MARTHE ET MARIE

Bible et archéologie

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Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Lun 8 Déc 2008 - 12:33

notes prises à une conférence sur "Bible et archéologie", par le pasteur Fratiani.

L'Ancien Testament

L'archéologie biblique est née à peu près en même temps que la critique moderne du 19ème siècle, plus exactement en 1798 avec l'expédition de Bonaparte en Égypte. "Si les hommes se taisent, les pierres crieront", dit l'évangile. Notamment la pierre de Rosette, trouvée en 1799, déchiffrée en 1822 par Champollion. La signification des hiéroglyphes était perdue depuis le 4ème siècle de notre ère.
Vers 1840 à Mossoul débute l'archéologie biblique d'Assyrie : en cherchant Ninive, on trouve le palais de Sargon II à Khorsabad, près de Bagdad. En Syrie on trouve Palmyre, en Jordanie on trouve Pétra, au Liban Baalbek, en Turquie Éphèse, en Israël des quantités de choses (Césarée maritime, Meggido, Jéricho, Jérusalem...)

Aux 18-19èmes siècles, on reproche à la Bible :
* de soutenir que Moïse savait écrire ! Pourtant le code d'Hammourabi est du 18ème siècle avant JC par exemple. Et on a des documents du 3ème millénaire, presque 1000 ans avant Moïse.

* de mentionner (60 fois) les Hittites, oubliés de l'histoire extrabiblique, de même que Ninive et Babylone. Mais au début du 20ème siècle on retrouve la capitale hittite, Hattusas. On retrouve le traité de paix signé par Ramsès II et le roi hittite. En 1868 on retrouve une stèle en phénicien sur Mésah roi de Moab, cité dans la Bible, cette stèle confirme le récit biblique. On y trouve les mots Israël, Yahveh, Omri.
En 1880 on trouve dans un tunnel (de fin 8è-début 7è siècle avant JC) de la piscine de Siloé, une stèle. Ce tunnel avait été construit par Ézéchias pour amener dans la ville une source de la vallée du Cédron. ce tunnel, utile en cas de siège, passe sous la ville et amène l'eau à Siloé. C'est un travail colossal, 600 mètres de long. Voir 2 R chapitre 20.

* le roi assyrien Salmanasar : on a trouvé une stèle à Ninive, datant de 840 avant JC. On a même trouvé le sceau de Salmanasar, et le portrait de son père Assurbanipal.

* Sargon II, cité par Isaïe, 8ème siècle avant JC : on a retrouvé un bas-relief à Khorsabad. On connaissait Sargon 1er du 3ème millénaire, mais pas Sargon II du 8ème siècle! Il est le père du terrible Sennachérib cité par la Bible.

On a trouvé la bibliothèque d'Assurbanipal.
Achab aimait l'ivoire, il en ornait son palais.
On a trouvé Ninive sous 22 mètres de détritus et de sable, à Mossoul (fouilles 1927-1932). On a reconstruit les 12 km de murailles.
Babylone a été reconstruite par Nabuchodonosor, selon la Bible. Les historiens païens n'ont pas dit cela : mais on a trouvé dans les fouilles une tablette qui confirme la Bible.
1861: on trouve une tablette mentionnant le roi Belshasar, inconnu des historiens, qui ne connaissaient que Nabonide. En 1884 une tablette confirme que Nabonide avait confié le trône à son fils Belshasar.
Dn 5 raconte la prise de Babylone par les Mèdes (roi Darius). Un décret de Cyrus permet aux captifs de rentrer chez eux, c'est ainsi que les Hébreux re,ntrent à Jérusalem (cf livre d'Esdras).

Le Nouveau Testament

* Ponce Pilate (gouverneur de 27 à 37 de notre ère) était un illustre inconnu pour les historiens, sauf Flavius Josèphe. En 1962 on trouve à Césarée maritime, où vivait Pilate, une stèle mentionnant ...tius Pilatus praefectus Judaeae.
* Sergius Paulus, proconsul (Ac 13, 6-8). Selon les historiens, cette province (Chypre) ne pouvait être gouvernée que par un propréteur. mais on a trouvé à Chypre une monnaie marquée Sergius Paulus proconsul.

(mes notes s'arrêtent là car j'ai perdu la suite, mais c'était presque terminé!)
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Re: Bible et archéologie

Message par Invité le Lun 8 Déc 2008 - 22:17

C'est marrant que tu mentionnes Champollion car l'Eglise lui avait interdit de publier ses travaux s'il voulait avoir une chance de poursuivre ses recherches en Egypte. La raison? La crainte que ses découvertes prouvent de manière scientifique que la création du monde était antérieure à celle officiellement admise à l'époque par le Vatican.
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Dim 4 Jan 2009 - 17:14

lu sur le forum Docteur Angélique :

Découverte de l'inscription hébraïque la plus ancienne!

Une équipe d'archéologues israéliens sous la direction des Professeurs Yossi Gurfinkel et Saar Ganor, de l'Université Hébraïque de Jérusalem, a mis à jour des fragments d'objets portant des inscriptions en hébreu ancien, datant probablement de l'époque de la Royauté de David!

Cette suprenante découverte a eu lieu dans un endroit mentionné par le texte biblique, une ville fortifiée appelée "Mivtzar Haela", (Forteresse des Térébinthes) qui se trouve dans la Vallée du même nom. Cette ville, datant de l'époque du Schisme, était frontalière entre le Royaume de Juda, à l'est, et le territoire philistin, à l'ouest. Cette région était d'une importance stratégique centrale, car elle commandait la route qui menait du territoire Philistin aux Monts de Hevron et de Jérusalem. D'un périmètre de 23 dounam (23.000 m2), elle est entourée d'une muraille de 700 mètres de long, et dont certaines pierres pèsent de 4 à 5 tonnes chacune! Selon les archéologues, pour construire ce lieu, il a fallu aux ouvriers de l'époque détacher plus de 200.000 tonnes de roc!

C'est dans cette région qui se situe à mi-chemin entre Jérusalem et Kiryat Gat, que selon le texte, s'est notamment déroulé le fameux combat entre David et Goliath. Des parties de cette forteresse ont été trouvées auparavant, et il s'agit là de la plus ancienne localité judéenne de l'époque du 1er Temple découverte à ce jour. L'équipe d'archéologues n'hésite pas à qualifier cette trouvaille "d'historique", et "la plus importante depuis la découverte des Manuscrits de la Mer Morte dans les années 1960"!!

Parmi les ruines, des fragments de jarres portant des inscriptions en hébreu proto-cananéen, en vigueur dans le pays au 2e millénaire avant notre ère, et qui est à l'origine des alphabets actuels. Sur le fragment en terre cuite, cinq lignes écrites avec une encre spéciale, qui représentent probablement un message envoyé par quelqu'un. D'après les premiers examens, l'on peut déjà dire qu'il a été écrit par un scribe expérimenté, et on y trouve les prénoms de "Elimelekh" et "Abdaël".

L'examen au Carbone 14, qui permet de définir l'âge de matériaux antiques, a certifié que ces fragments proviennent de l'époque de la Royauté de David, donc quelque mille ans avant ceux des Manuscrits de la Mer Morte!

Selon Yossi Gurfinkel, "ces découvertes prouvent définitivement la véracité historique de l'existence du Royaume de Juda, avec un pouvoir royal fort à Jérusalem, car une école archéologique en Israël soutient la thèse qu'un tel royaume n'a jamais existé, et que les personnages dont parle la Bible étaient tout au plus des seigneurs locaux régnant sur une population rurale!! Les textes du Livre de Samuel et des Chroniques sont ainsi confirmés!!"

"D'ailleurs" selon le Professeur, "cet endroit est le seul en Israël qui permette pour le moment d'authentifier l'époque de la Royauté de David. Il y ici une saisissante rencontre entre le mythe, l'historiographie, le texte biblique et l'archéologie".

David Melekh' Israël.....


http://www.a7fr.com/Article/58717.htm

http://www.guysen.com/articles.php?sid=8362&titre=Un-tesson-%C3%A2g%C3%A9-de-3000-ans-
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Dim 4 Jan 2009 - 17:21

en regardant le premier lien indiqué, je ne trouve pas d'article sur le sujet, mais je trouve ça, qui est intéressant aussi :


[Mardi 12/16/2008 23:15]

Des preuves archéologiques de la présence d’une ville juive localisée à proximité du désert de Samarie à l’époque du Second Temple (516 avant l’ère vulgaire jusqu’en 70 de l’ère vulgaire) seront présentées à la fin du mois à Soussia. Ces artefacts récemment découverts comprennent les restes d’un bain rituel (mikvé), des outils en pierres et des chambres secrètes.
La ville a été localisée dans la région d’Akraba, au nord est de Jérusalem. Ce district peu développé divisait les Juifs des Samaritains, qui s’étaient éloignées des centres spirituels et politiques de Judée situés à Jérusalem. La constitution géographique et ethnique de la région était à l’origine de l’apparition de sectes rebelles, comme celle des Sicaires dirigée par Shimon Bar-Giora pendant la première guerre des Juifs contre l’empire romain (1e siècle de l’ère vulgaire).
Eitan Klein, un chercheur de l’université de Bar-Ilan, explique que “jusqu’à récemment, les sources historiques, datant de l’époque allant de la période du Second Temple à la révolte de Bar Kokhva, témoignaient de l’existence d’une localité juive dans la région d’Akraba. Mais sur le plan archéologique, très peu de découvertes étaient capables d’appuyer la thèse de la présence d’une telle localité.” Les nouvelles découvertes prouvent que les références historiques sont exactes et qu’il y avait une présence juive dans le district d’Akraba.
Klein présentera ces découvertes à l’occasion de la 4e Conférence annuelle sur le désert, sponsorisée par le centre Soussia d’exploration et d’étude, situé dans la localité de Soussia dans le sud des Monts d’Hébron. La conférence aura lieu le 29 décembre – 8e jour de la fête de Hanoukka – et présentera divers sujets concernant l’histoire et l’agriculture anciennes et modernes.
Comme Klein, Doron Sher Avi de Soussia donnera une conférence sur de nouvelles découvertes permettant d’en apprendre plus sur la vie quotidienne des Juifs et des Nabatéens. Il s’agit de documents trouvés dans des grottes du désert de Judée et datant de la fin du 1e siècle avant l’ère vulgaire jusqu’au 2e siècle de l’ère vulgaire.
L’histoire plus récente de la région sera présentée par le Dr Tsvika Peleg. Il évoquera les tentatives de cultiver des plants d’agave dans la région du Néguev dans les années 50.
Le centre Soussia d’exploration et d’étude a été fondé en 1985 pour permettre à chacun de découvrir la terre d’Israël en faisant l’expérience de sa richesse historique et archéologique sur le terrain. Le centre Soussia accueille des groupes de tous les secteurs de la société israélienne, y compris des écoles publiques, des yeshivot, des lycées religieux pour filles (oulpenot), des étudiants d’université, des soldats, des enseignants, des retraités et des familles en vacances.


par Yael Ancri
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Dim 4 Jan 2009 - 17:31

Par contre, le deuxième lien renvoie à cet article :

Un tesson âgé de 3000 ans
Par Ambre Grayman pour Guysen International News
Lundi 3 novembre 2008 à 15:30
Un tesson de poterie vieux de 3000 ans sur lequel figurent 5 lignes de caractères hébraïques. C’est la trouvaille faite par adolescent dans les ruines d’une ancienne ville au sud de Jérusalem et décryptée par Yossi Garfinkel, un archéologue israélien. Une découverte exceptionnelle selon le chercheur qui y voit la preuve de l’alphabétisation des anciens Hébreux.

« C’est la plus ancienne inscription écrite en hébreu jamais trouvée. Elle date de 3.000 ans, du temps du roi David. Nous ne savons pas encore ce qui y est écrit, parce que nous l’étudions toujours. Mais nous pouvons clairement voir les lettres « alef », « bet » et « tet », et d’autres lettres en hébreu. Et nous pouvons déjà lire plusieurs mots comme « juge », « roi » et « esclave » » s’enthousiasme Yossi Garfinkel en décrivant la découverte archéologique.

La poterie sur lesquelles sont écrites les inscriptions a été découverte à une quarantaine de km au sud ouest de Jérusalem, sur le site d'une forteresse située à la frontière de l’ancien royaume de Judée.

L'inscription en cinq lignes est très difficile à déchiffrer et certains chercheurs préfèrent éviter les conclusions hâtives. Mais pour le professeur Garfinkel, il n’y a aucun doute. La preuve est scientifique.

« On ne se base pas que sur notre découverte archéologique. Nous n’avons pas trouvé une inscription disant : « Je suis le roi David et j’ai construit cette ville ». Peut-être que nous la trouverons un jour, mais dans ce cas, notre conclusion est purement scientifique. La datation a été faite et la physique prouve que la poterie remonte au temps du roi David, ni avant ni après. »

L’objet a été découvert cet été, lors de fouilles archéologiques sur le site de la forteresse antique d'Elah.
Forteresse se situant dans la vallée d'Elah, où selon le récit biblique, David a combattu Goliath.

La datation au carbone 14 a permis de faire remonter cette inscription rare au Xème siècle avant JC, soit 1.000 ans avant les rouleaux de la mer Morte, qui représentaient jusqu’ici les plus anciennes inscriptions hébraïques jamais retrouvées.
Un nouveau départ pour le monde de l'archéologie, mis en émoi par la découverte.

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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Dim 4 Jan 2009 - 17:39

sur http://www.a7fr.com/Article/58717.htm je trouve aussi ça (j'adore les histoires de découvertes archéologiques, spécialement en Terre sainte):

Découverte d’une pièce de l’époque hasmonéenne


[Mardi 12/23/2008 23:48]



Un volontaire de 14 ans a découvert une pièce d’un demi-shekel, qui servait à payer les taxes de l’époque du Temple. Une pièce battue pendant la révolte juive contre le gouverneur grec Antioche Epiphane IV de l’histoire de Hanoukka a également été trouvée dans les décombres de constructions illégales réalisées par le Wakf.

Les deux pièces ont récemment été découvertes par des archéologues et des volontaires qui passent au crible les décombres du Mont du Temple au parc national d’Emek Tzourim. Le projet, financé par la Fondation d’Ir David (la ville de David), a été lancé il y a quatre ans et est dirigé par le Professeur Gabriel Barkay de l’université de Bar Ilan et l’archéologue Tsa’hi Zweig.




Une pièce de l’époque du récit de Hanoukka

La pièce battue par Antioche porte le portrait du gouverneur romain, qui régnait sur Israël de 175 à 163 avant l’ère vulgaire et qui a pillé les trésors du Temple et érigé une statue dans le sanctuaire. C’est contre ces actions que les Hasmonéens se sont révoltés. Leur victoire et la libération du Temple sont commémorées à ‘Hanoukka.

"
"C’est la première pièce de ce genre découverte, dans un état presque parfait, dans des décombres du Mont du Temple”, a indiqué le Professeur Barkay.

La pièce en argent d’un demi-shekel – une “découverte rare à Jérusalem”

La pièce en argent d’un demi-shekel, découverte par Omer Ya’ari de Neve Daniel, est l’une de celles utilisées pour payer la taxe annuelle du Temple, décrite dans le livre de l’Exode (30:11-15). Elle a apparemment été battue en 66/67 de l’ère vulgaire, la première année de la Grande révolte contre les Romains.



Sur l’une des faces de la pièce, on peut voir une branche avec trois grenades et l’inscription “Jérusalem sainte”. Sur l’autre face se trouvent l’image d’une coupe de l’époque du Premier Temple et les mots “Demi-shekel”.

D’après l’Autorité israélienne des antiquités, les pièces de ce genre étaient apparemment battues sur le Mont du Temple. Il s’agit de l’une des plus rares découvertes archéologiques faites à Jérusalem. “Bien que la pièce soit en très bon état, elle porte des signes montrant qu’elle a été endommagée par un incendie, probablement celui qui a détruit de le Second Temple en 70 de l’ère commune”, explique le Professeur Barkay.

C’est la première fois qu’une telle pièce est découverte dans des décombres provenant du Mont du Temple, même si des pièces similaires ont été trouvées par le passé ailleurs à Jérusalem et à Massada.

Déjà 3 500 pièces anciennes découvertes dans les décombres du Second Temple

Les constructions illégales et les excavations réalisées en novembre 1999 par le Wakf sur le Mont du Temple ont malheureusement détruit de très nombreux trésors archéologiques qui auraient pu témoigner de l’histoire de la région.

Ces travaux, qui ont provoqué des dégâts irréparables sur le site du Mont du Temple, “s’inscrivent dans un projet illégal du Wakf, qui tente de réviser l’histoire et d’effacer les vestiges de l’histoire juive du Mont du Temple”, explique le Professeur Barkay.

Et d’ajouter : “Les décombres de ces travaux illégaux ont été évacués avec des bulldozers et des camions et jetés dans la vallée du Kidron. Même si ces vestiges ne sont plus dans leur contexte original, ils contiennent d’importants trésors archéologiques.”

Jusqu’à aujourd’hui, plus de 40 000 volontaires ont participé aux recherches quotidiennes qui consistent à cribler les décombres. Ils ont réussi à découvrir plus de 3 500 pièces anciennes, datant de l’époque perse jusqu’à la période ottomane. Le Professeur Barkay a ajouté que les personnes intéressées à participer aux recherches sont invitées à présenter leur candidature à la Fondation d’Ir David.

Le Projet de recherches de vestiges du Mont du Temple est ouvert aux visiteurs pendant les vacances de Hanoukka et à d’autres occasions. Le site est accessible depuis la route qui longe la pente occidentale du Mont Scorpus, dans la direction du parc national d’Emek Tsourim. Il est ouvert du dimanche au jeudi de 8:00 à 16:00 et le vendredi de 8:00 à 13:00.
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Dim 4 Jan 2009 - 17:54

et encore ça :


Archéologie biblique : nouvelle découverte “monumentale”



[Mardi 12/02/2008 17:46]


Les excavations de la forteresse d’Elah, effectuées sous la supervision de la Fondation Stone , dirigées par les professeurs Yossef Garfinkel et Igal Yadin, de la chaire d’archéologie de l’Université Hébraïque de Jérusalem, semblent avoir révélé, à nouveau, des secrets d’une extrême importance. Ceux-ci parlent de “découverte monumentale”.
Les archéologues affirment en effet avoir découvert un second pont à la ville. Il s’agit de l’un des “deux ponts” découverts dans le Royaume de Yéhouda, et appelés ” Shaaraïm ” dans la Bible, soit littéralement “les deux ponts”.
Le précédent pont avait été découvert il y a quelques semaines, faisant face à l’est, en direction de Jérusalem. Cette découverte faisant partie, selon le professeur Garfinkel, d’une ville de Judée, attesterait l’idée d’une partie d’un ensemble régional connecté au royaume du souverain David.
Ce pont constitué de grosses pierres, pesant chacune 10 tonnes, pousse les archéologues à penser que la fortification de la ville fut orchestrée par une sorte de gouvernement central.
La datation au carbone 14 opérée sur un noyau d’olive brûlé découvert sur le site a déjà démontré que cette ville datait de 1000-965 avant l’ère vulgaire, époque du règne du roi David.
Cette découverte est la première du genre à dater de l’Age de Fer, concernant une ville fortifiée possédant deux ponts.
Selon les chercheurs, il s’agirait bien de la ville judéenne de Shaaraïm .
“Cette découverte est extrêmement importante, dans la mesure où elle nous permet de mieux appréhender la valeur essentielle de l’histoire de ce site, particulièrement pour son rôle dans le royaume de Yéhouda”, déclare Barnea Selevan, co-directeur de la Fondation Stone, qui ajoute “Shaaraïm apparaît à trois reprises dans la Torah, et deux fois pour être associée au Roi David”.
“Faire deux découvertes d’une telle importance dans un laps de temps si court est pratiquement sans précédent dans le domaine de la recherche archéologique biblique. Sur un espace déjà relativement petit de recherche, nous sommes maintenant très impatients de voir la suite que vont prendre nos travaux ! “, s’enthousiasme le professeur Garfinkel.


par Raphael Aouate
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Dim 20 Déc 2009 - 22:34

Pour la première fois, une maison du temps de Jésus découverte à Nazareth
Présentation ce lundi
ROME, Dimanche 20 décembre 2009 (ZENIT.org) - Pour la toute première fois, un bâtiment d'habitation du temps de Jésus a été découvert près de la Basilique de l'Annonciation, à Nazareth. Une découverte archéologique qui aide à comprendre le style de vie à l'époque, dans le village.

Des vestiges ont été découverts dans les fouilles archéologiques de l'Israel Antiquities Authority à l'occasion de la construction du Centre international Marie de Nazareth, situé dans le secteur où Jésus aurait vécu, selon la tradition.

Les résultats des fouilles seront présentés ce lundi, dans les locaux du futur Centre, avec la participation de Dror Barshod, directeur du District Nord de l'« Israeli Antiquities Authority », accompagné de Madame Yardenna Alexandre, responsable des fouilles, de spécialistes franciscains, et Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, évêque auxiliaire et vicaire patriarcal pour Israël du patriarcat latin de Jérusalem, chargé en particulier de Nazareth.

L'Autorité Israélienne des Antiquités explique dans un communiqué que « des vestiges d'une habitation qui remontent à la période romaine ont été découverts pour la première fois dans des fouilles réalisées avant la construction du Centre international Marie de Nazareth à côté de l'église de l'Annonciation ».
« Jésus a sûrement connu ce lieu et peut être cette maison ! », ajoute, dans un communiqué, l'Association Marie de Nazareth, responsable de la construction du Centre.

« En 1969, l'église de l'Annonciation a été érigée à l'endroit que la foi catholique a identifié avec la maison de Marie. Elle a été construite sur les vestiges de trois églises antérieures, dont la plus ancienne est attribuée à la période byzantine (IVe siècle). Au vu des plans de ce nouveau Centre, l'Israel Antiquities Authority a récemment entrepris une petite fouille archéologique à proximité de l'église, qui a abouti à la découverte de cette structure ».

Selon Yardenna Alexandre, directrice des fouilles au nom de l'Israel Antiquities Authority, « la découverte est d'une importance capitale car elle révèle pour la première fois une maison du village juif de Nazareth et de ce fait met en lumière la façon de vivre au temps de Jésus. Le bâtiment que nous avons trouvé est petit et modeste et il est fort probablement typique des habitations de Nazareth à cette époque. Par les rares sources écrites existantes, nous savons qu'au premier siècle, Nazareth était un petit village juif, situé dans une vallée. Jusqu'à présent, un certain nombre de tombes datant de l'époque de Jésus de Nazareth ont été trouvées, mais aucun vestige n'a été découvert qui puisse être attribué à cette période ».

« Dans l'excavation, un large mur qui remonte à la période mamelouk (XVe siècle) a été retrouvé. Il a été construit par dessus et a 'utilisé' les murs d'une construction ancienne. Ce bâtiment se composait auparavant de deux chambres et d'une cour dans laquelle il y avait une citerne taillée dans le rocher, dans laquelle l'eau de pluie était conservée », lit-on dans le communiqué.

« Les objets récupérés à l'intérieur du bâtiment sont peu nombreux et le plus souvent sont des fragments de vases de l'époque romaine précoce (Ier et IIe siècles). En outre, plusieurs fragments de poteries ont été trouvés, utilisés seulement par des Juifs en cette période, parce que ces récipients ne sont pas susceptibles de devenir rituellement impurs », toujours selon le communiqué.

Une autre fosse, dont l'entrée était apparemment camouflée, a été creusée, et quelques tessons de poteries de l'époque romaine précoce ont été trouvés à l'intérieur.

L'archéologue Alexandre, a déclaré : « En fonction des autres fouilles que j'ai menées dans d'autres villages de la région, cette fosse a probablement été taillée dans le cadre des préparatifs entrepris par les Juifs pour se protéger pendant la grande révolte contre les Romains en 67 ap. J.-C. ».

Selon l'Autorité Israélienne des Antiquités, « dans quelques unes des fouilles archéologiques qui ont été menées dans cette ville surpeuplée, un certain nombre de grottes funéraires datant de la période de l'Ancien Empire romain ont été découvertes, elles sont situées à proximité de la zone habitée ».

L'Eglise moderne de l'Annonciation a été construite au cœur de Nazareth, au-dessus de l'église de l'Annonciation des Croisés et sur les ruines d'une église de l'époque byzantine.

« Au milieu de ces églises, il y a une grotte qui a déjà été attribuée dans l'Antiquité à la maison de la famille de Jésus. De nombreuses fosses de stockage et des citernes, dont certaines remontent à la période de l'Ancien Empire romain, ont été retrouvées dans l'enceinte de l'église de l'Annonciation », a expliqué l'Autorité israélienne.

Toujours selon l'Autorité israélienne des antiquités, « L' Association Marie de Nazareth se propose de conserver et de présenter ces vestiges de la maison nouvellement découverte à l'intérieur du bâtiment prévu pour le Centre International Marie de Nazareth », qui sera inauguré fin 2010.

Le Centre International Marial, au cœur de Nazareth, proposera aux habitants de Terre Sainte et aux touristes et pèlerins, un parcours multimédia pour aider à comprendre la place de Marie de Nazareth, au cœur de la foi chrétienne.

Ce projet est catholique à vocation œcuménique, mais aussi en lien avec les juifs et les musulmans. Ce Centre est animé par la Communauté du Chemin Neuf (Communauté française née en 1973 à Lyon, qui regroupe près de 1.500 personnes dans 25 pays).

Pour en savoir plus sur le Centre International Marie de Nazareth cf. http://www.mariedenazareth.com

Jesús Colina
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Ven 25 Déc 2009 - 15:32

Joie à Nazareth après la découverte d’une maison du temps de Jésus
Pourquoi cette maison a-t-elle été gardée et pas les autres ? s’interroge Mgr Marcuzzo
ROME, Jeudi 24 décembre 2009 (ZENIT.org) - La récente découverte d'une maison datant du temps de Jésus, à Nazareth, près de la grotte de l'Annonciation, réjouit les chrétiens de cette région. En même temps, ils s'interrogent : Pourquoi cette maison a-t-elle été conservée et d'autres, à côté, ne l'ont pas été ?

C'est la question que se pose Mgr Giacinto Boutros Marcuzzo, évêque auxiliaire et vicaire patriarcal pour Israël du patriarcat latin de Jérusalem, chargé en particulier de Nazareth, dans cet entretien à ZENIT. L'occasion aussi pour lui d'adresser, depuis Nazareth, tous ses vœux de fin d'année « à toute la famille de ZENIT, à tous les lecteurs, à tous les amis de ZENIT ».

ZENIT : Mgr Marcuzzo, quelle importance donnez-vous à la découverte pour la première fois, à Nazareth, d'une maison datant de l'époque de Jésus ?

Mgr Marcuzzo : Ce n'est pas tout à fait la première découverte du temps de Jésus, c'est peut-être la plus récente d'une habitation du temps de Jésus. Bien entendu, il y en avait d'autres, qui ont été malheureusement détruites au cours de l'histoire et nous savons que nous avons déjà la fameuse grotte de l'Annonciation qui était quand même une habitation, avec toutes les grottes qui étaient à côté. Donc, on peut toujours en visiter quelques unes. On a quelques restes aussi chez les sœurs de Nazareth autour de ce qu'on appelle le tombeau du Juste, traditionnellement connu comme le tombeau de saint Joseph, mais c'est peut-être légèrement plus tardif.

Les ruines de cette maison seraient, par contre, celles d'une maison datant vraiment du temps du Christ. Alors ça c'est le premier intérêt, absolument prioritaire. Deuxièmement, cette maison se trouve au centre de quatre endroits très bien connus. Donc cette maison a certainement été le passage de Jésus, de la Sainte Famille, de Marie de Nazareth, de saint Joseph, puisqu'elle se trouve à peine à quelques mètres, au maximum 100 mètres, de la grotte de l'Annonciation, autant de la grotte de saint Joseph ou de l'Eglise de Saint Joseph, presque autant de la fameuse synagogue du temps de Jésus, et aussi quelques 100 mètres, peut-être même un peu plus, du tombeau du Juste. Donc c'était un endroit central.

Troisièmement, l'intérêt de cette découverte, qui a été saluée avec un certain enthousiasme aussi par les archéologues israéliens eux-mêmes, et bien sûr par nous aussi, par l'association Marie de Nazareth, par le Chemin neuf qui est la communauté chargée de l'accueil de ce centre, c'est que cette maison a été conservée, gardée, alors que d'autres maisons à côté ont été détruites. Pourquoi celle-ci a-t-elle été conservée ? Ce fait suscite en nous des questions qui sont intéressantes. On n'a pas de réponse. Mais pourquoi a-t-on a gardé les murs de cette maison ? pourquoi celle-ci et pas d'autres à côté ?

Bien sûr, malheureusement d'un certain côté, mais heureusement d'un autre côté, en des temps ultérieurs par rapport aux temps primitifs, donc des premiers siècles, d'autres murs ont été élevés sur ce mur ou bien à côté de ce mur, durant la période Mamelouk par exemple. Pourquoi a-t-on voulu construire précisément sur ce mur ? Petit à petit, on aura peut-être des réponses.

Pour le moment, nous nous contentons de nous réjouir de cette découverte archéologique qui confirme vraiment l'existence, s'il y en avait besoin bien sûr, de Nazareth au temps du Christ.

ZENIT : Des spécialistes doutaient-ils encore de l'existence de Nazareth au temps de Jésus ?

Mgr Marcuzzo : Certains spécialistes disent que Nazareth n'existait peut-être pas au temps du Christ et que c'est seulement très tardivement que Nazareth aurait pris une certaine ampleur, une certaine considération. Or maintenant nous avons la preuve que non. On a des restes du temps du Christ, ce qui veut dire que Nazareth était un centre habité, que Nazareth existait bien. Mais pour nous c'est surtout une confirmation des endroits saints. La tradition qui continue.

C'est une petite preuve qui complète ce que nous connaissons déjà et qui est gardée par les franciscains depuis des siècles, par la tradition chrétienne locale.

ZENIT : Cette découverte permet-elle de déterminer enfin si Nazareth était un petit village ou une grande ville à l'époque de Jésus ?

Mgr Marcuzzo : Non, peut-être pas une grande ville mais un gros village. Notre découverte nous permet d'élargir un peu les espaces de ce village qui était probablement un gros village. Mais là aussi nous n'avons pas encore assez d'informations précises.

ZENIT : Mgr Marcuzzo, quels sont vos sentiments après cette découverte ?

Mgr Marcuzzo : Pour moi comme pour tous les chrétiens de Terre Sainte, et pour tous les amis de la Terre Sainte, elle est la confirmation que Nazareth existait bien. Mais derrière cette affirmation il faut bien sûr mettre un contenu. Et cette Nazareth, comme contenu, avait des événements de l'histoire du salut que nous connaissons bien : l'annonciation, l'incarnation, la sainte famille, la vie de Jésus pendant trente ans...

Deuxièmement, il y a pour moi aussi une considération ecclésiale : la communauté chrétienne qui, vous le savez, a toujours essayé de garder les lieux. Pourquoi cette maison a-t-elle été gardée ? Parce que pour la toute première communauté chrétienne du I, II et IIIème siècle, celle-ci avait une signification. Il y avait donc une communauté chrétienne qui a voulu maintenir, garder, animer et transmettre le message d'un lieu saint, et ce message aujourd'hui, nous Eglise de Terre Sainte, nous le retrouvons, nous le recueillons, nous le vivons et le continuons.

Cette considération ecclésiale qui n'est pas la plus petite, est pour moi, comme évêque, comme prêtre, de Terre Sainte, assez intéressante.

Enfin, cette découverte est certainement un encouragement pour le nouveau centre Marie de Nazareth qui est en train de se construire, car l'association française Marie de Nazareth a mis tout son cœur, tous ses efforts, tous ses moyens, pour préparer ce centre international Marie de Nazareth juste à côté de la Basilique de l'Annonciation, à côté du couvent des franciscains.

Cette petite découverte est certainement un grand encouragement pour le centre, pas simplement pour faire venir les pèlerins visiter l'archéologie mais pour montrer que ce lieu saint, ce centre, est bâti sur un lieu très historique, très ancien qui lui donne un intérêt encore supplémentaire.

ZENIT : Comment la nouvelle a-t-elle été accueillie sur place, à Nazareth ?

Mgr Marcuzzo : Nous sommes dans l'exultation et la joie de cette découverte qui , même si elle est petite, est quand même une confirmation de notre ancienneté, de notre enracinement dans cet endroit. Plus nous trouvons de l'archéologie qui montre la présence biblique et christologique, mariale ou ecclésiale, plus notre communauté, bien sûr, se sent encouragée par des preuves qui ne sont pas, dans ce cas-là, théologiques, mais archéologiques et qui ont besoin d'être précisées, déterminées.

Ceci est très important pour notre communauté, même pour les défis qu'elle doit affronter dans la vie de chaque jour et pour les grands défis qu'elle doit affronter aussi en Terre Sainte.

ZENIT : Et les habitants comment réagissent-ils ?

Mgr Marcuzzo : Il faut faire une petite distinction. Disons que le milieu israélien juif est absolument conquis par cette petite découverte. Car cette maison est une maison du temps de Jésus, donc une maison juive. On y a découvert aussi de la poterie, de la céramique et d'autres passages, d'autres signes, qui montrent bien la vie quotidienne d'un juif à Nazareth au temps de Jésus.

Tout ceci pourrait aussi révéler, mais là nous allons peut-être trop loin, quoique les archéologues en parlent, quelques étapes de l'histoire de la communauté juive de Nazareth. L'archéologue, la fameuse Yardenna Alexandre, nous a dit tout simplement que le trou qui était sous une maison était probablement une cachette, utilisée en l'an 69-70 au temps du passage de l'armée romaine quand il y a eu la rébellion contre les romains. Donc, la communauté juive locale regarde ça avec beaucoup d'intérêt.

Quant à la communauté musulmane, pour le moment celle-ci n'a pas encore été informée amplement, à part quelques uns qui l'ont bien sûr été. Mais la communauté musulmane est très contente du centre de Marie de Nazareth, donc tout ce qu'on trouve dans ce centre, qui donne une base biblique à ce que nous croyons et à notre histoire du salut, est apprécié par les musulmans. Car vous savez, les musulmans eux-mêmes se lient au projet de Dieu biblique du fameux enchaînement des prophètes. Donc, tout ce qu'on trouve de biblique va très bien, même pour les musulmans. Donc, je crois que cette petite découverte va être source de joie aussi pour notre communauté musulmane locale.

ZENIT : Noël approche. Comment sera-t-il célébré à Nazareth ?

Mgr Marcuzzo : Je crois que Noël est toujours la même fête de Noël et c'est toujours une fête nouvelle qui a un message nouveau. Cette année, nous sommes toujours dans l'atmosphère de la visite du pape. Et nous vivons encore le Noël de cette année dans le climat de cette visite, avec toutes les significations officielles bien sûr, mais surtout pastorales, spirituelles et bibliques qu'elle nous a données.

Mais nous vivons cette fête de Noël aussi à la lumière d'une béatification qui a eu lieu le 22 novembre dernier, comme vous le savez, d'une religieuse palestinienne de Jérusalem (Sœur Marie-Alphonsine) morte à Aïn-Kârim, la ville de la Visitation, qui a fondé les sœurs locales, palestiniennes, jordaniennes, du Moyen Orient, connues sous le nom de sœurs du saint-Rosaire de Jérusalem. Cette béatification a été pour nous un grand moment d'oxygène, de lumière, d'encouragement et d'animation de la communauté .

Et puis nous vivons toujours dans un moment de grand espoir, de foi, par rapport à la paix. Car la paix est notre grand problème en Terre Sainte. Que nous soyons en Palestine, directement intéressés à la question, que nous soyons en Israël, que nous soyons arabes ou juifs, que nous soyons étrangers, tout le monde est concerné par ce fameux problème de conflit, et donc de paix et de justice.

Nous souhaitons vraiment que cette fête soit une occasion pour trouver plus de paix, plus de chemins de paix, de voies de paix, et que l'on puisse, l'année prochaine, vraiment fêter une fête de la paix.

Malheureusement cette année, on ne peut pas dire que c'est pleinement une fête de paix puisque nous souffrons encore de ce problème qui nous dérange et dérange la population, les communautés, les familles, du matin au soir.

Nous avons vraiment besoin que les hommes de bonne volonté, que les responsables, les politiciens chargés des relations entre les peuples, se convertissent vraiment à la paix et qu'ils aient, comme dit notre patriarche dans son message de Noël cette année (cf. ZENIT du 23 décembre), le courage de la paix. Nous avons peur de la paix ! Ayons le courage de faire la paix. La paix est certainement toujours une aventure, un risque, mais qui mérite d'être risqué car de cette décision, de cette initiative, de cette paix, ne peut sortir que du bien.

Je souhaite à vous tous, et à toute la famille de ZENIT, à tous les lecteurs, à tous les amis de ZENIT, tous mes meilleurs vœux avec ma bénédiction de Nazareth. De la fenêtre de mon bureau, je regarde la basilique de l'Annonciation illuminée pour Noël et j'envoie une bénédiction toute spéciale en Marie et en Jésus à vous tous et à tous les croyants de bonne volonté.

Propos recueillis par Isabelle Cousturié
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Sam 26 Déc 2009 - 12:40

Jésus, Marie et Joseph ont connu la maison récemment découverte à Nazareth
Entretien avec le directeur de l´Association Marie de Nazareth
ROME, Vendredi 25 décembre 2009 (ZENIT.org) - Une maison du temps de Jésus vient d'être découverte à Nazareth (cf. Zenit du 20 décembre) à l'endroit où l'Association « Marie de Nazareth » est actuellement en train de construire un centre international multimédia consacré à Marie. Pour mieux comprendre le contexte de cette découverte et ses enjeux, ZENIT a interviewé Olivier Bonnassies, directeur exécutif de l'Association.

ZENIT - L'annonce, par les archéologues israéliens de l'Israël Antiquities Authority, de la découverte d'une maison du temps de Jésus à Nazareth a fait le tour du monde. Dans quel contexte cela s'est-il produit ?
O. Bonnassies - L'Association Marie de Nazareth que nous avons créée en France en mai 2001 construit en ce moment le Centre international Marie de Nazareth, qui proposera bientôt aux pèlerins, aux touristes et aux habitants de la Terre Sainte, de découvrir le mystère de la Mère de Dieu et l'ensemble de la foi chrétienne à partir de parcours multimédias modernes. Nous avons pour cela acheté 3 bâtiments en face de la Basilique de l'Annonciation, au cœur de Nazareth, et 2 autres bâtiments, de l'ancienne école Saint Joseph, sont loués aux Sœurs de Saint Joseph de l'Apparition. La cour de cette ancienne école a été creusée d'environ 3 mètres pour les travaux actuellement en cours, et les ouvriers sont tombés sur des murs anciens. Les travaux ont donc été stoppés et les archéologues israéliens sont alors intervenus.

ZENIT - Comment se sont déroulées les fouilles ?

O. Bonnassies - Elles se sont faites à nos frais, sous la direction de M. Dror Barshod, directeur du District Nord de l'Israël Antiquities Authority. La responsable des fouilles, Yardenna Alexandre, et son équipe, ont commencé par fouiller un premier carré de 10 mètres de côté environ en septembre 2009. Comme les résultats se sont révélés très intéressants, un deuxième carré a été dégagé, entre novembre et décembre 2009. Yardenna est une grande spécialiste qui a travaillé dans la plupart des derniers chantiers de Galilée et ses conclusions ont été validées par le P. Eugenio Alliata, qui est le meilleur spécialiste franciscain, ainsi que par le P. Frédéric Manns, du Studium Biblicum Franciscanum, qui suit aussi les choses de très près. Aujourd'hui, après avoir pris conseil auprès d'eux, nous envisageons évidemment de poursuivre les recherches sur les autres parties de la cour d'entrée, pour dégager un autre des murs de la maison, mais nous allons attendre la saison sèche, pour faire les choses dans les meilleures conditions. Ce sera plus facile pour trouver des monnaies ou d'autres céramiques.

ZENIT - Qu'est-ce qui a été découvert sur place ?

O. Bonnassies - Le plus intéressant est d'avoir retrouvé un grand nombre de poteries et de céramiques qui datent toutes de la période hellénistique (entre -300 et -67 avant Jésus-Christ) et de la période romaine tardive (de -67 au 1er siècle après Jésus-Christ), ainsi que les restes des murs d'une maison composée de plusieurs petites pièces et d'une cour, qui date aussi de la période hellénistique et de la période romaine tardive. Très intéressants aussi les ustensiles de cuisine en pierre retrouvés, caractéristiques des familles juives pieuses à cause des règles de pureté rituelles (cf. Traité Mishna Kelim). Il y avait déjà de nombreux éléments à Nazareth pour attester de l'existence de cette petite ville juive au temps du Christ, mais on n'avait jusqu'ici jamais découvert les restes d'une maison. Et celle-ci est située à 100 mètres à peine du lieu de l'Annonciation !

ZENIT - Ces découvertes se situent en effet en un lieu spécialement bien placé !

O. Bonnassies - C'est quelque chose que nous n'avions pas remarqué tout de suite, mais le futur Centre international Marie de Nazareth sera situé au centre d'un tout petit quadrilatère d'à peine 300 mètres de côté, qui définit, selon la Tradition, le cœur du cadre de vie historique de la vie de Jésus et de la Sainte Famille, pendant trente ans à Nazareth : entre la maison de Marie, l'atelier de Joseph, la Synagogue, et le Tombeau du Juste, souvent aussi attribué à Joseph.

ZENIT - Pouvez-vous décrire rapidement ces lieux et les découvertes archéologiques qui y ont été faites ?

O. Bonnassies - Le plus important lieu de Nazareth est évidemment la grotte de l'Annonciation, creusée dans la roche, qui est, selon la grande Tradition de l'Eglise, le lieu de l'annonce de l'Ange Gabriel à la Vierge Marie. C'est au dessus de ce lieu saint qu'est construite la Basilique de l'Annonciation, au cœur de Nazareth et de son mystère. « L'Ange entra chez elle » dit l'Evangile. La maison de Marie s'appuyait avec trois murs sur cette roche, comme beaucoup d'habitation de Galilée, et comme la maison qui vient d'être découverte : les parties creusées dans la roche, « bâties sur le roc » comme dit l'Evangile, sont solides, fraîches l'été et tempérées l'hiver. Mais les départs de murs qu'on voit creusés dans la roche ont été vidés. On a retrouvé aussi une dizaine de citernes creusées dans la roche dans ce périmètre, ce qui prouve le souci de toujours d'économiser et de bien utiliser l'eau. Le niveau du premier siècle est visible jusqu'à l'extérieur de la Basilique. Le P. Bagatti, qui a conduit les fouilles pour les franciscains dans les années 60 a publié deux ouvrages sur les découvertes de Nazareth. On a retrouvé là des céramiques du 1er siècle en petit nombre et beaucoup d'autres du III° siècle. Le numéro du Monde de la Bible consacré à Nazareth résume bien tout cela.

ZENIT - Et quels sont les autres éléments archéologiques retrouvés à 100 mètres de là, sous l'Eglise Saint Joseph ?

O. Bonnassies - On a retrouvé sous l'Eglise Saint Joseph des bains rituels pas faciles à dater mais certainement très anciens. Une tradition orale attribue ce lieu à Saint Joseph, parce que ce serait l'atelier de Joseph. Cela peut paraître léger mais il faut vraiment se garder de mépriser les traditions orales locales. Mgr Marcuzzo, évêque latin à Nazareth, qui accompagne le projet « Marie de Nazareth » nous rappelle souvent que ces traditions sont très sérieuses et qu'elles n'ont jamais été prises en défaut par l'archéologie. Au contraire, les découvertes archéologiques les ont toujours confortées.

ZENIT - Y a-t-il des exemples ?

O. Bonnassies - Il y en a un très beau, à Nazareth même : lorsque les Sœurs de Nazareth se sont installées ici au XIX° siècle, elles ont acheté un terrain qui était connu localement comme celui du « Tombeau du Juste », mais aucun élément ne pouvait laisser penser à la vérité de cette tradition. Les Sœurs croyaient même qu'on leur disait cela simplement pour leur faire payer le terrain plus cher ! Mais quelques dizaines d'années plus tard, une sœur qui travaillait le sol a vu celui-ci se dérober sous elle et elle est tombée d'un étage, découvrant une cavité, qui s'est révélée de l'époque croisée. Les chercheurs alertés se sont mis à creuser et à fouiller parce que les éléments croisés sont le plus souvent construit sur des ruines byzantines, qui elles-mêmes sont bâties sur des éléments importants du 1er siècle. Les découvertes locales que l'on peut aujourd'hui visiter (en demandant aux Sœurs de Nazareth !) ont été vraiment impressionnantes et 4 niveaux ont été dégagés, avec des maisons, des citernes, des mikvés (bains rituels) et une voie romaine au dessous de laquelle, au plus bas, se trouve un magnifique tombeau princier du 1er siècle, creusé dans la roche et fermé avec une pierre à rouler. Il y avait bien ici un « Tombeau du Juste » et ce tombeau pourrait très bien être celui de Joseph, le Juste (Mt 1,19), digne d'un prince de la maison royale de David. On y a retrouvé aussi des céramiques du 1er siècle.

ZENIT - Comment en être sûr ?

O. Bonnassies - Il n'y a pas de preuves formelles, mais le début du projet « Marie de Nazareth » a commencé par une prière à Saint Joseph sur le Tombeau du Juste, et elle a été immédiatement exaucée ! Ce Tombeau est le troisième côté du quadrilatère.

ZENIT - Et quel est le quatrième ?

O. Bonnassies - La Synagogue de Jésus, à côté de laquelle se trouve l'Eglise Melkite. L'édifice que nous voyons aujourd'hui date de la fin du XVIII° siècle, et il n'y a eu aucunes fouilles en ce lieu, mais il y a une tradition. C'est ici qu'on se souvient que Jésus priait à la Synagogue et qu'elle représentait aussi un lieu très important pour lui, comme sa maison, son atelier de travail et le Tombeau de son père putatif. Le Centre marial que nous construisons aura la grâce de se situer au beau milieu de ces quatre lieux de vénération de la mémoire du Christ et de sa Mère, au cœur du mystère de Nazareth. Il faut se souvenir de l'homélie marquante de Paul VI, en 1964, qui est restée ici dans toutes les mémoires : « Nazareth est l‘école où l'on commence à comprendre la vie de Jésus : l'école de l'Evangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer (...). Oh, comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette humble école de Nazareth, comme nous voudrions, près de Marie, recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines ! Mais nous ne faisons que passer. Il nous faut laisser ce désir de poursuivre ici l'éducation, jamais achevée, à l'intelligence de l'Evangile, mais nous ne partirons pas sans avoir recueilli à la hâte et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth. Leçons de silence, de vie familiale, de prière, de travail » (le 5 janvier 1964)

ZENIT - Jésus a donc connu la maison qui a été découverte ?

O. Bonnassies - Jésus a passé ici l'essentiel des trente premières années de sa vie, comme l'Evangile l'atteste. On ne peut pas imaginer un seul instant qu'il n'ait pas parfaitement connu cette maison située si près de ses lieux de vie. Jésus, Marie et Joseph ont connu cette maison.

ZENIT - Quelles sont les autres découvertes faites à l'occasion de ces fouilles ?

O. Bonnassies - Lorsque nous avons commencé les travaux du Centre marial, on nous avait signalé une citerne creusée dans la roche à 50 m de la cour de l'école. Nous en avons trouvé deux autres, dont une très grande, de 7 mètres de haut et de 4 mètres de large. Les archéologues israéliens en ont trouvé une autre, qui n'est pas encore totalement dégagée, et à côté de laquelle se trouve un trou taillé dans la roche, sans doute pour poser les jarres qu'on remplissait d'eau.

Il y a aussi une cachette, creusée dans la roche, qu'on a retrouvé dissimulée sous une pierre taillée, et entièrement vide. On peut y mettre 5 à 6 personnes.

Enfin, en plus des restes de la période hellénistique et romaine, il y a un épais mur mamelouk du XV° siècle, moins intéressant sur le plan archéologique, qui sera peut-être enlevé.

ZENIT - Y a-t-il d'autres lieux remarquables à Nazareth sur le plan archéologique ?

O. Bonnassies - En dehors des 5 lieux dont nous venons de parler, qui sont tous dans le périmètre proche du Lieu saint de l'Annonciation, il y a un autre lieu très antique : c'est la Fontaine de Nazareth, située à 500 mètres de la maison de Marie, vers le nord. On pense que le village antique s'étalait entre ces deux lieux : de la Fontaine au Tombeau du Juste, car les tombeaux étaient à l'extérieur des villes, pour des raisons de pureté rituelle. La Fontaine date certainement aussi du temps du Christ : les fouilles réalisées en l'an 2000 en ce lieu ont permis de retrouver un « cardo », une voie romaine, qui passe à côté. Une très belle Eglise orthodoxe est bâtie sur ce lieu où une tradition évoque une première rencontre de la Vierge avec l'Ange Gabriel, avant l'Annonciation.

ZENIT - Y a-t-il autre chose encore ?

O. Bonnassies - Oui, il y a beaucoup de choses à Nazareth. Il faut aussi signaler la découverte à partir de 2003 de thermes d'une taille impressionnante, à 4,5 m en dessous du sol, à 50 mètres de la Fontaine. Les céramiques et monnaies retrouvées sont arabes et musulmanes, comme aux thermes de Jéricho de l'époque Omeyyade, qui imitent les thermes romains de Bet Shéan, avec des hypocaustes différents. On peut les dater du 7° ou 8° siècle mais la taille des fours à bois confirme qu'il y avait depuis les origines et jusqu'à cette époque de très grandes forêts autour de Nazareth, pour permettre le chauffage régulier de si grandes quantités d'eau. Ces forêts ont disparu à l'époque moderne, à cause d'un impôt sur les arbres imposé par un Sultan et de coupes systématiques pour alimenter les chemins de fer. Tout cela a changé en quelques décennies le climat et l'environnement qui est devenu désertique et rocailleux, mais il faut se représenter la Nazareth antique d'une toute autre manière. Comme un pays où vraiment « ruisselle le lait et le miel » comme dit la Bible. C'était le grenier d'Israël avec une terre très fertile. L'historien juif Flavius Josèphe, en témoigne dans sa relation de la Guerre des juifs : « La Galilée est, dans toute son étendue, grasse, riche en pâturages, plantée d'arbres variés, sa fécondité encourage même les plus paresseux à l'agriculture. Aussi le sol a-t-il été mis en valeur tout entier par les habitants : aucune parcelle n'est restée en friche. Il y a beaucoup de villes, et les bourgades mêmes sont si abondamment peuplées, grâce à la fertilité du sol, que la moindre d'entre elles compte encore quinze mille habitants » (Guerre des juifs 3,42-43)

ZENIT - Ce n'est pas l'idée qu'on se fait de Nazareth et de la Terre Sainte aujourd'hui !

O. Bonnassies - Nous nous faisons beaucoup de fausses idées ! Par exemple, dans l'Evangile, Nazareth est toujours appelée une ville, du grec "Polis", et non un village, du grec "Komé ", ce qui suppose déjà une certaine taille, entre 50 et 100 maisons d'après les estimations. Autre exemple, au niveau de la topographie : si les collines n'ont sans doute pas beaucoup bougé dans leur forme générale, la route qui longe la Basilique de l'Annonciation était jusqu'au XVIII° siècle un ravin dans lequel coulait un petit ruisseau. Autre idée reçue à corriger : tous les restes du 1er siècle retrouvés ici comme à Jérusalem montrent la qualité des constructions, des pierres taillées, des objets, qui sont la marque d'une civilisation très accomplie, loin des caricatures que l'on en fait parfois dans les images ou dans les films, qui montrent le peuple de Jésus et de Marie vivant comme des primitifs dans des taudis à peine construits ou dans la saleté.

ZENIT - Quel est le cœur du mystère de Nazareth ?

O. Bonnassies - Il faut venir le découvrir sur place, le demander aux habitants ou à la Sœur de l'accueil du couvent des Clarisses de Nazareth, qui en parle magnifiquement ! On peut dire avec elle que Dieu a choisi un lieu tout simple. Lorsqu'elle était jeune fille, et fiancée à Joseph, la Vierge Marie vivait heureuse, à Nazareth, dans cette petite ville de campagne, loin du monde, et sans autre désir qu'une vie très simple, sous le regard de Dieu, à l'écoute de sa Parole. Elle aurait été très heureuse de vivre toute sa vie ainsi, très simplement, à Nazareth, dans la prière, l'attente du Messie et la méditation des promesses faites à son Peuple. Mais Dieu l'a choisie, entre toutes les femmes, pour son projet éternel. C'est en cet humble lieu de Nazareth qu'il a voulu que se réalise l'attente de tous les siècles. C'est ici que l'Eternel a voulu entrer dans le temps et changer le cours de l'Histoire des hommes. Et c'est au Oui de Marie à son Oui qu'Il a voulu suspendre tout le salut du monde.

ZENIT - Nazareth reste donc à visiter ?

O. Bonnassies - Oui, c'est la ville de l'Incarnation, là où il y a le plus de chrétiens en Terre Sainte. Lors du dernier voyage du Saint Père Benoît XVI en Terre Sainte, c'est à Nazareth qu'il y a eu le plus grand engouement populaire et la joie la plus enthousiaste, parce que Nazareth est la ville de Terre Sainte où les chrétiens sont les plus nombreux, les plus présents et les plus vivants. Jean-Paul II lors de son passage en l'an 2000 avait fait aussi de sa visite à Nazareth, le 25 mars, le sommet de son pèlerinage, puisque le grand Jubilé célébrait le 2000ème anniversaire de l'Incarnation, ici, à Nazareth, dans le sein de la Vierge Marie. Comme Charles de Foucauld, nous avons tous besoin de revenir à Nazareth et d'y demeurer, pour grandir avec Jésus, entre Marie et Joseph, dans la simplicité, l'humilité et la louange.

ZENIT - Et où en est le projet Marie de Nazareth ?

O. Bonnassies - Le Centre international Marie de Nazareth devrait ouvrir ses portes fin 2010, mais la chapelle qui est située au sommet, sur les terrasses, avec une vue imprenable sur la Basilique, sera consacrée dès le 25 mars 2010, par le Patriarche Latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal accompagné de plusieurs évêques de Terre Sainte. C'est une manière de continuer à tout confier d'abord à la Providence de Dieu parce qu'il faudra encore beaucoup d'efforts et beaucoup de travail pour tout terminer !
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Re: Bible et archéologie

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 20:34

Je suis en recherche de photos du (ou des) baptistère le plus ancien en forme de croix. Peut être que quelqu'un un pourrait m'aider !

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Re: Bible et archéologie

Message par Joss le Lun 7 Juin 2010 - 21:02

j'en avais mis des beaux sur catholiques francophone.... Mais où ? PENSIF
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Re: Bible et archéologie

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 21:14

Je n'arrive pas à les retrouver... de plus ce serait bien si il en existait un du premier ou deuxième siècle. C'est pour mon article sur la justification et le baptême :S

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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Lun 7 Juin 2010 - 21:23

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Re: Bible et archéologie

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 21:29

Merci Fée. Dommage que l'on arrive pas à avoir la date

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Re: Bible et archéologie

Message par Joss le Lun 7 Juin 2010 - 21:33

(IIIème siècle ISRAEL


Dernière édition par Joss le Lun 7 Juin 2010 - 21:35, édité 1 fois
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Re: Bible et archéologie

Message par Fée Violine le Lun 7 Juin 2010 - 21:34

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Re: Bible et archéologie

Message par Marc le Lun 7 Juin 2010 - 21:37

Merci

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Re: Bible et archéologie

Message par Joss le Lun 7 Juin 2010 - 21:48



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Re: Bible et archéologie

Message par diviacus le Dim 12 Oct 2014 - 14:14

J'"exhume" ce vieux sujet.
Les 3 photos de baptistères présentées dans les messages précédents ne représentent pas des baptistères antérieurs au IVème siècle (Mampsis : IVème, Ajaccio VIème).
Le plus vieux baptistère connu serait celui de Doura Europos qui date du 3ème siècle, mais qui n'est pas en forme de croix. A l'époque, les lieux de culte se trouvaient dans des maisons, ou salles, qui comportaient très peu de signes distinctifs chrétiens puisque la religion chrétienne n'était encore pas acceptée.
Il est donc quasiment impossible que l'on trouve des baptistères en formes de croix antérieurs au IVème siècle.

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Re: Bible et archéologie

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