MARTHE ET MARIE

Darfour

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Darfour

Message par Souricet le Jeu 7 Juin 2007 - 9:32

Les regrets de Kofi Annan sur le Darfour

Le Figaro
, New York JEAN-LOUIS TURLIN.
Publié le 20 décembre 2006

Le secrétaire général donnait hier sa dernière conférence de presse avant son départ de l'ONU.


C'ÉTAIT l'heure du bilan, hier pour Kofi Annan. À une question sur les principaux accomplissements, à ses yeux, de ses deux mandats, le secrétaire général sortant a cité en premier, lors de sa dernière conférence de presse à l'ONU, son action en faveur des droits de l'homme et de la responsabilité morale d'intervenir pour protéger les populations civiles. Il a mentionné, ensuite, la lutte contre les inégalités, « entre les États et à l'intérieur des États », contre les maladies infectieuses et pour la défense de l'environnement.
Saluant le geste de l'Espagne, qui a promis lundi 700 millions de dollars pour l'aide au développement, soit « le don le plus grand jamais fait à ce jour par un pays, en vue des objectifs du millénaire à l'horizon 2015 », Kofi Annan, qui quitte ses fonctions le 31 décembre, s'est attardé sur la tragique situation humanitaire dans la région du Darfour au Soudan, où il ne voit « aucun progrès ».


«Pétrole contre nourriture»

Kofi Annan a dit s'être entretenu pendant le week-end avec le président soudanais Omar el-Béchir, et il a annoncé l'envoi à Khartoum d'un émissaire « pour une dernière tentative d'obtenir une clarification de la part du gouvernement soudanais sur le déploiement d'une force de sécurité conjointe ONU-Union africaine », dont il espère qu'il interviendra en début d'année. Le secrétaire général et son successeur, le Coréen Ban Ki-moon, ont aussi demandé ensemble à Jan Eliasson de « reprendre ses activités », également au début de l'année, comme envoyé spécial sur la crise du Darfour et de cultiver « les canaux diplomatiques dans les capitales ». Interrogé sur la façon dont l'ONU a géré la crise sans, apparemment, tirer les leçons du génocide au Rwanda, il a reconnu avec franchise et regret qu'au Darfour « on aurait dû réagir plus vite » en envoyant des troupes avant que « la situation ne devienne beaucoup plus compliquée : on savait que celles de l'Union africaine ne seraient pas en mesure » d'arrêter les exactions.
Kofi Annan partira avec d'autres regrets. Le plus grand restera, affirme-t-il sans hésitation, son « incapacité d'empêcher la guerre en Irak », suivie de la perte de son équipe dans l'attentat d'août 2003 contre les locaux de l'ONU à Bagdad. Il ne pouvait pas ne pas mentionner le scandale « Pétrole contre nourriture », en admettant le rôle de la mauvaise gestion onusienne mais en rejetant la majorité des responsabilités « dans les capitales » et du côté « des entreprises qui faisaient affaire avec Saddam Hussein ». « Tout le monde a des leçons à tirer de l'Irak, a-t-il conclu, mais tout le monde doit maintenant oeuvrer à stabiliser le pays, dans l'intérêt de la région et du monde. »
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Souricet
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