MARTHE ET MARIE

L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

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L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Mer 9 Juin 2010 - 12:19

L'enfer : l'enseignement de l'Eglise (Monseigneur MASSON)


La chute des Anges a donné naissance à l’Enfer. Le caractère irrévocable de leur choix, et non un défaut de l’infinie miséricorde divine, fait que le péché des anges ne peut être pardonné et que l’Enfer est ainsi éternel : l’Enfer existe et il est éternel, affirme clairement l’Eglise, et il est ainsi leur « demeure » pour l’éternité.

Mais pas seulement. Car le Démon, nous l’avons vu, dès le début de la création du monde et de l’homme, veut détruire l’homme créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance. Et c’est pourquoi, déclare le Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique :

« Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin » (n° 74, Catéchisme « en bref », n° 414).

La plus grave, en conséquence, de cette influence néfaste du celui qui est « homicide dès l’origine » a été la séduction mensongère qui a induit l’homme à désobéir à Dieu. (Catéchisme, n°394). C’est pourquoi, nous ne pouvons pas être unis à Dieu, à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes... Mourir en état de péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " ENFER " (Catéchisme, n 1033).

La Catéchisme précise au numéro suivant ce qu’est l’Enfer pour ces âmes :

« L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire » (1035).

Le Concile Vatican II a repris cet enseignement pour mettre en garde les fidèles contre un danger réel :
« Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (Lumen Gentium, 48).

Mais c’est l’homme lui-même qui est le responsable de son proche choix et destin : l’existence même de l’Enfer est  un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel et en même temps un appel pressant à la conversion  (cf Catéchisme, n°1036).

En effet, « l’homme, tenté par le Démon, a laissé s’éteindre en son cœur la confiance dans ses rapports avec son Créateur. En lui désobéissant, il a voulu devenir “comme Dieu”, sans Dieu et non selon Dieu (Genèse 3,5). Ainsi, Adam et Ève ont perdu immédiatement, pour eux et pour toute leur descendance, la grâce de la sainteté et de la justice originelles » (Compendium, n°75), avec le risque de choisir la damnation éternelle

L’attitude de Dieu aussitôt après le péché d’Adam et d’Eve, l’annonce de la Femme et de sa descendance qui écraser la tête au Serpent, l’Incarnation du Fils de Dieu et sa mort sur la Croix, montrent que « Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :

Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (Missel Romain, Canon Romain) » (Catéchisme n°1037).

Et, pour éviter en nous toute résignation fataliste, l’Eglise précise bien dans son enseignement, que cette puissance de Satan, même si elle est grande, a des limites, car il est lui aussi une créature, et ne peut prétendre égaler le Créateur du monde visible et invisible :
« La puissance de Satan n’est cependant pas infinie. Il n’est qu’une créature, puissante du fait qu’il est pur esprit, mais toujours une créature : il ne peut empêcher l’édification du Royaume de Dieu. Quoique Satan agisse dans le monde par haine contre Dieu et son Royaume en Jésus-Christ, et quoique son action cause de graves dommages – de nature spirituelle et indirectement même de nature physique – pour chaque homme et pour la société, cette action est permise par la divine Providence qui avec force et douceur dirige l’histoire de l’homme et du monde. La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère, mais " nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment " (Rm 8, 28) (Catéchisme, n° 395).

Tel est l’enseignement de l’Eglise. Pour certains, même des catholiques hélas, ce n’est que l’enseignement de l’Eglise... C’est oublier que le Christ nous enseigne par son Eglise. C’est Lui qui nous parle par son Eglise, car c’est Lui qui a révélé ces réalités qui dépassent notre entendement. Il a voulu ouvrir nos yeux pour nous permettre d’arriver au Salut auquel Il nous appelle.

En fait, peu connaissent les paroles même de Notre Seigneur sur cette question, et ses affirmations catégoriques, les paroles terribles et redoutables qu’il a prononcées à ce sujet...
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Marc le Mer 9 Juin 2010 - 12:31

JEAN-PAUL II

AUDIENCE GÉNÉRALE


Mercredi 28 juillet 1999

L'enfer comme refus définitif de Dieu


Jn 3, 17-19 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.


1. Dieu est un Père infiniment bon et miséricordieux. Mais l'homme, appelé à lui répondre dans la liberté, peut malheureusement choisir de repousser définitivement son amour et son pardon, se soustrayant ainsi pour toujours à la communion joyeuse avec lui. C'est précisément cette situation tragique qui est soulignée par la doctrine chrétienne lorsqu'elle parle de damnation ou d'enfer. Il ne s'agit pas d'un châtiment de Dieu infligé de l'extérieur, mais du développement de prémices déjà posées par l'homme dans cette vie. La dimension même de malheur que cette sombre condition porte en elle peut être d'une certaine façon pressentie à la lumière de certaines de nos expériences terribles, qui font de la vie, comme on dit, un «enfer».

Dans le sens théologique, toutefois, l'enfer est autre chose: il s'agit de la dernière conséquence du péché lui-même, qui se retourne contre celui qui l'a commis.C'est la situation dans laquelle se place celui qui repousse la miséricorde du Père, même au dernier moment de sa vie.

2. Pour décrire cette réalité, l'Ecriture Sainte utilise un langage symbolique, qui se précisera progressivement. Dans l'Ancien Testament, la condition des morts n'était pas encore pleinement illuminée par la Révélation. On pensait en effet tout au plus que les morts étaient réunis dans le sheól, un lieu de ténèbres (cf. Ez 28, 8; 31, 14; Jb 10, 21sq; 38, 17; Ps 30, 10; 88, 7.13), une fosse dont on ne remonte pas (cf. Jb 7, 9), un lieu dans lequel il n'est pas possible de louer Dieu (cf. Is 38, 18; Ps 6, 6).

Le Nouveau Testament apporte une nouvelle lumière sur la condition des morts, en particulier en annonçant que le Christ, à travers sa résurrection, a vaincu la mort et a étendu son pouvoir libérateur également au royaume des morts. La rédemption demeure toutefois une offre de salut qu'il revient à l'homme d'accueillir dans la liberté. C'est pourquoi chacun sera jugé «selon ses œuvres» (Ap 20, 13). En ayant recours à des images, le Nouveau Testament présente le lieu destiné aux personnes qui se sont rendues coupables d'injustice comme une fournaise ardente, où «seront les pleurs et les grincements de dents» (Mt 13, 42; cf. 25, 30.41), ou encore comme la géhenne «dans le feu qui ne s'éteint pas» (Mc 9, 43). Tout cela est exprimé de façon narrative dans la parabole du riche, dans laquelle l'on précise que les enfers sont le lieu de la peine définitive, sans possibilité de retour ou d'allègement de la douleur (cf. Lc 16, 19-31).

L'Apocalypse représente de façon expressive dans un «étang de feu» ceux qui se soustraient au livre de la vie, allant ainsi à la rencontre de la «seconde mort» (Ap 20, 13sq). Celui, donc, qui s'obstine à ne pas s'ouvrir
à l'Evangile se prédispose à une «perte éternelle, éloignés de la face du Seigneur et de la gloire de sa force» (2 Th 1, 9).

3. Les images à travers lesquelles l'Ecriture Sainte nous présente l'enfer doivent être correctement interprétées. Elles indiquent la frustration et le vide complet d'une vie sans Dieu. Plus qu'un lieu, l'enfer indique la situation dans laquelle se trouve celui qui s'éloigne librement et définitivement de Dieu, source de vie et de joie. Le Cathéchisme de l'Eglise catholique résume ainsi les données de la foi sur ce thème:
«Mourir en péché mortel sans s'en être repenti et sans accueillir l'amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c'est cet état d'auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu'on désigne par le mot "enfer"»
(n. 1033).

La «damnation» ne doit donc pas être attribuée à l'initiative de Dieu, car dans son amour miséricordieux, il ne peut vouloir que le salut des êtres qu'il a créés. En réalité, c'est la créature qui se ferme à son amour. La
«damnation» consiste précisément dans l'éloignement définitif de Dieu librement choisi par l'homme et confirmé à travers la mort qui scelle pour toujours ce choix. La sentence de Dieu ratifie cet état.

4. La foi chrétienne enseigne que, dans le risque du «oui» et du «non» qui distingue la liberté de la créature, certains ont déjà dit non. Il s'agit des créatures spirituelles qui se sont rebellées à l'amour de Dieu et qui sont appelées démons (cf. Concile du Latran IV: DS 800-801). Pour nous, êtres humains, leur vie résonne comme un avertissement: il s'agit d'un rappel constant à éviter la tragédie dans laquelle débouche le péché, et à modeler notre existence sur celle de Jésus qui s'est déroulée sous le signe du «oui» à Dieu. La damnation demeure une possibilité réelle, mais il ne nous est pas donné de connaître, sans révélation divine particulière, quels êtres humains sont effectivement concernés. La pensée de l'enfer - et plus encore la mauvaise utilisation des images bibliques, ne doit pas créer de psychose ni d'angoisse, mais représente un avertissement nécessaire et salutaire à la liberté, au sein de l'annonce selon laquelle Jésus le Ressuscité a vaincu Satan, nous donnant l'Esprit de Dieu, qui nous fait invoquer «Abba, Père» (Rm 8, 15; Ga 4, 6).

Cette perspective riche d'espérance prévaut dans l'annonce chrétienne. Elle est effectivement reprise dans la tradition liturgique de l'Eglise, comme en témoignent par exemple les paroles du Canon romain: «Accepte avec bienveillance, ô Seigneur, l'offrande que nous te présentons, nous tes ministres et toute ta famille... Sauve-nous de la damnation éternelle, et accueille-nous dans le troupeau des élus».

_________________
Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. (Eph 3, 16-17)
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ENFER/PURGATOIRE -SAINTE FRANCOISE ROMAINE

Message par Joss le Mer 9 Juin 2010 - 12:35


SAINTE FRANCOISE ROMAINE "Traité de l'Enfer"

CHAPITRE IV


Supplices particuliers à sept espèces de pécheurs.

- 1° Tourments des voleurs.

La servante de Dieu vit des hommes qui étaient liés avec des cordes noires, par le moyen desquelles les démons les attiraient en haut ; après quoi ils les laissaient retomber dans le feu. Ensuite ils les descendaient dans un puits d'eau glacée ; de là ils les faisaient passer dans un lac de plomb fondu, où ils les forçaient de boire une horrible fusion de fiel, de poix et de soufre ; ils les jetaient enfin dans un repaire de bêtes féroces. Or, il fut dit à la sainte que ces tristes victimes étaient les voleurs.

- 2° Tourments des enfants dénaturés.

Il y eut toujours sur la terre des enfants détestables, qui, au lieu d'honorer leurs parents, n'eurent pour eux que de l'éloignement et du mépris, les rendant excessivement malheureux par leur insubordination, leur mauvais caractère et leurs violences. Or, Françoise les vit dans un immense tonneau, garni de rasoirs, et où se trouvaient des serpents féroces. Les démons roulaient cette effroyable machine, et les pauvres victimes qu'elle renfermait étaient mordues par les serpents, et déchirées par les rasoirs. On fit remarquer à la bienheureuse que ces coupables et les autres ne demeuraient pas toujours dans l'enfer qui leur était assigné. De l'enfer inférieur ils passaient quelquefois dans l'enfer supérieur ou dans l'intermédiaires, ou de ceux-ci dans le plus bas. Ayant désiré en savoir la raison, il lui fut dit que c'était pour subir le supplément de peines dû aux circonstances plus ou moins aggravantes de leurs péchés.

- 3° Tourments de ceux qui furent infidèles à leur vœu de chasteté.

La position de ces malheureux était effroyable. Les démons les plongeaient tantôt dans un feu ardent, où coulaient en fusion la poix et le soufre, et tantôt dans un bain d'eau glacée ; d'autres fois ils les serraient entre deux planches de fer, armées de clous aigus, et leur perçaient les flancs avec des fourches. Enfin, pour ajouter l'insulte à leurs supplices, ils ne cessaient de leur reprocher les crimes qu'ils avaient commis. «Souvenez-vous, leur disaient-ils, de vos impuretés sacrilèges : ces plaisirs, sitôt passés, vous coûtent cher maintenant. Souvenez-vous de tant de sacrements que vous avez profanés, et qui n'ont servi qu'à rendre votre condamnation plus terrible».

- 4° Tourments des parjures.

Ils avaient des bonnets de feu sur la tête ; leurs langues étaient arrachées, et leurs mains coupées.

- 5° Tourments des détracteurs.

Chacun d'eux était livré à une vipère à sept tètes. Je parle de la forme qu'avait prise le démon spécialement chargé de le tourmenter. Or, voici à quoi lui servaient ses sept gueules. Avec la première il arrachait la langue du patient ; avec la seconde il la mangeait ; avec la troisième il la crachait dans le feu ; avec la quatrième il la reprenait et la rendait au coupable ; avec la cinquième il lui crevait les yeux ; avec la sixième il lui arrachait la cervelle par une oreille, et avec la sep-tième enfin, il dévorait ses narines. En outre, avec les ongles de ses mains il lui déchirait le corps.

- 6° Tourments des vierges folles.

Françoise vit ces âmes qui, fort jalouses de conserver leur virginité corporelle, prenaient peu de soin de la pureté de leur cœur. Les démons les flagellaient cruellement avec des chaînes de fer rouge.

- 7° Tourments des veuves vicieuses.

Elles étaient liées aux branches d'un énorme pommier, la tête renversée en arrière, et les démons leur faisaient manger des pommes pleines de vers. En outre, des dragons terribles, s'enlaçant à elles, leur déchiraient le cœur et les entrailles, tandis que la foule des démons ne cessait dé leur reprocher leur mauvaise vie.

- 8° Tourments des femmes idolâtres de leur beauté.

Elles avaient pour chevelure des serpents qui leur mordaient cruellement le visage, tandis que d'autres démons enfonçaient des épingles rougies au feu dans toutes les parties de leur corps ; et, pour aiguiser les remords de la conscience, ils ne cessaient de leur dire : Vous fîtes notre métier sur la terre, il est juste que vous nous soyez associées pendant l'éternité. Faites maintenant votre toilette dans ces flammes. Ces âmes répondaient par des blasphèmes horribles à ces insultes de leurs ennemis.

CHAPITRE V

Blasphèmes des réprouvés


Tout cet affreux séjour retentissait d'horribles blasphèmes. Ses infortunes habitants maudissaient Dieu, comme s'il ne leur eût fait que du mal, et jamais aucun bien ; ils maudissaient l'humanité sacrée de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; ils maudissaient tous Ses mystères, dont le souvenir ne leur rappelait que de criminelles ingratitudes ; ils maudissaient toutes les grâces qu'ils avaient obtenues par Ses mérites, et dont l'abus leur avait attiré de si horribles châtiments. Toute la sainte vie de ce Dieu sauveur provoquait leurs blasphèmes ; mais chacun s'attachait à profaner d'une manière spéciale la circonstance qui lui déplaisait le plus. Celui-ci maudissait Son Incarnation, celui-là Sa Naissance ; celui-ci Sa Circoncision et celui-là Son Baptême ; celui-ci Sa Pénitence, celui-là Sa Passion ; un autre Sa Résurrection, un autre Son Ascension glorieuse. Rien de ce qu'a fait notre aimable Sauveur, pour le salut de nos âmes, n'était respecté, parce que tous ces bienfaits ne furent pour eux que des objets d'ingratitude. Ils maudissaient et blasphémaient le doux nom de Marie, ses prérogatives, ses vertus, mais surtout sa maternité divine ; parce que si elle n'eût pas mis le fils de Dieu au monde, ils eussent été moins coupables, et n'auraient pas à supporter d'aussi horribles tourments. Ainsi donc leur éternité est tout employée à blasphémer et à maudire, mais avec une telle rage et un si profond désespoir, que, n'eussent-ils point d'autres supplices, cela suffirait pour les rendre infiniment malheureux. Cependant ils souffrent les autres peines communes à tous les réprouvés, et en outre, les peines qui leur sont particulières, ainsi que je viens de le dire.

CHAPITRE VI

Nombre des démons, leurs noms et leurs emplois.


Dans la vision XVII, où la création des anges et leur classification furent manifestées à la servante de Dieu, Dieu lui fit discerner ceux qui devaient pécher de ceux qui demeureraient fidèles. Elle fut ensuite témoin de leur révolte et de la chute horrible qu'elle leur mérita. Or, elle ne fut pourtant pas aussi profonde pour les uns que pour les autres : un tiers de ces infortunés demeura dans les airs, un autre tiers s'arrêta sur la terre et le dernier tiers tomba jusque dans l'enfer. Cette différence dans les châtiments correspondit à celles que Dieu remarqua dans les circonstances de leur faute commune. Parmi ces esprits rebelles, il y en eut qui embrassèrent de gaieté de cœur, si je puis parler de la sorte, la cause de Lucifer; et d'autres qui virent avec indifférence ce soulèvement contre le Créateur, et demeurèrent neutres. Les premiers furent précipités sur le champ dans l'enfer, d'où ils ne sortent jamais, à moins que Dieu ne les déchaîne quand Il veut frapper la terre de quelque grande calamité, pour punir les péchés des hommes. Les seconds furent jetés partie dans les airs, et partie sur la terre ; et ce sont ces derniers qui nous tentent, comme je le dirai plus tard.

Lucifer, qui voulut être l'égal de Dieu dans le ciel, est le monarque des enfers, mais monarque enchaîné et plus malheureux que tous les autres. Il a sous lui trois princes auxquels tous les démons, divisés en trois corps, sont assujettis par la volonté de Dieu ; de même que dans le ciel, les bons anges sont divisés en trois hiérarchies présidées par trois esprits d'une gloire supérieure. Ces trois princes de la milice céleste furent pris dans les trois premiers chœurs, où ils étaient les plus nobles et les plus excellents ; ainsi, les trois princes de la milice infernale furent choisis comme les plus méchants des esprits des mêmes chœurs, qui arborèrent l'étendard de la révolte.

Lucifer était dans le ciel le plus noble des anges qui se révoltèrent, et son orgueil en fit le plus méchant de tous les démons. C'est pour cela que la justice de Dieu l'a donné pour roi à tous ses compagnons et aux réprouvés, avec puissance de les gouverner et de les punir, selon ses caprices ; ce qui fait qu'on l'appelle le tyran des enfers. Outre cette présidence générale, il est encore établi sur le vice de l'orgueil. Le premier des trois princes qui commandent sous ses or-dres, se nomme Asmodée : c'était dans le ciel un chérubin, et il est aujourd'hui l'esprit impur qui préside à tous les péchés déshonnêtes. Le deuxième prince s'appelle Mammon : c'était autrefois un trône, et maintenant il préside aux divers péchés que fait commettre l'amour de l'argent. Le troisième prince porte le nom de Belzébuth ; il appartenait à l'origine au chœur des dominations, et maintenant il est établi sur tous les crimes qu'enfante l'idolâtrie, et préside aux ténèbres infernales. C'est aussi de lui que viennent celles qui aveuglent les esprits des humains. Ces trois chefs ainsi que leur monarque, ne sortent jamais de leurs prisons infernales ; lorsque la justice de Dieu veut exercer sur la terre quelque vengeance éclatante, ces princes maudits députent à cet effet un nombre suffisant de leurs démons subordonnés ; car il arrive quelquefois que les fléaux dont Dieu veut frapper les peuples, demandent plus de forces ou plus de malices que n'en ont les mauvais esprits répandus sur la terre et dans l'air. Alors les infernaux plus méchants et plus enragés, deviennent des auxiliaires indispensables. Mais hors de ces cas rares, ces grands coupables ne peuvent sortir des prisons où ils sont renfermés.

Tous ces esprits infortunés sont classés dans l'abîme selon leur ordre hiérarchique. La première hiérarchie, composée de séraphins, de chérubins et de trônes, habite l'enfer le plus bas ; ils endurent des tourments plus cruels que les autres, et exercent les vengeances célestes sur les plus grands pécheurs. Lucifer qui fut un séraphin, exerce sur eux une spéciale autorité, en vertu de l'orgueil dont il a la haute présidence. Les démons de cette hiérarchie ne sont envoyés sur terre, que, lorsque la colère de Dieu permet que l'orgueil prévale pour punir les nations.

La deuxième hiérarchie formée de dominations, de principautés et de puissances, demeure dans l'enfer du milieu. Elle a pour prince Asmodée qui, comme je l'ai déjà dit, préside aux péchés de la luxure. On peut deviner que, les démons de cette hiérarchie sont sur terre, lorsque les peuples s'abandonnent au vice infâme de l'impureté

La troisième hiérarchie qui se compose de vertus, d'archanges et d'anges, a pour chef Mammon, et habite l'enfer supérieur. Lorsque ces démons sont lâchés sur la terre, la soif des richesses y prévaut de toutes parts, et il n'est plus question que d'or ou d'argent. Quant à Belzébuth, il est le prince des ténèbres, et les répand, quand Dieu le permet, dans les intelligences, pour étouffer la lumière de la conscience et celle de la véritable foi. Tel est l'ordre qui règne parmi les démons dans les enfers ; quant à leur nombre, il est innombrable.

On retrouve ces mêmes hiérarchies parmi les démons qui demeurent dans l'air et sur la terre, mais ils n'ont point de chefs, et par conséquent vivent dans l'indépendance et une sorte d'égalité. Ce sont les démons aériens qui, la plupart du temps, déchaînent les vents, excitent les tempêtes, produisent les orages, les grêles et les inondations. Leur intention en cela est de faire du mal aux hommes, surtout en diminuant leur confiance en la divine Providence, et les faisant murmurer contre la volonté de Dieu.

Les démons de la première hiérarchie, qui vivent sur la terre, ne manquent pas de profiter aussi de ces occasions favorables à leur malice ; trouvant les hommes irrités par ces calamités et fort affaiblis dans leur soumission et leur confiance, ils les font tomber beaucoup plus facilement dans le vice de l'orgueil. Ceux de la deuxième hiérarchie ne manquent pas à leur tour de les précipiter de. leur hauteur superbe dans le cloaque impur, ce qui donne ensuite toute facilité aux démons de la troisième hiérarchie, de les faire tomber dans les péchés qu'enfante l'amour de l'argent.

Alors les anges qui président aux ténèbres les aveuglent, leur font quitter la voie de la vérité, et rendent leur retour extrêmement difficile. C'est ainsi que tous les démons, malgré la différence de leurs emplois, se concertent et s'aident mutuellement à perdre les âmes. Les uns affaiblissent leur foi, les autres les poussent à l'orgueil, ceux-ci à l'impureté, ceux-là à l'amour des richesses, d'autres enfin leur jettent un voile sur les yeux et les écartent si fort de la voie du salut, que la plupart ne la retrouvent plus. Le seul moyen d'échapper à ce complot infernal, serait de se relever promptement de la première chute, et c'est précisément ce que ces pauvres âmes ne font pas. De là, cette chaîne de tentations, qui de chute en chute les conduit au fond du précipice.

Lorsque j'ai dit que les démons qui sont dans l'air et sur la terre n'ont pas de chefs, j'ai voulu dire seulement qu'ils n'ont pas d'officiers subalternes ; car tous sont soumis à Lucifer, et obéissent à ses commandements, parce que telle est la volonté de la justice divine. Malgré la haine qu'ils portent aux hommes, aucun d'eux n'oserait les tenter sans l'ordre de Lucifer, et Lucifer lui-même ne peut prescrire, en ce genre que ce que lui permet le Seigneur plein de bonté et de compassion pour nous.

Lucifer voit tous ses démons, non seulement ceux qui sont autour de lui dans l'enfer, mais encore ceux qui sont dans l'air et sur la terre. Tous aussi le voient sans aucun obstacle, et comprennent parfaitement toutes ses volontés. Ils se voient également et se comprennent fort bien les uns les autres.

Les malins esprits, répandus dans l'air et sur la terre, ne ressentent pas les atteintes du feu de l'enfer ; ils n'en sont pas moins excessivement malheureux, tant parce qu'ils se maltraitent et se frappent sans cesse les uns les autres, que parce que les opérations des bons anges dans ce monde leur causent un dépit qui les tourmente cruellement. Les peines de ceux qui appartiennent à la première hiérarchie sont plus acerbes que celles des esprits de la seconde, et ceux-ci sont plus malheureux que les esprits de la troisième. La même justice distributive préside aux tourments des esprits infernaux; mais ceux-ci sont tous en proie à l'ardeur des flammes infernales.

Les démons qui demeurent au milieu de nous, et ont reçu le pouvoir de nous tenter, sont tous des esprits tombés du dernier chœur. Les anges commis à notre garde sont aussi de simples anges. Ces esprits tentateurs sont sans cesse occupés à préparer notre perte. Les moyens qu'ils emploient pour cela sont si subtils et si variés, qu'une âme qui leur échappe est fort heureuse, et ne saurait trop témoigner sa reconnaissance au Seigneur. Il n'est pas un instant du jour et de la nuit, où ces cruels ennemis n'essayent d'une tentation ou d'une autre, afin de lasser ceux qu'ils ne peuvent vaincre par la ruse ou la violence. La patience est donc l'arme défensive par excellence. Malheur à qui la laisse tomber de ses mains ! Lorsque ces tentateurs ordinaires rencontrent des âmes fortes et patientes, qu'ils ne peuvent entamer, ils appellent à leur secours des compagnons plus astucieux et plus malins, non pour combattre avec eux ou à leur place, car Dieu ne le permet pas ; mais pour leur suggérer des stratagèmes plus efficaces. Françoise savait tout cela par expérience : il était rare qu'elle fût tentée par son démon seul. D'ordinaire il s'en associait d'autres ; et trop faibles encore, ils recouraient à la malice des esprits supérieurs qui demeuraient dans l'air. Elle était devenue si habile dans cette guerre, qu'en soutenant une attaque, elle savait à quel chœur avait appartenu celui dont le conseil la dirigeait, et qui il était.
Lorsque les démons veulent livrer un assaut à une âme habile et forte, les uns l'attaquent de front, et les autres se placent derrière elle. C'est de cette sorte qu'ils combattaient ordinairement contre notre bienheureuse, et elle les voyait se faire des signes pour concerter leurs moyens.

Lorsqu'une âme, vaincue par les tentations, meurt dans son péché, son tentateur habituel l'emporte avec promptitude, suivi de beaucoup d'autres qui lui prodiguent des outrages, et ne cessent de la tourmenter jusqu'à ce qu'elle soit précipitée dans l'enfer. Ces détestables esprits se livrent ensuite à une joie féroce. Son ange gardien, après l'avoir suivie jusqu'à l'entrée de l'abîme, se retire aussitôt qu'elle a disparu, et remonte au ciel.

Lorsqu'une âme, au contraire, est condamnée au purgatoire, son tentateur est cruellement battu par l'ordre de Lucifer pour avoir laisse échapper sa proie. Il reste pourtant là, en dehors du purgatoire, mais assez près pour que l'âme le voie et entende, les reproches qu'il lui fait sur les causes de ses tourments. Lorsqu'elle quitte le purgatoire pour monter au ciel, ce démon revient sur la terre se mêler à ceux qui nous tentent ; mais il est pour eux un objet de moqueries, pour avoir mal rempli la mission dont il était chargé.

Tous ceux qui laissent ainsi échapper les âmes ne peuvent plus remplir l'office de tentateurs. Ils vont, errant çà et là, réduits à rendre aux hommes d'autres mauvais offices, quand ils peuvent. Quelquefois Lucifer, pour les punir, les loge honteusement dans des corps d'animaux, ou bien il s'en sert, avec la permission de Dieu, pour exercer des possessions qui leur attirent souvent de nouveaux châtiments et de nouvelles hontes. Les démons, au contraire, qui ont réussi à perdre les âmes auxquelles Lucifer les avait attachés, après les avoir portées dans les enfers, reparaissent sur la terre, couverts de gloire parmi leurs semblables, et jouent un plus grand rôle que jamais dans la guerre qu'ils font aux enfants de Dieu. Ce sont eux que les autres appellent à leur secours, comme plus expérimentés et plus habiles, quand ils ont affaire à des âmes fortes et généreuses qui se rient de leurs vains efforts.

Tout démon chargé de la mission de perdre une âme ne s'occupe point des autres ; il n'en veut qu'à celle-là, et emploie tous ses soins à la faire pécher ou à troubler sa paix. Cependant, quand il l'a vaincue, il la pousse, autant qu'il peut, à tenter, à molester ou à scandaliser d'autres âmes.

Il y a d'autres démons du même chœur que ceux qui nous tentent, qui vivent au milieu de nous sans nous attaquer. Leur mission est de surveiller ceux qui nous tentent, et de les châtier chaque fois qu'ils ne réussissent pas à nous faire pécher.

Chaque fois qu'ils entendent prononcer dévotement le saint Nom de Jésus, ils se prosternent spirituellement, non de bon cœur, mais par force. Françoise en vit une fois plusieurs en forme humaine, qui à ce Nom sacré qu'elle prononçait en conversant avec son confesseur, inclinèrent leur front avec un profond respect, jusque dans la poussière. Ce Nom sacré est pour eux un nouveau supplice, qui les fait souffrir d'autant plus cruellement, que la personne qui le prononce est plus avancée dans l'amour, et plus parfaite. Lorsque les impies profanent ce nom adorable, ces esprits réprouvés ne s'en attristent pas ; mais ils sont forcés de s'incliner, comme pour réparer l'injure qui Lui est faite. Ils en agissent de même lorsqu'on le prend en vain. Sans cette adoration forcée, ils seraient bien contents d'entendre blasphémer ce saint Nom. Les bons anges, au contraire, en pareilles occasions, l'adorent profondément, le louent et le bénissent avec un amour incomparable. Lorsqu'il est prononcé avec un vrai sentiment de dévotion, ils lui rendent les mêmes hommages, mais avec un vif sentiment de joie. Chaque fois que notre bienheureuse proférait ce très saint Nom, elle voyait son archange prendre un air extraordinairement joyeux, et s'incliner d'une manière si gracieuse, qu'elle en était tout embrasée d'amour.

Lorsque les âmes vivent dans l'habitude du péché mortel, les démons entrent en elles, et les dominent en plusieurs façons, qui varient selon la qualité et la quantité de leurs crimes ; mais quand elles reçoivent l'absolution avec un cœur contrit, ils perdent leur domination, délogent au plus vite, et se remettent auprès d'elles pour les tenter de nouveau ; mais leurs attaques sont moins vives, parce que la confession a diminué leurs forces.

CHAPITRE VII

Des limbes.


Lorsque la servante de Dieu fut transportée à l'entrée de l'enfer, elle vit tout près un ange debout à une autre porte : c'était la porte des limbes, de cette prison où toutes les âmes justes de la terre attendirent si longtemps la venue du Libérateur. Ce lieu, quoique contigu à l'enfer, n'a aucune communication avec lui. Son élévation est à l'enfer ce qu'est celle d'une maison aux caves de la maison voisine ; c'est-à-dire, que sa plus basse partie est supérieure à la plus élevée de l'enfer. Il n'y a dans ce lieu ni feu, ni glace, ni serpents, ni démons, ni odeur empestée ; on n'y entend ni hurlements, ni blasphèmes ; on n'y souffre aucune autre peine que la privation de la lumière ; car il y fait toujours nuit. C'est là que se trouve la demeure éternelle des enfants morts sans baptême. Sa distribution est la même que celle de l'enfer. Il y a une partie supérieure, une inférieure et une intermédiaire. La partie supérieure est habitée par les enfants nés ou conçus de parents chrétiens. Dans la partie intermédiaire sont renfermés les enfants des Juifs, morts avant d'avoir péché. leur position est la même que celle des premiers, excepté que leur prison est encore plus ténébreuse. Dans la partie inférieure se trouvent les enfants nés ou conçus par l'effet d'un crime contraire au vœu solennel de chasteté ou à l'affinité spirituelle. Là règne une nuit plus profonde que dans les deux parties plus élevées.

CHAPITRE VIII

Du purgatoire.


Après les visions susdites, la servante de Dieu fut conduite à celle du purgatoire dont la distribution est la même que celle de l'enfer. En approchant de ce triste lieu, elle lut ces paroles écrites sur la porte : «C'est ici le purgatoire, lieu d'espérance, où les âmes attendent l'accomplissement de leur désir».

L'ange Raphaël lui fit voir les trois parties de cette demeure ; et voici ce qu'elle y vit :

Dans la partie la plus basse brûle un feu qui donne de la lumière, dissemblable en cela à celui de l'enfer, qui est noir et sans aucune clarté. Ce feu est très ardent et d'une couleur rouge. C'est là que sont punies les âmes redevables à la justice divine de la peine temporelle qu'elles méritèrent par de grands péchés ; et le feu les tourmente plus ou moins rigoureusement, selon la qualité et la quantité de leurs dettes. L'ange lui dit que, sept années de souffrances dans cette partie intérieure, correspondent à celle temporelle méritée par un seul péché mortel.

A la gauche de ces âmes, mais hors du purgatoire, Françoise vit les démons qui les tentaient pendant la vie, et elle observa que ces pauvres âmes souffraient beaucoup de leur vision, et des reproches qu'ils ne cessaient de leur faire entendre. «Vous avez mieux aimé, leur disaient-ils, suivre nos illusions et nos persuasions, que les préceptes de l'Évangile. Vous avez eu la folie d'offenser Celui à qui vous étiez redevable de votre création et rédemption. Demeurez ici maintenant pour expier vos ingratitudes». Du reste, le pouvoir des démons sur ces âmes se borne à ces deux choses : à les affliger par leurs reproches et par leur horrible aspect.

Ces âmes, placées dans le feu du purgatoire inférieur, acquiescent humblement à la justice divine ; néanmoins, la rigueur des peines qu'elles endurent leur arrache des gémissements que personne en cette vie ne saurait comprendre. Elles acquiescent à la volonté de leur juge, parce qu'elles comprennent parfaitement l'équité des tourments qu'elles endurent. Or, cet acquiescement, est cause que Dieu prête l'oreille à leurs plaintes, qu'Il en est touché et leur donne quelques consolations. Il ne les arrache pas pour cela aux flammes qui les brûlent, mais Il leur fait trouver dans leur soumission même, une sorte de rafraîchissement, ainsi que dans la pensée qu'elles arriveront bientôt à la gloire éternelle. Elles connaissent non seulement leurs propres péchés, mais encore ceux des autres âmes qui souffrent avec elles, et toutes sont contentes de la justice punitive de Dieu, qui s'exerce avec tant d'équité.

Lorsqu'un ange gardien a conduit dans ce purgatoire inférieur l'àme qui lui était confiée, il se place en dehors de la prison, au côté droit de la porte, tandis que le mauvais ange se place au côté gauche ; et il se tient là jusqu'à ce que cette âme entièrement purifiée, devienne libre de monter au ciel. C'est lui qui recueille les suffrages offerts pour elle sur la terre, et les présente à la justice de Dieu, qui les lui rend, afin qu'il les applique à cette pauvre âme, comme un remède qui adoucit ses maux. Il présente également à Dieu toutes les bonnes œuvres qu'elle a faites pendant sa vie mortelle tandis que le mauvais ange rappelle sans cesse les péchés qu'elle a commis, à la justice du Seigneur. Lorsqu'une âme a fait des legs pieux avant son trépas, Dieu, dans Sa bonté, les accepte sur-le-champ et les récompense, quand même ils ne recevraient pas leur exécution par la faute de ceux qui en étaient chargés. Cependant, si elle a renvoyé ces bonnes œuvres après sa mort, par affection pour ses richesses, Dieu ne la récompense qu'à l'expiration du temps déterminé par elle pour leur accomplissement.

Ce purgatoire inférieur se divise en trois prisons séparées, où le feu n'a pas une égale ardeur ; il est plus brûlant dans la première que dans la seconde, et dans la seconde que dans la troisième, Or, la première est destinée aux religieux et aux prêtres, eussent-ils commis de moindres péchés que les séculiers, parce qu'ils ont eu plus de lumières et n'ont pas honoré leur dignité comme ils le devaient. Françoise vit dans ce cachot un prêtre fort pieux, mais qui avait trop contenté son appétit dans l'usage des aliments. La seconde prison est la demeure des religieux et des clercs qui ne furent pas honorés du sacerdoce. Dans la troisième, sont renfermées les âmes séculières qui commirent des péchés mortels et ne les expièrent pas pendant la vie. Les tourments ne sont pourtant pas égaux dans chacune de ces prisons ; ils sont plus ou moins cruels selon la mesure des dettes et la qualité des personnes. Les supérieurs y souffrent davantage que les inférieurs ; selon qu'une âme est plus ou moins coupable, les supplices sont plus ou moins cruels, et leur durée plus ou moins longue.

Après avoir considéré le purgatoire inférieur, Françoise fut conduite à la vision du purgatoire intermédiaire. Or, il se partage, comme l'autre, en trois parties, dont la première est un lac d'eau glacée, la seconde un lac de poix fondue, mêlée d'huile bouillante, et la troisième un lac de métaux liquéfiés. C'est dans ce purgatoire que sont logées les âmes, qui ne commirent pas de péchés assez graves pour mériter d'être placées dans le purgatoire inférieur. Ce sont donc les péchés véniels qui conduisent à ce purgatoire intermédiaire. Or, il y a dans cette prison trente-huit anges qui sont sans cesse occupés à transvaser, ces pauvres âmes d'un lac dans l'autre, ce qu'ils font avec des manières très gracieuses et une grande charité. Ces anges ne sont pas pris parmi leurs anges gardiens ; ce sont d'autres anges que la bonté de Dieu a chargés de ce ministère. J'attribue leur mission à la bonté de Dieu parce que leur présence est pour ces âmes d'une grande consolation.

La servante de Dieu reçut dans cette vision plusieurs lumières sur l'application des suffrages que les vivants offrent pour les morts, qui méritent bien d'être communiquées.

Elle connut

1° que les messes, indulgences accordées, et bonnes œuvres offertes pour certaines âmes par leurs parents et amis, ne leur sont pas intégralement appliquées ; elles en reçoivent bien la meilleure part, mais le reste est réparti entre toutes les âmes du purgatoire. Françoise connut
2° que ces offrandes, faites par erreur à des âmes qui sont en paradis, profitent d'abord à ceux qui les font, et ensuite aux âmes du purgatoire.

Elle connut

3° que ces mêmes secours adressés par les vivants à des âmes qu'ils croient en voie de salut, et qui sont réprouvées, entrent intégralement dans les trésors de leurs auteurs, parce que, ni les damnés ne peuvent en profiter, ni Dieu ne permet qu'elles soient appliquées aux âmes du purgatoire. Il est à remarquer que Françoise, au sortir d'une de ces visions, qui avait duré environ deux heures, crut y avoir employé un temps fort considérable. Il résulte donc de là que le temps qui semble passer vite sur la terre, parait bien long dans l'éternité.

CHAPITRE IX

De la gloire des saints dans le ciel.


Lorsque les âmes bienheureuses font leur entrée dans le ciel, elles sont conduites aux places qui leur ont été assignées, selon leurs mérites. Si, pour s'y rendre, il leur faut traverser quelques chœurs angéliques, les esprits qui les composent leur font un accueil extrêmement joyeux ; mais rien n'égale la réception qui leur est faite dans les chœurs où elles doivent prendre place. Ce ne sont, de la part des anges auxquels on les associe, que démonstrations de joie et d'amitié pour elles, que cantiques de louanges et de bénédictions pour rendre grâces à Dieu de leur bonheur, et cette réjouissance dure beaucoup plus longtemps dans ces chœurs que dans les autres. Toutes les fois que notre bienheureuse, interrogée par son confesseur, parlait de cette joie angélique, causée par la venue de quelques âmes associées à leur gloire, le souvenir de leur multitude, de la douceur inexprimable de leurs chants, de leurs démonstrations, de leurs trans-ports, la mettait hors d'elle-même ; son visage alors était tout en feu, et son cœur se fondait comme la cire aux rayons du soleil. Le père lui demandant un jour quels étaient les plus parfaits des esprits humains ou angéliques placés dans la même gloire, elle répondit que les esprits humains ont une perfection supérieure, à cause du temps plus long qui leur fut donné pour mériter ; mais que les anges sont plus purs et plus beaux, qu'ils pénètrent mieux dans la compréhension divine, et que leurs chants sont beaucoup plus mélodieux. Il faut pourtant excepter l'auguste Marie de cette règle générale.

Chaque fois, ajoutait la servante de Dieu, que je suis élevée à la vision béatifique, j'éprouve plusieurs étonnements.

Je m'étonne :

1° de mon défaut de pénétration dans la compréhension divine, causée par l'union de mon âme avec mon corps mortel, et cette incapacité m'humilie beaucoup, et me donne un grand mépris de moi-même.

Je m'étonne

2°, je demeure toute stupéfaite, chaque fois que je considère dans le miroir divin la subtilité pénétrante des séraphins quant à la compréhension du grand abîme.

Je m'étonne

3°, mais bien davantage encore, en considérant la profondeur de la divinité créatrice et gubernatrice de ces subtiles intelligences.

Voici, disait encore la bienheureuse quelques remarques que j'ai faites relativement aux esprits glorieux :

1° Dans l'ordre des séraphins, les uns pénètrent plus avant que les autres dans la compréhension divine. Il y a entre eux une gradation d'intelligence, qui existe également dans tous les autres chœurs. Ce que je dis des anges, je le dis également des esprits humains qui leur sont associés. Tous les esprits d'un même chœur ne sont pas également proches de la divinité. Or, plus une intelligence voit de près cet abîme, et mieux elle y pénètre.

2° Tous les esprits humains, placés dans la gloire, ne la possèdent pas au même degré. Quelques-uns, pendant qu'ils vivaient dans leur chair mortelle, reçurent une intelligence plus subtile, et suivant leurs opérations intellectuelles selon leur capacité, ils pénétrèrent plus avant dans l'abîme de la divinité, en regardant dans le miroir divin, dont la vision constitue la béatitude : ils ont donc apporté dans le ciel un esprit plus capable et plus pénétrant. Or, plus une âme a de capacité et de subtilité dans l'entendement, et plus elle est rassasiée dans la vision béatifique. Il est vrai que dans le ciel toutes les âmes sont pleinement rassasiées ; mais chacune l'est selon la mesure de sa capacité et de la subtilité avec laquelle elle pénètre dans la compréhension de la volonté divine. Lorsque les apôtres reçurent le Saint Esprit, tous n'obtinrent pas la même mesure de grâce. Ceux qui avaient plus de capacité et de subtilité dans l'entendement, la reçurent dans un plus haut degré. Or, ce qui dispose à une plus grande grâce, dispose également à une plus grande gloire. Françoise voyait tout cela, pendant ses extases, dans le miroir divin. Du reste, elle a souvent déclaré, qu'elle soumettait toutes ses paroles au jugement de l'Eglise catholique, dans le sein de laquelle elle désirait vivre et mourir.
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l'enfer

Message par camille le Mer 9 Juin 2010 - 13:52

Bonjour,
 
les catholiques ne seraient-ils pas obsédés par l'enfer?
votre forum est très beau dans la forme
est-ce qu'il y a l'amour de jesus dans votre coeur?
 
Amitiés
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Marc le Mer 9 Juin 2010 - 16:22

camille a écrit:Bonjour,
 
les catholiques ne seraient-ils pas obsédés par l'enfer?
votre forum est très beau dans la forme
est-ce qu'il y a l'amour de jesus dans votre coeur?
 
Amitiés

Bonjour Camille, non nous ne sommes absolument pas obsédé par l'enfer Shocked c'est juste qu'en répondant à quelqu'un hier sur ce sujet, nous avons décidé d'ouvrir un fil sur cette question.

Tu es la bienvenue sur ce forum et nous espérons te revoir très bientôt, voire t'accueillir en tant que membre (Mt 25, 42-43).


Dernière édition par Marc le Mer 9 Juin 2010 - 16:59, édité 1 fois

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Mer 9 Juin 2010 - 16:55

Oui, nous avons profité d'une question de BCHARA pour chercher les textes afférents et les signaler dans un fil spécial que nous pourrons retrouver facilement par la suite avec le moteur de recherche.Cela fait partie du remaniement de ce forum

Nous ferons de même, à l'avenir, pour tous autres sujets, y compris le paradis

Bienvenue CAMILLE
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Bchara Karam le Mer 9 Juin 2010 - 17:18

Ah! bien merci pour ces textes. GENIAL

A vrai dire, la question de l'athee a ete aussi une occasion pour moi d'apprendre du nouveau. Wink
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Marc le Mer 9 Juin 2010 - 17:32

Le fer aiguise le fer dit un proverbe. On progresse parfois en polémiquant Wink

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supplices en enfer...

Message par lemaire le Ven 11 Juin 2010 - 9:14

Il est utile de parler parfois de cette terrible perspective qu'est l'enfer; mais en parler aujourd'hui comme en parlait sainte françoise romaine ne me semble pas très pertinent, ni même de bon goût.

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Marc le Ven 11 Juin 2010 - 10:28

lemaire a écrit:Il est utile de parler parfois de cette terrible perspective qu'est l'enfer; mais en parler aujourd'hui comme en parlait sainte françoise romaine ne me semble pas très pertinent, ni même de bon goût.

Je suis d'accord...

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par lemaire le Ven 11 Juin 2010 - 14:25

A Camille
Bonjour,
les catholiques sont loin d'être obsédés par l'enfer, du moins aujourd'hui. Nos curés dans leurs homélies ne nous en parlent plus du tout. Les protestants en revanche, jadis du moins, l'étaient, surtout les calvinistes. Heureusement la Contre-Réforme et surtout les jésuites dès le début du 17°siècle nous ont orienté vers une religion non d'angoisse mais d'espérance. Cordialement.

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Mer 16 Juin 2010 - 12:24

À Fatima, la Vierge Bénie Marie disait aux trois visionaires d'enfant que beaucoup d'âmes vont aux enfers parce qu'ils ont personne qui prie ou qui fait des sacrifices pour eux. Dans ses Mémoires, Soeur Lucie décrit la vision d'enfer que Notre Dame montrait les enfants à
Fatima :

"Elle ouvrait Ses mains encore une fois, comme Elle avait fait les deux mois précédents. Les rayons [de lumière] paraissaient pénétrer la terre, et nous voyions, pour ainsi dire, une mer vaste de feu. Plongé dans ce feu, nous voyions les démons et des âmes[des damnés]. Celles-là étaient comme braises transparentes de brûlure, ayant des formes humaines en couleurs ou noircise ou de bronze polie. Elles flottaient au milieu de cette conflagration-là, soulevé maintenant en l'air par des flammes qui originait de leurs intérieurs, accompagné des grands nuages de fumée. Maintenant elles retombaient sur chaque côté comme des étincelles dans des feux énormes, sans ni de la lourdeur ni d'équilibre, parmi des cris et des gémissements de douleur et de désespoir, ce qui nous horrifiait et nous faisait trembler de frayeur (il doit avoir été cette vue qui me faisait crier, parce que des gens disent qu'ils m'entendaient). Les démons étaient distingués [des âmes des damnés] par leur ressemblance terrifiant et répulsive aux animales effroyables et inconnus, noire et transparente comme des charbons brûlants. Cette vision durait seulement un moment, grâce à notre bonne Mère Divine, Qui à la première apparition avait promis de nous prendre au ciel. Sans cette promesse, je pense que nous aurions mouru de terreur et de crainte."
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par lemaire le Mer 16 Juin 2010 - 13:00

Soit. Mais qui aujourd'hui se convertira à partir de telles lectures ? Quel athée ou même quel agnostique adhérerait à la Bonne Nouvelle à partir de telles considérations ? Certes le fond reste sans doute juste mais la forme ne passe plus. Et je ne suis pourtant pas du tout un 'moderniste'...

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Mer 16 Juin 2010 - 13:32

lemaire a écrit:Soit. Mais qui aujourd'hui se convertira à partir de telles lectures ? Quel athée ou même quel agnostique adhérerait à la Bonne Nouvelle à partir de telles considérations ? Certes le fond reste sans doute juste mais la forme ne passe plus. Et je ne suis pourtant pas du tout un 'moderniste'...

Le but de ce fil n'est pas de convertir mais d'apporter des éléments à la doctrine catholique. Certes, on en parle assez peu dans une société pourtant envahie par les sectes, la magie, l'ésotérisme, etc... Alors que 0% des jeunes français pratiquent le satanisme et l'ésotérisme, certains catholiques nient enfer et purgatoire (comme ce sympathique paroissien fidèle de la messe, qui vient m'apporter la communion).

Lire "LES FUMEES DE SATAN" de PAUL VI
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par lemaire le Mer 16 Juin 2010 - 13:48

C'est justement parce qu'on a abusé d'images (à ne pas confondre avec la doctrine) que certains hélas, même parmi les catholiques ne croient plus du tout au diable, à l'enfer, au purgatoire. Tout cela est vrai mais ces images anciennes nuisent considérablement à la crédibilité de ces différentes réalités.

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Mer 16 Juin 2010 - 16:47

lemaire a écrit:C'est justement parce qu'on a abusé d'images (à ne pas confondre avec la doctrine) que certains hélas, même parmi les catholiques ne croient plus du tout au diable, à l'enfer, au purgatoire. Tout cela est vrai mais ces images anciennes nuisent considérablement à la crédibilité de ces différentes réalités.

Vous devriez en parler à Dom Gabriele
Amorth - ancien exorciste du diocèse de Rome


C'est vrai que les annés 60 nous avaient débarassé de toutes ces choses encombrantes au point qu'il a fallu former en urgence des exorcistes à Rome pour remplacer les exorcistes qui ne croyaient plus au diable et ne pouvaient secourir tous les jeunes victimes du satanisme, magie, etc..... Qui eux, utilisent compulsivement images, grimoires, oui-ja par jeu, ignorant le danger que cela représente puisque personne ne leur en parle
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Invité le Ven 18 Juin 2010 - 18:20

Les psychanalystes et psychiatres n'auraient-ils pas remplacé les exorcistes quelque part?Quelques citatiions(encore,c'est mon seul et unique défaut !!!..)me viennent à l'esprit,mais je ne me souviens plus de qui c'est="la mort,c'est un petit enfant qui tombe dans le bras de son père"."On demande à un gamin de dix ans qui jouait au ballon ce qu'il ferait s'il devait mourir.Il répond qu'il continuerait à jouer au ballon".J'ai lu ces trucs ds des bouquins cathos de Vatican II,donc sérieux..De toute façon,personne n'est revenu de l'au-delà.Donc si on y croit,c'est difficile d'affirmer des certitudes.Par ex.à propos du purgatoire,j'ai lu je ne sais plus où encore qu'une certaine Maria Simmens(je déforme le nom,mais tant pis) a proposé une autre vision du purgatoire différente de celle qui est classique.Comme il s'agit de l'au-delà,et que personne n'en est revenu,toutes les interprétations sont valables en tant que concepts
et les concepts varient selon l'époque.Françoise Romaine,çà date,c'est catho d'accord,mais il y a d'autres visions cathos de l'au-delà plus actuelles,différentes.C'est un peu comme les croix.Avant,on voyait partout des crucifix,maintenant ce sont des croix nues et pourtant la théologie de la Croix reste la même.Le Père Guy Gilbert par exemple,prêtre catholique,se moque bel et bien de ce genre de représentations d'un autre âge de l'au-delà,et il n'est pas le seul dans le corps ecclésiastique...C'est une référence puisqu'il est passé par Vatican I avant d'arriver à Vatican II..
P.S.=je mérite l'enfer car je fais des fautes d'orthographe c'est impardonnable de ma part


Dernière édition par Adèle le Sam 19 Juin 2010 - 13:16, édité 3 fois
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par lemaire le Ven 18 Juin 2010 - 18:40

Il s'agit de Maria Simma, une autrichienne. Lisez ' les âmes du purgatoire m'ont dit' ou 'l'étonnant secret des âmes du purgatoire.'Il s'agit bien sûr de révélations privées qu'on n'est nullement obligé de croire mais rien n'y est contraire, à ma connaissance, à la doctrine catholique.

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Ven 18 Juin 2010 - 20:44

Adèle a écrit:Les psychanalystes et psychiatres n'auraient-ils pas remplacer les exorcistes quelque part?

Oui mais sutout Les psychanalystes et psychiatres ont remplacé les confesseurs
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Fée Violine le Sam 19 Juin 2010 - 10:44

Joss a écrit:
lemaire a écrit:C'est justement parce qu'on a abusé d'images (à ne pas confondre avec la doctrine) que certains hélas, même parmi les catholiques ne croient plus du tout au diable, à l'enfer, au purgatoire. Tout cela est vrai mais ces images anciennes nuisent considérablement à la crédibilité de ces différentes réalités.

Vous devriez en parler à Dom Gabriele
Amorth - ancien exorciste du diocèse de Rome


C'est vrai que les annés 60 nous avaient débarassé de toutes ces choses encombrantes au point qu'il a fallu former en urgence des exorcistes à Rome pour remplacer les exorcistes qui ne croyaient plus au diable et ne pouvaient secourir tous les jeunes victimes du satanisme, magie, etc..... Qui eux, utilisent compulsivement images, grimoires, oui-ja par jeu, ignorant le danger que cela représente puisque personne ne leur en parle
Joss, ce sont deux choses différentes. Je suis d'accord avec Lemaire à propos des images. On peut croire à l'existence du diable, et en même temps refuser toutes ces images ! Les visions sont subjectives, personnelles, facultatives.

(PS. Ton nouvel avatar est très joli!)
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Sam 19 Juin 2010 - 11:59

On refuse si on veut.....Chacun choisit. En ce qui me concerne, je trouve que ces images, reflêtent de façon imagée une réalité que je connais et vois et que ce n'est pas un hasard si ces textes sont une référence dans l'Eglise.

Je pence que si la Vierge Marie a montré ces images aux enfants de Fatima, ce n'était pas dans le but qu'on les refuse 100 ans après.
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par lemaire le Sam 19 Juin 2010 - 12:23

En tout cas ce que notre époque a heureusement compris c'est que Dieu n'est certainement pas un sadique qui s'amuserait à nous terroriser avec des 'films d'épouvante'.

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Sam 19 Juin 2010 - 13:40

lemaire a écrit:En tout cas ce que notre époque a heureusement compris c'est que Dieu n'est certainement pas un sadique qui s'amuserait à nous terroriser avec des 'films d'épouvante'.

Ce n'est pas Dieu qui est sadique, c'est les démons et nous même. Dieu ne cherche que notre bien et nous prévient. Ces visions de ce qu'est ce feu spirituel de l'enfer a été à l'origine de nombreuses conversions (comme sainte Thérèse d'Avila) et prières d'intercession pour les âmes en danger.
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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par lemaire le Sam 19 Juin 2010 - 16:36

Nous vivons une autre époque que celle de Sainte Thérèse d'Avila et aujourd'hui ces visions éloignent la plupart de nos contemporains de toute conversion. Je rappelle que nul catholique n'est obligé de croire aux révélations privées comme celle de Fatima et que cette dernière (à laquelle je veux bien croire) a certains aspects qui relèvent peut-être plus de la culture du Portugal de 1917 que de la Vierge Marie elle-même. Nos derniers papes, d'ailleurs très attachés à ce message ont peu insisté, me semble-t-il sur ces visions de l'enfer.

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Re: L'ENFER Textes de l'Eglise Catholique

Message par Joss le Sam 19 Juin 2010 - 17:16

La plus grande force du diable est de convaincre qu'il n'existe pas

CATECHISME DE L'EGLISE CATHOLIQUE
2. L’Enfer : « Une séparation éternelle d’avec Dieu »


1033. Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".
1034. Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il " enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).
1035. L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.
1036. Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14). Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG 48).
1037. Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9). Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).
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