MARTHE ET MARIE

LE MUR

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LE MUR

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 10:48

LE MUR


20 juin 2002 :
Le gouvernement israélien a entamé la construction d’un mur — ou, si l’on préfère, d’une barrière, d’une clôture, d’une palissade — destiné à rendre la frontière avec la Cisjordanie hermétique aux attentats suicides. Les Palestiniens y voient un signe évident d’apartheid ; les colons israéliens installés en Cisjordanie y voient un abandon d’Israël et, de fait, un début de reconnaissance d’un Etat palestinien. Les terroristes n’y voient certainement rien qui puisse les arrêter dans leur détermination à faire couler le sang. Au cours des dernières quarante-huit heures, deux attentats suicides ont fait au moins 26 morts dans la population
israélienne.






Le Dessous des Cartes : Le Mur Israélien
Documentaire / Emission Arte - Mars 2004 - 10 mn


Jean-Christophe Victor explique très pédagogiquement à l'aide de cartes, très claires et faciles à comprendre, le projet du mur israélien et ses conséquences.

Il dessine le tracé du mur, montre l'annexion des terres, l'enfermement de villes comme Qaliqilia, les conséquences dramatiques sur la vie des palestiniens, etc ...


Bien que l'émission soit l'une des plus objectives que l'on puisse voir, avec même une ligne éditoriale humaniste, on peut cependant regretter quelques "erreurs" relevant du discours médiatique ambiant s'agissant de ce conflit :

- le renvoi dos à dos de l'occupant et l'occupé (en utilisant les "radicaux" des deux camps)

- la légitimation du prétexte sécuritaire (entendre bien sûr la seule sécurité des israéliens)

- la considération des lignes d'avant 67 (ligne verte) comme "les frontières internationalement reconnues d'Israel" ce qui est faux étant donné que c'est juste une ligne d'armistice qui englobe déjà des terres confisquées par la force, officiellement d'ailleurs Israël ne se fixe pas de frontières.

- le schéma présentant le mur comme étant entre Israël et la Cisjordanie, alors que souvent ce mur est en fait à l'intérieure de la Cisjordanie, càd entre la Cisjordanie et la Cisjordanie.

On a déjà vu Mr Victor moins apte à avaler ces justifications coloniales de "terrorisme" et "sécurité" dans des émissions consacrées aux Tibet, Tchétchénie, les Balcans, les Indiens d'Amérique, ...

Comme il n'y a pas de doute sur l'honnêteté et l'impartialité de Mr Victor, concluons que ce sont là les limites que la propagande et les pressions israéliennes ont pu imposer (même de façon inconsciente) aux sociétés et médias occidentaux.




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Joss
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Re: LE MUR

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 12:15



[img]

L'INNOCENCE ASSASSINEE


4 Juin 2007



VIE QUOTIDIENNE EN PALESTINE


ISRAËL ET TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS
Une occupation persistante :
les Palestiniens de Cisjordanie en état de siège


La Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, occupée par Israël depuis juin 1967
Superficie totale : 5600 km2 (130 kilomètres environ du nord au sud et 65 kilomètres d'ouest en est)
Plus de 200 colonies israéliennes et «avant-postes» illégaux
Plus de 500 postes de contrôle et barrages de l'armée israélienne
700 kilomètres de routes interdites aux Palestiniens
Un mur/barrière de 700 kilomètres dont 80 p. cent se trouvent sur des terres palestiniennes

Contexte : l'escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens
La violence entre Israéliens et Palestiniens s'intensifie depuis le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000. Quelque 4000 Palestiniens, des civils non armés pour la plupart, dont 800 enfants environ, ont été tués par l'armée israélienne. Beaucoup ont trouvé la mort à la suite de bombardements, de tirs d'artillerie ou d'autres attaques contre des camps de réfugiés et des zones densément peuplées dans l'ensemble des territoires palestiniens occupés (TPO). D'autres ont été victimes d'exécutions extrajudiciaires ayant également coûté la vie à de très nombreuses personnes qui se trouvaient sur les lieux. Au cours de la même période, plus de 1100 Israéliens, parmi lesquels 750 civils dont 120 enfants, ont été tués par des groupes armés palestiniens. Certains ont trouvé la mort dans des attentats-suicides ayant visé des autobus, des restaurants, des centres commerciaux et d'autres endroits fréquentés par des civils ; d'autres ont été tués par balle.
Les homicides et les attaques imputables aux deux camps ont fortement diminué en 2005 à la suite d'une trêve informelle (tahadiyeh ou accalmie) proclamée au début de cette année-là par des groupes armés palestiniens. Toutefois, en 2006, alors que le nombre d'homicides d'Israéliens par des groupes armés palestiniens continuait de diminuer pour atteindre son niveau le plus bas depuis le début de l'Intifada (soit une baisse de moitié par rapport à 2005), le nombre d'homicides de Palestiniens imputables à l'armée israélienne a été multiplié par trois par rapport à l'année précédente(1).
Environ un tiers des civils israéliens tués par des groupes armés palestiniens étaient des colons établis dans les TPO. Les Palestiniens considèrent ces derniers comme les principaux responsables de la confiscation et de l'appropriation de leurs terres et de leurs ressources naturelles ainsi que des restrictions imposées par l'armée israélienne à leurs déplacements à l'intérieur de ces territoires.
Plusieurs facteurs ont contribué à brouiller aux yeux des Palestiniens la distinction entre l'armée israélienne et les colons, qui sont des civils. Citons, entre autres, la transformation de bases militaires israéliennes ou d'écoles dans les TPO en colonies israéliennes, ainsi que le rôle fondamental joué par l'armée israélienne dans l'installation et le maintien des colonies, depuis la confiscation des terres et la construction d'infrastructures jusqu'à la mise en place de zones d'exclusion autour des colonies pour empêcher les Palestiniens de s'en approcher. De nombreux Palestiniens opposés aux attaques visant des civils israéliens en Israël considèrent les colons israéliens dans les TPO comme des cibles tout aussi légitimes que les soldats israéliens.
Le fait que les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international ne change rien au statut des colons israéliens, qui sont des civils et qui, à ce titre, ne doivent en aucun cas être pris pour cible. Amnesty International n'a cessé de condamner les attaques menées par des groupes armés palestiniens contre des civils israéliens, tant en Israël que dans les TPO, et a exhorté ces groupes à y mettre immédiatement fin(2).

Le mur/barrière : confiscations illégales de terres

Le mur/barrière d'une longueur de 700 kilomètres érigé par Israël en Cisjordanie, du nord au sud et dans certains quartiers de Jérusalem, a des conséquences néfastes à long terme pour la vie des Palestiniens et il empêche la population de dizaines de villages et de localités de jouir de certains droits fondamentaux(3).

L'édification du mur/barrière est terminée sur plus de la moitié du tracé et la construction se poursuit. Des dizaines de milliers d'oliviers et d'autres arbres ont été arrachés et de vastes étendues de terres agricoles ont été détruites. Des dizaines d'habitations ont été démolies et plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ne peuvent plus se rendre sur leurs terres, qui constituaient leur moyen de subsistance.

Selon les autorités israéliennes, le mur/barrière représente une «mesure défensive conçue pour empêcher l'entrée de terroristes, d'armes et d'explosifs dans l'État d'Israël…»(4). Toujours selon elles, il a pour seul but de «garantir la sécurité»(5).

Or, pour l'essentiel, le mur/barrière n'est pas construit entre Israël et la Cisjordanie, sur la Ligne verte (la ligne d'armistice fixée en 1949 qui sépare l'État d'Israël de la Cisjordanie occupée). Il est édifié à près de 80 p. cent sur des terrains palestiniens à l'intérieur de la Cisjordanie, isolant des villes et villages palestiniens, séparant des familles, coupant les habitants de leurs terres, des écoles, des établissements de soin et d'autres services essentiels, et séparant les populations des réservoirs et des sources d'eau potable(6).[/b]

[b]VOIR FIL :"GUERRE DE L'EAU AU MOYEN ORIENT"



Données sur le mur/barrière(7)
Si l'édification du mur/barrière est réalisée conformément au dernier tracé prévu en 2006 :
• 60500 Palestiniens de 42 villes ou villages de Cisjordanie seront enserrés entre le mur/barrière et la Ligne verte ou vivront dans des zones fermées ;
• 12 de ces villages et environ 31 400 Palestiniens seront complètement encerclés par le mur/barrière ;
• plus de 10 p. cent des terres palestiniennes de Cisjordanie, soit 57518 hectares, se trouveront au-delà du mur/barrière(8) ;
• plus de 500000 Palestiniens vivront à moins d'un kilomètre du mur/barrière.

Les autorités israéliennes sont tenues de garantir la sécurité des personnes vivant à l'intérieur des frontières d'Israël, y compris en empêchant l'entrée en Israël d'individus susceptibles de représenter une menace pour la sécurité du pays. Toutefois, ces mesures ne doivent pas violer les obligations d'Israël au regard du droit international humanitaire et du droit relatif aux droits humains. Les mesures liées à la sécurité doivent être nécessaires, proportionnées et non discriminatoires. Elles peuvent par exemple prévoir la construction de barrières, de murs ou de clôtures sur le territoire israélien, mais en aucun cas à l'intérieur de la Cisjordanie occupée.

Vu son tracé sinueux, le mur/barrière est deux fois plus long que la Ligne verte. Cette structure complexe d'une largeur de 50 à 100 mètres est dotée de barbelés, de tranchées, de chemins de patrouille et de routes pour les véhicules blindés de chaque côté, ainsi que de zones tampons et de zones interdites d'accès d'une profondeur variable. Le tracé englobe plus de 50 colonies israéliennes dans lesquelles vivent plus de 80 p. cent des colons, ainsi que de vastes étendues de terres qui les entourent. Le mur/barrière créera une contiguïté territoriale de ces colonies avec Israël tout en isolant ces zones du reste de la Cisjordanie.

Le mur de la mort
«Danger de mort – Zone militaire – Tout individu franchissant ou endommageant cette barrière met sa vie en péril.» Ce message rédigé en hébreu, en arabe et en anglais est affiché tout au long du mur/barrière, comme le montre la photographie.
En réalité, le simple fait de s'approcher du mur peut mettre une personne en danger de mort. Le 19 décembre 2006, Duaa Nasser Abdelkader, quatorze ans, a été abattue par des soldats israéliens alors qu'elle jouait à proximité du mur/barrière avec une amie âgée de douze ans dans le village de Farun, au sud de Tulkarem. Rien n'indiquait que ces écolières pouvaient représenter une menace pour les soldats israéliens qui ont tiré dans leur direction depuis une tour de garde fortifiée. Selon des informations parues dans la presse israélienne à propos de l'enquête ouverte par l'armée, un soldat aurait reconnu avoir tiré sur les écolières alors qu'elles s'éloignaient en courant(9). L'adjudant a été muté et a reçu un blâme, et la police militaire aurait ouvert une enquête. À la connaissance d'Amnesty International, aucun des soldats impliqués n'avait été traduit en justice au moment de la rédaction du présent rapport.



UN EXEMPLE DE VIOLENCE QUOTIDIENNE


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Re: LE MUR

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 12:58



TRACE DU MUR ET SA CARTE



La gravité des conséquences du mur/barrière pour les Palestiniens de Cisjordanie n'est apparue que longtemps après que la plupart des dommages eurent été causés. L'édification d'un mur/barrière dans certaines zones de la région a été approuvée en 2001 par un comité ministériel et le tracé de la première portion a été validé par le gouvernement en juin 2002. La carte intégrale du tracé envisagé n'a toutefois été rendue publique par les autorités qu'en octobre 2003, longtemps après le début des travaux(10).

Les délégués d'Amnesty International qui se sont rendus en Cisjordanie entre la mi-2002 et la mi-2003 ont constaté que les Palestiniens dont les terres étaient directement affectées par le mur/barrière n'ont pratiquement pas été informés par les autorités israéliennes. La plupart d'entre eux ont trouvé, accompagnés de cartes, des ordres de confiscation de leurs terres accrochés à des arbres ou posés sous des pierres par des soldats israéliens dans les zones où le mur/barrière devait être édifié. Les cartes étaient peu claires – il s'agissait généralement de photocopies de mauvaise qualité – et ne comportaient pas d'échelle ni d'autre élément permettant d'établir le tracé exact du mur/barrière. Ce n'est qu'au moment où les bulldozers israéliens ont commencé à arracher des arbres et à creuser des tranchées que les Palestiniens ont pu comprendre quel serait le tracé du mur/barrière.

La destruction de biens par une puissance occupante est prohibée, même avec un préavis suffisant, «sauf dans les cas où ces destructions seraient rendues absolument nécessaires par les opérations militaires»(11). En fait, «la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire» constitue un crime de guerre(12). Qui plus est, les confiscations de terres palestiniennes pour la construction du mur/barrière sans préavis suffisant ni consultation et en l'absence de procédure régulière sont assimilables à des expulsions forcées – autres violations du droit international(13) – et empêchent presque totalement beaucoup de Palestiniens de contester le tracé du mur/barrière ou l'appropriation de leurs terres.

Pendant les deux années qui ont suivi l'approbation du tracé de la première portion du mur/barrière par le gouvernement israélien, la Cour suprême a rejeté toutes les requêtes introduites par des Palestiniens pour contester le tracé de l'édifice en Cisjordanie. Ce n'est que le 30 juin 2004, alors que la CIJ allait rendre un avis consultatif, que la Cour suprême a ordonné une modification du tracé dans la région de Beit Surik, au nord de Jérusalem, afin que le mur/barrière englobe moins de terres palestiniennes. Néanmoins, la décision de la Cour suprême admettait que des terres palestiniennes soient saisies, détruites et isolées de leurs propriétaires dans l'intérêt des colonies israéliennes, dont la présence dans les TPO est pourtant illégale(14).

Le gouvernement israélien a publié un tracé révisé du mur/barrière au moment où la Cour suprême rendait son arrêt à propos de Beit Surik. Depuis, cette juridiction a ordonné des modifications de tronçons du mur/barrière dans certaines zones, mais cela concerne moins de 10 p. cent du tracé. De plus, certaines de ces modifications n'ont pas été mises en œuvre. Dans tous les cas, elles ne réduiraient que partiellement les conséquences négatives pour les Palestiniens habitant ces zones.


Jérusalem-Est
Près de 200 000 Palestiniens de Jérusalem-Est occupée, illégalement annexée par Israël, pâtissent également de la construction du mur/barrière. Beaucoup sont isolés de la Cisjordanie. Certains, notamment les habitants de Kufr Aqab et du camp de réfugiés de Choueifat, se retrouvent de l'autre côté du mur/barrière et doivent passer par des postes de contrôle pour entrer à Jérusalem(15).


VIE QUOTIDIENNE


Dernière édition par le Sam 14 Juil 2007 - 14:33, édité 1 fois

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Re: LE MUR

Message par Lazare le Dim 10 Juin 2007 - 13:48

C'est horrible. J'en ai marre de cette guerre de territoire, de religions, de racisme et de haine.

L'ONU devrait arrêter l'ambition nationaliste d'Israel, et rendre la dignité aux Palestiniens. Ca ne peut plus durer! sad

Lazare
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Re: LE MUR

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 14:08

Lazare a écrit:C'est horrible. J'en ai marre de cette guerre de territoire, de religions, de racisme et de haine.

L'ONU devrait arrêter l'ambition nationaliste d'Israel, et rendre la dignité aux Palestiniens. Ca ne peut plus durer! sad

Moi aussi ! et dire que PALESTINIENS et JUIFS ont des racines juives communes ! (il faudra que j'ouvre un dossier là-dessus)

Mt 2, 18
Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.

JEREMIE
Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus
.





Bon......Je continue mon dossier.......

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Re: LE MUR

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 14:58


No Wall - Bil'in



Par exemple, le 15 septembre 2005, la Cour suprême a ordonné au gouvernement de réfléchir à un projet de tronçon du mur/barrière à proximité de la colonie israélienne d'Alfe Menashe, au sud de Qalqiliya, qui n'engloberait aucun village palestinien. Le tracé révisé d'avril 2006 place trois des cinq villages et une partie de leurs terres à l'extérieur du mur/barrière, tandis que les deux autres villages restent dans l'enclave. En mai 2007, les modifications du tracé n'avaient pas été mises en œuvre et les cinq villages étaient toujours enclavés.

Dans les régions où la construction du mur/barrière est terminée, l'agriculture palestinienne, principal moyen de subsistance des villageois, est détruite, ce qui a des conséquences désastreuses pour les Palestiniens.



Des restrictions draconiennes sont imposées aux agriculteurs qui ont obtenu un permis pour se rendre sur leurs terres. Les portes que peuvent emprunter les agriculteurs détenant un permis sont éloignées les unes des autres et ne sont ouvertes que deux ou trois fois par jour (le matin et l'après-midi) pendant environ une demi-heure. Les soldats qui sont censés les ouvrir sont souvent en retard.

Les villageois sont uniquement autorisés à se rendre dans leurs champs à pied et ils ne peuvent emprunter que la porte pour laquelle un permis leur a été délivré. Ils doivent ensuite marcher jusqu'à leurs terres. Les tracteurs ne sont autorisés à passer que dans des cas exceptionnels, sous réserve que leur propriétaire ait obtenu un permis spécial supplémentaire. Ces restrictions sont une source de difficultés considérables pour les personnes concernées. Qui plus est, l'armée israélienne a tendance à n'accorder des permis pour le passage des portes agricoles qu'aux paysans âgés. Par conséquent, la plupart des familles ne peuvent plus cultiver correctement leurs terres – dans le meilleur des cas –, les conditions de travail étant trop dures et les membres âgés de la famille n'étant pas en mesure d'assumer toute la charge de travail.

Des manifestants visés par des tirs

Les soldats israéliens font souvent une utilisation excessive et injustifiée de la force contre les Palestiniens et les pacifistes israéliens ou étrangers qui protestent contre le mur/barrière. Plusieurs centaines de manifestants ont par exemple été blessés dans le seul village de Bilin, où des manifestations ont lieu tous les vendredis depuis deux ans. Le 8 décembre 2006, des délégués d'Amnesty International ont vu des soldats israéliens postés sur le toit d'une maison tirer en direction d'enfants qui leur jetaient des pierres sans représenter une véritable menace pour eux. À l'intérieur de la maison, la famille, terrifiée, qui comptait de jeunes enfants, a déclaré aux représentants de l'organisation que la présence des soldats sur son toit la mettait en danger.
La plupart des personnes blessées lors des manifestations contre le mur/barrière ont été touchées par des balles en métal recouvertes de plastique, souvent tirées à très courte distance. Les coups de crosse de fusil sont également fréquents. Matan Cohen, un Israélien de dix-sept ans, a été blessé à l'œil par une balle en métal recouverte de plastique tirée par un garde-frontière israélien. Il participait, le 24 février 2006, à une manifestation contre le mur/barrière dans le village de Beit Sira, au sud-ouest de Ramallah, en Cisjordanie(16).
L'armée israélienne tire parfois avec des balles réelles contre des personnes qui manifestent à proximité du mur/barrière. Gil Naamati, un Israélien de vingt-deux ans, a été grièvement blessé à la jambe le 26 décembre 2003 après avoir été atteint par plusieurs balles tirées par des soldats israéliens près du mur/barrière dans le village de Masha. Cet ancien soldat a déclaré :
«J'ai fait partie de l'armée et je connais les consignes d'ouverture du feu. Ce que j'ai fait était bien éloigné de ce qui, selon moi, justifie d'ouvrir le feu […] C'est incroyable.»(17)


GUSH SHALOM URI AVNERY[
Le comité Populaire de Bil’in continue de repousser le Mur en manifestant tous les vendredis. Depuis le mois de février 2005, la lutte de Bil’in

http://www.bilin-village.org/francais/

Un autre exemple : Aboud


[img]http://i16.servimg.com/u/f16/10/07/49/37/31062710.jpg[/img]

Le 2 octobre 2005, les habitants du village d’Aboud ont été informés que la construction du mur allait commencer sur leurs terres.

Aboud est un petit village de près de 2 500 habitants situé à l’ouest de Ramallah. La moitié d’entre eux est chrétienne et l’autre musulmane. Le territoire d’Aboud est d’environ 1 500 hectares, où la construction de maisons n’est autorisée que sur 100 seulement.

Deux colonies sont déjà implantées sur le territoire d’Aboud : Beit Arye (construite en 1980, occupant 80 hectares) et Ofarim (construite en 1982, occupant 70 hectares).

La construction du mur, ajoutée aux colonies israéliennes existantes, occupera 350 hectares, soit 23% des terres du village. Tel que proposé, le tracé du mur ne tient compte ni des oliveraies cultivées ni de la sauvegarde du patrimoine historique d’Aboud. L’église Santa Barbara, construite au 2ème siècle et figurant sur le tracé du mur, risque d’être détruite. Sur l’ensemble du village, où avance aujourd’hui la construction du mur, sont présentes d’extraordinaires constructions mégalithiques datant de 2000 à plus de 3000 ans. Tombes, architecture troglodyte, puits préhistoriques creusés dans la pierre et destinés à recueillir l’huile des olives pressées, ainsi que de très intéressantes mosaïques du 3ème siècle : c’est l’ensemble du site archéologique qui est menacé de disparition si personne n’intervient.

Le village est connu pour ses sources souterraines qui fournissent en eaux 20% de la Cisjordanie.


VOIR FIL :"GUERRE DE L'EAU AU MOYEN ORIENT"




Un autre exemple : AT TWANI
Children beside their family's demolished toilet

At-Tuwani est un village du district d’Hébron, au sud-est de Yatta. Sa population est estimée entre 150 et 200 habitants. At-Tuwani dispose d’une école élémentaire fréquentée par les jeunes du village et de 5 villages voisins. Les plus anciennes maisons à At-Tuwani ont entre 300 et 500 ans. On trouve également dans le village des grottes datant de l’époque Romaine.

At-Tuwani est entouré par plusieurs colonies : Ma’on (au nord-est), les avant-postes de Havat Ma’on (à l’est) et Avi Gai (au sud-ouest). Les premiers avant-postes de la colonie de Ma’on ont été installés en 1982. Depuis, l’expansion des colonies a confisqué 1500 dunams de terre aux villageois de At-Tuwani, en moyenne le village est privé chaque année de 70 à 100 dunams.

Dans cette région de la Cisjordanie, les villageois de At-Tuwani sont régulièrement harcelés par les colons et doivent faire face aux agressions physiques et verbales, à la destruction des maisons, des oliviers, en plus du vol de leur source de vie : leur terre.



Un autre exemple : AZZUN ATMA


Azzun Atma est un village de 1500 habitants situé à 2 km à l’est de la Ligne Verte et une dizaine de kilomètres au sud de Qalqiliya.

Le village s’étendait sur 5000 dunums dont 3300 étaient utilisés en tant que terre agricole et 200 pour les habitations. En 1987, environ 700 dunums ont été confisqués pour construire 2 colonies : Oranit (au nord ouest du village) et Sha’are Tikva (au nord-est du village). Avec les années, ces colonies se sont étendues au sud et à l’est de Azzun Atma.

En octobre 2003, le mur a été terminé de construire autour de Azzun Atma, qui est devenu une enclave. Plus de 2000 oliviers ont été déracinés pour être replantés dans les colonies voisines.

Le mur a privé également le village d’une source d’eau, appelée Abu Hijla, qui leur fournissait 150 000 m2 d’eau par mois.
La plupart des habitants d’Azzun Atma étaient agriculteurs et le village était connu comme étant l’un des plus importants producteurs de légumes en Cisjordanie.

VOIR FIL :"GUERRE DE L'EAU AU MOYEN ORIENT"

Les écoles à Azzun Atma dont de nombreux élèves et professeurs habitent dans les villages voisins, sont également isolées par le mur. Lorsqu’ils le peuvent, élèves et professeurs (ces derniers doivent obtenir un permis pour entrer) doivent passer 2 fois par jour par le checkpoint pour se rendre dans les écoles à Azzun Atma.

Les patients de la clinique de Azzun Atma venant des villages voisins doivent veiller à ne pas avoir besoin de soins en dehors des heures d’ouverture du checkpoint (6h-22h). Heures pendant lesquelles, Azzun Atma est coupé du monde.

Mais cela ne suffisant visiblement pas, le 13 novembre 2006, des travaux ont débuté afin de construire une nouvelle section du mur qui, si elle est construite, séparera le village en deux et privera Azzun Atma de 4000 dunums de ses terres.



Un autre exemple : BEIT SIRA


Beit Sira est un village agricole situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Ramallah. Beit Sira s’étend sur 4600 dunums (dont 500 sont utilisés pour les constructions) et sa population est de 2800 habitants.

Au nord-ouest de Beit Sira se trouve le bloc de colonies de Modi’in Illit. La colonie limitrophe du village est Makkabim. Au sud-ouest du village se trouve Canada Park (*) et la colonie de Nevo Horon. Au cours des 40 dernières années, plus de 25% des terres de Beit Sira ont été confisquées pour agrandir la colonie de Makkabim.

En février 2006, plus de 1500 oliviers et 300 arbres fruitiers appartenant aux agriculteurs de Beit Sira ont été détruits en prévision de la construction du mur. Environ 3000 dunums (près de 65%) des terres du village ont été confisquées pour la construction du mur et, par extension, pour agrandir la colonie de Makkabim.

La première manifestation "anti-mur" à Beit Sira s’est tenue le 18 février 2006.


.......LA SUITE : http://www.bilin-village.org/francais/?/Autres-villages/

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Re: LE MUR

Message par Joss le Mer 5 Sep 2007 - 9:30



Un remarquable dossier de RADIO CANADA :

PROCHE-ORIENT : LE MUR

_________________


Je dors, mais mon cœur veille. Cant, 5, 2

http://prophetesetmystiques.blogspot.com/
http://jeveuxvoirdieu.blogspot.com/
http://imageschretiennes.blogspot.com/
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Re: LE MUR

Message par christianc le Mer 5 Sep 2007 - 19:34

Pour avoir dit en public, en face d'un monde divers, aucun musulman dans la foule (j'étais présent)
, que des chrétiens évangéliques, en 2002, George Moukari, théologien chrétien , professant, éminent, consacré à la cause de la paix et de la compréhension

il avait dit 5% de ce que tu as écrit.. Et il a été bassement insulté au point même que je pense que cette expérience m'a beaucoup marqué..

Pour moi George Moukari, "Un chrétien face à l'islam",
Pour moi cela veut dire d'abord espérer et espérer encore.. Abraham qui fut notre père à tous , chrétiens juifs musulmans .. n' a t'il pa espéré contre toute espérance ? comme paul/boulos le rappelle?

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Re: LE MUR

Message par Joss le Jeu 6 Sep 2007 - 6:39

christianc a écrit:Pour avoir dit en public, en face d'un monde divers, aucun musulman dans la foule (j'étais présent)
, que des chrétiens évangéliques, en 2002, George Moukari, théologien chrétien , professant, éminent, consacré à la cause de la paix et de la compréhension

il avait dit 5% de ce que tu as écrit.. Et il a été bassement insulté au point même que je pense que cette expérience m'a beaucoup marqué..

C'estaussi ce qui m'estarrivé sur DA. C'est la cause principale inavouée de mon bannissement, suite à ces deux fils que j'ai recopiés ici à l'identique :

PALESTINIENS : LEUR ORIGINE EST JUIVE !

NEVE SHALOM "Oasis de Paix" en hébreu et en arabe

il y avait un autre fil mais je n'ai pas eu le temps de le recopier.....tu connais leur sensibilité politique affraid

Mais ce "muselage" est général et fait l'objet d'un grand débat, notamment en angleterre, précisément provoqué par des intellectuels israïliens cheers (il n'y a qu'eux qui pouvaient libérer la parole).....Explication :
Un Juif a-t-il le droit de critiquer Israël ?

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Re: LE MUR

Message par Joss le Jeu 6 Sep 2007 - 10:45




5 sept. 2007

ISRAËL-PALESTINE • Une victoire contre le mur de séparation

Le 4 septembre, la Cour suprême israélienne a donné raison à des villageois de Cisjordanie et ordonné la modification du tracé du mur destiné à séparer les Palestiniens des Israéliens. Une décision qui récompense la stratégie pacifiste adoptée par les habitants de Bil'in.


Un Palestinien manifeste contre la barrière de séparation israélienne AFP


De la porte d'entrée de sa maison en pierre, Waheed Suleiman Yassin jouit d'une vue remarquable sur les collines environnantes et d'un excellent poste d'observation sur l'un des projets israéliens les plus controversés en Cisjordanie. A une vingtaine de mètres de chez lui, et sur deux côtés de sa maison, s'étend un imposant réseau de barrières métalliques et de routes de patrouille qui fait partie du mur de séparation dont la longueur doit atteindre à terme 720 kilomètres. Le 4 septembre, les opposants à ce mur ont remporté une rare victoire : la Cour suprême israélienne a ordonné au gouvernement de modifier son tracé pour qu'il ne passe plus par Bil'in et que des villageois comme M. Yassin puissent récupérer des terres dont ils étaient privés depuis près de trois ans.

M. Yassin, 43 ans, qui exploite le calcaire d'une carrière voisine, vit dans sa maison depuis vingt-cinq ans. Celle-ci, située au sommet d'une colline et dominant Bil'in et les villages alentour, faisait l'admiration de tous. "Les gens nous enviaient pour la magnifique vue que nous avions", dit-il, assis devant chez lui. "Il y a trois ans, c'était un paradis, et puis il y a eu le mur." Comme beaucoup de villageois, il s'est soudain trouvé privé de la majeure partie de ses terres, plantées d'oliviers et de figuiers. Et il a vu Modiin Illit, l'une des colonies dans les Territoires occupés qui connaissent la plus forte expansion, s'étendre. Abritant aujourd'hui 30 000 colons, pour la plupart ultraorthodoxes, elle est appelée à devenir une ville de 150 000 habitants.

Au grand embarras du gouvernement israélien, la Cour suprême a fait valoir que l'actuel tracé ne se justifiait pas et a ordonné au ministère de la Défense de lui en soumettre un nouveau. "Nous n'étions pas convaincus de la nécessité, sur un plan sécuritaire, de maintenir ce tracé qui passe sur des terres du village de Bil'in", a déclaré la juge Dorit Beinish. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une première, cette décision de justice se distingue par la fermeté du langage employé et par le fait que Bil'in est l'un des rares villages palestiniens à avoir gagné la partie en opposant une résistance pacifique au mur pendant deux ans et demi. "Les armes ont été interdites dès le départ, raconte M. Yassin. Nous avons décidé de mener un combat pacifique, car nous savions que si nous avions recours aux armes nous ne récupérerions pas un pouce de terrain. Si nous avions tiré une seule balle, l'armée israélienne en aurait profité pour liquider tout le village."

Chaque vendredi, des manifestants se rendent à la clôture en chantant et en brandissant des drapeaux et ils affrontent les soldats israéliens. L'armée répond aux jets de pierres par des tirs de gaz lacrymogène, de grenades incapacitantes et de balles en caoutchouc. Deux manifestants au moins ont été gravement blessés et beaucoup d'autres plus légèrement atteints, dont le fils et le cousin de M. Yassin. Le 4 septembre, des dizaines de villageois se sont rendus en camions ou en fourgons jusqu'à la clotûre, où, sous les yeux des soldats israéliens, ils ont brandi des drapeaux et tapé à coups de bâtons sur la barrière métallique. Un villageois s'est adressé à la foule avec un haut-parleur : "Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est grâce à votre persévérance. Ce sont vos protestations qui nous ont fait connaître au reste du monde et nous ont valu la victoire", a proclamé Abdul Latif Yassin, un instituteur de 50 ans. "Les terres qui se trouvent derrière la barrière nous ont été restituées aujourd'hui." Un des organisateurs de la manifestation, Nasir Samarra, 27 ans, se tenait dans la foule, vêtu d'un tee-shirt sur lequel on pouvait lire "Libérez la Palestine". "Notre lutte ne fait que commencer", a-t-il expliqué. "Nous voulons qu'Israël applique cette décision et ne se contente pas de rendre un jugement."

Comme il y a toujours des militants étrangers et israéliens parmi les manifestants, cette campagne est devenue l'un des hauts lieux de l'action non violente menée conjointement par des Israéliens et des Palestiniens. "C'est une grande victoire dans la lutte du peuple contre le mur et l'occupation", a déclaré Jonathan Pollack, l'un des principaux militants israéliens à Bil'in. "Cette décision a attiré l'attention sur une question que nous évoquions en appel : le fait que le mur est conçu pour permettre l'expansion des colonies et s'emparer des terres, et non comme un outil sécuritaire."

Israël soutient que le mur a été érigé pour protéger ses citoyens des opérations de kamikazes et que, même si elle n'est qu'à moitié achevée, sa construction a eu un impact majeur en réduisant le nombre d'attentats. Cependant, dans un avis consultatif rendu en 2004, la Cour internationale de justice a jugé que les tronçons de la clôture qui empiétaient sur le territoire cisjordanien étaient illégaux et devaient être démantelés. Une fois les travaux achevés, 10,1 % de ces territoires seront du côté "israélien".

Rory McCarthy

The Guardian

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