MARTHE ET MARIE

L'histoire d'Alexandre VI et les prémices de la réforme

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L'histoire d'Alexandre VI et les prémices de la réforme

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 17:23

Certains d'entre vous doivent connaitre ce pape auteur de scandales faisant parti de la famille de "Borgia" bien connue par sa fille "Lucrèce Borgia".

Pour quelques infos suivre ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_VI

L'orgueil de l'Eglise à cette époque à conduit tout droit à la réforme bien que la pape "Jules II" tentât de rattraper le coup avec Luther sans aucun résultat. Et pour cause ce pape était un piètre théologien qui se fit assister par Erasme.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt aux loups que l'Eglise à bien du mal a faire oublier.

Connaissez vous Alexandre VI et avez vous des choses à nous faire partager sur ce curieux personnage ?

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Trouvé sur le net

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 17:30


Alexandre VI Borgia (1431 - 1503)Un pape qui a le sens de la famille


Alexandre VI apparaît comme le plus scandaleux de tous les papes de la Renaissance, ce qui n'est pas un mince compliment... Né en Espagne, à Jativa, près de Valence, le jeune homme est adopté par son oncle maternel, le pape Calixte III Borgia, qui lui donne son nom et le hisse à la dignité de cardinal. Rodrigo Lançol y Borgia manifeste dès lors ses qualités de séducteur, d'homme politique et d'administrateur dans la charge de
chancelier de l'Église romaine, qu'il exerce sous les pontificats suivants.
Alban Dignat.





Des enfants encombrants

Devenu immensément riche, il obtient en 1492, à la mort d'Innocent VII, la tiare pontificale à coup d'intrigues et de pots-de-vin, ce qui, au demeurant, ne scandalise guère ses contemporains, accoutumés à ces pratiques. Il a déjà quatre enfants de sa maîtresse Vanozza de Cattanei : Jean, duc de Gandie, César, Lucrèce et Joffré, et - c'est une nouveauté au Vatican - les reconnaît publiquement.
César est nommé évêque de Pampelune à 15 ans, en 1490. Deux ans plus tard, son père devenu pape le fait cardinal de Valence. Mais il se défroquera et prendra le
commandement des armées pontificales. Menant une vie de grand seigneur scandaleux et brutal, il tentera
de se tailler une principauté en Italie centrale, jusqu'à sa mort lors d'un siège, le 12 mars 1507, à 31 ans.
Il va inspirer à son contemporain Machiavel le personnage du Prince. On le soupçonnera d'avoir fait assassiner et jeter dans le Tibre son frère aîné ainsi que d'avoir eu des relations coupables avec sa sœur Lucrèce.
Celle-ci est mariée en 1493, à 13 ans, à Giovanni Sforza dans des fêtes d'une magnificence inouïe. Ce premier mariage étant annulé pour des raisons diplomatiques, elle se remarie cinq ans plus tard à Alphonse d'Aragon, fils naturel du roi de Naples.
Là aussi, suite à un revirement diplomatique, le pape manifeste le désir d'annuler le mariage mais sa fille étant enceinte, difficile de prétendre à la non consommation de l'union !
Qu'à cela ne tienne, les hommes de César assassinent dans sa chambre l'époux encombrant le 18 août 1500. Lucrèce se remarie sans attendre à Alphonse 1er d'Este, futur duc de Ferrare, dont elle aura plusieurs enfants.
Alexandre VI lui-même vit en grand seigneur de la Renaissance, tout en observant strictement ses devoirs religieux ! Las de sa maîtresse Vanozza, il noue une relation avec Giulia Farnèse. Cette nouvelle maîtresse, qui a 40 ans de moins que lui, lui donnera deux enfants supplémentaires mais ne le dispensera pas de liaisons épisodiques. Elle usera de sa séduction pour pousser son frère Alexandre Farnèse dans la hiérarchie de l'Église. Cardinal à 25 ans puis évêque grâce à la faveur du pape, il rompra avec son passé frivole et deviendra
lui-même pape sous le nom de Paul III, à l'âge de 67 ans ! Le pape s'enrichit en marchandant les nominations de cardinaux. On le soupçonne aussi d'empoisonner les cardinaux les plus riches pour s'emparer de leur héritage ! Ce procédé ne serait pas sans risque. Un soir de l'été 1503, s'étant invités chez le cardinal Adriano Castelli pour dîner à la fraîche, le pape et son fils César sont pris de malaises. Le premier va y succomber, le second en réchapper. Qui sait s'ils ont tenté d'empoisonner leur hôte mais bu par erreur dans les coupes qui lui étaient destinées ?... Machiavel écrira en guise d'épitaphe : «L'esprit du glorieux Alexandre fut alors porté parmi le chœur des âmes bienheureuses. Il avait auprès de lui, empressées, ses trois fidèles suivantes, ses
préférées : la Cruauté, la Simonie, la Luxure»
.

Le monde à un tournant

Notons qu'Alexandre VI, témoin de la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb et du voyage de Vasco de Gama autour de l'Afrique,est amené à partager le monde entre le Portugal et l'Espagne par la bulle «Inter Caetera» (1493). Cinq ans plus, le pape, qui est aussi un homme de goût, publie une autre bulle lourde de conséquences par laquelle il promet aux fidèles un effacement de leurs fautes et une réduction de leur
purgatoire en échange de dons pour la reconstruction de la basilique Saint-Pierre de Rome. Ces «indulgences» promises aux fidèles vont scandaliser les chrétiens sincères et provoquer la Réforme de Luther.

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Re: L'histoire d'Alexandre VI et les prémices de la réforme

Message par Joss le Lun 7 Juin 2010 - 19:17

On a vu un super reportage là-dessus sur ARTE. Je ne sais pas si on peut le retrouver......

C'est vrai que les BORGIA n'étaient "pas piqué des hannetons". Ils ont scandalisé les gens pieux et sont à l'origine du schisme de l'Eglise avec LUTHER

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Re: L'histoire d'Alexandre VI et les prémices de la réforme

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 19:26

Oui à leur époque le Vatican était un repaire de prostituées, les soirées se terminaient par des meurtres en public, et pour renflouer les caisse Alexandre VI abusa des indulgences donnant ainsi le champ à Luther qui quelques génération plus tard se donnera à coeur joie de démolir cette pratique. (en ce qui concerne le fait qu'elle étaient payante)

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Re: L'histoire d'Alexandre VI et les prémices de la réforme

Message par Joss le Lun 7 Juin 2010 - 19:34

SAINTE THERESE D'AVILA s'en désole et prie :

«Ayant appris vers cette époque, écrit la sainte, de quelles terribles épreuves souffrait la France, les ravages qu'y avaient fait les luthériens et les effroyables développements que prenait leur malheureuse secte. J"éprouvai une peine profonde. Comme si j'eusse pu ou que j'eusse été quelque chose, je répandais mes larmes aux pieds du Seigneur et le suppliais d'apporter un remède à un tel mal.

Le vénérable BARTHELEMY HOLZHAUSER, explique pourquoi :

C'est déjà pour nos énormes péchés que Dieu permit cette funeste hérésie en Allemagne et dans une grande partie de l'Europe ; et c'est parce que nous continuons à pécher qu'il permet qu'elle dure si longtemps.

Pour n'adorer plus les démons, les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher. (VERS. 3, 20)


Ces paroles spécifient sept énormes péchés qui sont la cause par laquelle Dieu n'a pas pitié de l'Europe, et qu'il n'y relève point l'Eglise opprimée sous le joug des hérétiques.

Le premier péché, c'est l'idolâtrie occulte des superstitieux dont l'Europe, et surtout l'Allemagne, abondait avant la dernière guerre, et qui commencent déjà à reparaître. Ceux qui se livrent à ces superstitions, entretiennent un commerce secret avec les démons qu'ils adorent dans ces abominations, comme autrefois les gentils les adoraient dans les idoles; et c'est ainsi qu'ils oublient Dieu leur créateur.

Or, c'est là un énorme péché que le texte exprime en ces termes. Pour n'adorer plus les démons.

Le second péché, c'est l'avarice, qui est abominable devant le Seigneur. Le prophète la dépeint métaphoriquement sous la figure de l'idolâtrie, en disant : les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois. De même que les païens fabriquaient la plupart de leurs idoles avec l'or, l'argent, l'airain, etc. ; ainsi les hommes de cet âge n'attachent de prix et d'amour qu'à ces futiles objets, et en font l'idole de leur coeur plongé dans l'avarice. Dans ces objets désignés par le prophète, sont contenus tous les autres, et les raisons pour lesquelles il appelle l'avarice une idolâtrie sont les suivantes :

A) parce que c'est le propre des prophètes de désigner ces sortes de choses par des énigmes et par des métaphores.

B) L'apôtre saint Paul appelle aussi l'avarice une idolâtrie, parce que l'une est un aussi grand crime que l'autre.

Ephes, V, 5 :
«Sachez que nul fornicateur, nul impudique, nul avare, dont le vice est une idolâtrie, ne sera héritier du royaume de
Jésus-Christ.»
C) De même que l'idolâtrie fait apostasier, ainsi ceux qui veulent devenir riches, selon saint Paul, tombent dans les filets du démon.

I Tim, II, 9 :
«Ceux qui veulent devenir riches, tombent dans la tentation et dans le piège de Satan, et en plusieurs désirs inutiles et pernicieux, qui précipitent les hommes dans l'abîme de la perdition, et de la damnation. Car le désir des richesses est la racine de tous les maux. Et quelques-uns de ceux qui en sont possédés se sont éloignés de la foi»

Or, n'est-ce pas là ce que nous vîmes en Europe et surtout en Allemagne, où plusieurs princes et autres personnages illustres abandonnèrent la foi, à cause de leur cupidité pour les biens de l'Eglise ? Les avares sont des idolâtres qui adorent les monnaies comme des idoles, mettant toute leur confiance dans les richesses, et commettant avec elles la fornication par l'oubli de Dieu et par le mépris des loisdivines et humaines.

D) De même que rien n'est plus vain, plus vil, et plus imparfait que les idoles ; ainsi le plus petit moucheron devrait être bien plus estimé, ce semble, que l'or, l'argent, le bois, l'airain et la pierre pour lesquels cependant les hommes abandonnent Dieu leur créateur et l'Être par excellence.


Aussi le prophète exprime-t-il son étonnement sur cette folie, par ces paroles :


Les idoles d'or, d'argent, etc..., qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher (VERS. 3, 20)


Le troisième péché, c'est l'envie, la haine, la colère ; ce sont les rixes, les procès injustes, le désir de dominer et la convoitise ; tout comme aussi les guerres injustes, desquelles il résulte des homicides innombrables. L'Europe en général n'abonde-t-elle pas en homicides de ce genre ? Combien de guerres injustes, parmi lesquelles nous ne citerons que celle de Mantoue, celle de la France contre l'empire romain pour appuyer les protestants, lorsque Ferdinand Il voulut introduire la réforme de la foi et restituer les biens de l'Eglise ; enfin la guerre contre le roi d'Espagne ne fut-elle pas entreprise par une profonde jalousie ? On veut être catholique, mais on ne veut pas vivre en catholique, on appuiera même au besoin les ennemis de la foi par les armes, par de mauvais conseils et par l'argent, sans aucun motif qui puisse légitimer de telles alliances autre que l'intérêt. Combien d'autres guerres injustes ont été entreprises ! Combien d'homicides dont on s'est rendu coupable dans tant de révolutions ! O pécheurs que nous sommes, quand finirons-nous par reconnaître nos crimes ? C'est pourquoi le prophète ajoute : Et ils ne firent point pénitence de leurs homicides.

Le quatrième péché, c'est l'homicide particulier. Combien d'assassinats en effet n'avons-nous pas à déplorer ? Combien de femmes enceintes qui détruisent leurs fruits ? Combien de mères, ô horreur de la nature ! qui sont assez cruelles pour verser leur propre sang, le sang de l'innocent ? Que d'empoisonnements cachés ou connus dans la société et dans les familles ! C'est ce que le texte indique expressément : ils ne firent point pénitence... de leurs empoisonnements.

Le cinquième péché est celui de la chair exprimé en ces termes : Et ils ne firent point pénitence... de leurs impudicités. Ici le prophète indique l'espèce pour le genre ; mais sa parole renferme tous les péchés de luxure en général dont le monde est tellement souillé, qu'on peut bien lui appliquer ces paroles que l'Écriture adresse aux hommes qui vivaient avant le déluge : «Toute chair avait corrompu ses voies». Ah ! ce ne sont pas des paroles, mais des larmes qu'il nous faut ici !

Le sixième péché, c'est l'injustice qui règne partout, et que le prophète indique par ces mots : Et ils ne firent point pénitence... de leurs larcins. Ici encore il cite l'espèce pour le genre, comme on en a beaucoup d'exemples chez les prophètes.

Par les larcins, il entend donc l'injustice en général dans laquelle sont renfermées toutes les espèces de vols, de quelque nature qu'ils soient. Or, qui n'a pas à se plaindre des injustices qui lui ont été faites en ce genre, ou du moins qui est-ce qui n'en a pas été menacé ? Mais aussi en est-il beaucoup de ces ravisseurs du bien d'autrui qui reconnaissent enfin leurs torts, et qui réparent leurs injustices ? Ne cherchent-ils pas au contraire, à augmenter encore leur fortune par tous les moyens justes ou injustes, peu leur importe, inspirés qu'ils sont par leur avarice insatiable ?

Le septième péché de cet âge, qu'on doit considérer comme le complément de notre perdition, c'est l'impénitence finale exprimée si clairement par le prophète : Et les autres hommes... ne se repentirent point des oeuvres de leurs mains. Et plus bas : Ils ne firent point pénitence de leurs homicides, etc. Telle est la dernière sentence portée par saint Jean, l'archichancelier des redoutables conseils de Dieu !


O prêtres et laïques de toute l'Europe et surtout de l'Allemagne, ouvrons enfin les yeux pour voir le terrible danger qui nous menace ! Dieu a jeté un regard de colère sur l'Eglise Sa fille ; et depuis plus de cent ans, la guerre, la peste, la famine, les dissensions, les hérésies, les schismes, les révolutions, les maladies de tous genres nous affligent et nous accablent ! Et nous ne faisons point pénitence pour tout cela, nous persévérons dans la recherche criminelle des plaisirs de la chair ; nous sommes encore haletants de la soif des biens périssables et enflés de l'orgueil de la vie. Les yeux de nos âmes sont obscurcis par nos passions, et ne peuvent voir l'abîme dans lequel nous nous précipitons. Ah, éveillons-nous enfin de notre sommeil de mort ! Pour l'amour de Jésus-Christ qui nous a aimés jusqu'au sacrifice du Calvaire ; pour l'amour de nos âmes et pour l'amour de ceux qui viendront après nous, faisons tous ensemble un effort de salut, de peur que le Seigneur ne nous laisse enfin tomber dans les profondeurs de l'abîme sur lequel nous sommes suspendus, de peur aussi que l'horrible bête ne dévore cette belle Europe, et qu'il n'y ait plus personne qui puisse nous sauver.


Ainsi soit-il.

soit-il.

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