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UNION MEDITERRANEENNE

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Message par Joss le Lun 7 Jan 2008 - 11:40

Si j'ai tardé à poster sur ce sujet, c'est qu'au fond je n'en voyais pas l'intérêt, tant cela me paraissait flou, faute de ne pas en comprendre l'objectif scratch

Je n'étais d'ailleurs pas la seule......pour preuve :


Union méditerranéenne de Sarkozy: Merkel "très sceptique"
Par Pierre Rouchaléou (Journaliste) 00H45 06/12/2007

(De Berlin) L’Union méditerranéenne que Nicolas Sarkozy se propose de construire entre les pays du Sud de l'Europe et ceux du pourtour méditerranéen au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ne suscite pas un enthousiasme débordant chez la chancelière allemande, qui doit s'entretenir ce jeudi avec le président français dans le cadre des rencontres informelles dites de "Blaesheim".

Lors d’une conférence qui s’est tenue mercredi à Berlin, Angela Merkel a clairement indiqué qu’elle était "très sceptique" sur ce projet parce qu’à long terme, il pourrait constituer une menace sur le cœur de l'Union européenne. Dans son esprit, si une telle coopération séparée se réalisait et se développait avec des financements provenant des fonds européens, cela entraînerait "une corrosion du noyau dur de l’Union européenne". Poursuivant son raisonnement, elle a déclaré:

"En effet, il se pourrait que l'Allemagne se sente, pour ainsi dire, plus concernée par l’Europe centrale et orientale, et la France plus attirée du côté de l'Union méditerranéenne. Ceci pourrait alors libérer des puissances explosives dans l'Union européenne et cela je ne le souhaite pas."

Manière d'évoquer sa crainte que des pays de l’Est ne fassent une union avec l’Ukraine et demandent ensuite des financements auprès de l’Union européenne. Elle a rappelé que "pour une Européenne du Nord, la Méditerranée est une frontière au même titre que le sont la Russie et l’Ukraine".

"Un pont entre l'Europe et l'Afrique"

Nicolas Sarkozy avait dévoilé son projet pour une union stratégique entre les pays riverains de la Méditerranée lors de son premier discours en tant que président de la République, le 6 mai dernier. A cette occasion, il avait dit vouloir que le Portugal, l'Espagne, la France, l'Italie, la Grèce, Chypre, Malte, la Turquie, le Liban, Israël, l'Egypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc forment un conseil et tiennent des réunions régulières sous l’égide d’une présidence tournante.

Sarkozy avait aussi indiqué qu'il désirait ancrer cette coopération régionale dans les domaines de l'énergie, de la sécurité, de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme. De plus, il annonçait la création d’une banque d'affaires méditerranéenne pour aider à développer les économies sur le bord oriental et méridional de la région. Lors du discours qui avait suivi sa victoire aux élections, il avait conclu:

"Le temps est venu de construire ensemble une Union méditerranéenne qui agira en tant que pont entre l'Europe et l'Afrique."

Lors du discours qu'il a tenu ce mercredi devant des étudiants de Constantine, en Algérie, le président français a renouvelé sa proposition de construire "l'Union méditerranéenne" sur la base de "l'amitié franco-algérienne":

"Comme la France offrit jadis à l'Allemagne de construire l'Union de l'Europe sur l'amitié franco-allemande, la France est venue aujourd'hui proposer à l'Algérie de bâtir l'Union méditerranéenne sur l'amitié franco-algérienne.

"C'est parce qu'il y avait tant de douleurs à surmonter que ce que firent le chancelier Adenauer et le général de Gaulle eut une telle importance pour l'Europe. C'est parce qu'il y a tant de douleurs à surmonter que ce que vont faire ensemble l'Algérie et la France a tant d'importance pour ce qui va advenir de la Méditerranée."

Un parallèle historique dont Angela Merkel tire des conclusions totalement restrictives. Mais au-delà de la chancelière allemande, cette initiative n'a suscité jusqu'ici qu'un intérêt poli de la part des pays concernés –le ministre italien des Affaires étrangères, Massimo d'Alema, a déclaré au quotidien Il Mattino (Naples) qu'"il n'en voulait pas"-, notamment dans l'Union européenne, où l'on redoute la concurrence de ce projet avec le partenariat Euroméditerranéen mis en place en 1995




Sarkozy se heurte au scepticisme poli des Marocains
Le dernier discours de la visite officielle du président français au Maroc était consacré au projet d'Union méditerranéenne, censé effacer les ratés des conférences euro-méditerranéennes, lancées en novembre 1995 à Barcelone. Dans la presse marocaine et espagnole, on s'interroge sur la crédibilité d'un tel projet.
COURIER INTERNATIONAL

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Joss le Lun 7 Jan 2008 - 12:18

Or.....depuis :


JEUDI 26 JUILLET 2007
Centrale nucléaire vendue par M. Sarkozy au dictateur Kadhafi
OULALA.NET


Après avoir passé quelques jours de vacances en Egypte, le président Sarkozy effectue ce dimanche une visite officielle de 24 heures au Caire où il rencontre son homologue égyptien, Hosni Moubarak. Outre les dossiers tels que la situation au Proche-Orient, le terrorisme, la politique française au Moyen-Orient… les relations économiques bilatérales seront au menu des discussions. Des importants contrats sont à négocier notamment la vente par la France d’une centrale nucléaire civile à l’Egypte.

RFI


Le roi a remercié la France pour son aide dans "l'exécution de projets de développements en Jordanie, sa position positive vis-à-vis de ses dettes au Club de Paris, ainsi que sa disposition à aider la Jordanie dans son programme d'énergie nucléaire", selon le communiqué.
YAHOO

D'union, il n'y a donc que le nom....Ce serait une simple histoire de commerce dont l'initiateur Nicolas SARKOZY serait le premier VRP bénéficiaire Suspect

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Joss le Mar 15 Jan 2008 - 9:46

NICOLAS fait l'UNION MEDITERRANEENNE à lui tout seul :

Aux Emirats arabes unis, Nicolas Sarkozy signera un accord sur le nucléaire civil
AP | 15.01.2008 | 07:54

Au troisième et dernier jour de sa visite dans le Golfe, le président français Nicolas Sarkozy signera mardi "un accord de coopération" dans le domaine du nucléaire civil avec les Emirats arabes unis, avec lesquels il compte également renforcer la coopération militaire de la France, selon l'Elysée.
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20080115.FAP0362/aux_emirats_arabes_unis_nicolas_sarkozy_signera_un_acco.html

Sarkozy au Qatar: contrat sur l'électricité, accord sur le nucléaire

Il y a 15 heures

DOHA (AFP) — La France et le Qatar, un riche pays gazier du Golfe, ont signé un contrat sur l'électricité et un mémorandum d'entente dans le secteur du nucléaire civil, au premier jour d'une visite d'Etat de Nicolas Sarkozy à Doha.

Le président français, arrivé en fin d'après-midi à Doha pour une visite d'Etat dans le cadre de sa première tournée dans la région du Golfe, a eu en soirée un entretien avec l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, qui a offert un dîner en son honneur.

La compagnie Areva Transmission & Distribution (Areva T&D), filiale du groupe nucléaire français Areva, a signé un contrat de 470 millions d'euros avec la société de distribution d'eau et d'électricité qatarie, Kahrama, pour lui fournir des "sous-stations" pour un "projet d'électrification du Qatar".

Un "mémorandum d'entente" a également été signé entre le groupe énergétique Electricité de France (EDF) et le Qatar pour "engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d'énergies renouvelables (solaire et éolienne)", a-t-on indiqué de même source.

Ce mémorandum doit également permettre à EDF d'examiner avec Qatar Petroleum International (QPI) des "opportunités d'investissements dans la chaîne gazière", le Qatar disposant des troisièmes réserves mondiales de gaz naturel.

"Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d'assistance pour une étude de faisabilité et d'acceptabilité, et non sur un investissement", a précisé l'Elysée.

En outre, divers projets d'un potentiel de 6,3 milliards d'euros ont été évoqués entre les délégations du Qatar et de la France, comme cela a été le cas lors de la visite de M. Sarkozy en Arabie saoudite où toutefois aucun contrat tangible n'avait été signé.

M. Sarkozy, accompagné d'une délégation d'une quinzaine d'hommes d'affaires français et de plusieurs ministres, a affirmé à Ryad que "de gros contrats vont être signés par les entreprises françaises dans les semaines et les mois qui viennent" avec l'Arabie saoudite, évoquant "40 milliards d'euros de contrats potentiels" avec ce pays.

"Ce sont des contrats immenses, à la fois sur le civil et le militaire, ce qui est une nouveauté", a-t-il dit.

Selon une source de l'Elysée, les discussions en cours portent sur le transport terrestre, l'aviation civile, l'eau et l'électricité, la sécurité intérieure et l'armement.

Le président français a exalté l'amitié franco-saoudienne durant sa visite officielle dans le royaume saoudien qui a surtout confirmé l'excellence des relations politiques entre les deux pays.

"La France veut être l'amie de l'Arabie saoudite, elle veut être l'amie du monde arabe, une amie qui ne veut pas donner des leçons, mais qui dit la vérité", a déclaré M. Sarkozy lundi matin dans un discours devant le "Majlis Al-Choura" (Conseil consultatif), une assemblée de 150 membres, tous des hommes, nommés par le souverain saoudien.

Lors de ses entretiens dimanche soir avec le roi Abdallah, M. Sarkozy lui a proposé qu'une équipe du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) vienne à Ryad "dans les prochaines semaines pour travailler sur la question du nucléaire civil", a-t-on appris auprès de l'Elysée.

Selon la même source, "le roi a pris bonne note" de cette proposition, mais n'a pas fait d'autres commentaires.

Malgré leurs immenses richesses en hydrocarbures, les pays du Golfe sont très demandeurs en matière de nucléaire civil.

La France signera d'ailleurs mardi avec les Emirats arabes unis, troisième et dernière étape de la tournée de M. Sarkozy dans le Golfe, un accord de coopération sur le nucléaire civil, le troisième avec un pays arabe après ceux conclus en décembre avec l'Algérie et la Libye.
http://afp.google.com/article/ALeqM5jk4ekoLHzQRl4ze6IDtW52l2Xf4g


Nicolas Sarkozy promet "de gros contrats" avec l'Arabie saoudite, obtient une signature au Qatar

Il y a 15 heures

RIYAD - Nicolas Sarkozy, qui a promis aux entreprises françaises de "gros contrats" dans "les semaines et les mois qui viennent" avec l'Arabie saoudite, a conclu lundi soir au Qatar un seul contrat d'un montant de 470 millions d'euros au profit d'Areva.

Dans ces deux grands pays producteurs d'hydrocarbures, le président français a fait la promotion du nucléaire civil: il a proposé à l'Arabie saoudite les services du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) "pour étudier les possibilités dans le domaine du nucléaire civil". A Doha, il a ensuite présidé à la signature d'un "mémorandum d'accord" entre le Qatar et EDF, portant "dans un premier temps" sur une étude de faisabilité dans le domaine de la production électrique.

A ces deux propositions qu'il faudra encore concrétiser s'ajoutera mardi un accord de coopération dans le nucléaire civil avec les Emirats arabes unis, qui ouvrira la porte à l'installation d'une prochaine centrale nucléaire dans le pays. En marge de la tournée de Nicolas Sarkozy dans le Golfe, Total, Suez et Areva ont confirmé qu'ils allaient proposer ensemble un projet de centrale électrique nucléaire au Qatar. Il s'agirait de "la fourniture de deux EPR de 1.600 MW ainsi que les produits et services du cycle du combustible", ont précisé les groupes lundi.

En Arabie saoudite, où il est venu "remettre à plat" les relations bilatérales, aucun des contrats actuellement en cours de négociation par les entreprises françaises, dont le montant cumulé approche les 40 milliards d'euros potentiels, n'a été signé. Mais M. Sarkozy a promis que plusieurs aboutiraient. "Dans les semaines et les mois qui viennent, il y aura de gros contrats qui vont être signés par les entreprises françaises", a-t-il déclaré en marge d'une rencontre avec les dirigeants économiques des deux pays.

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Invité le Mar 15 Jan 2008 - 10:48

L'Empire Romain renaît de ses cendres et vous n'êtes pas content? Pourtant c'est la mission fondamentale de l'Eglise Romaine...

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Lagaillette le Mar 15 Jan 2008 - 21:27

Le président de la République a proposé de transformer le partenariat esquissé à Barcelone (en 1995) des pays méditerranéens en une union comparable à celle qui existe entre les Etats européens membres de l’Union. Participeraient à cette nouvelle union, sur la rive septentrionale : l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, Malte et le Portugal. Et sur la rive méridionale : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Tunisie et la Turquie, celle-ci sans doute à la place de la Mauritanie qui n’est pas méditerranéenne.
La France serait renforcée par l’apport des pays du littoral méridional de la Méditerranée en majorité francophones. Présente à la fois dans l’Union européenne et dans l’Union méditerranéenne elle étendrait son influence et verrait s’élargir ses marchés. Plus forte au nord de l’Europe elle le deviendrait aussi au sud.
Ces privilèges n’ont pas échappé à ses voisins si bien que la proposition a été diversement accueillie. Y seraient favorables – sous réserve d’éclaircissement sur le projet – les pays du Maghreb et l’Egypte, en Afrique, les nordiques Suède, Pays-Bas, en Europe.
En revanche, l’Italie et l’Espagne s’inquiètent de la place que prendrait la France dans un domaine qui est aussi pour beaucoup le leur, tandis que l’Allemagne est nettement opposée à la suggestion française.
On comprend les réticences de Berlin, l’Allemagne tenant à dominer l’Union européenne par sa puissance économique et aussi la position stratégique qu’elle occupe en Europe.

Or, la France, sinon menant le jeu méditerranéen, du moins y participant avec des atouts considérables, élargirait son influence dans la gestion des affaires de l’Union si elle intervenait aussi dans celles du monde méditerranéen.
- La mer Méditerranée conduit aux sources d’hydrocarbures. Algérie et Libye sont producteurs et à l’est aboutissent les conduits des richesses énergétiques d’Irak et de la Caspienne.
Elle est, au sud du continent, le pendant de la mer du Nord dont les gisements servent plus particulièrement les intérêts de la Grande-Bretagne et de la Norvège.
Le projet français pourrait rivaliser –au moins partiellement – avec le ravitaillement de l’ouest européen par les oléoducs et gazoducs russes et équilibrer ainsi les accords russo-germaniques récents.
- Le projet français spécule aussi sur le souci légitime des pays du pourtour sud de la méditerranée de se préparer à la raréfaction, puis à l’épuisement des énergies fossiles en ayant recours à la désintégration de la matière. Et, à la différence de l’Allemagne qui a renoncé, la France est en mesure de satisfaire les besoins énergétiques d’origine nucléaire de l’ensemble méditerranéen.
- En 2030 les peuples de la rive méridionale de la méditerranée compteront probablement près de 450 millions d’habitants (alors que ceux du septentrion n’en rassembleront que la moitié). Mais, ces derniers, par leurs capacités scientifiques et techniques peuvent contribuer efficacement au développement de la rive sud, aux populations en quête du « mieux vivre » des sociétés plus avancées.
La France est l’une de ces nations d’autant qu’une large fraction du pourtour méridional de la Méditerranée est francophone et que la France est aussi l’aboutissement de bien des flux migratoires émanant du sud. Il y a là un vaste potentiel d’échanges, le nord équipant les riverains du sud avides, à leur tour, d’industrialisation à l’ « occidentale ». Démarche temporairement rémunératrice pour le nord et, à long terme, pour le sud, celui-ci un jour, satisfaisant lui-même ses besoins. La Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, les pétroliers du Proche-Orient ont déjà exploité ce potentiel en ce qui concerne les hydrocarbures, les travaux publics, l’équipement touristique. Accusant un important déficit de sa balance commerciale (près de 45 milliards de dollars), il est temps que la France s’ouvre vers le bassin méditerranéen d’autant qu’elle détient des capacités complémentaires des besoins de ces pays.
A la différence des entreprises qui l’ont devancée, la France cherche à institutionnaliser sa démarche en lui donnant un cadre politique.
Comme toute politique, celle-ci suscite des oppositions. Celle de l’Allemagne, évoquée précédemment. Berlin craignant de perdre la prédominance en Europe, la France augmentant son influence. Celle de la Turquie, forte puissance méditerranéenne désireuse de devenir membre à part entière de l’Union européenne et redoutant d’être « seulement » reléguée dans une future union méditerranéenne, à la structure encore mal définie. Ankara se tourne davantage vers le nord-ouest du continent européen que vers les rivages du nord de l’Afrique.

Bien qu’il réponde à l’attente des Etats méditerranéens qui en bénéficieraient – et qu’il les crédite d’une totale bonne foi quant à l’application du TNP, le projet français associe, bien audacieusement, le nucléaire civil à l’entreprise générale de coopération économique, sociale, culturelle, objectifs officiels.

Audacieusement car les démarches analogues précédentes n’ont pas été heureuses :

Le Shah d'Iran et le président Giscard d’Estaing. Centre nucléaire de Marcoule (Gard) le 28 juin 1974. Un accord sera conclu pour financer la construction d'Eurodif, usine d'enrichissement d'uranium, absolument indispensable pour alimenter les 58 réacteurs nucléaires que la France va construire. L'Iran prendra 10% des parts de l'usine et prête un milliard de dollars au Commissariat à l'énergie atomique. En échange, la France s'engage à fournir à l'Iran 10% de la production d'uranium enrichi.
- C’est ainsi que l’équipe gouvernementale Giscard d’Estaing-Chirac ayant invité l’Iran à participer au financement d’Eurodif, société produisant le combustible nucléaire nécessaire au fonctionnement de centrales atomiques génératrices d’énergie, la France se vit réclamer le remboursement d’un milliard de dollars, lorsque en 1979 Khomeiny prit le pouvoir à Téhéran. Refusant d’abord de s’incliner devant cette rupture unilatérale du contrat, Paris remboursa en paiements échelonnés. Mais non sans que Téhéran ait manifesté son impatience (par des prises d’otages au Liban et des attentats sur le sol français). Amère expérience qui causa bien des souffrances…
- C’est ensuite, en 1975, la même équipe initiant Saddam Hussein au nucléaire. Sortant de l’Elysée, le président irakien confia à la presse sa satisfaction. En substance : « grâce à ces entretiens, l’Irak serait le premier pays musulman à posséder l’arme atomique ». Et un accord fut signé visant la fourniture de centrales atomiques et la formation de scientifiques irakiens.


Le 9 Septembre 1975, Jacques Chirac, alors Premier Ministre, fait visiter Cadarache à Sadam Hussein (Vice-Président Irakien). Au cours de cette visite, le vice-président irakien Saddam Hussein signe un accord de coopération nucléaire avec la France.
On connaît la suite avec les désastreuses guerres d’Irak, la politique française ayant fourni au président américain le prétexte à l’invasion de ce malheureux pays.
La désintégration de la matière, en dépit des services qu’elle rend, n’a pas bonne presse. Militairement utilisée, au choc et à la chaleur de l’explosif chimique, elle ajoute la radioactivité aux effets nocifs tenus pour permanents compte tenu de la durée de la vie humaine. Industriellement, elle laisse des déchets difficiles et coûteux à neutraliser. Aussi l’opinion publique, en général, souhaite qu’on en limite l’extension et que l’article VI du TNP soit appliqué qui vise le désarmement général… nucléaire en tête… D’où la manifestation d’une facile hostilité à l’égard du projet français d’union dans la mesure où il impliquerait l’extension du domaine nucléaire, éventuellement militaire, à des Etats scientifiquement peu préparés et parfois politiquement instables.
La filière atomique est bivalente puisqu’elle peut satisfaire des besoins industriels ou militaires. Il en est d’ailleurs ainsi de bien d’autres disciplines. Un brillant ingénieur sortant d’une grande école scientifique peut aussi bien gérer une entreprise financière ou commerciale que s’orienter vers l’étude et la réalisation d’armes de destruction massive. En ce qui concerne la science de l’atome, il existe des moyens d’en limiter les applications à des activités pacifiques. Par exemple, obtenir que le combustible usagé soit contrôlé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Ou bien qu’il soit traité sur place, sous le contrôle de cette agence pour le rendre impropre à des usages militaires.
- D’ailleurs, contrairement à un sentiment largement répandu le bilan du nucléaire « militarisé » est loin d’être négatif. Il a mis un terme aux conflits d’extermination comme ceux qui, au XXème siècle firent tant de victimes. L’arme atomique fait redouter des dommages excédants, par leur ampleur, tout enjeu politique. Entre Etats nucléairement nantis, même inégalement, démesuré est le risque de recourir à l’épreuve de force. Et Hiroshima a révélé au monde cette démesure.
Le bombardement d’Hiroshima et celui de Nagasaki ont été qualifiés de « crimes contre l’humanité ».

- Le projet français est ambigu, disent les uns. On ne sait trop à quoi il peut conduire.
- Il télescope l’accord de Barcelone (1995) déjà peu concluant et il risque de consacrer le fiasco de tout nouveau projet visant à gérer politiquement un ensemble aussi vaste et divers que le méditerranéen, affirment les autres.
- Bruxelles revendique la mission d’associer l’Union européenne au
développement de la rive sud de la méditerranée. On y estime qu’il ne s’agit pas là d’une initiative seulement nationale mais bien d’une responsabilité de l’Union.
Toutefois, ignorant ces réserves, voire cette opposition, Paris persiste et a même réussi à recueillir une certaine adhésion à son projet, celle de l’Espagne et de l’Italie. D’où l’Appel de Rome lancé par les Trois, le 20 décembre dernier. (qui reporte à la mi 2008 l’organisation d’une rencontre des dirigeants de l’Union avec ceux du sud méditerranéen).
Pour le président de la République, en ce qui concerne l’Union méditerranéenne… « 2008 devra…. être l’occasion d’avancer de manière décisive sur ce projet qui est l’une des priorités de ma politique étrangère. L’objectif est de faire de la Méditerranée un espace de solidarité et de coopération dont les piliers seraient l’environnement, le dialogue des cultures, la croissance économique et la sécurité ».
En avant-première et sans attendre le résultat des « travaux préparatoires identifiant les domaines de coopération prioritaires », la France a négocié avec le Maroc, l’Algérie, la Libye et l’Egypte la cession de centrales nucléaires officiellement destinées à produire de l’énergie à des fins économiques (en somme dans le cadre, maintenant lointain du projet « Atom for peace » du président Eisenhower).

Pour des raisons à la fois politiques et économiques, assorti de la possession de centrales nucléaires, le projet d’union du sud pourrait transformer en « sanctuaires » des pays ayant fourni leur contingent au terrorisme de groupe. Celui-ci serait alors géographiquement localisé mais il bénéficierait de l’invulnérabilité que confère l’atome formant ainsi de dangereuses entités politiques. En effet, elles seraient invulnérables tout en possédant un terrible pouvoir de nuisance sans que celui-ci puisse être sanctionné.
Nous voici devant un dilemme. Il ne sera pas possible, indéfiniment, d’interdire aux peuples du pourtour sud de la méditerranée d’exploiter, à leur tour, les capacités énergétiques de la désintégration de la matière… Si bien que sera multiplié le nombre des Etats qui, à l’instar de l’Iran aujourd’hui, de la Corée du Nord hier, ont spéculé sur les deux utilisations possibles de la filière nucléaire. Car on imagine mal une population de plus de 400 millions retardée dans son développement par une telle contrainte. Dans un premier temps les exigences énergétiques la feront voler en éclat et il se peut que le projet français, tel qu’il a été présenté, rapproche cette échéance.

Auteur Général Gallois.

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Joss le Jeu 12 Juin 2008 - 13:35

Union méditerranéenne: Kadhafi poignarde Sarkozy dans le dos





Par Zineb Dryef | Rue89 | 10/06/2008 | 21H27





L'Elysée ne commente pas les dernières turbulences du couple franco-libyen. Pourtant, après avoir montré des signes encourageants, le colonel Kadhafi ne veut finalement pas de l'Union pour la Méditerranée (UPM) de Nicolas Sarkozy.

Au mois de décembre, le président français n'avait pas craint la polémique en invitant le sulfureux libyen dans la capitale. Tente bédouine à Matignon, réception à l'Assemblée nationale, visite de Versailles... rien n'avait été refusé au dictateur, dont la réhabilitation sur le plan international semblait être la seule obsession du président français. Sur Radio J, Jean-Pierre Raffarin déclarait même:

"Pour la réalisation du grand projet de Nicolas Sarkozy d’Union méditerranéenne, il est important que la rive sud de la Méditerranée se développe et que la Libye fasse plus d’efforts pour développer le Maghreb."

Le Guide avait alors dit tout le bien qu'il pensait de ce projet. De son côté, l'Elysée avait qualifié les discussions de "travail productif et constructif". Une vaste pantalonnade qui ne tient plus depuis la tenue d'un mini-sommet des pays arabes à Tripoli ce mardi. Revêtant à nouveau les habits du leader panafricain, le chef d'Etat libyen a en effet attaqué le projet chéri du président français face à ses homologues arabes:

"Si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine, (...) nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe."

Déjà rejeté par l'Union européenne, le grand projet civilisationnel de Nicolas Sarkozy ne convainc plus grand monde. Ce que n'a pas manqué de rappeler le "partenaire" libyen de la France:

"L'UE veille sur son unité et refuse sa division et l'initiative de notre cher ami Sarkozy a été rejetée fermement par l'Europe. La Ligue arabe n'accepte pas également de disperser ses rangs et de détruire son unité."

En mars dernier, à l'issue de rencontres et de désaccords avec son partenaire allemand, Nicolas Sarkozy avait dû renoncer à son idée d'Union qui n'incluait alors que les pays riverains de la Méditerranée. Le 6 mars, le Président déclarait dans le Figaro:

"Angela voulait que tous les pays européens puissent participer à l'Union dans le cadre du processus de Barcelone. Et moi je considérais que ce processus, créé en 1995, était enlisé et qu'il fallait créer un vrai partenariat avec les pays du Sud. Nous nous sommes mis d'accord pour créer l'Union pour la Méditerranée. Tous les pays membres de l'Union européenne et tous les pays riverains de la Méditerranée pourront y participer. (...) Le 13 juillet, à Paris, il y aura un sommet des pays européens et des pays de la Méditerranée."

Pas sûr. Beaucoup risquent d'être absents le 13 juillet. Abdelaziz Bouteflika, Mohamed VI et Mouamar Kadhafi ont d'ores et déja, plus ou moins diplomatiquement, annoncé leur absence. Pourtant, à Bruxelles, le 13 mars dernier, Nicolas Sarkozy n'avait pas l'air de douter le moins du monde du soutien des chefs d'Etat maghrébins:

" Un homme comme le roi du Maroc est totalement mobilisé autour de cet objectif. M. Kadhafi est totalement mobilisé autour de cet objectif. Je crois même pouvoir dire que le président Bouteflika n'est plus opposé à cet objectif."

A l'issue du mini-sommet de ce mardi, les dirigeants présents n'ont pas fait part d'une position commune quant à leur adhésion ou non à l'UPM. Mais cette sortie fracassante de Mouamar Kadhafi ébranle un peu plus une entreprise déjà fragile et fait figure de camouflet pour Nicolas Sarkozy. Le tapis rouge déroulé à Paris pour le dictateur n'aura servi à rien.

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Lagaillette le Lun 23 Juin 2008 - 18:51

Sans compter les arrière-plans non avoués explicitement :
dans ce projet d'UPM, Israël serait partenaire de plein droit ; ce qui équivaut à une reconnaissance de sa politique en Palestine.
Sans parler d'un projet qui équivaudrait à le faire entrer dans l'Europe.

As-tu entendu parler de ça, Joss ?

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Joss le Mer 16 Juil 2008 - 20:31

Lagaillette a écrit:Sans compter les arrière-plans non avoués explicitement :
dans ce projet d'UPM, Israël serait partenaire de plein droit ; ce qui équivaut à une reconnaissance de sa politique en Palestine.
Sans parler d'un projet qui équivaudrait à le faire entrer dans l'Europe.

As-tu entendu parler de ça, Joss ?

Bon, le résultat de cette magnifique réunion où on a vu ce cher Nicolas frétiller comme un gardon, ressemble assez à ces champignons (je n'arrive pas me rappeler le nom) tout creux.....mais quand tu marches dessus, il sort plein de poussière....

Nicolas essaie de nous faire gober qu'il va faire avancer le processus de paix israelo-palestinien, blah, blah, blah :violon: et à part ses 30% de fidèles, personne n'y croit. Israël joue le même jeu hypocrite "un accord de paix n'a jamais été si proche" blah, blah, blah :violon:
......mais un journaliste, au cours de cette rencontre, a réussi à interviewer une femme de la délégation israëlienne qui nous a donné l'explication de leur présence : les sous "nous avons un savoir-faire en Israël concernant la désalination de l'eau de mer !".

C'est vrai qu'avec le réchauffement de la planête qui engendrera une pénurie d'eau, les pays arabes pourraient être de bons clients pour Israël.

Nicolas, lui, compte encore vendre quelques centrales nucléaires

Et puis, secondairement, il y a la dépollution de la mer méditerranée......mais très secondairement car personne n'est prêt à payer

Au fait, ce grand sommet......Ca va coûter combien au contribuable ?

As-tu entendu parler de ça, Joss ?
Les arabes sont tout sauf niais.... et très méfiants. J'ai lu quelques journaux algériens : ils sont polis mais très ironiques et absolument pas dupes.

La session inaugurale de Paris aura-t-elle une suite ? "Peu importe", estiment les Israéliens. "Les Français publieront une déclaration triomphale, mais dépourvue de substance. De notre point de vue, ce ne sera pas une catastrophe." De leur côté, les responsables de l'administration Bush sont plutôt amusés. "Qu'est donc venu faire Sarkozy dans cette galère ? Et pourquoi Israël a-t-il tant tenu à y embarquer ? C'est un club sado-maso." Certes. Sauf que des dizaines de dirigeants arabes sont venus fêter la prise de la Bastille en compagnie d'un Sarkozy paradant sur les Champs-Elysées. Pendant deux jours, il s'est présenté comme le leader de la Méditerranée. Et dans tout cela quid de la paix et de la prospérité au Moyen-Orient ? De grâce, ne nous embarrassons pas de détails.
Barak Ravid
Ha'Aretz

Un premier bilan bien maigre
Les réticences de plusieurs pays à approuver la déclaration finale risquent d'emporter l'UPM et le "rêve" de Nicolas Sarkozy, estime As-Safir, le quotidien de gauche de Beyrouth.

Treize ans après l'échec du processus de Barcelone, victime du conflit arabo-israélien, le sommet euro-méditerranéen n'a rien produit d'autre que des déclarations sur de nouvelles aventures politico-économiques. Le "rêve" euro-méditerranéen de Nicolas Sarkozy risque de connaître le même sort.
As-Safir

Reste le fond, la coopération Nord-Sud entre les rives de la Méditerranée. Sur ce dernier point et les différents dossiers (échanges, environnement, etc.), la déclaration commune fit surtout l'objet d'engagements moraux non datés et surtout non budgétés. Ce que souligna à juste raison le président Abdelaziz Bouteflika. "Ayant bouclé ses équilibres financiers jusqu'en 2013, l'Union européenne (UE) ne prévoit pas, à court terme, d'engagements financiers importants. Cette attitude n'est pas sans susciter des interrogations légitimes sur la volonté réelle de l'UE de contribuer de manière décisive à la mise à niveau des pays de la rive sud de la Méditerranée."

Reste évidemment la seule mesure réellement concrète, le contrôle de l'immigration. Les mesures de lutte contre les migrations clandestines, dont une première vague a été adoptée à l'unanimité des pays de l'UE, a été pudiquement présentée comme l'un des chapitres de "dimension humaine et culturelle" de l'UPM.
Pierre Morville
Le Quotidien d'Oran

Grand vainqueur de ces joutes oratoires méditerranéennes, le patron de l’Elysée aura requinqué considérablement sa cote de popularité en berne ici à Paris depuis quelque temps. Les dirigeants arabes présents au Grand Palais lui ont tendu une planche de salut à peu de frais. Un soutien qu’il a apprécié à sa juste valeur dans une déclaration à la presse, mais surtout hier matin à la tribune présidentielle, place Concorde, en suivant, jovial, le défilé du 14 Juillet en compagnie des présidents Moubarak et Al Assad. Pour lui, la messe est dite. En quittant Paris, l’Union pour la Méditerranée ne lui appartient plus, pas plus que cette responsabilité de récolter des milliards de dollars pour financer une quarantaine de projets. Le fait est que les 33 articles de la déclaration finale sont une succession de bonnes intentions parsemées de points de suspension… « A suivre » semble être le maître mot du texte clé de ce sommet de Paris.
EL WATAN

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

Message par Lagaillette le Ven 18 Juil 2008 - 17:29

Code:
ces champignons (je n'arrive pas me rappeler le nom) tout creux.....mais quand tu marches dessus, il sort plein de poussière....

C'est des "pets de loup" : comestibles quand ils ne sont pas mûrs ; infects quand ils arrivent à maturité.

Mais derrière les gesticulations de Sarko, il y a les grandes manoeuvres diplomatiques au Moyen-Orient, avec, évidemment, les USA en arrière-plan. Empêtrés en Irak, ne parvenant pas à impressionner l'Iran, ils aimeraient lui enlever leur alliée, la Syrie ; d'où les "ami-ami" que Sarkozy est chargé de faire à Bachar al Assad. Israël pourrait alors être amené à faire des concessions douloureuses à sa frontière Nord : renoncer au plateau du Golan ? Mais il y a eu déjà l'échange, disproportionné entre deux cadavres et cinq prisonniers libanais. Et les palestiniens pourraient être les cocus de l'affaire avec une paix séparée entre Israël et la Syrie.

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Re: UNION MEDITERRANEENNE

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