MARTHE ET MARIE

Suppression du bac littéraire

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Suppression du bac littéraire

Message par Souricet le Dim 27 Mai 2007 - 8:59

Et voilà, le bac L est supprimé sous prétexte qu'il n'était pas assez attractif (si ç'avait été le cas du bac S, je peux vous garantir qu'on aurait tout fait pour le réhabiliter). Finis les littéraires, et à quand la suppression de l'hypokhâgne, de la khâgne et de Normale sup ? Quand on sait que le nouveau ministre de l'Education est normalien et docteur en lettres, on se dit qu'il veut garder son trésor pour lui tout seul. Et ce n'est pas la peine que Sarkozy se fasse photographier devant une bilbiothèque pleine de livres pour faire croire qu'il sait lire... S'il faut rabaisser le niveau culturel de la France à son niveau, on est mal. La culture en France va se réduire à la Star Ac. On ne formera que des scientifiques et des économistes. Soyons rentables, les enfants, soyons performants. Mais surtout, ne réfléchissons pas...
Cette suppression est selon moi un véritable scandale.
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Joss le Dim 27 Mai 2007 - 10:00

Pour moi aussi !

Ah la rentabilité des technocrates !

Mais curieusement, c'est une règle : quand on va vers un excès, à brève ou longue échéance, on vire ensuite dans l'excès contraire. Ainsi, quand la langue française aura atteint son niveau le plus bas, on redécouvrira et admirera les dinosaures irréductibles qui savent encore lire, écrire et penser et le français retrouvera ses lettres de noblesse.
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Arcanes le Dim 27 Mai 2007 - 20:05

C'est quoi la proposition de remplacement ?
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Souricet le Dim 27 Mai 2007 - 20:15

Il faudrait revaloriser le bac L, et tous les bacs, d'ailleurs. Le bac L, ils ne le remplacent par rien du tout.
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Arcanes le Dim 27 Mai 2007 - 20:30

Est ce qu'il y aurait des conséquences sur les emplois des profs ? Ils vont faire quoi les profils littéraires ?


Cela veut dire que le bac L, n'a plus aucunes valeur pour ceux l'ayant déjà ?

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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Souricet le Dim 27 Mai 2007 - 20:33

Au contraire, je pense que le fait de le supprimer fera qu'on recherchera ceux qui l'auront obtenu. Ca va valoriser ceux qui l'ont déjà. Enfin, je pense.
Quant aux profs de lettres, il continueront à enseigner les lettres, mais dans d'autres sections.
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Pierre.V le Mar 29 Mai 2007 - 1:20

Moi Qui devait passer par la...que faire maintenant...? gene

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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 6:56

Faire par exemple un bac ES, ou S, et faire ensuite une hypokhâgne. En fait, tout dépend de ce que tu veux faire plus tard...

Mais peut-être qu'il va y avoir un délai avant l'application de la loi...
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Pierre.V le Mar 29 Mai 2007 - 9:53

Je suis allé dans une école aujourd'hui (pour mon inscription de l'année prochaine), puis le directeur me demanda : "quelle option veux tu faire ?"
puis je reponds : 'j'aimerais passer un BAC L, mais parait-il que c'est impossible aujourd'hui..."
il me dit : "bien sur que c'est possible, pourquoi serait-ce impossible ?"
puis je répondis : "il parait qu'il a été supprimé...?!"
il me dit : "bien sur que non, la loi n'a meme pas encore été votée pour ou contre la suppression, il te reste bien du temps..."


bonne et Heureuse surprise ! Very Happy

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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Souricet le Mar 29 Mai 2007 - 10:08

cheers
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Re: Suppression du bac littéraire

Message par Souricet le Mer 13 Juin 2007 - 13:21

Posté par Lucie sur Fra Angelico :

Les candidats de la série littéraire qui devaient se mettre, lundi 11 juin, sur la ligne de départ du baccalauréat, seront une fois de plus un peu moins nombreux cette année. En 1968, un bac sur deux était littéraire, aujourd'hui, il n'y en a plus que 18 %. Le phénomène n'est pas nouveau mais il n'a cessé de s'accélérer au cours des dernières années. Au point qu'en décembre 2006, les inspections générales de l'éducation nationale, dans un rapport intitulé "Evaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée", estimait que la "série littéraire était menacée d'une extinction rapide".


Chiffres à l'appui, les rapporteurs dressaient un constat accablant. En quinze ans, les effectifs de la série "L" baissaient de 28 % quand ceux de la filière "ES" augmentaient de 18 % et ceux de la série scientifique de 4 %. Plus grave, ce recul quantitatif se doublerait d'une dégradation qualitative. Loin d'attirer les meilleurs éléments de seconde, la série "L" est devenue le refuge des élèves fâchés avec les disciplines scientifiques et orientés là par défaut. Professeur de lettres de la région bordelaise, Dominique Gattard vit cette évolution. "La classe littéraire type est composée d'un petit groupe de jeunes qui sont passés de justesse, d'un autre petit groupe qui a choisi "L" par réelle vocation, c'est là que se trouvent les meilleurs éléments, et d'une majorité d'élèves plus ou moins passionnés et aux résultats très hétérogènes", explique l'enseignant. "Beaucoup arrivent néanmoins à décrocher un petit bac grâce aux options ou au rattrapage", poursuit-il.

De fait, même s'il est légèrement inférieur à celui des bacs "ES" et "S", le taux de réussite au bac "L" approche quand même les 82 % avec toutefois une proportion de mentions plus faible qu'ailleurs. "Même si tout le monde admet qu'il est plus difficile d'obtenir une très bonne note à un devoir de français qu'à une épreuve de mathématique, ces résultats contribuent un peu plus à dissuader les élèves de s'orienter en "L"", estime Viviane Youx, professeur de lettres et présidente de l'Association des enseignants de français (AFEF). Le spectre de débouchés restreints achève de noircir le tableau.

Conséquence, les établissements voient se réduire comme peau de chagrin le nombre de classes littéraires. Dans ce contexte de crise, le lycée Michelet à Vanves, qui depuis trois ans mène une politique de revalorisation des sections littéraires, fait figure d'exception. Il accueille 1 059 élèves de la seconde à la terminale, compte deux classes de première et de terminale littéraire, soit chaque année une soixantaine d'élèves. Le reste des effectifs se répartit entre cinq classes de "S" et trois de "ES".

"Nous travaillons un peu à contre-courant", admet Annie Le Fustec, professeure de lettres classiques. A partir de la première, le lycée a mis en place deux heures de conférences de culture générale où sont abordés des thèmes aussi divers que l'Ancien Testament, le mythe de Faust, le libertinage ou la naissance de la psychanalyse. En terminale, les élèves ont la possibilité de se spécialiser en choisissant des conférences sur l'histoire de l'art ou sur les sciences politiques. "Nous avons réussi grâce à cette démarche à stabiliser les effectifs mais aussi à agir sur l'appétence et le comportement des élèves en cours, explique Mme Le Fustec. Cela permet aussi à ces élèves de ne pas avoir le sentiment d'être relégués dans une filière de seconde zone."

Pour sauver les "L", Mme Le Fustec propose une solution radicale, que ne partagent pas, loin s'en faut, la plupart de ses collègues professeurs de lettres. "Je ne pense pas qu'il faille défendre bec et ongles la spécificité de la filière "L", considère l'enseignante. C'est scier la branche sur laquelle nous sommes assis, il faudrait au contraire que nos disciplines irradient les autres filières. N'est-ce pas anormal que les étudiants en médecine soient gavés de maths et de physique alors qu'il faudrait les gaver aussi d'humanités ?"

Une position soutenue par l'AFEF qui propose une réforme des études au lycée. "Plutôt que d'enfermer les littéraires dans un ghetto-mouroir, pourquoi ne pas proposer un tronc commun qui donne à tous une formation équilibrée ?", s'interroge sa présidente. L'association est aussi favorable à l'ouverture de l'enseignement littéraire à des domaines voisins comme la sociologie, la philosophie ou la psychologie. Dans ce paysage, les propos de Nicolas Sarkozy, dans le journal gratuit 20 Minutes du 16 avril, ont été vécus comme l'ultime coup de poignard. Le candidat d'alors avait pris pour exemple de filière inutile qui ne devait plus être prise en charge par les fonds publics l'enseignement de la "littérature ancienne". "Le plaisir de la connaissance est formidable mais l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite professionnelle des jeunes", avait-il affirmé.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-921811,0.html
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