MARTHE ET MARIE

Les saints dominicains

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Les saints dominicains

Message par Fée Violine le Mer 9 Mar 2011 - 10:43

Depuis presque un an, je travaille à la biographie de tous les saints dominicains. Au début, je pensais que c'était juste un petit travail. Mais plus j'avance, plus j'en trouve!!! Il est vrai qu'après les saints proprement dits, j'ai recensé les bienheureux. Après quoi, prenant goût à cette étude, j'ai ajouté tous les gens en cours de béatification, ou morts en odeur de sainteté. Et ça fait du monde.
Mes sources : d'abord, l'"ordo" dominicain, c'est-à-dire un petit calendrier avec les fêtes dominicaines. Puis sur internet le site "Nominis" où on trouve tous les saints et bienheureux. Puis, sur le site de la Bibliothèque natiuonale, la photocopie des 17 volumes des "Petits Bollandistes" (oeuvre du 19ème siècle), avec des biographies souvent détaillées mais pas forcément fiables. Et puis, des sites dominicains. Et puis au hasard des recherches je tombe sur des sites municipaux, des blogs, wikipédia, des forums etc etc., le tout en anglais, allemand, italien, espagnol, latin, portugais, catalan, parfois néerlandais ou norvégien. Pour le vietnamien ou le polonais, je renonce à comprendre quelque chose! Sinon, les dictionnaires me sont très utiles, et en même temps que j'apprends l'histoire de l'Eglise et la géographie, j'apprends les langues. Bref : c'est passionnant.

Depuis longtemps, je mets chaque jour sur un autre forum le ou les saint dominicain du jour. Le début de carême m'incite à faire la même chose ici, en espérant que ça vous intéresse!



Dernière édition par Fée Violine le Dim 18 Mar 2012 - 11:46, édité 1 fois
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Re: Les saints dominicains

Message par Fée Violine le Mar 22 Mar 2011 - 23:18

23 mars Bx Peter Higgins (Peadar Ó Huiggin), né près de Dublin v1600, + Dublin 23 mars 1642, prêtre irlandais dominicain, du groupe des Bx martyrs irlandais.
Il fut ordonné en 1627 en Espagne où il avait étudié la théologie. De retour en Irlande en 1630 il devient prieur du couvent de Naas près de Dublin. En 1641, lors de la rébellion contre les Britanniques, il accueille les sans-abri, essaye de calmer la violence et de sauver des vies. Arrêté en février 1642, sous le roi Charles Ier, il est emmené à Dublin et pendu sans jugement à St Stephen's Grenn, à cause de sa fidélité à l’Église romaine. La liberté lui fut offerte à condition qu’il renie sa foi, mais il dit : "Je meurs catholique et prêtre dominicain".
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Re: Les saints dominicains

Message par Belen le Mer 30 Mar 2011 - 10:01

Ce fil m'avait complètement échappé, merci beaucoup Fée Violine de me faire connaître Barbara Pfister, je lirai tes autres compte-rendus plus tard.
Il s'en est passé des choses à Spire, ma parole !
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Re: Les saints dominicains

Message par Fée Violine le Mer 30 Mar 2011 - 10:25

Avec les dominicains, il s'est passé des tas de choses partout, dès le début du 13ème siècle ils sont partis évangéliser tous les pays, parfois très lointains!
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Imelda; Joana; Magdalena

Message par Fée Violine le Jeu 12 Mai 2011 - 17:13

12 mai Bse Imelda (Maddalena) Lambertini, Bologne 1321/1322-12 mai 1333. Son père, Egano Lambertini, gouverneur de Brescia et ambassadeur par-devant la République de Venise, était aussi remarquable par son habileté, prudence et valeur militaire que par sa foi profonde et son amour des pauvres. Sa mère, Cas¬tora Ga¬luzzi, demandait à la Vierge la grâce d’avoir un enfant. Après avoir beaucoup prié, elle eut une jolie petite fille. Dès sa naissance, Castora l’offrit à la Vierge, qui accepta l’offrande. Imelda manifesta dès le berceau une intelligence précoce qui s'ouvrait naturellement aux lumières de la foi. C’était une enfant obéissante, qui ne faisait pas de caprices. Elle s'était aménagé un petit oratoire où elle priait. À 10 ans, elle entra chez les Dominicaines de Val di Petra, près de Bologne, et prit l'habit avec joie. Novice, elle voulut observer la Règle tout entière bien qu'elle n'y fût pas obligée. Aucune austérité ne l'effrayait, et elle s'appliquait en tout à ressembler à Jésus crucifié. Elle passait des heures en adoration devant Jésus-Hostie. Durant la messe, elle versait d'abondantes larmes, surtout au moment de la communion. Elle disait aux sœurs : « Je vous en prie, expliquez-moi comment on peut recevoir Jésus dans son cœur sans mourir de joie. »
C'était l'usage du pays de ne donner la première communion qu'à l'âge de quatorze ans. Le jour de l'Ascension 1333, Imelda supplia de nouveau son confesseur, mais il resta inflexible. L'enfant s'en alla à la chapelle en pleurant, afin d'y entendre la messe. Le Seigneur Jésus, si faible contre l'amour, ne put résister davantage aux vœux de cette âme angélique. Au moment de la communion, une hostie s'échappa du ciboire, s'éleva dans les airs, franchit la grille du chœur et vint s'arrêter au-dessus de la tête d’Imelda. Les religieuses avertirent le prêtre du prodige. Lorsqu’il s'approcha avec la patène, l'hostie immobile vint s'y poser. Ne doutant plus de la volonté du Seigneur, il communia Imelda. Les religieuses, saisies d'un étonnement inexprimable, restèrent longtemps à regarder cette enfant toute irradiée d'une joie surnaturelle, prosternée en adoration. Ressentant finalement une vague inquiétude, elles appelèrent Imelda, la prièrent de se relever, puis lui en donnèrent l'ordre. L'enfant toujours si prompte à obéir paraissait ne pas même les entendre. En allant la relever, les sœurs s'aperçurent avec stupéfaction qu'Imelda était morte : morte de joie et d'amour à l'heure de sa première communion. Cette petite sainte a été surnommée : la fleur de l'Eucharistie. Elle est la patronne des premiers communiants. Culte confirmé en 1826.

12 mai Bse Jeanne (Joana) de Portugal, 16 février 1452 à Aveiro, + 12 mai 1490 à Aveiro.
Fille du roi de Portugal Alfonso V et de la reine Isabel de Coimbra, Joana avait 3 ans quans sa mère mourut en mettant au monde son fils Joao. L'enfant fut alors confiée aux bons soins de la bonne et sainte Beatriz de Menezes. La santé délicate de son frère et la mort de sa mère faisaient d’elle l’héritière probable du trône, et elle fut éduquée dans cette perspective. Pourtant, depuis l’enfance elle ne s’intéressait qu’au service de Dieu. Elle fut maintes fois demandée en mariage (le Dauphin de France, Maximilien d’Autriche, Richard III d’Angleterre). Quand elle eut 16 ans, elle demanda à son père la permission d’entrer en religion. Il refusa, mais renonça provisoirement à la marier et l’autorisa à mener au palais une vie retirée. En 1471, Alfonso et Joao entreprirent une expédition contre les Maures. Joana, qui avait 19 ans, assura la régence du royaume avec grande compétence. La guerre terminée, la princesse demanda encore à entrer au couvent, son père accepta. Elle distribua ses biens personnels et partit au couvent des Bernardines d’Ordivellas, pour attendre l’autorisation d’entrer chez les Dominicaines d’Aveiro, où la règle était sévère et gardée très strictement. Son père et son frère ne voyaient pas d’un bon œil cette retraite, aussi ils la harcelèrent pendant longtemps, allant jusqu’aux menaces et à l’enlèvement, pour qu’elle revienne. Finalement, le 4 août 1472, elle entra chez les dominicaines, prit l’habit en 1475, mais ne put prononcer ses vœux que lorsque la succession au trône fut assurée, en 1485. Cependant, la princesse fit tout son possible pour mener la vie d’une simple religieuse, se réservant les travaux les plus humbles. Elle consacra tous ses revenus à la charité, spécialement au rachat des captifs. Elle fut le refuge des pauvres, des orphelins et des veuves. Elle offrait ses souffrances pour la rédemption des chrétiens captifs en Afrique et pour la conversion des pécheurs. Sa famille s’inquiétait pour sa santé, et pendant une épidémie de fièvre ils insistèrent pour qu’elle quitte Aveiro, dont le climat était insalubre.
Elle mourut à 38 ans, d’une fièvre contractée en buvant de l’eau contaminée (ou peut-être empoisonnée par une femme qui avait des griefs contre elle). Elle mourut à l’heure qu’elle avait elle-même prédite, pendant que ses sœurs récitaient la litanie des saints. Arrivées à l’invocation : « Tous les saints innocents, priez pour nous », elle leva les yeux au ciel et expira doucement dans le Seigneur. Les miracles signalés sur sa tombe sont nombreux. Patronne d’Aveiro. Culte confirmé en 1692.

12 mai Magdalena Budrisig, † 12 mai 1532 à Darbe (Dalmatie). Elle était duchesse de Citena en Dalmatie. Mariée à 14 ans, veuve à 17, elle renonce à se remarier et se consacre aux oeuvres de miséricorde et de charité ; elle s’occupe de l’éducation de ses frères. Après la mort de ses parents elle se retire à Darbe et entre dans le Tiers Ordre dominicain.
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Gil

Message par Fée Violine le Sam 14 Mai 2011 - 11:38

14 mai : Bx Gilles de Vaozela ou Gilles de Santarém (Gil Rodrigues de Valadares) , Vaozela (province de Viseu) v1185/1190–Santarém 14 mai 1265.
Troisième fils de Rui Pais de Valadares - gouverneur de Coimbra (alors capitale du Portugal) et conseiller de Sancho 1er -, il fut destiné dès l’enfance à l’Église et étudia à Coimbra la philosophie et la médecine. Le roi lui donne de gros bénéfices, mais il ne veut pas être ecclésiastique, il veut être médecin. Il partit continuer à Paris, la meilleure faculté d’Europe. La légende dit qu’en cours de route, il rencontra un étranger courtois (plus tard, il pensait que c’était le diable), qui proposa de lui enseigner la magie à Tolède, en échange il devait donner son âme au diable. Ensuite, il alla à Paris, y obtint son diplôme de médecin, et pratiqua et enseigna la médecine avec grand succès. Mais au milieu de la richesse et des honneurs, il n’est pas heureux. N’ayant pas trouvé le secret de la nature, il se consola dans la débauche, qui le conduisit à la tristesse et au désespoir. Il a perdu la foi, mais il a gardé la dévotion à Marie, il pressent qu’elle le délivrera.
Une nuit, un rêve lui montre dans quel danger mortel il est, il appelle Marie à l’aide et au réveil il est délivré. Il brûla ses livres de magie, cassa ses flacons d’onguents, distribua ses biens à ses serviteurs et aux pauvres, et entreprit de rentrer à pied au Portugal. De passage au couvent de Palencia où les dominicains lui donnèrent l’hospitalité, Gil profita de l’occasion pour se confesser, et prit l’habit vers 1221/1224. Mais il semble qu'en réalité ce soit à Paris qu'il ait fait la connaissance de l'Ordre dominicain récemment créé, car un texte très ancien dit qu'il fut au noviciat à Paris le compagnon de cellule du Bx Humbert de Romans, futur Maître de l'Ordre.
En 1229, il est envoyé au couvent de Scallabis (actuel Santarém) au Portugal, où il se consacre à l’enseignement, à la prédication, à la prière et à la pénitence. Dans les tentations de désespoir, il continue à prier Marie et finalement il est entièrement libéré. Il vécut heureux sans connaître le secret de la nature, mais ayant découvert que Dieu est le secret de la paix. Il est très doué pour toucher par ses prédications les pécheurs endurcis.
Il est élu provincial d’Espagne (Province incluant le Portugal) en 1234, participe au chapitre général de Burgos, où il défend la création d’un couvent à Porto. Au chapitre général de Bologne en 1238, il vote l’élection de Raymond de Penyafort comme Maître général. En 1245 il participa à la déposition de Sancho II par le pape Innocent IV. Il fut réélu provincial en 1257, mais son âge avancé l’obligea à renoncer bientôt à cette charge. Il passa ses dernières années à Santarém. Extases, prophéties. Dès son vivant il était considéré comme un saint.
Il mourut le jour de l’Ascension, octogénaire et sans agonie, consumé par l’amour divin. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage. Beaucoup de miracles et de guérisons lui sont attribués. En 1833, le couvent est détruit, et depuis, ses reliques sont conservées près de Lisbonne dans une maison privée. Béatifié en 1748.
La prière du jour de sa fête dit : "Dieu et Père plein de bonté, dans ta miséricorde tu as ramené le bienheureux Gilles, d’une vie éloignée de toi, au chemin de la justice et de la sainteté.“
Au long des siècles, on a beaucoup écrit sur Frère Gil. Ce qui y a contribué, c’est la coutume prise dès le début de l’Ordre, d’écrire la vie des frères. À la demande d’Humbert de Romans, une Vita Fratrum fut écrite en 1258 par Frère Gérald de Frachet, avec la collaboration de Frère Gil.
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Thomas; André; Antonio

Message par Fée Violine le Sam 14 Mai 2011 - 22:11

15 mai Vble Thomas de Cantimpré, né dans le Brabant, peut-être à Leeuw-Saint-Pierre, près de Bruxelles, ou à Bellingen, vers 1200, + Louvain? 15 mai 1270/2.
Chanoine régulier de l’abbaye de Cantimpré puis religieux dominicain, célèbre par sa piété et ses écrits. Hagiographe. Il appartenait à une famille noble. Après avoir fait ses études probablement à Liège ou à Cambrai, il entra vers 1216 au monastère de Cantimpré. Devenu en 1232 frère prêcheur, il semble avoir été attaché dès lors au monastère de Louvain. Toutefois, il fut longtemps à Cologne auditeur d'Albert le Grand et vint à Paris en 1238, chez les dominicains, entendre les docteurs réputés. À son retour à Louvain, il reçut le titre de lecteur du monastère, puis de prédicateur général pour une région qui couvre une partie de l'Allemagne, de la Belgique et de la France. Mais il est inexact qu'il soit devenu évêque. Parmi ses nombreux amis, il faut rappeler Jacques de Vitry et Lutgarde. Plusieurs miracles lui sont attribués. Il eut une vision de Notre Seigneur. Ses œuvres :
De naturis rerum
Vita Ioannis Cantipratensis
Un supplément à la Vie de la béguine Marie d'Oignies rédigée par Jacques de Vitry
Vie de la bienheureuse Lutgarde et de Marguerite d'Ypres.
Mais le plus célèbre de ses ouvrages reste le Livre des Abeilles (Bonum universale de apibus), traité de religion et de morale pratique dans le cadre d'un développement allégorique sur les abeilles. On y cueille des détails en anthropologie, zoologie, botanique, minéralogie, astronomie, astrologie et météorologie.

15 mai Bx André Abellon, Saint-Maximin 1375-Aix 1450.
Il entendit prêcher st Vincent Ferrier et entra très jeune au couvent Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin, où il devint prieur et qu’il réforma. Il restaura la discipline régulière dans les couvents d’Arles, Aix et Marseille, montrant de la générosité pour les autres et de l’austérité pour lui-même. L’impulsion donnée au mouvement de réforme de Raymond de Capoue, qui parut ralentir avec sa mort, reprit de plus belle sous l’énergique gouvernement du Maître général Bartolomeo Texier. André étudia la peinture (il devint célèbre comme illustrateur de livres), et comme tant de ses confrères, se servit de l’attrait du beau pour élever le cœur des fidèles à l’amour des choses célestes. Il enseigna la théologie à Montpellier, Paris et Avignon. Mais il était surtout prédicateur. Il est vénéré à Aix-en-Provence, où il vint prêcher en 1415, durant la peste qui ravageait le pays, et il soigna très activement les malades. Dans les couvents où il agissait, il obtenait « plus par sa bonté et par l’exemple de sa vertu que par des dispositions impatientes. » La prière du jour de sa fête dit qu’il fut choisi par Dieu « pour prêcher l’évangile de la paix et favoriser la vie régulière de l’Ordre. » Béatifié en 1902.

15 mai Vble Antonio Palladino, né à Cerignola, Foggia (Italie) 10 novembre 1881, + id. le 15 mai 1926.
Père propriétaire terrien. Baptisé le 24 novembre par son oncle prêtre, confirmation décembre 1882, aîné de famille nombreuse (dont 2 meurent en bas âge), enfant doux et réfléchi. Première communion mai 1891. À 11 ans il entre au séminaire, en 1903 il finit sa théologie, il enseigne la philo au séminaire, en janvier 1905 ordonné prêtre. Il est prof de philo et d’histoire de l’Église, économe et administrateur. En 1908 il fonde à Cerignola un patronage Don Bosco qui en peu de temps compte 400 garçons et environ 100 bienfaiteurs. En 1909 Antonio est nommé curé d’une nouvelle paroisse où il y a beaucoup de socialistes, la paroisse Saint Dominique. Il fonde de nombreuses associations pour développer l’adoration eucharistique, fonde un groupe de Filles de Marie, construit dans un quartier socialiste une nouvelle chapelle qui sera un centre de catéchisme et d’apostolat, opérant un intense renouveau social et religieux. En 1916 il fonde la Maison de l’Immaculée, ouvroir de couture et de broderie pour les jeunes filles, et l’Asile de l’Enfant Jésus, et la communauté de religieuses des Victimes eucharistiques, qui soutiennent la paroisse de leurs prières. En 1917 il entre dans le tiers-ordre dominicain, à Bari, sous le nom de frère Raymond-Marie ; la même année il fonde la Fraternité laïque dominicaine, où entrent 40 Filles de Marie et les 9 premières Victimes eucharistiques. En peu de temps, les tertiaires dominicaines sont 400, recevant du curé une profonde formation spirituelle. En 1918 il fonde avec d’autres le Parti Populaire Italien, en 1920 la Confrérie Jeanne d’Arc (Action catholique féminine). En 1921 le pape refuse de reconnaître les Victimes eucharistiques comme un nouvel ordre religieux. Il souffre mais obéit. Il décide de les réunir avec la Maison de l’Immaculée et l’Asile de l’Enfant Jésus en une seule fondation : l’Institut paroissial féminin Saint Dominique. Pour les 700 ans de la mort de saint Dominique, il fonde un bulletin, Le Flambeau, qui coordonne toutes les associations paroissiales. Il décide de construire une nouvelle église, Notre-Dame de Bon Conseil, dans un quartier socialiste. En 1922 il est nommé directeur diocésain des coopérateurs salésiens et fonde une Caisse rurale pour aider les ouvriers et journaliers. En 1924 il projette de fonder une congrégation de sœurs tertiaires régulières. Il tombe malade, mais ne cesse de s’occuper de sa paroisse et de la fondation de son oeuvre. En février 1925, dans une vision sainte Thérèse de l’Enfant Jésus lui dit : « Il y a besoin de victimes pour l’Église et pour le pape, tu souffriras encore mais tu guériras. » Il raconte cette vision à son évêque. En mai 1925, malgré son état de santé, il participe à Rome à la canonisation de ste Thérèse. Un autre curé est nommé à sa place. À la douleur physique s’ajoute la douleur morale de ne plus pouvoir célébrer la messe. Il sait que sa mort est proche. « Cupio dissolvi et esse cum Christo » « Passio Christi, conforta me! » Il fut enterré avec l’habit dominicain, dans l’église Notre-Dame du Bon Conseil. L’évêque continua son œuvre, et en 1927 la Congrégation des sœurs dominicaines du Saint Sacrement vit le jour. Déclaré vénérable le 10 décembre 2010.
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Francisco

Message par Fée Violine le Jeu 19 Mai 2011 - 17:08

19 mai Bx Francisco Coll y Guitart, 18 mai 1812 à Gombrèn (Catalogne), + 2 avril 1875 à Vich (Catalogne).
Le dernier des dix enfants d’un ouvrier, il entre dans l’Ordre des Prêcheurs en 1830. À peine ordonné diacre il fut contraint par la persécution des lois civiles à abandonner son couvent de Gérone ; en accord avec ses supérieurs religieux exclaustrés, il offrit ses services pastoraux à l’évêque de Vich, une fois ordonné prêtre, en 1836. À cause des lois anticléricales de 1836, il fut obligé de vivre par lui-même. Sa passion était l’évangélisation. À l’imitation de st Dominique, il se consacra à la prédication itinérante sans rémunération, occasionnellement accompagné de son ami st Antoine-Marie Claret. En dépit des circonstances éprouvantes, le Bx François était héroïquement fidèle à la vie dominicaine. Finalement en 1872 les restrictions furent levées, les frères à leur retour trouvèrent qu’il avait maintenu les structures à tel point que leur communauté put commencer immédiatement à vivre.
Devenu rapidement un grand évangélisateur du clergé et du peuple, grâce à des exercices spirituels et des missions populaires, il fonda en 1856 la congrégation des Dominicaines de l’Annonciation, pour l’éducation et l’évangélisation des plus pauvres, et poursuivit jusqu’à sa mort son œuvre de prêcheur infatigable dans les villages et les villes de Catalogne. En 1869 après une attaque il devint aveugle.
François Coll a consacré sa vie à l’éducation des enfants et des jeunes pour qu’ils puissent découvrir la richesse insondable du Christ, l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, qui ne se lasse pas de se tenir à nos côtés et de revigorer notre espérance par sa Parole de vie.
Béatifié en 1979, canonisé en 2009.
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Colombe

Message par Fée Violine le Jeu 19 Mai 2011 - 22:29

20 mai Bse Colombe de Rieti (Angela Guardagnoli), Rieti (Ombrie) 2 février 1467- Pérouse 20 mai 1501.
Fille de pauvres commerçants, à 12 ans elle doit gagner sa vie. Elle va à l’école chez les dominicaines de Rieti. Belle, douce, aimable, habile aux travaux ménagers, une famille charitable. Son petit frère devint dominicain à 10 ans et meurt peu après. A 12 ans elle fait vœu de devenir dominicaine. Ses parents veulent la marier, mais elle se coupe les cheveux, et le jeune homme renonce. Les parents acceptent sa vocation, mais elle reste avec eux. Elle vivait dans le jeûne, la pénitence et la prière. Le jour, elle filait et tissait, et tombait souvent en extase. En 1486, ses parents lui permettent de devenir tertiaire dominicaine. Grande fut sa réputation de sainteté. En 1488, elle s’installe à Pérouse, où le duc Hercule de Ferrare lui a construit un couvent où les soeurs vivent dans l’esprit de ste Catherine de Sienne et non selon l’immoralité et l’indifférence religieuse de l’époque. Elle devient prieure. En 1494 Pérouse fut atteinte par la guerre civile ; Colomba chercha à réconcilier les factions, s’offrit comme otage pour libérer la ville du fléau, et proposa de consacrer la ville à ste Catherine. Elle fut torturée. La paix finalement obtenue fut attribuée à la piété de la ville et à son intercession. Elle fut calomniée à Rome – peut-être par Lucrèce Borgia -, on dit qu’elle avait sacrifié son innocence, c’est pourquoi elle perdit sa charge de prieure; au bout de quelques mois, son innocence fut reconnue et elle fut réhabilitée. On lui a aussi reproché d’avoir prêché en public, ce qui n’était pas permis aux femmes ni aux laïcs. Le pape Alexandre VI et bien des évêques et des grands de son temps lui témoignèrent un vif intérêt. À cause de sa réputation de sainteté, Alexandre VI lui rendit visite en 1499. Elle eut des visions. À cause de la fidélité de sa foi elle fut surnommée la deuxième Catherine. Son monastère de Pérouse disparut en 1870. Son culte est approuvé en 1571, puis en 1627.

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Hyacinthe-Marie

Message par Fée Violine le Ven 20 Mai 2011 - 22:17

21 mai Bx Hyacinthe-Marie Cormier, né 8 décembre 1832 à Orléans, mort 17 décembre 1916 à Rome.
Henri Cormier entra dans le Tiers Ordre dominicain, alors qu'il était séminariste. Après son ordination sacerdotale, en 1856, il entra au noviciat dominicain de Flavigny, fondé par le P. Lacordaire. Sa manière de célébrer la messe édifiait tous ceux qui y assistaient. En 1859, il fit sa profession solennelle. De faible santé au point de faire d'ardentes neuvaines pour pouvoir faire profession et d'y être finalement admis par miséricorde - et presque comme un dernier sacrement - sur l'avis du pape Pie IX qui avait été consulté, il vécut en fait jusqu'à 84 ans.
En raison de la confiance que lui fit dès le début le P. Jandel (Maître général), qui avait reconnu en lui des qualités remarquables, le P. Cormier fut placé très vite dans des situations de responsabilité. Alors même qu'il n'était pas profès solennel, il fut sous-maître des novices en Italie. Il est ensuite maître des novices et prieur en Corse, artisan de la nouvelle province de Toulouse, puis son provincial nommé à 33 ans. De 1865 à 1891, il est supérieur sans discontinuer (Marseille, Toulouse, Saint-Maximin), réélu provincial.
Témoin des difficultés de l'Ordre en France (expulsions 1880), il se préparait avec discernement à la défense de la liberté de l'Eglise : il devint à Rome l'assistant du Maître de l'Ordre, le P. Früwirth, puis procurateur général (= chargé des relations avec les congrégations romaines). Et enfin, en 1904, à 72 ans, un âge où l'on aspirerait plutôt à la retraite, il est élu 76ème Maître de l’Ordre. L'époque était particulièrement troublée pour l'Église, avec les affrontements en France au moment de la séparation de l'Église et de l'État, causant un climat de quasi-guerre civile (re-expulsions 1903), tandis que la situation en Italie était presque aussi préoccupante. Sa grande tristesse fut la situation de la France où les Dominicains n'existaient plus... Ils ne furent autorisés à revenir petit à petit qu'après la Première Guerre mondiale.
De plus, l'Église devait aussi se confronter à la crise moderniste. En cette occasion, il resta fidèle à Rome et respectueux des personnes. De tempérament plutôt traditionnel, il dut défendre avec force ses religieux, en particulier le P. Lagrange qu'on accusait d'infidélité à la doctrine de l'Église dans son exégèse. Hyacinthe-Marie sut plaider sa cause devant les attaques - tout en le modérant lui-même - et jouer de la grande estime que lui portait le pape Pie X, pour obtenir un sursis ou retarder une désapprobation. Le P. Lagrange n'a-t-il pas déclaré plus tard que le P. Cormier était un exemple de sainteté ?
Précisément, puisqu'on lui confiait cette tâche de gouvernement, c'est comme supérieur que le P. Cormier a su déployer cette sainteté. Dès son entrée dans l'Ordre, et ensuite avec ses supérieurs, il agit avec une sincérité, une simplicité et aussi un abandon qui n'exclut nullement l'intelligence et l'action. Une de ses lettres au P. Jandel illustre fort bien cela, même si les termes s'expliquent par les liens d'affection et d'admiration qui existaient entre les deux religieux. En 1867, alors qu'il est premier provincial de Toulouse et pense manquer d'expérience, HM Cormier écrit au Maître de l'Ordre : " Rien en moi ne vous est caché. Je suis prêt à entrer dans toutes vos vues [..] et, si comme d'habitude vous me laissez dans l'application une certaine latitude, j'en userai comme par le passé, sauf à vous en référer et à rectifier les points où je me serai trompé. "
" Une certaine latitude "... voilà ce qui caractérise bien les relations d'obéissance dans l'ordre dominicain : une obéissance d'adulte. Pourvu que les choses soient vécues dans la loyauté, un religieux peut agir selon sa prudence, éventuellement en demandant conseil, et rendre compte ensuite à son supérieur. De ce dernier on attendra, comme le P. Cormier en a donné l'exemple, qu'il anime, rassemble, dialogue, s'informe, conseille et, quand il le faut, ordonne et se fasse obéir. C'est ce que le P. Cormier retient de la figure de saint Dominique et des saints dominicains ; et il tente de suivre leur voie dans ce qu'il appelait ses " petits écrits ", sortes d'encycliques sans prétention où il traitait des problèmes de l'heure. S'il a réussi, c'est qu'il avait une haute idée de l'autorité dans l'Église et savait la vivre selon l'esprit du Christ disant aux disciples de ne pas "commander en maîtres ". Toujours en position de faire sentir le poids de son autorité, il agissait avec une telle humilité qu'il désarmait les préventions et emportait l'adhésion, mettant à l'aise ses interlocuteurs tant il usait de cette autorité avec tact et bon sens. C'était sa manière de vivre sa devise : " La charité de la vérité ", à tel point qu'il fit de cette prudence une sainteté que l'Église a reconnue en le béatifiant. Elle a ainsi proposé un modèle pour les supérieurs religieux, surtout chez les frères prêcheurs parfois si habiles à critiquer ceux qui tentent de les gouverner et essaient en fait de les servir, de les aider, et en ce sens de leur obéir. Mais dans l'ordre dominicain, les supérieurs savent qu'ils ne le seront pas toujours et devront de nouveau obéir, avec plus d'expérience et de compréhension. Meilleurs supérieurs ils auront été, plus obéissants ils seront par la suite.
"Récapituler toutes nos choses en saint Dominique."
“Il donnait la paix à tout ce qu’il touchait”.
Le P. Cormier, lui aussi, a été un bon fils de saint Dominique. Il l’a imité en trois traits de sainteté : son amour de l'Ordre, son amour de la Vérité, et son amour de la vie intérieure.
Il mourut dans sa cellule du couvent Saint-Clément, à Rome, alors que l'Ordre célébraitses 700 ans. Il fut inhumé en l'église Saint-Dominique et Saint-Sixte de Rome près de l'actuelle Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin, ou Angelicum, qu'il avait élevée au rang de Collège Pontifical en 1909. Il fut béatifié en 1994. Sa mémoire pour l'Ordre est fixée le 21 mai, date de son élection en tant que Maître de l'Ordre. http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/ http://curia.op.org/fr/
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Jérôme

Message par Fée Violine le Lun 23 Mai 2011 - 17:53

23 mai Jérôme (Girolamo) Savonarole, 21 septembre 1452 Ferrare- 23 mai 1498 Florence. Esprit vif et pénétrant, il entre dans l’Ordre dominicain à 22 ans à Bologne. Il enseigne la philosophie, puis devient prédicateur, le premier de son époque, combattant avec énergie les dérèglements de la société, à Rieti, Brescia, Reggio, Bologne, Ferrare, Mantoue et surtout Florence. Prieur du couvent Saint Marc, il commence par mettre la paix dans le couvent, puis s’applique à réformer les mœurs du peuple et des grands. En 1493 il prêche le carême à Bologne. Il joue un rôle politique important à Florence, ce qui lui vaut beaucoup d’ennemis (prophéties, franchise de son langage), => accusé de fausses doctrines => torturé et mis à mort avec deux de ses religieux. Il avait 45 ans. Ses prophéties se sont toutes réalisées. Des miracles ont eu lieu par son intercession. Il a écrit beaucoup de livres. Sa cause a été introduite.

Il a déjà été question de Jérôme Savonarole sur le forum: http://marthetmarie.lifediscussion.net/search?mode=searchbox&search_keywords=savonarole&show_results=posts
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Didaco

Message par Fée Violine le Mer 25 Mai 2011 - 20:34

25 mai 1871 Martyrs de l’école d’Arcueil, martyrs de la Commune, membres du Tiers-Ordre dominicain enseignant :
- François-Eugène Captier (frère Louis-Raphaël), né à Tarare (Rhône) 9 octobre 1829, un des fondateurs du Tiers-Ordre enseignant de st Dominique. Lacordaire ouvre le premier noviciat en 1852. À l’école d’Oullins, Captier est procureur et prof de philo. En 1856, Lacordaire le fait ordonner prêtre, il devient maître des novices et censeur à Sorèze. En 1857 il est prieur à Oullins, il a 28 ans. En plus des qualités viriles et austères qui font le bon religieux et le rude chrétien, il révèle les trésors de son cœur : inépuisable tendresse de la paternité spirituelle, et tous les talents utiles pour éduquer la jeunesse. En 1863 il doit arrêter quelque temps pour un problème de santé. Persécutions du gouvernement. En 1868 il représente la congrégation au chapitre général à Rome, où le Tiers-Ordre enseignant est définitivement incorporé à l’Ordre dominicain. Il a laissé des écrits.

- Eugène Delhorme (frère Constant), né à Lyon en 1832, suivit Lacordaire à Sorèze en 1854, esprit exact et cultivé, de grandes qualités comme professeur, et de plus grandes encore comme éducateur.

- Louis-Ferdinand Bouvard (frère Thomas), né à Paris en 1818, avocat, devient dominicain en 1841. Noviciat à La Quercia puis à Bosco. Revient en France, enseigne la théologie, prêche, bâtit en Corse le couvent de Corbara. Aumônier de l’école d’Arcueil. C’est pour tous un consolateur et un père, qui n’eut jamais que des paroles de charité véritable et de charmante gaieté.

- Gabriel Chataigneret (frère Pie-Marie), né à Firminy (Loire) en 1843. Sous-diacre, caractère noble et généreux caché sous des dehors un peu brusques. Il était dans l’Ordre depuis peu d’années.

- Joseph Cotrault (frère Henri), né à Saint-Amand (Cher) en 1840, du Tiers-Ordre dominicain enseignant, ne cessa de progresser en science, en piété, en dévouement, il sut gagner le cœur des élèves. Plus tard il développa des qualités de prudence et de sagesse pratique. Procureur à l’école d’Arcueil.


25 mai Serviteur de Dieu Didaco Bessi, né 5 février 1856 à Iolo, Prato (Italie), + 25 mai 1919 à Iolo. http://www.domenicaneiolo.org
Ordonné prêtre à 23 ans, nommé curé de son village natal. Il entre dans le Tiers Ordre dominicain. Il aima tant ses ouailles, vivant parmi eux, qu’il vit avec clarté leurs besoins, dictés surtout par les problèmes sociaux créés par le passage, fin 19ème, d’une économie agricole à un monde en voie d’industrialisation. Pasteur avec le cœur du Christ, il s’émouvait de voir les besoins et la pauvreté de son peuple : pauvreté de moyens, de santé, d’instruction, mais aussi d’Évangile, du sens de la vie, de raisons de vivre, aimer, travailler…
En 1895, avec un groupe de cinq jeunes filles de la paroisse, il fonde les Dominicaines de Notre Dame du Rosaire. Il consacre à cette fondation le meilleur de son énergie: il forme les sœurs, ouvre une école, envoie les sœurs assister les malades et les mourants. Après la mort de Didaco, ses filles continuèrent son œuvre, essaimant dans divers pays.
1959 – Affiliation à l’Ordre Prêcheur
1968 – Arrivée en Italie des premières sœurs indiennes
1977 – Début de la mission en Inde
1987 – Ouverture de la première maison en Pologne
1991 – Début de la mission en Équateur
2001 – Ouverture de la première maison en Roumanie
2004 – Translation des restes de Didaco Bessi
2006 – Première journée d’étude consacrée à Didaco Bessi.
(la cause de béatification a été introduite)
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André

Message par Fée Violine le Ven 27 Mai 2011 - 12:15

27 mai Bx André Franchi, 1335-26 mai 1401 (né et mort à Pistoia).
De la noble famille Franchi-Boccagni, il entre à 14 ans chez les dominicains. Après la Peste noire, il restaure la vie de l’Ordre. 1371-1375 il est prieur à Pistoia, Lucques et Orvieto, où il se montra toujours un supérieur modèle. En 1382 il est élu évêque de Pistoia par la volonté du peuple, et gouverne saintement. Il est un zélé chercheur de paix, un pasteur attentif et un célèbre prédicateur, à la parole chaude et persuasive, animée d’une vraie charité et à qui les âmes ne pouvaient résister. Il vénère particulièrement l’Enfant Jésus, la Vierge et les Mages. Grande était aussi son hospitalité envers les pèlerins et les étrangers. Piété, érudition, vrai souci pastoral. Il fut amant zélé de sa Règle, comme le sont les saints, et ni la prédication infatigable, ni les soucis de l’épiscopat, ni le poids des ans ne lui en firent jamais ralentir l’observance. Rien n’échappait à son œil ni à son coeur, et surtout les pauvres et les malades avaient sa préférence. En récompense il eut la grâce de recevoir Jésus lui-même sous l’aspect d’un pèlerin. Il fut le grand médiateur de son peuple, qui se serait détruit par les atroces guerres civiles. Le Seigneur vint à son aide dans cette œuvre sainte avec des miracles. Il était vénéré par le peuple, qui l’appelait « le père des pauvres ». Au bout de 18 ans d’épiscopat, en l400, il quitte la charge d’évêque et se retire dans son couvent où il supporta d’une âme joyeuse une longue maladie qui le conduisit à la tombe.
Culte confirmé en 1921.

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Marie Barthélémie

Message par Fée Violine le Ven 27 Mai 2011 - 22:05

28 mai Bse Marie Barthélémie Bagnesi, Florence 24 août 1514-28 mai 1577, tertiaire dominicaine.
Marie était la septième de sa famille. A 17 ans elle perd sa mère. C’était une jolie jeune fille, mais quand son père voulut la marier, elle tomba malade et le resta pendant 45 ans (jusqu’à sa mort). Les médecins lui firent des emplâtres qui au lieu de la guérir, écorchèrent sa peau, d’où le nom de Barthélémy qu’elle prit. Elle passa sa vie sur son lit de douleur, sa consolation était qu’on célébrait la messe chaque jour dans sa chambre. Elle prend l’habit de tertiaire dominicaine. Les gens médisent d’elle, mais elle garde sa bonne humeur et son humilité.
Son culte est approuvé en 1804.
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Guillaume, Garcia, Bernard; Teodora

Message par Fée Violine le Lun 30 Mai 2011 - 10:29

29 mai Bx Guillaume Arnaud (né à Montpellier, dominicain à Toulouse, devint le bras droit de l’inquisiteur Pierre Seila, compagnon de saint Dominique), Bernard de Roquefort (dont nous ne savons rien), prêtres, et Garcia d’Aure (du diocèse de Comminges), religieux, tous trois de l’Ordre des Prêcheurs, et leurs huit compagnons (2 Franciscains, 2 Bénédictins, 4 prêtres séculiers, un laïc), † martyrs 29 mai 1242 à Avignonet-Lauragais (près de Toulouse).
Dans cette région, la vie de l’Église était troublée par le débordement de l’hérésie albigeoise. Le pape Grégoire IX décida d’intervenir dans cette situation qui risquait de dégénérer: le 22 avril 1234 il nomma Guillaume Arnaud premier inquisiteur dans les diocèses de Toulouse, Albi, Carcassonne et Agen. Guillaume ne tarda pas à se mettre à l’ouvrage, avec une excessive rigueur, au point de faire exhumer les cadavres des hérétiques pour les brûler sur le bûcher. Il commença donc à rencontrer de sérieuses difficultés et le comte de Toulouse Raymond VII demanda au pape de freiner l’indomptable inquisiteur, imposant en outre à ses sujets d’éviter tout contact avec le frère et mettant des gardes à la porte des couvents. Le 25 novembre 1225 tous les frères dominicains furent chassés de la ville et partirent en procession en chantant des hymnes. Un an plus tard, le pape Grégoire IX obtint son retour; Étienne de Saint-Thierry lui fut adjoint. Mais la haine des hérétiques grandissait et provoquait parfois des tumultes. Le jour de l’Ascension 1242, Raimond d’Alfar, bailli d’Avignonet, invita les onze inquisiteurs dans son château voisin de Toulouse, sous prétexte d’une rencontre avec les albigeois. En réalité, c’était un piège: il les fit enfermer dans une grande salle du château et assassiner en pleine nuit. Les religieux ne se laissèrent pas intimider et allèrent à la rencontre du Christ, affrontant le martyre pour l’amour de lui et chantant le Te Deum.
Au nom de ces martyrs fleurirent des miracles et leur culte dura des siècles. Guillaume Arnaud et Garcia d’Aure furent dès leur mort objets de vénération. Leur tombe était dans l’église Saint Romain près de leur couvent de Toulouse, mais leurs restes furent dispersés à la Révolution. Chaque année à l’anniversaire de leur mort on célébrait leur fête et celle de leur frère Bernard de Roquefort. En 1809 l’archevêque de Toulouse fit ôter de l’église d’Avignonet un tableau qui représentait les 11 martyrs. Il fut ensuite remis en place, mais disparut en 1861. Le pape Innocent IV reconnut en 1243 le martyre de Guillaume Arnaud et de ses compagnons, mais c’est seulement en 1866 que leur culte fut confirmé.

29 mai Bse Teodora Fracasso (sœur Elia de st Clément), 17 janvier 1901 à Bari / 25 décembre 1927 à Bari.
Teodora (Dora) est la troisième fille de Giuseppe Fracasso, maître-peintre et décorateur de bâtiments, et de Pascua Cianci (neuf enfants dont trois sont morts en bas âge), parents très chrétiens. En 1905, Dora a dans le jardin la vision d’une belle dame qui se promène entre des lis, cueille un petit lis et le serre contre son cœur. Dora en parle à sa mère qui lui explique : « Tu as vu Marie, la maman du ciel ». Dora prend la décision d’être moniale. On la met dans une école tenue par des sœurs dominicaines. La veille de sa première communion (prévue le 8 mai 1911), elle rêve de Thérèse de l’Enfant-Jésus (qui sera canonisée en 1925, et qui avait fait aussi sa première communion un 8 mai). Thérèse lui prédit : « Tu seras moniale comme moi ». Et elle l’appelle par son futur nom, Sœur Elia. Elle lui annonce que, comme la sienne, sa vie sera très courte. Teodora appelle dorénavant Thérèse “ma très chère Amie du ciel”. Dans son école, Dora fréquente aussi un atelier de couture et de broderie. Elle fait partie d’associations pieuses. Elle réunit des compagnes dans sa chambre pour prier, lire l’évangile et des vies de saints, notamment l’Histoire d’une âme. Elle assiste les ouvriers de son père lorsqu’ils sont malades, confectionne des cadeaux pour les nouveaux-nés, fait le catéchisme. Son confesseur l’oriente vers le Tiers-Ordre dominicain, où elle est admise comme novice en 1914 et elle fait profession le 14 mai 1915, avec dispense d’âge. Les malheurs de ce temps de guerre sont pour elle l’occasion d’intensifier son apostolat.
En 1917 un nouveau confesseur (jésuite) l’oriente vers le carmel, où elle entre en 1920 sous le nom d’Elia de saint Clément. Dès le début, sa vie religieuse a été difficile, mais l’épreuve la plus dure a suivi sa nomination comme formatrice au métier à tisser du pensionnat attenant au Carmel. Elle est pleine de bonté pour les jeunes filles, mais la sœur directrice est pour la méthode autoritaire et finit par faire écarter sœur Elia. La sœur, désormais, passe la plus grande partie de son temps en cellule à effectuer des travaux de couture. Heureusement, la Prieure du Carmel lui garde sa confiance et elle reçoit aussi un grand réconfort du Procureur Général des Carmes, avec qui elle entretient une correspondance. Elle écrit entre autre : « Je compris que pour conduire les âmes à Dieu, il n’était pas nécessaire d’accomplir de grandes œuvres, plus encore, c’était même l’immolation de toute ma personne que me demandait le bon Jésus. »
En janvier 1927, une forte grippe la laisse très affaiblie. Elle prédit : « Je mourrai un jour de fête ». Effectivement, le 21 décembre de la même année, son état s’aggrave, le médecin diagnostique une méningite, mais ne juge pas la situation alarmante. Elle meurt le lendemain, jour de Noël. Elle a souvent été appelée “la petite sainte Thérèse d’Italie.” Béatifiée en 2006.
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Alfonso; Carmen

Message par Fée Violine le Mar 31 Mai 2011 - 22:02

1er juin Bx Alfonso Navarrete, Vieille Castille 1571 – Omura (Japon) 1er juin 1617, martyr. Il entra au couvent dominicain de Valladolid. En 1598 il partit comme missionnaire à Manille (Philippines), où il se consacra à l’apostolat avec tant d’enthousiasme et de zèle qu’il fut frappé d’épuisement et que ses supérieurs le renvoyèrent en Espagne. En 1611 il obtint de retourner en Orient, au Japon, où il fonda les Fraternités du Rosaire et du Saint Nom de Jésus, et diffusa le livre de frère Louis de Grenade, Guide du pécheur, en japonais. Il fonda trois fraternités pour les soins des malades et pour sauver les enfants qui étaient abandonnés à la mort par leurs parents païens. À une occasion, il défendit courageusement des femmes catholiques japonaises menacées par un gang. En 1614 l'empereur du Japon commença la persécution, interdisant à ses sujets d’embrasser la foi catholique et ordonnant à tous les missionnaires de quitter le pays sous peine de mort. Le Bx Alfonso, infatigable, encourageait les chrétiens à persévérer dans la foi, baptisait, confessait, prêchait, célébrait la messe, réconciliait les apostats. Il se rendit à Omura pour soutenir les catholiques qui y étaient persécutés. Ils accoururent vers lui et vers Ferdinando Ayala, augustin. Les deux prêtres furent rapidement arrêtés par les autorités mais les laïcs continuaient à essayer de leur rendre visite. Par édit du commandant suprême Hidetada, ils furent décapités, ainsi que Leo Tanaka, catéchiste laïc affilié aux jésuites. Béatifiés en 1867.

1er juin Maria del Carmen Benavides Mujica, née en 1777 à Valparaiso (Chili), + 1er juin 1849 à Valparaiso, tertiaire dominicaine.
L’Église désire voir des laïcs sur les autels. Les admirateurs de cette femme extraordinaire attendent que l’autorité ecclésiastique canonise celle que le peuple fidèle a toujours appelée la Beatita Benavides. Il faut la connaître pour l’aimer et prendre part à l’œuvre de charité sociale qu’elle nous a laissée en héritage.
Quillota, la ville qui a rêvé d’être la capitale du Chili, fut le berceau où elle naquit. Ses parents, don Francisco Benavides, originaire de Cádiz, et doña Javiera Mujica, de La Ligua. « Les Benavides de Quillota étaient une famille suprêmement notable, non seulement pour son ardent et généreux patriotisme, mais aussi pour son indomptable énergie ». Sur les 10 enfants, 2 furent prêtres, 2 autres ont combattu dans la guerre d’Indépendance. Elle vécut identifiée à son peuple, donnant préférence aux plus pauvres. "Elle fut sainte dès l’enfance", disaient ses concitoyens. Son amour de Dieu se manifesta dans son don de soi aux plus abandonnés de ce monde.
À 18 ans elle entra dans le Tiers-Ordre dominicain et commença aussitôt son apostolat de miséricorde. Bien que laïque, elle portait l’habit dominicain comme sainte Rose de Lima qu’elle se proposait d’imiter.
Modèle de laïque consacrée, elle fut la femme forte de la Bible qui tira de son baptême et de l’eucharistie les énergies d’une activité infatigable.
Avec ses 5 cousines et une filleule elle forma une équipe de Charité pour réaliser ses plans d’action solidaire. Elle allait dans les villages et les campagnes retirées, recueillant les gens les plus pauvres. "Mes cousines sont des colombes de clocher, et n’ont pas peur des cloches", disait-elle avec beaucoup de grâce. Elle était spirituellement attentive aux prisonniers et réussit à en sauver beaucoup. Elle changea sa maison en asile universel de charité, où devait pousser plus tard un rejeton: l’hôpital San Martín de Quillota.
Son dévouement aux pauvres l’aidait à se donner à Dieu plus complètement. On observait en elle les phénomènes mystiques qu’on lit dans la vie des saints (guérisons, extases, prophéties, lévitation quand elle allait communier). Mais elle se maintenait ferme dans son humilité et ses pénitences. Elle fut très persécutée par le démon, mais ne manqua jamais d’une joie saine et d’un fin sens de l’humour hérité de son père andalou.
À 72 ans elle mourut, pleine de mérites et de vertus. "Une sainte est morte", proclamaient dans les rues des milliers de personnes. Sa fin glorieuse est le fruit d’une vie de don de soi à Dieu et aux pauvres. Le parfum qui sortit de sa tombe au cimetière municipal, "l’odeur de sainteté", obligea les autorités à la transférer à l’église Saint Dominique.
Au fil des ans, la renommée de la Beatita n’a pas diminué, et le nombre de ceux qui viennent remercier pour les grâces reçues augmente sans cesse. Les nombreux témoignages écrits qui restent d’elle sont conservés, et surtout, l’amour et l’admiration que son peuple ressent pour elle font penser que le procès de béatification commencé au niveau de l’Église locale aura une heureuse issue, et que bientôt il y aura une autre sainte chilienne.

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Sadoc; Beatrice; Dalmau

Message par Fée Violine le Ven 3 Juin 2011 - 20:06

2 juin Bx Sadoc et ses compagnons, + 2 juin 1260 à Sandomierz (Pologne), martyrs.
En 1221, au deuxième chapitre général de l’Ordre, à Bologne, st Dominique envoya des frères évangéliser un peu partout, notamment la Hongrie et le pays des Cumans (que st Dominique rêvait d’évangéliser lui-même), sous la direction d’un frère hongrois nommé Paul, qui fonda la Province dominicaine de Hongrie. Le groupe comprenait aussi le jeune Sadoc, hongrois ou polonais, de bonne famille, dont le splendide caractère et la sainteté de vie attiraient l’amitié et l’admiration de ses frères. C’est vraisemblablement à Bologne qu’il fit ses études et entra dans l’Ordre. St Dominique le choisit pour son zèle et son éloquence. À cause de sa vie exemplaire, de sa rare piété, et de son bon jugement, notre bienheureux fut souvent chargé de s’occuper des candidats à l’Ordre et de préparer les novices pour la vie apostolique.
Il fonda un couvent à Agram (actuellement Zagreb) où il fut prieur, puis il alla prêcher en Pologne, où il fonda à Sandomierz, sur la Vistule, le couvent Saint Jacques dont il devint prieur. Ensuite il alla en mission chez les Tartares.
En 1260, la ville de Sandomierz était assiégée par les Tartares, dont les chefs se nommaient Nogaio et Celebuga, et qui auparavant avaient brûlé Lublin et d’autres villes. Le 1er juin 1260, alors que Sadoc et ses 48 frères (en comptant les étudiants, novices et frères lais), disaient les matines, le novice qui lisait dans le martyrologe les saints du lendemain fut inspiré de dire : « À Sandomierz, passion de 49 martyrs ». Ils furent surpris, mais virent ces mots écrits en lettres d’or dans le livre (les mots disparurent ensuite). Après l’office, Sadoc leur dit que bien que les remparts de la ville soient solides et que normalement ils ne soient pas en danger, ils allaient certainement mourir martyrs et qu’ils devaient s’y préparer, et il les félicita de la chance qu’ils avaient. Ses mots firent une profonde impression. Le lendemain, les Tartares s’emparèrent de la ville par ruse et traîtrise. Pillage, destruction, massacres. Le soir, ils allèrent piller le couvent des dominicains, qui furent tous massacrés et moururent en chantant le Salve Regina. Leur culte a été confirmé en 1807.
L’identification du prieur et martyr Sadok de Sandomierz avec le Sadok originaire de Hongrie envoyé en mission par st Dominique et fondateur, n’est pas entièrement certaine.
http://cc.bingj.com/cache.aspx?q=sadoc+sandomir&d=4761684300793521&mkt=fr-FR&setlang=fr-FR&w=31b5a839,7d0859e0

*3 juin Bse Beatrice Bicchieri, + Verceil 1320. Beatrice épousa Gioachino De Ivachi. Devenue veuve elle se fit dominicaine en 1270, suivant sa sœur aînée Emilia (voir 4 mai). Elle fonda un couvent de dominicaines à Verceil, et le gouverna avec sagesse et humilité. Elle fut célèbre par la vie de prière et de pénitence qu’elle mena jusqu’à sa mort. Le peuple la déclara bienheureuse.

3 juin Vble Dalmau (Jaume) Ciurana i Pons (Riudellots de la Selva 14 juillet 1574 – Gérone 3 juin 1637), fils de Montserrat Ciurana et Caterina Pons. À 30 ans, le 25 août 1604, il prend l'habit de frère lai au couvent Saint Dominique de Gérone, sous le nom de Frère Dalmau (Dalmacio en castillan, Dalmau en catalan), en hommage au Bx Dalmau Moner. En 1605 il fait profession. Humilité, charité, prière, pénitence, dévotion envers le Saint Sacrement, la Passion, la Vierge du Rosaire. Au couvent il est aumônier, sacristain et infirmier. Miracles, guérisons, prophéties. Très respecté, beaucoup de gens recherchent ses conseils. Il obtint le privilège d’entrer dans le chœur de la cathédrale de Gérone pendant l’office et de demander l’aumône aux chanoines et prêtres.
Ses funérailles sont une manifestation de la piété populaire, et il fallut les retarder d’un jour pour que tous ceux qui le désiraient puissent voir son corps. Il fut enterré au cimetière du couvent, en 1660 les restes transférés dans un tombeau de pierre, en 1848 le couvent étant abandonné ils furent transférés à Riudellots, et en 1859 à l'église du même village. La cellule où il avait vécu fut transformée en chapelle, où lui est rendu un culte. Sa vie fut racontée par le frère Narcís Camós : Abrégé de la vie et des mœurs du vénérable fr. Dalmacio Ciurana, publié en 1690.
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Pierre

Message par Fée Violine le Sam 4 Juin 2011 - 10:20

4 juin St Pierre de Vérone (Vérone v1203/1205 – près de Seveso 6 avril 1252), le premier martyr dominicain.
Fils de cathares, il se convertit très jeune à la foi catholique. On dit que tout petit, malgré les réticences familiales, il récitait plusieurs fois par jour le Credo. À Bologne où il faisait ses études, il rencontra les Frères prêcheurs et reçut l'habit dominicain des mains de st Dominique, à l’âge de 16 ans.
Après son ordination, il prêcha surtout chez les cathares du nord de l’Italie, auprès desquels il pratiqua, à l'exemple de st Dominique, la méthode évangélique du dialogue.
Puis sa renommée augmenta et il fut choisi comme prieur à Asti, Plaisance, Gênes, Aoste, Iesi, Côme. Toutefois, presque toute son activité se déroulera principalement à Milan, où il finit par fonder le couvent Saint Pierre in Campo Santo.
Tout en luttant contre les croyances des cathares, il se consacra à la formation chrétienne des laïcs, à la diffusion du culte de la Vierge, et à la création d'institutions visant à la défense de l'orthodoxie catholique. Ses prédications, renforcées par de solides connaissances de la Bible, s'accompagnaient d'une vie d'ascèse et de charité, des miracles lui sont aussi attribués. Par un travail apostolique inlassable, il obtint de nombreuses conversions et fut aussi le promoteur d'Associations de la foi et de Confréries de louange de la Vierge Marie.
Á Florence, il noua de profondes amitiés avec les sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, et finit même par devenir leur conseiller.
Nommé inquisiteur de Lombardie en 1242, puis en 1251 inquisiteur pour Milan et Côme (en cette dernière ville il fut aussi nommé prieur), il envoya au bûcher bon nombre de cathares et vit se concentrer sur lui la haine des ennemis de la foi catholique, ce qui lui fit dire qu'il s'attendait à mourir de mort violente. Et il avait raison, car le 6 avril 1252, jour de Pâques, il fut attaqué sur la route de Côme à Milan, en un lieu nommé Barlasina, par des assassins, notamment un certain Pietro de Balsamo, dit Carino, qui le blessa avec une serpe et le poignarda ensuite (par la suite, Carino se convertit). Avant de mourir, Pierre écrivit avec son sang le début du Credo. Son compagnon frère Dominique fut tué aussi.
Onze mois après sa mort, dès 1253, Innocent IV le canonisa, “pour exalter en lui le héros de la lutte contre l'hérésie cathare”. Dans sa Bulle de canonisation le Pape lui reconnaissait « dévotion, humilité, obéissance, bienveillance, piété, patience, charité » et le présentait comme un « amant fervent de la foi, son éminent connaisseur et son encore plus ardent défenseur ». Sa vie fut écrite quelques années après sa mort par un de ses anciens compagnons d'apostolat, frère Thomas de Lentini, prieur et fondateur du couvent de Naples, qui donna l'habit à saint Thomas d'Aquin.
Patron de Côme, Crémone, Modène, de la Lombardie ; des accouchées, des brasseurs à Cologne. Un des plus beaux éloges de cette vie a été écrit par Catherine de Sienne dans son Dialogue (2, 5).

« 750 ans après sa mort, saint Pierre de Vérone, fidèle disciple de l'unique Maître, qu'il a cherché sans trève dans le silence et dans la contemplation, annoncé inlassablement et aimé jusqu'au don suprême de sa vie, exhorte les chrétiens de notre temps à dépasser la tentation d'une tiède et partielle adhésion à la foi de l'Eglise. Il invite chacun à recentrer son existence, avec un engagement renouvelé, sur le Christ "qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste". Saint Pierre indique et repropose aux croyants le chemin de la sainteté, "ce haut degré de la vie chrétienne ordinaire", pour que la communauté ecclésiale, les individus et les familles s'orientent toujours dans cette direction. Chaque chrétien, en suivant son exemple, est encouragé à résister aux illusions du pouvoir et de la richesse pour chercher d'abord "son Royaume et sa justice" (Mt 6, 33) et pour contribuer à l'instauration d'un ordre social qui réponde toujours mieux aux exigences de la dignité de la personne.
Dans une société comme celle d'aujourd'hui, où l'on ressent souvent une inquiétante rupture entre l'Évangile et la culture, drame récurrent dans l'histoire du monde chrétien, saint Pierre de Vérone témoigne qu'un tel écart ne peut être comblé que lorsque les différentes composantes du Peuple de Dieu s'appliquent à devenir des "cierges" qui resplendissent sur l'ensemble du candélabre, en orientant nos frères vers le Christ, qui donne un sens ultime à la recherche et aux attentes de l'homme » (Jean-Paul II, en 2002).
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Diane, Cécile, Aimée

Message par Fée Violine le Mer 8 Juin 2011 - 7:01

8 juin Bses Diane d’Andaló, Cécile Cesarini et Amata, moniales, béatifiées en 1892.

Diane, née à Bologne v 1200, + Bologne 10 juin 1236. Après une vie futile et mondaine, elle participa en 1223 à la fondation du monastère Sainte Agnès. Son entrée en religion déplut à sa parenté, et ses frères tentèrent de l’enlever : ils lui brisèrent une côte, mais non pas la volonté : ils finirent même par l’aider à construire son couvent. Elle devint si proche du Christ que sa sainteté attirait à elle de nombreux chrétiens avides de vie spirituelle. Elle était belle, sage, éloquente, vertueuse, gracieuse et aimable. Elle était si appliquée au service divin, à la prière et à l’oraison que souvent, à sa seule vue, les sœurs se prenaient à fondre en larmes. Dans son humilité, elle aimait à porter les habits les plus vils. Elle embellit le monastère par ses paroles et ses exemples, par ses conseils et ses vertus. Elle devint supérieure du monastère. Environ 50 lettres du Bx Jourdain de Saxe à Diane sont un témoignage de leur amitié.

Cécile, v1204 Rome-1290 Bologne. C’est par elle qu’on connaît, heureusement, des détails sur saint Dominique, que les historiens avaient oublié de donner.
De famille noble, elle entra très jeune au monastère Sainte Marie in Tempulo. En 1221 elle alla dans le nouveau monastère Saint Sixte, qui était dirigé par st Dominique. En 1224 elle fut envoyée à Bologne, où Diane venait de fonder le monastère Sainte Agnès. Cécile y fut prieure en 1237, 1252 et 1257. À partir des informations de Cécile, sa consoeur Angelica établit le rassemblement des Miracula beati Dominici sur les merveilles réalisées par Dominique à Rome 15 ans auparavant : cela devint une importante contribution à sa biographie; beaucoup de ces récits très détaillés furent confirmés par les recherches.

Amata de Saint Sixte, +1270, cofondatrice de Sainte Agnès de Bologne, a été béatifiée avec Diane et Cécile, mais n’est pas sur le calendrier dominicain courant officiel, parce qu’on ne sait rien d’elle si ce n’est qu’elle vivait avec les deux autres.
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Jean

Message par Fée Violine le Jeu 9 Juin 2011 - 20:39

10 juin Bx Giovanni Dominici, Florence 1357- Budapest 10 juin 1419. D'une famille pauvre et pieuse, il fréquentait souvent l'église des dominicains de Florence, et à 17 ans il entra dans leur couvent. Après sa profession il s'appliqua à l'étude : comme il passait son temps à travailler et à prier, ne prenant qu’un minimum de nourriture et de sommeil, il faisait des progrès étonnants. Il devint si bon théologien que les supérieurs voulaient qu'il se fît recevoir docteur, titre qu'il refusa par humilité. Il était en 1387-1399 à Venise, où il ouvrit en 1395 le monastère de Dominicaines Corpus Christi, puis fut jusqu’à 1406 prédicateur à Florence. Légèrement bègue et devenu excellent orateur, il obtint des succès remarquables, il prêchait souvent jusqu'à cinq fois par jour, et opéra de nombreuses conversions dans toutes les classes, notamment saint Antonin, futur archevêque de Florence.
Il réforma les monastères, qui en avaient bien besoin ; il en fonda plusieurs dans lesquels il établit une régularité parfaite, afin qu'ils pussent servir de modèle aux autres. Il devient prieur du couvent de Fiesole, qu’il avait fondé.
Le pape Boniface IX, ayant publié une croisade contre Bayezid I, qui menaçait la chrétienté, chargea en 1394 le P. Jean Dominici de la prêcher dans diverses provinces d'Italie; mais cette croisade n'eut pas lieu, à cause de la division que le grand schisme d'Occident mettait parmi les princes chrétiens.
En 1406, Grégoire XII le fit venir auprès de lui comme conseiller, pour l'aider à pacifier l'Église, et le nomma archevêque de Raguse (Dubrovnik), puis cardinal en 1408. On l'accusa d’avoir profité de l’amitié du pape pour obtenir des honneurs, mais il ne fut pas plus ébranlé par ces calomnies qu'il ne l'avait été par les éloges.
L'empereur Sigismond désira que le cardinal fût chargé de faire recevoir en Bohême les décrets du concile et de ramener les Hussites à l'unité catholique. En conséquence, en 1417-1419 le pape Martin V le chargea de cette mission, et Jean partit aussitôt pour ce royaume, désolé par les révoltes et les cruautés des disciples fanatiques de Jean Hus. Voyant que ses efforts étaient sans résultat, il passa en Hongrie, où il espérait plus de succès, et il se trouvait à Budapest lorsque Dieu lui fit connaître que sa fin était prochaine.
Il demanda à être enterré sans cérémonie et comme un simple religieux, chez les frères de Saint-Paul-Ermite.
Le Bx Jean Dominici a laissé des Commentaires sur divers livres de l'Écriture sainte, et un livre de piété qui fut accueilli avec beaucoup de ferveur lors de sa publication.
Culte approuvé en 1832.
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Étienne

Message par Fée Violine le Mer 15 Juin 2011 - 11:55

12 juin Bx Étienne (Stefano) Bandelli, Castelnuovo Scrivia (Alessandria) 1369- Saluces 11 juin 1450. Né d’une excellente famille, il reçut l’habit dominicain à Piacenza, et s’appliqua à l’observance méticuleuse de la règle. Devenu docteur en théologie et droit canonique, il fut appelé à enseigner à l’Université de Pavie (1427-1432). Puis il quitta l’enseignement pour se consacrer avec amour, éloquence et compétence à la prédication, au point qu’on l’appela “le nouveau saint Paul”. On raconte que ce saint lui apparaissait, comme il était déjà arrivé à saint Thomas d’Aquin. De grandes foules accouraient pour l’écouter, et il s’ensuivait des conversions spectaculaires de mécréants et une plus grande ferveur des chrétiens tièdes.
Le Bx Stefano était brillant enseignant, efficace prédicateur, mais surtout homme de prière et d’étude. Il était aimé des pauvres, pour qui il se sacrifiait, et des pécheurs qu’il réconciliait avec Dieu. Il était assidu à l’écoute des confessions.
Sentant diminuer ses forces, il se retira au couvent dominicain de Saluces, où il mourut. Il fut enterré dans l’église St Jean-Baptiste où ses reliques sont toujours vénérées par les fidèles. Il avait aussi le don des miracles. Le plus remarquable advint en 1487 quand, la ville de Saluces étant assiégée, sa figure apparut dans les airs à côté de celle de la Vierge, libérant miraculeusement la cité. Cet événement est commémoré encore aujourd’hui. La ville de Saluces l’a choisi comme patron, avec saint Chiaffredo. Son culte fut approuvé en 1856.
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Osanna; Angelico

Message par Fée Violine le Sam 18 Juin 2011 - 11:00

18 juin Bse Osanna Andreasi de Mantoue, 17 janvier 1449-18 juin 1505.
Fille du patricien Nicolò Andreasi et de son épouse Agnese Mazzoni, elle s'entendit dire dans son cœur à 6 ans : "Enfant, la vie et la mort consistent à aimer Dieu" ; une statue de la Sainte Vierge qui s’anima, lui enseigna la lecture, le latin, l’écriture. À 6 ans, elle réclamait des livres de théologie, elle devint tertiaire dominicaine à 15 ans, mais ne fit profession qu’après 37 ans de noviciat. Elle était aussi gouvernante du duc de Mantoue. Toute son existence s'écoula dans des palais, comblée de grâces et accablée de souffrances, les unes comme les autres invisibles aux yeux des hommes. Elle se consacra à la prière, à la mortification et au souci pour ses soeurs. C'est son confesseur qui révéla après sa mort qu'elle restait parfois sept heures immobile debout dans la prière, alors que dans la journée elle vivait à la cour du duc François II de Mantoue et de sa femme Élisabeth II. À sa mort, découvrant sa sainteté, agenouillés près de son lit, ils lui demandèrent sa bénédiction. Ils lui élevèrent un beau mausolée qu'on voit encore dans la cathédrale de Mantoue. Elle écrivit d’innombrables lettres et un Libretto qui fut publié à Mantoue en 1507. Son culte fut autorisé en 1515 et confirmé en 1694.

Angelico (Andrea) Pistarino, Alessandria 4 février 1897 - Turin 18 juin 1960.
Andrea Pistarino, jeune peintre, arrive à Asti en 1915. Il se lie d’amitié avec les peintres de la ville. Pendant 10 ans, son atelier est un cénacle d’expériences et de discussions pittoresques. Son tempérament inquiet et curieux alimente facilement le goût de la polémique et des recherches nouvelles. Il participe avec succès aux grandes expositions de peinture (Biennale de Venise, Quadriennale de Rome). Il a le goût de la beauté et sa personnalité frémissante semble trouver la paix dans l’art, mais dans son cœur il y a une insatisfaction qui ne s’apaise pas. Il a laissé tomber Dieu à l’adolescence, mais Dieu, lui, l’attend. À 26 ans, en 1923, Andrea a pris rendez-vous pour adhérer à la franc-maçonnerie. Il sort de chez lui, mais au bout de quelques pas, il s’arrête: les cloches de l’église à côté de chez lui sonnent, invitant les fidèles à la prière. Comme attiré par une Voix mystérieuse, Andrea entre dans l’église. Le prêtre parle de Jésus-Christ, de son Église qui accueille les âmes ayant besoin de salut, et… de la franc-maçonnerie que l’Église combat. Andrea est profondément frappé de cette coïncidence. Les cloches, ce soir-là, ont sonné pour lui. Il va chez des amis. Leur mère, une noble dame d’âme et de foi, l’écoute, l’éclaire, lui ouvre des horizons nouveaux. Plus tard, Andrea l’appellera « maman ». Elle lui commande un portrait, mais c’est un prétexte pour lui parler du Christ.
Ses yeux sont ouverts et voient Dieu, qui seul au monde mérite d’être aimé: Dieu, l’Absolu, la Beauté éternelle, la Lumière, la Vérité et l’Amour!
Le 10 octobre 1924, Andrea, accompagné de sa soeur Rita, entre au couvent Saint Dominique de Chieri (Turin) pour consacrer sa vie au Christ, dans l’Ordre dominicain, l’ordre de la vérité et de la miséricorde. Il a 27 ans. Il quitte une brillante carrière. Il prend l’habit sous le nom de Fra Angelico, comme son grand prédécesseur dominicain.
Novice exemplaire, humble et obéissant, il a dans le cœur une joie qu’il n’imaginait pas possible sur la terre. Il est ordonné prêtre le 30 août 1929. Il prêche en chaire, et par la peinture. De son pinceau naissent des figures denses de mystère et de lumière, du Christ et de la Vierge, qui parlent au coeur. Le P. Angelico participe encore, avec succès, aux expositions internationales d’Art sacré, il expose à Paris et en Amérique, s’imposant à l’attention de la critique. Il reçoit des prix prestigieux. Beaucoup de ses œuvres se trouvent désormais dans des Galeries nationales, dans des musées municipaux, dans des collections publiques et privées. "Devant ses tableaux, en admirant le peintre qui réussit à susciter en nous des émotions si subtiles et précieuses, il est impossible de ne pas envier l’homme qui a trouvé un bonheur si grand". Son bonheur est vraiment "la prédication par le pinceau", comme avait été au 15ème siècle celle du Bx Angelico.
Mais le P. Angelico sait que tout ce succès n’est rien, que l’unique succès à poursuivre est la sainteté. Il est tenté de jeter pinceaux et couleurs dans le fleuve, mais ses supérieurs lui disent de continuer et de « jeter son art dans un fleuve de charité, au service des vocations dominicaines et des petits orphelins ». C’est ainsi qu’en 1942 avec les revenus de ses tableaux il fonde à Turin la Maison du Sacré-Cœur où il accueille et éduque de nombreux orphelins de guerre. Il les aime comme un père, leur offre la chaleur d’une famille, et leur fournit aussi une « maman », Maria Regale, née à Turin en 1910, tertiaire dominicaine, consacrée à Dieu très jeune par des vœux privés. En 1931, frappée d’une grave maladie, elle était restée 8 ans clouée au lit, puis miraculeusement guérie en 1942 (pèlerinages à Lourdes et à Loreto). Elle meurt subitement dans la chapelle de la maison, au milieu de ses enfants, le 18 mai 1947, pendant le Salve Regina du soir.
Le P. Angelico Pistarino a accompli une admirable prédication : Dieu n’est pas un professeur, sa révélation montre son visage, le visage de Jésus-Christ qui a dit : "Qui me voit, voit le Père" (Jn 14,9). Le catholicisme est la religion des visages, celui de Jésus, celui de Marie, celui des saints, ainsi naît entre le Christ et l’âme une histoire d’amour. C’est concret. Oui, la doctrine, la loi morale, mais incarnée et dévoilée par le visage du Christ. Pas la gnose, mais une Personne. L’art du P. Pistarino, comme celui de l’Angelico, en témoigne.
En 1959, le P. Angelico va à Paris, où il peint une série de tableaux. Au retour, il trouve une biographie qui lui a été consacrée, illustrée par quelques-unes de ses œuvres et des articles de critiques d’art. Une grande satisfaction pour lui, qui ressent les premiers symptômes d’un mal insidieux. Les mois qui lui restent à vivre sont remplis d’encore plus de rosaires, d’un dialogue plus intime avec Dieu, de charité et de tendresse envers ses petits. Après une difficile intervention chirurgicale, il s’éteint à Turin, à 63 ans. Peu de jours avant sa mort, il avait écrit : "La Foi, le Sacerdoce, l’œuvre du Sacré Coeur sont les plus beaux dons que Jésus et la Vierge m’ont faits. L’Esprit qui nous anime est l’Esprit de Jésus, d’amour de la Vérité. Toujours la Charité du Christ".

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Pierre

Message par Fée Violine le Mar 21 Juin 2011 - 17:02

21 juin Vble Pierre Quintin, Ploujean, près de Morlaix (Finistère) 1569- Vitré 21 juin 1629. Célèbre par sa charité envers les pauvres, son zèle pour la prédication et sa dévotion envers la Sainte Vierge. Il fit des miracles.
Fils de parents nobles et chrétiens (Allain Quintin, seigneur de Kerosar et de Leinbahu, et Perrine de Kermerhou), il va à l’école chez un prêtre nommé Hervé Le Moirssec. Il portait alors une petite robe blanche avec un manteau noir, pronostic de sa vocation future. Son second maître fut un homme remarquable, François Lachiver, prêtre de la paroisse de Plouezoch (ensuite il fut évêque de Rennes), qui mena ensuite le jeune Pierre et son frère aîné à Paris pour y étudier les humanités. C'est là que la guerre civile les surprit et les força d'interrompre leurs études.
Pierre devint donc soldat, « pour le maintien de la vraie religion et par une horreur extrême que, dès lors, il avoit conçue contre l'hérésie et contre tous les hérétiques. (…) Il parut avec honneur et signala sa valeur et son courage en plusieurs beaux exploits de guerre ». Il était encore sous les armes en 1593 à Morlaix, jeûnant l'avent et le carême, comme un moine, et « se trouvant toujours aux occasions qui se présentoient de repousser l'ennemi. »
La vie de garnison n’était pas si facile, comme le montre le fait suivant où on le voit réparant les torts de ses soldats. « Sa compagnie estant en garnison dans la ville de Morlaix, il arriva qu'un jour, se divertissant avec d'autres jeunes cavaliers au jeu des cartes, il entendit dans la rue les cris pitoyables d'un pauvre païsan qui se plaignoit que quelques soldats lui avoient pris tout le peu qu'il avoit de bien. De quoy touché sensiblement, il sortit aussitôt pour aller voir de quoy il s'agissoit, et ne pouvant lors remédier par autre voye aux plaintes de ce pauvre homme, il luy donna libéralement ce qu'il avoit d'argent sur soy. »
Quand la guerre fut finie, Pierre Quintin se remit à l'étude, au collège des Jésuites à Bordeaux et à Agen, où il fonda parmi ses condisciples une association charitable. À ceux qui trouvaient qu’il dépensait trop pour les pauvres, il répondait en souriant : « Sine dubio, Dieu nous pourvoira toujours suffisamment de ce dont nous aurons besoin pourvu que nous ayons soin de ses membres. »
Il vendit ses biens et distribua l’argent. En 1600 il entra au noviciat des Jésuites, mais en sortit, revint à Morlaix et s'associa avec un prêtre anglais en exil, Charles Louet. Tous deux ouvrirent une école pour les enfants pauvres. Bientôt Pierre se décida à recevoir le sacerdoce, et quand son compagnon fut nommé archevêque de Cantorbéry et regagna l’Angleterre, Pierre entra dans l'ordre de st Dominique, au couvent de Morlaix, en 1602.
En 1629, il revenait du chapitre provincial de Rouen, et il était probablement passé par le couvent de Laval, quand il dut s'arrêter en celui de Vitré, où il mourut saintement. Il fut enterré dans l’église du couvent de Morlaix, mais son tombeau disparut ainsi que l’église lors de la destruction des ordres monastiques.

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Innocent; Jean-Baptiste; Guy

Message par Fée Violine le Ven 24 Juin 2011 - 5:32

*23 juin Bx Innocent V (Pierre de Tarentaise), Champagny-en-Vanoise près de Moûtiers (Savoie) 1224/1225-Rome 22 juin 1276. Il entra peu après 15 ans au couvent dominicain Saint Jacques à Paris, où il fut l’élève de saint Albert le Grand et le camarade de deux futurs saints : Thomas d’Aquin (dominicain) et Bonaventure de Bagnoregio (franciscain). Il devint maître en théologie, brillant enseignant et prédicateur (“doctor famosissimus”), successeur de Thomas d’Aquin à la chaire de théologie. Il fut deux fois provincial de France.
Après presque 30 ans à Paris, il fut nommé en 1272 archevêque de Lyon, puis cardinal, avec la charge de préparer, en collaboration avec Bonaventure, le concile œcuménique Lyon II, 1274, 500 évêques et abbés. Bonaventure mourut pendant ce concile, et Pierre de Tarentaise prononça son éloge funèbre, arrachant des larmes à toute l’assistance. Autre tristesse : Thomas d’Aquin mourut en route alors qu’il allait au concile. L’assemblée aborda le problème de l’usure, décrétant l’excommunication des usuriers et de ceux qui leur louent des locaux. Elle accueille une délégation non chrétienne, venue du royaume des Tartares, et Pierre de Tarentaise baptise deux délégués. Il s’occupe de la discipline dans les Ordres religieux et de l’élection du pape. En outre, devant le pape et le concile, le Patriarche de Constantinople et les évêques arrivés avec lui chantèrent le Credo catholique, renièrent le schisme de 1054 et reconnurent la primauté du pape. C’est le point culminant du concile, mais ça ne va pas durer. Les travaux terminés en juillet 1274, Grégoire X tombe malade, il prend la route de l’Italie et meurt à Arezzo le 10 janvier 1276.
Onze jours après, au conclave qui eut lieu dans cette ville (ce fut le premier conclave), Pierre fut élu à l’unanimité des 13 cardinaux présents, et devint le 183ème pape, le premier pape dominicain, sous le nom d’Innocent V. Il rejoignit aussitôt le siège romain, avec un programme inspiré du concile : renforcer la paix avec l’Orient, discipliner les Ordres religieux, prendre Jérusalem aux Turcs. À ses frères dominicains réunis au Capitole, il écrivit une lettre affectueuse où il rappelait avoir savouré avec eux les délices de la sainte pauvreté.
Il s’adressa aux princes et aux prélats grecs et latins pour les amener à prendre les armes pour délivrer la Terre sainte. Mais en Orient la paix religieuse de Lyon fut aussitôt repoussée : ennemis comme avant. Puis, comme tant d’autres pontifes avant et après, Innocent est chef de l’Église, mais aussi souverain d’un territoire. Comme chef de l’Église, il cherche l’amitié et l’aide de l’empereur Michel pour la croisade ; mais comme chef d’État il doit au contraire protéger et favoriser le pire ennemi de Michel : Charles d’Anjou, roi de Sicile, personnage déloyal, mais aussi le seul en Italie qui ait une armée capable de défendre les territoires du pape - ou de les attaquer, éventuellement.
Homme de médiation, Innocent s’emploie à pacifier les cités italiennes divisées entre guelfes et gibelins, et obtient de bons résultats en Toscane. Il resta confiant dans la paix entre les Églises, envoyant des instructions à Constantinople pour la prédication et la liturgie, dans une lettre datée du 25 mai 1276. Il mourut peu après, le 22 juin, alors que l’Église et l’Ordre attendaient tant de lui. Dans ce bref pontificat de 4 mois, il déploya une activité prodigieuse, essayant surtout de réaliser l'union avec les Églises séparées de Rome.
Il fut enseveli à Saint Jean de Latran, mais ses restes furent dispersés par un tremblement de terre au 18ème. Innocent était un théologien remarquable, il a laissé d’aussi profondes traces dans la science que dans la papauté. Dans ses écrits scolastiques et exégétiques se montre déjà la transition de l’augustinisme à l’aristotélisme. Béatifié en 1898.
http://www.bautz.de/bbkl/i/Innozenz_V.shtml
http://www.heiligenlexikon.de/CatholicEncyclopedia/Innozenz_V.html

*24 juin Vble/Bx Jean-Baptiste (Annibal) Tolomei, 6 juillet 1248 Sienne–1320 Avignon. De famille noble, il passe sa jeunesse dans le désordre. Sa parente la Bse Nera Tolomei (voir 25 décembre) prie beaucoup pour sa conversion, qui finira par arriver : en 1379, à 31 ans, il entre chez les dominicains sous le nom de frère Jean-Baptiste, mais pas avant que st Ambroise de Sienne se soit porté garant du sérieux de sa vocation. Il vit dans la pénitence et l’austérité, prêche en Italie, en Sicile, en Allemagne, en France, en Angleterre, beaucoup de pécheurs et d’hérétiques se convertissent. Tandis qu’il est en Sicile, le pape Honoré IV le nomme nonce dans cette île. Puis il va en Terre Sainte soutenir les chrétiens assiégés dans Ptolémaïs, qui sera prise par les musulmans. Il revient en Italie, prédit à Nicolas Boccasini qu’il sera pape, et meurt à Avignon où Jean XXII l’a fait venir. Le pape pleura sa mort comme une grande perte pour l’Église. Les historiens dominicains lui donnent le titre de Bx.

*25 juin Bx Guy (Guido) Maramaldi, né et mort à Naples, +1391. De famille noble, il avait trois frères, un vaillant soldat, un brillant homme politique (premier ministre), un archevêque de Bari, ensuite cardinal. Guy, lui, suivit un chemin d’humilité en entrant très jeune au couvent Saint Dominique, malgré des problèmes de santé. Mais il se révéla un dominicain remarquable dans la prédication et par sa vertu. Il étudia la philosophie et la théologie, fut nommé inquisiteur général du royaume de Naples (fonction qu’il exerça avec sagesse), fonda un couvent à Raguse, fut prieur du couvent de Naples; puis il alla en mission dans le sud. En Sicile il acquit une grande réputation de communicateur. Ceux qui l’écoutaient comprenaient tout ce qu’il disait, car il savait adapter son langage à l’auditoire. Sur la fin de ses jours, il se retira dans la pénitence et la contemplation. Il fut enterré au couvent Saint Dominique. Les miracles opérés à son tombeau le firent honorer comme bienheureux. En 1598, les Français assiégeant la ville, les Napolitains cachèrent ses reliques et depuis on ne les a pas retrouvées. Culte confirmé en 1612.
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Clotilde; Guido

Message par Fée Violine le Lun 27 Juin 2011 - 18:08

25 juin Servante de Dieu Ludovica Teresa Maria Clotilde de Savoie Bonaparte, née 2 mars 1843 à Turin, + 25 juin 1911 à Moncalieri (Turin).

Aînée des huit enfants du roi de Sardaigne (puis roi d’Italie) Vittorio Emanuele II, elle reçut de ses parents et grands-parents une excellente éducation chrétienne. Depuis sa tendre enfance, elle aimait Jésus et récite le rosaire chaque jour. Sa mère mourut prématurément. Le 11 juin 1853 elle fait sa première communion et écrit: “Jésus, désormais je veux agir seulement pour te plaire”. De ce jour, l’eucharistie deviendra le grand amour de sa vie. Elle acquit une bonne culture religieuse, apprit les principales langues d’Europe, peignait, aimait la musique et l’équitation; sa vie était tranquille, jusqu’à ce qu’en janvier 1859, à 15 ans, elle dut pour raison d’État se marier avec Jérôme Bonaparte, le « prince Napoléon » (1822–1891), vieux libertin anticlérical, cousin de Napoléon III. Son père n’était pas trop d’accord pour ce mariage proposé par Cavour et Napoléon III, mais Clotilde accepta de se sacrifier. Elle suivit son mari à Paris, et bien vite commencèrent les difficultés, ses principes chrétiens se heurtant aux principes voltairiens de son mari, qui passait des jours entiers sans la voir. Elle devait lui écrire pour communiquer avec lui.
Pour lui complaire, elle l’accompagna en 1861 aux USA, en 1863 en Égypte et en Terre Sainte, où elle put prier longuement avec une grande émotion sur les lieux de Jésus, en particulier au Calvaire, car elle avait une grande dévotion pour la Croix. Sans heurter Jérôme, rationaliste et ennemi de la religion, elle réussit à avoir une chapelle au palais, avec la messe quotidienne. Ses trois enfants furent sa plus grande joie et elle les éduqua chrétiennement : Victor Napoléon, Louis Napoléon, Marie Laetitia.
Dans le faste de la cour impériale, Marie Clotilde conserva l’esprit de piété et de détachement, se consacrant surtout au soin des plus pauvres, des malades hospitalisés, qu’elle visitait chaque jour. Dans les fêtes où elle était contrainte d’aller, elle se vêtait avec simplicité et modestie. Sa douceur, sa piété, s’imposèrent à la cour, au point qu’Ernest Renan, le mécréant, affirma: “Clotilde est une sainte de la race de saint Louis”; Napoléon III lui-même, qu’elle appelait affectueusement « papa », l’estimait profondément, la considérant comme une « fille très affectionnée ». Quand le 2 septembre 1870 les Prussiens battirent les troupes françaises à Sedan, la dynastie napoléonienne fut détrônée, et pour la famille de Clotilde aussi commencèrent les problèmes, qu’elle affronta avec force et courage. Son père, en août 1870, lui conseilla de revenir à Turin, mais elle déclina l’invitation, lui écrivant que le bien de son mari, de ses enfants et de la France ne le lui permettait pas.
Cependant le 5 septembre, les Bonaparte en fuite (Eugénie se déguisa pour fuir Paris), la république proclamée, elle dut partir aussi. Elle fut la dernière à quitter Paris envahi par les Prussiens, avec la dignité d’une reine, et se réfugia au château de Prangins en Suisse, sur le lac Léman. Elle s’offrit à Dieu comme victime : “Ma vie sera désormais une immolation la plus complète, du corps, du cœur, des sentiments, de tout, par amour pour Toi, ô Jésus…Je serai heureuse d’être ta victime, ô mon Jésus, s’il te plaît ainsi”.
À Prangins son mari la laissa seule, retourna à Paris essayer de reconquérir le trône, s’amusant et négligeant sa famille. Maria Clotilde en souffrit beaucoup, d’autant plus qu’elle ne pouvait aller à la messe et communier que le dimanche à Nyon, une ville voisine.
C’est là qu’un dimanche elle rencontra le Bx Père Cormier (voir 21 mai), qui devint son directeur spirituel. Cette rencontre est à l’origine de son entrée dans le Tiers Ordre dominicain, sous le nom de sœur Catherine du Sacré-Coeur, mais en restant dans le monde et en se consacrant à sa famille. Après avoir beaucoup prié et discuté avec le Père Cormier, elle finit par se décider à se séparer à l’amiable de son mari, avec qui elle resta toujours en bons termes, si bien qu’en 1891 quand il était mourant à Rome, elle accourut pour le réconforter et eut la consolation de le voir mourir chrétiennement.
En 1878 elle quitta la Suisse et retourna en Italie au château de ses ancêtres à Moncalieri, où elle passa le reste de sa vie. Elle vivait comme une moniale dans le monde, messe et communion quotidiennes, rosaire, charité envers les pauvres, les enfants, les malades, les mères de famille, aidant les prêtres, toujours là pour faire du bien. De son vivant on l’appelait "la sainte de Moncalieri"; elle soutint les œuvres naissantes de nombreux saints turinois de son temps. Elle faisait le catéchisme chez elle et préparait les enfants à la première communion. Fidèle fille de l’Église, quand elle sut que les lois qui supprimaient les Ordres religieux, approuvées en Piémont en 1854, étaient appliquées à tout le nouveau royaume d’Italie, sans craindre les francs-maçons elle écrivit au roi son père une vibrante protestation: “Le dernier jour arrivera pour tous, et alors les choses se verront clairement. Ne te prépare pas, papa, de douloureux et terribles remords”.
Elle devint une vraie mystique qui vivait de Jésus dans le silence et le recueillement, le faisant connaître à tous.
Marie Clotilde de Savoie est un exemple éclatant de la possibilité de vivre l’union au Christ tout en restant dans le monde. Elle mourut à 68 ans, modèle pour les puissants et pour les humbles; sa cause de béatification fut introduite en 1942. Dans l’église Santa Maria à Moncalieri, une statue la représente à genoux, en extase. http://www.santiebeati.it/dettaglio/92230

*27 juin Guido Negri, né 25 août 1888 à Este, Padoue, + 27 juin 1916 à Monte Colombara, Altopiano di Asiago, Vicence. Laïc dominicain, « le saint capitaine », mort à la guerre. Cause introduite en 1935.
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Fée Violine
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Re: Les saints dominicains

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