MARTHE ET MARIE

Copenhague et nos papes

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Copenhague et nos papes

Message par mandonnaud le Ven 4 Déc 2009 - 10:00

Ma foi et mon amour de l'Église ont été à l'origine de mon engagement dans l'écologie et comme adhérent des Verts sur les bases solides que notre Église nous donnait sans que cela se sache beaucoup, ainsi le pape Jean-Paul II nous disait déjà, à la fin de l’année 1989 :
"L’exploitation désordonnée des ressources de la Terre engendre l’insécurité, nourrit l’égoïsme collectif et peut déboucher sur des conflits. Les menaces qui pèsent sur la vie terrestre deviennent de plus en plus concrètes : nos contemporains. S’il s’entête à saccager la Terre, l’homme risque de disparaître. Si l’homme n’est pas en paix avec Dieu, la Terre entière souffre. Si les ressources terrestres sont dévastées et la nature mise à sac, c’est parce que l’homme se conduit en conquérant sans scrupules, prêt à tout faire pour des profits faciles. Les progrès techniques ont séparé l’homme de la Nature, la transformant en matière à exploiter. Aujourd’hui, nous devons apprendre à nous sentir solidaires de la création et non pas extérieurs à elle. L’homme doit vivre avec elle dans une sorte de fraternité responsable. S’il ne respecte pas sa soeur la Terre, comme une part de lui-même, l’homme disparaîtra. Le temps presse..."
Voilà l'engagement que j'ai pris, et mes convictions ont été renforcées par le pape Benoît XVI qui appelle à combattre la « dégradation de l’environnement » qui menace particulièrement « l’existence des pauvres de la terre ». Le pape voit dans la création un « grand don de Dieu exposé à de sérieux risques par les choix et les styles de vie qui peuvent la dégrader ». Or, « la dégradation de l’environnement rend en particulier insoutenable l’existence des pauvres de la terre » ».
Enfin je fus renforcé dans mes convictions ces derniers jours par ces paroles de Benoit XVI le Vendredi 23 octobre 2009 : « Les chrétiens sont appelés à s'unir pour offrir au monde un témoignage crédible quant à la responsabilité de sauvegarder la création et de collaborer, autant que possible, pour assurer que notre terre puisse conserver intacte ce que Dieu lui a donné : grandeur, beauté, générosité ».« La solution des crises écologiques de notre époque » demande nécessairement un changement profond « de la part de nos contemporains »,« les problèmes urgents qui concernent le soin et la protection de l'environnement », en touchant d'importantes questions politiques, économiques, techniques et scientifiques, sont toutefois « essentiellement de nature éthique ».
En citant l'encyclique Caritas in veritate, Benoît XVI a rappelé que la nature « est une priorité pour tous » et comme fondement de notre vie, elle doit être utilisée « de manière responsable » et « avec respect ». Une connaissance du progrès « purement économique et technologique » provoquera inévitablement « des conséquences négatives » pour les individus, les peuples et la création. Pour le Saint-Père, un développement humain authentique appelle à une justice entre les générations et à la solidarité avec les hommes et les femmes du futur, qui ont eux aussi le droit de jouir des biens que la création, comme Dieu l'a voulu, répand en abondance pour tous.
Et ma joie a été grande quand j'ai vu le concret des engagements du Vatican ces jours.
La première audience pontificale « écologique » est programmée au Vatican pour demain, mercredi 26 novembre, avec la mise en route de l'installation « solaire » sur le toit de la salle Paul VI.
L'événement - photo de l'installation « photovoltaïque » à l'appui - fait la une de L'Osservatore Romano en italien du 26 novembre (cf. Zenit du 21 novembre 2008).
L'installation a été voulue par le cardinal Giovanni Lajolo, président du Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican, et par le secrétaire, Mgr Renato Boccardo, en réponse aux appels de Jean-Paul II et Benoît XVI dans ce domaine.
L'audience hebdomadaire prévue dans l'aula  Nervi, du nom de l'architecte de la « Salle Paul VI », coïncidera en effet avec la première mise en route de l'installation de panneaux solaires sur le toit de la fameuse salle des audiences et des concerts.
La consommation en énergie de la salle et des édifices limitrophes seront en partie couverts par l'énergie produite par ces 2.400 panneaux « photovoltaïques » qui ont remplacé les vieux panneaux en béton, en respectant l'architecture de l'ensemble créé par Pier Luigi Nervi.
Il garantira en effet une production de 300 megawatt par heure (MWh) d'énergie électrique « propre » qui seront injectés dans le réseau du Vatican et on évitera ainsi la production de 225.000 kg d'anhydride carbonique, soit une économie d'environ 80 tonnes de pétrole, précise L'OR.
Cette initiative marque un tournant dans l'utilisation des énergies propres qui, en 2020, devraient couvrir 20 % des besoins de la Cité du Vatican.
Une installation de refroidissement par énergie solaire « solar cooling » est également actuellement en phase de réalisation dans la zone « industrielle » de la Cité du Vatican.
Voilà du concret qui parle en ce début de négociation à Copenhague 2009, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité.

amitiés
paul mandonnaud
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