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LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

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Souricet
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MessageSujet: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Lun 28 Mai 2007 - 21:11

Avant la guerre

Le Vatican tente d'aider les juifs en essayant de trouver des pays d'accueil aux émigrants, par le biais de pressions sur les pays d'Amérique latine pour qu'ils attribuent des visas (les USA bloquent la délivrance de visas aux Juifs allemands). Lettre du nonce à Berlin à Pie XII : « Toute démarche auprès des nazis en faveur des juifs est inutile, voire dangereuse ». Dans le même temps : grosses pressions des nazis sur les catholiques et les prêtres allemands.

En 1943

On ne sait pas exactement ce qui se passe. Il y a beaucoup de rumeurs, par exemple : la Wehrmacht aurait capturé 100 00 jeunes roumaines pour alimenter ses bordels ; protestations du nonce en Roumanie auprès du chef de l'Etat roumain (plus ou moins sous la coupe des Allemands) ; l'histoire sera démentie peu après. Dans ces conditions, il est impossible de porter des accusations aussi graves contre les nazis. A la même époque, le département d'état américain publie une note interne comme quoi il est impossible de faire une déclaration officielle au sujet des camps de concentration. En revanche, à chaque fois qu'il est au courant d'une rafle dans un pays d'Europe de l'Est, le Saint-Siège envoie le nonce faire pression sur les gouvernements. Beaucoup de convois sont ainsi annulés. Un historien juif (désolé, j'ai pas pu noter le nom) a évalué à 850 000 le nombre de juifs d'Europe de l'Est sauvés grâce aux interventions de l'église et, dans beaucoup de cas, grâce à l'intervention personnelle de Pie XII.

A la fin de la guerre

Beaucoup de proclamations de reconnaissance de dignitaires israélites à l'adresse de l'église catholique. Le grand rabbin de Rome se convertit au catholicisme et, en reconnaissance à Pie XII (Eugenio Pacelli) prend le nom de baptême d'Eugenio.

Les critiques à l'égard de l'attitude du Saint-Siège durant la guerre n'apparaissent qu'à partir de 1963 (5 ans après la mort du pape).

Un problème reste : il n'est toujours pas possible de consulter les archives du Vatican concernant le pontificat de Pie XII.

Nous sommes obligés de nous en remettre à la bonne foi des historiens qui ont travaillé dessus. Ce qui a pour effet d'alimenter la rumeur.

Père Pierre Blet s.j., membre de l'Académie pontificale des sciences historiques, membre correspondant de l'Institut, chargé par le Pape Paul VI d'étudier les archives du Vatican relatives au pontificat de Pie XII.

Le Vatican dénonce les totalitarismes nazi et soviétique

C’est tout à fait ce que va faire le Pape le 20 octobre 1939, à cela près qu’il va mettre en cause encore une fois le nazisme et le communisme ensemble, et même un certain aveuglement des démocraties occidentales.

En effet, le Souverain Pontife dresse un bilan amer du premier mois de la guerre sous la forme solennelle d’une encyclique où s’exprime l’amertume d’avoir prêché dans le désert, dès 1937, le danger, notamment génocidaire, des deux totalitarismes criminels, nazi et soviétique, à ceux qui, "nombreux, n’avaient pas compris l’importance de la mission éducatrice et pastorale de l’Eglise et ses avertissements". "C’est au sommet d’erreurs et de mouvements antichrétiens qu’ont mûri ces fruits amers... ". "Du sang d’innombrables êtres humains, de non combattants aussi, s’élève une lamentation funèbre et déchirante au-dessus de la Nation bien aimée qu’est la Pologne, qui, par fidélité à l’Eglise, pour ses mérites glorieux envers la civilisation chrétienne, inscrits en lettres indélébiles dans les fastes de l’histoire, a droit à la sympathie humaine et fraternelle du monde, et attend, confiante dans la puissante intercession de Marie "Auxilium Christianorum", l’heure de la résurrection dans la justice et dans la paix... " (Lettre encyclique "Summi Pontificatus").

Dans la seconde partie du message, le Pape se tourne déjà vers l’avenir, pour s’interroger sur "l’ordre nouveau fondé sur la justice et la prospérité" que promettent les agresseurs nazis et communistes ensemble, chacun y mettant un sens différent, ainsi que les démocraties alliées agressées, qui y voient encore autre chose. Car, il y a des poncifs, qui, lorsqu'ils sont creux, peuvent servir des objectifs opposés. Pie XII, lui, se demande si l’on peut fonder un monde juste et bon sans Dieu, sans foi, sans morale et sans authentique liberté enracinée dans la charité : "Les traités de paix, le nouvel ordre international à la fin de cette guerre seront-ils animés par la justice et l’égalité envers tous, par l’esprit qui libère et pacifie, ou seront-ils une lamentable répétition des erreurs anciennes et récentes ?", se demandait le chef de l’Eglise catholique, qui s’adressait en cet automne 1939 aux nations chrétiennes et démocratiques, espérant sans doute que les deux régimes soudain ligués d'Hitler et de Staline seraient ensemble vaincus par elles, et qu’elles-mêmes "comprendraient mieux les avertissements de l’Eglise qu’elles ont transgressés dans leur fausse sécurité des temps passés".

Le Pape attire l'attention sur le sort de la Pologne

La guerre dura plus de cinq ans. Les alliés soviétiques d'Hitler devinrent - après et du seul fait de l'attaque allemande de juin 1941 - les alliés des Alliés, et donc des Polonais. Mais il y eut une constante : l'occupation soviétique de la Pologne. Le 15 novembre 1944, après la tragédie de la bataille de Varsovie, à laquelle Staline retira par ordre spécial l'appui de l'Armée Rouge, Pie XII reçut en audience des Polonais de Rome. Il rendit un profond hommage à l'héroïsme de la Résistance polonaise en butte une fois de plus au harcèlement nazi et soviétique. "Quand une fois passé l'ouragan vertigineux de folie, de haine, de cruauté, le monde commencera à se ressaisir, que, spectateur épouvanté de l'étendue du désastre, il commencera à reprendre son équilibre, il reconnaîtra, il devra reconnaître, la part de la Pologne dans l'œuvre de son salut".

Le Pape tenta de faire réagir avant tout les gouvernements alliés occidentaux, "dont peut encore dépendre le sort de la Pologne et des Pays Baltes (toujours occupés par l'URSS, selon les clauses du pacte Ribbentrop-Molotov), où des agresseurs cruels, inhumains accumulent aujourd'hui des atrocités inouïes". Comme le gouvernement des Etats Unis, encore en proie à la stalinophilie, ne semblait pas se rendre compte du danger, les évêques américains publièrent une déclaration contre les "systèmes tyranniques". Mgr Cigognani écrivit le 20 novembre 1944 à Mgr Tardini à Rome : "Ils ne nomment pas les Russes, mais tous comprennent que les systèmes soviétique et nazi sont ainsi condamnés".

Alexandra Viatteau
http://www.diploweb.com/p7viat03.htm

Le 21 septembre 1939, le Nonce apostolique à Paris avait signalé au Vatican que des députés communistes faisaient distribuer dans les couloirs du Palais Bourbon "évidemment en accord avec l’ambassade russe, des feuilles où ils rejettent sur l’Angleterre l’échec des tentatives de paix et affirment que Staline est décidé à observer (après avoir pris sa part de la Pologne) une stricte neutralité".

Que les Soviétiques prennent donc la Pologne orientale, bien au-delà de la Ligne Curzon, et y procèdent à l'extermination et à la déportation des Polonais ne dérange pas plus les communistes français que l'action commune soviéto-nazie qu'ils appuient à l'époque avec force.

Une partie de la presse hésite. Des archives fermées et toujours difficiles d’accès du vice-ministre polonais des Affaires étrangères de l’époque, Wladyslaw Szembek, dévoilent un entretien que celui-ci a eu avec le ministre français Paul Gautier, le 26 septembre 1939 : "Gautier attire mon attention, écrit Szembek, sur des symptômes inquiétants dans la presse française, qui a l’air d’accepter comme un fait accompli le partage de la Pologne entre l’Allemagne et la Russie. Cela crée dans l’opinion française une sorte de psychose que ce n’est plus la peine de lutter".

http://www.diploweb.com


Dernière édition par le Ven 31 Aoû 2007 - 8:21, édité 1 fois
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Joss
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Lun 28 Mai 2007 - 21:14

Des photos ! Des photos ! Very Happy
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Jacques
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MessageSujet: Pie XII et les juifs (vient de paraître)   Sam 23 Juin 2007 - 15:36

Pour mettre un terme à ces infâmes mensonges qui circulent sur certains sites.




La question du rôle de l''Eglise Catholique au cours de la seconde guerre mondiale a fait l'objet de nombreuses controverses. C'est pourquoi il était important de publier en France la traduction du best-seller, "The Myth of Hitler’s Pope - How Pope Pius XII rescued jews from the Nazis", écrit par le rabbin américain David G. Dalin.
Quand c'est un rabbin juif qui défend un pape catholique, cela mérite une lecture attentive !

S’appuyant sur des faits historiques, le rabbin Dalin démontre comment les papes et, en particulier, Pie XII ont défendu les juifs. A partir d’une documentation recueillie dans les archives de l’Eglise et de différents Etats européens, le Pr d’Histoire Dalin réfute les arguments des détracteurs de Pie XII qui lui reprochent d’avoir laisser faire les nazis.
Pie XII a sauvé entre 700 000 à 860 000 juifs de l’extermination nazie, abritant plusieurs milliers d’entre eux à Castel Gandolfo. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux témoignages de reconnaissance ont été adressés à Pie XII : le Congrès juif mondial, le Grand Rabbin de Jérusalem Isaac Herzog, l’Union des communautés israélites, Golda Meir, ministre des affaires étrangères d’Israël, etc.

Le rabbin David Gil Dalin est membre de la branche conservatrice du Judaïsme. Actuellement professeur d’Histoire et de Sciences-Politiques, il a enseigné auparavant l’histoire juive américaine et les relations juives et chrétiennes dans plusieurs universités : University of Hartford, Trinity College, Smith, George Washington University, et au Queens College de New York.
Il fait partie également du conseil consultatif éditorial de Conservative Judaism et de First Things.
Le rabbin Dalin est auteur ou co-auteur de plusieurs livres sur l’histoire juive, en particulier Religion and State in the American Jewish experience, récompensé en 1998 par le magazine CHOICE pour sa valeur académique.
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Ubu
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Sam 29 Sep 2007 - 0:08

J'ai entendu les informations les plus contradictoires sur le rôle de l'Église catholique pendant la dernière Guerre... À mon avis il est clair que certains des protagonistes ont inventé des «faits» de toutes pièces.
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Loup Ecossais
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Sam 29 Sep 2007 - 9:00

Ubu a écrit:
J'ai entendu les informations les plus contradictoires sur le rôle de l'Église catholique pendant la dernière Guerre... À mon avis il est clair que certains des protagonistes ont inventé des «faits» de toutes pièces.


Mon cher renard, tu es bien plus naïf que rusé. Essaie un peu de demander l'accès aux archives secrètes du Vatican, pour voir. Tu n'as aucune chance, et pour cause.
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Joss
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Sam 29 Sep 2007 - 10:37

Loup Ecossais a écrit:
Ubu a écrit:
J'ai entendu les informations les plus contradictoires sur le rôle de l'Église catholique pendant la dernière Guerre... À mon avis il est clair que certains des protagonistes ont inventé des «faits» de toutes pièces.


Mon cher renard, tu es bien plus naïf que rusé. Essaie un peu de demander l'accès aux archives secrètes du Vatican, pour voir. Tu n'as aucune chance, et pour cause.


Très cher Loup les archives sont maintenant accessibles depuis environ un an
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Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Sam 29 Sep 2007 - 15:27

Un jour de 1839, en se promenant au Vatican, un jeune prélat de l'entourage du pape Grégoire XV se retrouva devant la porte des archives. Il entra. L'archiviste le laissa aller, regarder, ouvrir les armoires. Le lendemain, il avait une audience avec le Souverain Pontife : « Saint-Père, c'est bien curieux les armoires des archives... » « Vous êtes entré ! vitupéra le Saint-Père. Vous êtes entré aux archives, et vous avez regardé les papiers ? Vous avez osé ! Mais vous ne savez pas que vous êtes excommunié ! »

L'anecdote, rapportée par les frères Goncourt, n'est plus d'actualité. Les archives, dites secrètes, du Vatican sont ouvertes à tous, ou presque. Mais le mythe demeure. L'adjectif « secret » agace plus d'un archiviste, car il continue à nourrir les fantasmes sur la montagne de papiers dont ils ont la garde. Les archives secrètes du Vatican ne doivent leur nom qu'à leur caractère privé. Officiellement, ce sont les documents personnels du Souverain Pontife. En théorie, ce dernier les dirige seul et décide, ou non, de la communication publique des fonds. Ainsi, le 18 septembre, les 30 000 volumes du pontificat de Pie XI (1922-1939) ont été entièrement ouverts aux chercheurs. Un événement voulu par Benoît XVI, qui devrait susciter l'intérêt des historiens curieux d'interpréter, à travers la correspondance du pape, de ses diplomates et de sa bureaucratie, des faits majeurs du siècle dernier : guerre d'Espagne, arrivée au pouvoir du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne.





Les archives secrètes du Vatican ont été créées par Paul V (1605-1621). En 1810, Napoléon ordonna leur transfert en France. À la chute de l'Empire, la majeure partie des documents fut renvoyée à Rome, non sans pertes ni oublis. C'est Léon XIII qui décida enfin, en 1881, l'ouverture de ces « trésors » aux chercheurs. Depuis, leur volume a été multiplié par quinze. De cinq kilomètres de rayonnages, le fonds est passé à plus de quatre-vingts. Le potentiel de stockage est de cinquante-quatre kilomètres, dans un « bunker » aménagé à vingt mètres de profondeur, sous la cour Della Pigna où sont exposées les grandes sculptures contemporaines des musées du Vatican. Ces six dernières années, dix millions de documents y sont entrés. On peut donc évaluer à plus de deux millions le nombre de boîtes conservant chacune plusieurs centaines de lettres, de notes et de rapports administratifs. La documentation provient des différentes congrégations romaines, d'organismes divers et d'individus ayant confié leurs archives à l'administration pontificale. Le tout est inventorié, numéroté, tamponné, relié pour éviter les vols.


Un travail de titan pour une petite structure. « C'est un problème de préparer ce matériel pour la consultation publique, explique Mgr Sergio Pagano, préfet des archives. Cela demande des années de travail et une importante mobilisation humaine. » Ainsi, des textes des XVe et XVIe siècles ne sont toujours pas accessibles, faute d'inventaire. Il existe actuellement 1 174 index. L'apprentissage de leur maniement est un sésame pour les diplômés de troisième cycle, seuls autorisés à travailler aux archives. Ce sont donc des habitués qui hantent cet endroit, quarante à cinquante chaque jour, en particulier sur les documents des périodes médiévales et modernes. En 1999, année record, 1 444 personnes sont venues consulter ces archives de moins en moins secrètes.


Jean-Paul II a « joué » l'ouverture. Il avait ordonné l'accès des archives de quatre pontificats, ceux de Léon XIII (1878-1903), de Pie X (1903-1914), de Benoît XV (1914-1922) et de Pie XI (1922-1939). Dans de nombreux pays, la législation fixe l'ouverture des archives à un minimum de cinquante ans après les faits et à un maximum de cent ans pour les documents les plus réservés. Pour respecter cette norme internationale, Jean-Paul II a réformé le fonctionnement du fonds du Vatican juste avant sa mort. Comme tous les autres États de la planète, il a créé une commission centrale afin que certains textes à « caractère réservé » soient exclus de la consultation. Les documents liés aux conclaves, les papiers privés des papes et des cardinaux, les procès épiscopaux, les dossiers du personnel et les causes en annulation de mariage sont notamment classés « secret défense ».





Cette disposition a aussi voulu répondre aux pressions exercées sur le Vatican pour l'ouverture totale des archives de Pie XII et de la Seconde Guerre mondiale. En juillet 2001, un groupe d'experts catholiques et juifs de la dernière guerre avait suspendu ses travaux. Il réclamait un accès plus aisé aux archives vaticanes. Soutenu par le cardinal Walter Kasper, président de la Commission pour les rapports religieux avec les juifs, Jean-Paul II avait alors facilité l'accès des fonds concernant l'Allemagne d'avant-guerre. La prochaine ouverture devrait concerner l'ensemble du pontificat de Pie XII (1939-1958). Aucune date n'a encore été fixée. Mais le Vatican rappelle haut et fort qu'il ne craint pas les bouleversements historiographiques car il ne cache aucun... secret. Du moins dans ses archives.

Source : Figaro. Correspondant au Vatican HERVÉ YANNOU
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Joss
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Sam 29 Sep 2007 - 15:56

Joss a écrit:
Loup Ecossais a écrit:
Ubu a écrit:
J'ai entendu les informations les plus contradictoires sur le rôle de l'Église catholique pendant la dernière Guerre... À mon avis il est clair que certains des protagonistes ont inventé des «faits» de toutes pièces.


Mon cher renard, tu es bien plus naïf que rusé. Essaie un peu de demander l'accès aux archives secrètes du Vatican, pour voir. Tu n'as aucune chance, et pour cause.


Très cher Loup les archives sont maintenant accessibles depuis environ un an


Citation:
21/07/2006 15:45
Les Archives secrètes du Vatican

Grâce à leur site Internet, http://asv.vatican.va, les Archives secrètes du Vatican lèvent le voile sur un lieu empreint de mythes et de mystères. La réalité virtuelle permet de se promener dans les salles et d’admirer en détail les plus belles fresques.


Les documents vous plongent dans l’histoire millénaire. Ainsi l’acte d’union (finalement avortée) des Églises d’Orient et Occident au concile de Florence (1439) ou le décret d’excommunication de Luther (1521). Ou la bulle de convocation du concile Vatican II (1961). L’histoire de l’art n’est pas oubliée : des documents évoquent, pêle-mêle, Raphaël, Michel-Ange, le Bernin, Mozart…

On trouve aussi des manuscrits inattendus, comme une lettre du khan de Perse au pape Nicolas IV (1290) : le plus ancien document écrit en langue mongole ! La partie consacrée aux sceaux fait une grande place à la 3D, permettant de les admirer sous tous les angles.

Très pédagogique, le site prend aussi grand soin d’expliquer l’usage de ces archives . Au terme de ce parcours initiatique, l’internaute devient incollable sur les documents de l’Église, capable de faire la différence (presque) au premier coup d’œil, entre un bref, un motu proprio ou un chirographe…

Nicolas SENÈZE LA CROIX

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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 2 Oct 2007 - 20:12

La Croix-Rouge n'intéresse pas grand monde... Pie XII, c'est plus "vendable"...


Et pourtant, l'attitude de ses dirigeants vis à vis des Juifs durant la 2ème guerre mondiale est très contestable... L'organisme avait, parait-il, des intérêts en Allemagne, et ne voulait pas se fâcher avec Hitler.

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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 2 Oct 2007 - 21:34

Je somme la Croix-Rouge de s'expliquer! :angrywom:
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mer 3 Oct 2007 - 5:41

Quoi qu'il en soit, on peut supposer que le Vatican sous le régime nazi n'était ni maso ni suicidaire. Une dénonciation explicite du nazisme et, pire, un appel à la résistance, auraient mis Hitler en furie, qui aurait alors déclenché de violentes persécutions contre les catholiques. Certes, un pape martyr, cela aurait bien paru aujourd'hui... tout comme Bonoeffer, mais le problème n'est pas là. Le problème est que le pape se devait de protéger le peuple de Dieu des nazis. Il n'agissait pas à titre personnel. Du moins est-ce ma théorie.
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mer 3 Oct 2007 - 5:50

C'est normal que le Vatican ait ouvert ses archives maintenant: ils ont eu le temps de retirer les documents compromettants (tels que: l'évangile selon Jésus, les confessions de Paul, l'histoire secrète de Flavius Josèphe où il est dit que Jésus n'a jamais existé, etc...) lancepierre
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mer 3 Oct 2007 - 5:52

Oufff!!! Je viens de me contredire dans la même phrase: il est temps que j'aille me coucher. panique
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mer 3 Oct 2007 - 11:17

Ubu a écrit:
Quoi qu'il en soit, on peut supposer que le Vatican sous le régime nazi n'était ni maso ni suicidaire. Une dénonciation explicite du nazisme et, pire, un appel à la résistance, auraient mis Hitler en furie, qui aurait alors déclenché de violentes persécutions contre les catholiques. Certes, un pape martyr, cela aurait bien paru aujourd'hui... tout comme Bonoeffer, mais le problème n'est pas là. Le problème est que le pape se devait de protéger le peuple de Dieu des nazis. Il n'agissait pas à titre personnel. Du moins est-ce ma théorie.


C'est, en tous cas, ce qu'a toujours dit l'Eglise, et je le crois aussi.

Je trouve un peu légers les arguments de ceux qui disent : le pape aurait dû parler.... Ce sont les mêmes qui disent : le pape n'aurait pas dû parler de ça... selon les sujets, selon ce qui les arrange ! jump
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Souricet
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MessageSujet: Re: LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale   Mar 30 Oct 2007 - 17:32

Silence de Pie XII ou une stratégie pour avoir plus d'efficacité dans le sauvetage des juifs ?

Par le Père Claude Bressolette

REGAIN DE DISCUSSIONS ET DE CRITIQUES

Depuis quelque temps, de nombreux ouvrages sont parus sur Pie XII. Certains sont l’œuvre d’historiens sérieux, qui, légitimement, peuvent différer dans leur appréciation des faits. D’autres se distinguent par leur acharnement contre ce pape. Il y a quelques années, une thèse a été publiée, qui veut accréditer l’idée que, pour lutter contre le communisme, le Saint-Siège se serait fait l’allié des nazis; dans un article récent, l’auteur applique ce système idéologique à Pie XII, en omettant tout simplement de citer la grande encyclique de condamnation du nazisme, Mit brennender Sorge, publiée le 14 mars 1937, à laquelle le cardinal Pacelli, Secrétaire d’Etat de l’époque, futur pape Pie XII, avait largement travaillé. On comprend que de vrais historiens renoncent à relever l’inanité et la passion de ce genre d’écrits.

Costa-Gravas a voulu adapter au cinéma la pièce de Rolf Hochhuth, Le Vicaire, écrite en 1960, et mise en scène en 1963. On ne saurait demander à un cinéaste de faire une œuvre purement historique; c’est son droit de vouloir symboliser une époque à travers des personnages, et de faire réfléchir sur des drames de conscience. Mais il faut au spectateur une grande culture historique pour discerner, dans le film, les faits attestés, les faits inventés, les faits omis, discernement que présente La Croix, p. 12 de son numéro du mercredi 27 février. Comme l’écrit le cardinal Montini, futur Paul VI, à propos de la pièce de théâtre de 1963: “ On ne joue pas avec des sujets et des personnages historiques portés à la connaissance du public par l’imagination créatrice de gens de théâtre insuffisamment doués de discernement historique et – Dieu veuille que cela ne soit pas le cas ici – d’honnêteté humaine. ” (Lettre de juin 1963 à la revue The Tablet).

Cette remarquable lettre est publiée dans le magazine Histoire du christianisme de mars 2002. On peut évidemment objecter qu’elle est signée par un très proche collaborateur de Pie XII, qui défend la mémoire de ce pape. Il est donc d’autant plus significatif que ce soit un Rabbin, David Dalin, éminent historien américain, qui reprenne le dossier avec une grande précision, pour mettre en valeur l’action de Pie XII envers les juifs. (Pie XII et les juifs, article publié par La Documentation catholique du 17 mars 2002, n° 2266).

L’ANTINAZISME DU FUTUR PIE XII AVANT LA GUERRE

Eugenio Pacelli fut nonce apostolique en Allemagne de 1917 à 1929, d’abord à Munich puis à Berlin. Sur quarante-quatre discours prononcés pendant ces douze ans, quarante dénoncent un aspect ou un autre de l’idéologie nazie.

Pie XI le nomme Secrétaire d’Etat en 1930. Sous son impulsion, Radio Vatican, nouvellement fondée, commence à émettre et n’hésite pas à traiter des sujets les plus délicats. En mars 1935, dans une lettre ouverte à l’évêque de Cologne, il traite les nazis de “faux prophètes, orgueilleux tel Lucifer”. Toujours en 1935, devant des milliers de pèlerins à Lourdes, il accable les idéologies “possédées par la superstition de la race et du sang” (dénonciation qu’on retrouve dans la future encyclique). En privé, il affirme que les nazis sont “diaboliques” et à sa secrétaire, sœur Pasqualina, que “Hitler est tout à fait obsédé. Il détruit tout ce dont il n’a pas besoin et est capable de piétiner des cadavres”. Il est difficile de faire du cardinal Pacelli un ami des nazis !

LE CONCORDAT ET L’ENCYCLIQUE

Certes, il est l’acteur principal du concordat signé, le 20 juillet 1933, avec le Reich, à la demande du nouveau chancelier, Hitler. Ce traité a été précédé, le 7 juin, par le Pacte des quatre nations, signé à Rome entre la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie. Malgré son dégoût pour le comportement inique du gouvernement allemand, qui fait pression en jetant en prison plus de quatre-vingt dix prêtres et en fermant neuf journaux catholiques, le cardinal se résigne au concordat pour sauvegarder un minimum d’institutions et de libertés en faveur des catholiques allemands, et pour donner une base juridique à d’éventuelles protestations: elles ne vont pas manquer! Durant son mandat, le Secrétaire d’Etat proteste dans cinquante-cinq lettres officielles au gouvernement allemand.

Pie XI n’avait pas d’illusion sur la parole du chancelier Hitler. Très vite, il constate que le concordat est un “chiffon de papier”, et il le souligne dans l’encyclique Mit brennender Sorge préparée par le Secrétaire d’Etat et le cardinal archevêque de Munich. Ce texte en allemand est envoyé, par la valise diplomatique, au nonce à Berlin; pour éviter la censure, celui-ci le transmet secrètement à toutes les paroisses catholiques pour qu’il soit lu en chaire le dimanche de la Passion, 14 mars 1937. Remarquons la procédure exceptionnelle pour faire connaître, en Allemagne, une condamnation vigoureuse de tous les aspects de la doctrine nazie. Cinq jours plus tard, le 19, est publiée à Rome, l’encyclique Divini Redemptoris, qui condamne le communisme bolchevique. Deux totalitarismes sont ainsi dénoncés.

Durant toutes les années où il est Secrétaire d’Etat, Eugenio Pacelli est traité par la presse nazie de cardinal “ pro-juif ”.


LE PAPE PIE XII PENDANT LA GUERRE

Elu le premier jour du conclave, le 2 mars 1939, le cardinal Pacelli prend le nom de Pie XII pour marquer la continuité avec celui dont il a été le premier collaborateur. On est à quelques mois de la guerre.

La première encyclique du nouveau pape, Summi Pontificatus du 20 octobre, est un plaidoyer pour la paix, où il est précisé que le rôle du pape n’est pas de rejeter la responsabilité de la guerre sur l’une ou l’autre des parties, mais d’intercéder auprès des deux. En première page de son numéro du 28 octobre 1939, le New York Times salue l’encyclique par ce titre: “Le pape condamne le racisme, les dictateurs et ceux qui violent les traités”.

Le 14 mars 1940, le même journal informe que “face à Herr Ribbentrop, le Pape a pris la défense des juifs allemands et polonais”; de fait, au ministre allemand des affaires étrangères, venu accuser le Saint-Siège de s’être rangé aux côtés des alliés, le pape a rappelé la longue liste des atrocités commises par les Allemands. En 1942, à la suite des lettres pastorales des évêques de France qui dénoncent les déportations de juifs, Pie XII charge le nonce apostolique de protester auprès du gouvernement de Vichy; le Times écrit alors: “Vichy arrête des juifs ; le Pape est ignoré”.

LE MESSAGE DE NOEL 1942

Le pape ne se contente pas de ces démarches diplomatiques, qui, pour beaucoup de ses détracteurs, sont insuffisantes. Le long radio-message de Noël 1942, que d’aucuns jugent d’une phraséologie religieuse classique, est un document doctrinal, qui expose en cinq points les fondements de la conception chrétienne de l’Etat et de la société. La conclusion, qui énumère les catégories de victimes qui réclament la fin de la guerre, comporte cette phrase: “Ce vœu, l’humanité le doit aux centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive” (Cette dernière phrase n’est pas reprise dans le film Amen !).

Le message, que beaucoup jugent trop peu vigoureux, fut parfaitement compris de Mussolini et des nazis, dont les services de sécurité réagissent: “Le pape accuse virtuellement le peuple allemand d’injustice à l’égard des Juifs et se fait le porte parole des Juifs, criminels de guerre”. Le New York Times écrit le lendemain du message: “La voix de Pie XII est un cri dans le silence et la nuit qui enveloppent l’Europe cet hiver…En appelant de ses vœux un "véritable nouvel ordre" fondé sur la liberté, la justice et l’amour…le Pape se place à l’opposé de Hitler”. Une résistante française, Malou Blum, assure: “ Pour nous, le message de Noël 1942 était une condamnation claire du nazisme ” (témoignage cité par La Croix du 28 février 2002).

Le pape réitère en 1943, en parlant de “ces centaines de milliers de personnes marquées du sceau de la mort ou de l’extinction du seul fait de leur nationalité ou de leur race”. Le ministre des affaires étrangères de Mussolini rapporte que Pie XII est “prêt à être déporté dans un camp de concentration plutôt que de renier ses convictions”. De fait, Hitler a envisagé d’enlever le pape, et, en 1943, il demande au général Wolf d’occuper le Vatican, mais le général parvient à faire abandonner ce plan.

UNE CONDAMNATION EXPLICITE ET SOLENNELLE ?

Devant les cardinaux, le 2 juin 1943, Pie XII a expliqué sa position: “ Toute parole, toute allusion publique devaient, de Notre part, être sérieusement pesées et mesurées, dans l’intérêt même de ceux qui souffrent, pour ne pas rendre leur situation encore plus grave et insupportable. ” Le pape a donc choisi l’intervention discrète soit auprès des nonciatures, soit en demandant aux églises et couvents d’Italie d’accueillir les juifs: on évalue de 700'000 à 860'000 le nombre de ceux qui furent sauvés. Fallait-il faire un autre choix ?

Fallait-il excommunier Hitler et les dirigeants allemands ? Fallait-il élever une protestation solennelle ? Dans sa lettre à propos de la pièce d’Hochhuth, le cardinal Montini, très proche collaborateur de Pie XII durant toute cette époque, écrit : “ Une attitude de condamnation et de protestation comme celle qu’il reproche au pape de n’avoir pas adoptée, eût été non seulement inutile, mais encore nuisible…Si, par hypothèse, Pie XII avait fait ce que Hochhuth lui reproche de n’avoir pas fait, il en serait résulté de telles représailles et de telles ruines que, une fois la guerre finie, le même Hochhuth aurait pu, avec une plus grande objectivité historique, politique et morale, écrire un autre drame beaucoup plus réaliste… ”.

Un fait est sûr: après la lettre des évêques des Pays-Bas condamnant “ le traitement injuste et sans merci réservé aux juifs”, lue dans les églises en juillet 1942, les déportations de juifs se sont aggravées: Edith Stein fut de ce nombre. L’archevêque Sapiéha de Cracovie et deux autres évêques polonais demandent au pape de ne pas publier de lettre sur ce qui se passe en Pologne, vu la férocité des représailles. Survivant de l’Holocauste, le Grand rabbin du Danemark dit que “si le Pape avait été plus explicite, Hitler aurait sans doute massacré plus de six millions de juifs et peut-être cent millions de catholiques s’il en avait eu le pouvoir”.

RECONNAISSANCE DES AUTORITES JUIVES

Dès 1944, le grand Rabbin d’Israël envoie un message où il déclare que “le peuple israélien n’oubliera jamais ce que le Pape et ses délégués font pour nos malheureux frères et sœurs dans les heures les plus sombres de notre histoire”. En septembre 1945, le Secrétaire général du Congrès juif mondial remercie personnellement le Pape pour ses diverses interventions et fait un don aux œuvres du Vatican “en reconnaissance de l’aide apportée par le Saint-Siège aux juifs persécutés par le fascisme et le nazisme”. Dix ans plus tard, l’Union des Communautés juives italiennes déclare que le 17 avril sera la “Journée de reconnaissance pour l’aide apportée par le Pape pendant la guerre”. Fait exceptionnel, le 26 mai 1955, l’Orchestre philharmonique d’Israël se rend au Vatican pour y interpréter la Septième Symphonie de Beethoven, et exprimer ainsi la reconnaissance d’Israël envers le Pape pour l’aide apportée aux juifs pendant l’Holocauste.

Pour finir, laissons la parole au Rabbin David Dalin, qui achève ainsi sa précieuse étude historique: “Pie XII ne fut pas le Pape de Hitler, loin de là. Il fut l’un des soutiens les plus fermes de la cause juive, à un moment où elle en avait le plus besoin…On peut lire dans le Talmud que ‘celui qui sauve une seule vie sauve l’humanité’. Pie XII, plus qu’aucun autre homme d’Etat du XXe siècle, a accompli cela à l’heure où le destin des Juifs européens était menacé. Aucun autre Pape n’avait été autant loué par les juifs avant lui, et ils ne se sont pas trompés. Leur gratitude ainsi que celle de tous les survivants de l’Holocauste prouve que Pie XII fut véritablement et profondément un Juste parmi les Nations ”.

http://www.fonjallaz.net/Film-Amen/Pages_Amen/APage12.html
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LE VATICAN pendant la seconde guerre mondiale

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