MARTHE ET MARIE

Le courage de se libérer (Peter Fenner)

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Le courage de se libérer (Peter Fenner)

Message par christianc le Mar 19 Fév 2008 - 15:05

Ce livre est écrit du point de vue d'une psychologie non dualiste, je m'explique le pessimiste voit le verre à moitié vide et l'optimiste le voit à moitié plein, mais en fait je reçois les deux messages en même temps, le verre est à moitié vide et à moitié plein.

Ecrit en français avec beaucoup de tests et de questionnaires, c'est un exemple de psychologie avec une structuration "non occidentale", en français ce qui ne gate rien et devrait plaire à certains ici..

http://www.amazon.fr/courage-se-lib%C3%A9rer-Peter-Fenner/dp/2226130845/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1203433404&sr=8-2

Notre propre entrée dans l'existence

Pour chacun d'entre nous, la croyance la plus importante est celle en notre propre existence. Nous attachons aussi de l'importance à posséder une identité qui nous est spécifique. Il importe que nous soyons différent car nous ne pouvons exister que si nous différons les uns des autres.

Ces deux croyances réunies -que nous existons et que nous possédons telle ou telle identité- produisent ce que nous sommes. Ces croyances créent la personne que nous sommes. Ce sont elles qui nous donnent ce sentiment d'être séparé des autres et du monde qui nous entoure. Ce sont également elles qui déterminent les caractéristi- ques de notre personnalité et de notre histoire personnelle. Et comme nous sommes les croyances que nous nourrissons quant à notre identité, nous venons à exister exactement de la même manière que les croyances.

Bien que cela puisse de prime abord paraître difficile à concevoir, un examen point par point du processus va nous permettre de voir combien, en réalité la chose est simple. Nous commençons tout d'abord par développer la croyance en un soi (ou moi), par opposition à "l'autre" (ou non-moi). Puis, ayant créé cette croyance en un moi, nous lui attribuons une identité en érigeant un ensemble de croyances, par exemple que nous sommes, drôle, intelligent, paresseux, vulnérable, etc. A chaque fois que nous nous attribuons une certaine caractéristique en nous appuyant sur une croyance, nous nous séparons de la caractéristique contraire et la tenons à distance.

Nous la bannissons. Et, dans bien des cas, nous la repoussons en l'attribuant à autrui. Nous attribuons ce que nous ne voulons pas être nous-même à d'autres personnes, en projetant sur elles nos propres défauts indésirables ... Nous chérissons un ensemble de croyances -nous les faisons nôtres, nous nous réclamons d'elles et nous nous y identifions- et rejetons loin de nous toutes les caractéristiques opposées - nous nous en désidentifions.

Peter Fenner - in "Le courage de se libérer"


Qu'est-ce qu'une croyance ?

Nous savons donc maintenant que le stress est engendré par des conflits entre nos croyances. Afin de pouvoir déterminer de quelle manière nous créons ce processus, il nous faut d'abord comprendre ce que sont les croyances.
Les croyances sont une représentation de ce qui est. Une croyance est une représentation. Nous pouvons donc faire l'expérience de ce que représente une croyance, mais nous ne pouvons pas dire ce qu'elle représente puisque seule la croyance peut le faire. Les choses que représentent les croyances n'ont pas la capacité de nous dire ce qu'elles sont. Elles se contentent d'être. C'est aux croyances qu'incombent la fonction de représenter ce qui est.
Croire que nos représentations sont ce qu'elles représentent nous place dans l'incapacité de connaître les choses telles qu'elles sont. Donc, pour leur plus grande part, nos croyances nous coupent de la réalité.

Il existe divers types de croyances. Certaines sont simples, d'autres constituent un système complexe regroupant des croyances plus simples. En voici quelques exemples, du type le plus simple au plus complexe :
- les identifications
- les caractérisations
- les jugements
- les opinions
- les interprétations
- les explications
- les théories ...

Peter Fenner - in "Le courage de se libérer"



L'origine du stress

Le stress survient quand nous pensons que les choses pourraient ou devraient être différentes de ce qu'elles sont. En d'autres termes,le stress est provoqué par une disparité entre "comment sont les choses" et "comment nous aimerions qu'elles soient".

Combien de fois ne pensons-nous pas : "si seulement..."?
En voici quelques exemples familiers :
-si seulement j'avais plus de temps
-si seulement j'avais plus d'argent
-si seulement je n'étais pas obligé(e) de
-si seulement il/elle pouvait...
Chacun d'entre nous pourrait établir sa propre liste de "si seulement". Sous cet angle, nous pouvons mieux voir quel point le stress nous est familier et est omniprésent dans notre vie. Il semble que nous passions une grande partie de notre temps avec ces tensions dont l'intensité se situera, selon le cas,à un niveau allant de minime à très intense. Le degré de stress que nous éprouvons dépend de deux facteurs :
* l'ampleur de l'écart entre "ce qui est" et"ce qui devrait être"
* le sens ou l'importance que nous attribuons à cet écart.
Plus l'écart est grand, plus le stress est intense. Plus l'écart a de sens à nos yeux,plus le stress est important. ...

Peter Fenner - in "Le courage de se libérer"


Notre expérience de "ce que sont les choses"
dépend de nos croyances

Lorsque nous pensons à "ce que sont les choses", nous avons tendance à croire que notre perception est indépendante de nos préférences, de nos souhaits, de nos croyances ou de nos interprétations.
Nous sommes persuadés que notre expérience de "comment sont les choses" n'a aucun rapport, ou très peu, avec nos croyances, nos opinions ou nos jugements de valeur.

Une croyance est un mécanisme qui engendre notre expérience. Tel n'est pourtant pas le cas. Une croyance est bien davantage "qu'une vague opinion" sur quelque chose. C'est un mécanisme qui détermine la nature de ce que nous vivons.
Par exemple, si nous croyons être une personne ordonnée nous ne verrons pas le désordre que d'autres, ceux qui pensent que nous sommes désordonnés, verront.
A nos yeux, il n'y a vraiment aucun désordre, il n'existe pas.

Prenons une expérience immédiate très concrète, comme par exemple celle d'être assis en train de lire ce livre. Nous ne pouvons pas comprendre cette expérience, nous ne pouvons pas la vivre en faisant abstraction de tout un ensemble de croyances transparentes sur des choses telles que : qui nous sommes, en quoi consiste le fait de lire, d'être assis, la nature de ce que nous lisons et la signification de ce qui est.

Peter Fenner - in "Le courage de se libérer"
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Re: Le courage de se libérer (Peter Fenner)

Message par Joss le Mar 19 Fév 2008 - 16:50

Croire que nos représentations sont ce qu'elles représentent nous place dans l'incapacité de connaître les choses telles qu'elles sont. Donc, pour leur plus grande part, nos croyances nous coupent de la réalité.

:bravo:

......c'est la différence avec la foi qui ne se fabrique rien

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