MARTHE ET MARIE

Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

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Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Marc le Sam 23 Oct 2010 - 10:45

Une question que je me pose et que ni l'église ni la parole de Dieu semble approfondi est la question du salut des animaux et de ce qui leur arrive après leur mort terrestre.

Nous savons qu'un couple de chaque espèces d'animaux fut aussi sauvé par Dieu au moyen de l'arche ! Or Jésus nous dit qu'il en sera de même lors de la parousie (cf. Lc 17, 27-30) Il n'est bien évidement pas précisé la possibilité d'un salut pour les animaux mais nous pouvons le sous entendre surtout au regard de ces quelques lumières que St Paul nous apporte en Romains 8, 19-23 :

Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.


La création et donc tout les animaux a été soumise contre son propre grès a notre vanité... De plus une promesse lui est faite celle "d'avoir part a la liberté et à la gloire des enfants de Dieu"

Autre passages bibliques concernant les animaux et n'ayant pas forcement de références directes avec notre sujet
:

Purs et impurs Lv 11,1-47 Dt 14,3-20

Agneau Is 16,1, comme offrande Ex 29,39 Lv 3,7 4,32 5,6 Nb 6,12
- Anes, bêtes de somme Gn 22,3 Nb 22,28
Dt 22,10 Jg 5,10 10,4 1S 9,3 Mt 21,2
- Aspic Dt 32,33 Jb 20,16 Is 11,8 Rm 3,13
- Behemoth Jb 40,15
- Belette Lv 11,29
- Bélier en sacrifice Gn 15,9 22,13 Ex 29,15
Lv 5,15 Nb 5,8
- Bétail Gn 1,25 31,18 Ex 9,4 20,10 Nb 32,1
Jos 14,4 Ez 39,18 Am 4,1
- Biche Dt 14,5 2S 2,18 22,34 1Ch 12,8
Pr 5,19 6,5 Is 35,6 Jr14,5
- Blaireau (peau de) pour couvrir l'Arche Ex 25,5
Ex 26,14 35,7 36,19
Ex 39,34 Nb 4,6-25 Ez 16,10
- Boeuf, lois correspondantes Ex 21,28 22,1 23,4
Lv 17,3 Dt 5,14 22,1 25,4 Lc 13,15
1Co 9,9 1Tm 5,18
- Bouc émissaire Lv 16,22
- Corne de buffle Nb 23,22 Dt 33,17 Jb 39,9
Ps 29,6 Is 34,7
- Chameau Gn 12,16 30,43 Lv 11,4 Jg 6,5 1S 30,17
1Ch 5,21 Jb 1,3 Mt 19,24 23,24
- Caméléon Lv 11,30
- Chèvre, Bouc, comme offrande Gn 15,9
Lv 4,24 16,15 Jg 13,19 2Ch 29,23
- Cheval Dt 17,16 2R 23,11 Jb 39,19
Ps 32,9 33,17 Is 31,1
- Chien Dt 23,18 1R 14,11 22,38 Pr 26,17
Qo 9,4 Lc 16,21
- Dragon Dt 32,33 Is 34,13 Jr 9,11 51,37
Mi 1,8 Ml 1,3
- Dromadaire 1R 4,28 Est 8,10 Is 60,6 Jr 2,23
- Eléphant 1R 10,22 Jb 40,15
- Furet Lv 11,30
- Génisse, comme sacrifice Gn 15,9 Nb 19,2
Dt 21,3 He 9,13
- Lapin Lv 11,5 Ps 104,18 Pr 30,26
- Lévrier Pr 30,31
- Léopard So 4,8 Is 11,6 Jr 5,6 13,23 Os 13,7
Ha 1,8
- Lézard Lv 11,30
- Lièvre Lv 11,6
- Lion Jg 14,5 1S 17,34 1R 13,24 Da 6,19
Dt 33,22 Jg 14,18 2S 17,10 Jb 10,16
Ps 17,12 Pr 30,30 Is 31,4 Na 2,12
- Loup, un type de méchanceté Mt 7,15 10,16 Jn 10,12
Ac 20,29
- Mouton Gn 4,4 30,32 Dt 18,4 32,14 2Ch 7,5 15,11
Jb 1,3 42,12 Mt 12,11
- Mule 2S 13,29 18,9 1R 1,33 Ps 32,9 Za 14,15
- Ours 1S 17,34 2S 17,8 2R 2,24 Pr 17,12 28,15
Is 11,7
- Oryx Dt 14,5
- Pourceau Lv 11,7 Is 65,4 66,17 Mt 7,6 8,30
Lc 15,15 2P 2,22
- Renard Jg 15,4 Ne 4,3 Ps 63,10 So 2,15 Mt 8,20
- Sanglier Ps 80,13
- Grand singe 1R 10,22
- Souris Lv 11,29 1S 6,4 Is 66,17
- Taureaux, comme offrande Ex 29,11-36 Lv 4,4 Nb 15,8
1R 18,33 2Ch 13,9 Esd 6,17 Ps 66,15
- Vache Gn 32,15 Dt 7,13 1S 6,7
- Vache rousse Nb 19,1
- Veau Gn 18,7 1S 28,24 Am 6,4 Lc 15,23
- Vipère, serpents venimeux Jb 20,16 Is 30,6 59,5
Gn 49,17 Ps 58,4 91,13 140,3 Pr 23,32


Ce que dit le catéchisme :

Le respect de l'intégrité de la création

2415 Le septième commandement demande le respect de l'intégrité de la création. Les animaux, comme les plantes et les êtres inanimés, sont naturellement destinés au bien commun de l'humanité passée, présente et future (cf. Gn 1,28-31). L'usage des ressources minérales, végétales et animales de l'univers, ne peut être détaché du respect des exigences morales. La domination accordée par le Créateur à l'homme sur les êtres inanimés et les autres vivants n'est pas absolue; elle est mesurée par le souci de la qualité de la vie du prochain, y compris des générations à venir; elle exige un respect religieux de l'intégrité de la création (cf. CA 37-38).

2416 Les animaux sont des créatures de Dieu. Celui-ci les entoure de sa sollicitude providentielle (cf. Mt 6,26). Par leur simple existence, ils le bénissent et lui rendent gloire (cf. Da 3,57-58). Aussi les hommes leur doivent-ils bienveillance. On se rappellera avec quelle délicatesse les saints, comme S. François d'Assise ou S. Philippe Neri, traitaient les animaux.

2417 Dieu a confiés les animaux à la gérance de celui qu'Il a créé à son image (cf. Gn 2,19-20 9,1-4). Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements. On peut les domestiquer pour qu'ils assistent l'homme dans ses travaux et dans ses loisirs. Si elles restent dans des limites raisonnables, les expérimentations médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement recevables, puisqu'elles contribuent à soigner ou épargner des vies humaines.

2418 Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leurs vies. Il est également indigne de dépenser pour eux des sommes qui devraient en priorité soulager la misère des hommes. On peut aimer les animaux; on ne saurait détourner vers eux l'affection due aux seules personnes.


La question donc est la suivante : Nous savons que la création toute entière faut l'objet d'un amour particulier de la part de Dieu (Mt 6, 25-34) et qu'elle aura part à un salut. Mais qu'un est il du devenir de l'âme de nos chers amis après leur mort ?

_________________
Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. (Eph 3, 16-17)
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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Nazir le Dim 24 Oct 2010 - 7:44

Il y a une grande différence entre la création (animaux compris) et la création de l'homme. Elle est exprimée en deux versets :
Gn 1 27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
Gn 2 7 Alors YHVH Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant.
Ce qui fait de l'homme une créature particulière dont les animaux n'ont pas les caractéristiques.

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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Joss le Mer 27 Oct 2010 - 7:21

Je ne peux pas croire que ce que Dieu a créé soit détruit à tout jamais. S'Il ne détruit pas l'âme des méchants, pourquoi détruirait-il ses autres créations ?

La perfection divine ne peut détruire sinon, Dieu ne serait pas parfait.

Je pense donc qu'il y a une place réservée à ses autres créations.... laquelle ? Je n'en sais rien. Quand la terre sera renouvelée, elle aura besoin d''animaux renouvelés eux aussi pour l'habiter.....
13 Mais nous attendons, selon sa promesse, " de nouveaux cieux et unenouvelle terre ", où la justice habite. II PIERRE 3

Et puis.... Des mystiques qui ont les yeux ouverts sur le ciel ont vu plusieurs fois SAINT FRANCOIS D'ASSISE en compagnie de ses oiseaux.... donc....
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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Nazir le Mer 27 Oct 2010 - 9:37

Je n'ai jamais dit que la création serait perdue.
Mais c'est la création et l'homme Créature de Dieu, le seul à son Image, le seul ayant reçu une Nephesh (âme) par son souffle, est appelé dans celle-ci à un avenir particulier. Et à ce stade, lorsque la genèse nous parle de vivre, ce n'est pas de la vie physique qu'il est question, mais de la vie de Dieu.
Ce qui me gène c'est lorsque des personnes laissent entendre que les animaux (qui n'ont pas reçu de nephesh) seraient appelé au même statut dans le monde à venir.

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CHIEN, DON BOSCO

Message par Joss le Mer 27 Oct 2010 - 10:25


SAINT JEAN BOSCO

Au XIX° s. un chien mystérieux, voire « miraculeux » dont l’histoire ne peut être mise en question puisqu’elle est même attestée dans le procès de canonisation, sauve la vie à un célèbre prêtre éducateur d’enfants. Il s’agit du prêtre italien de Turin, don Bosco. Les actes de canonisation mentionnent à plusieurs reprises le nom du chien : il Grigio. Les biographes de don Bosco, en évoquant il Grigio, parlent d’un « défenseur inattendu envoyé par le Ciel » . Don Bosco rejoint ces biographes, puisqu’en 1872, à la question posée par la baronne A. Fassati sur l’origine du chien, il répondit: « Dire qu’il s’agit d’un ange ferait rire. Néanmoins on ne peut prétendre que c’est un chien ordinaire » . Il en parlait souvent lors de ses voyages, notamment à Paris, et son biographe Desramaut, avance même le chiffre de 100 fois ! Et voici le contexte de l’intervention salvatrice du chien :
Prit dans la lutte contre les protestants, Vaudois et libéraux, don Bosco ne se permettait aucun compromis à leur égard. Dans ses écrits, il attaquait de plein front ces "ennemis" de l’Eglise catholique et se créa ainsi beaucoup d’ennemis personnels qui cherchaient à plusieurs reprises d’attenter à la vie de don Bosco. Lors d’une leçon de catéchisme, en pleine chapelle, on lui tira dessus, une autre fois un fou voulu le tuer avec un couteau de boucher, une autre fois encore on lui fracasse le pouce gauche par un coup de bâton. Don Bosco, malgré tous ces risques, ne voulait pas épargner sa vie, et il allait jour et nuit confesser, passant par des lieux peu sûrs. Sa vie, régulièrement mise en danger, était aussi la proie de malfaiteurs qui n’avaient pas hésité à payer des truands pour le tuer
Lorsqu’on voulait prendre des armes pour le défendre, don Bosco ne le permettait pas. C’est alors qu’apparaît un soir un chien gris. « D’où venait-il et quel était son maître ? Personne ne l’a su, et pas plus don Bosco que les autres » . Le chien fut prénommé Il Grigio par don Bosco lui-même (l’gris en piémontais) à cause de son poil gris. La première fois qu’il lui apparut, lors de l’automne 1852, don Bosco prit peur et éprouva de la crainte, mais voyant que la bête remuait la queue et qu’elle acceptait les caresses, il se ravisa et se laissa accompagner par le molosse en le caressant de temps à autre. « Tous les soirs que don Bosco rentrait tard et seul chez lui (…) son compagnon l’attendait à un détour de rue ou à un carrefour solitaire, et lui faisait la plus amicale des compagnies » .
A trois reprises, clairement attestées et documentées par des témoignages dans les Actes de canonisation, il Grigio (cf. fig. n° XXIX) sauva la vie du saint. En novembre 1854, il Grigio sauve don Bosco d’un guet-apens, alors que deux hommes voulaient l’encapuchonner pour l’emmener et le tuer. Une autre fois, tout une bande de vauriens tente d’agresser don Bosco avec des matraques. Là encore c’est il Grigio, ce chien dont le « bonheur était de se laisser caresser par des enfants et, plus encore, par son maître d’adoption » qui le sauve in extremis ! Un dernier cas intéressant est celui d’une préméditation, « une intuition merveilleuse » de la part du chien à propos de ce qui aurait pu advenir à son maître.
Un soir en effet, alors que don Bosco comme à son habitude devait sortir de l’orphelinat pour se rendre en ville, il Grigio sans raison apparente se poste devant la porte de sortie de l’orphelinat et empêche don Bosco de sortir. Sa mère voyant la scène et commençant à faire confiance au chien, déconseille à son fils de quitter la maison, lui disant « Si tu ne veux pas m’écouter, écoute au moins cette bête ; elle a plus de raison que toi ». Heureusement don Bosco suit les conseils de sa mère et de son chien et apprend à peine un quart d’heure plus tard par la bouche d’un voisin « qu’on avait vu rôder non loin de sa porte trois ou quatre hommes, vrais bandits, qui avaient l’air de préméditer un mauvais coup ».
Il Grigio n’acceptait jamais de récompense et ne mangeait rien, chose étonnante et rarissime pour un chien, et disparaissait rapidement après avoir commis sa bonne action. « Il refuse tout, comme pour montrer que son dévouement est complètement désintéressé » . Chose encore plus étonnante et exceptionnelle est le fait que de nombreux témoins affirment avoir revu le même chien, du moins de par son apparence, une trentaine d’années plus tard.
En effet, un soir pluvieux du 12 février 1883 dans la région de Vallecrosia, près de Vintimille, don Bosco et deux autres prêtres se perdent. Don Bosco fait alors le vœu d’avoir il Grigio a ses côtés. Son vœu est immédiatement exaucé et il le raconte ainsi : « Il famoso Grigio che non rideva da trent’anni!… Si mosse precedendolo di mezzo metro, tanto da poter essere veduto fra le tenebre… a passo lento e uniforme… aveva cura di fargli evitare le pozzanghere». Et don Bosco se pose la question de l’étrange apparition de ce même chien après tant d’années: «Ma come va che questo cane avrebbe ormai tanti anni… più che la vita ordinaria dei cani ? »Les attaques physiques à l’encontre de don Bosco, les "persécutions sectaires" comme l’écrit Auffray, cessant il était normal que l’envoyé du ciel ne se montra plus et disparut.


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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Joss le Mer 27 Oct 2010 - 11:00

Dieu dit-il à Noé après le déluge:
Et moi, je vais établir mon Alliance avec vous et avec votre postérité après vous, avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, oiseaux, animaux domestiques et toutes les bêtes de la terre, depuis ceux qui sont sortis de l'arche jusqu'à tout animal de la terre” (GENESE IX, 9-11).


PSAUME XXXV, 7
“Vous sauverez, Seigneur, les hommes et les bêtes“.


ROMAINS VIII, 19/22
“La création attend avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu. La création, en effet, a été assujettie à la vanité - non de son gré mais par la volonté de celui qui l'y a soumise, - avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu'à ce jour,
la création tout entière gémit et souffre les douleurs de l'enfantement”

LUC 16

19 Il y avait un homme riche qui s'habillait de pourpre et de lin et qui, chaque jour, festoyait splendidement.
20 Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères
21 et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la tabledu riche; et même, les chiens venaient lécher ses ulcères.
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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Marc le Mer 27 Oct 2010 - 11:18

Nazir a écrit:Je n'ai jamais dit que la création serait perdue.
Mais c'est la création et l'homme Créature de Dieu, le seul à son Image, le seul ayant reçu une Nephesh (âme) par son souffle, est appelé dans celle-ci à un avenir particulier. Et à ce stade, lorsque la genèse nous parle de vivre, ce n'est pas de la vie physique qu'il est question, mais de la vie de Dieu.
Ce qui me gène c'est lorsque des personnes laissent entendre que les animaux (qui n'ont pas reçu de nephesh) seraient appelé au même statut dans le monde à venir.

Bonjour Nazir, la question n'était pas de savoir ou de "se laisser aller a penser" que les animaux auraient le même salut que nous bien qu'ils auront part a la même gloire que nous (cf.Rm 8, 19-21) ! Mais quel est le sors des animaux qui viennent de mourir ? Vont ils au ciel ? Y a-t-il une "vision béatifique" pour eux ?

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SAINT MARTIN DE PORRES, CHIEN, SOURIS

Message par Joss le Jeu 28 Oct 2010 - 17:50



SAINT MARTIN DE PORRES (1579/1639)

Martin et les animaux

Saint Martin de Porrès est souvent représenté en compagnie d'un chien, de souris ou d'autres animaux.Il avait l'habitude de soigner et de guérir miraculeusement les chiens errants blessés ou malades, et aussi de donner à manger à tous les animaux du monastère, dans la même gamelle où dindes, souris et chats mangeaient ensemble sous son regard.Il parlait aux animaux. Par exemple, il demanda aux souris qui souillaient les linges et grignotaient les réserves alimentaires d'aller s'installer dehors, dans le jardin, et qui pourvoirait à leur subsistance. Ses frères virent alors de nombreuses souris sortir de leurs trous et se rassembler dans le jardin où frère Martin leur apporta régulièrement à manger.


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SAINT MARTIN DE PORRES, CHIEN, SOURIS

Message par Joss le Ven 29 Oct 2010 - 7:46

....... Et encore SAINT MARTIN DE PORRES


Il semble que Dieu ait donné aux animaux vivant près du monastère l'instinct de savoir que Martin serait toujours leur bienfaiteur. En voici quelques exemples amusants et touchants... Notre ami se faisait un jour demander pourquoi il était en train de découper en bandelettes un drap usé, alors que personne n'était blessé. Il répondit: "En ce moment, non, mais quelqu'un en aura bientôt besoin." Peu après, un gros chien entra à l'infirmerie, ses intestins sortant de son ventre blessé. Martin les remit en place, recousit et pansa le ventre de l'animal, et lui ordonna de s'étendre sur des peaux de mouton qu'il avait mises par terre. Le saint garda le chien quelques jours, et lorsqu'il fut guéri le renvoya: "Maintenant va, et recommence à travailler pour ton maître!". Le brave animal s'empressa d'obéir... Un autre jour un chien vint prendre la file derrière les malades. Il avait quatre plaies ouvertes, et même une arme lui passant de part et d'autre du corps! Il avertit le Frère de son grave état par quelques jappements plaintifs. Martin vint le prendre par l'oreille et le mena à sa chambre où il soigna ses plaies. Cependant le chien montra les crocs, et notre ami comprit qu'il s'agissait d'un malcommode et il l'avertit: "Tu es mieux d'être tranquille et d'apprendre à devenir bon, car les malotrus finissent mal!" Après quelques jours le quadrupède fut guéri et montra dès lors sa gratitude en suivant Martin partout. Mais malgré le bon conseil du frère l'animal ne s'était pas amélioré, et grognait dès que quelqu'un s'approchait du religieux. Martin lui dit: "Frère, quand apprendras-tu à devenir bon? Fais attention, ou bien la prochaine fois tu te feras chasser à coups de trique!" Quelques jours plus tard le chien attaqua un Frère, et celui-ci, accompagné de quelques autres, le chassa hors du monastère à coups de bâtons. Un fait encore plus surprenant: le vieux Frère Jean, Économe du monastère, avait un chien âgé de 18 ans qui avait la gale et d'autres infirmités dues à la vieillesse. Frère Jean se sentit un jour obligé de se débarrasser de son vieux compagnon, lequel d'ailleurs dégageait maintenant une odeur infecte. Il confia donc le chien à un laïc pour être éliminé, et l'homme tua le chien en lui écrasant la tête d'un coup de pierre. Il allait le jeter ensuite à la rivière quand survint Martin qui lui réclama et en obtint la dépouille de l'animal; il l'apporta dans sa cellule et la déposa sur le plancher. Au contact du plancher, le chien revint à la vie et s'assit! Martin lui prit la tête entre ses mains, la nettoya, et la referma. Quatre jours plus tard le pauvre animal était parfaitement guéri, non seulement des ses blessures, mais de la gale et de ses infirmités! Quelles ne furent pas la surprise et la joie du frère Jean de retrouver son fidèle compagnon! Mais les chiens n'étaient pas les seuls animaux à bénéficier de la présence du Frère Martin. Celui-ci soignait aussi les chats, et même les dindes! Un jour, comme il les nourrissait il dit aux membres de sa petite ménagerie: "Maintenant mes petits frères, ne vous chicanez pas et mangez ensemble comme de bons frères, autrement je devrai vous renvoyer!" Les assistants ne pouvaient s'empêcher d'admirer le fait de ces animaux divers, chiens, chats, même souris, manger en paix à partir d'un même plat! Même lorsqu'il visitait une ferme, les animaux s'y trouvant venaient le trouver et le caresser, fussent-ils des taureaux, ou des ânes. Les poulets se laissaient prendre par lui sans témoigner aucune crainte.


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SAINT ANTOINE, MULE

Message par Joss le Ven 29 Oct 2010 - 11:14

SAINT ANTOINE (1195-1231)

C'était un autre grand témoin de la Sainte Eucharistie. Un jour, il discutait avec un homme nommé Guillard, un hérétique contre les Albigeois, qui a nié la présence réelle de Jésus dans le Très Saint Sacrement. Guillard dit Anthony, " Si vous pouvez me prouver par un miracle public, que le corps du Christ est réellement dans l'Eucharistie, je vous promets que je vais à la fois renoncer à toutes mes croyances et humblement crois que toutes les doctrines que vous prêchez! "

St. Anthony n'a pas eu peur mais humblement confiance que Dieu se révélera cet hérétique, que le Corps du Christ était vraiment dans l'Eucharistie. "Eh bien, dit Guillard,« j'ai une mule qui me tient sans nourriture pendant trois jours, et puis je vais le faire sortir sur la place publique. De votre côté, vous apportera la Sainte Hostie. Je vais vous donner ma mule du foin. Si la mule s'agenouille bas devant le Saint Sacrement, au lieu de manger le foin, je vais vraiment croire que je me trompe dans mes convictions et je crois en la Sainte Eucharistie. "

Anthony a offert toute l'affaire à Dieu et pria avec instance que la preuve serait donnée à l'homme. Le troisième jour, après avoir dit sa messe, saint Antoine, venu de l'église portant le Saint Sacrement et en même temps en chantant un hymne . Il y avait une grande foule de croyants et incroyants présents pour assister au miracle. Anthony a ensuite parlé de la mule, "Au nom de Dieu, votre Créateur, que je suis indigne de porter dans mes mains, je vous ordonne de venir tout de suite en toute humilité, et montrer à Dieu le respect que vous lui devez. En faisant cela, Dieu se révélera hérétiques qui ils doivent savoir que toutes les créatures sont soumis à Dieu leur Créateur qui est présent sur l'autel à la messe, par les mots de la prêtre! "

Guillard a ensuite offert le foin à sa mule faim et tout à coup reçu une grande surprise. Il fut étonné de voir sa mule refusent de manger du foin et de s'agenouiller devant le Saint Sacrement. Guillard l'hérétique a été converti sur place et humblement agenouillé devant l' Très Saint-Sacrement. Par la suite, à l'honneur à l'occasion et pour montrer qu'il était reconnaissant pour cette grâce, il fit construire une église à l'endroit où le miracle avait eu lieu.


On retrouve une histoire semblable avec un juif incrédule au moyen âge dans le quartier du Marais. C'est pourquoi on a a appelé l'endroit du miracle "RUE DU PAS DE LA MULE"


Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:50, édité 2 fois
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les animaux

Message par sourire le Ven 29 Oct 2010 - 14:42

De mon coté, il me semble que l'homme CROIT ce qu'il souhaite de tout son coeur.
Ou alors il CROIT selon sa logique, selon la "conception" qu'il se fait de Dieu, de la création, etc.
Ou encore, il CROIT se qu'il souhaite.

Et l'homme trouvera toujours quelqu'un qui CROIT ce que lui-même croit.

C'est à dire, l'un va voir les animaux comme "négligeables" et donc ne pas penser qu'ils puissent ressusciter, l'autre va aimer les animaux au point de souhaiter les retrouver dans les cieux. (souvent retrouver les animaux qu'il a aimé)

Or, que dit Dieu lui-même, dans La Parole qu'il nous a laissé ?

Esaie 65:16-25
Celui qui voudra être béni dans le pays Voudra l'être par le Dieu de vérité, Et celui qui jurera dans le pays Jurera par le Dieu de vérité ; Car les anciennes souffrances seront oubliées, Elles seront cachées à mes yeux.
Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre ; On ne se rappellera plus les choses passées, Elles ne reviendront plus à l'esprit.
Réjouissez-vous plutôt et soyez à toujours dans l'allégresse, A cause de ce que je vais créer ; Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, Et son peuple pour la joie.
Je ferai de Jérusalem mon allégresse, Et de mon peuple ma joie ; On n'y entendra plus Le bruit des pleurs et le bruit des cris.
Il n'y aura plus ni enfants ni vieillards Qui n'accomplissent leurs jours ; Car celui qui mourra à cent ans sera jeune, Et le pécheur âgé de cent ans sera maudit.
Ils bâtiront des maisons et les habiteront ; Ils planteront des vignes et en mangeront le fruit.
Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu'un autre les habite, Ils ne planteront pas des vignes pour qu'un autre en mange le fruit ; Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres, Et mes élus jouiront de l'oeuvre de leurs mains.
Ils ne travailleront pas en vain, Et ils n'auront pas des enfants pour les voir périr ; Car ils formeront une race bénie de l'Éternel, Et leurs enfants seront avec eux.
Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai ; Avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai.
Le loup et l'agneau paîtront ensemble, Le lion, comme le boeuf, mangera de la paille, Et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte, Dit l'Éternel.

A la lumière de ce passage où Dieu lui-même explique comment sera "après", on ne se souviendra plus des animaux que nous avons aimés "avant".
Mais il y aura des animaux.



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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Marc le Sam 30 Oct 2010 - 11:58

Bonjour Sourire, nous avons bien sur évoqué la question de la restauration de la création toute entière. Mais la question qui demeure sans réponse (biblique ou dogmatique) est la suivante : Qu'en est il du sort des animaux qui viennent tout juste de mourir ? (Je veux dire avant qu'ils ne "ressuscitent" en admettant qu'ils le fassent) Vont ils au ciel ? Pourront-ils voir Dieu en attendant (Vision béatifique) ? Vont ils dans le séjour des morts ou que sais-je encore ? Leur âme est elle immortelle ?

(Tu remarqueras que sur certaines question un discernement plus pointu est le bienvenu pour clarifier certaines notions bibliques comme la joie que nous avons vu hier Wink.)

_________________
Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. (Eph 3, 16-17)
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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Nazir le Dim 31 Oct 2010 - 6:34

Bonjours à toutes et tous.
J’ai d’abord écrit le 24/10 :
Il y a une grande différence entre la création (animaux compris) et la création de l'homme. Elle est exprimée en deux versets :
Gn 1 27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
Gn 2 7 Alors YHVH Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant.
Ce qui fait de l'homme une créature particulière dont les animaux n'ont pas les caractéristiques.
Ce à quoi Joss a répondu le 27/10 :
Je ne peux pas croire que ce que Dieu a créé soit détruit à tout jamais. S'Il ne détruit pas l'âme des méchants, pourquoi détruirait-il ses autres créations ?
La perfection divine ne peut détruire sinon, Dieu ne serait pas parfait.
Je pense donc qu'il y a une place réservée à ses autres créations.... laquelle ? Je n'en sais rien. Quand la terre sera renouvelée, elle aura besoin d''animaux renouvelés eux aussi pour l'habiter.....
13 Mais nous attendons, selon sa promesse, " de nouveaux cieux et unenouvelle terre ", où la justice habite. II PIERRE 3
Et puis.... Des mystiques qui ont les yeux ouverts sur le ciel ont vu plusieurs fois SAINT FRANCOIS D'ASSISE en compagnie de ses oiseaux.... donc....
Qui entraina cette précision de ma part le 27/10 :
Je n'ai jamais dit que la création serait perdue.
Mais c'est la création et l'homme Créature de Dieu, le seul à son Image, le seul ayant reçu une Nephesh (âme) par son souffle, est appelé dans celle-ci à un avenir particulier. Et à ce stade, lorsque la genèse nous parle de vivre, ce n'est pas de la vie physique qu'il est question, mais de la vie de Dieu.
Ce qui me gène c'est lorsque des personnes laissent entendre que les animaux (qui n'ont pas reçu de nephesh) seraient appelé au même statut dans le monde à venir.
Marc a répondu le 27/10 :
Bonjour Nazir, la question n'était pas de savoir ou de "se laisser aller a penser" que les animaux auraient le même salut que nous bien qu'ils auront part a la même gloire que nous (cf.Rm 8, 19-21) ! Mais quel est le sors des animaux qui viennent de mourir ? Vont ils au ciel ? Y a-t-il une "vision béatifique" pour eux ?
Sourire a dit à juste titre le 30/10 :
A la lumière de ce passage où Dieu lui-même explique comment sera "après", on ne se souviendra plus des animaux que nous avons aimés "avant".
Mais il y aura des animaux.
Marc lui a répondu le 30/10 :
Bonjour Sourire, nous avons bien sur évoqué la question de la restauration de la création toute entière. Mais la question qui demeure sans réponse (biblique ou dogmatique) est la suivante : Qu'en est il du sort des animaux qui viennent tout juste de mourir ? (Je veux dire avant qu'ils ne "ressuscitent" en admettant qu'ils le fassent) Vont ils au ciel ? Pourront-ils voir Dieu en attendant (Vision béatifique) ? Vont ils dans le séjour des morts ou que sais-je encore ? Leur âme est elle immortelle ?
(Tu remarqueras que sur certaines question un discernement plus pointu est le bienvenu pour clarifier certaines notions bibliques comme la joie que nous avons vu hier .)
Ma dernière remarque
En fait ce que personne ne veut poser clairement, c’est cette question fondamentale que soulevait ma première remarque : Les animaux ont-ils une âme ? Elle est fondamentale car en l’absence d’âme Sourire a raison. Et j’ajouterai :
Pas de de connaissance de Dieu et de tout ce qui en découle, vision béatifique, résurection…
A cela l’Eglise nous répond par le catéchisme :
...339 Chaque créature possède sa bonté et sa perfection propres. Pour chacune des œuvres des " six jours " il est dit : " Et Dieu vit que cela était bon ". " C’est en vertu de la création même que toutes les choses sont établies selon leur consistance, leur vérité, leur excellence propre avec leur ordonnance et leurs lois spécifiques " (GS 36, § 2). Les différentes créatures, voulues en leur être propre, reflètent, chacune à sa façon, un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu. C’est pour cela que l’homme doit respecter la bonté propre de chaque créature pour éviter un usage désordonné des choses, qui méprise le Créateur et entraîne des conséquences néfastes pour les hommes et pour leur ambiance....
La beauté de la création reflète l’infinie beauté du Créateur. Elle doit inspirer le respect et la soumission de l’intelligence de l’homme et de sa volonté.
342 La hiérarchie des créatures est exprimée par l’ordre des " six jours ", qui va du moins parfait au plus parfait. Dieu aime toutes ses créatures (cf. Ps 145, 9), il prend soin de chacune, même des passereaux. Néanmoins, Jésus dit : " Vous valez mieux qu’une multitude de passereaux " (Lc 12, 6-7), ou encore : " Un homme vaut plus qu’une brebis " (Mt 12, 12).
343 L’homme est le sommet de l’œuvre de la création. Le récit inspiré l’exprime en distinguant nettement la création de l’homme de celle des autres créatures (cf. Gn 1, 26).…
Paragraphe 6. L’HOMME
355 " Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa " (Gn 1, 27). L’homme tient une place unique dans la création : il est " à l’image de Dieu " (I) ; dans sa propre nature il unit le monde spirituel et le monde matériel (II) ; il est créé " homme et femme " (III) ; Dieu l’a établi dans son amitié (IV).
I. " A l’image de Dieu "
356 De toutes les créatures visibles, seul l’homme est " capable de connaître et d’aimer son Créateur " (GS 12, § 3) ; il est " la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même " (GS 24, § 3) ;lui seul est appelé à partager, par la connaissance et l’amour, la vie de Dieu. C’est à cette fin qu’il a été créé, et c’est là la raison fondamentale de sa dignité :
Quelle raison T’a fait constituer l’homme en si grande dignité ? L’amour inestimable par lequel Tu as regardé en Toi-même Ta créature, et Tu T’es épris d’elle ; car c’est par amour que Tu l’as créée, c’est par amour que Tu lui as donné un être capable de goûter Ton Bien éternel (Ste. Catherine de Sienne, dial. 4, 13 : ed. G. Cavallini [Roma 1995] p. 43).
357 Parce qu’il est à l’image de Dieu l’individu humain a la dignité de personne : il n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes, et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place.
358 Dieu a tout créé pour l’homme (cf. GS 12, § 1 ; 24, § 3 ; 39, § 1), mais l’homme a été créé pour servir et aimer Dieu et pour Lui offrir toute la création :
Quel est donc l’être qui va venir à l’existence entouré d’une telle considération ? C’est l’homme, grande et admirable figure vivante, plus précieux aux yeux de Dieu que la création toute entière : c’est l’homme, c’est pour lui qu’existent le ciel et la terre et la mer et la totalité de la création, et c’est à son salut que Dieu a attaché tant d’importance qu’il n’a même pas épargné son Fils unique pour lui. Car Dieu n’a pas eu de cesse de tout mettre en œuvre pour faire monter l’homme jusqu’à lui et le faire asseoir à sa droite (S. Jean Chrysostome, serm. in Gen. 2, 1 : PG 54, 587D-588A)….

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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Joss le Dim 31 Oct 2010 - 12:09

Bon :

Seul l'homme a reçu le souffle de Dieu..... OK
TOUTE la création sera renouvelée........... OK

Mais entre les deux, la providence se plait à nous surprendre en faisant des animaux ses outils au point que ça me questionne et m'émerveille cheers ..... et il es bon de se questionner et s'émerveiller, l'émerveillement nous conduisant à la louange et la louange à l'adoration

Une autre attitude spirituelle est la louange et l'adoration. Encore faut-il bien comprendre de quelle adoration il s'agit. Il me semble que l'adoration comporte trois éléments : l'émerveillement, la reconnaissance et l'humilité ou si l'on veut la conscience de notre petitesse.
L'adoration n'est pas un sentiment d'écrasement mais un élan vers celui qui est à la fois celui dont je reçois tout, « la vie, l'existence et l'être » et celui qui m'aime infiniment, celui pour qui je suis unique, précieux. Quand je suis dans une attitude d'adoration, je ne suis pas anéanti ou abattu, je suis tendu vers Dieu.
Cet élan est d'abord fait d'émerveillement : c'est l'émerveillement de l'enfant devant ce qui est beau, devant l'inattendu, devant ce qui le comble. « Si vous ne devenez comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux », c'est-à-dire dans l'intimité de Dieu. L'émerveillement provoque la joie, mais aussi la louange. Nous avons quelque expérience de l'émerveillement : devant la naissance d'un enfant, devant un spectacle grandiose de la nature, devant la magnifique générosité d'une personne. Au fond, l'émerveillement rejoint en nous ce vers quoi, inconsciemment nous tendons. L'émerveillement, c'est notre désir inconscient de perfection. Admirer Dieu, c'est à la fois admirer la perfection divine, et en même temps prendre conscience que nous sommes faits pour cela, pour la rejoindre, pour y participer du moins un peu. Cet émerveillement de l'adoration nous fait contempler la beauté et la perfection divine et en même temps nous fait découvrir l'appel de cette beauté, de cette perfection afin d'y participer.
L'élan de l'adoration s'exprime aussi en reconnaissance. La reconnaissance s'entend de deux façons. C'est le fait de « reconnaître » qui est ce Dieu auquel nous croyons. C'est aussi le merci adressé à celui dont nous recevons tout. D'abord reconnaître qui est Dieu tel que Jésus nous l'a révélé. Dieu est Dieu, mais que signifie le reconnaître comme Dieu ? Dans notre relation avec lui, il nous faut prendre conscience de trois risques. Le premier est la banalisation : on humanise Dieu au point de ne plus percevoir sa transcendance ; Dieu n'est pas un copain, même s'il a voulu construire avec nous une profonde et véritable amitié. L'autre risque à l'inverse est de penser Dieu tellement inaccessible qu'aucune relation véritable n'est possible. C'est oublier l'extraordinaire mystère de l'Incarnation, un Dieu qui s'est voulu tout proche de l'homme, un Dieu qui s'est fait homme. Un troisième risque et non le moindre consiste à ne voir en Dieu que cet être tout-puissant dont il convient essentiellement de s'attirer les bonnes grâces par des moyens supposés lui plaire ; c'est le risque de certaines façons de faire une prière de demande lorsque nous pensons que tel geste, telle offrande, telles paroles répétées nous attireront la faveur de Dieu. Heureusement le Dieu de Jésus Christ n'est pas un dieu qu'on achète avec des prières ou des offrandes ; il est le Dieu de la gratuité d'un amour sans mesure.
Dans ces trois façons de concevoir la relation avec Dieu, on est loin de ce que Jésus nous a révélé. Il convient, selon d'ailleurs ce que nous disent la quasi totalité des Paroles de l'Ecriture, il convient d'allier le paradoxe d'un Dieu inaccessible et d'un Dieu tout proche, d'un Dieu qui est notre créateur et d'un Dieu qui est notre Père. La reconnaissance de Dieu va se situer dans cette étroite mais juste perspective.
Mais la reconnaissance, c'est aussi le merci. Le merci est la gratitude pour le don reçu. Ce n'est pas une dette car, comme nous le disions, le don reçu de Dieu est toujours gratuit. C'est la réaction spontanée en face d'un amour qui s'est donné quelle qu'en soit la manière. C'est la réponse gratuite de l'amour à l'amour. C'est un autre aspect de la louange. La louange, nous l'avons dit peut être un cri d'émerveillement devant Dieu, elle peut être aussi l'expression d'un merci. Nous avons tellement reçu !
Enfin, l'adoration implique que nous nous reconnaissons tout petits. Non pas que nous nous considérions comme rien, l'humilité suppose la vérité de ce que nous sommes, avec certes nos faiblesses, mais aussi nos qualités, quand ce ne serait que cette immense dignité humaine qui vient du regard de Dieu et de notre ressemblance avec lui. Reconnaître sa petitesse, c'est mesurer la distance entre l'amour de Dieu qui nous est offert et l'amour que nous pouvons lui manifester. C'est à la fois reconnaître la distance qui nous sépare de l'infini de Dieu et le don merveilleux de lui-même qu'il ne cesse de nous offrir.PERE MAURICE FOURMOND Paris
.
QUESTION :

Pourquoi seuls les chiens qui n'ont pas d'âme léchaient-ils les plaies du pauvre LAZARE tandis que ceux qui en sont pourvus s'en détournaient ?
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SAINTE MARIE BARTHOLOMEO BAGNESI, CHAT

Message par Joss le Dim 31 Oct 2010 - 12:45


SAINTE MARIE BARTHOLOMEO BAGNESI (1514/1577)

La petite chambre de Mariette (grabataire) devint une sorte de lieu d'accueil où les personnes en difficulté venaient pour y trouver la paix. Elle avait le même effet apaisant sur les animaux ; plusieurs chats de compagnie lui portaient de l'affection. L'un d'eux dormait au le pied de son lit, et si elle tombait malade pendant la nuit, ilsortait trouver quelqu'un pour s'occuper d'elle. Un jour que Marietta était négligée, il sortit et alla lui chercher un gros fromage.
On raconte que les chats ne regardaient même pas les oiseaux qui chantaient dans une cage à côté du lit.


Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:51, édité 3 fois
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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par sourire le Dim 31 Oct 2010 - 13:22

Marc a écrit:Bonjour Sourire, nous avons bien sur évoqué la question de la restauration de la création toute entière. Mais la question qui demeure sans réponse (biblique ou dogmatique) est la suivante : Qu'en est il du sort des animaux qui viennent tout juste de mourir ? (Je veux dire avant qu'ils ne "ressuscitent" en admettant qu'ils le fassent) Vont ils au ciel ? Pourront-ils voir Dieu en attendant (Vision béatifique) ? Vont ils dans le séjour des morts ou que sais-je encore ? Leur âme est elle immortelle ?

(Tu remarqueras que sur certaines question un discernement plus pointu est le bienvenu pour clarifier certaines notions bibliques comme la joie que nous avons vu hier Wink.)

Avant de répondre à ta question sur les animaux, qu'en est-il pour l'homme ?
Le brigand sur la croix n'a-t-il pas retrouvé Jésus le jour même au paradis ?




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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Joss le Dim 31 Oct 2010 - 13:36

..... Sait pas Marc
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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par Marc le Lun 1 Nov 2010 - 7:56

sourire a écrit:Avant de répondre à ta question sur les animaux, qu'en est-il pour l'homme ?
Le brigand sur la croix n'a-t-il pas retrouvé Jésus le jour même au paradis ?

Oui tout a fait. Profitons de cette fête de la toussait pour frotter ce verset avec celui-ci voit si cela fait des étincelles :

Jn 17, 24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

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Re: Le salut et les fins dernières de nos 30 million d'amis

Message par doris le Mar 2 Nov 2010 - 1:16

bah ! au Paradis y'aura des animaux !
Et puis saint Jean parle de l'Agneau de Dieu !
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SAINT GILLES, BICHE

Message par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 11:25


Depuis trois ans qu'il était au désert, ne faisant qu'adorer Dieu, croire en lui et le servir, Gilles n'avait jamais vu un homme et n'en avait entendu. Il n'avait plus mangé depuis quelque mille jours ni pain, ni viande, ni poisson, ne vivant que de racines et, par gourmandise peut-être, de cresson. Mais tant vont les choses pour ceux qui se mortifient, qu'à la fin la santé défaille, les forces disparaissent et la maladie guette : à ce point en était donc Gilles, qui ne se sentait guère bien portant.

Or, écoutez le joli miracle que Dieu fit pour son serviteur. Un jour qu'il était dans sa cabane de feuillages, priant selon 1'ordinaire, l'ermite entendit du bruit dans les fourrés et il vit devant lui paraître une biche sauvage qui, sans crainte, s'avançait vers lui. Elle était étrangement belle, beige clair et le regard d'une exquise douceur. Ses pis étaient pleins de lait. Comme Gilles, en silence, la regardait approcher, la biche entra dans la logette et se coucha à ses pieds, comme pour lui signifier qu'elle s'offrait à le servir. Et Gilles, à qui les intentions du Seigneur étaient toujours assez claires, comprit que Dieu la lui envoyait.

Et voici comment la biche miraculeuse servit l'ermite affaibli. Pour lui rendre des forces, fallait-il mieux que le lait ? Chaque jour, elle courait la campagne paissant les prés : quand venait l'heure de dîner point n'était besoin que Gilles l'appelât, car elle savait parfaitement l'heure et rentrait d'elle-même auprès de son ami. Gilles lui avait fait une logette de feuillages près de la sienne afin qu'elle fût protégée du froid de la nuit. Et cela dura de longs mois, peut-être des années, sans que quiconque d'humain connût cette histoire, hormis le Seigneur, qui connaît tout.

Or, en ce temps-là, le maître du pays était Flovent duc de Provence et de Gascogne, prince puissant, qui était soumis au Grand Charles, alors roi de France. C'était un homme fort courtois, élevé à la française, honnête chrétien et bon chevalier. II n'avait qu'une passion au monde, la chasse, et son équipage était des plus beaux. C'était merveille de voir ses éperviers, ses vautours, ses gerfauts, et les chiens de sa meute, limiers, mâtins et lévriers. Il n'était point d'exemple que cette meute, une fois lancée, eût abandonné la poursuite, et 1'on ne comptait plus les cerfs, les daims, les chevreuils et les biches qui avaient été mangés à sa table, sans compter maintes autres bêtes sauvages. Ses terres allaient jusqu'au bord du Rhône, à l'endroit où il est le plus large, non loin de la vieille ville d'Arles, où le grand saint Césaire enseigna. Aussi quand, poursuivis par les chiens, les animaux étaient arrêtés par le fleuve, bien rares étaient ceux qui avaient chance d'échapper.

C'est au temps de l’Avent que vient la saison de chasser la biche. Flovent était à Montpellier, et, pour distraire ses vassaux et leur plaire, il les invita tous à une grande chasse, les plus petits comme les plus hauts. Levé de bon matin, il partit donc avec deux meutes et toute la vaste cavalcade de ses hôtes. Des deux meutes la moins bonne prit deux cerfs et la meilleure en a pris quatre. Mais c'était une biche que voulait le duc Flovent et de n'en point trouver il commençait à se mettre en colère quand son veneur lui signala la plus belle, la plus élégante des biches que jamais la Camargue eût vues... Et tout l'équipage de courir après elle.

Cris des veneurs ! abois des chiens ! Par le bois et par la plaine, on galope à plein étrier. Mais où est la biche ? Plus de biche ! Les uns croient 1'avoir vue qui s'engageait dans une petite combe à l'impénétrable fourré, mais sa disparition a été si rapide que les autres opinent qu'elle a bien pu s'envoler au ciel.

Qui est bien marri ? Le veneur. Nombreuse est l'assistance au château ; les beaux valets vêtus de vair, d'hermine, de ciglaton et de pourpre servent un magnifique repas. « Ah, veneur, s'écrie le duc en se moquant, vous chassez donc la biche de nuit que vous rentrez si tard ? Et sans prise, n'est-ce pas ? je le vois à votre mine ! » « Sire, répond le chasseur, que demain Dieu me damne si je ne rapporte pas la tête de cette bête ! »

Mais le lendemain, à grands sons de cor, quand la chasse fut repartie, quand les chiens eurent repris le vent de la biche, quand on l'eut encore trois grandes heures pourchassée, ne voilà-t-il pas que le même mystère recommence ! Elle était là, la jolie tête blonde, et brusquement, elle n'est plus là. Où donc est-elle ? Sorcellerie ? En rentrant à la nuit lourde, les chasseurs n'étaient pas loin de le croire. Et quand ils rentrèrent à Montpellier, le duc ne les reçut guère avec honneur.

Ce fut le troisième jour, triste jour, jour de misère, que le drame se produisit. Elle broutait paisiblement, la biche, dans un pré dégagé quand le duc reparut, avec ses archers à l'affût, ses cavaliers et ses cent quarante chiens qu'il lança tous à la fois. Comme elle eut peur, la pauvrette, comme elle crut venu son dernier jour ! Tout le bois retentissait de cris horribles. Il ne lui fallut rien de moins que toute sa vigueur et son courage pour s'échapper une fois encore. Si elle n'avait été si agile, d'elle c'en eût été fait.

Mais au moment où elle bondissait sur la sente qui menait à son cher ermitage, un chien la suivit, et derrière le chien un archer basque, preste et prompt presque autant qu'elle. Il la vit disparaître dans le fourré et c'est alors qu'il fit un bien mauvais coup. Il lâcha la corde de son arc et le trait s'envola...

L'homme écouta, n'entendit rien. Peut-être un sourd gémissement... pas davantage. Et il repartit en hâte crier au duc : « Seigneur, Seigneur, je sais où est cachée la biche. C'est à peine si un homme peut passer. Venez vite, peut-être y est-elle encore ! »

Quand Flovent eut fait dégager les broussailles et ouvrir la sente à son passage, il arriva avec les siens dans une combe ravissante, dont la beauté leur fut à merveille. C'était comme un verger planté d'arbres à fruits, partout pêches, figues et amandes, qui répandaient une odeur exquise. Sans trop comprendre que ces merveilles puissent mûrir en temps d'Avent, ils approchèrent ses compagnons et lui, vers une cabane de feuillages qui se dressait dans la clairière. Et là, ils trouvèrent un homme exsangue, le visage aussi pâle que les poils de sa barbe, qui avait encore un grand trait d'arc planté dans la poitrine et qui les regardait doucement. A ses pieds était étendue la biche, et il la caressait de la main.

Alors, l’évêque de Montpellier, qui était de la suite du prince, s'écria : « Ah, Duc, ne nous étonnons plus que par deux fois, votre meute ait été bien mise en défaut ! Cette biche est sous la protection de Dieu et de Gilles, qui est le meilleur de ses serviteurs ! Ce serait grand péché que d'y toucher dans la main même de celui à qui elle a été donnée ! »

Aussitôt, s'agenouillant, Flovent s’écria : « Saint ermite Gilles, homme de Dieu, nous ne te voulions aucun mal, à toi ! » « A moi, peut-être, répondit l'ermite, mais à cette douce bête que voici ? Et crois-tu donc que, sur la terre, tu n'aies qu'à pourchasser les bêtes et à leur donner la mort ? Seigneur duc, je te le demande, ne viens plus chasser par ici, ni poursuivre celle qui me nourrit ! »

A ces mots, Flovent fit retour sur lui-même. En entendant le nom de Dieu prononcé par les lèvres d'un saint, il se mit à pleurer. N'était-il pas vrai qu'il ne pensait guère au Seigneur, tout occupé à chasser les bêtes ? Et, ayant fait soigner l'ermite, il s'en retourna tout pensif.

Mais il revint souvent. Le soir, en secret, tout seul, il arrivait le long de la sente silencieuse jusqu'au petit vallon. Chaque fois il apportait quelque présent, que Gilles, doucement, l’obligeait à reprendre. « Que voulez-vous donc, Ermite ? qu'attendez-vous de moi ? » « Tous ces trésors qui ne vous servent de rien pour le salut de votre âme, donnez-les au Christ et c'est lui qui vous les rendra un jour ! » Et le soir où Gilles lui tint ce langage, le duc s'en retourna encore plus pensif. Mais les paroles du saint remuaient son âme et elles y faisaient leur chemin. « Que devrai-je donc faire, saint Ermite, pour que Dieu accepte une offrande ? » « Avec toutes tes terres, et tes bijoux, et ton or, fais construire une abbaye afin qu’un peuple de moines y prie nuit et jour pour toi, tes sujets et la paix de la chrétienté ! » « Je l'accepte, à une condition, que tu sois abbé de ce couvent, auquel je donnerai tout le nécessaire, dortoir, chapitre et bon cellier, hôtellerie et réfectoire, le tout construit en pierre blanche, la meilleure qu'on pourra trouver. »

Il ne fallut pas qu'un soir pour décider l'ermite Gilles. Le souci d'innombrables âmes, comme le porte le Père Abbé, lui paraissait si lourd, si lourd ! Mais tandis qu'il hésitait encore et que, dans sa chère solitude, il se demandait ce que Dieu attendait de lui, voici qu’il sentit sur sa main la douce langue de sa biche. Elle le regarda longuement, puis elle se leva en étirant les pattes et, à pas lents elle s'en alla. A trois reprises le saint 1'appela, mais elle ne tourna même pas la tête.

Et c'est ainsi que l'ermite comprit que le temps de la solitude était pour lui achevé. Et c'est ainsi qu'il accepta l'offre du duc Flovent. Et c'est ainsi que sortit de terre cette abbaye que, sur le moment, on nomma Saint-Pierre, mais qu'aujourd'hui nous appelons Saint-Gilles, en mémoire de l'ermite à la biche et de sa douceur.


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SAINT HERVE, ANE, LOUP, ABEILLES

Message par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 12:22


Hervé naquit aveugle.

A l'école, Hervé émerveilla ses condisciples et ses maîtres. Ses propos était toujours plein de sagesse et de clarté. L'évêque de Léon, en ayant entendu parler, voulu lui conférer la prêtrise. Hervé n'accepta que les ordre mineurs. Sans doute ne voulait-il pas se laisser emprisonner dans une hiérachie et garder sa vie aventureuse.

Après l'avoir confié au sage Arzian sa mère se retira dans la solitude.

A la fin de ses études, Hervé vagabonda au travers du Trégor, accompagné de Guiharan, (ou Guich'Haran) compagnon un peu simple qui lui resta fidèle jusqu'à la fin de sa vie.

Un jour, l'âne dont Guiharan se servait pour faire les travaux des champs vint à se faire dévorer par un loup. Hervé convoqua le loup et l'obligea à remplacer l'âne dans les durs travaux. La présence du loup ne dérangeait pas les moutons du troupeau. De temps à autre, Guiharan exhibait le loup aux passants pour en tirer quelques menus profits.
Hervé exercait alors son incomparable talent de chanteur. ainsi que ses facultés d'exorciste.

La popularité de l'aveugle devint grande. On tint plus compte de ce qu'il disait que de la science des plus grands docteurs.

Son port d'attache était une terre située non loin de Lesneven. Il y fit jaillir une source.

Un jour, il fut question de juger Comorre le Tyran (ou Conomor) qui en était à l'assassinat de sa septième femme, Tryphine, elle avait périt avec l'enfant qu'elle portait. N'étant pas d'accord sur le lieu ou devait se dérouler le procès, les évêques décidèrent qu'Hervé trancherait le débat. On dépêcha un cavalier pour le chercher.
Il le trouva dormant dans un courtil de Pédernec, sur un lit de sauges en fleurs et la tête appuyée sur une ruche d'abeilles. Les bestioles butinaient en silence pour ne pas le réveiller. Averti, après son réveil, le saint étendit le bras vers le Ménez-Bré.


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SAINT PASCAL BAYLON, CHIEN

Message par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 12:56



AMOUR DES ANIMAUX.

Pascal Baylon était le fils de pauvres fermiers d’un monastère cistercien en Espagne aragonaise. Dès l’enfance il priait longuement en gardant les moutons, mais lorsqu’il voulut devenir moine on le refusa par manque d’instruction. Il confiait donc ses bêtes "aux anges" près de l’abbaye et pouvait assister aux offices

On sera curieux de savoir comment ce futur fils de saint François traitait les animaux. Il les chérissait à la manière du Poverello, qui voyait, en toute créature, un reflet de la bonté divine et un objet de dilection du Père céleste. Les témoins du procès de canonisation ne l'ont jamais vu frapper ni même injurier ses brebis, ses agneaux ni le bon chien qui les gardait. Pour les rappeler au devoir, il lui suffisait ordinairement de hausser la voix. Rarement était-il nécessaire qu'il fit mine de brandir sa fronde. Les bêtes aiment ceux qui les aiment. Celles de Pascal étaient particulièrement affectueuses et obéissantes.

Il est pourtant des animaux d'un naturel indocile et fantasque qu'il faut renoncer à vouloir dompter, sous peine d'être sans cesse à leurs trousses et de n'avoir plus le temps de réciter ses prières. Telles sont, entre autres, les chèvres qui, comme certains d'entre nous, ne sont jamais bien là où on les met et recherchent toujours ce qu'on leur défend. Pascal en avait horreur. A sa mère qui le voulait charger de garder les chèvres de la tante Isabelle, il demanda, les larmes aux yeux, de ne point lui imposer une telle épreuve : « Ce sont, dit-il, des pillardes qui vous échappent pour aller brouter le blé en herbe et les jeunes pousses de vigne, alors qu'on s'y attend le moins I »

Sa conscience était d'une délicatesse extrême. Le moindre tort que ses bêtes faisaient au prochain lui était une souffrance et il n'avait de cesse qu'il ne l'eût surabondamment réparé. Ni la casuistique, ni les exemples des autres bergers ne parvenaient à lui faire transgresser le septième commandement. Il notait soigneusement, dans un carnet, le nombre et l'importance des dégâts que tels de ses agneaux, encore inexpérimentés, causaient aux biens d'autrui, et pour dédommager les propriétaires lésés, il payait de ses deniers, rognait sur sa nourriture, aidait les moissonneurs à rentrer leurs blés.

Un témoin raconte : « Un jour que ses bêtes étaient allées à la maraude, me désignant du doigt le champ qu'elles avaient endommagé, il demanda quel en était le propriètaire. Je le lui nommai. N'ayant plus d'encre sur lui, il fit une légère entaille à l'oreille d'un des agneaux coupables et en tira deux ou trois gouttes de sang avec quoi il inscrivit quelques lignes sur son carnet. Comme je lui disais qu'à ce régime tout son salaire y passerait, il me répondit que mieux valait mille fois régler ses comptes en ce monde qu'en l'autre. »


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SAINT ROCH, CHIEN

Message par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 13:47


SAINT ROCH
Il perdit ses parents très jeune. Il vendit alors tous ses biens, distribua l'argent aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome. Lorsqu'il fut en Italie, il arriva dans la ville d'Agripendante. Or celle-ci était ravagée par une épidémie de peste.

Roch se mit à soigner les malades et à les guérir par le signe de la croix. De même fit-il à Césenne qui, par lui, fut délivrée de la peste. À Rome ensuite, un cardinal fut aussi guéri par lui. De nouveau, il repartit sur les routes. Il soigna encore les malades à Plaisance, mais là, il attrapa la maladie.

Il fut alors chassé par ceux qu'il avait guéris et grande réflexion dut-il faire sur la guérison véritable qui n'est pas celle du corps, mais de l'âme et sur le fait qu'à vouloir guérir les autres, on attrape leur maladie !

Il se réfugia dans la forêt. Pour apaiser sa fièvre et laver sa blessure, l'Ange du Seigneur fit jaillir une source.

Pour apaiser sa faim terrestre, le chien du seigneur voisin volait chaque jour un pain à son maître.

Le seigneur Gothard, attiré par le manège de son chien, le suivit et découvrit Roch au fond de sa retraite. Il se convertit, vendit ses biens et prit à son tour l'habit de pèlerin.


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SAINT VAAST, OURS

Message par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 14:25


SAINT VAAST +1540
Au VIème siècle, après avoir catéchisé Clovis, Saint Vaast arrive à Arras, la cité croupit dans une complète incurie, l'église est en total abandon. Saint Vaast entreprend de nettoyer l'intérieur de l'église, quand soudain des habitants l'appellent à l'aide, un monstre dévore les bêtes et les gens, c'est un ours! Suivant les indications des pauvres gens, le Saint arrive devant un ruisseau, le Crinchon. Traversant celui-ci il arrive devant l'ours et lui ordonne au nom de Dieu de quitter les lieux. Par bonheur l'ours se radoucit et passe le ruisseau. Nul ne reverra la bête.


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Si le Christ avait eu un chien

Message par Marc le Mar 23 Nov 2010 - 14:58

Fort et gentil comme l'un des miens
Avec un nez tout noir et bien pointu,
Une queue enroulée et du poil dru,
Et deux grands yeux ronds bien tendres
Tout mouillés d'amour et d'ambre.

Moi, je suis sûr que, dès qu'il eût senti Jésus,
Ce chien, eh bien ! qu'il fût Dieu, il l'aurait su,
Et que, flairant sa trace quelque part sur terre,
II l'eût trouvé et suivi, bien avant Pierre.
Il aurait pleuré de voir Judas si mauvais
Et, comme Jean, lui serait demeuré tout près.

Mais je sais que Jésus n'avait pas de chien
Car, souvent, il fut seul, sans personne, sans rien.
Comme cette nuit-là, au jardin des Oliviers,
Quand à sa douleur les siens l'ont abandonné,
Lui, aux pieds de son Maître, se serait jeté
Et, sans savoir pourquoi, avec lui aurait pleuré.

Sa langue rosé aurait léché
Ses doigts crispés, sa main serrée,
Pour qu'il se sente moins délaissé.
Et quand les soldats seraient arrivés,
Avant que Pierre n'eût tiré son épée,
Sur eux, en rage, il se serait jeté.

Et il aurait alors suivi son Maître
Chez Pilate, Hérode et le Grand Prêtre.
Derrière chaque porte le nez collé,
Comptant les cris et les coups portés,
II aurait attendu, en regrettant
De n'être qu'un pauvre chien impuissant.

Et tout au long de la route vers le Calvaire,
Chaque fois que Jésus serait tombé par terre,
Plus vite que Véronique il serait allé,
Malgré les soldats, malgré les coups de pied,
Lécher la Face de son Maître bien-aimé
Couverte de sang sale et de sueur salée.

Plus tard, tandis que le Christ était à mourir
Au pied de sa Croix, il serait venu s'accroupir
Et quand Jésus aurait poussé son dernier cri,
croyant être appelé, comme il aurait bondi !
Sautant comme un fou pour arriver jusqu'à LUI
Et, encore une fois, défendre son Ami.

Quand Jésus au Sépulcre aurait été porté,
Son chien l'aurait suivi et plus jamais quitté
Et, au matin de Pâques, l'ange troublé
Eût trouvé là un petit chien mort, trop fatigué
D'attendre son Maître qui ne revenait pas
Et qu'il savait ne jamais revoir ici-bas.

En paix serait donc parti l'ami de Jésus
Car, dans sa petite tête, il eût toujours su
Que, si un homme pouvait avoir besoin d'un chien,
Le Christ, lui, n'aurait plus jamais besoin de rien.
Car, là-haut, une foule d'anges impatients
Devaient aussi l'attendre depuis longtemps.

C'est pourquoi le Maître à ceux à qui il a confié
Un clébard adoré
Ancien seul, aveugle, enfant, berger,
Donna des chiens pour que des humains perdus
Puissent trouver en eux un peu d'amitié.

Comme son Père lui donna le Cyrénéen
Pour l'aider à porter sa Croix au Calvaire
Le Christ nous a offert ce trésor d'amitié et de fidélité
Pour nous laisser guider par cette bête
Au si beau regard d'amour, à qui il ne manque
Que la parole...

_________________
Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. (Eph 3, 16-17)
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