MARTHE ET MARIE

PESTICIDES

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PESTICIDES

Message par Invité le Mer 14 Jan 2009 - 18:19

Commentaire perso : Faudra encore attendre un peu pour en voir les effets, mais ça va dans le bon sens !


14/01/2009
Mardi 13 janvier, les députés européens ont adopté à une large majorité la nouvelle législation relative à la commercialisation et à l’utilisation des pesticides. Fruit d’un compromis avec le Conseil, elle permettra d’interdire une vingtaine de substances dangereuses pour la santé et de réduire l’usage des pesticides.
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Cette législation, unique au monde, apportera des bénéfices clairs pour la santé et la qualité de l’eau et des aliments dans l’Union européenne», s’est félicitée Hiltrud Breyer, députée Vert allemande et rapporteure du projet de législation. «Ce vote est un succès majeur remporté face au lobby intensif des industriels et des représentants agricoles qui ont tenté de diluer les textes jusqu’à la dernière minute», ajoute-t-elle dans un communiqué du 13 janvier.

Le paquet législatif, issu d’un compromis entre le Parlement et le Conseil en décembre dernier (1) a été adopté en deuxième lecture par les députés européens à une large majorité (577 voix pour, 72 voix contre ou abstentions). Cette nouvelle législation comprend un règlement relatif à la mise sur le marché des pesticides (2) et une directive-cadre sur l’utilisation durable des pesticides (3).

Le premier volet instaure la création d’une liste de substances actives (entrant dans la composition des pesticides) autorisées à l’échelle européenne et sur la base de laquelle chaque Etat membre délivrera des autorisations de mise sur le marché. Les substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR), persistantes, bioaccumulatives et toxiques (PBT) ou très persistantes et très bioaccumulatives (vPvB), et celles qui sont néfastes pour les abeilles seront interdites «à moins que leurs effets soient négligeables en pratique». Des dérogations d’une durée maximale de 5 ans pourront toutefois être accordées en cas de menace grave pour les cultures. Les substances immunotoxiques, neurotoxiques pour le développement et perturbatrices pour le système endocrinien pourront également être interdites si elles posent «un risque significatif». Selon l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) le retrait des substances de type perturbateurs endocriniens «sans justification scientifique et sans mise en place rapide de solutions alternatives, aura des conséquences graves (…) sur certaines productions européennes» et appelle les autorités européennes à revoir les modalités d’application pour ce critère.

Ces nouvelles règles devraient conduire à l’interdiction de 22 substances sur un total de 400, selon l’estimation de l’Agence suédoise des produits chimiques. En 1991, l’entrée en vigueur de la précédente directive avait entraîné l’élimination de la moitié des 800 substances actives disponibles. Les substances seront autorisées pour une durée de 10 à 15 ans. La substitution des pesticides «préoccupants» par des produits alternatifs plus sûrs, s’ils existent, devra être effective dans un délai de 3 ans.

Contrairement au souhait initial du Parlement (4), la division de l’UE en trois zones d’autorisation (Nord, Sud, et Centre) fondée sur le principe de reconnaissance mutuelle a été adoptée. La France fera partie de la zone Sud aux côtés notamment de l’Espagne et de l’Italie. Cette mesure devrait favoriser et accélérer la mise sur le marché de nouveaux pesticides, précise le Parlement européen. Toutefois, les députés ont obtenu la possibilité pour chaque Etat membre de restreindre ou d’interdire des pesticides sur son territoire.

Le deuxième volet du paquet comprend un ensemble de mesures visant à réduire l’usage des pesticides, jusqu’à présent non réglementé. Parmi les mesures de la directive figurent le recours à des méthodes alternatives sans produit chimique, l’interdiction de l’épandage aérien, la protection du milieu aquatique et des eaux potables, la restriction de l’usage dans les lieux publics, ainsi que des dispositions relatives à la formation et la qualification des utilisateurs, distributeurs et vendeurs. «La formation devra être assurée par des acteurs neutres et non par l’industrie. Les vendeurs (…) devront délivrer une information sur l’usage des pesticides à tous les consommateurs», a souligné Christa Klass, députée européenne (PPE) et rapporteure de la nouvelle directive, dans un communiqué du 13 janvier.

Enfin, les Etats membres sont invités à mettre en place des plans d’action nationaux de réduction de l’usage des phytosanitaires. L’objectif de réduction de 50%, voulu par les députés, a toutefois dû être abandonné lors des négociations de compromis avec le Conseil.

L’obtention de l’accord global sur le «paquet pesticides» était l’une des priorités de la Présidence française de l’UE. «Nous avons mené une négociation difficile et nous avons réussi à trouver le bon équilibre entre une disponibilité suffisante en produits de traitement des plantes pour une agriculture compétitive, et la réduction de leur impact sur la santé publique et l’environnement», s’est réjoui le ministre français en charge de l’agriculture, Michel Barnier, dans un communiqué du 13 janvier.

Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) salue l’interdiction de certains pesticides dangereux; mais il regrette l’insuffisance des mesures concernant les pesticides «pouvant avoir des conséquences neurologiques et immunologiques graves pour le développement prénatal», ainsi que l’absence de mesures «pour protéger les résidants des milieux agricoles».

La mise en place de cette législation sera progressive. Ainsi, les pesticides actuellement sur le marché le demeureront jusqu’à l’expiration de leur période d’autorisation. Deux fongicides seront interdits dès 2009, mais les autorisations pour certains produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien n'expireront pas avant 2018, précise une dépêche AFP du 13 janvier.

Les textes devraient être formellement entérinés par le Conseil dans les prochaines semaines et entrer en vigueur en 2011. La directive relative à l’usage devra être transposée par les Etats membres d’ici 2011.

(1) Dans le JDLE «Pesticides: le Parlement trouve un compromis avec le Conseil»

(2) Règlement concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil

(3) Directive instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation durable des pesticides

(4) Dans le JDLE «Pesticides: le Parlement s’oppose au Conseil»
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Re: PESTICIDES

Message par Fée Violine le Mer 14 Jan 2009 - 18:27

Il serait temps ! Bon sang, ils sont pas rapides !
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Re: PESTICIDES

Message par Invité le Jeu 15 Jan 2009 - 9:55

"Nous y sommes" par Fred Vargas

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.

Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la
Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

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Re: PESTICIDES

Message par Fée Violine le Jeu 15 Jan 2009 - 15:38

Fred Vargas s'occupe aussi d'écologie ? Mais elle est partout !
Tu as lu "Comment les riches détruisent la planète" d'Hervé Kempf ? J'en fais la pub de temps en temps, sur divers forums.
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Re: PESTICIDES

Message par jacquou le croquant le Lun 5 Oct 2009 - 9:13

Il ne faut pas se faire d'illusions et là je raisonne en spécialiste de ce problème, de par ma formation et de par mon ancienne profession je sais qu'on leurre les européennes et les européens, lisait ce texte et vous verrez d'ailleurs je dis ce que j'en pense à la fin.

SOURCE: AGRICULTURE - Actu-Environnement.com - 13/01/2009

La nouvelle réglementation européenne sur les pesticides est adoptée au Parlement
Les eurodéputés ont adopté ce matin la nouvelle réglementation qui encadrera la mise sur le marché et l’utilisation des pesticides en Europe. Le règlement modifie les conditions d’autorisation des pesticides et établit de nouvelles procédures pour l’évaluation scientifique des substances actives et l’autorisation des préparations commerciales. Ces procédures comportent notamment des critères visant à exclure les pesticides les plus dangereux et à les substituer par des alternatives moins nocives lorsqu’elles existent. Ainsi, après presque trois ans de discussions, l'UE a adopté une législation visant à éliminer les substances cancérogènes, mutagènes et neurotoxiques les plus préoccupantes.

Toutefois si une substance est nécessaire pour combattre une menace sérieuse à la « santé des plantes », elle pourra être approuvée pour une période de 5 ans même si elle ne remplit pas les critères de sécurité. Les substances neurotoxiques, immunotoxiques ou perturbatrices du système endocrinien pourront également être interdites mais seulement si elles sont considérées comme posant un « risque significatif ».

La « directive pour une utilisation durable des pesticides instaure de nouvelles exigences » concernant la vente des pesticides et leur utilisation par les professionnels. Les Etats Membres devront adopter des plans d'action nationaux établissant des objectifs de réduction des risques liés aux pesticides et des objectifs de réduction de l’utilisation des substances particulièrement préoccupantes. La pulvérisation aérienne des cultures sera par ailleurs interdite de manière générale mais des dérogations pourront être autorisées.
Des mesures spécifiques sont également prévues pour protéger le milieu aquatique et les eaux potables : les États membres devront prendre des « mesures appropriées » comme définir des zones tampons où il sera interdit d'utiliser ou de stocker des pesticides notamment le long des cours d’eau et à proximité des captages d’eau potable.
Il est également question de limiter ou interdire l'utilisation des pesticides dans des zones spécifiques comme les parcs, les jardins publics, les terrains de sport, les cours de récréation, les enceintes scolaires et les terrains de jeux, ainsi qu'à proximité d’infrastructures de santé publique.

Nous avons mené une négociation difficile et nous avons réussi à trouver le bon équilibre entre une disponibilité suffisante en produits de traitement des plantes pour une agriculture compétitive, et la réduction de leur impact sur la santé publique et l’environnement, a commenté Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche.

Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) a une analyse plus neutre du compromis qui, selon lui, oscille entre avancées et faiblesses. L’association estime que cette nouvelle réglementation permettra une plus grande protection des abeilles en Europe, ce qui est essentiel quand on sait que les abeilles contribuent à la production de 80 millions de tonnes de produits alimentaires de l'UE, commente-t-elle. Mais elle regrette que les pesticides pouvant avoir des conséquences neurologiques et immunologiques graves pour le développement pré-natal des enfants n’aient pas fait l’objet de restrictions fortes. Nous regrettons aussi que l’UE soit désormais divisée en trois zones, ce qui permettra la mise sur le marché de plus de produits et de matières actives dans certains pays de l’UE qui avaient choisi d’exclure certains pesticides pour des raisons sanitaires et environnementales, déclare François Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe.

Ces deux textes législatifs entreront en application au début 2011.

F.ROUSSEL

Ce que je pense:

A mon avis on se paye notre tête car lisez bien et vous comprendrez: "... INTERDIT SAUF SI...", les abeilles on les exterminera par des traitements non tolérés si la santé de la plante le nécessite c'est à dire plus crument si les capitaux sont en jeu et les O.G.M., on y pense rassurez-vous, ils sont dans les alternatives moins nocif.
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Re: PESTICIDES

Message par Fée Violine le Mar 23 Fév 2010 - 20:20

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Re: PESTICIDES

Message par Etoile le Mer 24 Fév 2010 - 13:09

"Impact des pesticides sur les tumeurs cérébrales : étude Céréphy

Les objectifs de l'étude Céréphy étaient de : Comparer la fréquence d'exposition à des facteurs de risque professionnels et environnementaux, plus particulièrement les pesticides, chez des patients atteints de tumeurs cérébrales et chez des témoins de la population générale ; Étudier la relation entre la survenue de tumeurs cérébrales et l'utilisation de pesticides dans

l'agriculture, le jardinage et l'utilisation domestique.

Le nombre de personnes atteintes de tumeurs cérébrales augmente dans la plupart des pays industrialisés, sans explication pour l'instant : actuellement il y a 2.800 décès annuels par cancer cérébral en France soit 3% des décès par cancer entre 35 en 64 ans. Des tumeurs avec un pronostic défavorable : moins de 50% de survivants à 5 ans. Une élévation du risque de 30% chez les agriculteurs. L'absence d'étude en France et un faible nombre au niveau international sur les facteurs de risque environnementaux et professionnels suspectés : expositions aux pesticides, champs électromagnétiques, solvants, huiles, résines…

La population étudiée concernait la Gironde, une région agricole utilisant de grandes quantités de pesticides : 221 personnes de 16 ans et plus atteintes de tumeurs cérébrales ; 442 témoins indemnes de tumeur cérébrale, tirés au sort en Gironde.

Selon les résultats déjà obtenus, les sujets les plus exposés professionnellement aux pesticides ont 2,6 fois plus de risque d'être atteint de tumeur cérébrale (parmi les tumeurs cérébrales, le risque de développer un gliome est multiplié par 3,2). Par ailleurs, les sujets déclarant traiter régulièrement les plantes d'intérieur ont un risque 2, 6 fois plus élevé : des analyses complémentaires sont en cours pour expliciter ces résultats. En terme de retombées scientifiques et sanitaires les chercheurs souhaitent connaître la relation entre l'exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de tumeurs cérébrales et établir des pistes pour la recherche de pesticides susceptibles d'entraîner la survenue de tumeurs cérébrales.

Estimation de l'exposition aux pesticides : étude PESTEXPO

Les objectifs de l'étude étude PESTEXPO étaient de : développer des index permettant de mesurer l'exposition aux pesticides pour les contextes agricoles les plus fréquents, dans le cadre d'études épidémiologiques, afin de mieux connaître les expositions réelles des utilisateurs au cours d'une journée, d'une saison et d'une vie professionnelle, en fonction des types de culture, des périodes et des zones géographiques ; Déterminer les facteurs influençant le niveau d'exposition externe et interne des sujets aux pesticides ; Progresser dans la connaissance des effets à long terme des pesticides sur la santé et notamment sur la survenue de certains cancers ; Aider à l'établissement de valeurs limites d'exposition.

Cette recherche vise à combler le manque de données fiables sur les expositions aux pesticides des populations agricoles et à compléter les données sur l'exposition contenues dans les dossiers d'homologation des nouvelles molécules qui ne rendent pas compte des conditions réelles d'utilisation.

La population étudiée étaient composée d'agriculteurs à la fois de grandes exploitations agricoles et de polyculture-élevage dans le Calvados, des exploitations viticoles de tailles variées en Gironde, pour refléter l'ensemble des conditions de traitement existantes.

Les attendues en terme de retombées scientifiques et sanitaires sont : Disposer d'outils fiables et utilisables dans les différentes études pour quantifier l'exposition instantanée ou cumulée de chaque agriculteur au cours de sa vie professionnelle ; Identifier les paramètres faisant varier les expositions ainsi que les corrélations entre doses internes, doses externes et niveaux de génotoxicité ; Mieux identifier les situations à risque afin de mieux cibler les actions de prévention des effets à long terne sur la santé et notamment des risques cancérogènes ; Aider à l'établissement de valeurs limites d'exposition sans risque majeur pour l'utilisateur ; Faire progresser les recherches dans le domaine des expositions à très faibles doses dues à des contaminations environnementales (utilisation des pesticides pour le jardinage et les plantes d'intérieur notamment).

Près de 200 personnes utilisatrices de pesticides ont été observées, ce qui représente plus de 8.000 dosages sur les tenues de travail. Les pesticides sont dosés sur les différentes parties du corps. Les paramètre principaux identifiés sont, par ordre décroissant : la phase d'exposition, le type de matériel utilisé et la protection individuelle.
De telles données restent à confirmer par des enquêtes sur de plus larges populations d'autres départements, avec des types de cultures différents. Néanmoins elles mettent l'accent sur le rôle potentiellement nocif de certains produits phytosanitaires. « La plausibilité que les pesticides favorisent le développement de tumeurs cérébrales est suffisamment forte pour que des actions soient entreprises », pour le Pr Goldberg. Il apparaît important de diminuer le niveau d'exposition des agriculteurs et des particuliers avec le port de masques et de gants, la modification des méthodes d'épandage, le non-mélange des produits entre-eux. "
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Un viticulteur tué par les pesticides

Message par Fée Violine le Mar 13 Déc 2011 - 17:54

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DES ENFANTS EXPOSÉS À DES CENTAINES DE RÉSIDUS PESTICIDES

Message par Joss le Ven 2 Mai 2014 - 13:32

DES ENFANTS EXPOSÉS À DES CENTAINES DE RÉSIDUS PESTICIDES

29 AVRIL 2014 LE MONDE

L'association Générations futures publie, mardi 29 avril, une étude sur l'exposition des enfants aux pesticides perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques capables de modifier le fonctionnement hormonal et produire des effets néfastes. Leur singularité est d'affecter les organismes à des doses très faibles, spécifiquement lors de périodes-clés du développement (stade fœtal, petite enfance).

Pour cette étude concernant des enfants en âge d'être scolarisés, l'association a fait prélever des mèches de cheveux sur 30 enfants vivant dans des zones de cultures céréalières, dans une zone viticole, dans des zones maraîchères, arboricoles (pommiers et cerisiers) ou en ville.

EN FONCTION DE LA PROXIMITÉ D'UNE « ZONE PULVÉRISÉE »

D'après le questionnaire déclaratif rempli par les parents au moment du prélèvement, un tiers des enfants participant à l'enquête étaient scolarisés dans un établissement se trouvant à moins de 50 mètres d'une zone agricole où des pesticides sont pulvérisés. Pour les 70 % restants, l'école est située à moins de 1 kilomètre de tels lieux. Soixante-trois pour cent des enfants ont leur résidence principale à moins de 50 mètres d'une « zone pulvérisée ».

Les 36 % restants se situent à moins de 200 mètres de telles zones. Par ailleurs, indique l'association, 14 % des enfants ont reçu un traitement antipoux à base d'huiles essentielles ou d'huile de coco. De même, selon les données déclaratives, 26,6 % des enfants ont été exposés à des insecticides ménagers de type antimoustiques, antipuces pour animaux… dans les trois mois précédents le prélèvement.

La ville de Versailles n'utilise plus depuis 2005 d'engrais et de désherbants chimiques pour ses espaces verts. Pour entretenir ces zones, les agents utilisent d'anciennes méthodes de jardinage. Au-delà de l'impact environnemental, cette mesure a aussi un aspect économique. La ville affirme avoir ainsi économisé plus de 25 000 euros par an.

L'analyse des mèches a montré que 80 % des enfants auraient été, moins de trois mois avant les prélèvements (réalisés entre octobre et décembre 2013), exposés à des pulvérisations de pesticides à usage agricole, alors que 98 % des parents disent ne pas travailler dans un secteur nécessitant la manipulation de pesticides.

L'analyse des 29 échantillons a fait apparaître 624 résidus de pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens, soit, indique l'association, une moyenne de 21,52 résidus par échantillons. Au total, treize substances interdites dans l'agriculture ont été retrouvées dans les cheveux de ces enfants. En moyenne, un taux de 640 picogrammes de matières actives par milligramme de cheveux a été retrouvé.

Les perturbateurs endocriniens sont au centre d'intenses débats réglementaires aux niveaux français et européen. A l'échelon communautaire, le dossier est enlisé depuis plusieurs mois. L'Union européenne s'était engagée à donner une définition des perturbateurs endocriniens pour la fin 2013, mais l'adoption de cette définition se fait toujours attendre. En France, une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) était également attendue pour la fin 2013 et devait être présentée mardi 29 avril par le ministère de l'écologie.

Génération futures indique que son étude vise à éclairer le débat sur l'exposition aux substances cangérogènes et ne se veut pas « parfaitement représentative de l'exposition moyenne des enfants français vivant dans des zones agricoles et ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de la contamination par des pesticides des enfants français vivant dans les zones agricoles ». Cependant, les pesticides recherchés au cours de l'étude ne forment qu'une part de l'ensemble des perturbateurs endocriniens auxquels la population générale est exposée. Ces substances, nombreuses, sont susceptibles d'agir de manière synergique (par « effet cocktail ») dans l'organisme et posent d'importantes questions sanitaires et réglementaires, puisqu'elles ne sont testées en laboratoire qu'une par une, sans considération pour le fait que la population est exposée à des mélanges de substances
.
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VITICULTEUR BIO CONDAMNÉ POUR REFUSER PESTICIDES

Message par Joss le Ven 2 Mai 2014 - 13:47

LE VITICULTEUR BIO EMMANUEL GIBOULOT CONDAMNÉ POUR AVOIR REFUSÉ DE TRAITER SES VIGNES AUX PESTICIDES



7 AVRIL 2014 HUFFINGTONPOST.FR

Un viticulteur bio de Côte-d'Or a été condamné lundi à 500 euros d'amende ferme pour avoir refusé de traiter ses vignes contre une maladie, la flavescence dorée.

Sa peine a été assortie d'une 
amende avec sursis de 500 euros, conformément aux réquisitions lors de l'audience fin février.

"Je ne me sens pas du tout coupable, c'est intolérable aujourd'hui d'être obligé de se masquer, d'être dans la peur quand on assume une position", a déclaré à la presse Emmanuel Giboulot à l'issue du délibéré. Le viticulteur, qui pratique la biodynamie depuis les années 1970, a annoncé son intention de faire appel.

Obligation de traiter

L'histoire? Après la découverte de foyers de la maladie près de Beaune, le préfet avait imposé en juin 2013 de traiter tous les vignobles du département contre la cicadelle, l'insecte qui répand la flavescence dorée.

Viticulteur en biodynamie, Emmanuel Giboulot avait refusé tout traitement sur les dix hectares qu'il exploite en Côte de Beaune et Haute-Côte de Nuits. Même à la pyréthrine, pesticide naturel. Pour lui, tous les traitements vont à l'encontre des "équilibres biologiques", principe fondamental de la biodynamie qu'il applique depuis les années 1970.

Après un contrôle en juillet 2013 de la Direction régionale de l'agriculture, Emmanuel Giboulot a été convoqué devant la justice. Il encourrait six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. S'appuyant sur la "réglementation européenne et nationale", le chef du Service régional de l'alimentation, Olivier Lapôtre, avait alors expliqué que, "pour que le traitement soit efficace, il faut que les vignes aient été traitées par tous".

"C'est une maladie mortelle et très contagieuse, c'est pour cette raison que ces mesures sont obligatoires (...) Nos craintes étaient fondées, puisque des cas ont été trouvés à quelques kilomètres de Beaune", avait-il souligné. Selon la préfecture de Bourgogne, "une seule parcelle de 0,20 hectare a été fortement touchée" par la flavescence dorée en 2013 et devait être arrachée, contre 11,3 ha en 2012.

A l'audience du 24 février, une amende de 1.000 euros, pour moitié avec sursis, avait été requise contre Emmanuel Giboulot, qui exploite dix hectares en Côte-de-Beaune et Haute-Côte-de-Nuits en biodynamie.

La représentante du parquet, Jeanne Delatronchette, avait fustigé le non-respect "par choix idéologique" de l'arrêté préfectoral imposant de traiter, en 2013, les vignes de Côte-d'Or contre la flavescence dorée.

Cette maladie mortelle et très contagieuse, apparue en 1949 en Armagnac (sud-ouest), touche presque tout le vignoble français après s'être fortement développée depuis une dizaine d'années, selon les autorités sanitaires. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l'arrachage de 11 hectares de vignes en 2012 puis 0,2 ha en 2013.

Devant le tribunal, l'avocat du vigneron, Me Benoist Busson, avait plaidé la relaxe, dénonçant un principe de précaution "complètement dévoyé".

Soutenu par les écologistes, M. Giboulot a en revanche trouvé peu d'appui au sein de la profession viticole - y compris dans la filière bio - pour qui l'affaire donnait une mauvaise image de la Bourgogne. "Je trouve cela dommage car c'est une chance pour la Bourgogne qu'il y ait ce débat-là", rétorque le vigneron.

Selon le directeur régional de l'Alimentation et de l'Agriculture, Jean-Roch Gaillet, les mesures de traitement avaient été prises "en accord total avec la profession, y compris la filière bio".

"Dans les communes voisines, à Pommard, à Volnay, à Saint-Aubin, à Meursault, on a trouvé de la flavescence dorée" et "il n'y a que Giboulot qui n'ait pas traité. Ce qui compte, c'est qu'il y ait une condamnation", avait estimé M. Gaillet au moment du procès.

Dans le Rhône, un arrêté préfectoral a été pris le 4 mars pour organiser la lutte contre la flavescence dorée dans le Beaujolais, imposant des traitements dans les zones concernées.
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PRODUITS CHIMIQUES NOS ENFANTS EN DANGER

Message par Joss le Sam 6 Fév 2016 - 10:22

PRODUITS CHIMIQUES NOS ENFANTS EN DANGER

3 FEVRIER 2016 LES MOUTONS ENRAGES

Combien d’enfants, de maladies, de victimes de ces pesticides? Il ne sera malheureusement pas possible de les comptabiliser, mais il est toujours possible d’interdire les pesticides…

Comment accepter cela? Mais nous l’avons fait depuis des années maintenant, nous avons laissé faire, et même en tentant de changer notre alimentation, en tentant de nous orienter vers des produits dits « bios », il y a toujours des risques et pas des moindres, d’être touchés par ces produits soit-disant bénéfiques pour les plantes…

Heureusement, il y a des idées, des conseils, même si le gros du travail doit être fait avant tout par des personnes qui au final ont été plus ou moins élues pour ne pas réellement faire leur travail.

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