MARTHE ET MARIE

GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

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GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:45

PALESTINE : L'AVENIR INCERTAIN DE LA NAPPE PHRÉATIQUE DE GAZA

La situation géographique, la politique et les conflits rendent impossible la gestion de l'eau dans la bande de Gaza.

LA RARETÉ de l'eau est un éternel problème au Moyen-Orient mais à Gaza il est pire que nulle part ailleurs. «C'est un microcosme de toute la région», précise Eric Pallant, un spécialiste de l'environnement à l'Allegheny College de Meadville en Pennsylvanie qui a collaboré à la fois avec des Israéliens et des Palestiniens sur la question. «Si vous trouvez le moyen de garantir l'approvisionnement en eau ici, ajoute-t-il, alors vous pouvez le faire n'importe où.»

Plusieurs projets ont été élaborés par des pays donateurs ces dernières années, y compris des stations d'épuration modernes et des usines de dessalement, mais ils ont tous capoté à cause des soucis de sécurité et des sanctions qui se sont abattues sur le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas. Le retrait par Israël de ses colons et de ses troupes de la bande de Gaza l'an passé a été une victoire douce-amère pour les Palestiniens. Bien qu'ils aient pour la première fois le contrôle total de leur eau, ils doivent maintenant faire des pieds et des mains pour l'épargner avant qu'elle ne soit irréversiblement contaminée.

À première vue, les problèmes paraissent insurmontables. La seule source d'eau naturelle est l'aquifère côtier formé par des couches de sédiments imprégnés d'eau qui se trouve à quelques dizaines de mètres sous terre. Il est principalement alimenté par les 20 à 40 cm d'eau tombant chaque année sur les 360 km2 de la bande de Gaza et par des eaux d'écoulement provenant d'Israël. La majeure partie des précipitations s'évapore, le reste s'infiltre dans le sol sableux et rejoint l'aquifère. Au total, la nappe se recharge chaque année de 75 à 125 millions de mètres cubes (Mm3).

Le seul débouché naturel de la couche aquifère se fait vers la Méditerranée et constitue une barrière cruciale contre l'intrusion des eaux marines. Si les prélèvements annuels n'étaient que de 100 Mm3, la nappe pourrait durer sans fin. Mais les 4 000 puits creusés sur le territoire, trop nombreux, soutirent jusqu'à 160 Mm3 par an. Cette surconsommation de 60 Mm3 par an fait baisser la nappe phréatique qui se trouve parfois maintenant à 13 mètres sous le niveau de la mer. Les eaux salées de la Méditerranée et des poches de saumure plus en profondeur viennent combler le vide créé par les prélèvements. «L'intrusion de l'eau de mer est bien avancée, confirme Ahmad al-Yaqoubi, l'hydrologue qui dirige l'Agence palestinienne de l'eau, notamment dans les zones côtières et vers le sud.» Près de 90% des puits ont déjà une salinité supérieure au maximum recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'aquifère de Gaza pourrait s'avérer inutilisable dans les deux ou trois prochaines décennies selon un rapport de 2003 du Programme des Nations unies pour l'environnement.

Excès de nitrates

Et cette échéance pourrait être encore plus proche car la couche aquifère est polluée par les égouts et l'agriculture du territoire. «Mis à part le sel, notre premier contaminant sont les nitrates venant des décharges et des engrais», indique Yousef Abu Safieh, le scientifique à la tête de l'Autorité palestinienne pour la qualité de l'environnement. La concentration maximale tolérable en nitrates selon l'OMS est de 45 ppm (partie pour million). «Dans nos échantillons, la plupart des puits ont des taux d'environ 200 ppm et ceux proches des rejets de l'agriculture peuvent atteindre 400 ppm», ajoute Yousef Abu Safieh. Deux études qu'il a dirigées montrent des problèmes de santé – maladies rénales et syndromes congénitaux chez les enfants – associés aux aires contaminées.

L'épuration et la dépollution de l'eau sont normalement assurées par des usines de retraitement. Mais les trois stations d'épuration du territoire sont très insuffisantes. La principale, au sud de la ville de Gaza, a été conçue pour traiter 42 000 mètres cubes par jour, ce que rejettent environ 300 000 personnes, mais doit faire face à 60 000 mètres cubes quotidiens d'après Al-Yaqoubi, et «l'étape biologique du traitement ne suit pas». En conséquence, des eaux usées à peine traitées sont déversées dans la mer pour éviter les débordements. Dans le même temps, les fosses septiques se multiplient sur le territoire où 40% des habitants n'ont pas de système de tout-à-l'égout centralisé. Au nord de Gaza, un égout à ciel ouvert de 40 hectares s'est formé et représente une menace pour les gens en surface et pour l'aquifère souterrain.

Un contrôle plus serré de l'agriculture, qui consomme 70% de l'eau dans la bande de Gaza et utilise les engrais, source majeure de pollution aux nitrates, serait une première étape pour éviter la dégradation de la couche aquifère. Pourtant «les problèmes ne cessent de s'amplifier, constate Mac McKee, un hydrologue de l'Utah State University qui collabore depuis dix ans avec les habitants, car l'autorité palestinienne n'a pas réussi à instaurer un contrôle efficace des forages et des pompages pratiqués». Environ la moitié des puits ont été creusés illégalement, la plupart par des fermiers pour irriguer leur lopin de terre. «Si vous dites aux fermiers d'arrêter d'utiliser leur puits, ils sortent les fusils», dit Ehab Ashour, un ingénieur hydrologue qui travaille pour des agences de développement international à Gaza. Et avec la lutte pour le pouvoir qui s'intensifie entre le Hamas et le Fatah, la perspective de voir les choses rentrer dans l'ordre est plus faible que jamais.

Des égouts à surveiller

Pour Mac McKee, toute solution à long terme à Gaza devra passer par la désalinisation. En 2000, une usine capable de fournir 60 millions de mètres cubes annuels d'eau potable à la bande de Gaza était prévue dans un programme de l'United States Agency for International Development (Usaid). L'argent, 70 millions de dollars pour l'usine et 60 millions pour les canalisations à travers le territoire, allait être versé par l'organisme, mais la seconde intifada a commencé peu après. Le projet a été officiellement gelé en 2003 quand un attentat a fait trois morts parmi les membres d'un convoi diplomatique américain à Gaza.

Une autre priorité selon Al-Yaqoubi est de régler le problème des égouts dans la bande de Gaza, non seulement pour éviter un désastre de santé publique mais aussi pour recycler une partie du précieux liquide dans le système. Un groupe de trois usines qui pouvaient traiter les eaux usées de l'ensemble de la bande de Gaza avait été promis par l'Usaid, la Banque mondiale, l'Allemagne, la Finlande et le Japon mais «il ne s'est rien passé», dit-il, en raison de la victoire du Hamas aux élections.


(*) Cet article est paru dans la revue internationale Science, éditée par l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS). Traduction et adaptation de Pierre Kaldy pour Le Figaro.

Le Figaro, 26 août 2006

Souricet
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L’EAU DANS LA BANDE DE GAZA

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:46

PALESTINE : L’EAU DANS LA BANDE DE GAZA

La Bande de Gaza qui se situe au bord de la mer Méditerranée, avec une population qui dépasse 1 millions habitants souffre de cette crise d’eau avec l’absence de ressources suffisantes en eau.

A Gaza, il n’existe pas de sources permanentes d’eau superficielle : lacs, fleuves, il y a certaines vallées qui reçoivent l’eau de pluie qui coulent durant la période de forte pluie.

Normalement, toutes les eaux de pluie de Cisjordanie et du Néguev s’accumulent à Wadi Gaza, mais Israël empêche une partie très importante de cette eau de parvenir à Gaza, notamment en construisant des barrages, des lacs artificiels. Ainsi Wadi Gaza ne satisfait plus les besoins de plus en plus croissants de la population.

Dans la Bande de Gaza, il y a trois vallées : Wadi Gaza, Wadi Assalqua au centre de la Bande de Gaza, et wadi Bit Hanoun au nord de la Bande de Gaza. Il y a environ 400 puits. Les habitants sont essentiellement dépendante de l’eau potable extraite des nappes d’eau souterraine, qui sont minimes et insuffisantes vu la consommation importante des agriculteurs et des habitants, ainsi, les réserves en eau s’épuisent très rapidement.

Les réserves souterraines, elles, s’éparpillent sur toute l’étendue du Territoire mais différent en degrée de salinité et de la présence de nitrite et d’ammoniac. Lorsque la quantité de l’eau de pluie diminue, les réserves souterraines s’abaissent de niveau, dans ce cas l’eau de mer pénètre vers le bassin. C’est pourquoi certains puits sont inexploitables.

Le déficit hydraulique est estimé à 55 millions de m3 par an. Le secteur agricole consomme 85 millions de m3 par an. Les besoins de la population et l’industrie représentent 53 millions de m3. C’est pour cela que le pourcentage de l’eau pour chaque habitant est 60 litres par jour en comparaison avec Israël : 350 litres par jour.

Dans la bande de Gaza la situation est encore plus catastrophique puisque les nappes phréatiques sont pompées pour alimenter les colonies (soit 7000 habitants) ce qui laisse 1200 000 palestiniens sans une quantité suffisante. Avec de l’eau devenue saumâtre par l’arrivée de l’eau de mer dans les nappes phréatiques. De nouvelles maladies font leur apparition notamment des cas de plus en plus fréquent chez les Palestiniens d’hépatites ce qui n’était pas le cas avant.

La quantité moyenne annuelle de pluie est estimée à environ 350-400 mm seulement en hiver. Une partie de cette eau s’évapore, l’autre s’écoule dans la mer, une petite quantité s’infiltre dans le bassin.

"La problématique de l’eau en Palestine", par Ziad Medoukh, professeur de français à l'université Al-Aqsa-Gaza-Palestine
Article publié le samedi 26 février 2005.
Cette étude a été présentée lors de sa participation à la première rencontre universitaire francophone au Caire en Egypte entre le 6 et le 13 février 2005


http://www.pourlapaixenpalestine.ras.eu.org/article.php3?id_article=358

Souricet
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ISRAEL ACHÈTE DE L'EAU À LA TURQUIE

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:46

ISRAËL La question du partage des ressources est au cœur du conflit israélo-arabe. 87 % de l’eau collectée sur les zones transfrontalières est destinée à Israël. Les Palestiniens n’ont pas le droit de creuser des puits profonds et paient l’eau plus cher que les Israéliens. La pose de pompes sur la rivière Ouazzani par le Liban ne convient pas à Israël, car cet affluent du Jourdain alimente le lac Tibériade, d’où Israël tire le tiers de son eau potable. Le projet de contrôle des eaux de l’Euphrate et du Tigre par la Turquie inquiète Syrie et Irak.

ISRAEL ACHÈTE DE L'EAU À LA TURQUIE


Après plus de quatre ans de négociations, Israel a signé, début mars, un accord de principe pour importer de l'eau de Turquie. Israel importera 50 millions de mètres cubes d'eau tous les ans, pendant 20 ans - soit un total de un milliard de mètres cubes. Cela correspond à environ 3% de la consommation d'eau potable du pays. Selon les responsables israeliens, cette eau ne devrait pas ëtre disponible avant deux ans. Le ministère des Finances estime que le prix de la production de l'eau en Turquie sera de 13 a 18 cents par mètre cube et que le transport ajoutera une dépense de 70 a 80 cents par metre cube. Ainsi le cout final de l'eau devrait atteindre 1 dollar par mètre cube d'eau. Cela représente deux fois le prix estimé du dessalement de l'eau dans l'usine qui est en construction sur la cote israelienne.

Source : Ha'aretz, 05/03/2004

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/EH/F/cause/eau.html


Il est d’ailleurs intéressant de noter que les désormais fameuses fermes de Chebaa sur les flancs du mont Hermon (sud-est du Liban), adjacentes au Golan syrien annexé par Israël en 1981, surplombent un important réservoir d’eau. Cette zone contestée lors du retrait israélien abrite, en effet, deux sources contribuant à l’alimentation du Banias, du Dan et du Wazzani qui, eux-mêmes, se déversent dans le Jourdain.
À n’en point douter, dans de futures négociations de paix avec Beyrouth, Israël ne manquera pas de revendiquer un accès aux eaux du Liban-Sud. Les Israéliens justifient leurs prétentions en expliquant qu’une grande partie de l’eau du Litani est perdue dans la mer et qu’elle pourrait servir à alimenter la Galilée du Nord. Ce à quoi les Libanais rétorquent que l’insécurité dans le Sud ne leur a jamais permis d’exploiter le potentiel du fleuve et qu’ils ont désormais besoin de toutes leurs réserves pour approvisionner Beyrouth en eau potable et développer l’irrigation dans la plaine de la Békaa.
http://www.libanvision.com/eau-liban.htm

Souricet
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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:47

«Dès que l'on parle du Sud-Liban, il faut rappeler qu'Israël y a des intérêts importants, souligne Thomas Litscher, ambassadeur de Suisse au Liban. Ariel Sharon a menacé le pays en octobre 2002 quand le Gouvernement libanais a inauguré une nouvelle station de pompage des eaux du Wazzani. Pour Israël, cela valait déjà le casus belli.»

Comme le souligne l'historien et ancien ministre des Finances George Corm, l'eau représente la seule richesse naturelle du Liban. Le spécialiste du Moyen-Orient Ghassan El Ezzi rappelle que le fleuve stratégique du Litani, qui contribue en partie à la bonne tenue de l'agriculture mais aussi à la production d'électricité et à l'approvisionnement en eau potable, a été convoité de longue date. C'était avant même la création d'Israël: «Le mouvement sioniste a durement lutté, en 1919-21 auprès des Alliés, pour inclure les eaux du Sud-Liban dans le futur Etat. En 1954, Israël a présenté un projet pour le détournement de 400 millions de mètres cubes d'eau du Litani. En 1982, les troupes israéliennes achèvent rapidement l'occupation de toute la région entourant le fleuve Litani», quelques heures seulement après l'annonce de l'opération «Paix en Galilée.»
Le problème de l'accès à l'eau reste crucial pour comprendre les enjeux au Proche-Orient. La Jordanie, Israël et la Palestine disposent de moins de 1000 mètres cubes d'eau par an et par habitant, ce qui est considéré comme le seuil de la pénurie. Pour Israël, contrôler les ressources en eau de la région, au risque de déclencher des tensions internationales ou des conflits – comme pour le détournement des eaux du Jourdain à partir du lac Tibériade et l'occupation du plateau syrien du Golan en 1967 – relève de la «sécurité nationale». Quitte aussi à assoiffer les populations palestiniennes de Cisjordanie ou de la bande de Gaza, en leur limitant par exemple l'exploitation des nappes souterraines.
LE COURRIER

Souricet
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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 9:47

Sharon : Israël traverse une grave crise économique
mardi 11 novembre 2003 (Communauté online, la voix de la communauté juive de France.

Le Premier ministre a pris la parole devant 350 délégués de communautés juives de France effectuant une visite en Israël. Ariel Sharon a déclaré que les graves difficultés financières que traversait le pays à l’heure actuelle étaient dues essentiellement à la récession économique sévissant dans le monde, à la crise qui frappait en ce moment la High-tech et à la situation sécuritaire.

Il a expliqué à son auditoire qu’Israël était en guerre et que les dépenses militaires étaient élevées et a annoncé qu’Israël favoriserait prochainement les investissements étrangers.
Il a encore précisé que l’année 2004 serait dure mais que les premiers signes d’une relance économique apparaîtraient alors à l’horizon.
http://www.col.fr/breve-561.html

Depuis, ça ne s'est pas arrangé. Le seul secteur qui embauche est l'armée :

"Joseph Algazy. A la crise politique s’est rajoutée une crise économique et sociale très profonde, très grave. Elle aussi est due à la non-solution du problème palestinien, mais elle pèse de plus en plus lourd sur les couches les plus faibles de la société. Elle a fini par créer une nouvelle donne politique. C’est essentiellement ce qui explique la victoire d’Amir Peretz à la tête du Parti travailliste." (21/12/05)
http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-12-21/2005-12-21-820388

En Israël on demande des comptes aux dirigeants pour cet éventuel échec de la guerre au Liban. Le Premier ministre Ehud Olmert refuse une commission d’enquête nationale sur la conduite du conflit. Par ses déclarations sur son plan « convergence » il a provoqué une levée de boucliers dans les Territoires et a rouvert la plaie des Juifs « expulsés » de la bande de Gaza il y a un an. Le chef de l’État-major, Dan Halutz, est accusé de l’échec de la guerre et son autorité est contestée. Les réservistes s’interrogent. Amir Péretz, ministre de la Défense était-il l’homme de la circonstance ? Nous assistons à une véritable crise de confiance du peuple envers les autorités. Allons-nous passer aux urnes pour réélire un gouvernement ?(ceci susciterait des dépenses inutiles). C’est la crise économique et les différents ministères demandent une augmentation de leur budget : éducation, armée, municipalités du nord... Ces conflits ont éloigné les touristes. Les pertes dans ce secteur sont estimées à plus d’un milliard de dollars. Le but de ces deux conflits a-t-il été atteint : la libération des otages israéliens ? (Echo d'Israël, octobre 06)
http://www.un-echo-israel.net/article.php3?id_article=3252

Souricet
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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Mar 29 Mai 2007 - 23:15

Souricette a écrit:La question du partage des ressources est au cœur du conflit israélo-arabe. 87 % de l’eau collectée sur les zones transfrontalières est destinée à Israël. Les Palestiniens n’ont pas le droit de creuser des puits profonds et paient l’eau plus cher que les Israéliens. La pose de pompes sur la rivière Ouazzani par le Liban ne convient pas à Israël, car cet affluent du Jourdain alimente le lac Tibériade, d’où Israël tire le tiers de son eau potable. Le projet de contrôle des eaux de l’Euphrate et du Tigre par la Turquie inquiète Syrie et Irak.

Israel achète de l'eau à la Turquie
..........

C'est vrai qu'il y a un vrai enjeu de l'eau dans toute cette région y compris au Liban

Joss
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L'EAU CONFISQUÉE A LA PALESTINE

Message par Joss le Ven 8 Juin 2007 - 11:32

ISRAËL : L'EAU CONFISQUÉE A LA PALESTINE



http://videos.arte.tv/fr/videos/gaza-l-eau-est-une-arme-de-guerre--3193456.html

La Guerre de l'Eau au Proche-Orient
Documentaire de Rolf Pflücke - 2003 - 35 mn Les dessous des cartes - Arte Fr

Le " partage " de l'eau en Palestine.
Israël, force d'occupation, dispose à sa guise de l'eau des palestiniens, elle la détourne vers Israël et vers ses colons qui en arrosent leurs gazons pendant que des palestiniens trouvent difficilement à boire.






Dernière édition par Joss le Sam 27 Juil 2013 - 10:42, édité 5 fois

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 15:32




DESERT DU WADI


GENESE 26
Les hommes d'Isaac creusèrent dans le lit sec du wadi et y trouvèrent un puits d'eau vive. Le berger de Gerar se prit de querelle avec le berger d'Isaac en disant : "Cette eau nous appartient". Isaac appela le nouveau puits Eshek (querelle) puisqu'il s'était querellé avec le berger. Puis il creusa un nouveau puits ailleurs et ils ne se querellèrent pas à son sujet. Aussi l'appela-t-il Rehovot (spacieux). Il dit : "Il est sûr que l'Eternel a fait de l'espace pour nous maintenant, ainsi pourrons- nous tous prospérer sur cette terre."



"La prochaine guerre au Moyen-Orient aura l'eau pour cause", déclarait Boutros Boutros-Ghali.


Le sujet fait recette, beaucoup de journalistes, de politologues et même d'experts ont abondé dans ce sens finissant par établir l'hypothèse d'une guerre de l'eau au Proche-Orient comme un fait acquis. "Guerre de l'eau", "Eau et conflit", "La bataille de l'or bleu", "Rivières de sang", les titres d'articles ou d'ouvrages sont aguicheurs.


L'EAU : RARE ET CAPRICIEUSE


L'eau est rare dans la région. Et lorsqu'il en vient, elle a tendance à s'évaporer : l'évaporation peut atteindre 95 % comme dans les Emirats arabes unis ; en Egypte, les pertes dues à l'évaporation du lac Nasser s'élèvent à elles seules à 10 milliards de mc/an ; 47 % des précipitations que reçoit le Liban se perdent aissi ainsi par évaporation...

A ce contexte climatique vient s'ajouter le problème de l'érosion des sols. Aux courtes et violentes averses qui tombent souvent à la fin de la saison sèche succède un ruissellement important dont les effets dévastateurs sont amplifiés par l'absence de couverture végétale.


L'eau : gaspillée


Malgré la rareté de l'eau au Moyen-Orient, son utilisation est devenue aussi dispendieuse et imprévoyante que dans des régions mieux dotées. Les populations la considère comme une denrée infiniment renouvelable. Les autorités n'arrivent pas à se résoudre à fixer à l'eau un prix, sinon élevé, du moins économiquement rationnel. On gère en termes de distribution et non en termes de conservation et d'économie.


L'eau : de plus en plus menacée

Non seulement l'eau devient rare mais sa qualité ne cesse de se dégrader. L'agriculture, l'expansion anarchique des villes, l'industrie, en sont les premières responsables.
Aucun système d'assainissement, utilisation abusive des engrais et pesticides, des méthodes d'irrigation mal adaptées, qui accentuent à terme la salinité et la stérilisation des sols...

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 16:30



L'EAU : INEGALEMENT REPARTIE



La Banque mondiale classe la région Moyen-Orient/Afrique du Nord comme étant la plus pauvre du monde en ressources naturelles renouvelables.

Concernant l'eau en particulier, il faut distinguer :

1 - Les pays qui disposent de ressources renouvelables et peuvent subvenir aux besoins de leur développement économique.
Il s'agit de la Turquie et du Liban.

2 - Les pays qui disposent d'une disponibilité hydraulique assez satisfaisante mais qui dépendent surtout de ressources renouvelables externes provenant de pays voisins.
C'est le cas de l'Egypte, de la Syrie et de l'Irak.

3 - Enfin, les pays où la situation paraît véritablement dramatique, c'est le cas d'Israël, de la Jordanie, de la Cisjordanie et de Gaza, qui pourront souffrir d'ici l'an 2000 d'un déficit permanent en eau de l'ordre de 30 %.
L'Etat hébreu et la Jordanie utilisent déjà la totalité de leurs ressources hydrauliques propres.


CARTE DU TIGRE ET DE L'EUPHRATE


APOCALYPSE DE SAINT JEAN 16, 12
Le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate :
ses eaux furent taries
pour préparer la route des rois venant de l'Orient.




LA TURQUIE

Château d'eau de la région, la Turquie dispose de 26 bassins fluviaux importants. A eux seuls, le Tigre et l'Euphrate fournissent un tiers des eaux de surfaces du pays.

En 1980, la Turquie s'est lancée dans la construction d'un gigantesque complexe. hydraulique, appelé GAP (Géneydogu Anadolu Projesi), incluant le barrage Ataturk, cinquième plus grand barrage du monde. Au terme de son achèvement, prévu pour 2005-2010, plus vraisemblablement 2030, le GAP devrait entraîner une diminution du débit de l'Euphrate à hauteur de 40 % pour la Syrie et de 90 % pour l'Irak, avec aussi toutes les répercutions que cela induit au niveau de la qualité de l'eau (des taux de salinisation et de pollution augmentés).
Un éventuel conflit risquerait d'entraîner deux autres acteurs indirects :
les Kurdes

C'est effectivement au Kurdistan que se trouve l'essentiel des ressources en eau du pays ; ce qui a d'ores et déjà "justifié" le déplacement d'une partie de la population de la région.

Israël
Acquéreur déclaré d'éventuelles quantités d'eau qui pourraient être acheminées jusqu'en Israël par de supertankers (sorte de "bateaux méduses").


Ici rien de plus que des rumeurs, même s'il est vrai que le procédé a déjà été utilisé par deux fois pour approvisionner Morphou, en Chypre Nord, sous influence turque, afin de pallier la grave pénurie d'eau dont souffre l'île. L'idée d'un aqueduc souterrain a d'ailleurs été évoquée. L'ouvrage relierait le continent à l'île, vraisemblabement à hauteur de Famagouste, dans un futur indéterminé.




LE LIBAN

Quatre fleuves principaux assurent l'approvisionnement du pays : le Litani, qui longe toute la plaine de la Bekaa, l'Assi (l'Oronte), qui prend sa source dans l'anti-liban et coule ensuite vers la Syrie, le Hasbani qui descend vers Israël, enfin le Nahr Al-Kelb, qui coule de la Syrie au Liban, et auxquels s'ajoutent une multitude de petits cours d'eau d'intérêt local

Des projets avaient été élaborés dans les années 50 et 60 sur le Litani pour améliorer le niveau de vie de la population du Sud-Liban dans les domaines de l'irrigation et de l'énergie hydroélectrique. Seule la première partie du projet, couvrant le barrage de Qiraoun et un tunnel de dérivation entre le Litani et l'Awali, a pu être achevée.

Depuis mars 1978 (date de l'"opération Litani" engagée par Israël), le fleuve est considéré par l'Etat hébreu comme une ligne rouge en deçà de laquelle il estime sa sécurité menacée.
On a beaucoup parlé d'un projet de tunnel élaboré par Israël pour dévier l'eau du fleuve vers la vallée du Hasbani, au nord du lac de Tibériade. Il n'existe aucune preuve de ce tunnel, pas plus que d'éventuel transport d'eau par camions-citernes vers Israël.



L'EGYPTE

Le Nil pourvoit l'Egypte en eau à hauteur de 97 % de ses ressources et 95 % de la population égyptienne vit exclusivement sur ses rives.Conscientes du rôle vital du Nil dans l'existence du pays, les autorités égyptiennes ont toujours suivi avec le plus grand intérêt les changements politiques et militaires survenus en amont.

C'est à l'accession du Soudan à l'indépendance que le Caire a pris la décision de construire le Haut Barrage d'Assouan afin d'éviter de se trouver un jour privé d'eau.


Le Nil en Egypte, c'est aussi presque un stress national, comme l'a expliqué John Waterbury : "Le sens de la vulnérabilité des Etats situés en aval, comme l'Egypte, et la peur qui en résulte dictent toutes les décisions concernant le choix des projets et des techniques destinés à maîtriser le fleuve. Aucun autre fleuve de cette importance n'est partagé par tant d'acteurs autonomes et aucun pays situé en aval d'une voie d'eau n'est aussi dépendant de son existence que l'Egypte vis-à-vis du Nil."
Dès 1929, l'Egypte et le Soudan, représentés par l'Angleterre ont signé un traité pour le partage des eaux du Nil. Avec son accession à l'indépendance en 1956, le Soudan réclame une renégociation du traité. Les négociation, menée dans un contexte international trouble, aboutiront en novembre 1959 sur des dispositions toujours applicables aujourd'hui. Ce traité n'évoque aucun des pays d'amont, au premier rang desquels l'Ethiopie qui continue bien sûr de réclamer sa part. Précisons que le Nil bleu, contrôlé par l'Ethiopie, compose le Nil Egyptien à plus de 80 %. A terme, on ne peut qu'envisager aussi l'intervention de l'Ouganda, de la Tanzanie et du Kenya qui enregistrent les plus forts taux de croissance démographique du monde et seront donc très rapidement contraints de tirer un meilleur profit des eaux du lac Victoria ou le Nil blanc prend sa source.





LA SYRIE


La Syrie dépend en grande partie de l'eau turque
et a construit plusieurs barrages sur l'Euphrate dont le barrage Al-Thawra, à Tabqa, qui constitue la pièce maîtresse de l'aménagement de la vallée de l'Euphrate avec l'irrigation de 640 ha.

Par ailleurs, la Syrie contrôle les sources du Yarmouk et les exploite aussi de plus en plus, ne laissant à la Jordanie que des quantités d'eau très limitées. L'importance des détournements ont ici d'ores et déjà sapé le projet de barrage commun syro-jordanien El-Wadha (l'unité), ne faisant que raviver les tensions.




L'IRAQ

Si l'Irak est riche en eau, c'est grâce au Tigre et à l'Euphrate. Mais richesse ne rime pas forcément avec bonne gestion. Et le problème est ici accentué par l'insuffisance des infrastructures.
Des aménagements ont été faits sur les deux fleuves pour en réguler le flux et limiter les inondations (qui augmentent la salinité des sols). Mais, considérablement affaibli par l'embargo économique total des Nations unies, l'Irak n'a pu procédé à l'entière réparation des infrastructures hydrauliques détruites lors des attaques américaines de 1990.

Un grand projet serait néanmoins aujourd'hui en cours de réalisation, il s'agit de la construction d'un "troisième fleuve", un canal long de 565 km, creusé entre le Tigre et l'Euphrate et dont l'objectif sera de réduire la salinité des terres agricoles et de drainer aussi les régions marécageuses du sud.



LA JORDANIE


La Jordanie est située dans sa presque totalité dans une zone semi-aride. Seulement 6 % de sa superficie reçoit des précipitations supérieures à 300 mm/an, quantité minimum requise pour faire pousser du blé.
Les eaux disponibles proviennent à l'heure actuelle pour près de moitié d'eaux de surface et pour le reste de réserves souterraines pour beaucoup d'entre elles non renouvelables.

Malgré une consommation per capita très faible, les nappes aquifères jordaniennes ont été exploitées au-delà de leur capacité critique.Le problème est accentué par le fait que l'Arabie Saoudite a aussi commencé à puiser dans une nappe que se partagent les deux pays.
Avec une population de l'ordre de 5,3 millions d'habitants en l'an 2000, le déficit en eau de la Jordanie risque d'atteindre 370 mmc/an.





ISRAEL

Les deux tiers des besoins en eau d'Israël sont assurés par les eaux souterraines, qui sont de plus en plus exposées à la pollution et à l'exploitation excessive. L'épuisement des réserves combinée à l'arrivée de nouveaux immigrants en provenance de l'ex-Union Soviétique ne font qu'accentuer le problème.

Pour en limiter la pression qui en résulte, l'Etat hébreu devrait d'ores et déjà repenser sa politique agricole en limitant ses surfaces et en accordant un moindre intérêt aux cultures grandes consommatrices d'eau (comme le coton ou les agrumes).



LE JOURDAIN



LA CISJORDANIE


Le potentiel en eau de la Cisjordanie est constitué de l'eau de surface du Jourdain et de petits cours d'eau, plus de l'eau souterraine de trois nappes phréatiques régulièrement générées grâce aux pluies.

L'occupation des territoires durant la guerre de 1967 a donné à Israël l'accès à de nouvelles et importantes ressources hydrauliques. Des décrets réglementent tous les domaines qui s'appliquent à l'eau : son extraction, son transfert, ses utilisations, sa vente.


Cela a créé une situation de deséquilibre non seulement entre Israël et la Cisjordanie, mais aussi à l'intérieur des territoires entre palestiniens et colons juifs.

Les quelque 1,2 million de Palestiniens de Cisjordanie ne profitent que de 17 % des eaux des nappes phréatiques de la région, en ne recevant que 160 mmc/an alors que le rendement annuel des nappes est estimé à 650 mmc.

LE JOURDAIN


GAZA

La situation de la bande de Gaza n'est pas meilleure puisque 5 000 colons juifs absorbent ici 17 % de la consommation totale de la région.

Cette situation est aggravée par des pompages obliques dans les nappes, effectués à partir du territoire israélien et par la construction de barrages sur les wadis avant leur entrée dans la bande de Gaza.


"Sans accord sur l'eau, il n'y aura pas d'accord", avait déclaré Yitzhak Rabin.

Depuis septembre 1993, un comité de suivi composé d'experts israéliens et palestiniens a été créé afin de développer la coopération dans le domaine hydraulique. Les positions des deux parties paraissent inconciliables.

Les palestiniens exigent l'entier contrôle de l'eau dans les régions de Jéricho et de Gaza. Les Israéliens veulent à tout prix conserver l'accès à l'eau dans l'ensemble des territoires en prétextant les droits historiques de riverains.

C'est un fait que depuis 65 ans, l'Etat hébreu utilise une grande partie des eaux souterraines qui s'écoulent aussi, en suivant une courbe naturelle, dans son territoire.


L'intransigeance des responsables israéliens est accentuée par le précédent de Gaza, où les Palestiniens ayant reçu le contrôle de l'eau se livreraient à un surpompage, menaçant ainsi la qualité d'une eau déjà polluée et très saline.


Dernière édition par le Dim 10 Juin 2007 - 20:46, édité 2 fois

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 16:34

Quand je pense qu'ARNAUD disait qu'ISRAEL désalinisait toute l'eau dont elle avait besoin et se suffisait donc à elle-même !

port\'nawak saitpas


Je continue.......

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 19:00

L'EAU FACTEUR DE GUERRES

Guerres et paix au Proche-Orient
L'EAU, FACTEUR DE GUERRES



Ne serait-ce qu'en remontant à 1948, date du premier conflit israélo-arabe, peut-on affirmer que les problèmes d'eau ont parfois - sinon conduit - du moins contribué au déclenchement de la guerre ?
La théorie est aujourd'hui très à la mode.


Bien qu'il ait auparavant eu d'autres confrontations militaires entre la Syrie et Israël au sujet des sources El Hamma, la première confrontation sérieuse eut lieu en septembre 1953, lorsque Israël commença à creuser un canal dans la zone démilitarisée entre les deux pays, le long du Jourdain. Il s'agissait de la première étape du grand projet d'Aqueduc national destiné à transporter l'eau du Jourdain vers le terres agricoles du Sud et du Néguev.

La Syrie élève une protestation auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Le chef d'état-major des forces de l'ONU demande à Israël de mettre fin aux travaux et de cesser toute activité militaire dans la zone démilitarisée. Israël ignore l'appel. La Syrie déplace ses blindés vers la région. C'est alors que le gouvernement américain décida d'intervenir en menaçant de suspendre son aide financière à Israël. L'aide américaine constituait alors pour Israël un élément majeur dans ses efforts d'installation de quelques 60 000 nouveaux arrivants dans le pays. Israël céda… à moitié puisque le projet allait tout de même être réalisé grâce à un détour sur les rives du lac Tibériade à 212 m sous le niveau de la mer.

En même temps qu'un premier risque de confrontation avait été endigué, le président Eisenhower ordonne l'établissement d'un programme détaillé pour le développement des ressources en eau du Jourdain. Il s'agira du Plan Johnston. Le Comité politique de la Ligue arabe rejettera le plan qui pourtant favorisait largement les pays arabes dans le partage. En réalité, si les Arabes ont choisi de rompre les négociations, c'est surtout parce qu'ils ne sentaient pas de besoins pressants en eau, qu'ils estimaient aussi pouvoir développer chacun leurs ressources hydrauliques indépendamment de toute coopération régionale et sans la tutelle de quelque autorité que ce soit.

L'aqueduc national israélien fut achevé en 1964, après cinq années de travaux ininterrompus.

Dès 1965, les Syriens et les Libanais lancent plusieurs projets, approuvés et financés par la Ligue arabe pour détourner les eaux du Jourdain à leur source, avec l'intention déclarer d'empêcher Israël d'utiliser la majeure partie de ces eaux.

Les projets n'allaient profiter à ni l'un ni l'autre des initiateurs : dans le cas du Liban, la plus grande partie des eaux allait se déverser directement dans la mer, alors que côté syrien, l'eau irait rejoindre le Yarmouk et donc surtout profiter à la Jordanie. Israël élève une protestation auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. La suggestion d'une intervention des Nations Unies n'est pas suivie. Israël bombarde les sites des travaux et menace d'une intervention de plus grande envergure. Le Liban suspend immédiatement ses travaux. La Syrie attendra d'avoir subi de plus importants dégâts. En 1966, elle renonce définitivement à son "canal de diversion".

La guerre des six jours

Certains affirment aujourd'hui que l'eau a été un facteur important dans le déclenchement de la guerre de juin 1967. Il y eut, c'est vrai, un certain nombre d'incidents à la frontière israélo-syrienne, notamment le 7 avril quand six avions syriens sont abattus au-dessus de Damas par l'aviation israélienne.

Il est tout aussi vrai qu'à la fin de la guerre-éclair, Israël avait entre autre gagné les affluents et les sources du Jourdain, soit 550 à 600 mmc/an, contre les 400 et quelques que lui avait attribué le plan Johnston.

De là à placer l'eau au niveau de facteur déclenchant de la guerre, il y a un pas. C'est aussi oublier le détroit de Tiran, au nord-est de la pointe du Sinaï et que les Egyptiens, prenant la place des casques bleus, venaient tout simplement d'interdire aux navires israéliens. La décision instaurait un blocus total sur le port d'Eilat, coupant quasi complètement les approvisionnements du pays en matière de pétrole.

Aujourd'hui

Alors qu'un traité de paix a été signé entre Israël et la Jordanie incluant le règlement de toutes les questions en suspens au sujet du Jourdain, les revendication palestiniennes, libanaises et syriennes attendent encore d'être réglées, avec en toile de fond le désaccord syro-jordanien concernant le développement des ressources du Yarmouk et plus loin, mais si près tout de même, la menace turque.

Voir aussi : l'eau dans le processus de paix ainsi que les éléments à ne pas perdre de vue

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 19:31

L'EAU DANS LE PROCESSUS DE PAIX



Le processus de paix engagé à Madrid avait permis la mise sur pied d'un groupe de travail "Eau", qui, à l'exemple des quatre autres groupes de travail ("Sécurité", "Réfugiés", "Economie", "Environnement") a débuté ses travaux en 92 à l'issue de la Conférence de Moscou. Entre-temps est survenu le traité israélo-jordanien (signé en octobre 94).

Signé en septembre 1995, l'accord de Taba aurait dû permettre d'aboutir aujourd'hui sur le règlement de la majeure partie du conflit israélo-palestinien. A l'époque, il avait été décidé qu'un certain nombre de dossiers, parmi lesquels celui des réfugiés, mais aussi celui de l'eau seraient négociés dans le cadre du statut final de l'autonomie (dont les négociations ont déjà pris plus d'un an et demi de retard).


Retrait du Golan

La question, directement liée à celle de l'eau, est délicate.
Selon le tracé retenu, Israël gardera ou perdra tout ou partie de son contrôle sur les ressources en eau du Golan.


En 1991, des études stratégiques auraient été faites par l'université de Tel-Aviv sous la direction du Général Aaron Yariv, ancien chef des services de renseignements de l'armée israéliennes en coopération avec l'agence israélienne de planification de l'eau. D'après cette étude, Israël n'aurait pas à occuper tout le Golan pour assurer sa sécurité en eau, de même qu'une grande partie de la bande côtière pouvait être rendue aux Palestiniens.

Pour des raisons de sécurité, cette étude n'a jamais été publiée.

On mesure là aussi la dimension psychologique du problème.

Les experts israéliens souhaiteraient aussi une plus grande implication de la Turquie dans les négociations. Ils pensent - sans doute à raison - qu'un assouplissement de la position turque à l'égard de la Syrie, faciliterait les discussions.

Au total, les intérêts vont de plus en plus dans le sens d'une coopération régionale : Oman aurait décidé, en concertation avec les experts israéliens, la création à Mascate d'un centre d'étude sur le dessalement, en même temps Israël a officiellement demandé la mise en place d'une banque de données régionales sur les ressources en eau, à laquelle pourraient avoir accès toutes les parties ainsi que les organisations internationales.

Encore faudra-t-il que tout cela se concrétise.

Munther Haddadin, qui a été, côté jordanien, le principal négociateur de l'accord de 1994 avec Israël estime - sans doute à raison - que le problème de l'eau ne peut pas, à lui seul, provoquer un conflit armé. Dans un contexte de pénurie, l'eau peut au contraire favoriser la coopération, à condition toutefois d'apporter les solutions qui conviennent aux autres sources de conflit.

Prendre en compte, non seulement l'hydrographie ou la géographie, mais les besoins réels d'une société, c'est là que réside de toute façon la clé du problème de l'eau. "L'eau par nature, déclarait le négociateur jordanien , sert à éteindre l'incendie pas le provoquer".



LE GOLAN

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 19:57

ELEMENTS A NE PAS PERDRE DE VUE



L'analyse géopolitique de l'eau impose de prendre en considération un certain nombre d'éléments. Des éléments dont la signification se renforce au Moyen-Orient.


* Premier élément : le besoin pour toute nation, de maintenir, de
regagner ou d'étendre ses droits sur l'eau.


* Ce qui s'explique par le sentiment - d'ailleurs très juste - que la possession ou le contrôle de l'eau en abondance est synonyme, sinon de pouvoir, du moins de sécurité nationale, de prospérité et de bien-être.



* De là bien sûr - deuxième élément - : le besoin de contrôler les stratégies des Etats voisins, et au premier chef, des Etats situés en amont de ses propres ressources.



* A cela s'ajoute aujourd'hui un troisième élément - ou plus justement une préoccupation supplémentaire - à savoir : la crainte de plus en plus actuelle des risques de pollution.



* Le cas du Moyen-Orient impose enfin la prise en compte d'un quatrième éléments : l'importance d'une agriculture, fortement consommatrice d'eau, mais considérée non pas en tant que telle mais en tant que politique sociale peu coûteuse, assurant un emploi et un niveau de vie à toute une partie de la population.

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par Joss le Dim 10 Juin 2007 - 20:02

LE PRIX DE LA PAIX
L'approche économique et rationnelle du problème



Très récemment, un groupe d'enseignants de l'Université de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology se sont associés à plusieurs experts hydrauliques et plusieurs économistes israéliens, palestiniens et jordaniens pour placer la question de l'eau au Proche-Orient sous une approche économique rationnelle : il s'agit de Plan de Harvard.

L'approche est en résumé la suivante :

1 - L'eau est une ressource rare et en tant que telle a une valeur, même si cette valeur doit être pondérée par des considérations d'ordre national comme l'agriculture, l'emploi et la politique.

Partant de là, les experts ont calculé la valeur de l'eau dans la région, aujourd'hui et à l'horizon de 2020. Ils ont aussi calculé la valeur des droits des différents propriétaires.

2 - Puisque l'eau ne peut coûter plus cher que son coût de remplacement, une limite supérieure de cette valeur a été définie dans chaque cas.

C'est ainsi que le professeur Fisher, initiateur du projet a évalué le déaccord sur l'eau et les droits de propriétés entre Israël et les Palestiniens entre 50 et 60 millions de dollars par an, en conclusion : "une somme assez peu élevée pour que les pays ne puissent négocier à son sujet".

Le modèle mathématique a été ultérieurement repris pour évaluer les désaccords entre Israël, la Syrie et le Liban, en se fondant sur la répartition qui avait été avancée par le Plan Johnston.
La perte pour Israël d'une partie des eaux du Jourdain s'élèverait à 16 millions de dollars par an, ce qui représente un montant relativement modeste.

A supposer qu'Israël doivent pour des raisons de développement urbain ou industriel retrouver la même quantité d'eau, et pour cela, utiliser l'eau de mer dessalée, cela lui coûterait 52 millions de dollars par an. Même cette somme n'est pas importante.

Au total, la valeur maximale du désaccord ne représente que 0,065 % du PIB d'Israël (environ 80 milliards de dollars en 1996).

Un calcul qui peut indisposer le lobby des agriculteurs ou l'"establisment" de l'eau, lui aussi très puissant en Israël. Qu'importe, puisqu'à terme il est évident que seules les solutions reposant sur la base de ce que l'on appelle "la maximisation du bénéfice total net" pourront s'imposer, en respectant au mieux l'intérêt de chacun et celui aussi, de plus en plus préoccupant, des écosystèmes.


Le dessalement :
En 1990, on comptait 7500 unités de dessalement - capables de produire plus de 100 m3 par jour -, établies dans 120 pays, dont 60 % situés au Moyen-Orient.

Le coût élevé du traitement (entre 1,10 et 1,50 dollar le mètre cube) limite l'utilisation de cette eau à la consommation des villes et de l'industrie. La Banque mondiale prévoit néanmoins que le coût de l'eau distillée ou électrodialisée pourrait descendre à 70 cents d'ici l'an 2000.

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NESTLE/DANONE ET LE LOBBY DE L'EAU

Message par Joss le Dim 6 Jan 2013 - 12:22









Nestlé a beau être le groupe agroalimentaire le plus puissant au monde, cela n'empêche pas ses dirigeants de penser à l'avenir. En 2005, le groupe s'est ainsi posé la question de savoir quelle serait au cours de cent prochaines années la ressource qui pouvait assurer la croissance de l'entreprise. Pour Peter Brabeck-Letmathe, président de la multinationale, la réponse ne fait pas de doute : cette ressource miracle s'appelle l'eau.

Devenu leader sur le marché de l'eau minérale, Nestlé a vu son chiffre d'affaires dépasser les 80 milliards d'euros. Et, tandis que 900 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, le géant suisse possède aujourd'hui au moins une usine d'embouteillage dans chaque pays.

Interrogé à cette époque, M. Brabeck-Letmathe estimait que la question de la privatisation de l'eau pouvait être abordée de deux manières : "L'une est extrémiste, défendue par quelques ONG qui considèrent que l'eau est un bien public." Balayant cette thèse, il insiste : "L'eau est une denrée alimentaire comme les autres et doit avoir une valeur marchande." Empruntée au documentaire We Feed the World, cette profession de foi trouve une place centrale dans l'enquête réalisée par Urs Schnell et Res Gehriger.

BATAILLE JURIDIQUE SANS MERCI

Depuis les bords du lac Léman jusqu'aux bidonvilles de Lagos, au Nigeria, les deux journalistes remontent les méandres du marché de l'eau minérale Nestlé. Dans l'Etat du Maine, aux Etats-Unis, se livre ainsi une bataille juridique sans merci entre la multinationale et les habitants. Aux pieds du mont Washington, où la loi autorise à puiser l'eau sans limite, Nestlé a construit la plus grande usine d'embouteillage du monde. Dans la ville de Fryeburg, l'ironie est de mise pour parler de l'usine Nestlé : "Cette eau en bouteille qu'on nous vend à prix d'or est la même que celle qui coule dans nos toilettes."

Face à ces critiques, Nestlé tente de laver son image. Dans le camp de Kebribeyah, en Ethiopie, 20 000 réfugiés bénéficient gratuitement d'un système d'alimentation en eau potable. Ils attendent simplement qu'il soit réparé. Autre exemple édifiant, à Lahore, au Pakistan. Hier, l'eau y était gratuite. Aujourd'hui, on ne sert plus que Pure Life, la nouvelle gamme de Nestlé. Purifiée et enrichie en minéraux, c'est l'eau en bouteille la plus vendue au monde. Les classes privilégiées du Pakistan ont servi de marché test. Mais, près des bidonvilles, les sources s'épuisent et sont de plus en plus insalubres. Désormais inaccessible pour des dizaines de milliers d'habitants, à Lahore comme ailleurs, l'eau potable n'existe plus qu'en bouteille.

EAUX NESTLE WATERS
Vittel
Contrex
Nestlé Pure Life
Perrier et Perrier Fines Bulles
S.Pellegrino
Acqua Panna
Hépar
Quézac
Valvert
Carola
Charmoise
Plancoët
Ste Alix
St Lambert


EAUX DANONE
Evian, 1er exportateur mondial d'eaux minérales
Volvic
Badoit
La Salvetat


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LA PRIVATION DE L'EAU EN EUROPE

Message par Joss le Dim 6 Jan 2013 - 12:25

LA PRIVATION DE L'EAU EN EUROPE

Comment l’Europe est en train de transformer l’eau du robinet en marchandise en toute discrétion


Soutenue par des multinationales, la Commission européenne pousse secrètement à la privatisation de l’eau en Europe, affirme le site de la télévision allemande «Monitor». L’accès à l’eau de qualité est reconnu comme un droit fondamental par l’ONU, mais si ces multinationales parviennent à obtenir ce qu’elles souhaitent, elles pourront se partager un pactole constitué de milliards d’euros.

La Commission a commencé à promouvoir la privatisation de l’eau pour les pays touchés par la crise et qui ont bénéficié de plans d’urgence, comme la Grèce et le Portugal par exemple.

La troïka a parfois imposé cette privatisation, qui est alors expressément prévue dans les contrats qu’elle leur fait signer. En Grèce, les grands aqueducs d’Athènes et de Thessalonique ont été vendus.

Pour le consommateur, la privatisation a des conséquences importantes. Au Portugal dans la ville de Pacos de Ferreira où la compagnie des eaux «Aguas de Portugal» a été privatisée, la facture d’eau a augmenté de près de 400% en quelques années, et chaque année, elle continue d’augmenter au rythme de 6%. Mais ce n’est qu’un début, affirme Monitor : la Commission cherche désormais à étendre cette privatisation aux autres pays européens.

Selon Heide Rühle, une parlementaire allemande européenne qui représente les Verts allemand, l’UE met tout en oeuvre pour imposer discrètement la privatisation de l’eau en Allemagne.

D’après le commissaire européen Michel Barnier, cependant, la décision de la fourniture de l’eau sera toujours entre les mains des municipalités, et il s’agit simplement de leur donner la possibilité de faire appel à un partenaire privé réglementé pour le bénéfice du consommateur.

Or, une étude menée par l’Université de Barcelone en 2010 indique que la privatisation de l’eau n’a pas toujours favorisé la baisse des prix, et que dans certains cas, la qualité de l’eau s’est dégradée, parce que les entreprises privées qui ont pour objectif premier de réaliser des bénéfices ont une tendance à moins entretenir et rénover l’infrastructure. Les promesses faites au moment de la privatisation sont rarement tenues.

Pour les investisseurs, l’eau est devenue une marchandise de premier plan. Le marché de l’eau représente chaque année des centaines de milliards d’euros en Europe, et les grandes multinationales tentent d’obtenir la signature de contrats.

(…)

L’eau doit-elle être un droit fondamental humain ou une mine d’or pour des multinationales ? «Bruxelles a déjà tranché : à l’avenir, l’eau appartiendra plutôt aux firmes multinationales, plutôt qu’à chacun d’entre nous», conclut Monitor.

Auteur : Express

Source : globalpresse.wordpress.com


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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

Message par père JEAN le Lun 7 Jan 2013 - 12:39

Pour ce qui concerne l'eau en territoire Palestinien, je confirme. Je suis allé dans cette région. Il y a de fréquentes coupures d'eau. L'eau est coupée en amont du Jourdain par Israël. Cela fait partie des nombreuses humiliations que doivent subir les Palestiniens. Il y en a d'autres : le mur qui les sépare, les colonisations...

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FRANCE : MÉDICAMENTS ET PESTICIDES DANS L’EAU MINÉRALE

Message par Joss le Jeu 28 Mar 2013 - 14:19


MÉDICAMENTS ET PESTICIDES DANS L’EAU MINÉRALE


Selon une étude, des traces de pesticides et de médicaments, ont été décelées dans environ 10 % des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause le fait qu’elles soient potables.

« À court terme, il n’y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables », insiste le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, Thomas Laurenceau. « On est dans l’ordre de l’ultratrace, du millième de micron, c’est vraiment minuscule », a-t-il précisé. L’enquête « ne met absolument pas en cause l’honnêteté des embouteilleurs », mais interroge la contamination de l’environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. « Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale », résume M. Laurenceau, qui appelle, avec l’association France Libertés, à « la remise à plat des normes de qualité » prenant en compte les nouveaux polluants.

L’analyse a porté sur 47 bouteilles d’eau, trois bonbonnes d’eau, et une dizaine d’échantillons d’eau du robinet prélevés dans trois départements. Sur les bouteilles d’eau étudiées - portant sur l’ensemble du marché -, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides. « La grande surprise », écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la MONT ROUCOUS, SAINT YORRE, SALVETAT, SAINT AMAND (Du Clos de l’abbaye) et CARREFOUR Discount (Céline Cristaline).

« Les embouteilleurs sont extrêmement prudents »

La teneur est « infime » mais c’est « suffisant pour qu’on s’interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales », souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l’analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de « faux positifs ». « La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d’en expliquer l’origine », écrit 60 millions de consommateurs. « L’affaire est suffisamment sérieuse pour qu’on lance des analyses à plus grande échelle », estime M. Laurenceau.

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l’HEPAR, pour le premier, et dans la SAINT AMAND pour le second. Par ailleurs, des traces d’Atrazine et d’Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la VITTEL (Grande source), la VOLVIC (Clairvic), la CORA (Saint-Pierre), et la CRISTALINE (Louise). « Ce qu’on en retire, ce n’est pas de dire que telle marque est plus risquée qu’une autre. Il n’y a pas les bons et les mauvais. Sur l’ensemble des marques, il y a un problème », poursuit M. Laurenceau. « Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu’il peut y avoir (des micropolluants), même si c’est infinitésimal, qui ne devraient pas être là. »

Et l’eau du robinet ?

Et l’eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges). Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l’Obio, et de Bisphénol A, d’Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne. « Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail », souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l’Opération transparence sur l’eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l’eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/M-dicaments-et-pesticides-dans-l-eau-min-rale-14885223


Dernière édition par Joss le Sam 27 Juil 2013 - 7:16, édité 1 fois

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USA : LA COLLECTE DES EAUX DE PLUIE ILLÉGALE DANS DE NOMBREU

Message par Joss le Jeu 23 Mai 2013 - 13:05


ÉTATS UNIS : LA COLLECTE DES EAUX DE PLUIE ILLÉGALE DANS DE NOMBREUX ÉTATS


Un texte traduit par Eyael à lire jusqu'au bout, car en clamant que l'eau de pluie n'appartient plus à l'homme, mais à l'état, il pose bien la condition future de l'humanité. Dans le même état d'esprit, on avait vu l'interdiction en France de vendre du purin d'ortie. S'il n'y a pas de réveil urgent, l'américain d'aujourd'hui, l'européen de demain, l'humanité tout entière après-demain vont devenir des marionnettes manoeuvrées par l'élite vampirique, qui dénieront jusqu'à la possession de notre âme. Hélios

L'eau de pluie n'appartient plus à la collectivité dans certains états américains...

Bon nombre des libertés dont nous jouissons, ici, aux États-Unis, sont en train de s'éroder rapidement au fur et à mesure que, de terre de liberté, cette nation est en passe de devenir une terre d'esclavage. Toutefois, ce dont j'ai à vous faire part marque le franchissement d'un nouveau seuil dans l'atteinte à nos libertés. Vous n'êtes sans doute pas au courant mais de nombreux états de l'Ouest, dont l'Utah, Washington et le Colorado, ont, depuis longtemps, mis des personnes hors la loi pour avoir collecté des eaux de pluie sur leur propriété parce que, selon les fonctionnaires en place, la pluie appartiendrait à quelqu'un d'autre.

Pour en savoir plus sur la question, consultez ce bulletin d'information en provenance de Salt Lake City. En Utah, il est illégal de détourner les eaux de pluie sans licence valide comme Mark Miller, concessionnaire Toyota, vient de l'apprendre à ses dépens.

Après avoir construit un important système de récupération des eaux de pluie au sein de sa nouvelle concession pour y laver les voitures neuves, Miller a découvert que son projet était, en fait, un « détournement illégal des eaux de pluie ». Bien que sa récupération pour un tel usage découle de la logique de protection des ressources d'autant qu'il pleut rarement en Utah, cette pratique est tout de même considérée comme une violation des droits à la propriété de l'eau qui, apparemment, appartiendrait exclusivement aux divers organismes gouvernementaux de l'Utah.

« L'Utah est le deuxième état d'Amérique où il pleut le moins. Nos lois devraient peut-être se mettre au courant du fait »
explique Miller en réaction à cette ridicule interdiction de collecter les eaux de pluie. Les autorités locales de Salt Lake City ont trouvé un compromis avec Miller lui permettant d'utiliser « leurs » eaux de pluie mais le fait que des personnes comme lui ne soient pas vraiment propriétaires des eaux qui se déversent sur leur propriété est un bon indicateur du peu de liberté dont nous jouissons actuellement ici, aux États-Unis. (L'accès aux eaux de pluie qui se déversent sur votre propriété semble être un droit fondamental, non ?)

L'interdiction de collecter les eaux de pluie dans d'autres états

L'Utah n'est pas, non plus, le seul état à interdire la collecte des eaux de pluie. Le Colorado et l'état de Washington ont également instauré des restrictions limitant sa libre utilisation mais qui varient en fonction des régions et des législateurs ayant adopté des lois visant à les alléger.

Au Colorado, deux nouvelles lois ont été récemment votées afin d'exempter de ces restrictions les petits systèmes de récupération du style de ceux que les gens utilisent chez eux. Avant l'adoption des dites lois, le comté de Douglas, dans le Colorado, a mené une étude sur les incidences de la collecte des eaux de pluie sur les nappes aquifères et phréatiques. Il s'avère donc que permettre aux gens de récupérer les eaux de pluie sur leur propriété réduirait, de fait, la sollicitation des infrastructures d'approvisionnement en eau et améliorerait leur protection.

Pour ma part, je ne pense pas qu'il faille une étude pour en arriver à cette conclusion qui s'impose d'elle-même. Nul besoin d'être un éminent savant pour comprendre qu'utiliser l'eau de pluie au lieu de celle du robinet constitue un moyen intelligent et efficace de préserver cette précieuse ressource, en particulier dans ces régions de l'Ouest où la sécheresse est très préoccupante.

Il ressort, en outre, de cette étude qu'environ trois pour-cent seulement des précipitations du comté de Douglas, censées être détournées par les collecteurs d'eau de pluie, se retrouvent dans les rivières et cours d'eau. Quant aux 97 pour-cent restants, ils s'évaporent ou bien s'infiltrent dans le sol pour y être utilisés par les plantes.

Cela sous-entend pourquoi les bureaucrates ne peuvent pas vraiment utiliser l'argument que la collecte des eaux de pluie les empêchent d'aboutir là où elles doivent. Une partie tellement infime parvient à destination que chaque ménage ou presque pourrait récupérer de nombreux tonneaux d'eau de pluie sans réel impact sur la quantité se déversant, au final, dans les rivières et cours d'eau.

Tout ceci n'est qu'une histoire de contrôle

Aussi longtemps que les gens resteront dans l'ignorance et la désinformation à propos des problèmes importants, le gouvernement continuera à nous retirer, petit à petit, les libertés dont nous jouissons. L'unique raison pour laquelle ces restrictions sur l'eau se sont finalement mises à évoluer au mieux est parce que des gens y ont prêté attention et ont oeuvré pour faire reculer la loi.

Bien que, dans certains cas, ces lois sur la restriction de la collecte des eaux figurent au registre depuis plus de 100 ans, elles font progressivement marche arrière grâce aux efforts des citoyens qui ont décidé que ça ne pouvait plus durer.

Parce que si nous n'avons même plus le droit de récupérer la pluie qui tombe autour de nous, qu'avons nous le droit de faire exactement ? La question des eaux de pluie met en lumière un grave problème plus général dans l'Amérique actuelle : la réduction des libertés et l'accroissement du contrôle du gouvernement.

Tout compte fait, aujourd'hui, nous avons été reprogrammés à penser que nous avons besoin de la permission du gouvernement pour faire valoir nos droits inaliénables alors que c'est plutôt ce dernier qui est sensé détenir son pouvoir de nous. La République Américaine a été conçue pour que ce gouvernement soit au service du peuple en protégeant et faisant valoir ses droits et libertés. Mais, de plus en plus, notre propre gouvernement restreint les droits de ses citoyens dans ses actions essentielles et de bon sens comme récupérer les eaux de pluie ou acheter du lait cru (non pasteurisé) chez le fermier du coin.

Nous vivons actuellement sous un gouvernement qui a progressivement détourné nos libertés, nous en ré-accordant, de temps à autre, la jouissance d'un nombre très restreint afin de donner l'illusion de faveurs bienveillantes.

Lutter contre l'asservissement

Aussi longtemps que les gens croiront que leurs droits proviennent du gouvernement (et non le contraire), ils seront toujours ses esclaves. Et quels que soient les droits et libertés que nous pensons encore détenir, ils seront rapidement érodés par un système de pouvoir bureaucratique qui ne cherche qu'à étendre son contrôle.

Parce que le même argument qui est actuellement utilisé pour restreindre la collecte des eaux de pluie pourrait, bien sûr, être utilisé pour décréter que vous n'avez aucun droit sur l'air que vous respirez non plus. Après tout, les gouvernements pourraient proclamer que l'air appartient à quelqu'un d'autre et vous imposer ensuite une « taxe ou redevance sur l'air » et exiger que vous payiez pour chaque inspiration qui vous maintient en vie.

Vous ne croyez pas que ce soit possible ? Laissez-leur juste le temps. En réalité, le gouvernement revendique déjà la possession de votre terrain et votre maison. Si vous croyez réellement posséder votre propre maison, arrêtez donc de payer vos impôts fonciers et voyez combien de temps vous en resterez « propriétaire ». Votre ville ou le comté la saisira et la vendra pour rembourser votre « dette fiscale ». Cela prouve bien qui en est le véritable propriétaire... ce n'est pas vous !

Et qu'en est-il de la propriété de votre corps ? Selon l'Institut National de la Propriété Industrielle, 20% de votre code génétique appartiendrait déjà aux universités et corporations américaines. Votre propre corps, affirment-ils, serait en partie, la propriété d'un autre. Alors s'ils possèdent votre terrain, votre eau et votre corps, combien de temps leur faudra-t-il ensuite pour revendiquer la possession de votre esprit, voire de votre âme ?

A moins de nous opposer à cette tyrannie, elle s'approchera à pas de loup, jour après jour, jusqu'à ce que nous nous retrouvions totalement asservis par un monde de connivence entre gouvernements et corporations où tout ce qui aura de la valeur sera détenu par ces groupes puissants et imposé à la force des armes par les services d'ordres locaux.

Par Hélios - Traduction par le Bistrot bar blog (Eyael)

Note du veilleur

Cela n'est pas notifié dans cet article, mais il semble que l'Oregon ne soit pas en reste au vu de cette news datant de juillet 2012 :

« Condamné à 30 jours de prison pour la collecte des eaux de pluie sur sa propriété

Un homme de l'Oregon a été condamné mercredi 25 juillet 2012 à 30 jours de prison et plus de 1500 $ en amendes parce qu'il avait trois réservoirs sur sa propriété pour recueillir et utiliser l'eau de pluie.

Gary Harrington de Eagle Point, en Oregon, a dit qu'il prévoyait faire appel de sa condamnation au comté de Jackson (Oregon), à propos de neuf accusations de méfait en vertu d'une loi de 1925 qui réglemente l'utilisation de l'eau de pluie.  On lui reproche d'avoir utilisé « trois réservoirs illégaux" sur sa propriété pour le remplissage des réservoirs d'eau de pluie et de ruissellement de la neige. »

source http://www.fromthetrenchesworldreport.com/collecting-rainwater-now-illegal-in-many-states/42532


Dernière édition par Joss le Sam 27 Juil 2013 - 7:20, édité 1 fois

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EN FRANCE, LA CONTAMINATION DES COURS D'EAU EST "QUASI GÉNÉR

Message par Joss le Sam 27 Juil 2013 - 7:12

EN FRANCE, LA CONTAMINATION DES COURS D'EAU EST "QUASI GÉNÉRALISÉE"
 

Dans une note datée du 22 juillet et diffusé mercredi, le Commissariat général au développement durable (CGDD) estime que la contamination des cours d'eau "est quasi généralisée en France, essentiellement par les herbicides en métropole et des insecticides en outre-mer".

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles que sont le nord de la France, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, l'amont du Rhône et la Martinique.


"Seuls 7 % des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans des régions peu agricoles ou à agriculture peu intensive", soit le quart sud-est de la France et l'Auvergne, écrit le Commissariat.

LE SEUIL DE POLLUTION DÉPASSÉ DANS 63 SECTEURS SUR 176

En 2011, sur les 176 secteurs hydrographiques surveillés en France métropolitaine, 63 présentaient une concentration moyenne annuelle supérieure à 0,5 microgramme par litre, soit le seuil au-delà duquel l'eau est jugée "impropre à la consommation humaine". En outre-mer, sept secteurs sur 12 dépassaient ce seuil.

Lire  nos explications "Les pesticides réduisent fortement la biodiversité aquatique"

Dans les zones de grandes cultures comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l'eau est "impropre à la fabrication d'eau potable". Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18 % des points de mesure, précise le Commissariat.

LES NAPPES SOUTERRAINES PARTICULIÈREMENT POLLUÉES EN OUTRE-MER

Les nappes souterraines semblent, elles, moins contaminées que les cours d'eau, et en 2011, quatre des 176 aquifères surveillés présentaient une concentration totale supérieure à 0,5 microgramme, notamment la nappe de Beauce ou dans le Vaucluse.

En dehors des nappes sous couverture argileuse ou de montagne qui sont les plus préservées, "le reste du territoire montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible avec des concentrations inférieures à 0,1 microgramme par litre", écrit le CGDD. La situation est bien moins bonne en outre-mer, et notamment en Martinique où 70 % des nappes dépassaient le seuil de 0,5 microgramme.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/24/pesticides-la-contamination-des-cours-d-eau-quasi-generalisee-en-france_3453076_3244.html

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MATIÈRES PREMIÈRES : FAUT-IL S'ATTENDRE À UNE GUERRE DE L'EA

Message par Joss le Sam 27 Juil 2013 - 19:49

MATIÈRES PREMIÈRES : FAUT-IL S'ATTENDRE À UNE GUERRE DE L'EAU ?

Si les mots évoquent un titre de roman de science-fiction, Les guerres de l'Eau semblent de plus en plus proches de nous. En effet, dans 20 ans la demande en eau douce sera de 40% supérieure à l'offre.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/matieres-premieres-faut-attendre-guerre-eau-cecile-chevre-797508.html#0msmmHPrsplRAy4K.99
Si les mots évoquent un titre de roman de science-fiction, Les guerres de l'Eau semblent de plus en plus proches de nous. En effet, dans 20 ans la demande en eau douce sera de 40% supérieure à l'offre.
Si les mots évoquent un titre de roman de science-fiction, Les guerres de l'Eau semblent de plus en plus proches de nous. En effet, dans 20 ans la demande en eau douce sera de 40% supérieure à l'offre.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/matieres-premieres-faut-attendre-guerre-eau-cecile-chevre-797508.html#0msmmHPrsplRAy4K.99
Si les mots évoquent un titre de roman de science-fiction, Les guerres de l'Eau semblent de plus en plus proches de nous. En effet, dans 20 ans la demande en eau douce sera de 40% supérieure à l'offre.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/matieres-premieres-faut-attendre-guerre-eau-cecile-chevre-797508.html#0msmmHPrsplRAy4K.99



La guerre de l'eau va-t-elle allumer la mèche ? Le concept est apparu en 1993, quand Christian Chesnot publie La Bataille de l'eau au Proche-Orient. La thèse selon laquelle l'eau et sa possession est une des sources de conflit majeur pour le 20ème siècle mais surtout pour le 21ème siècle a depuis fait florès. Il suffit de taper l'expression "guerre de l'eau" dans votre moteur de recherche préféré pour prendre conscience du nombre d'articles s'intitulant : "la guerre de l'eau aura-t-elle lieu ?"
L'inquiétude est d'autant plus justifiée que les ressources en eau douce (2% de l'eau contenue sur la planète) s'amenuisent et que, surtout, la demande flambe. D'ici à 2030, les ressources d'eau douce disponibles seront de 40% inférieures à la demande.
Selon l'ONU, 263 réserves d'eau (fleuves, lacs, rivières ou nappes phréatiques...), représentant 60% des réserves d'eau douce de la planète, sont partagées entre au moins deux pays. Des "bassins internationaux" qui peuvent très vite cristalliser les crispations dès que l'approvisionnement en eau ne coule plus de source.

Les exemples sont nombreux et ne datent pas d'hier. Est cité comme premier exemple d'une guerre de l'eau le conflit qui a opposé les deux cités mésopotamiennes, Lagash et Umma, pour le contrôle de canaux d'irrigation dérivés du Tigre. Et depuis ?

L'eau est élément indispensable non seulement à la consommation humaine mais aussi à l'agriculture (qui représente 70% de la consommation d'eau douce mondiale) mais aussi à l'industrie (pour la production d'énergie mais aussi pour l'industrie minière, chimique, textile, etc.). Les besoins, et tout particulièrement des pays émergents, vont donc très fortement augmenter dans les années qui viennent pour accompagner leur croissance économique. De quoi faire craindre une explosion de la violence liée à la possession d'eau ?

L'eau est rarement la cause réelle d'un conflit entre pays mais facteur aggravant. C'est le cas par exemple entre Israël et ses voisins qui, outre leurs sources de conflit bien connues, s'affrontent aussi sur le partage des eaux du Jourdain ou encore sur certaines nappes phréatiques. Un des déclencheurs de la guerre des Six Jours est le projet de détournement du Jourdain.

Autre conflit, latent cette fois, celui qui oppose la Turquie à la Syrie ou l'Irak. La Turquie a en effet entrepris la construction d'une vingtaine de barrages sur le Tigre et l'Euphrate. Or, selon la Syrie et l'Irak, qui se trouvent en amont de la Turquie, ces projets menacent leur approvisionnement en eau. La guerre diplomatique et politique a failli en passer plusieurs par les armes depuis les années 1970. En 1990, la Turquie a bloqué par exemple l'Euphrate pendant un mois pour remplir le lac du barrage Atatürk. Les tensions entre ces pays sont toujours d'actualité sans que de solutions durables soient trouvées.

La possession de ressources d'eau explique aussi en partie certains choix géostratégiques fait des par des Etats. Le Tibet est ainsi la quatrième réserve d'eau douce au monde et est la source des cinq principaux fleuves d'Asie, le Brahmapoutre, le Mékong, l'Indus, le Fleuve Jaune et le Yangtsé (Fleuve bleu). Les nombreux projets de barrages qui naissent régulièrement dans les arcanes du pouvoir chinois font ainsi trembler toute la région.

Même chose pour les différents barrages construits par l'Inde, comme l'explique Le Monde : "l'Inde reproche à la Chine un égoïsme de l'eau qu'elle inflige elle-même à ses voisins situés en aval. Car le Bangladesh aussi se plaint amèrement des projets indiens de barrages ou de retenues d'eau sur le Brahmapoutre comme sur le Gange. Dans cette affaire, la tâche de New Delhi est compliquée par les intérêts particuliers de ses propres Etats fédérés, comme l'a illustré l'attitude récalcitrante du Bengale-Occidental qui a fait capoter en 2011 un projet d'accord indo-bangladais sur la rivière Teesta. Cette question du partage de l'eau alimente également au Népal des sentiments hostiles à New Delhi"

La coopération, outil essentiel de la politique de l'eau


Cependant, le caractère indispensable de l'eau incite à la coopération. La plupart des conflits liés à l'eau se concluent de manière pacifique, comme le rappelle Alternatives économiques : "depuis 50 ans, 1 228 des 1 831 litiges entre Etats concernant le partage des eaux ont été réglés de manière coopérative. Et que, dans les cas conflictuels, seuls 35 se sont accompagnés de violences, la violence militaire n'intervenant qu'à 21 reprises... dont 18 entre Israël et ses voisins".

"Le Comité du Mékong, par exemple, créé en 1957 comme agence intergouvernementale entre le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Viet Nam, n'a pas cessé d'échanger des données et des informations sur la mise en valeur des ressources en eau durant toute la guerre du Viet Nam (1955-1975). Israël et la Jordanie ont tenu des pourparlers secrets 'de table de pique-nique' sur la gestion du Jourdain à la suite des négociations infructueuses de Johnston en 1953-1955, alors même qu'ils ont été en guerre de l'indépendance d'Israël en 1948 jusqu'au traité de paix de 1994″, explique d'ailleurs un article publié en janvier dans Planète Science.

Le traité dit de l'Indus, signé en 1960, réglemente le partage des eaux entre l'Inde et le Pakistan et a résisté aux trois guerres qui ont opposé les deux pays depuis. L'Unesco, qui a lancé en février dernier une Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau, souligne que la coopération reste pour le moment le moyen privilégié de résolutions des conflits liés à l'eau.


[Du point de vue de l'investisseur, quelles possibilités une telle situation ouvre-t-elle ? Pour toutes les réponses, continuez votre lecture...]

http://www.atlantico.fr/decryptage/matieres-premieres-faut-attendre-guerre-eau-cecile-chevre-797508.html

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Re: GUERRE DE L'EAU EN FRANCE ET AILLEURS

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