MARTHE ET MARIE

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 LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 17:33

D'autres textes importants sur Le blog consacré à Pie XII.

Pour en finir avec un mythe : Pie XII et les Juifs.


Dernière édition par le Mar 30 Oct 2007 - 18:37, édité 1 fois
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Joss
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 17:44

J'ai écouté Simone WEILL aux actus hier qui disait que la France est le pays européen qui a le plus aidé les juifs pendant la guerre. Les français disait-elle cachaient des enfants juifs tout naturellement au risque de leur vie.

(faudrait que je trouve la vidéo)

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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 17:48

En 1937, , Pie XI condamnait le nazisme dans l'encyclique Mit brennender Sorge ("Avec une vive inquiétude").

A la fin de son Message de Noël 1942, Pie XII exhortait donc « tous les cœurs droits et magnanimes à s'unir dans le vœu solennel de ne s'accorder aucun repos jusqu'à ce que, dans tous les peuples et toutes les nations de la terre, devienne légion la troupe de ceux qui, décidés à ramener la société à l'inébranlable centre de gravitation de la loi divine, aspirent à se dévouer au service de la personne humaine et de la communauté ennoblie par Dieu ». [...]Ce vœu, l’humanité le doit aux centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressivecentaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive »[/i]. L'éditeur de ces textes pontificaux précisait en note: « Le Pape fait allusion aux Polonais et surtout aux Juifs massacrés. »

Lettre inédite envoyée le 3o avril 1943 par Pie XII à Mgr von Preysing, évêque de Berlin

Le Souverain Pontife dit d'abord sa reconnaissance « pour les paroles claires et nettes, adressées en diverses circonstances par l'épiscopat allemand aux fidèles et, par eux, à l'opinion publique »; il se dit consolé d'apprendre « que les catholiques, spécialement ceux de Berlin, ont montré beaucoup de charité envers les non-aryens opprimés, en particulier Mgr Lichtenberg ». Alors, Pie XII déclare une nouvelle fois la raison de son silence, en même temps qu'il invite chacun à faire d'autant mieux son devoir: « Nous laissons aux pasteurs en fonction et sur place le soin d'apprécier si et dans quelle mesure il faut user de réserve, malgré les raisons qu'il y aurait d'intervenir, afin d'éviter de plus grands maux; car les déclarations d'évêques risquent d'entraîner des représailles et des pressions... C'est l'un des motifs pour lesquels Nous-même, nous Nous limitons dans nos déclarations... »


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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 18:10

Pie XII a longuement expliqué les motifs de sa prudence dans ses interventions, au cours d'une allocution aux Cardinaux à l'occasion de sa fête, le 2 juin 1943 :

En ces temps d'affliction pour le monde entier, l'Église, qui n'oublie jamais la responsabilité que fait peser sur elle le soin des âmes, sent le vif devoir de parer et de prévenir toute manoeuvre de qui prétendrait blesser la pureté de sa doctrine et de son enseignement, restreindre l'universalité de sa mission, nier l'évident désintéressement de son amour qu'une égale sollicitude étend à tous les peuples...

Dès lors, il ne sera pas difficile, Vénérables Frères et chers Fils, à votre esprit perspicace, à votre amour intense et à votre attachement, de peser et de mesurer mieux que les autres le poids du fardeau singulièrement accru en pareilles circonstances, qui repose sur les épaules de celui qui, au nom du Christ et par son mandat, a reçu mission de se faire tout à tous...

Pénétré et conscient de l'universalité de ces sentiments paternels que Nous nourrissons... Nous jugeons que notre haute et principale mission est la défense et la sauvegarde de l'héritage spirituel de nos saints et éclairés prédécesseurs, ainsi que la dénonciation avec franchise, mais avec amour, des erreurs qui se trouvent à la racine de tant de maux, afin que les hommes s'en gardent et retournent dans la voie du salut. En agissant de la sorte, nous n'avons jamais eu l'intention d'articuler un acte d'accusation, mais bien plutôt de ramener les hommes aux sentiers de la vérité et de la rédemption. Notre voix était celle de la vigie attentive, choisie et placée par Dieu pour la garde de toute la famille humaine...

Quand la violence des passions ne fermentait pas encore... la voix du Pasteur suprême parvenait librement à tous les fidèles, soit directement, soit par le soin et la parole de leurs évêques, sans être voilée ni tronquée, sans malentendus ; l'évidence même des faits, non moins que la clarté du langage, suffisait, ayant assez de valeur pour priver de force et rendre vaine toute tentative d'altération ou de travestissement de la parole du Vicaire du Christ. S'il en était ainsi aujourd'hui en toute liberté, tous les honnêtes gens, tous les hommes de bonne volonté auraient occasion et facilité de se rendre compte que le Pape n'a pour tous les peuples indistinctement et sans aucune exception, que 'des pensées de paix et non d'affliction' (allusion à Jérémie, 29, II).


Ici venait la condamnation des mesures d'extermination « pour motif de nationalité ou de race ». Puis, parlant plus particulièrement des petites nations et de la Pologne, Pie XII concluait :

Toute parole de Notre part, adressée à ce propos aux autorités compétentes, toute allusion publique devait être sérieusement pesée et mesurée par Nous, dans l'intérêt même de ceux qui souffrent pone pas rendre, malgré Nous, leur situation encore plus grave et plus insupportable. Hélas ! les améliorations manifestement obtenues sont loin de répondre à l'immense sollicitude maternelle de l'Église penchée sur ces groupes particuliers, soumis aux plus cruelles vicissitudes; et comme Jésus devant sa ville devait s'écrier avec douleur: Quomodi volai!... et noluisti ! (IX• 13, 34), ainsi, son Vicaire, bien qu'il demandât seulement pitié et retour sincère aux lois élémentaires du droit et de l'humanité, s'est trouvé souvent devant des portes qu'aucune clé ne pouvait ouvrir... Nos enseignements, Nos déclarations si souvent répétées ne laissent nul doute sur les principes auxquels doit faire appel la conscience chrétienne pour juger pareils actes, quels qu'en soient soient les auteurs responsables...


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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 18:28

Que, [dans ce sauvetage des Juifs], l'Église ait joué un rôle, c'est certain. En ce qui concerne plus particulièrement les efforts et l'argent dépensés par le Vatican et les communautés religieuses de Rome, le rapport le plus documenté que nous ayons est celui du P. Leiber : offre de 15 kilogs d'or pour la rançon demandée par les nazis en septembre 1943 ; bureau d'information ; oeuvre de Saint-Raphaël et de la DELASEM pour procurer des passeports ; accord pour le projet de faire passer en Afrique du Nord 50.000 Juifs du Sud-Est de la France ; hébergement de ces hommes traqués dans plus de cent maisons religieuses romaines, – et jusqu'au Vatican ou à Castel-Gandolfo.

Aussi, comme l'a joliment dit Mgr Heenan au cours d'une conférence de presse, à la veille de son intronisation, pour répondre à une question sur la pièce de Hochhuth: « Je suis content de laisser la réponse au jugement de nos amis juifs, qui sont au courant de la situation. Ils savent si Pie XII fut leur ami ou non. Ils diront tout ce qu'il faudra dire. » De fait, sans même parler du grand rabbin de Rome, Israëli Zolli, qui alla jusqu'à se convertir au catholicisme, rappelons que le Dr Safran, grand rabbin de Roumanie, a déclaré après la guerre, au cours d'une interview, que l'intervention du nonce, Mgr Andrea Cassulo, avait mis fin aux déportations. Le 29 novembre 1945, 70 Juifs revenus des camps de mort sont venus remercier le Pape. Le 26 mai 1955, un orchestre israélien jouait devant Pie XII le second mouvement de la 7e symphonie de Beethoven « en reconnaissance et remerciement pour l'œuvre humanitaire grandiose accomplie par Sa Sainteté pour sauver un grand nombre de Juifs pendant la seconde guerre mondiale ». Quand mourut celui qu'on attaque si violemment aujourd'hui, Mme Golda Meir, ministre israélien des Affaires Étrangères, a même dit la gratitude d'Israël envers celui qui avait élevé la voix en faveur des persécutés.

Voici d'ailleurs deux témoignages portés par les Juifs récemment. Le premier est extrait d'un hebdomadaire paraissant à Bâle: le «Jüdische Rundschau Maccabi »: « Pendant toute la durée de la guerre, y lisons-nous, Pie XII prodigua ses efforts pour alléger le sort des Juifs. Sur ses instructions, des évêques français, hollandais et ukrainiens intervinrent en leur faveur. Le Saint-Siège créa des offices pour venir en aide aux victimes du nazisme, y compris naturellement les Juifs. Encore de nos jours, des milliers et des milliers de personnes se souviennent de l'office du Vatican (plus connu par ces initiales U. I. V., Uffizio Informazioni Vaticano) par l'intermédiaire duquel elles purent pour la première fois avoir des nouvelles de leurs proches, disparus, internés ou déportés.

»Quand, en Italie, le régime fasciste élimina des personnalités juives des postes gouvernementaux et universitaires, le Pape en invita une bonne partie au Vatican et offrit des emplois importants à quelques-uns d'entre eux. Au grand rabbin Herzog de Jérusalem, qui s'était adressé à lui en 1943, Pie XII répondit qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour mettre fin aux persécutions des Juifs. Des centaines de réfugiés juifs affluèrent au Vatican pendant la dernière phase de la ,liquidation' de leur race. Des milliers cherchèrent refuge dans les basiliques et les couvents. Pas moins de 15.000 réfugiés trouvèrent asile à la résidence papale de Castel Gandolfo. Le Pape invita les évêques à lever la clôture des couvents pour leur permettre de mieux accueillir les Juifs. Lors de l'entrée des troupes Alliées à Rome, le 4 juin 1944, la brigade juive de la 8e Armée rendit, dans son bulletin d'informations, un vibrant témoignage de gratitude au peuple de Rome et à l'Église catholique romaine qui avaient préservé tant de Juifs de la déportation et de la mort.
»

Le second texte est plus affirmatif encore. Il émane de Pinhas Lapid qui, avant d'être au ministère des Affaires Étrangères d'Israël, avait été consul à Milan, du temps de Pie XII: « Je peux affirmer que le Pape personnellement, le Saint-Siège, les nonces et toute l'Église catholique, ont sauvé 150.000 à 400.000 Juifs d'une mort certaine. Lorsque j'ai été reçu à Venise par Mgr Roncalli qui devait devenir Jean XXIII, et que je lui exprimai la reconnaissance de mon pays pour son action en faveur des Juifs alors qu'il était nonce en Turquie, il m'interrompit à plusieurs reprises pour me rappeler qu'il avait chaque fois agi sur ordre précis de Pie XII ... » Cette dernière anecdote est précieuse, et montre le peu de crédit que l'on doit accorder aux racontars suivant lesquels Pie XII aurait au contraire hautainement intimé au Cardinal Roncalli de ne pas se mêler de ce qui ne le regardait pas.

Dom Claude Jean-Nesmy, 6.000.000 de morts, DDB, 1964
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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 18:49

Nom de code «Siège12 »!

Depuis la pièce de théâtre Le Vicaire et les « documents irréfutables » sur lesquels elle s'appuie, l'Église est présentée comme « complice de l'Holocauste » et Pie XII comme « sympathisant d'Hitler ». Mais l'ancien patron des services secrets roumains vient de confesser que les documents sont des faux, créés par le KGB. Retour sur l'une des manipulations les plus réussies de l'histoire, l'opération « Siège 12 ».

Par Thomas Grimaux (mars 2007)

Étonnamment, jusqu'en 1963, personne ne pense à critiquer l'Église pour son rôle lors des années de guerre. Mais, à cette date, une pièce de théâtre, Le Vicaire, de Rolf Hochhuth, accrédite l'idée selon laquelle Pie XII aurait été un allié d'Hitler. Le producteur, Erwin Piscator, répond aux critiques formulées devant une telle oeuvre partisane en avançant qu'il possède quarante pages de documents irréfutables. La polémique enfle. Des milliers d'articles, majoritairement à charge, sont publiés. La pièce est traduite en 20 langues, jouée partout, de Berlin à Londres, en passant par New York... En 2002, les Français découvrent le film Amen, de Costa Gavras, avec le jeune Matthieu Kassovitz. Le verdict est sans appel, l'Église est complice de l'Holocauste comme l'affiche le montre: une croix gammée est mêlée au crucifix avec ce simple mot pour titre Amen. Amen, c'est-à-dire « d'accord ».

Mais voilà, coup de tonnerre, dans un article du 25 janvier 2007, le lieutenant général Ion Mihai Pacepa dévoile la machination connue sous le nom de code « Seat 12 », « Siège 12 ».

De qui s'agit-il ? Du plus haut officier des services secrets de l'Est jamais passé à l'Ouest. De l'ancien « patron » des services roumains. Du maître d'œuvre de la manipulation. De quoi s'agit-il? D'une formidable conspiration marxiste visant à discréditer l'Église, non plus en la taxant d'alliée de l'impérialisme américain mais en la présentant comme complice d'Hitler. La cible est trouvée, Pie XII – d'où le nom de l'opération « Seat 12 ».

« En février 1960, précise l'ancien espion, Nikita Khrouchtchev approuva un plan secret destiné à saper l'autorité morale de l'Église dans les pays occidentaux. Eugène Pacelli, qui devint le pape Pie XII, fut sélectionné par le KGB comme cible principale de l'incarnation du mal parce qu'il décède en 1958. Or, "les hommes morts ne peuvent se défendre eux-mêmes"» et, Mgr Pacelli ayant servi comme nonce à Munich et Berlin, il est plausible de le présenter comme un « antisémite, encourageant l'Holocauste ». Mais, pour cela, encore faut-il des preuves. Bien sûr, elles n'existent pas. Alors le KGB décide de les fabriquer. Ce sera l'ambition de l'opération de manipulation « Siège 12 ».

Moscou ne veut pas inventer un faux grossier mais changer « très légèrement » un mot ou une phrase réellement prononcés par le futur Pie XII. Mais pour connaître ces documents à falsifier, l'accès aux archives du Vatican est nécessaire. Or, si la demande émane du KGB, elle sera refusée. Les Soviétiques imaginent donc un stratagème, faire appel aux Roumains – c'est ici qu'apparaît Pacepa – pour qu'ils obtiennent cet accès aux archives. En 1959, Pacepa est donc envoyé, sous une couverture officielle, à la Mission roumaine d'Allemagne de l'Ouest. Pour « appâter » Rome, l'espion fait croire au Vatican que la Roumanie serait prête à restaurer les accords diplomatiques, rompus en 1951 entre son pays et le Saint-Siège.

Deux conditions sont demandées à Rome. D'abord, l'ouverture de ces archives afin que les Roumains trouvent des éléments historiques disculpant leur pays de la rupture du traité. Le but officiel est simple: si les Roumains ont pris la décision de rupture, c'était à cause de faux rapports. Ils pourront ainsi expliquer ce nouveau retournement, sans perdre la face. Le Vatican doit également faire un prêt d'un milliard de dollars, remboursable sur 25 ans, sans intérêt. Cet argent relancera l'économie roumaine.

Mais cette dernière demande – gigantesque – est un paravent. Moscou compte sur la logique humaine: devant un tel prêt, l'esprit est obnubilé par la somme et va concéder l'autre demande qui paraît alors subalterne.

Les premiers contacts ont lieu et devant cette opportunité de voir se renouer la confiance avec un pays du bloc de l'Est, le Vatican tombe dans le panneau. S'il discute effectivement beaucoup sur la somme demandée (quand Pacepa quitta pour de bon son pays natal, en 1978, ces négociations duraient encore!), il accepte que trois prêtres roumains – en fait des agents dit KGB – entrent aux Archives. Le ver est dans le fruit et les agents infiltrés envoient des centaines de documents au KGB, de 1960 à 1962.

En 1963, le chef du Département de la désinformation du KGB, le général Ivan Agayants, l'un des plus grands manipulateurs de tous les temps, annonce que le plan d'attaque de « Siège 12 » est prêt : une pièce de théâtre intitulé Le Vicaire (en référence au Vicaire du Christ, nom désignant un pape) va paraître, s'appuyant sur des documents « prouvant » les faits incriminés. Il précise également que « le producteur, Erwin Piscator, est un communiste certain, entretenant depuis longtemps de bonnes relations avec Moscou. En 1929, il fonda le Théâtre prolétarien de Berlin et trouva asile en Union soviétique à l'accession au pouvoir d'Hitler, puis il "émigra" aux Etats-Unis. En 1962, Piscator retourna à Berlin-Ouest pour produire Le Vicaire. » La polémique est lancée et, pendant près de quarante ans, les mensonges présentant l'Église comme complice de l'Holocauste ont droit de cité.

Aujourd'hui, les révélations du lieutenant général Pacepa, sur National Review Online, rétablissent enfin la vérité. Vérité historique confirmée par de nombreux témoignages rendant justice à l'action courageuse du pape, d'évêques, de prêtres, de religieuses et de simples laïcs en faveur des Juifs persécutés. Lors de l'hommage de la Nation aux Justes de France, au Panthéon le 18 janvier 2007, le président de la République en personne, Jacques Chirac, en citait certains noms. Certains noms parmi les 2600 Justes reconnus en France, petite partie des 21000 Justes européens.

Non, l'Église n'a jamais été complice du IIIe Reich.
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 19:51

Je suis très sceptique sur l'avalanche d'informations contradictoires à propos de l'Église sous le nazisme, que ce soit de la part des défenseurs de l'Église ou de ses ennemis. C'est probablement un des sujets où les idéologies, quelles qu'elles soient, auront le plus déformé la vérité. OÙ EST LA VÉRITÉ??? panique

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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 22:03

Les documents que j'ai postés ne sont pas contradictoires : ils concordent tous. Pie XII présente cette particularité qu'il fut martyr après sa mort, par le fait que sa mémoire fut lâchement salie.
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mer 17 Juin 2009 - 8:31

Il y a bien eu un plan nazi pour tuer Pie XII : enquête de « Avvenire »

Trois officiers allemands contactent l’Italie


ROME, Mardi 16 juin 2009 (ZENIT.org) - « En juillet 1943, Hitler a voulu éliminer Pie XII », titre le quotidien catholique italien « Avvenire » du 16 juin 2009, sous la plume de Diego Vanzi : Hitler voulait faire enlever et tuer Pie XII.

Des rumeurs à ce sujet avaient été mises en lumière en 1972 : l'ancien général des SS, Karl Wolf (mort en 1984), en avait parlé, à propos de sa propre rencontre avec le pape du 10 mai 1944.

Mais un plan plus concret est évoqué par le Quartier général pour la Sécurité du Reich (« Reichssicherheitsamt ») de Berlin après le 25 juillet 1945.

« Avvenire a en effet recueilli auprès des héritiers des protagonistes des témoignages et a visionné des documents », écrit Vanzi qui apporte les précisions suivantes.

Le fils de Niki Freytag von Loringhoven, aujourd'hui âgé de 72 ans et « très lucide », rencontré en Bavière par l'auteur, a évoqué un événement qui se situe à Venise à l'Hôtel Danieli et au Lido. L'autorisation de se rendre an avion à Venise est signée par le responsable du commandant suprême de la Wehrmacht, le général Wilhelm Keitel, pendu à Nuremberg le 16 octobre 1946.

A bord du Heinkel He 111 de la Luftwaffe, il a atterri dans l'après midi du 29 juillet 1943 sur la lagun e, où se trouvaient le chef du contre-espionnage (Ausland/ Abwehr), l'amiral Wilhelm Canaris et deux colonels de la section II (sabotage), Erwin von Lahousen et Wessel Freytag von Loringhoven.

Canaris avait prétexté pour cette « excursion » vérifier la fidélité des Italiens au Pacte d'Acier après l'arrestation de Mussolini, quatre jours auparavant. A Venise, Canaris et ses deux compagnons de voyage auraient rencontré le chef du SIM (Service d'Information militaire italien), le général Cesare Amé. Amé et Canaris se connaissaient et s'estimaient : ils s'étaient déjà rencontrés à Venise à l'Hôtel Danieli. Canaris arrivait donc de Berlin et Amé en voiture, de Rome.

Ils avaient l'un et l'autre peu de sympathie pour les régimes de leurs pays, même s'ils étaient contraints à collaborer. Dans le journal de bord du colonel von Lahousen on lit : «29.07.43: départ du vol pour Venise, avec le chef de service (Canaris) et avec le colonel Freytag pour une rencontre avec le gén. Amé, chef du contre-espionnage italien ». Et encore : «31.07.43: Retour du voyage de service à Venise ». Canaris et von Loringhoven et von Lahousen avaient recueilli auprès du Reichssicherheitsamt, siège de la Gestapo à Berlin, des rumeurs concrètes concernant la volonté de Hitler de se venger des Italiens qui avaient arrêté Mussolini, frappant le roi et le pape.

Les trois représentants du contre-espionnage avaient entendu prononcer les paroles : la déportation ou la mort. Dans une déposition au procès de Nuremberg, le 1er février 1946, Lahousen a fourni des détails recueillis dans un procès verbal intitulé : « Warnreise. Testimony 1330­1430 ». Lahousen a rapporté à Nuremberg la réaction de Freytag von Loringhoven : « C'est une vraie lâcheté ! Il faudrait avertir les Italiens ! » De fait, toujours selon Lahousen, c'était là le premier objectif du vol pour Venise : faire savoir aux Italiens les projets de Hitler quant au roi et au pape Pacelli. La rencontre eut lieu comme toujours dans une salle réservée de l'Hôtel Danieli. Les deux hommes parlèrent longtemps, mais rien n'a filtré de leurs conversations. Dans l'après-midi du 30 juillet, Amé et les deux colonels se promenèrent sur le Lido et évoquèrent les projets nazis concernant Pie XII.

A ce moment-là, souligne Vanzi, Mussolini était déjà prisonnier à Ventotene, mais aucun des trois ne sembla it préoccupé de sa libération si souhaitée par Hitler. Amé n'en parla pas. Il ne resta en charge que jusqu'au 18 août 1943 : il fut remplacé par le général Giacomo Carboni.

C'est la période d'incertitude et d'ambiguïté de 40 jours (25 juillet - 8 septembre 1943). De retour à Rome, Amé fit courir le bruit des néfastes projets de Hitler en direction du roi et du pape, si bien qu'il parvint aux oreilles de l'ambassadeur du Reich près le Saint-Siège, Ernst von Weisäcker, qui se précipita pour demander des informations tous azimuts.

Dans son livre de souvenirs « Erinnerungen » (Ricordi, 1950), il rapporte qu'il s'est d'abord adressé au Feld maréchal Kesserling, puis à Kappler à Rome, Wolf à Milan, à Berlin au bureau de Martin Bormann, chef du secrétariat de Hitler, et enfin il a demandé des explications à Canaris lui-même. Tous nièrent être au courant d'un tel plan. Mais comme il était désormais du domaine public que le Reich aurait cherché à frapper le roi et le pape, le plan devait être abandonné. Seul von Lahousen a ensuite survécu à la terreur nazie.

Il fut transféré sur le front oriental puis revint à Venise, le 1er août 1943, et il réussit à échapper aux poursuites contre les conjurés de l'attentat de von Stauffenberg contre Hitler du 20 juillet 1944 et il fut fait prisonnier par les Américains.

Canaris fut arrêté 3 jours après l'attentat de von Stauffenberg et il fut pendu au camp de concentration de Flossenburg le 9 avril 1945.

Le baron Wessel Freytag von Loringhoven, fut averti, le 26 juillet 1944, que la Gestapo venait l'arrêter et , connaissant les méthodes d'interrogatoire, il préféra se suicider avec son arme de service. Il avait 45 ans, et il avait 4 enfants, encore très jeunes.

Avvenire publie des photos de la rencontre de Venise : photos de Cesare Amé et Wessel Freytag von Loringhoven, faites par Erwin von Lahousen avec son appareil Leica, mais elles ne furent développées que beaucoup plus tard, précise Vanzi.

On se souvient par ailleurs que la secrétaire de Pie XII, Sr Pascalina Lehnert a fait état d'un document par lequel Pie XII, en 1943-1944, renonçait au pontificat s'il venait à être arrêté ou enlevé, de façon à ce que les nazis n'arrêtent qu'un simple évêque et non plus le pape et que les cardinaux puissent immédiatement réélire un autre pape. Il demandait qu'aussitôt après son rapt un conc lave se tienne dans un pays libre pour élire son successeur.
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mer 17 Juin 2009 - 13:34

Suis incapable d'apporter une pierre à cet édifice, par contre j'ai connu les enfants de juifs italiens qui avaient fuit avec l'aide de prêtres. Un cas sur combien ? je ne sais pas.

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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Ven 19 Juin 2009 - 23:15

Fausses accusations contre Pie XII

Selon Paolo Mieli et Giorgio Israel



ROME, Lundi 15 juin 20 09 (ZENIT.org) - Paolo Mieli et Giorgio Israel font état de « fausses accusations contre Pie XII », indique le site Internet de l'Union des communautés juives italiennes.

« La ‘réhabilitation' de la figure du pape Pacelli apparaît toujours plus concrète et acceptée aussi par des experts d'origine juive mais pas seulement » indique le portail du judaïsme italien.

Et d'ajouter : « C'est ce qui ressort d'une rencontre, à l'Institut Luigi Sturzo de Rome, à l'occasion de la présentation du livre ‘En défense de Pie XII - Les raisons de l'histoire', sous la direction de Giovanni Maria Vian, directeur de L'Osservatore Romano ».

Une rencontre à laqu elle participait le cardinal-secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, (nous reviendrons demain sur son intervention), mais aussi le journaliste Paolo Mieli et les historiens Giorgio Israel et Roberto Pertici.

La même source indique que Paolo Mieli, qui s'est défini comme « laïc de sang juif et parent de disparus dans la spirale de la Shoah », a affirmé qu'il trouve « absurdes » les accusations contre Pie XII, et il a dénoncé une « manipulation historique » qui doit encore être « décrite et racontée ».

Il voit la source de cette manipulation dans un courant « progressiste » qui a voulu décharger sur l'Eglise catholique « les fautes du siècle » dernier.

De son côté, toujours selon la même source, Giorgio I srael, historien et journaliste juif, a dénoncé un « torrent en crue » de critiques qui ne sont « pas encore calmées », et qui trouvent même « dans certaines attitudes hostiles à Benoît XVI leur interprétation en clef moderne ».

Pour Giorgio Israël, il s'agit d'un malentendu « politiquement correct » qui conduit à « diaboliser qui ne suit pas certains clichés même lorsque cela est en vue d'un bien comme c'est le cas avec Pie XII dont les efforts pour sauver le plus grand nombre de juifs possibles ont été immédiatement reconnus par ceux qui en ont été les bénéficiaires directs et les témoins ».

Roberto Pertici a souligné, continue le site, que ces mérites ont été « méconnus dan s le monde anglo-saxon », et cachés dans le « monde soviétique, irrité par l'anti-totalitarisme de Pie XII et de l'Eglise en général ».

Une Eglise qui a, au contraire, et à différentes occasions, selon Paolo Mieli, démontré sa « proximité » avec les persécutés et qui, avec le récent voyage de Benoît XVI en Terre Sainte, a manifesté sa « bonne volonté » de dialoguer avec le judaïsme.
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 23 Juin 2009 - 17:47

Les études sur Pie XII doivent se poursuivre, estime Benoît XVI

Déclaration du père Lombardi



ROME, Lundi 22 juin 2009 (ZENIT.org) - Les études sur Pie XII doivent se poursuivre, estime Benoît XVI.

A la suite de différentes dépêches d'agences, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi a publié une déclaration, le 19 juin, rappelant qu'une béatification dépend uniquement de la volonté su souverain pontife.

« Si le pape pense que l'étude et la réflexion sur la cause de Pie XII doivent être encore prolongés, cette position doit être respectée sans interférences par des interventions injustifiées et inopportunes », déclare le P. Lombardi.

Le porte-parole du Saint-Siège souligne la liberté du pape en la matière : « A propos d'affirmations rapportées par des agences de presse sur la cause de béatification de Pie XII, le directeur de la salle de presse rappelle que la signature des décrets qui concernent les causes de béatification est de la compétence exclusive du pape qui doit être totalement libre dans son évaluation et ses décisions ».

Actuellement, différents courants d'historiens se démarquent à propos de l'image de Pie XII rapportée à la fin du siècle dernier, se rapprochant des positions des communautés juives au moment de la mort de Pie XII.

Récemment, le cardinal-secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, a fait état de changements dans l'historiographie de ce pontificat tourmenté et a appelé, pour compléter la documentation disponible aux chercheurs, à l'ouverture des archives contemporaines autres que celle du Vatican, qui sont en cours de préparation (cf. ZENIT du 16 juin 2009).

Le cardinal Bertone invite tous ceux qui possèdent des archives concernant la seconde guerre mondiale (1939-1945) à mettre leurs documents à la disposition des historiens.

L'action de Pie XII pendant la seconde guerre mondiale a été présentée au cours du siècle dernier de façon « partiale », a fait observer le cardinal-secrétaire d'Etat lors de la présentation à Rome du livre publié sous la direction du directeur de L'Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian, intitulé : « In difesa di Pio XII. Le ragioni della storia » (Ed. Marsilio, 2009, 167 pp., 13 euros, « En défense de Pie XII. Les raisons de l'histoire »).

G. M. Vian a recueilli différentes contributions de chercheurs et de théologiens sur la figure du pape Pacelli. Le livre a été présenté le 10 juin avec la participation du journaliste Paolo Mieli et les historiens Giorgio Israël et Roberto Pertici (cf. ZENIT du 15 juin 2009).

A cette occasion, le site Internet de l'Union des communautés juives italiennes a indiqué que « la ‘réhabilitation' de la figure du pape Pacelli apparaît toujours plus concrète et acceptée aussi par des experts d'origine juive mais pas seulement ».

Le portail du judaïsme italien a indiqué que Paolo Mieli, qui s'est défini comme « laïc de sang juif et parent de disparus dans la spirale de la Shoah », a affirmé qu'il trouve « absurdes » les accusations contre Pie XII, et il a dénoncé une « manipulation historique » qui doit encore être « décrite et racontée ».

Il voit la s ource de cette manipulation dans un courant « progressiste » qui a voulu décharger sur l'Eglise catholique « les fautes du siècle » dernier.

De son côté, toujours selon la même source, Giorgio Israël, historien et journaliste juif, a dénoncé un « torrent en crue » de critiques qui ne sont « pas encore calmées », et qui trouvent même « dans certaines attitudes hostiles à Benoît XVI leur interprétation en clef moderne ».

Pour Giorgio Israël, il s'agit d'un malentendu « politiquement correct » qui conduit à « diaboliser qui ne suit pas certains clichés même lorsque cela est en vue d'un bien comme c'est le cas avec Pie XII dont les efforts pour sauver le plus grand nombre de juifs possibles ont été immédiatement reconnus par ceux qui en ont ét& eacute; les bénéficiaires directs et les témoins ».

Une Eglise qui a, au contraire, et à différentes occasions, selon Paolo Mieli, démontré sa « proximité » avec les persécutés et qui, avec le récent voyage de Benoît XVI en Terre Sainte, a manifesté sa « bonne volonté » de dialoguer avec le judaïsme.

Roberto Pertici a souligné que ces mérites ont été « méconnus dans le monde anglo-saxon », et cachés dans le « monde soviétique, irrité par l'anti-totalitarisme de Pie XII et de l'Eglise en général ».
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Sam 16 Jan 2010 - 16:27

La preuve vivante d’un réseau clandestin de Pie XII pour aider les juifs
Entretien avec l’un de ses membres, don Giancarlo Centioni



ROME, Vendredi 15 janvier 2010 (ZENIT.org) - Certains secteurs de l'opinion publique ont demandé ces dernières semaines des preuves de l'aide que Pie XII a apportée aux juifs durant la persécution nazie. Le prêtre italien Giancarlo Centioni, âgé de 97 ans, en est la preuve vivante car il est le dernier membre en vie du réseau clandestin créé par le pape Pacelli.

Entre 1940-1945, il était aumônier militaire à Rome au sein de la Milice volontaire pour la sécurité nationale et vivait chez des prêtres allemands de la Société de l'apostolat catholique (les pères Pallotins), qui l'ont impliqué dans ce réseau d'aide.

« Comme j'étais un aumônier fasciste, il était plus facile d'aider les juifs », explique-t-il dans un entretien accordé à ZENIT et à l'agence multimédia www.h2onews.org, pour expliquer les raisons ayant motivé le choix de le faire participer à une opération à risque.

« Mes confrères Pallotins, venus de Hambourg, avaient fondé une société, la société 'Raphaël's Verein' (société de Saint Raphaël), instituée pour venir en aide aux juifs », révèle-t-il.

Un des objectifs du réseau consistait à faire sortir des juifs d'Allemagne et, en les faisant passer par l'Italie, de leur faire gagner la Suisse ou Lisbonne (Portugal), raison pour laquelle le réseau comptait sur un un certain nombre d'hommes dans chacun de ces quatre pays. Au fil du temps, des juifs ont rejoint eux aussi ce réseau.

En Allemagne, se souvient don Centioni, la société était conduite par le père Josef Kentenich, connu dans le monde comme le fondateur du Mouvement apostolique de Schönstatt. Ce père pallotin a ensuite été fait prisonnier et enfermé dans le camp de concentration de Dachau jusqu'à la fin de la guerre.

« A Rome, au numéro 57 de la Via Pettinari, le chef de toute cette activité était le père Anton Weber, qui était en contact direct avec Pie XII et la Secrétairerie », raconte le père italien.

Une des activités principales du réseau consistait à remettre passeports et argent aux familles juives pour qu'elles puissent s'enfuir.

« L'argent et les passeports étaient donnés par le père Anton Weber et remis aux personnes. Mais lui-même l'obtenait directement [sur la vidéo de l'entretien, le père insiste sur le mot ‘directement'] de la secrétairerie d'Etat, au nom et pour le compte de Pie XII ».

« A Rome, au moins 12 prêtres allemands ont participé avec moi à cette opération de secours », poursuit le prêtre, expliquant que la police italienne avait elle aussi apporté une aide décisive, en particulier le sous-préfet de police de Mussolini, Romeo Ferrara, qui lui disait où se trouvaient les familles juives auxquelles il devait livrer les passeports, « même de nuit ».

Parmi ceux qui ont été aidés par le père Centioni à Rome se trouve la famille Bettoja, juive, propriétaire d'hôtels en ville.

Le policier l'avait envoyé chez eux de nuit, habillé en aumônier militaire italien, pour ne pas se faire arrêter par les soldats allemands.

Le père se souvient très bien de la peur éprouvée et des difficultés rencontrées durant l'opération, la famille qu'il devait aider étant elle-même méfiante.

« Je frappais à leur porte, mais ils ne voulaient pas ouvrir. A la fin j'ai dit : 'regardez, je suis prêtre, un aumônier, je viens pour vous aider, pour vous apporter un laisser-passer' ».

« 'Jurez-le', a répondu une voix de l'autre côté de la porte. 'Je le jure, me voici, vous pouvez me voir à travers le judas' ».

Le père italien a été reçu par madame Bettoja et ses enfants.

« J'ai dit : ‘Prenez votre voiture et partez de chez vous avant sept heures, car à sept heures, de la frontière du Latium vous pouvez aller à Gênes. Ils ont pris la fuite et ont eu la vie sauve. C'est une des nombreuses familles ».

Les interventions du réseau ont commencé avant l'invasion allemande en Italie, précise le père Centioni, et durèrent, « au moins, pour ce que j'en sais, jusqu'à après 1945, car les liens entre le père Weber, le Vatican et les juifs étaient très intenses ».

« Tant de braves gens », commente-t-il, pensant surtout aux familles juives.

« Parmi ceux qui nous ont ensuite aidés il y a eu deux juifs que nous avons cachés : un homme de lettres, (Melchiorre) Gioia, et un grand musicien auteur compositeur de Vienne de l'époque, qui écrivait des chansons et composait des opérettes, Erwin Frimm ».

Le prêtre les avait cachés dans des maisons à Rome, en l'occurrence dans sa résidence religieuse de Via Pettinari, 57.

« Et eux nous ont beaucoup aidés en nous donnant des indications précises », reconnaît-il. Une action où l'on pouvait risquer sa propre vie, comme le prêtre a pu vite le constater.

« J'ai aidé Ivan Basilius, un espion russe, sans savoir qu'il était russe ou espion. Hélas les SS l'arrêtèrent et dans son calepin se trouvait mon nom. Alors, ciel ouvre-toi ! Le Saint-Siège m'appela, Son Excellence Hudal [haut et influent prélat allemand à Rome] et me dit : « venez ici, les SS viennent vous arrêtez ». « Qu'est-ce que j'ai fait? ». « Vous avez aidé un espion russe ». « Moi? Qu'est-ce que j'en sais? C'est qui? ». Alors je me suis enfui.

Don Centioni, en tant qu'aumônier, connaissait l'officier allemand Herbert Kappler, commandant de la Gestapo à Rome et auteur du massacre des Fosses ardéatines, où furent assassinés 335 Italiens, dont beaucoup de civils et de juifs.

« Durant la période allemande, après le massacre du mois de mars [aux Fosses ardéatines], j'ai dit à Kappler, que je voyais souvent : ‘pourquoi n'avez-vous pas appelé les aumôniers militaires aux Fosses ardéatines?'. ‘Parce que je les aurais éliminés et vous aurais éliminé vous aussi », avait répondu l'officier nazi.

Don Centioni garantit que les centaines de personnes qu'il a secourues savaient qui était derrière tout ça, c'est pourquoi il insiste : « Pie XII les aidait, à travers nous les prêtres, à travers la ‘Raphael's Verein' ».

Le cas de don Centioni a été découvert et analysé, en le comparant à d'autres témoignages, par la Pave the Way Foundation (http://www.ptwf.org), fondée par le juif de New York Gary Krupp.

L'avocat italien Daniele Costi, président de la fondation en Italie, garantit la bonne foi de cet entretien.

Le récit trouve confirmation dans la remise d'une décoration à don Centioni par le gouvernement polonais en exil (une croix en or avec deux épées « pour notre et votre liberté »).

Le prêtre italien cite en outre les manifestations de gratitude reçues par certains juifs qu'il avait aidés : M.M. Zoe et Andrea Maroni, le professeur Melchiorre Gioia, le professeur Aroldo Di Tivoli, les familles Tagliacozzo et Ghiron, dont les enfants ont pu avoir la vie sauve, en gagnant les Etats-Unis, munis de passeports de fortune délivrés par l'intermédiaire du Vatican.

[Pour voir l'entretien: www.h2onews.org]

Propos recueillis par Jesús Colina
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Jeu 18 Fév 2010 - 13:31

Tous ces témoignages disent assez que le Pape Pie XII a agi tant en fin diplomate qu'en homme de Dieu durant le seconde Guerre Mondiale. I love you

Vous trouverez sur notre site (lien ci-après) une compilation choisie de documents divers sur ce grand Pape.
A noter que notre site ne vend rien, ne nécessite aucune inscription (excepté pour y écrire) et... peut rapporter gros - comme on dit!! cheers

http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-de-la-reflexion-sur-la-vie-du-pape-pie-xii-t766.htm

Sept pages pour le profit de tous, fruit d'un labeur méritoire, essentiellement dues à "coeurtendre", missionnaire devant l'Eternel. Very Happy
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Dim 21 Fév 2010 - 18:49

IIème guerre mondiale : Les archives secrètes du Vatican bientôt en ligne
Le Saint-Siège accepte la proposition de la « Pave the Way Foundation »


ROME, Lundi 15 février 2010 (ZENIT.org) - Une grande quantité de documents du Saint-Siège relatifs à la seconde guerre mondiale sera bientôt accessible gratuitement sur Internet, en réponse à une demande de la « Pave the Way Foundation » (PTWF) de numériser et publier près de 5.125 documents des archives secrètes du Vatican, allant de mars 1939 à mai 1945.

Gary Krupp, fondateur et président de la fondation, a annoncé officiellement à ZENIT que « les actes et documents du Saint-Siège relatifs à la seconde guerre mondiale seront disponibles en ligne très vite pour l'étude mondiale et sans aucun frais ».

« Les documents seront disponibles tant sur la page web de la 'Pave the Way Foundation' (www.ptwf.org) que sur celle du Vatican (www.vatican.va) », a-t-il précisé.

La « Pave the Way Foundation » est une organisation née pour lever les obstacles entre les religions, promouvoir la coopération et mettre fin à l'utilisation de la religion à des fins politiques.

« Tout au long de notre mission nous avons constaté que le pontificat de Pie XII (Eugenio Pacelli) durant la seconde guerre mondiale est un motif de tension qui a des répercussions sur plus d'un milliard de personnes. La controverse repose sur l'hypothèse selon laquelle le pape n'aurait pas fait suffisamment pour prévenir le massacre des juifs par les nazis », reconnaît Gary Krupp, juif de New York.

« Notre recherche a révélé que cinq ans après la mort de Pie XII, le KGB, services secrets soviétiques, organisèrent un complot, appelé ‘Seat 12', pour discréditer leur ennemi, l'Eglise catholique. Un procédé sale qui a condamné le pape Pie XII pour son ‘silence' durant l'holocauste, inspiré de l'œuvre théâtrale « le vicaire » de Rolf Hochhuth, en 1963 », ajoute le fondateur.

En 1964, Paul VI a souhaité qu'une équipe de trois historiens jésuites, les pères Pierre Blet, Burkhart Schneider et Angelo Martini, entreprenne une vaste recherche de documents relatifs à la période de la guerre, conservés dans la section non ouverte au public des archives secrètes du Vatican. Le père américain Robert Graham, s'unira à eux quelques années plus tard.

Les résultats de cette recherche sont rassemblés dans les actes publiés en ligne aujourd'hui. Le premier des onze volumes de la recherche a été publié en 1965, le dernier en 1981.

« En 1999, le cardinal Edward Cassidy créa une commission spéciale d'académiciens juifs et catholiques pour étudier conjointement ces documents. Mais l'initiative échoua le 21 juillet 2001, les professeurs n'arrivant pas comprendre la langue des nombreux documents.

Ils publièrent une liste de 47 questions et demandèrent l'ouverture des archives correspondant à la période comprise entre 1939-1958, bien que ces dernières n'aient pas encore été cataloguées », fait savoir Gary Krupp.

Pour ouvrir tous les documents relatifs à la seconde guerre mondiale des archives secrètes du Vatican, le Saint-Siège a besoin de terminer leur catalogage : environ 16 millions de documents.

« Au cours de notre mission de rendre public le plus grand nombre possible de documents pour éliminer cet obstacle entre juifs et catholiques à la lumière de la vérité documentée, notre fondation a demandé l'autorisation de numériser cette collection et de la mettre à la disposition de ceux qui veulent l'étudier ».

Gary Krupp ajoute que l'initiative a pour but de « montrer de façon claire les efforts que Pie XII a mis en œuvre pour alléger la souffrance de tant de personnes durant la guerre, et de faire comprendre que la ‘légende noire' qui a terni son nom n'est tout simplement pas vraie ».

« Cet accès que nous offrons ne veut pas se substituer au plein accès aux archives de la seconde guerre mondiale, mais montrera de manière inédite les efforts de Pie XII et les dangers auxquels il dut faire face sous la menace directe du régime nazi », indique le fondateur.

« Les archives secrètes du Vatican jusqu'en 1939, ouvertes il y a deux ans et qui présentent 65% du ministère de Pie XII, ont été ironiquement ignorés par les critiques qui ont demandé leur ouverture pendant des années », rappelle Gary Krupp.

La « Pave the Way Foundation », remercie la secrétairerie d'Etat et la Librairie éditrice du Vatican pour « la confiance qu'elle nous accorde en nous donnant ce privilège sans précédent ».

« Nous espérons sincèrement que les historiens du monde étudieront très attentivement ces documents. Nous pensons que la numérisation de ces quelques 9.000 pages prendra quatre semaines. Quand nous aurons terminé nous les publierons sur Internet » .

« Entre-temps, nous avons déjà mis en ligne (www.ptwf.org) des milliers de documents et vidéos de témoins pour la recherche ».

« Nous demandons que les chercheurs français, italiens et allemands nous aident à traduire les documents en anglais et envoient leur travail à la 'Pave the Way Foundation' pour pouvoir mettre ces informations à la portée du plus grand nombre possible d'académiciens. Nous souhaiterions aussi recevoir toute sorte de commentaires, positifs ou négatifs, sur le contenu de ces documents », a conclu Gary Krupp.


Jesús Colina
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LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

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