des circonstances pas claires, lapidé par un groupe d’hérétiques, avec son compagnon Ponç de Planella. Il est enterré à la cathédrale de la Seu d'Urgell, puis ses restes sont transférés à l’église Saint Dominique de cette ville, puis à nouveau à la cathédrale; il est vénéré localement (Urgel, Moia) comme bienheureux. Mais sa béatification, initiée en 1866, est restée interrompue.

20 juillet Bse Marguerite d’Ypres, 1216 - 20 juillet 1237.
Fille de bourgeois, elle mena dès l’enfance, sous la direction de Zegher de Lille, OP, une vie de pénitence. Sa dévotion envers l’Eucharistie est attestée dès l’âge de 5 ans. À 18 ans elle décida de ne pas se marier mais de mener une vie d’ascèse et de pénitence, et rassembla un groupe d’amies spirituelles qui vivaient en tertiaires dominicaines. Elle se donnait la discipline en mémoire des plaies de la Passion. Elle avait en rêve des visions, des apparitions du Christ et de Marie. Une grande pauvreté entourait toute son action(sein ganzes Tun). Sa vocation était de vénérer l’Eucharistie et les souffrances du Christ. En plus des heures canoniales, elle disait 150 Ave Maria. Vers 1242 Thomas de Cantimpré, d’après les témoignages de témoins oculaires, écrivit sa Vie, qui contient des informations importantes sur les débuts de l’histoire de l’Ordre.

20 juillet Bx Jacinto García Riesco, religieux, et Luis Abraham Furones Furones (connu sous le nom d’Arenas), prêtre : martyrs espagnols, béatifiés en 2007.
Le 20 juillet 1936 le couvent fut attaqué, incendié et profané. Préalablement les religieux avaient eu la liberté de prendre la résolution qui leur semblerait la meilleure dans ces moments critiques. La résistance militaire depuis la tour de la basilique d’Atocha, complètement étrangère au couvent, échauffa les masses contre les religieux qui, à leur sortie, furent insultés et menacés de mort.
Jacinto, né et baptisé le 28 août 1894 à Calvillas (Somiedo, Asturies), confirmé en 1901; professe comme frère coopérateur à Corias (Asturies) le 2 juillet 1921; il part en 1923 pour les missions d’Urubamba et Mère de Dieu (Pérou), accompagnant le grand missionnaire P. Gerardo Fernández; à Quillabamba, Maldonado, Patiacolla; 1927-1932 au sanctuaire Sainte Rose à Lima; bon religieux et excellent missionnaire; affaibli par une maladie, il dut rentrer en Espagne, en 1933 il était à Saint Étienne à Salamanque, puis on l’envoya au couvent d’Atocha, à Madrid; recueilli, silencieux, en constante présence de Dieu, très bon et agréable, il était portier et cuisinier, charitable avec les pauvres. Le 20 juillet 1936, à l’attaque du couvent, il fut arrêté, outragé, et martyrisé rue de Grenade, près du couvent, en même temps que le prieur Luis Furones. Il mourut en pardonnant à ses assassins. Il avait 41 ans.
Abraham, né le 8 octobre 1892 à Abraveses de Tera, Zamora, baptisé le lendemain. Il va à l’école de Ferreruela de Tabarra; guidé par sa sœur moniale dominicaine, il entre à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander); il fait le noviciat à San José de Padrón (La Coruña), sa profession le 19 mars 1910 sous le nom de frère Luis, sa philosophie à Corias (Asturies), a quelques échecs dans ses études, sans que sa vocation vacille; profession solennelle le 2 février 1914 ; il finit sa théologie à Salamanque; ordonné prêtre en juillet 1917. On l’envoie en Amérique centrale comme missionnaire (Guatemala, Nicaragua, Salvador, Costa Rica); supérieur de la maison Santa Ana, au Salvador (1929-1931) ; couvent Santo Domingo de San Salvador (1931-1934); il organise des missions populaires et se consacre intensément à la prédication; il s’occupe du couronnement de la Vierge des Anges, patronne du Costa Rica. Il revient en Espagne en 1935 avec l’idée de retourner en Amérique centrale, mais en juillet 1935 il est élu prieur du couvent d’Atocha. C’était un supérieur prudent, compatissant et affable.
Le 20 juillet 1936, ils blessèrent gravement le Père José Tascón et assassinèrent le Frère Jacinto García. Le père Luís Furones fut aussi gravement blessé et reste en pleine rue pendant plusieurs heures jusqu’à ce qu’il meure, après une longue agonie parmi les insultes et les moqueries. Il avait 43 ans.

22 juillet Bx Augustin Fangi de Biella, v.1430 à Biella-22 juillet 1493 à Venise, réformateur, ami des pauvres. De la noble famille Fango, très jeune il prit l’habit dominicain au couvent de Biella, construit depuis peu. Il fit beaucoup de bien à Soncino, Vigevano et Venise. Homme de profonde vie intérieure, bien que de santé maladive, il fut attentif avec zèle au ministère de la direction spirituelle et à secourir toutes sortes de souffrants. Il répandit sur les autres le trésor de sa sainteté personnelle. Il fut une âme de grande innocence, adonnée aux plus âpres pénitences. Rien ne pouvait le distraire de son recueillement intérieur, même les douleurs les plus aiguës. Comme Job il fut frappé d’une maladie qui couvrait de plaies tout son corps, déjà épuisé par les pénitences. Quand le chirurgien lui pratiquait dans la chair vive de profondes incisions, il était si insensible à tout cela, que le docteur s’en émerveillait. Toute sa vie, au secret du confessionnal, il déploya le plus précieux ministère. Directeur des âmes, savant et saint, son seul exemple incitait à la vertu. Il visitait assidûment les malades, portant sa parole éclairée et sa charité inépuisable. Il avait le don des miracles, et tandis qu’il était prieur à Soncino, il rendit la vie à un enfant mort sans baptême. Il avait aussi une grande puissance sur les démons. Il fut prieur en divers couvents, où il soutint ou rétablit la régulière observance qui, en ce siècle, refleurissait dans les diverses Provinces par le mérite de tant de saints religieux. Augustin mourut au très observant couvent St Dominique de Venise. Après avoir reçu tous les sacrements, il se mit à genoux sur son lit en s’exclamant: “Loué soit Dieu, loué soit le Très-haut!”
Culte confirmé en 1872.

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Jeanne

Message par Fée Violine le Ven 22 Juil 2011 - 23:48

23 juillet Bse Jeanne ou Vanne d’Orvieto, Cornaiolo 1264 - Orvieto 23 juillet 1306.
Née dans une famille paysanne d'Ombrie, elle fut orpheline très jeune et dut se faire couturière pour gagner sa vie. À 10 ans elle se consacra à Jésus. Elle grandissait belle et gracieuse, tandis que mûrissait dans son cœur le désir d’entrer dans le Tiers Ordre de saint Dominique, alors florissant, et dont les membres revêtaient publiquement l’habit et menaient une vie religieuse, sans pourtant quitter leurs maisons respectives.
Avisés de son projet, les parents avec qui Giovanna vivait, et qui l’avaient déjà promise à un riche jeune homme du pays, commencèrent à lui mettre toutes sortes d’obstacles. La jeune fille alors, quittant Cornaiolo, se réfugia à Orvieto, où d’autres parents lui donnèrent l’hospitalité, lui offrant une chambrette solitaire et la liberté de servir Dieu. Giovanna, qui à l’époque avait seulement 14 ans, put ainsi recevoir l’habit blanc de l’Ordre. Elle gagnait son pain avec son travail de broderie et le sanctifiait dans l’accomplissement fidèle de ses engagements de tertiaire dominicaine. La renommée de ses vertus lui conféra un exceptionnel ascendant sur ses concitoyens qu’elle savait gagner au Christ. Sa charité et sa patience étaient remarquables. Elle rayonnait les plus hauts degrés de la vie mystique: les dix dernières années de sa vie, elle revivait la Passion tous les Vendredis saints. Sans bruit, elle rendait service à tous malgré sa santé délicate. Elle offrait ses souffrances pour la conversion des hérétiques albigeois. Après sa mort, de la blessure au côté jaillit du sang vif, et Dieu l’honora de nombreux miracles. Son corps repose dans l’église San Domenico de la ville.
Culte confirmé en 1754. Honorée à Cività Vecchia.
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Carmen; José Luis, Antonio, Higinio, José Maria

Message par Fée Violine le Sam 30 Juil 2011 - 18:11

25 juillet Bse Maria Carmen Sallés y Barangueras (Vich 9 avril 1848- Madrid 25 juillet 1911), dominicaine puis fondatrice des Religieuses Conceptionnistes Missionnaires de l’enseignement. Dès sa jeunesse, elle consacre tous ses efforts à éclaircir le dessein que Dieu a sur elle. En 1869, elle entra au noviciat des Adoratrices, qui se consacraient à la réhabilitation de femmes marginales. Elle se demanda comment auraient été ces femmes si la société leur avait donné d’autres occasions, et décida de consacrer sa vie à l’éducation de la femme, pour que celle-ci puisse s'insérer dignement dans la société. Dans ce but, elle entra au noviciat d’une congrégation de religieuses consacrées à l’enseignement et à l’éducation féminine : les Dominicaines de l’Anunciata, fondées par le P. Coll (voir 19 mai). Durant 22 ans elle se consacra à l’éducation en divers lieux, dirigea une petite école pour que les enfants d’ouvrières ne soient pas dans la rue; à Barcelone elle dirigea un collège dédié à la classe moyenne, et y ouvrit des cours du soir pour 300 ouvrières, aidée par les élèves de la journée. Elle s’efforçait d’augmenter la culture féminine, et d’éduquer les jeunes filles à une piété profonde, avec des bases solides, sans sensiblerie, en avance sur la mentalité commune, de manière que tous puissent comprendre que la femme devait aller plus loin que le B-A BA et les travaux « féminins ». On l’accusa de vouloir remplir de vanité la tête des femmes.
Dès le début, elle s’est consacrée à bien préparer les futures religieuses enseignantes. À une époque où la loi n’exigeait pas de diplômes pour enseigner dans le privé, où l’Université n’était pas ouverte aux femmes, elle fit faire des études aux religieuses, y compris le piano et le français. Elle établit l’éducation comme un projet intégral et équilibré. La petite fille, la jeune fille, devait développer harmonieusement son intelligence et son cœur.
Carmen surmonte de nombreuses difficultés, se sachant un "instrument inutile entre les mains de Marie Immaculée": elle forme des projets audacieux, mûris dans la prière, qu'elle soumet à de sages conseillers. Elle répète avec une ferme confiance: "En avant, toujours en avant. Dieu pourvoit à tout!"
Les problèmes arrivèrent en 1891-92. Elle ne voulait pas sortir de la Congrégation dominicaine, mais simplement déployer un rameau de ce même arbre. Mais on refusa, et elle se vit forcée d’initier un chemin nouveau. Avec trois compagnes, elle fonda une nouvelle Congrégation, appelée d’abord les Conceptionnistes de Saint Dominique, aujourd’hui Conceptionnistes Missionnaires de l’Enseignement. Carmen remet son projet à la Vierge du Bon Conseil, après quoi elle dit à ses deux compagnes : "C’est la volonté de Dieu. Allons à Burgos. Là-bas nous travaillerons et lutterons avec tout ce qui se présente. Dieu pourvoira". En octobre 1892, Carmen arrive à Burgos avec ses trois compagnes. Elle y trouve un protecteur en la personne de l’archevêque, qui en décembre autorise la Congrégation naissante et l’ouverture du premier collège conceptionniste. Carmen Sallés reçoit le titre de Supérieure générale. En 1908 la congrégation est autorisée par le pape.
“Elle continuera fidèle à sa vocation religieuse consacrée à l’enseignement. En 19 ans de travail, elle fondera 13 maisons et déploiera un vaste apostolat dans des collèges en diverses villes et villages d’Espagne. Émergera la figure d’une femme de grand caractère et de grande douceur, qui sut surmonter de nombreuses difficultés au long de son itinéraire de fondatrice. Sa foi inébranlable et son ardente charité sont unies à une grande sensibilité pour la formation chrétienne des femmes à une époque où surgissaient des pressions laïcistes et anticléricales. Mère Carmen manifesta aussi un grand amour pour les enfants les plus pauvres. Les témoignages offrent aussi des preuves de la densité de sa vie intérieure, de sa délicatesse de conscience par rapport aux expériences passées douloureuses: jamais on ne l’entendait se plaindre ni dire du mal de personne ni se justifier” (Positio).
Elle entreprit des démarches pour étendre son œuvre en Italie et au Brésil. Sa vie et son œuvre sont basées sur une spiritualité christocentrique et mariale, et nourries par une piété solide et discrète. La congrégation fut définitivement approuvée en 1954 sous son nom actuel. Son charisme demeure aujourd'hui vivant au sein de son Institut répandu dans 12 pays du monde. “Tant qu’il y a des jeunes à éduquer et des valeurs à transmettre, les difficultés ne comptent pas”.
Béatifiée en 1998.

25 juillet dominicains martyrs le 25 juillet 1936 à Madrid, béatifiés en 2007.
Bx José Luis Palacio Muñiz, né et baptisé le 20 mai 1870 à Tiñana, Siero (Asturies). Un frère prêtre, une sœur moniale contemplative. Philo et théologie au séminaire d’Oviedo. Profession à Ocaña le 1er janvier 1895, ordination à Ávila le 22 décembre 1899, et le même jour il s’offre au Serviteur de Dieu Ramón Zubieta pour la mission d’Urubamba et Mère de Dieu, au Pérou. Pendant 12 ans il se dévoue à l’action missionnaire dans la forêt amazonienne. Il était de caractère doux, paisible, humble, pieux. Sa santé étant ébranlée, il fut incorporé à la Province Saint Jean-Baptiste du Pérou, et en mai 1910 il est élu prieur du couvent d’Arequipa, mais il continue à visiter ses chers Indiens d’Urubamba. Sa santé restant délicate, il rentre en Espagne en 1921, au couvent du Rosaire à Madrid, dont le P. Buenaventura García Paredes présidait la maison comme vicaire; il y exerça son ministère jusqu’en 1932, puis alla à Ocaña ; en 1935 il devient chapelain de la maison résidence de Nambroca (Tolède), où les ouvriers le tenaient pour saint.
Arrêté par les milices locales, il fut expulsé de la maison et du village de Nambroca (de même que les trois autres religieux compris dans cette cause). Quand ils voulurent prendre un train, ils furent fusillés près de la gare d’Algodor (Madrid), et enterrés au bord du Tage. Il avait 66 ans.

Bx Antonio Varona Ortega, né à Zumel (Burgos) le 16 janvier 1901, baptisé le 18, confirmé en 1902. Il entre en 1913 à l’école apostolique de La Mejorada (Valladolid); profession à Ávila le 9 septembre 1918 , profession solennelle le 18 janvier 1922. On l’envoie au couvent de Rosaryville, New Orleans (Louisiane), où il finit sa théologie, ainsi qu’à la Dominican House of Studies à Washington (1922-1924), à l’époque où il y avait des cours supérieurs de pédagogie à l’Université catholique (1924-1926). Le 13 juin 1926 il est ordonné prêtre, puis arrive aux Philippines, enseigne au collège Saint Jean de Latran à Manille. C’était un grand professeur, plein de bonté pour tous. En 1933 il revient en Espagne avec la tuberculose, on l’envoie à Santo Tomás de Ávila. Comme il ne se remettait pas, on le mit le 10 mars 1934 au sanatorium de Guadarrama (Madrid) et, condamné, il passa à la résidence de Nambroca (Toledo) le 27 février 1936. Il supporta la maladie avec résignation et douceur. Bien que pouvant à peine marcher, il ne manquait jamais de célébrer la messe. Comme le P. José Luis Palacio, qui fait partie de cette cause, il fut martyrisé près de la gare d’Algodor, au bord du Tage, dans un endroit nommé Malecón de Cañete, les bras levés, bénissant le nom du Seigneur, Roi de l’Univers. Il avait 35 ans.

Bx Higinio Roldán Iriberri, né à Ollogoyen, Navarre, le 11 janvier 1895, baptisé le 13. Une sœur religieuse. Il va à l’école de Matauten, puis se consacre aux besoins de la famille, tondeur, tisserand, travaux des champs. Il commence le noviciat comme frère coopérateur à Ávila le 2 février 1921, mais doit l’interrompre pour faire son service militaire. Après 3 ans de service à la communauté de La Mejorada (Valladolid), il revient à Ávila faire sa profession solennelle le 16 février 1924. On l’envoie à Ocaña, pour aider le frère administrateur de la propriété de Nambroca (Toledo). À partir de 1932 il fut lui-même administrateur, aimable avec tous, généreux, se consacrant beaucoup à l’oraison. Il aimait parler de la vie des saints. Arrêté le 24 juillet 1936 avec les autres religieux de la communauté, on les enferme à la mairie jusqu’à la nuit. Tandis qu’ils font semblant de les protéger, ils projettent de les envoyer hors du village et d’avertir les gares voisines de les emprisonner jusqu’à Madrid. Le lendemain ils durent prendre la direction d’Algodor (Madrid) et près de la gare furent martyrisés le même jour. Il avait 41 ans.

Bx José Maria López Tascón, né à Aviados (León) le 3 mars 1896, baptisé le 4, confirmé en 1897; son frère Manuel devint aussi dominicain ; à 12 ans il entra à l’école apostolique de Corias (Asturies). Pieux, sérieux et studieux, il prit l’habit le 24 août 1913 en même temps que deux futurs Maîtres généraux de l’Ordre: Manuel Suárez et Aniceto Fernández; profession un an après à Padrón (La Coruña). Il fait la philo à Corias et la théologie à Salamanque, ordonné prêtre le 19 février 1921, fait des études complémentaires de littérature à Madrid; il publie des articles dans des revues scientifiques-littéraires. Dans les années 1920 il enseigne dans les collèges d’Oviedo et Vergara (Guipúzcoa), puis en 1930 on l’envoie à Madrid, au couvent d’Atocha. Travailleur, aimable, réservé, recueilli, compagnon idéal et affable. Il prenait les choses comme Dieu les disposait. Le 20 juillet 1936, au cours de l’attaque du couvent d’Atocha, il fut gravement blessé dans la région de l’épigastre avec sortie de balle par la région lombaire, il dit: «Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne». Blessé et perdant son sang, il accompagna le reste des religieux qu’on conduisit à la caserne d’Abtao et à la direction générale de sécurité, pour les enfermer au cachot, où il perdit connaissance. Le lendemain la Croix Rouge l’emmena à un hôpital situé rue Navas de Tolosa, où il montra résignation et acceptation de la souffrance; une dominicaine de l’Anunciata, soeur Dolores Robinat, s’occupa de lui, et le P. Nicanor Menéndez, OP, lui donna les sacrements, il fut transformé, plein de paix, de joie et de force. Il mourut, âgé de 40 ans, offrant sa vie pour Dieu, pour la paix en Espagne et la conversion de ses persécuteurs, et priant spécialement le Salve et l’antienne O spem miram, à saint Dominique.
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Edward,Robert,Ramona,Adelfa,Reginalda,Teresa,Rosa,Otilia etc

Message par Fée Violine le Sam 30 Juil 2011 - 18:44

26 juillet (et 22 Novembre avec les martyrs de Grande-Bretagne) Bx Edward Thwing, et Bx Robert Nutter, Burnley (Lancashire) v1550 - Lancaster 26 juillet 1600, martyrs.
Robert entre au Brasenose College à Oxford en 1564 ou 1565, et, avec son frère le Bx John Nutter, martyr lui aussi, étudia au Collège anglais de Reims. Il fut ordonné prêtre le 21 décembre 1581 à Soissons, puis retourna en Angleterre avec le Bx George Haydock au service des catholiques cachés. Il travailla deux ans, le 2 février 1584 il fut incarcéré à la Tour de Londres, où il resta au cachot 47 jours, dont 43 jours dans les fers, et fut deux fois torturé. Le 10 novembre 1584, il fut remis au cachot, où il resta jusqu’au 21 janvier 1585, en compagnie de 20 autres prêtres et un laïc. À cette date il fut exilé : il s’embarqua sur le Mary Martin de Colchester, au quai de la Tour, aborda à Boulogne le 2 février, visita Rome en juillet, revint en Angleterre où le 30 novembre il fut à nouveau emprisonné pour presque 15 ans, cette fois à la prison de Newgate à Londres, sous le nom de Rowley. En 1587 il fut transféré à la prison Marshalsea. Pendant qu’il était en prison il fut reçu dans l’Ordre dominicain par le Provincial du Portugal. Il s’évada en mars 1600, fut repris en mai, envoyé au château de Wisbechet, Cambridgeshire, torturé et finalement pendu en compagnie du Bx Edward Thwing. Béatifié en 1987.

27 juillet Ramona Fossas Románs, Adelfa Soro Bo, Reginalda Picas Planas, Teresa Prats Martí, Ramona Perramón Vila, Rosa Jutglar Gallart, Otilia Alonso González, martyres le 27 juillet 1936, béatifiées en 2007.
Ramona, née à Ripoll (Gérone) le 1er novembre 1881. Elle fréquente le collège des Carmélites de la Charité. À 19 ans elle perd son père, et étant l’aînée de 4, elle aide sa mère dans son travail de modiste. Elle visite les pauvres et les malades, chez eux ou à l’hôpital. Elle entre chez les Dominicaines de l’Anunciata le 6 juillet 1903. Elle appartient aux communautés de Vic, Villanueva de Castellón (Valencia), Valencia, Sant Viçens de Castellet (Barcelone), Játiva (Valencia), Castell del Remei (Lérida), Gérone, Pineda de Mar, Canet de Mar, monastère de Montserrat, et Barcelone-Trafalgar, comme prieure dans les trois derniers.
Le 27 juillet 1936 les persécuteurs ordonnent aux soeurs Ramona Fossas, Adelfa Soro, Teresa Prats, Otilia Alonso et Ramona Perramón de sortir de leur couvent de la rue de Trafalgar, pour interrogatoires. Ils déployèrent la plus grande insistance pour qu’elles apostasient leur foi, abandonnent la profession religieuse et accèdent à leurs propositions malhonnêtes, mais elles répondirent avec une sérénité et une foi invincibles. Sous prétexte de les ramener au couvent, ils les firent monter dans un camion, qui prit la direction de la montagne du Tibidabo. Passé le village de Vallvidrera, ils les firent descendre du véhicule et les fusillèrent une à une. Mais deux d’entre elles survécurent quelques heures et purent raconter leur « passion ». La soeur Fossas avait 54 ans.

Adelfa, née le 6 mars 1887 à Villanueva de Castellón (Valencia), baptisée le 7, confirmée en 1895. Elle fit ses études dans son village natal, au collège des Dominicaines de l’Anunciata récemment fondé, congrégation où elle entra le 3 mars 1905. Profession le 30 avril 1907. Particulièrement douée pour la musique, elle donnait des cours de solfège et de piano; elle fut envoyée à Sant Andreu de Palomar (Barcelone), Gérone (collège ND du Rosaire), Salt (Gérone), Castell del Remei et Barcelone-Trafalgar. Elle avait un caractère optimiste et essayait d’encourager ses sœurs plus peureuses, en des temps où planait la persécution antichrétienne. Elle avait 49 ans.

Reginalda, née à Borredá (Barcelone) le 25 mai 1895, baptisée le 26, confirmée en novembre 1895. Études primaires à l’école publique et au collège des Dominicaines de l’Anunciata de son village. Elle entra dans cette congrégation le 24 mars 1919. Après un temps d’expérience de travail, elle fit profession le 30 septembre 1920. Très éprouvée par la maladie, elle fut envoyée en différents endroits des Asturies, se consacrant aux classes primaires. À la fin de sa vie elle était au collège de Manresa (Barcelone). Le premier jour de 1936 elle disait à une autre soeur que Dieu ne lui avait pas permis d’être martyre en Asturies, mais qu’elle pressentait qu’elle le serait en Catalogne. Le 26 juillet 1936 un groupe de miliciens fouilla le domicile de Manresa où elle se trouvait réfugiée avec la soeur Rosa Jutglar; elles furent l’objet de moqueries et de propositions malhonnêtes, se montrèrent fermes dans la foi et disposées au martyre. Le lendemain, ils allèrent chercher soeur Rosa à une autre maison où elle s’était réfugiée; la soeur Reginalda y était aussi, qui ne voulut pas se séparer de sa sœur ; ils les arrêtèrent et leur donnèrent la mort sur le territoire de Castellgalí, à l’endroit nommé dels Torrents. Elle avait 41 ans.

Rosa, née à Sabassona (Barcelone) le 25 janvier 1900, baptisée le 27, confirmée en 1901. Études primaires au collège des Dominicaines de l’Anunciata de Folgarolas (Barcelone); elle fut ouvrière en usine, et entra dans la congrégation de l’Anunciata le 19 mars 1920. Profession le 30 septembre 1921. Son unique affectation fut le collège de Manresa, depuis 1921. Elle s’occupait de la section des tout-petits, dont elle était très aimée. Quelques-unes de ses élèves se sont longtemps souvenues des soins maternels qu’elle leur prodiguait. Elle était joyeuse, simple et candide. Elle souffrit le martyre avec la soeur Reginalda Picas. Elle avait 36 ans. Les restes de ces deux sœurs unies dans la mort sont dans la même tombe, dans l’église ND de Valldaura de Manresa.

Otilia, née le 31 décembre 1916 à Enfistiella, Nembra (Asturies), baptisée le 2 janvier 1917, confirmée en 1925. Orpheline de mère à 2 ans, mais accueillie avec tendresse par la seconde épouse de son père, elle alla à l’école publique puis chez les Dominicaines de l’Anunciata à Caborana. Elle entra dans la congrégation à Vic le 10 avril 1932, fit profession en octobre 1933. Ses vœux renouvelés, on l’envoya à Barcelone-Horta pour qu’elle commence les études d’institutrice. En juillet 1936 elle passa à la communauté de Barcelone-Trafalgar en attendant de pouvoir trouver refuge en Asturies. Elle vécut le même martyre que la soeur Fossas et les autres sœurs, mais survécut quelques heures aux coups de feu mortels. Recueillie par des personnes charitables qui l’emmenèrent à un hôpital provisoire de la Croix Rouge, elle put transmettre à un médecin l’adresse de sa famille, lui demanda d’aller voir ses parents et de leur dire qu’elle mourait pure, se remettant totalement à la volonté de Dieu. Avant de mourir elle demanda une médaille pour l’embrasser et prier. Elle survécut un peu moins de deux heures. Elle avait 19 ans.

Ramona, née à Vic (Barcelone) le 29 août 1898, baptisée peu après sous les noms de Ramona Rosa María, confirmée en 1898. Elle fut domestique, travailla dans une usine textile et fréquenta l’école du dimanche des Dominicaines de l’Anunciata, puis entra dans cette congrégation le 13 septembre 1920. Profession perpétuelle le 5 avril 1928. En 1922 elle était déjà à Barcelone-Trafalgar. Comme sœur Otilia, elle resta gravement blessée, on la soigna aussi dans l’hôpital de campagne mentionné. Elle survécut pendant la nuit du 27-28 juillet 1936; elle donna l’impression à ses bons Samaritains d’une personne simple et franche; elle se montra contente de son sort. Quand elle parlait de ses souffrances, elle demandait qu’on ne le prenne pas dans le sens d’offenser quiconque, mais qu’on prenne ses paroles comme motif de rendre gloire à Dieu, et elle répétait qu’elle voulait se rendre digne de ce qu’elle considérait comme une immense grâce, un cadeau de Dieu: le martyre. Elle avait 37 ans.

28 juillet St Melchor Garcia Sampedro (Melchor de Quirós) (Lindes, Asturies 28 avril 1821-Nam-Dinh, Vietnam, 28 juillet 1858), martyr, le premier saint des Asturies. En 1835 il étudie la philosophie et la théologie à l’université d’Oviedo, enseigne au collège diocésain San José, puis quitte l’enseignement et entre dans l’Ordre dominicain, avec l’intention d’être missionnaire en Orient, prenant l’habit au couvent d’Ocaña (Tolède) le 16 août 1845. Ordonné prêtre en décembre 1847 à Madrid, il s’embarque à Cádiz le 7 mars 1848 et arrive à Manille (Philippines) le 25 juillet. Il est lecteur de philosophie au collège Saint Thomas de Manille, jusqu’en octobre de la même année, puis embarque à Macao pour le Tonkin, où il arrive en février 1849. Il était d’une grande piété, avec une dévotion particulière envers le Seigneur de la Passion et la Mère douloureuse. Vu ses remarquables qualités pour le ministère et le gouvernement, il est vite élevé au service de vicaire du groupe de missionnaires, et le 16 septembre 1855 l’évêque P. Sanjurjo le consacre évêque de Tricomia à Bui-Chu. En parfaite harmonie avec son projet ministériel, il se livre sans réserves au soin, formation et sanctification des fidèles, donnant ainsi l’occasion d’être connu publiquement et d’affronter la persécution que l’empereur Tu Duc avait décrétée contre les chrétiens. Il écrit à ses parents:
« Nous n’avons pas eu un jour de paix ni de quiétude, ni une heure où notre vie n’ait pas été en danger. L’enfer entier s’est conjuré contre nous, et ces mandarins, comme d’autres Nérons, se sont proposé d’en finir avec l’oeuvre du Seigneur... Persécution cruelle, famine et guerre civile sont les trois fléaux par lesquels les néophytes du Tonkin central purgent leurs péchés et se préparent une couronne plus brillante que le soleil, qu’ils ceindront pour toute l’éternité. En un jour ils ont coupé la tête au prêtre Huang et à cinq chrétiens; le lendemain à dix, et peu après à dix autres; ensuite à trois prêtres, et avant tous ceux-là, ils avaient coupé en morceaux en un seul jour treize chrétiens. Aidez-moi par vos prières à laver mes fautes avec mon sang et que j’obtienne la palme du martyre».
Après l’exécution de Mgr Sanjurjo, son successeur García Sampedro est arrêté le 8 juillet 1858 à Kieu-Lao et conduit chargé de chaînes à Nam-Dinh, capitale de la province, où il est soumis à de cruelles tortures et tentations. Mais il demeure inébranlable dans sa foi, ce pourquoi il est mis en pièces publiquement. Ses restes, rapatriés 30 ans après à Oviedo, où sont célébrés de solennels honneurs funèbres les 28-29 avril 1889, sont transférés à la cathédrale d’Oviedo.
Béatifié en 1951, canonisé en 1988 avec d’autres martyrs du Vietnam.

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Lucio,Antonio,Felicissimo,Saturio,Tirso,Gumersindo,Lamberto

Message par Fée Violine le Sam 30 Juil 2011 - 18:52

29 juillet Bx Lucio Martínez Mancebo, Antonio López Couceiro, Felicissimo Díez González, Saturio Rey Robles, Tirso Manrique Melero, Gumersindo Soto Barros et Lamberto de Navascués y de Juan, martyrs à Calanda (Teruel) le 29 juillet 1936, béatifiés en 2001.

Lucio, né à Vegas del Condado (León) en 1902. En 1912 il entre au séminaire de León, en 1919 au noviciat de Solsona, en 1925 il est ordonné prêtre à Valence. 1930-1936 il est maître des novices et des étudiants, d’abord à Valence puis à Calanda. C’était un frère simple, de forte personnalité et de tempérament vigoureux, qu’il montra en faisant face aux études ecclésiastiques, qui lui coûtèrent beaucoup. Sa ténacité et son esprit religieux lui permirent d’atteindre le grade de lecteur. Il exerça comme professeur.
En tant que sous-prieur de la maison, à l’arrivée de la persécution il veilla à ce que les élèves quittent le couvent et le village pour Saragosse. Quand ils partirent avec sa bénédiction, il leur conseilla, au cas où ils devraient donner leur vie pour la foi, de l’assumer vaillamment. Le soir du 27 juillet il décida que les religieux, en vêtements civils, quitteraient le couvent et se réfugieraient dans des maisons ou fuiraient. Avec quelques frères, il resta au couvent. Quand le couvent fut attaqué, ils durent partir aussi et se réfugier dans des maisons particulières. Quand ceux qui cachaient des frères furent menacés de mort, les frères sortirent dans la rue, furent arrêtés, et fusillés deux jours après. Dans le camion qui les emmenait au lieu du martyre, le P. Lucio commença d’une voix forte à prier le rosaire. Arrivés à destination, ils pardonnèrent à tous et moururent en criant « Vive le Christ Roi ! » Il avait 34 ans.

Antonio, né le 15 novembre 1869 à El Ferrol (La Coruña). Passe son enfance à Betanzos, entre en 1884 au séminaire d’Orense, où il fait sa philosophie, puis au séminaire conciliaire de Santiago où il fait la théologie. Il prend l’habit au couvent de Padrón en 1889. Il continue ses études à Corias et à Salamanque, est ordonné prêtre le 23 décembre 1893. Professeur à Vergara, maître des novices à Padrón. En 1912 il demande à être compté dans les restaurateurs de la Province d’Aragon. Homme de profond esprit religieux et d’un haut sens de l’austérité, ses pénitences physiques et morales étaient proverbiales. Il exerça des ministères variés. Caractère dur qu’il compensait et dominait avec sérieuse humilité et reconnaissance de ses limites. On a dit de lui que pour atteindre le sommet de la sainteté il ne lui manquait que le martyre : le Seigneur le lui accorda en juillet 1936. Le soir du 27 juillet, le P. Antonio fuit le couvent, et comme il ne pouvait courir aussi vite que ses compagnons, il tombe aux mains de ses poursuivants. Conduit en prison, il réconforte les religieux et laïcs détenus. Prêt au martyre, il montre l’exemple aux autres dans les heures tragiques qui précèdent le sacrifice de sa vie. Il leur rappela l'importance de la confession sacramentelle en ces moments, et l’absolue nécessité du pardon évangélique. Pour avoir voulu aider le religieux le plus âgé du groupe, qui se déplaçait avec difficulté, tous deux furent pris et fusillés avec tout le groupe de dominicains qui était resté au village. Blessé, tombé par terre, il joignit les mains, regarda le ciel, et on l’entendit murmurer: « Seigneur, pardonne-leur, parce qu’il ne savent pas ce qu’ils font!». Ce furent ses dernières paroles. Il avait 67 ans.

Felicisimo, né le 26 novembre 1907 à Devesa de Curueño (León). En novembre 1922 il entra comme novice à Solsona, fit ses études à Valence, et fut ordonné prêtre en 1930. Il enseigna la philosophie aux aspirants, à Calanda. Il était sévère avec tous mais surtout avec lui-même. Il était de ceux qui voyaient objectivement la situation sociale conflictuelle. Son esprit vif et pénétrant, entretenu par une étude constante, fit de lui un excellent professeur. Étant donné sa grande jovialité, parler ou avoir affaire avec lui était très agréable malgré la dureté de caractère qu’il réussissait à freiner.
À l’arrivée de la persécution il fut des premiers à être emprisonné, avec deux autres membres de la communauté. Ils furent emmenés à la comandancia d’Alcañiz où les miliciens voulurent les tuer, mais le commandant militaire exigea qu’ils fussent ramenés et jugés à Calanda, dont ils dépendaient. Ils furent les trois premiers frères qui entrèrent en prison. Ensuite on leur ajouta les autres, à mesure qu’on les arrêtait, jusqu’à compléter le nombre de 7 dominicains qui étaient restés au village. Ils reçurent la palme du martyre ensemble, comme ils avaient vécu. Il avait 29 ans.

Saturio, né le 21 décembre 1907 à Devesa de Curueño (León). Il fit ses études à Solsona puis à Valence, et en 1931 fut ordonné prêtre à Barcelone. Professeur, infirmier du couvent. De tempérament nerveux, il dut faire de grands efforts pour s’acclimater à la vie religieuse, mais il donna des signes de solide vocation religieuse, spécialement dans la charité au service des malades. Il dut lutter beaucoup pour freiner son addiction au tabac.
Ami inséparable du P. Felicísimo, et du même âge, ils le furent jusqu’au martyre. La nuit où se consomma le sacrifice, il eut une crise de nerfs, que quelques paroles du P. Antonio L. Couceiro calmèrent immédiatement. « Il nous console dans nos afflictions, afin que nous puissions consoler ceux qui sont dans l’affliction (2 Co 1,4), partageant avec eux le même courage que nous recevons de Dieu. » L’exemple, la force et les paroles opportunes du P. Antonio furent la consolation définitive dont il avait besoin. Ainsi il continua à la hauteur des autres. À partir du 27 juillet à Calanda il eut les mêmes vicissitudes que le P. Felicísimo. Il avait 29 ans, 11 ans de vie religieuse et 5 de sacerdoce.

Tirso, né le 26 janvier 1877 à Alfaro (La Rioja). Il entre au séminaire de San Gaudioso de Tarazona, fait le noviciat et la profession chez les jésuites à Veruela (Saragosse), puis quitte les jésuites et revient au diocèse de Tarazona, où il est ordonné prêtre en 1911. En 1928 il entre dans l’Ordre dominicain. Aux récréations, ses plaisanteries donnent à la communauté de nombreuses occasions de gaieté, bien que par nature il incline plutôt à la tristesse. Excellent compagnon dans la vie communautaire, doté de grâces spéciales pour la vie commune. Spirituellement, une profonde piété et un vigoureux sens ascétique.
Excellent professeur de latin, il écrit une grammaire claire et accessible pour les élèves. Humainement c’était un bon pédagogue, au plan pastoral ce prédicateur fut un apôtre de la doctrine sociale de l’Église. Il marque la société calandine et la presse madrilène (1931) par une série d'articles sur la doctrine sociale de l’Église, et pour cette raison il est considéré comme un « défenseur du peuple » par beaucoup de socialistes de Calanda.
On le voyait parfois un peu abattu devant l’avenir qu’il voyait conflictuel. Un fond d’humilité et la conscience de sa petitesse faisaient que dans les moments difficiles il se sentait peu de chose. Mourir lui importait peu, mais il avait peur de ne pas être à la hauteur des circonstances ; mais dans les moments durs, il fit front. Repoussé de toutes les maisons, car la présence d’un frère était dangereuse, il décide, le 29 juillet, d’aller s’asseoir sur un banc sur la place de Calanda, et d’attendre. Peu après, il fut arrêté et emmené là où étaient les autres. La même nuit, ils furent fusillés. Il avait 59 ans.

Gumersindo, né le 21 octobre 1869 à San Mamed de Amil près de Pontevedra (La Coruña). À 25 ans il demanda à entrer dans l’Ordre comme familier tertiaire sans vœux, au couvent de Padrón. Fin mai 1903 il fit profession solennelle comme frère coopérateur. En 1908 il arriva à Majorque pour s’occuper de l’organisation matérielle de la maison de Manacor, récemment restaurée. Exemple de foi simple et profonde. Grand travailleur, très habile aux travaux manuels, avec des dons d’organisateur. Très doué pour les mathématiques, ce qui lui valut d’être professeur des aspirants à l’entrée dans l’Ordre. Obéissant jusqu’à la mort.
Quand la persécution commença, avec ses infirmités il n’était pas en état de faire de longues marches. Quand il vit que sa présence dans des maisons particulières était compromettante et qu’il ne pouvait marcher, il décida de se remettre aux mains de la Providence, resta assis sur un banc de la place du village. Arrêté, il fut emmené à Alcañiz, puis ramené à Calanda pour être jugé. En prison il retrouva les autres membres de la communauté et tous se préparèrent pour l’heure finale. Ensemble ils reçurent la palme du martyre le 29 juillet 1936. Il avait 67 ans d’âge, 37 ans de vie religieuse.

Lamberto, né le 18 mai 1911 à Saragosse. D’une famille noble et chrétienne, il fit ses études chez les jésuites et les maristes, formation humaine complète. Il commença des études de droit, mais à la mort de son père, renonçant à tout, il demanda à être frère coopérateur chez les capucins, qui refusèrent car ils estimaient qu’il devait être prêtre. Sa famille fait pression aussi sur lui. Mais Lamberto garda son idée, il voulait servir les autres. Il arrive à Barcelone en 1935 chez les dominicains pour commencer le postulat. Il était novice depuis 2 mois 10 jours quand la guerre arrive à Calanda. La communauté dut se disperser, mais frère Lamberto voulut rester avec les religieux âgés et subir le même sort qu’eux. Il fut arrêté le 28 juillet et incarcéré. Soumis avec les autres à un simulacre de jugement, ils furent condamnés à mort. Après beaucoup de mauvais traitements en paroles et en actes, ils furent emmenés en camion à 6 km du village. Priant le rosaire à voix haute et pardonnant de tout cœur à leurs bourreaux, ils furent fusillés, en proclamant «Vive le Christ roi !» Il avait 25 ans.

30 juillet Bx José Maria Muro Sanmiguel et Joaquín Prats Baltueña, martyrs en 1936 près de Teruel, béatifiés en 2001.
José Maria, né à Tarazona (Saragosse) le 26 octobre 1905, étudie humanités, philo, théologie au séminaire San Gaudioso. À partir de 1928 il est vicaire à Villalengua, curé de Purojosa, vicaire à Novallas. Quand en 1935 il entre dans l’Ordre, son idéal se résume en «être missionnaire et martyr». Il est évident que l’atmosphère de martyre l’accompagnait. Quand arrivèrent les jours de persécution, il terminait ses études à Calanda. Quand les miliciens entrèrent à Calanda, fuyant le danger il se dirigea vers Alcañiz. Le 29 juillet il s’approche d’un mas de Castelserás pour demander son chemin, et on l’envoie vers un autre mas où se trouvaient des miliciens. Le P. Muro était une splendide promesse que Dieu tenait en réserve pour Lui.
Il avait 31 ans, 8 ans de sacerdoce et 1 de profession religieuse.

Joaquín, né à Saragosse en 1915. Élève au collège des Écoles Pies, il étudie le latin et les humanités à la Precepturía du même Ordre. À l’avènement de la République, il interrompt ses études ecclésiastiques et entreprend celles pour le baccalauréat universitaire. En septembre 1935 il entre comme novice au couvent dominicain de Calanda. Quand il dut quitter le couvent avec les autres, le 27 juillet, il pensa se joindre au groupe qui allait à pied à Saragosse, mais sa santé fragile l’empêcha de faire un si long voyage. Il essaya de se réfugier chez son grand-père paternel, à Mas de Las Matas, un village près de Calanda. En chemin à Torre Mazas il rencontra le P. José Maria, ils décidèrent d’affronter l’aventure ensemble. En arrivant à la gare de Castelserás, ils demandèrent le chemin d’Alcañiz. Trahis par une femme qui les envoya à une patrouille de miliciens, ils furent emprisonnés dans un sombre cachot, soumis à un jugement au milieu des moqueries et des insultes, qu’ils reçurent la tête basse et en silence. On promit la liberté au jeune frère Joaquín s’il criait « Vive le communisme », à quoi il répondit par trois fois « Vive le Christ Roi ». Ils furent fusillés aux environs du village. Il avait 21 ans, et 8 mois de noviciat.
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Jeanne; Augustin

Message par Fée Violine le Ven 5 Aoû 2011 - 19:13

2 août Bse Jeanne d’Aza, Aza v1140– Caleruega v1190/1200, mère de saint Dominique et du Bx Mannès de Guzman; invoquée pour la fertilité des champs. C'était une femme d'une éminente vertu et d'un remarquable caractère. Bien qu’elle ne soit pas formellement dominicaine, la mère de saint Dominique mérite d’être citée, soit pour avoir mis au monde et éduqué dans la foi le Fondateur de l’Ordre, soit comme bienheureuse laïque.
De noble famille castillane, fille du grand maréchal de Castille Don Garcia d’Aza, tuteur du roi Alfonso VIII, elle épousa Félix de Guzman, gouverneur du bourg de Caleruega, et de cette union naquirent trois fils qui devinrent tous prêtres. L’aîné, Antonio, consacra sa vie entière au service des malades dans un hôpital. Le deuxième, le Bx Mannès, au contraire, a collaboré avec son petit frère, Domingo. Celui-ci, né le 24 juin 1170, vint réjouir le cœur de Jeanne qui, plus très jeune, avait fait un pèlerinage à l’abbaye bénédictine de Silos pour demander sur la tombe du fondateur, saint Dominique de Silos, protecteur des femmes enceintes, la grâce d’un autre fils pour perpétuer le nom de la famille. Mais le Seigneur accorde toujours infiniment plus que ce qu’on lui demande ! Les deux parents de saint Dominique sont cités par Dante : « Ô son père vraiment Félix (= heureux)! Ô sa mère vraiment Jeanne (en hébreu Jean/Jeanne signifie “le Seigneur est sa grâce”, car elle a trouvé pleinement la grâce du Seigneur qui lui a donné un tel fils) ! »
Pendant que Jeanne attendait Dominique, elle rêva qu’elle portait dans son sein un chien, qui s’enfuit en tenant dans sa gueule une torche enflammée. La marraine, elle, vit son futur filleul avec une étoile sur le front. Elles ignoraient que le chien symbolisait la fidélité, la torche l’ardeur de la charité avec laquelle Dominique allait incendier le monde, l’étoile la splendeur de la vérité avec laquelle il allait éclairer les esprits obscurcis par l’erreur. Le chien, la torche et l’étoile devinrent ainsi les symboles de saint Dominique et des frères de son Ordre, vêtus de blanc et noir, chiens fidèles à Dieu.
Jeanne se montra toujours l’ange tutélaire de sa maison: première enseignante de ses fils, elle les éduqua à la sainteté et à la vertu. Elle confia Dominique encore enfant à son frère archiprêtre. Bien qu’elle eût espéré pouvoir choyer des petits-enfants, elle ne s’opposa pas au dessein de la Providence ni aux signes très précoces de la vocation de son fils. Dieu ne tarda pas à lui montrer les splendides fruits des graines qu’elle avait plantées dans leur cœur avec tant d’amour.
Mais après ses fils, les pauvres avaient la deuxième place dans ses préoccupations, au point qu’elle vit se multiplier miraculeusement ses aumônes quand elles n’étaient pas suffisantes. Ces signes de la Providence montrèrent aux yeux de tous la hauteur de perfection et d’intimité avec Dieu à laquelle Jeanne était arrivée.
Pour le reste, on n’a pas plus de détails historiques sur la vie de cette dame. Quand elle mourut, son fils Dominique s’était éloigné d’elle comme le chien du rêve, mais sa torche lumineuse commençait à resplendir dans le monde. Les malades, les pauvres et les affligés se mirent spontanément à l’invoquer comme une sainte devant ses reliques, conservées dans l’église paroissiale, obtenant ainsi grâces et protection. Culte confirmé en 1828.

3 août Bx Augustin Kažotić, né v1260 à Traù (aujourd’hui Trogir, Splitsko-Dalmatinska, Croatie), + 3 août 1323 Lucera (Pouilles, Italie).
De famille noble, il entre chez les dominicains à 15 ans. En 1286 il va continuer ses études à Paris. Au retour il combattit énergiquement l'hérésie en Bosnie, et noua une cordiale amitié avec l’ex-Maître de l’Ordre Niccolò Bocasini, légat pontifical en Hongrie et futur pape Benoît XI. Celui-ci, en 1303, nomma Augustin évêque de Zagreb. Pendant 20 ans il y brilla par son zèle pastoral, empressé jusqu’à l’oubli de soi-même pour la renaissance spirituelle et temporelle de ses enfants. Son action pastorale le fit mal voir du roi Carobert de Dalmatie, et en 1322 à sa demande le pape Jean XXII (pape d’Avignon) le transféra à Lucera en Italie. L'empereur Frédéric II y fit arriver de Sicile près de 60 000 Sarrasins entre 1222 et 1223. La décision fut prise pour limiter les combats entre les Sarrasins et les Siciliens.
Le résultat fut que la ville changea d'aspect: on construisit des mosquées, des minarets, des harems et le plan carré romain fut remplacé par le dédale de rues caractéristique des villes arabes. Elle devint donc la merveilleuse Lugêrah. Les Sarrasins, reconnaissants envers Frédéric II, s'engagèrent à pacifier les populations musulmanes des Pouilles. L'empereur voulut aussi la construction d'un magnifique château.
L'arrivée des Angevins en 1269, commandés par Charles I d'Anjou, vit Lucera assiégée et vaincue en peu de temps. En 1224 cependant, Frédéric II, en réponse à des soulèvements religieux en Sicile, expulsa, au cours des deux décennies suivantes, tous les musulmans de l’ile, en transférant un grand nombre à Lucera dans les Pouilles. Dans cet environnement contrôlé, les musulmans ne pouvaient contester l’autorité royale tandis que la couronne profitait de leurs taxes et de leur service militaire. Leur nombre ayant fini par atteindre entre 15 000 et 20 000, valut à Lucera d’être appelée « Lucaera Saracenorum » parce qu’elle représentait le dernier bastion de la présence islamique en Italie. La colonie prospéra pendant trois quarts de siècle jusqu’à sa mise à sac, en 1300, par les forces chrétiennes commandées par Charles II d'Anjou. Les habitants de la ville musulmane furent exilés ou vendus en esclavage, tandis que nombre d’entre eux trouvaient asile au delà de l’Adriatique, en Albanie
En 1300 Charles II d'Anjou, qui succéda à Charles I, ordonna le massacre des Sarrasins: Lucera fut assiégée et 20.000 habitants furent assassinés. La ville changea son nom en Lucera de Sainte Marie. Elle était le théâtre d’une lutte sanguinaire entre les sarrasins survivants et les chrétiens qui cherchaient à s’y installer après quasi un siècle d’exil forcé. Avec le charme de son exemple et la force persuasive de sa parole, en moins d’un an Augustin rendit à la cité désolée un visage chrétien et une vie sereine. Dix mois après son arrivée, il fut tué par un sarrasin.
Il fut l'un des premiers grands théologiens de Croatie. Il participa au concile de Vienne.
On raconte de lui bien des événements merveilleux. Un jour qu’il était malade et que son prieur lui donna de la volaille à manger, il fit le signe de croix sur le plat, et l’oiseau s’envola. Une autre fois, comme il baisait la main du pape, celui-ci s’aperçut qu’une douleur vive dont il était affligé avait cessé au même instant.
Il a consacré sa vie à la formation de collèges, à la recherche de solutions aux conflits ecclésiaux ; il a été un pacificateur renommé et a travaillé pour les droits de la personne humaine, outre sa préoccupation à l'endroit des pauvres de la société. Il a été aussi l'auteur de quelques études théologiques. Évêque de Zagreb et de Lucera, il s'est consacré avec énergie à promouvoir le bien commun, le salut public de tout le peuple de Zagreb, il a été spécialement attentif aux besoins et à la vie du bas clergé et aux fidèles de son diocèse, son option pour les pauvres l'a conduit à être exilé en France à Avignon. Béatifié en 1700, le premier Croate officiellement béatifié.


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Manuel, Maximino, Victor, Eduardo

Message par Fée Violine le Ven 5 Aoû 2011 - 19:22

5 août Bx Manuel Moreno Martínez, Maximino Fernández Marínas, Víctor García Ceballos, Eduardo González Santo Domingo, martyrs le 5 août 1936, béatifiés en 2007.

Manuel, né à Rincón de Soto (La Rioja) le 17 juin 1862, baptisé le 20, profession le 24 septembre 1878 au couvent d’Ocaña, profession solennelle le 30 septembre 1881 à Ávila. Encore diacre, en 1884 on l’envoie à Manille, où il termine ses études et est ordonné prêtre en juillet 1885. Envoyé aux missions de Chine (Fokien), il prêche l’évangile avec un grand zèle durant 26 ans; il écrit sur la Chine des récits du plus grand intérêt religieux et historique. Il est vicaire provincial de la mission de Fogan (en 1902 et 1906). Ensuite il exerce l’apostolat aux Philippines pendant 6 ans, au couvent Saint Dominique à Manille (1911-1913) et à Pampanga (1913-1917). De retour en Espagne en 1917, il vit dans divers couvents : Ávila (1917-1921), La Mejorada (1921-1931) comme confesseur des aspirantes et des moniales dominicaines d’Olmedo (Valladolid), chez qui il laisse une réputation de sainteté; puis il est à Santa María de Nieva (Segovia) (1931-1934), puis supérieur de la maison de Barcelone-Saint Gervais 1934-1935, où il est élu prieur d’Ocaña. Il avait un charme extraordinaire à cause de sa douceur et de sa largeur de jugement, sans rien perdre de son sérieux et de sa rigueur, il fit fleurir l’Ordre séculier dominicain à Ocaña.
Bien qu’il se soit occupé de faire passer au Portugal les frères les plus âgés, le 22 juillet ils furent surpris par l’assaut du couvent où se trouvaient 32 religieux; sous sa responsabilité il laissa les frères partir où ils voulaient et leur donna de l’argent; les assaillants saccagèrent le couvent, profanèrent l’église, brûlèrent les images et les archives. Avec le P. Maximino Fernández et le frère Eduardo González, il se réfugia dans une maison, de laquelle il se préoccupa de ses subordonnés; ils restèrent là jusqu’au 5 août. Alors il décida d’aller à Madrid chercher un hébergement pour tous. A la gare d’Ocaña on leur donna un sauf-conduit qui en réalité menait à la mort. Ils furent emprisonnés à la « poste de Cuenca»; arrivés à la gare de Madrid-Atocha, ils furent arrêtés et fusillés. Ils moururent en criant «Vive le Christ Roi ! Vive l’Église catholique!». Il avait 74 ans.

Maximino, né à Castañeo (Asturies) le 2 novembre 1867. Profession à Ocaña (Tolède) le 9 septembre 1885, profession solennelle à Ávila le 9 septembre 1888. Envoyé aux Philippines en 1892, ordonné prêtre à Manille en1893. Il reste 6 ans à Cagayán, au nord de Luzón. En 1898, au cours de la guerre d’indépendance des Philippines, il fut arrêté et maltraité. Libéré en 1899, il revient à Manille et de là, très malade, il s’embarque pour l’Espagne en 1902. Il passe deux ans à Ocaña, puis est envoyé au collège Santa María de Nieva (Segovia). En 1914 il est nommé vicaire provincial en Espagne, puis visiteur des maisons de la vicairie. En 1919 il va en Italie, où il est confesseur dans les sanctuaires de Pompéi et Madonna del Arco, économe et sacristain au couvent de la Trinité à Rome (1919-1920). De retour en Espagne (septembre 1920), il réside à Ocaña, sauf pour des missions: chapelain des moniales dominicaines de Santa Inés, à Saragosse (1927-1931); directeur de retraites spirituelles chez les dominicaines d’Olmedo (Valladolid) et Ajofrín (Toledo).
En mai 1936, il retourne à Ocaña pour protéger les Pères âgés. Le 22 juillet, au début de la guerre, le couvent fut attaqué. Blessé mortellement à la gare Atocha à Madrid, le 5 août, il est transporté à demi-inconscient à l’hôpital près de la gare, avec 11 balles dans le corps. Il meurt 10 jours plus tard, le 15 août, après un supplice atroce, au milieu du plus grand abandon et des moqueries.

Victor, né à Carrión le 24 juillet 1880, prêtre au couvent d’Ocaña. Le 22 juillet 1936 les milices pillèrent le couvent et les frères durent fuir; le P. Víctor se réfugia chez le vicaire d’Ocaña. Mais les frères ne se sentent pas en sécurité et pensent qu’ils seraient mieux à Madrid avec d’autres frères. Le 4 août ils cherchèrent un sauf-conduit pour rejoindre leurs frères de Madrid, une sœur malade se joignit à eux, et une femme qui l’accompagnait. Le lendemain ils prirent le train, mais le sauf-conduit s’avéra être un piège car il ordonnait de les tuer en chemin. À l’arrivée à la gare d’Atocha, ils furent assassinés, mais les deux femmes purent se sauver et témoigner de l’événement. Du P. Víctor García on garde à Carrión des bannières qu’il peignit pour les processions.

Eduardo, né à Ávila le 5 janvier 1884, +5 août 1936 ; baptisé le 13, confirmé en 1891. Orphelin de père à 3 ans, sa mère (tertiaire dominicaine) dut travailler comme employée de maison chez Antonio Mata, chapelain des carmélites de San José, qui l’emmena à la résidence provinciale d’Ávila. À 11 ans il revint chez sa mère. Après un temps à Ocaña, il fit profession comme frère coopérateur à Ávila le 27 décembre 1914. Il travailla fidèlement aux offices de sa profession au collège de La Mejorada (1917-1923), Ocaña (1924), Ávila (1925-1930), maison de la Passion à Madrid (1932-1933), couvent du Rosaire, aussi à Madrid (1935-1936). Plein de bonté, travailleur et charitable, joyeux, recueilli et humble. Il se rendait très bien compte de l’hostilité antichrétienne qui régnait à Madrid depuis le début de 1936, il prévoyait le martyre et même le désirait. Le 6 juin il fut nommé à Ocaña, où le 22 juillet il fut victime de l’assaut du couvent. Il alla à Madrid avec les pères Maximino Fernández, Manuel Moreno et Víctor García Ceballos et mourut avec eux. Il avait 52 ans.

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Antonio; Carmen, Rosa; DOMINIQUE; Luigi

Message par Fée Violine le Ven 12 Aoû 2011 - 22:56

7 août Antonio Alcalde Barriga, né 15 mars 1701 à Cigales, Valladolid (Espagne), + 7 août 1792 à Guadalajara, Jalisco (Mexique).
Fils de José Alcalde et Isabel Barriga, paysans chrétiens, en 1716 il entra au couvent Saint Paul, à 16 ans il prit l’habit dominicain, en 1725 il fut ordonné prêtre, puis enseigna dans divers collèges dominicains pendant 26 ans. Il occupa deux prieurés, celui du monastère de Zamora et celui de Jesús María de Valverde. Un jour de juillet 1760, le roi Charles II, qui passait par là au cours d’une chasse, entra chez lui pour se reposer. Il fut surpris de voir dans quelle simplicité vivait le frère Alcalde : dans sa cellule il y avait seulement un tabouret, un cilice, une table, quelques livres et une tête de mort. Peu après, le roi dut nommer un évêque pour le Yucatán et pensa au « frère à la tête de mort ». C’est ainsi qu’Antonio Alcalde traversa l’océan pour s’installer dans le Nouveau Monde.
En 1763, il prit possession de l’évêché de Mérida, Yucatán (alors Nouvelle Espagne). Malgré son âge (62 ans) il apprit le maya pour mieux communiquer avec les habitants. Il agrandit l’hôpital Saint Jean de Dieu, réforma les statuts du séminaire, et en 1769-1770 il fit ouvrir les greniers pour nourrir les pauvres lors d’une famine (récoltes détruites par les sauterelles).
En 1771 il fut nommé évêque de Guadalajara, où il passa 21 ans de travail fécond. Il vivait toujours aussi humblement, et dépensait beaucoup d’argent pour les autres : il fit construire l’Hôpital Royal Saint Michel (aujourd’hui Vieil Hôpital Civil), le sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe, la cathédrale, le couvent des Capucines, le beaterio Sainte Claire. Il fit construire au nord de Guadalajara 158 maisons pour le logement populaire. Il créa des bourses pour l’éducation des filles abandonnées, fonda des écoles et un collège.
En 1786 sévit une famine due aux pluies excessives. Il achète et distribue du maïs, et installe des cuisines gratuites dans les quartiers de la ville. La famine fut suivie de la peste : 50 000 morts en quelques mois en Nouvelle Galice. L’hôpital du centre ville étant insuffisant et de plus un foyer d’infection, Antonio fit construire hors de la ville un hôpital de 1000 lits qui fut terminé en 1794.
Il fonda aussi l’Université Royale et Littéraire de Guadalajara, une des plus prestigieuses d’Amérique latine, la seconde de Nouvelle Espagne, avec chaires de droit canon, droit civil, médecine et chirurgie. Là non plus il ne vit pas son œuvre terminée car il mourut trois mois avant l’inauguration, ce qui consterna la communauté universitaire débutante. Il fut enterré au sanctuaire de Guadalupe, où on voit sa statue à genoux.
Béatification en cours.

7 août Bses María del Carmen Zaragoza Zaragoza et María Rosa Adrover Martí, martyres en 1936, béatifiées en 2007.
Carmen, née à Villajoyosa (Alicante) 1er juin 1888. Fille d’un capitaine de la marine marchande, elle fit partie des Filles de Marie, puis déménagea à Barcelone. Elle visitait les pauvres âgés, les orphelins et les malades accueillis dans les asiles et les hôpitaux. Le 22 juillet 1916 elle entra dans la communauté des dominicaines de Sainte Catherine de Sienne à Barcelone (qui appartiennent aujourd’hui à la congrégation de l’Enseignement de l’Immaculée) et fit profession le 18 février 1918. Elle s’occupait des classes de filles et remplit l’office de portière. La communauté dispersée le 18 juillet 1936, les religieuses cherchèrent refuge chez des parents ou des bienfaiteurs. Avec Soeur María Rosa Adrover, elle fut accueillie dans des foyers amis; elles priaient pour la conversion de leurs persécuteurs et étaient prêtes au martyre. Le 7 août la prieure vint les voir et leur remit de l’argent pour un possible déménagement à Valence, dans leur famille. Devant l’imminence de fouilles, ce même jour elles décidèrent de partir définitivement et sortirent dans la rue. Prises peu après, dans la nuit du 7 au 8 août elles furent emmenées sur la route de Molins de Rei et, sur le territoire de la commune de Vallirana (Barcelone), dans le bois de Lladoner, elles reçurent le martyre. Elle avait 48 ans.

Rosa, née à San Roque (Cádiz) en 1888, elle vécut à Villajoyosa de 8 à 27 ans. Elle fit partie des Filles de Marie et de la confrérie del Carmen. En 1915 elle s’installa à Barcelone; elle travailla comme couturière et au service du comte de Güell. Admise dans la communauté des dominicaines de Sainte Catherine de Sienne à Barcelone le 31 juillet 1920, elle fit profession le 18 février 1922. Elle faisait l’école aux petites filles et remplit la charge de sacristine. Très douée pour la pédagogie, elle éveillait une grande confiance parmi les élèves; elle réalisa un labeur durable. Elle avait 48 ans.

8 août St Dominique (Domingo) de Guzman Garcés, v1170 à Caleruega (près de Burgos), † 6 août 1221 à Bologne, chanoine régulier augustin à Osma, fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs (dominicains) après une mission fructueuse en pays cathare. Patron de l’Ordre, des astronomes, de la République Dominicaine, de Bologne, Madrid et Cordoue, des tailleurs, et des prêtres religieux comme st Jean-Marie Vianney est le patron des prêtres diocésains. Canonisé en 1234. Attributs: croix, livre et globe terrestre, lis, étoile sur le front, rosaire, chien noir et blanc.
« Durant le jour, nul ne se mêlait plus que lui à ses frères ou ses compagnons, nul n’était plus enjoué. Mais durant les heures de la nuit, nul n’était plus assidu à veiller et à supplier de toutes les manières. Il consacrait le jour au prochain et la nuit à Dieu (...) Il accueillait chaque homme dans le grand sein de la charité et, étant donné qu'il aimait chacun, tous l'aimaient. Il s'était fait pour règle personnelle de se réjouir avec les personnes heureuses et de pleurer avec ceux qui pleuraient. » (Jourdain de Saxe +1237, successeur de Dominique)
Il allait jusqu'à prétendre forcer la justice même du Père, en priant pour les damnés : "ad in infernos damnatos extendebat caritatem suam".
Dominique enjoignit un jour à frère Bertrand de ne plus pleurer ses propres péchés, mais plutôt ceux des autres. Si grande fut la vertu de ces paroles, que dès lors frère Bertrand pleura tant sur les autres qu’il ne pouvait plus pleurer sur lui-même, même s’il l’avait voulu.

Dominique fut un apôtre…
… contemplatif. En Dominique croît l’esprit de prière, motivé par le contact avec l’humanité, qui le guide vers la contemplation du mystère du Christ Sauveur.
… compatissant. Dominique a compris que son contact avec l’humanité souffrante: les masses appauvries, les destructions de l’hérésie et du paganisme, la position antiévangélique de l’Église, le monde des pécheurs..., est une source inépuisable d’expérience chrétienne et apostolique.
… pauvre. Dominique est un homme libre des biens matériels pour suivre Jésus pauvre et annoncer en toute liberté la Bonne Nouvelle. Il renonce au patrimoine familial pour vivre en messager de l’Évangile. La vie mendiante et itinérante sera un trait caractéristique de sa pauvreté évangélique.
… humble. L’humilité de Dominique a ses racines dans une profonde connaissance de soi-même et la confrontation constante avec l’idéal de Jésus-Christ patient et humble de coeur...
…de virginité mûre. La joie et l’affabilité dans ses relations, la proximité avec les gens, sa capacité d’amitié..., sont le meilleur témoignage d’une personnalité mûre et de l’intégration des valeurs de l’amour humain dans son projet de vie évangélique.
… charitable. La charité en Dominique est le noyau de la suite radicale du Christ. Il a laissé en héritage à ses fils ce qu’il avait lui-même considéré comme le meilleur trésor de sa vie au service de l’Évangile : la charité fraternelle.
… saint.

8 août Luigi Sturzo, né le 26 novembre 1871 à Caltagirone, Sicile, + le 8 août 1959 à Rome, tertiaire dominicain.
Ordonné prêtre le 19 mai 1894, étudie philosophie et théologie à Rome, et retourne en 1898 dans sa ville natale pour y enseigner ces disciplines. 1905-1920 il est maire-adjoint de Caltagirone et siège au Conseil provincial, tout en jouant un rôle de premier plan dans l'Action catholique. En 1918, il participe à la fondation du Parti populaire italien, précurseur de la démocratie-chrétienne, aux côtés d'Alcide De Gasperi et d'Alberto Marvelli, 1923 il fonde le journal Parti populaire italien et en raison de son opposition au fascisme, il doit partir en exil (Londres, New York). Il publie de nombreux ouvrages : L'Italie et le fascisme (1926), La communauté internationale et le droit de la guerre (1929), La société : sa nature et ses lois (1936), Politique et morale (1938) et L'Église et l'État (1939).
Rentré en Italie en 1946, il ne fait plus guère de politique, mais il est nommé sénateur en 1952. Il meurt à 88 ans. Son procès en béatification a été ouvert en 2002.


Dernière édition par Fée Violine le Ven 12 Aoû 2011 - 23:08, édité 1 fois
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Jean; Jean-Georges; Buenaventura

Message par Fée Violine le Ven 12 Aoû 2011 - 23:00

12 août Bx Jean de Fermo ou de Salerne (1190/1192-1242). Il reçut l'habit des mains de saint Dominique à Bologne où il faisait ses études. Il fonda à Florence le couvent Sainte-Marie Nouvelle, et mena une action intrépide contre les hérétiques patarins (vaudois qui disaient que le Pater est suffisant comme prière, et que l’homme et le monde sont l’œuvre du démon). Culte approuvé en 1783.

12 août Bx Jean-Georges-Thomas Rehm (Katzenthal, Haut-Rhin 1752- Pontons de Rochefort 11 août 1794), martyr. Jean-Georges prend l’habit dominicain à Paris à l’âge de 20 ans sous le nom de frère Thomas, l’année suivante il fait profession au couvent de Sélestat. En 1791 il refuse de prêter serment à la constitution. Son couvent détruit, il part dans la Meurthe, où il continue à prêcher la foi catholique. En 1793 le comité révolutionnaire le met en prison à Nancy. Peu après il est envoyé avec d’autres à Rochefort. De mai à août 1794 il demeure prisonnier sur un bateau sordide où il invite à l’espérance ses compagnons de prison atrocement éprouvés, et meurt d’épuisement et de mauvais traitements. Il fait partie d’un groupe de 64 prêtres et religieux français, les Déportés des Pontons. Béatifié en 1995. http://nouvl.evangelisation.free.fr/pon ... efort.html

12 août Bx Buenaventura García Paredes Pallasá, né à Castanedo de Luarda (Asturies) 19 avril 1866 - + Madrid 12 août 1936, fils de Serapio García Paredes et María Pallasá, martyr, béatifié en 2007 avec 28 autres.
D’une famille chrétienne, il aidait son père à garder les bêtes et fréquentait l’école paroissiale, quand il connut l’Ordre Dominicain durant une mission populaire. Les frères comprirent que ce jeune avait des dons peu ordinaires et, les deux années suivantes, ils lui firent fréquenter l’École apostolique dominicaine de Curias. Il commença ensuite le noviciat et, après une brève période dans sa famille à cause d’un problème de santé, il continua ses études à Tolède, habitant la cellule qui avait été celle du martyr saint Melchor García Sampedro.
Le 30 août 1883 il reçut l’habit, 4 ans après il fit sa profession solennelle. Il prit le nom de Buenaventura de Saint Luis Beltran. Il fit sa théologie à Avila, étudiant en particulier la Somme de théologie de saint Thomas. Il étudia aussi à Salamanque, à Valence et à Madrid, et fut toujours un étudiant brillant. Le 25 juillet 1891, il est ordonné prêtre. Docteur en philo et lettres avec une thèse sur St Thomas et l’esthétique moderne, et en droit civil. Il fut envoyé aux Philippines, à Manille, pour achever ses études, puis, de retour à Avila, il commença à enseigner et à publier des articles. En 1901 il fut élu prieur du couvent Saint Thomas. Il eut ensuite la charge d’écrire le volume consacré au pape Léon XIII pour l’Histoire Ecclésiastique entreprise par le P. Rivas et il ouvrit une école à Ségovie. Le 14 mai 1910 il fut élu supérieur de la Province de Manille, la plus nombreuse de l’Ordre, qui comptait 600 frères. Animé de l’esprit missionnaire, il se préoccupa constamment de la formation des nouveaux frères. Il visita la Chine, le Japon, le Vietnam, où il construisit des écoles et des hôpitaux. Il fonda la revue Missions Dominicaines, pour faire connaître les fatigues des missionnaires. À Manille il projeta et construisit le nouveau siège de la curie provinciale. En 1911, pour le tricentenaire de la fondation, il entreprit d’agrandir l’Université Saint Thomas en Espagne. Il construisit aussi le Centre d’Études Théologiques de New Orleans.

Au terme des 4 ans de provincialat, il fut reconfirmé par Pie X dans la charge pour poursuivre son intense apostolat. En 1917 il aida à la construction de la maison du Rosaire de Madrid dont ensuite il devint supérieur. Il vivait dans cette maison avec le Bx Manuel Alvarez qui recevra avec lui la couronne du martyre. Il était un point de référence pour tout l’Ordre et le 22 mai 1926, malgré lui, il fut élu Maître Général. À la première bénédiction comme Maître, étaient présents quelques futurs compagnons de martyre. Il demanda la collaboration de tous, mettant la prière à la base de son nouveau et lourd devoir. Il déménagea ensuite dans sa nouvelle demeure à Rome.
Un an après l’élection il prit, au chapitre général de tous les frères et les soeurs délégués de Ordre, une mesure importante : chacun d’eux, par droit, pouvait signer avec le sigle O.P. Tous étaient appelés à témoigner de la foi au nom de saint Dominique, parce que comme dans une grande famille, “bat dans tous les cœurs dominicains le même amour pour le bien commun de l’Ordre”. Il nomma ensuite les commissions pour adapter au nouveau droit canon les Constitutions des frères et celles de la branche féminine.
En 1936, le P. Buenaventura retourna en Espagne, sachant combien c’était dangereux. Dans les premiers jours d’août, il fut enlevé au couvent d’Ocaña et conduit à Madrid où il fut tué. Le fils du berger, qui avait été guide de tout l’Ordre Prêcheur, comme le Bon Pasteur prompt à donner sa vie pour ses brebis, témoignait une confiante résignation à la volonté de Dieu.
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Inocencio, Reginaldo

Message par Fée Violine le Ven 12 Aoû 2011 - 23:02

13 août Bx Inocencio García Díez et Luciano (Reginaldo) Hernández Ramírez, martyrs à Madrid le 13 août 1936, béatifiés en 2007. fête le 6 novembre.

Inocencio, né 28 décembre 1875 à Alar del Rey (Palencia), était prieur du couvent de Madrid lors de l’attaque du 19 juillet 1936. Apprenant que le P. Santonja était blessé, il se présenta pour l’aider, l’emmena dans un sanatorium et resta trois jours avec lui. Dans la clandestinité il aida aussi d’autres religieux. Le 13 août il fut arrêté et emmené à la tchéca des Beaux-Arts, où il fut exécuté dans les caves. Il avait 60 ans.

Reginaldo, né en 1909 à San Miguel el Alto (Jalisco, Mexique). La communauté dissoute, en juillet il resta au couvent. Après il essaya de se réfugier à l’ambassade du Mexique mais quand ils surent qu’il était prêtre, ils lui fermèrent les portes. Il se réfugia alors chez une famille amie. Il fut arrêté le 13 août, après avoir confessé ouvertement qu’il était le religieux mexicain qu’ils cherchaient. Il fut emmené à la tchéca de Lista et exécuté le jour même. Il avait 27 ans.

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Barthélemy; Alberto

Message par Fée Violine le Ven 19 Aoû 2011 - 19:10

15 août Bx Barthélemy de Podio (Barthélemy le Petit), né à Bologne, + 15 août 1333.
Il entre encore jeune dans l’Ordre à la fin du 13ème siècle, fait ses études dans sa ville natale et devient un théologien capable et un prêcheur plein de zèle pour les âmes. En 1318 le pape Jean XXII, qui désirait garder les catholiques arméniens en lien avec Rome, et ramener les schismatiques, l’envoya comme chef d’un groupe de missionnaires en Arménie, et comme évêque latin à Maragha (aujourd’hui en Iran), à l’est du lac Urumiah. Il convertit beaucoup de païens et de musulmans, ramène des schismatiques dans l’unité catholique. Une grande partie des moines arméniens, sous la direction du savant Jean de Kherna, se met sous l’autorité de Rome. Jean fonde en 1330 la congrégation des Uniates de saint Grégoire l’Illuminateur, incorporée plus tard dans l’OP. Vers cette époque, Barthélemy semble avoir changé de siège : il est désormais évêque de Nakhichivan (aujourd’hui en Azerbaïdjan). Là il réussit une union de chrétiens autochtones avec l’Église catholique romaine : il en sortit aussi une Province dominicaine, qui exista jusqu’au début du 19ème siècle.
Barthélemy traduisit en arménien le Psautier, des traités de st Augustin, la Somme contre les Gentils et une partie de la Somme de Théologie de st Thomas. Il écrivit un livre de casuistique et un traité sur les sacrements. Parce qu’il réussit à amener des chrétiens arméniens à rentrer dans l’Église catholique, l’Église l’appelle « l’apôtre de l’Arménie ».

15 août Serviteur de Dieu Alberto (Pio) del Corona, né 5 juillet 1837 à Livourne, + 15 août 1912 à Florence.
Né de modestes marchands de chaussures dans un quartier populaire de Livourne, c’est un enfant à l’esprit vif et pieux, à l’école il est bon en lettres et philosophie. Il entre à 17 ans au couvent dominicain Saint Marc à Florence, humble, obéissant, appliqué à l’étude de la théologie et des langues orientales; en février 1860 il est ordonné prêtre. Les engagements religieux et l’enseignement au couvent Saint Marc et au séminaire de Florence ne l’empêchent pas d’être en contact avec les réalités sociales. En 1872 il fonde l'Asile des Sœurs Dominicaines de la Pierre. En 1874, pour résoudre les problèmes du diocèse de San Miniato, Pie IX pense au jeune dominicain, qui ne se résigne que quand le vieux pontife s’écrie, presque suppliant: «Pour l’amour de Dieu, de la Vierge, de saint Pierre et aussi pour l’amour de ce pauvre vieux, allez et demeurez !» Le 3 janvier 1875 il est sacré évêque titulaire de Draso, le 18 il arrive à San Miniato comme évêque coadjuteur in spiritalibus tantum et vicaire général. Il loge au couvent dominicain et se met aussitôt au travail, commençant par une visite sans préavis à Sainte Croix, nom qui lui semble prophétique. Il a avec Mgr Barabesi des difficultés juridiques, qu’il surmonte avec délicatesse et humilité, par l’estime et l’amitié plutôt que par la défiance. Quand Barabesi meurt en février 1897, Del Corona le pleure, devient évêque effectif de San Miniato et déménage à l’évêché. Il obtient l’exequatur le 10 mars.
Il exerce sa mission d’évêque avec vérité, charité et humilité. L'amour le porte à se dépenser de mille manières; sa générosité n’a pas de limites. Le peuple l’aime, l’acclame; de grandes joies lui viennent de la conquête laborieuse de tant d’âmes, qui le récompense de ses efforts. Il souffre beaucoup, au physique et au moral, mais répète toujours serein : «Heureux qui se sent honoré de porter la croix avec Jésus-Christ». Il remercie la Conférence Saint Vincent de Paul, à laquelle il a adhéré à l’âge de 14 ans, en notant : «Elle m’éduqua aux spectacles de la douleur et de l’amour». Il favorise de toutes les manières les œuvres sociales, des sociétés ouvrières aux cercles récréatifs. Il écrit 37 lettres pastorales, dans lesquelles se reflètent les tensions et les problèmes de l’époque. Parlant des aides aux pauvres, il précise: «Elles sont à blâmer, ces donations philanthropiques, où, comme disait Ozanam, l’argent court mais le cœur ne bat pas». Et au second Congrès Catholique Italien (1875), il déclare: «Voici la devise et l’emblème de tout le Congrès : "La vérité dans l’amour et l'accroissement de vie en Christ"». En 1900 Léon XIII le nomme Assistant au Seuil Pontifical.
Épuisé par la fatigue et la maladie, il se retire au couvent dominicain de Fiesole, puis le 3 août 1906 à l’Asile de la Pierre à Fiesole, l’œuvre de son amour qu’il a dirigée et formée. Les sœurs le soignent avec affection, sans prévoir sa fin. Le 29 août 1907 Pie X le nomme archevêque titulaire de Sardica. Son âme, fortifiée par les sacrements, chante d’avance les cantiques de l’éternité bienheureuse : "Nous irons dans la joie à la maison du Seigneur", soupire-t-il. "Je suis usé, mais à l’Assomption je refleurirai ". Pour être jusqu’à la fin un bon fils de saint Dominique, "chantez-moi le Salve Regina ", demande-t-il. Puis il demande qu’on lui récite l’hymne à la Sainte Trinité qu’il a presque continuellement sur les lèvres. Après avoir dirigé le diocèse pendant 37 ans, comme administrateur apostolique puis comme évêque résidentiel, il meurt et est enterré chez les sœurs qu’il a fondées.
Il a laissé un Orario, document révélateur de sa vie de relation avec Dieu: il passait les nuits à prier, pratiquait la discipline et le jeûne. Ses journées, il les passait à enseigner, à confesser ou à la direction spirituelle. Excellent orateur, il partageait le pain de la Parole de Dieu en prêchant aux savants avec de profonds arguments et au petit peuple avec une surprenante simplicité. Et toujours il en tirait un confort spirituel et un renforcement de la foi. Humble ascète, prêtre et évêque zélé, prédicateur éloquent, auteur élégant, maître savant et diligent.
Béatification entreprise en 1942. On attend que l’Église reconnaisse l’héroïcité de ses vertus.


Dernière édition par Fée Violine le Sam 20 Aoû 2011 - 6:36, édité 1 fois
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Hyacinthe

Message par Fée Violine le Ven 19 Aoû 2011 - 19:12

17 août St Hyacinthe (Jacek) Odrowąż de Pologne (v1183 à Groß-Stein, aujourd’hui Kamień Śląski près d’Opole en Pologne -15 août 1257 à Cracovie), un des apôtres de la Pologne. De famille noble, frère ou cousin du Bx Ceslas Odrowąż (voir 17 juillet), il étudia à Cracovie, Prague et Bologne, puis devint prêtre (et sans doute chanoine) à Cracovie. En 1218 son oncle Yves Konski, évêque de Cracovie, emmène ses deux neveux à Rome, et demande à st Dominique des missionnaires pour son diocèse. St Dominique lui dit qu’il n’en a pas de disponibles mais qu’il peut en former sur place : Hyacinthe, Ceslas, et deux personnes de la suite de l’évêque, Hermann le Teutonique et Henri le Morave. St Dominique leur donne l’habit à Sainte-Sabine en mars 1218, ils font leurs vœux au bout de six mois de noviciat. St Dominique établit Hyacinthe supérieur de la mission, et pour respecter leur nouvelle règle, ils reviennent en Pologne à pied et sans provisions (donc pas avec l’évêque Yves). Passant en Haute-Carinthie, ils restent six mois et fondent à Friesach un couvent avec Hermann comme supérieur. Ils passent en Styrie, Autriche, Moravie, Silésie, puis arrivent à Cracovie où Hyacinthe fonde un couvent avec l’aide de son oncle. Beaucoup de gens entrent dans ce couvent, et Hyacinthe évangélise la population avec succès. Zèle et ascèse. La Sainte Vierge lui apparaît souvent.
Il envoie Ceslas et Henri à Prague où ils fondent le couvent Saint Clément, et part lui-même évangéliser le Nord. Il fonde des couvents à Sandomir sur la Vistule ; à Ploko en Moravie ; dans une petite île déserte où plus tard sera construite la ville de Dantzig ; à Culm en Prusse (ennuis avec les Chevaliers Teutoniques); à Cammin, à Premislau, à l’île de Rugen, à Elbing, à Montréal en Poméranie. Il va aussi en Danemark, Suède, Gothie, Norvège, Écosse, Livonie, Petite-Russie, Constantinople, Chio, Grande-Russie (ou Moscovie), il construit un couvent à Kiev (1229-1233) mais doit fuir car les Tartares détruisent la ville (il emporte le Saint Sacrement), il revient à Cracovie (1241-1243), fait divers miracles, évangélise la Cumanie, la Tartarie, le Tibet, le nord de la Chine, la Volhynie, la Podolie, la Lithuanie, la Finlande. Le tout sans armes, sans monture, sans argent, sans interprète, sans fourrures, parfois sans guide, mais Dieu l’a protégé puisqu’il est revenu en bonne santé à Cracovie, âgé de plus de 72 ans.
Il mourut en disant le psaume « Entre tes mains Seigneur je remets mon esprit ». Quand il fut question de le canoniser, les témoignages attestèrent, rien que pour Cracovie, 50 résurrections, 72 agonisants rétablis en santé, et une infinité de malades guéris. Il a fondé la Province de Pologne mais ne voulut jamais être provincial ni évêque, il voulait être libre. Il traversa à pied sec les grands fleuves, et la Vierge Marie venait converser avec lui. Des témoins oculaires rapportent à son propos plusieurs prodiges comme la traversée miraculeuse de la Vistule sur sa chape, alors qu'il transportait l'Eucharistie et la statue de la Vierge. Ne cessant jamais de mener la vie austère et priante des premiers dominicains. Ne se déplaçant qu’à pied et vivant d’aumônes. « Il était humble, charitable, compatissant et avait des entrailles de père pour tous les hommes ». Il fut canonisé en 1594. Patron de la Pologne, Poméranie, Prusse, Lituanie, Russie, Cracovie, Kiev, Wroclaw; on l’invoque pour le danger de noyade, contre la stérilité et pour avoir un accouchement facile. Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, obtient du roi Ladislas de Pologne une partie des reliques d’Hyacinthe qu’elle offre aux dominicains de la rue Saint-Honoré.
http://www.heiligenlexikon.de/BiographienH/Hyazinthus_von_Polen.html

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José Maria,Josep,Mannès,Celestino,Abilio,Santiago,Gregorio..

Message par Fée Violine le Ven 19 Aoû 2011 - 19:31

17 août Serviteur de Dieu José Maria Cueto Diez de la Maza, né 4 novembre 1839 à Yermo, Cantabria, + 17 août 1908 à Las Palmas, Îles Canaries. Nommé évêque des Canaries, il fonde la paroisse ND de la Lumière pour la promotion spirituelle des habitants, car son amour des pauvres se manifeste dans la masse des ouvriers de la zone portuaire, créant des œuvres pour leur promotion humaine et chrétienne. Ainsi, il fit ouvrir des écoles aux pères franciscains pour la promotion culturelle et fonda en collaboration avec un docteur une maison-asile et un petit hôpital pour s’occuper des ouvriers du port, des marins et de leurs familles. Cofondateur des Dominicaines Missionnaires de la Sainte Famille (Dominicaines des Canaries). Il favorisa l’arrivée dans le diocèse de diverses congrégations. Son grand travail social ne l’empêcha pas de s’occuper des œuvres de la cathédrale, qui fut déclarée basilique mineure en 1894. Il réorganisa le séminaire, créant l’Université pontificale. Béatification en cours.

17 août Bx Josep Santoja Pinsach, né 1er avril 1879 à Olot, Gerona, +15 août 1936 à Madrid, martyr. Blessé par balle lors de l’attaque du couvent le 19 juillet 1936, il fut soigné dans une maison de secours. Le prieur Inocencio García lui rendit visite et s’arrangea pour le faire transporter au sanatorium du Rosaire, dont ils le tirèrent pour l’exécuter dans la Prairie de San Isidro, à Madrid. Béatifié 2007.

*18 août Bx Mannès Guzman, v1170, +1236 Gumiel d’Izàn. Remarquable par sa simplicité et sa sincérité, et adonné à la contemplation. Frère de saint Dominique, Mannès fut un de ses premiers disciples, recevant de ses mains l’habit en 1215. Il fut son inébranlable collaborateur dans la diffusion de l’Ordre, et pour évangéliser les cathares dans le Languedoc et un des fondateurs du couvent Saint Jacques à Paris en 1217. En 1219 Dominique lui confie la direction spirituelle du monastère de Madrid. Il fut un prédicateur ardent, doux, humble et jovial, et sage conseiller des moniales de Prouille. Âme de grande candeur, inclinée au silence et au recueillement, il fut appelé « le contemplatif ». Aux fatigues et aux sueurs, selon l’exemple de st Dominique, il ajouta les prières et les pénitences connues seulement de Dieu. Comblé de mérites, il mourut au monastère St Pierre de Gumiel où était le tombeau familial. Sa tombe fut illustre par des miracles. Béatifié en 1834.

18 août Bx Celestino José Alonso Villar, Abilio Sáez López, Santiago Franco Mayo et Gregorio Díez Pérez, martyrisés la nuit du 17-18 août 1936 aux environs de La Tejera, de Navelgas, en invoquant le Christ Roi. Béatifiés en 2007.

Celestino, né et baptisé le 15 juin 1862 à Margolles, Cangas de Onís (Asturies), confirmé en 1872; il se décida pour la vie religieuse à 17 ans, après une mission prêchée par les jésuites à Cangas de Onís; pour s’y préparer, il apprit le latin avec un prêtre d’Infiesto. Il prit l’habit au couvent de Corias (Asturies) le 1er juillet 1881, fit profession le 2 juillet 1882. Après la philo et la théologie, il fut ordonné prêtre à Oviedo, le 19 juin 1886; il devint lecteur en théologie; nommé ensuite au collège de Vergara (Guipúzcoa) où il réalisa un grand travail parmi les élèves, remarquable dans le domaine des sciences exactes. En 1904 il devint prieur à Corias; 4 ans après, il retourna à Vergara, aussi comme prieur; doué pour gouverner, il savait mêler une exquise bonté avec l’énergie nécessaire ; véritable père pour ses subordonnés et très estimé des élèves ; en 1912 il fut nommé maître des novices à Corias, puis il remplit la charge d’économe conventuel ; affectueux, compréhensif, conseiller sûr; il fut chargé de fonder la maison de Navelgas (Asturies), tout en restant supérieur et directeur de l’école apostolique qui y était établie. En 1930 il est nommé supérieur de la maison de La Felguera (Asturies); c’est là qu’il vit la révolution d’octobre 1934, donnant un clair témoignage de fidélité et de prudence. Depuis le 5 octobre 1933, néanmoins, il était de nouveau supérieur de la communauté de Navelgas.
Convoqué par le comité de Navelgas, il accourut à son siège le soir du 7 août 1936; ses frères l’accompagnèrent en priant le rosaire; le 12 août il fut arrêté avec le P. Gregorio Díez Pérez, et, malgré son âge, forcé à des travaux de reconstruction d’un pont; on le laissa retourner au couvent, mais le 16 on l’arrêta de nouveau avec le P. Gregorio, le P. Santiago Franco et frère Abilio Sáiz; les enfants du collège restèrent seuls, en larmes. Ils furent emmenés à la prison installée dans les sous-sols de la caserne de la garde civile, où ils prièrent sans interruption, et il y a des indices qu’ils purent célébrer l’eucharistie. Ils ne réussirent pas à dépouiller le P. Celestino de son habit.

Santiago, né le 28 mars 1905 à Santa María del Páramo (León), baptisé le 31, élève à l’école apostolique de Corias, profession le 31 août 1921; philo à Corias jusqu’en 1924; théologie à Salamanque, prêtre le 9 février 1930. Observant, obéissant, bon religieux. Nommé ensuite professeur au collège de Navelgas et consacré aussi au ministère à la chapelle publique, grand conseiller, remarqué pour sa dévotion au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge. Il aurait pu facilement se sauver, mais il choisit le martyre plutôt que de manquer à l’obéissance.

Gregorio, né le 9 mai 1910 à Gozón de Ucieza (Palencia), baptisé le 12; élève à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) 1922-1926; noviciat à Corias, profession le 17 août 1927, philo au couvent, théologie à Salamanque; religieux extrêmement simple, pieux, extraordinairement travailleur, très serviable et bon compagnon. Ordonné prêtre à Ávila le 3 juin 1934; ayant du goût pour l’étude de l’histoire, il collabora durant son séjour à Salamanque avec le P. Vicente Beltrán de Heredia. Ses études terminées, il est nommé professeur à l’école apostolique de Navelgas. On appréciait son profond sens surnaturel, son intense esprit de prière, son extrême humilité, sa fervente dévotion eucharistique et mariale. Il était obéissant, serviable, aimé de tous.

Abilio, né le 2 février 1894 à Montejo de Bricia (Burgos), baptisé le 8. De caractère simple et joyeux, il se destina au métier de charpentier dans son village natal; une visite au sanctuaire Notre-Dame de Montesclaros l’aida à clarifier sa vocation religieuse ; il prit l’habit de frère coopérateur à Corias et fit profession le 14 mars 1931; sérieux, observant, pieux, d’une vie intérieure épurée, il exerçait la fonction de boulanger. Nommé à l’école apostolique de Navelgas, il servit principalement la communauté comme cuisinier et chargé du bétail. Religieux excellent, ponctuel, accomplissant très exactement les fonctions qui lui étaient confiées, d’une gaieté saine et sérieuse.

18 août Servante de Dieu Aurelia Oreglia (Leletta) d’Isola, Turin, 1er avril 1926 – Saint-Pierre, Aoste, 18 août 1993, tertiaire dominicaine. http://www.santiebeati.it/dettaglio/93652

*19 août Bx Jourdain de Pise (Giordano da Rivalto), Pise 1260- Piacenza 19 août 1311. Il étudia à Pise, à Bologne et à Paris, retourna en Italie, enseigna la théologie à Pise à partir de 1287, fut maître à Pérouse en 1289, à Viterbe en 1295, alla en 1301 au Chapitre général de Cologne, 1303-1306 enseigne à Florence, où il prêcha à l’église Sainte Marie Nouvelle. Il se fit une grande réputation de prédicateur à Florence et en Toscane. Il prêchait en effet dans la langue populaire et non pas en latin. Il est l'un des créateurs de la langue italienne. Fameux fut le Carême florentin, un cycle de sermons qu’il prononça à la cathédrale de Florence entre 1303 et 1305. Nommé ensuite prédicateur général, il enseigna l’éloquence, bien que parfois il retourne pour très peu de temps à l’école pour remplacer frère Remigio Girolami absent. En 1307 il se consacre de nouveau à l’enseignement, cette fois de la Bible, et encore à Pise; en 1311 il est invité à Paris à la Sorbonne, mais durant le voyage il meurt à Piacenza; il est enterré à l’église Sainte Catherine à Pise. Le 25 septembre 2010, son corps est transféré dans l’église Saint Joseph, à Pise. Son culte fut approuvé en 1833.

19 août Vble Martin Bernedo Albistur (Vicente) né 2 février 1562 à Puente La Reina, Navarra (Espagne), + 19 août 1619 à Potosí (Bolivie).
Prêtre Dominicain. Vénérable : 22 janvier 1991
http://hispanidad.tripod.com/hechos27.htm

19 août Bx Louis Florès, † 1622, prêtre dominicain d’origine flamande, martyr à Nagasaki, avec un frère augustin (Pedro de Zúñiga, prêtre) et les treize membres japonais d’équipage du bateau qui les avait amenés (Joachim Hirayama, Léon Sukeyemon, Jean Soyemon, Michel Diaz, Antoine Yamada, Marc Takenoshima Shinyemon, Thomas Koyanagi, Jacques Matsuo Denshi, Laurents Rokuyemon, Paul Sankichi, Jean Yago, Jean Nagata Matakichi, Barthélemy Mohioye), martyrs.


Dernière édition par Fée Violine le Jeu 10 Mai 2012 - 12:59, édité 1 fois
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Ramon, Colomba, Rose, Marie

Message par Fée Violine le Dim 4 Sep 2011 - 19:35

21 août Bx Ramón Peiró Victorí (Aiguafreda, Barcelone, 7 mars 1891-El Morrot, Barcelone, 21 août 1936), martyr, apôtre de l’Eucharistie et promoteur de la dévotion au rosaire.
D’une famille profondément chrétienne, il va à l’école primaire chez les Pères de la Sainte Famille de son village. À 15 ans, il entre au couvent Saint Jean Baptiste de Corias (Asturies) où il prend l’habit dominicain et fait profession en 1911. Il étudie la théologie à Salamanque et est ordonné prêtre en 1915. Il enseigne les humanités chez les apostoliques de Solsona, puis est supérieur à Calanda. Muté à Barcelone, il exerça les fonctions du culte divin et embellit la chapelle du Saint Sacrement. Durant de nombreuses années il forme les jeunes aspirant à la vie dominicaine, puis se consacre au ministère du culte dans l’église conventuelle.
Quand il dut quitter le couvent le 19 juillet 1936 et se réfugier dans une maison voisine, il fut témoin de l’incendie de l’église et de la chapelle du Saint Sacrement, qui l’affecta profondément. Pour ne pas compromettre ses protecteurs, probablement le 15 août il dut changer de refuge et aboutit dans une pension dirigée par des étrangers, où il se croyait en sûreté. De toute façon, il s’était habitué à l’idée du martyre, si c’était l’heure de Dieu. Sa fidélité même au sacerdoce le dénonça. Quand on lui demanda s’il était prêtre, il répondit franchement que oui. Après deux jours de prison où il fut très maltraité, il fut fusillé dans un faubourg de Barcelone. Il était serein, il envoya à sa mère un message disant qu’il était content. Il avait 45 ans, 28 ans de vie religieuse et 21 ans de sacerdoce. Il arriva au martyre en même temps que son frère Miguel, tertiaire dominicain, père de famille, victime de la persécution pour son catholicisme à outrance, et défenseur de la foi. Béatifié en 2001.

21 août Servante de Dieu Colomba Scaglione, Lecce 31 octobre 1698- 21 août 1753
Au XVIIe siècle, Lecce était constellée de couvents, tous promoteurs de ce triomphe architectural que fut le « baroque de Lecce ». Antonia Teresa, fille d’Oronzo et Lucrezia Martina, de la noble famille Scaglione, entra, sous le nom de Maria Colomba, au monastère dominicain de la Nativité de la Vierge, fondé en 1470.
Sa vie se passa dans le monastère dans une observance rigoureuse de la Règle et des Constitutions, dans une existence totalement offerte à Dieu pour le salut des âmes. Elle multiplia les jeûnes et les abstinences, préférait les travaux humbles et les services les moins appréciés.
La prière était son trait d’union avec Dieu qui ne s’arrêta pas même en face des épreuves les plus difficiles, comme des maladies graves et handicapantes ; elle fut gratifiée d’expériences mystiques et ascétiques, élevant aux plus hauts sommets son voeu d’obéissance, qu’elle considérait comme “le signe de son amour et la source de tout son repos”, parce que pour elle l’obéissance, en la privant de volonté propre, lui donne par anticipation la possession de Dieu.
L’ascèse et la mystique de soeur Colomba est connue surtout parce que pour obéir à son père spirituel, elle écrivit ses expériences dans la Vita interiore quand elle avait 37 ans.
Cet écrit et ses expériences, bien que cachées, de sa vie contemplative, furent ensuite publiées par son père spirituel Domenico Fontanella, en 1756, à Naples.

*23 août Ste Rose de Lima (Isabel Flores), 20 avril 1586, +24 août 1617, première sainte canonisée du Nouveau Monde (en 1671), patronne du Pérou, de l'Amérique, des Philippines, des Indes (qu'elle aurait voulu évangéliser), des jardiniers et des fleuristes. http://www.heiligenlexikon.de/BiographienR/Rosa_von_Lima.html
Isabel Flores était la dixième enfant d'une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou. Très vite, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu'elle multiplie les austérités. À 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l'ayant simplement demandé dans la prière. Elle en profitera pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle. À 5 ans, elle se consacre à Dieu. À 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi-recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et une austérité effrayante. En échange, elle reçoit des grâces mystiques étonnantes. Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes. Ses visions éveillent les soupçons de l'Inquisition. Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs. À sa mort, le petit peuple de Lima se presse sur sa tombe pour en recueillir un peu de terre.
Citations :
À part la Croix, il n'y a pas d'autre échelle pour atteindre le Paradis.
Le Seigneur a dit d'une voix forte : que tous les hommes sachent que la grâce arrive après la peine, qu'ils sachent que sans avoir porté le fardeau des afflictions, ils ne peuvent atteindre les hauteurs de la Grâce, qu'ils apprennent que les dons de la Grâce augmentent au fur et à mesure que le fardeau s'alourdit, que les hommes ne se trompent pas, il n'y a qu'une voie pour rejoindre le Paradis, et la Croix est la seule route pour y accéder.
Nous n'obtiendrons pas la Grâce si nous ne souffrons pas. Nous devons supporter peine après peine pour rejoindre la nature divine, la gloire promise aux enfants de Dieu, et le parfait bonheur de l'âme.
Si l'homme savait combien est suave la possession de la Grâce divine, combien précieuse elle est, combien de joies et d'exaltation elle procure, personne ne pourrait se plaindre de la croix qu'il faut porter.


24 août Vble Marie de Popiglio,+1547 à Pistoia.
Dès sa jeunesse, elle mena une vie pure et pieuse, humble comme une fleur des vallées, douce et gaie, pratiquant la vertu simplement et sans fard. Vers 30 ans elle devint tertiaire dominicaine et fut une tertiaire parfaite. Dieu lui donna bien des fois d’annoncer des choses futures, de lire dans les consciences, de faire des miracles.
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Francisca,Pedro,Vicente,Luis,Jacques,François,Caïus,Madelein

Message par Fée Violine le Dim 4 Sep 2011 - 19:44

24 août Servante de Dieu Francisca del Espiritu-Santo Fuentes, née en 1647 à Manille (Philippines), + 24 août 1711 à Manille.
Francisca, fille de Don Simon de Fuentes, Espagnol, et de Doña Ana Maria del Castillo y Tamayo, métisse espagnole de Manille, reçut une bonne éducation et épousa un gentilhomme qui mourut peu après. Elle se consacra alors à la prière et au service des pauvres et des malades de la ville. Dans une vision, elle vit saint François et saint Dominique et se prosterna devant saint Dominique. Elle devint donc tertiaire dominicaine en 1682 sous le nom de Francisca de l’Esprit Saint. En 1686, Francisca, María Ana de Fuentes (sa soeur), Antonia de Jesús Esquerra et Sebastiana Salcedo demandèrent l’autorisation de vivre ensemble une vie de prière et de pratique des vertus, tout en continuant leur apostolat social. Le Maître général de l’Ordre approuva leur requête en janvier 1688, mais le directeur du Tiers Ordre, Fr. Juan de Santa María, qui leur était favorable, fut nommé ailleurs, et à sa place fut nommé Fr. Juan de Santo Domingo, qui était contre et le projet fut laissé de côté. Francisca et ses compagnes furent profondément effrayées, mais Sebastiana prophétisa qu’elle et Antonia ne vivraient pas assez pour le voir, mais que le Beaterio serait réalisé. Peu à peu Francisca mûrit spirituellement, et son désir de servir le prochain ne cessait de grandir. Son désir de réaliser le Beaterio grandissait aussi, au point qu’un jour après la confession, elle aborda encore le sujet avec le Frère Juan. Il lui reprocha son impatience mais bravement elle lui dit : “ Père prieur, le Beaterio sera établi, et Votre Révérence le verra”. Il devint alors un puissant supporter du projet. Sous sa direction, Mère Francisca et ses compagnes vécurent d’abord dans la maison de Mère Antonia de Esguerra qui était morte. En 1696, le Beaterio Sainte Catherine de Sienne fut formellement établi avec Fr. Juan de Santo Domingo, alors Provincial, président, et Mère Francisca prieure. Les autres sœurs étaient Mère Maria et Mère Rosa de Santa Maria. Mais en 1703, l’archevêque de Manille voulut mettre le Beaterio sous sa juridiction : conflit, il excommunie Francisca et met les autres soeurs sous interdit. Pour éviter le scandale, les soeurs enlevèrent leur habit et avec l’aide du gouverneur général et des frères dominicains, elles partirent deux ans en « exil » au collège Sainte Potentienne. Francisca souffrit le plus parmi ces épreuves, mais avec courage elles espéraient le jour de la victoire. Vu que l’opposition au Beaterio était en partie une question d’argent, une importante aide vint d’un tertiaire dominicain, Don Juan de Escaño y Cordova, qui en 1704 assura aux béates un revenu annuel de 2000 pesos (somme considérable) par l’intermédiaire de la Province. Le moment du triomphe arriva en 1706 quand après des négociations, leur adversaire l’archevêque Camacho changea de coeur et manifesta de la sympathie aux béates. Avec l’aide du gouverneur général et des dominicains, Mère Francisca et sa soeur revinrent à leur maison d’origine, ayant repris l’habit et la règle. L’autorisation de l’archevêque est datée du 26 mars 1706. Il y avait à cette époque 15 soeurs espagnoles, dont 1 novice, et aussi des sœurs converses et une postulante. La même année, le Beaterio ouvrit un collège qui admettait des Espagnoles, des métisses et des indigènes, leur apprenant religion, lire, écrire, arithmétique, musique, broderie, art des fleurs etc. La grande épreuve étant passée, Francisca continua avec ardeur sa poursuite de la perfection spirituelle, pour elle et ses filles. En brave et forte femme, elle gouverna le Beaterio avec prudence et fidélité à la Règle, faisant de l’eucharistie le centre de la vie spirituelle de la communauté. Le Beaterio n’ayant pas de chapelle avec le Saint Sacrement, elle dut demander aux frères du collège Saint Jean de Latran de construire un corridor reliant le Beaterio à leur chapelle. Épuisée par les mortifications et les travaux, elle tomba malade et souffrit avec résignation et humilité pendant des mois, édifiant chacun. Elle mourut, laissant comme vivant témoignage de son amour de Dieu et du prochain le Beaterio Santa Catalina de Siena, qui est maintenant la Congrégation des soeurs dominicaines de Sainte Catherine de Sienne. Elle fut enterrée dans la chapelle Saint Jean de Latran. Béatification en cours.

25 août Pedro Vásquez, dominicain espagnol, et ses compagnons, martyrs à Shinbara au Japon en 1624. Ils furent brûlés vifs pour la foi du Christ.

25 août Bx Vicente Álvarez Cienfuegos (Villamejín, Asturies, 29 avril 1863 –Madrid 25 août 1936). Son frère José fut aussi dominicain. Il commença ses études au couvent de Corias (Cangas del Narcea, Asturies), ordonné prêtre à Oviedo le 18 septembre 1866. Il enseigna la philosophie et la théologie à Corias, organisa la résidence de dominicains à Cádiz, puis fut professeur à Salamanque. En 1900 il revint à Oviedo pour se remettre d’une maladie. Sa vocation littéraire commence à donner des fruits et il commence à être reconnu pour ses œuvres poétiques publiées dans des revues religieuses. Auteur de : Le saint rosaire et ses indulgences (1902); la brochure Bref compendium des principaux devoirs, privilèges et indulgences de la V.O.T. de Saint Dominique, et Patronato de vocaciones dominicas (1915).
Le 18 juillet 1936 éclate la Guerre civile, le 22 août il est arrêté et emmené à la tchéca de la rue Montesquinza (Madrid), il meurt martyr.
Béatifié en 2007, avec 497 autres martyrs espagnols du 20ème siècle.

Bx Luis Urbano Lanaspa (Saragosse 3 juin 1882- Valence 25 août 1936).
Il entra au petit séminaire à 14 ans, prit l'habit dominicain à 16 ans à Padron (La Corogne), puis étudia dans les couvents de Corias (Asturies) et de Salamanque. Il fut ordonné prêtre en 1906 et fit un doctorat de physique à Madrid. C'était un homme de science qui aimait l'observation et la spéculation intellectuelle alliées au sens des réalités de son époque, elles-mêmes éclairées par la doctrine catholique. En 1912, pour restaurer la province dominicaine d'Aragon (après les lois anti-religieuses du tournant du siècle), il s'établit à Valence. Il y déploya ses qualités de prêcheur, de professeur, de directeur de conscience et de promoteur d'oeuvres sociales tout en collaborant à des revues scientifiques. En tant qu'orateur du légat pontifical, il fit un long voyage au Chili, au Pérou et en Équateur, à l'issue duquel il reçut le titre de prêcheur général de l' Ordre dominicain. Il reçut aussi le titre de prêcheur du roi. Il fonda le Collège Saint-Joachim et la polyclinique Saint-Vincent-Ferrer. Il était conscient de l'urgence des problèmes sociaux en Espagne et du péril socialiste. En même temps il forma de brillantes générations de jeunes Dominicains.
Le 19 juin 1936 au début de la guerre, comme ses confrères il dut abandonner son couvent et il se réfugia dans une famille amie. Le 23 juin, les autorités républicaines qui avaient eu connaissance de sa situation le consignèrent à demeure en attendant un avis de détention. Il se résigna et se confia au Seigneur. On vint le chercher au matin du 25 août et il fut fusillé dans la soirée. Sa dépouille repose depuis 1942 dans la basilique Saint-Vincent-Ferrer à Valence. Béatifié en 2001.

26 août Bx Jacques de Bevagna (Giacomo Bianconi), Bevagna (Ombrie) 7 mars 1220 - † id. 15 août 1301. Sa naissance fut, selon la tradition, accompagnée de signes : trois étoiles apparurent dans le ciel, dont chacune avait la forme d’un dominicain. Elles brillèrent toute la nuit et le matin de sa naissance. Ce matin-là, des enfants criaient en voyant ces étoiles: « Allons à l’école, allons à l’école, car les maîtres sont déjà nés ». Effectivement, trois saints et savants dominicains naquirent à cette époque : Jacques, Ambroise Sansedoni, et Thomas d’Aquin. Il entre à 16 ans chez les dominicains de Spolète. Sa solide formation théologique fit de lui un théologien hautement capable, qui s’opposa aux nicolaïtes en Ombrie et y fit disparaître cette hérésie. On dit que comme il priait devant un crucifix, il fut arrosé de sang et il lui fut dit : Ce sang doit être pour toi le signe du salut. Il fonda alors à Bevagna un couvent dominicain dont il fut le premier prieur, et montra l’exemple de la pénitence et de la foi zélée. Il composa le Miroir de l’humanité de Jésus et le Miroir des pécheurs ou le Jugement dernier sur tous. À l’approche de la mort, il demanda à ses frères de l’eau fraîche, la changea en vin et mourut en laissant ses frères surpris et joyeux. Culte confirmé en 1672.

27 août quatre tertiaires dominicains martyrs au Japon en 1624 :
Bx François Kurobioye de Tchicoungo, catéchiste ;
Bx Caius de Corée (Caïus Jiyémon). Ancien bonze coréen, il se convertit et s'enfuit au Japon, où, devenu tertiaire dominicain et catéchiste, il aida les frères de l'Ordre. Il mourut martyr à Nagasaki, brûlé vif pour avoir confessé le Christ ;
Bses Madeleine Kiyota et Françoise ;
on décapita aussi les enfants de ces martyrs, âgés de 3 à 25 ans, mais ils ne sont pas béatifiés.

27 août Bx Pedro Ibañez Alonso (Né le 27 avril 1892, à Fuentes de Nava, Palencia, + le 27 août 1936, à Madrid ) et José María López Carrillo (Né le 14 février 1892, à Alcalá la Real, Jaén, + le 27 août 1936, à Madrid, martyrs, béatifiés en 2007.

29 août Bx Constantino Fernández Álvarez (La Vecilla, 7 février 1907 - Cuart de Poblet, 29 août 1936 ) et Francisco Monzón Romeo (né 1912- Hijar, Teruel, 1936), martyrs, béatifiés en 2001.

30 août João Vicente, dit Maître Jean (Lisbonne 1380 – Viseu 30 août 1463), évêque de Lamego et Viseu, fondateur de la Congrégation des chanoines séculiers de saint Jean l’Évangéliste. Il étudie la médecine à Lisbonne, le droit à Bologne; il enseigna à l’université de Lisbonne pendant 7 ans. Il fut aussi le plus grand médecin du royaume, nommé par le roi Édouard 1er de Portugal. Homme de confiance du roi, il accompagne en Flandres l’infante Isabel, fille de Joan 1er, qui devait se marier avec le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il réforme l’Ordre Orde de Crist et en fut visiteur, à l’instance de l'infant Enric, duc de Viseu.
Il entre au couvent dominicain de Benfica. À Lisbonne, avec Martim Lourenço et Afonso Nogueira, il pose en 1420 les bases pour former une nouvelle communauté de chanoines, pour remédier à la dégradation morale et sociale du clergé et de la société de l’époque. L'habit bleu des chanoines fit que l’évêque fondateur fut appelé « l’évêque bleu ».
Il fut nommé évêque de Lamego le 7 mai 1432 et, entre 1446 et 1463, évêque de Viseu, où il mourut en réputation de sainteté et fut enseveli dans la cathédrale

30 août Bx Nicasio Romo Rubio, né en 1891, martyr en 1936, béatifié en 2007.

31 août Vble Kolumba (Elisabeth Franziska) Weigl, Munich 8 mars 1713, † Griesstätt (Bavière) 31 août 1783.
Deuxième enfant d’un distillateur de Munich (Franz Paul Weigl, appelé à Munich le « père des pauvres »), dès l’enfance elle a des visions. À l’âge d’1 an, elle perd sa mère Ursula, elle est élevée par une servante pieuse et de 7 à 14 ans par les demoiselles anglaises. À 15 ans elle perd aussi son père, vécut quelques années dans la famille du secrétaire de l’hôpital du Saint Esprit, Johann Paul Beck. Comme c’était une riche héritière, elle eut des prétendants, mais elle décide d’entrer chez les dominicaines d’Altenhohenau près de Griesstätt, où sa tante est moniale. Elle prend l’habit à 17 ans en août 1730, sous le nom de sœur Kolumba. Vers la fin de son noviciat, à la fête de l’Exaltation de la Croix 1731, elle reçoit les stigmates. Elle mène une vie d’humilité, de prière, de sacrifice et de pénitence. Elle participe aux souffrances du Crucifié, elle a d’innombrables visions de la vie de Jésus et un attrait particulier pour son ange gardien. Certains de ses contemporains avaient des doutes sur l’authenticité de ses expériences mystiques. Critiquée par ses sœurs, soupçonnée d’être menteuse et sorcière, elle fut aussi traitée sévèrement par les supérieurs de l’Ordre et par ses confesseurs. En 1745 eut lieu une enquête sur sa plaie du côté, qui fut reconnue véritable. Une expertise théologique confirma cela en 1770. En 1774 elle est élue prieure pour trois ans. Après sa mort elle est enterrée dans la chapelle du monastère. Son culte commença rapidement (ex-votos de 1791). Même après la sécularisation du monastère et la fermeture de l’église, son souvenir resta vivant. En 1925 Faulhaber cardinal archevêque de Munich dit que l’église du monastère est "encore inondée par les vertus de la bienheureuse Kolumba". Depuis 1923 il y a de nouveau des dominicaines dans le monastère. Attributs : la croix avec les cinq plaies du Christ. http://www.heiligenlexikon.de/Stadler/Kolumba_Weigl.html

31 août Bx Miguel Menéndez García, José María Palacio Montes, Isidro Ordoñez Díez, prêtres; Pedro Vega Ponce et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola, religieux; Josefina Ventureta Sauleda Paulis, moniale ; martyrs le 31 août 1936 à El Pinar de Lada, de Sama de Langreo. Béatifiés en 2007.

Miguel, né à San Julián de Quintana, près de Belmonte (Asturies) le 29 juin 1885, baptisé le 1er juillet ; enfant, il gardait les bêtes; orphelin de père à 12 ans, un oncle prêtre l’initie aux études et à 14 ans l’inscrit comme externe à l’école apostolique de Corias; il fait profession à Corias le 12 octobre 1902. On l’envoie étudier la philosophie à Padrón (La Coruña), la théologie à Salamanque, où il est ordonné prêtre le 18 juillet 1909. Il enseigne ensuite au collège de Vergara (Guipúzcoa) pendant 12 ans, apprécié par les collègues, les élèves et les parents. En 1923 il est nommé à Corias, puis à Saint Étienne de Salamanque, où il est maître des novices et des étudiants. En juillet 1929 il est recteur de Vergara, servant louablement la communauté pendant deux triennats. Ensuite il est nommé professeur à l’école apostolique de Corias. C’est là que le surprend la révolution. Il est incarcéré dans le couvent même avec d’autres religieux de la communauté; après de terribles tortures, subies là et à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres religieux de la communauté le 19 août 1936.

José, né à Bimenes, près de Nava (Asturies) le 9 novembre 1901, baptisé le 10; orphelin de père quand il était enfant, il est élevé par son grand-père; à 11 ans il entre à l’école apostolique de Corias; il fait profession le 11 novembre 1917, étudie la philosophie, puis la théologie à Salamanque ; prêtre le 6 juin 1925. Devient lecteur, nommé à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya; en 1926 il fait son service militaire à Larache, puis enseigne à Corias et à Salamanque. Il publie un Manuel sur la propriété, qui fut très remarqué, et écrivit des articles dans les revues La Vie Surnaturelle et La Science thomiste. Pour refaire ses forces à la fin de l’année scolaire 1935-36, on l’envoie à Corias, bien qu’il pressente qu’il va à la mort. Il subit la prison et le martyre dans les mêmes circonstances que le P. Miguel.

Isidro, né à Campohermoso (León) le 15 mai 1909, baptisé le lendemain; confirmé à Aviados (León) en 1914; élève à l’école apostolique de Corias en 1920; profession le 16 août 1926, études de philosophie. Il fait la théologie à Salamanque, est ordonné le 10 juillet 1932, célèbre sa première messe au sanctuaire Notre-Dame de Montesclaros (Santander) le 16 juillet 1932. Il finit ses études à Salamanque, il est nommé assistant du maître des novices et sacristain. Ensuite il est nommé professeur (de latin, rhétorique et histoire universelle) et procurateur à l’école apostolique de Corias.
Incarcéré avec d’autres religieux de la communauté dans le réfectoire des apostoliques; puis emmenés à Sama de Langreo entre insultes, menaces, travaux forcés et coups fréquents. La conduite des religieux jusqu’à la mort fut très exemplaire, supportant avec une profonde humilité tous les malheurs, priant fréquemment le rosaire, se confessant, confessant leurs compagnons de captivité. Son cadavre fut jeté dans un puits de mine.

Pedro, né à Mayorga de Campos (Valladolid) le 26 juillet 1902, baptisé le lendemain; confirmé en 1906. De famille très pauvre, il travailla durement pour survivre dans son enfance, il ne put donc pas aller à l’école, il ne savait même pas lire. La fréquentation des moniales dominicaines de Mayorga fut déterminante pour sa vocation. Il entra au couvent de Corias comme frère coopérateur et prit l’habit le 31 mars 1935; il fut approuvé à l’unanimité pour faire sa profession religieuse, mais la révolution l’empêcha de la réaliser. Arrêté en qualité de religieux, il eut le même sort que ses compagnons déjà mentionnés.

Cristobal, né et baptisé à Abadiano (Vizcaya) le 11 juillet 1915, confirmé en 1919; enfant très pieux, il clarifie sa vocation au contact des moniales dominicaines d’Elorrio (Vizcaya); en 1927 il entre à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) mais, devant la difficulté des études, il demande à devenir frère coopérateur; profession à Saint Étienne de Salamanque le 9 décembre 1934. Nommé à Corias où, entre autres, il est chargé de la boulangerie; les gens qui l’ont connu le tenaient pour un saint religieux, d’une extraordinaire exemplarité. Il subit prison, tortures et martyre avec ses compagnons.

Buenaventura, née le 30 juillet 1885 à Sant Pol de Mar (Barcelone), baptisée le 5 août, première communion le 23 mai 1897, étudie au collège des dominicaines de l’Anunciata dans son village natal. Catéchiste, spécialement parmi les enfants pauvres, elle pensa entrer chez les Filles de la Charité, mais finalement entra en 1905 au monastère barcelonnais de Montesión, aujourd’hui à Esplugues de Llobregat. Elle fut successivement infirmière, chantre, procuratrice, prieure et maîtresse des novices. Le 19 juillet 1936, avec les autres soeurs, elle dut quitter le monastère et trouver un refuge ; elle aurait pu se réfugier dans son village natal, dans sa famille, mais préféra rester avec les autres sœurs et s’occuper d’elles. Le matin du 31 août, elle fut arrêtée et soumise à un pénible interrogatoire de 12 heures; ils exigeaient entre autres qu’elle révèle le domicile du chapelain et des autres sœurs, mais elle ne dénonça personne. À bout de force, elle s’écria à un moment donné : "Je n’en peux plus. Donnez-moi un peu d’eau, je brûle!" Ils la servirent, pour qu’elle continue à parler. À la nuit tombante, voyant dans la rue une automobile qui attendait pour l’emmener, elle demanda : "Si vous devez me tuer, pourquoi ne le faites-vous pas ici même?" Mais le martyre continua. Le lendemain on trouva son cadavre dans l’hippodrome. Elle avait 51 ans. C’est la première dominicaine espagnole contemplative béatifiée.
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Gilles, Guala, Ingrid, José Maria, Catherine, Dina

Message par Fée Violine le Dim 4 Sep 2011 - 20:02

1er septembre Bx Gilles, + à Gand au milieu du 13ème siècle, religieux OP, homme d’une éminente vertu et tout brûlant de zèle pour le salut des âmes. Dieu, qui lui avait donné le don des larmes, répandait en même temps dans son cœur une surabondance de joie qui rejaillissait jusque sur les traits de son visage. Vénéré à St Omer, diocèse d’Arras.

2 septembre Bx Guala (Wala) de Bergame ou d’Astino, Bergame 1180 - + Astino 3 septembre 1244. Fidèle à sa vocation, il évangélisa son diocèse et assura une formation théologique à ses clercs. Il lutta avec prudence et force pour la paix de l’Église et le bien commun, souffrant l’exil au temps de l’empereur Frédéric II. évêque de Brixen.
Il était déjà prêtre quand en 1219 st Dominique lui donna l’habit et le nomma prieur du couvent de Brescia. À la mort de st Dominique, Guala eut la vision de son entrée au paradis. Il fut inquisiteur de la foi, puis légat pontifical, pour rétablir la paix entre les populations de la Haute Italie. Mis sur le candélabre, il fut une lumière non seulement pour ses frères mais aussi pour ses concitoyens qui l’aimaient et le vénéraient. Tant de vertus attirèrent l’attention du pape, qui lui donna des missions délicates de pacification, ce qui à l’époque faisait partie de l’apostolat des Prêcheurs. Grâce à sa prudence perspicace, il réussit admirablement à faire la paix entre les Lombards et l’empereur Frédéric II. Sur le territoire d’Astino dans le Val Camonica (Lombardie), il s’employa avec sagesse à la paix de l’Église et de la société civile. En 1229, le pape Grégoire IX lui attribua le diocèse de Brescia. Il accepta malgré lui, mais pendant 5 ans il dut vivre en exil loin de la cité déchirée de factions : il fut l’hôte des Vallombrosiens, près de Bergame, où il pleura, pria, étudia. Finalement il put rentrer à Brescia, à la grande joie de ses ouailles, dont il fut le père affectueux et le pasteur actif, soucieux aussi de leur bien temporel. Ses soins les plus tendres étaient pour les pauvres, mais il avait au cœur le souci de toutes classes de personnes. Son dernier acte épiscopal fut la pose de la première pierre de l’église St Étienne de Bergame. Il mourut chez les Vallombrosiens. Dès sa mort, il fut l'objet d'un culte populaire qui fut confirmé officiellement en 1868. Emblème: la crosse. Depuis 1869 ses reliques sont conservées au monastère dominicain Matris Domini à Bergame.

2 septembre Ste Ingrid Elofsdotter de Skänninge, née vers 1220 en Suède, + 2 septembre (ou 9 octobre ?) 1282. De noble famille (elle était petite-fille du roi Knut de Suède), Ingrid reçut une éducation princière, hautement chrétienne. Lorsque très jeune encore ses parents lui firent faire un riche mariage, toute cette splendeur ne l’éblouit pas, et elle continua de vivre dans le monde sans être du monde. Restée veuve très vite, elle édifia sur ses terres de Skänninge, avec l’aide de généreux bienfaiteurs (notamment son frère Jean Elofson, chevalier teutonique), le premier monastère dominicain de Suède. Elle entreprit, avec d’autres demoiselles, un pèlerinage à Jérusalem, Rome et St Jacques de Compostelle. Revenue dans sa patrie, un unique désir la dominait : se consacrer pour toujours à une vie de prière et de pénitence. Le démon chercha à ternir sa renommée, allant même jusqu’à attenter contre sa vie, mais cela ne servit à rien, car la pèlerine fut accueillie avec beaucoup de vénération et de bienveillance lors de son retour. Elle put enfin accomplir son plus ardent désir : elle entra au monastère et prononça ses voeux le 15 août 1281 en présence du roi Magnus Ladulas, avec l'aide et le soutien de Pietro de Dacia, OP, et l'autorisation de l'évêque de Linköping et du Provincial. Elle fut prieure jusqu’à sa mort.
La renommée de sa sainteté et l’accomplissement de prodiges ont vite contribué à son culte parmi les peuples voisins. Elle fut béatifiée en 1499. Ne parvenant pas à une canonisation formelle, l’église locale procéda néanmoins, le 29 juillet 1507, à la translation solennelle des reliques, avec l’autorisation du pape Alexandre VI, en présence du roi et d’une immense foule, ainsi que tous les évêques de Suède, et bien entendu tous les Dominicains de la région. Jusqu’à la Renaissance, son culte fut très important en Suède. On la représente en dominicaine avec la croix.

2 septembre Bx José María Laguía Puerto, né et baptisé à Albarracín (Teruel) le 12 mars 1888, + Oviedo, 2 septembre 1937. Dès l’enfance il eut des contacts quotidiens avec les dominicaines du monastère Saint Étienne et Saint Bruno de sa ville natale. Il a deux sœurs religieuses (dont une dominicaine). Il entre au couvent de Corias comme frère coopérateur, parce qu’il sait que l’Ordre dominicain a eu beaucoup de saints frères. Profession en 1909; portier du couvent, il irradie l’amabilité; de santé fragile, il est convaincu de l’avoir recouvrée par l’intercession de saint Joseph. On l’envoie au collège de Vergara (Guipúzcoa) où il fait profession solennelle en 1918; puis au couvent de Las Caldas de Besaya (Santander), où il s’occupe de l’infirmerie, de la blanchisserie et de la sacristie, fonctions où il laissa le souvenir ineffaçable d’un religieux sérieux et d’une vertu extraordinaire. Quand fut fondée la maison de La Felguera (Asturies) en 1930, il y fut envoyé; il s’occupa du jardin d’enfants, de la chapelle ouverte au culte, et autres travauxs. Il se fit remarquer par sa patience, délicatesse et bonté, il avait une grande douceur; dans les conversations il communiquait avec intensité son amour de Dieu, poussant les âmes de ceux qui l’entendaient à plus de vertu. En juillet 1936, la communauté dut se disperser. Il vécut 5 mois caché dans une maison amie, avec la possibilité de participer à l’eucharistie quotidienne, il fut pour tous un exemple constant de vie surnaturelle; puis il trouva un autre domicile. Le 30 juillet 1937 il fut arrêté, emmené au comité d’investigation et incarcéré à Sama de Langreo, puis ils l’emmenèrent à Gijón, à la prison improvisée dans l’église des jésuites, il fut obligé de travailler sur une route ; début septembre 1937, ils le sortirent de prison; avec d’autres ils l’emmenèrent à La Felguera puis à Tudela de Veguín, et de là au cimetière du Sauveur à Oviedo, où son cadavre apparut avec le rosaire dans une fosse commune. Béatifié en 2007.

4 septembre Bse Catherine de Racconigi (Catarina Mattei), 1486-1547. Fille d'un petit artisan du Piémont, elle fut très tôt favorisée de grâces mystiques, en particulier les stigmates de la Passion du Seigneur. Elle offre sa vie à Dieu pour le salut des pécheurs et c'est alors qu'elle connaît tant de souffrances. Entrée dans le Tiers-Ordre de saint Dominique, elle est l'objet de calomnies qui l'obligent à quitter sa ville et à partir en exil où elle meurt seule avec Dieu. Elle supporta, avec une admirable charité et une abondance de vertus, une mauvaise santé continuelle, les calomnies des hommes, de dures tentations et l’exil. Béatifiée en 1808.

4 septembre Bse Dina Bélanger, Québec 30 avril 1897- Sillery 4 septembre 1929.
Dina est née de parents profondément chrétiens dont elle est l’unique enfant, si on excepte un petit garçon qui ne vécut que trois mois. Elle étudie le piano dès l'âge de 8 ans et son talent musical la conduit au conservatoire de New York où elle étudie le piano et l'harmonie de 1916 à 1918. Elle entre dans le Tiers Ordre dominicain. "Avant chaque concert, écrit-elle, Jésus me demandait le sacrifice du succès". À 24 ans elle délaisse la carrière de pianiste de concert. Son attrait pour la vie spirituelle, décelé dès l'enfance, la conduisit à rejoindre les Sœurs de Jésus-Marie à Sillery en 1921. Elle prit l’habit en février 1922 et fit profession le 25 août 1923, sous le nom de sœur Marie de Sainte-Cécile-de-Rome. Bientôt atteinte de tuberculose, sa vie religieuse se déroula surtout à l'infirmerie après sa profession. Sa vie spirituelle est intense. Elle enseigna la musique jusqu’à sa mort, mais elle a la conviction intérieure que la musique la prépare à faire du bien d'une autre façon: par ses écrits. Lorsqu'elle meurt, à 32 ans, elle laisse des compositions musicales, des poèmes, une correspondance, et son autobiographie, commencée en mars 1924, qui révèle la profondeur de son engagement spirituel. Béatifiée en 1993.

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Joseph

Message par Fée Violine le Lun 5 Sep 2011 - 13:39

5 septembre St Joseph Hoang Luong Canh, médecin, né 1763 près de Bac Giang, Vietnam, † 5 septembre 1838 à Ninh Tai près de Bac Ninh. Il était tertiaire dominicain et vivait au village de Tho Ha (district de Yen Viet). Expert en plantes médicinales, il soignait ses patients avec précaution et se souciait particulièrement des plus pauvres. Sous l’empereur Minh Mang, confucéen orthodoxe, il mourut martyr en compagnie de Pierre Nguyen Van Thu.
Béatifié 1902, canonisé 1988. Depuis, les martyrs du Vietnam sont tous fêtés ensemble le 24 novembre.
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Bertrand, Michal, Julia

Message par Fée Violine le Jeu 8 Sep 2011 - 16:24

6 septembre Bx Bertrand de Garrigues, né à Garrigues (Gard), + Bouchet (près d’Orange) 18 avril 1230, un des premiers compagnons de saint Dominique et son confident, chapelain des sœurs à Prouille. Il entra dans l’Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse. Saint Dominique l’envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au coeur de l'Université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs. De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé en 1221 premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que st Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: «Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu’il s’était proposé d’imiter et qu’il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de saint Dominique, il veilla sur les soeurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères. Il mourut au cours d'une retraite qu'il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d’Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion. Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint.
Culte approuvé en 1881.

6 septembre Bx Michal (Jan Franciszek) Czartoryski, Pelkini, Podkarpackie 19 février 1897- Varsovie 5 septembre 1944, fusillé par les nazis, béatifié en 1999 avec 106 autres martyrs polonais. Il étudia l’architecture à l’université Szech de Lemberg (Lwów), puis rejoignit les Dominicains en 1927 sous le nom de frère Michal, et fit profession en 1928. Il fut ordonné prêtre à l’église dominicaine de Jaroslaw le 20 décembre 1931 et fut maître des novices. Il eut un rôle actif dans la construction d’un nouveau couvent dominicain à Varsovie. Socialement et politiquement engagé, il était bien informé sur la Résistance polonaise à l’influence allemande. En 1940 Thadeusz comte Komorowski unit beaucoup de groupes de résistants avec l’Arma Krjowa (350 000 membres). Quand les troupes russes approchèrent de Varsovie, Bor-Kiomorowsky, général de l’armée de la résistance, donna le 1er août 1944, avec l’accord du gouvernement polonais en exil, le signal de la résistance à Varsovie. Himmler, furieux, ordonna de tuer les 500 prisonniers polonais à Varsovie dans la nuit 1-2 août. Le 4 août les artilleries allemande et russe approchèrent de Varsovie mais les SS de Himmler, renforcés par des troupes d’Azerbaïdjan, attaquèrent, et assassinèrent par balles, crosses et couteaux 15.000 hommes, femmes et enfants. En vain Churchill et Staline demandèrent une aide d’urgence pour les rebelles. Le 2 septembre le centre ancien de Varsovie était aux mains des Allemands ; ils occupèrent l’hôpital et évacuèrent tout le personnel médical le 6 septembre. Les blessés graves n’eurent pas la permission de quitter l’hôpital. Michal Czartoryski choisit de rester avec eux. Une demi-heure après l’évacuation, les Allemands tuèrent les survivants, dont Michal Czartoryski. Leurs corps furent brûlés sur les barricades construites par les Polonais pour défendre Varsovie. Patron de Jaroslaw.

6 septembre Bse Julia Stanislawa Rodzinska, Nawojowa (diocèse de Tarnowo) 1899- Stutthof 20 février 1945. Elle était la deuxième d'une famille de cinq enfants. Ses parents étaient très pieux ; son père Michel était organiste à l'église du village, à 8 ans elle perdit sa mère. La famille était très proche des religieuses du Tiers-Ordre dominicain de Wielowski dont la mère Stanislawa Leniart avait fondé le couvent du village. Elles tenaient une école, une infirmerie et catéchisaient les enfants du secteur. Elle devint orpheline à l'âge de dix ans et fut recueillie avec sa petite sœur Janine au couvent. Pendant l'occupation austro-allemande, à dix-sept ans elle entra comme postulante au couvent de Wielowski, puis fit sa profession sous le nom de sœur Marie-Julie à Cracovie, partie de l'ancienne Pologne autrichienne qui venait de se réunir à la nouvelle république polonaise. Elle continua ses études pédagogiques à Poznan. La Pologne renaissait de ses cendres, et les sœurs fondaient ou renforçaient les communautés dominicaines du pays réunifié. Elles fondèrent un orphelinat à Wilno qui avait été au centre de la guerre polono-lithuanienne, ainsi qu'à Rava Ruska près de Lvov. Julia prononça ses vœux définitifs en 1924 et fut surnommée la mère des orphelins. Elle organisait des écoles et des colonies de vacances pour les enfants défavorisés; et fut nommée dans différentes écoles de la Congrégation.
Elle avait une dévotion particulière pour le rosaire, qui est à la base de la spiritualité dominicaine. A 27 ans elle avait suffisamment d'expérience pour être déléguée au chapitre général. En 1934, elle était supérieure de la maison de Wilno. Elle recueillait des enfants de différentes origines, et les autorités de la ville lui furent reconnaissantes.
En septembre 1939, lorsque la Pologne fut envahie, Wilno (désormais Vilnius) passa aux Soviétiques. Julia dut fermer l'école et continua en secret à donner des cours de religion, et de polonais, langue désormais interdite. Lorsque les Allemands prirent la région, elle continua ses activités clandestines. Elle fut arrêtée par la Gestapo en août 1943 pour activités nationalistes avec trois autres sœurs, torturée et emprisonnée dans la sinistre prison de Lukiszki, réservée aux nationalistes polonais. Elle fut soumise à un régime d'isolement carcéral. Lorsque le front biélorusse se rapprocha de Vilnius à l'été 1944, elle fut déportée avec d'autres prisonniers politiques au camp de Stutthof près de Gdansk. Elle organisait dans son baraquement des prières, mais à l'automne une épidémie de typhus se propagea dans le camp. Elle demanda à être placée alors avec des femmes juives de Bohême qu'elle réconfortait le peu qu'elle pouvait. Le camp était en plein désordre à cause de l'avancée des Soviétiques. Elle contracta la maladie. A l'hiver le camp fut évacué par les nazis qui laissèrent derrière eux les mourants. Elle rendit l'âme le 20 février 1945, ayant fait volontairement le sacrifice de sa vie. Elle fut béatifiée en 1999.
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