MARTHE ET MARIE

Recueillement impossible

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Recueillement impossible

Message par etienne lorant le Lun 13 Déc 2010 - 13:59

Je n'ai désormais plus le moyen de me recueillir convenablement dans une église le dimanche - ni le dimanche, ni en semaine d'ailleurs, car les portes ouvrent uniquement pour l'heure de la messe, et dans la cathédrale, c'est un va et vient continuel d'ouvriers ou de touristes, y compris durant la messe. J'ai donc quitté la ville et je parcours jusqu'à quinze kilomètres le dimanche matin. Jusqu'à présent, j'étais satisfait dans la petite église que j'avais trouvée. Mais je priais en marchant sur un chemin de campagne et ne passais la porte qu'au moment de la messe.

Ce dimanche, à cause du mauvais temps, et aussi parce que j'avais accepté un co-voiturage, la petite ballade ne fut pas possible. Je me suis donc retrouvé sur un banc, bien assis (les coussins sont vraiment confortables), mais avec, devant moi, deux femmes âgées qui bavardaient à bâtons rompus. Personne n'a réagi, au contraire, quatre fidèles ont raconté leur semaine et celle d'autrui..., tandis que je regardais le prêtre âgé assis sur un petit banc loin de l'autel: lui, du moins, lisait son bréviaire.

La messe a commencé. Comme toutes les messes auxquelles je participe depuis trois ans, elle n'a duré que vingt-cinq minutes, homélie comprise. Après la communion, j'ai été quelque peu choqué, peiné en moi-même serait plus exact, de voir le "sacristain" (un homme en pull et pantalon brun, le col ouvert, accompagné de sa fille) replacer le ciboire et les hosties dans le tabernacle sans même s'agenouiller et en refermant ce dernier d'un vif coup de clé. Bizarre comme çà m'a fait mal. J'ai songé: "Jésus, voilà qu'on vous enferme de nouveau jusqu'à dimanche prochain !"... Sur le chemin du retour, je ressentais un double sentiment: la joie, car le sacrement était valide, malgré tout, mais aussi une forme de peine. Je me souvenu de toutes les petites notes de Julien Green, à partir de 1967, sur ses propres difficultés rencontrées pour bien vivre la messe, à Paris, à cette époque: il faisait comme moi, il changeait de clocher souvent...

Cela m'a rappelé aussi comment, assis dans une des stalles du monastère des Clarisses, combien je me sentais vivre à participer à une messe ! C'était il y a trois ans à peine... les stalles, qui sont des bancs personnels, mais encadrés de montants de bois sculptés qui vous séparent de votre voisin et qui sont tournés vers l'autel... favorisaient vraiment le recueillement ! D'autant qu'au moindre bruit, la Sœur supérieure tournait la tête et son regard suffisait à ramener le silence. Cela durait une bonne demie heure avant que commence l'Office de Laudes, et la messe ensuite. Il n'y avait pas que le silence et le bon ordre, il y avait surtout - je l'ai toujours compris ainsi, la prière des Clarisses qui soutenaient la prière des fidèles.

C'est du passé, désormais. Je vais continuer à chercher un lieu satisfaisant. je ne vais pas renoncer - évidemment pas ! Mais j'ai un autre problème : mon confesseur étant décédé il y a quelques semaines, je me demande où en trouver un autre ! Pour Noël, nous aurons des 'cérémonies pénitentielles', mais je ne suis pas certain que l'absolution donnée à tous en même temps soit valable... d'ailleurs, il me semblait que ces cérémonies avaient été exclues il y a quelques années déjà. Je voudrais beaucoup trouver un prêtre pour demander comment on peut ramener la Paix - celle du Christ, dans une famille aussi divisée que la mienne.

De plus en plus, je me gratte l'oreille, car j'ai l'impression d'entendre une voix qui me souffle : "Quitte carrément ton coin de pays, voire ton boulot, cherche une communauté" - mais je me suis déjà fait échauder combien de fois... Si j'arrive au moment de ma pension, recueillera-t-on un pensionné (parce qu'il sait payer, peut-êre) ! Oh, voici que je deviens cynique, j'arrête sur le sujet maintenant.
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recu_euillement impossible

Message par Mireille le Lun 13 Déc 2010 - 15:48

cher ami internaute. Il est vrai que le recueillement dans les eglises devient de plus en plus difficile! D'autre part, je voudrais vous répondre quant au Sacrement de Pénitence. Je n'ai jamais bien ressenti les célébrations pénitentielles. Le fait de dire ses péchés à un prètre, est quand meme un acte d'humilité. ce que l'on ne fait pas à la Célébration Pénitentielle. Continuez à marcher, vous pouvez prier pour tous ceux qui naviguent sur ce forumpour nous pauvres pecheurs, pour les malades, etc... Avez vous une communauté près de chez vous. La, il doit y avoir des pretres qui donnent le Sacrement de récociliation, ils ne vous jugeront pas !s i en désespoir de cause vous n'arrivez pas à trouver un confesseur, pourquoi ne pas télélphoner à votre eveché pour lui demander si un pretre en retraite qui pourrait vous confesser. !?Voilà, je vous confie à ma grande Soeur , la Petite Thérèse, avec elle tout devient plus facile. Les roses auront Wink des épines , mais elles ne piqueront plus ! MERCI DE M AVOIR LUE MIREILLE. Wink
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Re: Recueillement impossible

Message par père JEAN le Lun 13 Déc 2010 - 16:35

Chez nous, les célébrations pénitentielles sont célébrées avec confessions individuelles
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Re: Recueillement impossible

Message par etienne lorant le Lun 13 Déc 2010 - 16:56

Il y a une chose que je n'ai pas précisée. Lors de ma conversion de 1985, j'ai tant versé de larmes - de peine puis de joie, que le Seigneur m'a fait un cadeau. Depuis ce jour-là, à chaque confession, je le dis comme Simone Weil l'a dit pour elle: "le Christ est descendu et m'a saisi". Or, cette Présence soudaine ne se produit toujours qu'à un moment précis, lorsque le prêtre commence l'absolution : "Le Seigneur t'accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous tes péchés" (c'était sa formule, il y en a d'autres)... Jésus est là, tout de suite. Et aussitôt, cet embrasement de consolation est si bon, si fort et si pur que j'ai les larmes aux yeux. En même temps, je ne sais plus que bégayer ! J'ai bien essayé de dominer cette émotion soudaine, mais jamais je n'y suis parvenu. J'ai changé de prêtre, mais çà n'a rien changé. Ainsi, avant même de commencer, je suis obligé de prévenir de ce qui risque de se passer. Je dis "ce qui risque", parce qu'en le racontant maintenant, j'ai le sentiment que cela n'arrivera plus - mais... çà fait pourtant vingt-cinq ans que c'est ainsi ! Trouver un prêtre ce n'est pas si difficile et je repars toujours avec une telle joie que j'espère de tout mon coeur de recevoir une dernière absolution le jour de mon décès...
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