MARTHE ET MARIE

Euthanasie : La question revient au Parlement français

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Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Mline le Jeu 10 Juin 2010 - 13:32

La peur de la fin de vie fait remonter la question. Pierre-Olivier
Arduin, de la Commission Bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, nous
explique la proposition de loi qui sera proposée le 19 novembre, et nous
indique quelle est la vraie situation des pays où l’euthanasie a été
légalisée.
Qu’est-ce que dit la actuelle législation française ?




Mline
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Propositions de loi en France

Message par Invité le Jeu 11 Nov 2010 - 10:31

http://www.senat.fr/leg/ppl10-031.html


http://www.senat.fr/leg/ppl09-659.html




"Pour notre part, nous considérons que la mort est inhérente à la vie et qu'elle n'est pas toujours la conséquence d'un dysfonctionnement physiologique. Ainsi le rapport du médecin à la mort est-il double : s'il est de son devoir d'éviter à son patient de succomber aux conséquences d'une affection curable, il lui revient aussi de l'aider dans cette phase naturelle et normale de la vie qu'est la mort.


Aussi nous estimons que l'euthanasie ne contrevient pas au serment d'Hippocrate, bien au contraire : il place, jusqu'à la limite ultime, le patient au coeur des actes médicaux réalisés par le médecin".

EXTRAIT de l'introduction de la proposition de loi sur l'euthanasie volontaire.


Passionnant,la réflexion sur la fin de vie à l'hôpital..! ! !...
Si on tape dans le moteur de recherche "inserm éthique médicale rodin"(fin de vie),on s'aperçoit que la question est encore plus problématique... ... ...
la solution = l'arrêt cardio-respiratoire au lit la nuit dans le sommeil...
priere1

L’euthanasie et le droit Simon de CHARENTENAY




Le décès de Chantal Sébire relance le débat juridique sur la fin de vie. Les demandes répétées qu’elle avait adressées aux pouvoirs publics afin de l’assister dans une démarche d’euthanasie étaient restées sans suite. L’entourage du Président de la République, auquel Mme Sébire s’était directement adressée, s’était montré embarrassé face à la question et renvoyait aux solutions préconisées par la loi Leonetti de 2005, adoptée suite à l’affaire Vincent Humbert. La loi Léonetti prévoit, sans entrer dans les détails médicaux, une sorte de « droit de laisser mourir », c'est-à-dire ne pas forcer un corps à vivre, sans pour autant légaliser l’euthanasie, qui reviendrait à autoriser la provocation prématurée de la mort. En France donc, ni Vincent Humbert ni Chantal Sébire, ni les 15000 morts par euthanasie clandestine évalués chaque année, ne peuvent se prévaloir d’un dispositif juridique pour mourir dignement. Le manque de dignité de ces personnes malades qui demandent à être euthanasiées, est en effet le principal argument que défend l’association pour le droit de mourir dans la dignité. Il faut par ailleurs mentionner que l’Europe n’est pas à l’unisson en la matière dans la mesure où le Danemark, le Luxembourg, certains cantons suisses et surtout les Pays-Bas et la Belgique sont particulièrement avancés dans la reconnaissance, au moins pour les deux derniers pays, d’un véritable droit à l’euthanasie médicalement assistée.

La question récurrente, dans toutes les rédactions et dans toutes les têtes qui s’interrogent, est celle de savoir si oui ou non il faut légaliser l’euthanasie ? Faut-il donner une réponse juridique à une problématique éthique ? Comment et laquelle ?

Il est significatif de voir que les résistances à la reconnaissance de l’euthanasie dans la loi, autrement dit à la consécration d’un « droit de mourir », se concentrent sur une question de principe. A l’écoute de chaque débat, à la lecture de chaque entretien, il devient indéniable de constater que c’est le principe de la reconnaissance juridique de l’euthanasie qui pose problème. En effet, tous les adversaires d’un droit de mourir estiment incidemment que si Chantal Sébire s’est elle-même donné la mort, elle avait certainement ses raisons personnelles d’agir ainsi. Mais pour eux, si les faits – privés – sont acceptables, le principe – public – d’une loi ne l’est pas. La loi collective ne doit pas autoriser la mort.

En revanche, il y a plusieurs arguments qui militent en faveur de l’euthanasie. Le principe de réalité conduit à accepter une évidence et à encadrer juridiquement l’assistance jusqu’ici illégale des 15000 morts volontaires annuels. En outre, le respect de la liberté individuelle force à laisser librement disposer de leur corps ces personnes, a fortiori si la souffrance est insupportable. Le fait de pouvoir mourir « dignement » c'est-à-dire de mettre fin à sa vie sans subir l’horreur de la déchéance physique, peut aussi être mentionné. Enfin, il est aussi possible de constater que les néerlandais et les belges ne semblent pas subir un traumatisme collectif après avoir légalisé l’euthanasie.

Et puis il y a un argument de théorie du droit. Ce dernier vise à faire sauter le verrou naturaliste qui se dissimule derrière le refus de l’encadrement juridique de l’euthanasie. En effet, force est d’admettre que c’est le principe même de la reconnaissance dans la loi, davantage que les faits réels pratiqués illégalement qui heurtent la conscience de ceux qui préconisent le statu quo législatif. L’euthanasie maquillée de Mme Sébire, qui a absorbé un produit dont la commercialisation est interdite en France, n’est pas condamnée par ces derniers qui ont même de la compassion pour la patiente tout en refusant que les principes subissent l’évolution d’une nouvelle évaluation des faits. L’hostilité à la reconnaissance du droit à la mort est un combat idéologique qui consiste à refuser une loi autorisant l’euthanasie au nom de certains principes qui l’interdiraient. En somme, alors que les défenseurs de l’euthanasie invoquent une révision de l’évaluation des faits, ses adversaires récusent cette nouvelle évaluation en se situant au niveau des principes. Autrement dit, les uns demandent à ce que l’on change de position sur des faits et que l’on en tienne compte dans la loi, confirmant la relativité de la valeur qu’on accorde aux faits, alors que les autres voilent leur jugement d’une immuabilité dogmatique soutenant l’objectivité de la valeur conférée à la mort.

Contre cette position dogmatique, il convient de rappeler qu’aucun principe intangible ne peut être inexorablement fondu dans la matière juridique. Le droit ne réifie pas les valeurs qu’il véhicule sauf à penser indûment qu’il serait envisageable d’opposer, en se servant de la commode plasticité du droit naturel, la fixité de certains principes à l’évolution de l’évaluation de la mort volontaire (autrement dit à sa reconnaissance). Il est impossible d’affirmer que le droit ne peut pas reconnaître l’euthanasie sous une forme législative. Il faut donc bien voir que la technique rhétorique des adversaires de l’euthanasie consiste à déplacer le débat sur un terrain qui leur est favorable. Par là même, ils assimilent le droit au principe de la protection de la vie et le confrontent à l’euthanasie. En effet, dans chaque discussion, ils éludent la question de l’évaluation éthique des faits pour réduire le débat à l’opposition entre le principe du respect de la vie et celui qui porte atteinte à celle-ci. Leur argumentation vise à confronter deux principes et à résoudre le problème en affirmant que l’un est plus juridique que l’autre. Or, toute question de reconnaissance d’un nouveau droit place en réalité la discussion au niveau de l’évolution ou non de l’appréciation éthique des faits et non pas dans la confrontation d’un principe au droit. Il faut admettre que les principes sont relatifs par essence, comme le contenu du droit, et qu’il est donc impossible de trouver une solution juridique dans leur confrontation. En revanche, une nouvelle évaluation éthique des faits permet de trouver une solution politique. Or, au sujet de l’euthanasie, les faits sont si criants de désespoir que seul un repli idéologique dans le domaine des principes permet à ceux qui refusent sa reconnaissance juridique de tenir leur position. C’est d’ailleurs la méthode récurrente de tous les jusnaturalismes que d’assimiler l’évaluation éthique du droit (position dogmatique) à l’évaluation éthique des faits (position critique en laquelle gît le véritable lieu du débat). Ils font passer le premier jugement pour le second alors que seule l’évaluation éthique des faits offre une solution politique. Ainsi les questions politiques ne se tranchent pas dans l’évaluation éthique du droit, qui ne mène à rien sinon à des solutions péremptoires, mais dans la discussion éthique autour de l’évaluation des faits. Les faits et le droit ne sont pas assimilables dans leur évaluation. Ce n’est pas l’évaluation du droit qui fait évoluer le débat, mais la discussion incessante autour de l’évaluation éthique des faits laquelle, chemin faisant, met en lumière le contenu perpétuellement transitoire du droit.

A l’heure actuelle, il est donc certainement temps de réévaluer les souffrances que subissent ces personnes en fin de vie, et d’en tirer les conclusions politiques au sein d’une loi. Suivant cette méthode, l’avis subjectif (partagé par 88% des français selon un sondage IFOP) issu d’une évaluation éthique – néanmoins personnelle – des faits subis par Chantal Sébire et des 15000 autres décès volontaires clandestins annuels, est celui d’une reconnaissance juridique de l’euthanasie.




LE DILEMME SANS FIN DE L'EUTHANASIE

Entretien avec Jean-Yves Goffi, professeur de philosophie à l'université Pierre-Mendès-France à Grenoble et spécialiste des questions de bioéthique.

A la suite du cas de Chantal Sébire, cette patiente qui réclamait un droit à mourir, on parle beaucoup d'euthanasie. Comment peut-on définir ce concept ?


La difficulté, c'est que le terme "euthanasie" ne recouvre pas le même sens, selon qu'on l'envisage comme un droit ou comme un danger à proscrire. Pour faire simple, on pourrait dire que l'euthanasie recouvre les situations où une tierce personne utilise des procédés qui permettent soit d'anticiper, soit de provoquer la mort d'un malade incurable qui en a fait la demande, et ce pour abréger ses souffrances ou lui épargner une situation de déchéance et d'indignité extrêmes. Cette définition est neutre quant aux moyens utilisés : elle tient pour euthanasique la mort qui résulte d'une action (administrer un produit létal) ou d'une omission d'agir (arrêt des traitements), dès lors que les autres conditions sont satisfaites.


Quel sens a recouvré le terme "euthanasie" dans l'histoire ?


L'étymologie du mot "euthanasie" est grecque ; il signifie "bonne mort" ou "belle mort". Dans l'Antiquité, c'est un adjectif utilisé pour qualifier une mort réussie : par exemple, un homme qui meurt sans souffrir tout en laissant une progéniture nombreuse et prospère, après avoir bien vécu. Il pouvait aussi être appliqué à celui qui "part en beauté", après une mort glorieuse au combat. Le terme est employé par l'historien latin Suétone pour relater la mort de l'empereur Auguste : après avoir réglé les affaires de l'Empire et s'être consacré à lui-même une dernière fois, il meurt sans souffrance, s'étant acquitté de ce qu'il avait à faire.

La question de l'euthanasie se "médicalise" à partir de la Renaissance. Dans L'Utopie (1516), Thomas More imagine des hôpitaux où les médecins ayant affaire aux malades incurables leur donnent la possibilité de mourir sans souffrance par l'administration de drogues qui atténuent leur agonie. Le philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626) affirme ensuite que l'euthanasie ne constitue pas un corps étranger à l'art médical, mais en fait intégralement partie.


A partir de quel moment, le terme "euthanasie" a-t-il endossé une connotation négative, jusqu'à être assimilé à l'eugénisme ?


Ce tournant a eu lieu dans les années 1930, avec la politique d'élimination des "indésirables" mise en place par les nazis. Ainsi les mesures connues sous le nom d'"Aktion T4 ": les malades mentaux étaient examinés par des commissions ayant le pouvoir de décider de leur mise à mort, si leur état était jugé incurable. Ces personnes n'avaient, évidemment, rien demandé, et ce n'est pas pour abréger leurs souffrances qu'on agissait de la sorte ; néanmoins, pour camoufler ces actes criminels, les nazis ont parlé de mesures euthanasiques, et le terme a gardé une sinistre connotation.

Ce précédent a donné des arguments aux adversaires de l'euthanasie, qui arguent de l'existence d'un risque de pente fatale en cas de dépénalisation. Ils affirment qu'à partir du moment où on accepte le fait que des gens puissent mourir avec l'aide de médecins, l'interdit du meurtre est levé : cela conduira forcément à des pratiques de masse où ceux qui n'auront rien demandé seront mis à mort. Cette argumentation est très discutable d'un point de vue logique. En revanche, il faut lui reconnaître une fonction pragmatique d'avertissement. Dans ces questions, il faut toujours rester attentif aux dérives et aux détournements possibles.


Sur quels principes moraux ou philosophiques s'appuient les adversaires de l'euthanasie ?


Leur principal argument repose sur le principe de la dignité ontologique : l'existence humaine est par elle-même revêtue d'une dignité éminente, opposable non seulement aux autres, mais aussi à l'individu lui-même. Selon ce principe, d'inspiration kantienne, la vie humaine est revêtue d'une dignité telle que l'individu ne peut pas en disposer. Souvenez-vous de l'affaire du "lancer de nains", qui avait défrayé la chronique il y a quelques années. La justice avait tranché en disant que cette pratique, même si elle était volontairement acceptée par la personne naine, était attentatoire à sa dignité. Si on rapporte ce principe à l'euthanasie, on peut dire qu'un malade souhaitant mettre fin à ses jours agirait contre sa propre dignité.

Il y a aussi l'argument de la sacralité de la vie, explicitement religieux et avancé par les croyants. C'est l'idée que Dieu seul est maître de la vie et de la mort. Il donne la vie et est seul habilité à la reprendre.


A l'inverse, sur quels arguments se fondent les partisans de l'euthanasie ?


Il y a un argument informulé, car non admissible, c'est l'argument de type économique. Certains ne le disent pas ouvertement, mais pensent qu'un système de santé qui connaît de graves problèmes de financement ne peut pas se permettre de dépenser des fortunes pour des malades incurables ou dans un coma irréversible.

Le principal argument des partisans respectables de l'euthanasie est encore, paradoxalement, celui de la dignité. Il s'agit cependant d'une conception radicalement différente de la dignité, liée à la qualité de la vie humaine. Les militants de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) affirment, par exemple, que la maladie peut faire perdre son autonomie au malade, le rendant dépendant des autres de façon humiliante, l'enfermant dans la souffrance et lui faisant perdre l'estime qu'il a de lui-même. Dans ces cas-là, si l'individu estime qu'il ne peut préserver ce qui lui reste de dignité qu'en choisissant la mort, il faut lui permettre de mettre en oeuvre un tel choix.


La différence fondamentale entre les uns et les autres se situe-t-elle sur le droit ou non de disposer de sa vie ?


Oui. C'est l'argument libéral de la souveraineté sur soi-même. C'est une idée qu'on trouve formulée chez John Stuart Mill, philosophe britannique du XIXe siècle. Il affirme, dans On Liberty, que tout individu a un pouvoir souverain sur sa propre existence ; on ne peut aller contre ce pouvoir qu'en raison des dommages qu'il pourrait causer aux autres, non en raison des dommages qu'il pourrait se causer à lui-même. Dans une telle perspective, il est tyrannique de limiter la liberté d'action d'un individu qui, agissant en toute connaissance de cause, ne fait aucun tort aux autres, même si l'on est persuadé qu'il s'en fait à lui-même. C'est le cas, par exemple, de quelqu'un qui choisirait rationnellement de se suicider. Mais l'euthanasie fait intervenir une tierce personne. La question peut donc être formulée ainsi : les individus ont-ils, sur eux-mêmes, une souveraineté limitée ou une souveraineté absolue ? Si cette souveraineté est absolue, ce que je crois, peut-elle s'étendre au point d'impliquer certains actes d'autrui comme une prestation obligatoire ? C'est beaucoup moins évident.


En 2005, la France a adopté une nouvelle législation aboutissant au "laisser mourir". Les partisans de la légalisation de l'euthanasie dénoncent une loi hypocrite en disant qu'il s'agit d'euthanasie masquée, et qu'il faut permettre les gestes actifs. Peut-on parler d'euthanasie passive et active ?


Les adversaires de l'euthanasie récusent la distinction entre euthanasie passive et active, au motif qu'une euthanasie est toujours active : pour eux, la conduite d'un médecin qui se limite à prescrire des thérapies de confort à un malade en fin de vie ou à lui administrer des antalgiques, en sachant que cela entraînera sa mort prématurée, n'est pas euthanasique. Mais cela pose des difficultés relatives à la responsabilité morale de celui qui agit. Peut-on sérieusement dire qu'on n'est pas responsable de toutes les conséquences prévisibles et connues de ses actes ? Si la mort du malade est prévue par le médecin comme une conséquence inévitable de l'arrêt des traitements, on est tenté de penser qu'il en est responsable et que c'est une euthanasie passive, même si son intention n'était pas de le faire mourir. La distinction entre faire mourir et laisser mourir soulève toutes sortes de problèmes en philosophie de l'action. Elle est sans doute moins facile à justifier qu'il ne le semble.


En 2000, le Comité national consultatif d'éthique (CCNE) s'était prononcé contre la légalisation de l'euthanasie tout en admettant la possibilité d'une "exception d'euthanasie", laissant à la justice la responsabilité de poursuivre ou non en cas d'aide active à mourir. Qu'en pensez-vous ?


J'ai du mal à comprendre cette position. Elle reflète peut-être une formule de compromis, une façon de dire sans dire, au sein d'un organisme par définition pluriel. Il me semble que la position défendue à titre personnel par Nadine Morano, ministre de la famille, est plus claire. Elle propose, si j'ai bien compris, l'instauration d'une commission nationale d'euthanasie chargée d'examiner les cas exceptionnels graves pour donner ou non son accord. C'est sans doute ce vers quoi il faudrait aller ; mais c'est, dans les grandes lignes, la législation des Pays-Bas, si décriée chez nous.

A titre personnel, je pense qu'il est difficile d'en rester au statu quo. La loi Leonetti a indiscutablement clarifié les choses, notamment en confortant les médecins dans une pratique d'arrêt des traitements quand ceux-ci n'ont plus de sens. Mais cette loi ne répond pas à tous les cas de figure. N'autoriser que "le laisser mourir" et non "le faire mourir" nous conduit à voir surgir périodiquement d'autres drames qui susciteront des controverses enflammées. Malgré le travail admirable des équipes de soins palliatifs, qui demande à être développé et soutenu, il y aura toujours des cas où on pourra dire "c'est une demande de mort qui a un sens et à laquelle il est légitime d'accéder".


Actuellement dans les hôpitaux,cela doit se passer comme cela=

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=3&sqi=2&ved=0CCoQFjAC&url=http%3A%2F%2Fwww.inpes.sante.fr%2Fcfesbases%2Fcatalogue%2Fpdf%2F933.pdf&ei=A-UNTavEFYPLswaQ96jmDA&usg=AFQjCNFsjm9UvmKYPlonGKNAfIP15YqQ_A&sig2=eiT0qkewETQAcUEXpH3QVA


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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Invité le Mar 25 Jan 2011 - 16:25

Actualité » Sciences et santé » France : la légalisation de l'euthanasie rejetée ..mardi 25 janvier 2011 .. ........mardi 25 janvier 2011 à 13h50

France : la légalisation de l'euthanasie rejetée
La commission des Affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie, a adopté ce mardi matin un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser l’euthanasie en France.


© Thinkstock
L'article premier, considéré comme l'article-clé, indique que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

L'amendement présenté par la sénatrice UMP de Paris Marie-Thérèse Hermange, qui estime que la proposition de loi avait été adoptée en commission, le 18 janvier, "dans la précipitation". "Comment par exemple définit-on la souffrance, notamment psychique, pour le parent qui a un enfant autiste, schizophrène ou maniaco-dépressif ?", s'interroge-t-elle.



"Le débat a été tronqué"


"L'appareil de l'Etat n'a pas voulu de débat", commente Philippe Lohéac, délégué général de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), joint par LEXPRESS.fr. "Le débat a été tronqué, poursuit-il. Le vote du 18 janvier a été inattendu. Le débat de la commission sociale du Sénat était redouté, à raison. Pourtant, nous pensons sérieusement que l'euthanasie finira par être légalisée. Les prochains débats auront lieu lors de l'élection présidentielle. Comptez sur les 120 délégués de l'ADMD pour recueillir les propositions et les engagements des candidats sur ce thème !"

Lundi, le Premier ministre français, François Fillon, avait déjà clairement manifesté son opposition à l'euthanasie, dans une tribune au journal Le Monde.

La commission des Affaires sociales avait adopté le 18 janvier par 25 voix, 19 contre, et deux abstentions, une proposition de loi droite-gauche visant à légaliser l'euthanasie, suscitant un large débat dans la classe politique.

La Belgique fait partie des rares pays européens, avec les Pays-Bas et le Luxembourg, à avoir autorisé l’euthanasie. La loi date de 2002 dans notre pays. En 2009, 822 personnes ont été euthanasiées.

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l'euthanasie en France en janvier 2011..

Message par Invité le Mar 25 Jan 2011 - 17:28

Légalisation de l'euthanasie active directe volontaire
ou légalisation du mariage homosexuel permettant l'adoption... ... ...

Quel est le plus grave ?

N'est-ce pas,Cécile?Tu as un fils homo,je l'ai lu sur le forum DOCTEUR ANGELIQUE..
Ta réaction est tout de même surprenante de la part d'une ancienne soignante en psychiâtrie !


Dernière édition par Adèle le Mer 11 Déc 2013 - 22:41, édité 3 fois

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Cécile le Mer 26 Jan 2011 - 19:49

Les personnes qui envisagent de vouloir mettre un jour un terme à leur vie ont un moyen très simple de s'y préparer. Certains le font déjà, c'est bien connu.
Est-il difficile de stocker certains médicaments ? Bien sûr que non !
Et puis, le moment (qu'on estime) venu, on les avale tout seul, comme un grand !
Trop facile direz-vous ? : "J'aimerais mieux que ce soit quelqu'un d'autre qui me tue!"
Et pourquoi donc voudriez-vous que le personnel SOIGNANT devienne le personnel TUANT !
Il faut prendre ses responsabilités...

Jamais, je n'aurais cru qu'un jour, j'arriverais à dire de telles choses
Mais tout ce que je lis dans les medias me fatigue, comme peut fatiguer la mauvaise foi...

Pourquoi demander à l'Etat la possibilité de mourir ? Bien sûr, il y a des précédents, des états qui tuent tous ceux
qui sont devenus inutiles...

Si au moins, on ne mettait pas dans tout ça la dignité ! C'est vraiment se foutre du monde !
Est-ce qu'on est indigne quand on devient incontinent ?
Ben moi, ce n'est pas dans mes sphincters que je mets ma dignité !

Il y a déjà des "enfants" qui portent plainte contre leurs parents parce qu'ils les ont mis au monde;
des parents qui portent plainte parce que le gyneco n'a pas vu que le gamin avait un handicap, et
l'a donc forcé à vivre...

Dans quel monde vivons-nous ?

Nous sommes en route vers l'eugénisme... Adolphe doit être content !

Ce soir, bien que le Sénat n'ait pas accepté le projet de loi, je suis vraiment très en colère par toutes les réactions
très peu "dignes" !

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Fée Violine le Jeu 27 Jan 2011 - 12:25

quoi? c'est vrai???

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Fée Violine le Jeu 27 Jan 2011 - 13:46

Je vois qu'Adèle est présente actuellement sur le forum, alors je ne comprends pas ce que Joss a voulu dire? J'ai eu peur!

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Message par Mireille le Jeu 27 Jan 2011 - 15:17

j adresse ce message a JOSS il a fait passe sur ce forum un message en disant qu'adele avait mis hier soir fin a ces jours . Fee violine a ete également choquée par cette information. IL PARAIT QU 'ADELE EST EN CE MOMENT SUR LE FORUM; aLORS? jOSS donne nous des explications merci mireille coeur d amour.Je demanderais a JOSS AINSI QU 'A adele de nous dire qu'elle est bien vivante. ATTENTIION AUX MESSAGES EN FORME D avis de décés; Joss a ton ordinateur pour nous expliquer ce qu tu as voulu dire!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Joss le Jeu 27 Jan 2011 - 17:47

J'ai eu ADELE au tél. vers 14H. Ellle venait juste de se réveiller un peu groggi certes, mais ellle a bien, bien, bien dormi.
Je lui ai demandé de vous écrire un petit mot mais elle souhaite rester en retrait pour le moment

PS : merci pour tous ceux qui lui ont manifesté leur soutien

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Message par Mireille le Jeu 27 Jan 2011 - 18:51

Cher Joss, bénis soit notre Seigneur tous les anges et les Saints pour le réveil d'ADELE; jOSS, QUANT TU TELEPHONERAS A adele, dis lui que par la communion des SAINTS, nous la portons dans la prière, et que nous veillons sur elle. les reliques de St Therese de l'enfant Jesus seront dans nos murs, ALORS, Chere ADELE, soyez sure que nous allons interceder pour vous auprès de notre Sainte. Voila, chere Adéle, de mon coeur brulant d'amour, je vous dis chère Adele, reposez vous bein, et a bientot sur ce site. je vous embrasse de tout mon coeur MIREILLE Wink Wink Wink

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par père JEAN le Jeu 27 Jan 2011 - 19:04

Si vous avez vu son dernier message, vous verrez qu'elle vient de créer un nouveau forum : http://handi-christ.forums-actifs.com/ Je crois que c'est une victoire pour elle qui a du mal à maîtriser l'informatique. Moi je gère un forum sur Forumactif, mais je laisse la partie administration du contenant à d'autres.

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

Message par Fée Violine le Jeu 27 Jan 2011 - 19:20

Jonathan, vous ne suivez pas l'actualité du forum! J'ai annoncé il y a déjà plusieurs jours la création du forum d'Adèle, qui n'a pas encore beaucoup d'inscrits.
Bisous à Adèle, si elle me lit coeur

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Re: Euthanasie : La question revient au Parlement français

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