 | MARTHE ET MARIE FORUM CATHOLIQUE |
| | LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS | |
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Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5150 Localisation : region parisienne
 | Sujet: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Mer 24 Oct 2007 - 19:30 | |
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LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS
NICOLAS VA AU MAROC
24 oct. 2007
Sarkozy se heurte au scepticisme poli des Marocains
Le dernier discours de la visite officielle du président français au Maroc était consacré au projet d'Union méditerranéenne, censé effacer les ratés des conférences euro-méditerranéennes, lancées en novembre 1995 à Barcelone. Dans la presse marocaine et espagnole, on s'interroge sur la crédibilité d'un tel projet.
Nicolas Sarkozy à Tanger AFP
Le président français a annoncé, le mardi 23 octobre, à Tanger, sa volonté de réunir en juin 2008 en France tous les chefs d'Etat et de gouvernement du bassin méditerranéen afin de fixer - sur le principe d'une "égalité stricte" - les bases de cette union.
"Le projet est-il si chimérique ?" se demande le quotidien marocain La Nouvelle Tribune. Nicolas Sarkozy voudrait que l'Union méditerranéenne soit un espace commun de développement, de sécurité, d'échange et de dialogue des cultures. Le projet soulève un "scepticisme poli sur les rivages du Maghreb, déchiré par ses rivalités", explique le quotidien. "Il demeure pour l'heure une coquille vide, un concept abstrait, même si l'objectif est qu'il prenne forme au second semestre de 2008."
D'autant que les observateurs voient dans ce projet d'union un simple "alibi" sur lequel pourrait s'appuyer le président français pour contrer l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Le quotidien marocain L'Economiste évoque ainsi "l'idée de base" du "partenariat privilégié", concept qui rappelle la contre-offre faite par Sarkozy pour évacuer l'intégration de la Turquie par l'UE.
Pour Aujourd'hui le Maroc, le fait "que Nicolas Sarkozy ait choisi Tanger pour dévoiler le socle de sa politique méditerranéenne en dit long sur la capacité amplificatrice du message méditerranéen prêté au Maroc". Selon le journaliste Mustapha Tossa, moins sévère que ses confrères, le concept d'Union méditerranéenne "a besoin, pour augmenter son indice de crédibilité, d'un grand travail de pédagogie et d'explication. Et l'on s'attend à ce que Nicolas Sarkozy investisse autant de vitalité et d'énergie que celles qu'il avait mises à contribution pour sortir l'Union européenne de son impasse en arrachant au forceps un consensus sur le traité simplifié."
Pour El País, Nicolas Sarkozy, en dépit de ses efforts pour "se démarquer du défaitisme promarocain de son prédécesseur", ne se démarque pas vraiment de la politique menée par Jacques Chirac. "La principale originalité du plan de Sarkozy réside dans sa méthodologie." "Il se serait en fait inspiré des débuts de la Communauté économique européenne (CEE), annonciatrice de l'Union européenne actuelle. Pour ce faire, il a exprimé le souhait de lancer cinq institutions : une banque d'investissement méditerranéenne, une agence de l'énergie nucléaire, une université méditerranéenne avec des programmes d'échanges inspirés d'Erasmus afin de favoriser les interactions culturelles, une agence de l'environnement et une autre dédiée à l'audiovisuel." Le président français a en outre "passé de la pommade aux Marocains en louant dans un autre discours 'l'exemplarité' du royaume alaouite dans le monde musulman et sa 'vigueur démocratique'".
Mouna El Mokhtari
¤¤¤¤¤
SAHARA-OCCIDENTAL • "Sarkozy a raté une occasion de se taire"
Nicolas Sarkozy, en visite d'Etat au Maroc, a estimé que le plan marocain pour le Sahara-Occidental était "sérieux et crédible", et a pris ainsi le risque de froisser l'Algérie. Le Front Polisario ou Front de libération du peuple sahraoui, soutenu par l'Algérie, rejette en effet le plan d'autonomie proposé par le Maroc pour l'ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975.
"Le choix dangereux de Sarkozy", titre El Watan, qui déplore que le chef de l'Etat français continue à soutenir le Maroc. "Nicolas Sarkozy a raté une occasion d'arrimer définitivement son pays au consensus mondial sur le Sahara-Occidental, ou de se taire dignement", écrit de son côté le quotidien Le Soir d'Algérie, en faisant référence à la position de l'ONU, qui a appelé en avril dernier le Maroc, "puissance occupante", et le Polisario à négocier l'avenir du territoire en vue de parvenir à l'autodétermination des Sahraouis. _________________
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|  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Dim 28 Oct 2007 - 20:22 | |
| Sarkozy s'est rendu récemment à Budapest (visite-éclair). L'entourage du Président a demandé aux Hongrois de "ne pas lu parler de ses origines hongroises. Cela pourrait l'indiposer." car il "ne veut pas rencontrer son passé. Sarkozy, la rupture ! Il n'a pas inclus dans le programme une rencontre avec la soeur de son père.
Il en a profité pour casser du sucre sur son prédecesseur Jacques Chirac qui avait condamné le soutien à l'invasion de l'Irak. Chriac aurait selon lui perdu "une belle occasion de se taire." Lui, en tout cas, il les perd souvent, les occasions de se taire.
Voici ce que rapporte un diplomate hongrois :
| Citation: | | Lorsque M. Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances, était venu en visite à Budapest le 1er novembre 2004, le gouvernement s'était donné la peine de constituer à son intention un épais dossier contenant plusieurs siècles d'archives su rla famille Sarkozy ; comble de délicatesse, il l'avait même fait traduire en Français, ajoutant au cadeau un magnifique arbre généalogique tout spécialement confectionné à son intention. C'est incroyable, on a retrouvé le cadeau intact dans sa chambre d'hôtel après son départ. |
Voyons, soyons indulgents, peut-être qu'il ne sait pas lire...
Espérons qu'il est plus attaché à nos racines françaises qu'à ses racines hongroises. Mais c'est drôle, j'ai comme un doute...  |
|  | | Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5150 Localisation : region parisienne
 | |  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Lun 29 Oct 2007 - 9:28 | |
| | On le dit. Mais tout était tellement flou, à l'époque... Certians fuyaient pour avoir collaboré avec les nazis, d'autres pour avoir collaboré avec les communistes, d'autres parce que les communistes les aidaient à fuir. Allez démêler tout ça... |
|  | | Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5150 Localisation : region parisienne
 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Lun 29 Oct 2007 - 10:05 | |
| | Souricette a écrit: | | On le dit. Mais tout était tellement flou, à l'époque... Certians fuyaient pour avoir collaboré avec les nazis, d'autres pour avoir collaboré avec les communistes, d'autres parce que les communistes les aidaient à fuir. Allez démêler tout ça... |
Alors, que veut dire :
| Citation: | | L'entourage du Président a demandé aux Hongrois de "ne pas lu parler de ses origines hongroises. Cela pourrait l'indiposer." car il "ne veut pas rencontrer son passé. |
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|  | | Souricet Invité

 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Lun 29 Oct 2007 - 10:09 | |
| | Ca veut dire que ce monsieur a des problèmes avec son père qui n'a jmaais été un vrai père. Il n'a pas vécu une situation familiale normale, c'est à l'origine un enfant blessé, et il utilise le pouvoir pour régler ses problèmes. Quand il dit qu'il a été élu pour régler les problèmes des Français, je dirais plutôt qu'il s'est fait élire pour régler ses problèmes. Pour régler ses problèmes avec son père, il joue le président paternaliste avec les Français. |
|  | | Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5150 Localisation : region parisienne
 | Sujet: NICOLAS VA EN CHINE Mer 28 Nov 2007 - 15:56 | |
| NICOLAS VA EN CHINE
27 nov. 2007
CHINE-FRANCE • Sarkozy a séduit les Chinois
La presse chinoise rend compte en détails du voyage du président français en Chine. Elle se félicite de son pragmatisme, qui lui a permis d'engranger quelque 20 milliards d'euros de contrats commerciaux.
  Nicolas Sakozy et le Pésident chinois, Hu Jintao AFP
Nicolas Sarkozy a achevé son voyage de trois jours en Chine au cours duquel il a réaffirmé les grandes lignes de la politique française à l'égard de la Chine. "La plus grande réussite de ce voyage est qu'il a permis de poser les bases d'un développement sain des relations franco-chinoises, en confirmant les domaines de coopération existants et en ouvrant un nouvel espace de coopération. La visite de Sarkozy est un succès !" assure Zhang Zujian, sous-directeur de l'Institut d'études européennes de Shanghai, interrogé par le quotidien Xinwen Chenbao de Shanghai. "La presse française estimait que ce président aux manières peu conventionnelles et aux penchants proaméricains pourrait ouvrir une page inédite dans les relations franco-chinoises. Sarkozy s'est affirmé comme un homme politique fin stratège, compréhensif à l'égard de la voie de l''harmonie' chère à la culture chinoise. Il s'est aussi montré sensible à la coopération entre les deux pays et attentif à la manière d'aborder certains sujets", poursuit Zhang Zujian. Il fait ainsi référence à l'emploi par Nicolas Sarkozy du terme "harmonieux" dans ses déclarations sur les relations économiques, alors que ce mot est un leitmotiv de la politique du président Hu Jintao depuis plusieurs années. Tout en prolongeant la tradition gaullienne consistant à accorder toute sa place à la Chine dans les affaires du monde, "il a fait preuve d'intelligence en reconnaissant clairement qu'il n'y a qu'une seule Chine, et que Taïwan est une part inaliénable de la Chine. Une attitude qui peut montre la voie à suivre par les autres pays européens", ajoute le spécialiste chinois.
Tous les commentaires chinois font peu ou prou, explicitement ou non, référence aux mauvaises relations actuelles entre la Chine et l'Allemagne, déclenchées par l'accueil réservé au dalaï-lama par la chancelière allemande et interprété par Pékin comme un soutien au chef spirituel tibétain qu'elle qualifie de "séparatiste". "Sarkozy, qui prônait la ‘rupture', n'a apparemment pas apporté de grand changement dans la politique chinoise de la France. Ila cherché à établir des relations solides avec Pékin au moment où les relations entre la Chine et certains pays occidentaux sont tendues", affirme quotidien pékinois Xinjingbao. Les trois grands pays européens que sont l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France ont récemment changé de dirigeants, et Nicolas Sarkozy "est le seul à pouvoir se targuer d'un tant soit peu de charisme", écrit le Zhongguo Qingnian Bao, qui ne tarit pas d'éloges pour la fermeté politique et la volonté inébranlable du président français.
Le même journal souligne que Nicolas Sarkozy a été l'une des rares personnes au monde à être autorisé à descendre dans la fosse des soldats de terre cuite à Xi'an et à effleurer d'une main non gantée la tête d'un soldat. Le commentateur fait mine de se demander comment un tel privilège a pu lui être accordé avant de conclure qu'il s'agit d'une tradition chinoise de tout faire pour "satisfaire" les hôtes dirigeants. Le webzine hongkongais Yazhou Shibao Zaixian relève la même chose, tout en en donnant une autre interprétation. Selon lui, en lui accordant un accueil comparable à celui qui avait été réservé à Bill Clinton, premier visiteur de marque à avoir repris le chemin de la Chine après la répression du mouvement prodémocratique de 1989, Pékin exprime en creux le degré de sa colère contre la chancelière allemande Angela Merkel. "Accorder au concurrent français un accueil grandiose et des contrats de cette envergure est une manière de répondre à la chancelière allemande, tactique dans laquelle la Chine est passée maître", affirme la publication en ligne.
Agnès Gaudu
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 | Sujet: NICOLAS VA EN CHINE Mer 28 Nov 2007 - 16:02 | |
| Nicolas Sarkozy en Chine
NOUVELOBS.COM | 27.11.2007 | 19:06
Les commentaires de la presse, mardi 27 novembre, sur la visite du président français en Chine.
LE FIGARO Gaëtan de Capèle
"(...)Quel prix ont-ils payé pour décrocher ces contrats? Quelle part de leur technologie ont-ils accepté de transférer aux Chinois pour supplanter leurs concurrents ? N'ont-ils pas, en même temps que leurs produits, vendu la corde qui, un jour peut-être, les pendra? Vaste et complexe question qui alimente une virulente polémique depuis des années. Sur le fond, elle n'a pourtant pas réellement lieu d'être, pour au moins deux bonnes raisons. D'une part, refuser ces transferts imposés par la Chine, c'est renoncer par avance à commercer avec ce nouvel empire du capitalisme et laisser le champ libre aux concurrents. Mieux vaut donc sérieusement peser le pour et le contre avant de prendre sa décision. D'autre part, il n'est pas illégitime de partager certaines de nos technomogies avec des Chinois qui n'ont ni la vocation, ni l'envie de demeurer éternellement l'atelier d'assemblage du monde.(...)"
LES ECHOS Patrick Lamm
"(...)A l'heure où de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, songent à y recourir (ndlr: au nucléaire), le marché chinois constitue une excellente 'vitrine' pour notre champion national. Il vient aussi rappeler l'importance de cette industrie pour la "maison France" au moment où la balance commerciale de notre pays affiche d'inquiétantes faiblesses, notamment dans le domaine des biens d'équipement. Le nucléaire demeure un des rares "pôles d'excellence" de l'industrie française. Raison de plus pour ne pas faire n'importe quoi et ne pas gâcher cet atout, alors que la concurrence étrangère -japonaise aujourd'hui avec Mitsubishi et Toshiba, chinois demain - affûte ses arguments. Or on sait que le gouvernement réfléchit à une réorganisation de cette filière. Divers scénarios sont sur la table qui vont d'une ouverture du capital d'Areva à un rappprochement avec Alstom en passant par la constitution d'un 'noyau dur' avec divers industriel (Bouygues, EDF, Total). Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, ragaillardie par le contrat chinois, a profité de l'occasion pour marquer son territoire".
LA TRIBUNE Pascal Aubert
"(...)Nulle trace de rupture à l'horizon. Pas même dans le couplet plus conjoncturel sur la sous-évaluation du yuan(...). En guise de gratification pour cet étalage de bienséance, les visiteurs repartiront avec une pleine brassée de contrats. Des milliards d'euros de commandes si utiles pour se donner bonne conscience mais surtout qui vont donner du travail à des dizaines de milliers de salariés là-bas au pays. Des contrats qu'il nous plaît de percevoir comme une reconnaissance de la haute technologie " made in France " mais dont les dirigeants che leurs relations politiques avec leurs grands partenaires commerciaux. Ausinois se servent aussi, il ne faut pas l'oublier, comme outil de régulation dsi gratifiants soient-ils pour les industriels français, les contrats signés par Areva et Airbus sont aussi un message adressé par Pékin au gouvernement, au Congrès et aux grands groupes américains. Dans cette diplomatie chinoise du balancier, chacun doit prendre son tour. Servis cette fois-ci, les groupes français vont rejoindre la file d'attente."
LE COURRIER PICARD Francis Lachat
"(...) La nouveauté, c'est que le président de la République française ne se cache même plus derrière son petit doigt : il affirme clairement sa volonté de nouer encore plus de relations économiques avec la Chine, en se référant aux autres nations occidentales qui ont déjà devancé notre pays. Tout au plus consent-il à souhaiter que la Chine fasse de nouveaux progrès en matière de droits de l'Homme. Et qu'elle soit un peu plus crédible dans le domaine de l'environnement. Mais pas de quoi, loin de là, provoquer la mauvaise humeur du président Hu Jintao. Reste que, côté économique, le voyage aura été utile et fructueux. Côté diplomatie, on saura plus tard s'il a réussi à faire entrer dans son jeu les dirigeants chinois sur les dossiers de l'Iran ou de la Birmanie. C'est moins spectaculaire que les contrats pour des Airbus ou des centrales nucléaires, mais c'est sans doute au moins aussi important."
DAUPHINE LIBERE Didier Pobel
"(...)Il faudrait vraiment une diplomatie inspirée du grand cirque de Pékin pour parvenir à faire "non" avec la tête tout en disant "oui" avec le portefeuille, et cela sans perdre sa crédibilité. Pas plus que ses prédécesseurs n'avaient réussi un tel écart, le chantre français de la "rupture" n'est parvenu à traduire son mot fétiche en idéogrammes. Lors de ses trois journées au pays de la "bravitude" de son ex-rivale, le président français a fait comme les autres. En préférant le pour au contre, c'est-à-dire l'argent sonnant aux propos trébuchants, il a opté pour l'emprise du milieu. Une sagesse que Lao-Tseu aurait sans doute appréciée."
LA PROVENCE Gilles Dauxerre
"(...) Mais sur le reste, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France n'était favorable ni à l'indépendance de Taïwan, ni à celle du Tibet. Au moins a-t-il rappelé 'l'attachement de la France à des progrès supplémentaires, en particulier l'état du domaine judiciaire, l'activité journalistique et la peine de mort', histoire de montrer que la signature de juteux contrats ne justifiait pas tout. Nicolas Sarkozy diverge ainsi, subtilement, de l'attitude très conciliante de Jacques Chirac envers le régime chinois. Plus incisif, plus franc, mais sans chercher pour autant la confrontation, le président français en appelle plutôt à la 'responsabilité' de la Chine. Celle-ci ira-t-elle jusqu'à admettre la liberté et la démocratie? Sans doute, car elle seront nécessaires à son développement. Reste à savoir quand."
LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST Hervé Cannet
"La météo Paris-Pékin est au beau fixe. Parce qu'il est plus facile de parler aux dirigeants chinois de changement climatique qu'évolution des droits de l'homme. Surtout lorsqu'il s'agit de leur faire la morale. Nicolas Sarkozy qui veut écrire, dans son style direct et accrocheur, une nouvelle page de l'histoire franco-chinoise, s'inscrit pourtant dans la continuité chiraquienne. Pas de vagues, pas de provocations. La robe orange du dieu vivant des Tibétains ne foulera donc pas le sol français l'été prochain, au moment des Jeux olympiques. de Pékin. L'Occident hésite sur les rapports à entretenir avec l'ancien Empire du Milieu dont le boom économique fait frémir toute la planète, mais qui n'arrive toujours pas à prononcer correctement le mot 'libertés'. Face à ce régime de fer aux poches cousues d'or, le silence est. d'argent. Plein d'argent !"
NICE-MATIN Jean-Louis Gombeaud
"(...) mais la vingtaine de milliards de contrats ne doit pas faire oublier qu'à la fin de cette année, le déficit de la France vis-à-vis de la Chine se sera alourdi d'une dizaine de milliards ! Les vingt milliards de contrats étalés sur plusieurs années sont donc l'exception alors que la règle est une routine de dix milliards de déficit par an. L'arbre des contrats cache la forêt des déficits. L'exemple allemand confirme l'ampleur du problème. La Chine est l'un des rares pays avec lesquels l'Allemagne, premier exportateur mondial, est déficitaire. Le charme du made in Germany n'est pas en mesure de contrebalancer les bas prix du made in China. Bien entendu, la Chine nous approvisionne à des petits prix qui nous ravissent par ces temps difficiles où on a du mal à joindre les deux bouts. Sa richesse montante nous permet de signer occasionnellement des montagnes de contrats, mais elle prend de plus en plus l'allure d'un rouleau compresseur."
LE TELEGRAMME Hubert Coudurier
"(...) Autant dire qu'avec un tel acte symbolique qui la ravale au rang de plante verte (ndlr: Rama Yade), le président indique que les choses sérieuses ont commencé. Certes, il ne va pas jusqu'à applaudir l'efficacité de la justice chinoise comme Ségolène Royal. Mais il donne des gages au nom de l'efficacité commerciale tant notre implantation entrepreneuriale sur place est dramatiquement sous-développée. Reste à savoir si c'est utile. A l'inverse, la seule chose qui intéresse les Chinois, c'est évidemment de s'approprier au meilleur prix nos technologies de pointe que sont Airbus ou le nucléaire. Espérons que nos grands groupes ne les bradent pas trop à ces redoutables négociateurs qui ne lâchent jamais rien. Et observons comment le président français, par sa technique de copinage avec les maîtres du monde, essaie de peser latéralement sur les dossiers diplomatiques les plus chauds. En particulier l'Iran, ou l'environnement en obtenant la signature d'une déclaration conjointe. Président d'un petit pays qui ne doit plus se prendre trop au sérieux pour se remettre à flot, c'est un vrai métier."
LE REPUBLICAIN LORRAIN Pierre Fréhel
" (...)Les calculateurs diront que ce gros chèque, la France ne l'a pas volé. D'autant plus qu'il vient compenser, en termes d'échanges, les milliards versés à la Chine par les consommateurs français soucieux de s'habiller ou de s'équiper au moins cher, et peu regardants sur l'origine de leurs acquisitions. Ainsi vont la mondialisation et sa religion, le libre-échange. Encore faut-il pouvoir offrir à ces géants émergents que sont la Chine et l'Inde, embarqués dans une croissance folle, les biens et les services dont ils ont besoin ou dont ils raffolent. L'industrie française, dont on déplore souvent le manque de réactivité et de compétitivité pour souligner les pertes de part de marché qu'elle enregistre, a montré cette fois qu'elle avait aussi quelques beaux bijoux à proposer. Le bilan serait encore plus satisfaisant si ces succès décrochés par nos "majors" étaient complétés par l'arrivée en nombre de grosses PME françaises sur ce marché plein d'avenir. Airbus, Areva, EDF et autre Alstom cachent malgré tout quelques faiblesses."
LA PRESSE DE LA MANCHE Jean Levallois
"Rupture ou continuité? On attendait Nicolas Sarkozy au virage. Continuerait-il la doctrine française des relations diplomatiques avec la Chine ou choisirait-il la rupture? A la différence de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ne s'est pas senti obligé de lancer quelques attaques contre les Etats-Unis, depuis Pékin. Par contre, il a parlé franchement des sujets sensibles, appelant la Chine à prendre ses responsabilités dans le monde d'aujourd'hui. Quant à la politique étrangère française à l'égard de la Chine, c'est l'orthodoxie la plus fidèle depuis sa définition par le général de Gaulle. La France ne reconnaît qu'une Chine, celle de Pékin, et souhaite qu'elle tienne sa place et exerce ses responsabilités sur la scène internationale, avec les autres Etats. En clair, les bonnes relations de la France avec la Chine sont confirmées, et amplifiées, dans un cadre renouvelé, où l'on choisit de se dire les choses sans chercher à s'humilier.(...)"
LA CHARENTE LIBRE Jacques Guyon
"Si on peut s'interroger sur la pertinence de ce secrétariat des Droits de l'Homme au sein d'un gouvernement, que penser en effet si à chaque voyage dans un pays qui prend de sérieuses libertés avec ceux-ci le Président laisse Rama Yade à la maison? Pourtant, malgré ces préventions, Nicolas Sarkozy n'aura pas balayé l'épineux problème en le cachant sous le tapis. (...)Le Président aura donc réussi à mettre en pratique sa vision d'une certaine realpolitik dont il estimait au début de cette année qu'elle ne devait pas faire renoncer à ses valeurs au risque de perdre à la fois celles-ci et les contrats. Sans forfanterie, sans éclat, Nicolas Sarkozy aura dit ce qu'il pensait devoir dire à ses hôtes. N'en déplaise aux éternels donneurs de leçons qui oublient qu'en matière de droit de l'Homme, la France aurait intérêt à balayer devant sa porte - notamment pour son système carcéral qui est la honte de l'Europe - cette parole directe mais retenue est sans doute la plus apte à faire avancer les choses." _________________
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 | Sujet: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS EN ALGERIE Jeu 29 Nov 2007 - 11:57 | |
| NICOLAS VA EN ALGERIE
Une polémique avant le voyage de Sarkozy en Algérie
Les propos d'un ministre algérien, évoquant le soutien du "lobby juif" au chef de l'Etat, ne passent pas inaperçus quelques jours avant sa visite. Sans démentir formellement ses propos, Mohamed-Cherif Abbas se dit étonné de l'interprétation qui en est faite.
F.A. - le 29/11/2007 - 10h36[b]
| Citation: |
 Mohamed-Cherif Abbas Le dérapage de Mohamed Cherif Abbès, ministre des Moudjahidines (Anciens combattants), n’a guère ému les milieux politiques algériens. Crédits photo : AFP
Un responsable algérien accuse le président français d’être le relais du «lobby juif». Le chanteur Enrico Macias renonce à participer au déplacement du chef de l’État prévu la semaine prochaine.
Le ton monte à Alger à quelques jours de la visite d’État de Nicolas Sarkozy, prévue du 3 au 5 décembre. Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens Combattants algériens, Mohammed Cherif Abbés, accuse à mots à peine couverts le président français d’être un agent à la solde d’Israël.
«Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir» , avance-t-il. Avant de s’interroger : «Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale ?» Il ajoute : «Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant au gouvernement) ? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.» |
Lundi, Nicolas Sarkozy entamera une visite d'Etat de trois jours en Algérie, sa première depuis son arrivée de l'Elysée -mais sa deuxième visite au total, puisque celle du mois de juillet n'était pas estampillée du plus haut degré du protocole diplomatique. Ce voyage a déjà fait parler de lui avec l'éventuelle participation d'Enrico Macias, qui a finalement renoncé à accompagner le chef de l'Etat puisqu'il n'y était "pas le bienvenu". Mercredi, cette visite, déjà sensible en raison des relations et de l'Histoire entre les deux pays, a encore été mise sur le devant de la scène diplomatique en raison des déclarations ambiguës de Mohamed-Cherif Abbas. Ministre des Anciens combattants, il expliquait lundi au quotidien Al Khabar ne pas croire "que les relations entre l'Algérie et la France soient fondées sur le principe d'égalité". "Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir", soulignait-il également, en évoquant "les convictions des véritables architectes de l'ascension de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui domine les décideurs en France".
Le Quai d'Orsay "s'étonne" Cette déclaration a pris de l'ampleur après avoir été reprise mercredi matin par Le Figaro, qui qualifiait les propos "d'anti-sémites". A la mi-journée, le Quai d'Orsay, dans son langage diplomatique, "s'étonnait de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du président de la République" à Alger. Dans la foulée, la Ligue des droits de l'Hommes, le Mrap, la Licra et le Crif condamnaient tous les propos de Mohamed-Cherif Abbas. Dans un communiqué à l'agence de presse algérienne APS, ce dernier s'est quant à lui dit surpris "d'avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués. Sans démentir formellement ses propos, il souligne ne pouvoir "assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie". "Il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", note ce vétéran de la guerre d'Algérie. Dans le reste de l'entretien publié lundi dans Al Khabar, Mohamed-Cherif Abbas estimait que la visite de Nicolas Sarkozy s'inscrivait dans "le cadre de la courtoisie existant entre Etats, comme une tentative de perpétuer l'image actuelle des relations entre la France en attendant des circonstances à venir". Il revenait également sur la période de la colonisation. "Tant que la France ne reconnaîtra pas les crimes commis en Algérie, nous ne pouvons envisager ni réconciliation ni normalisation totale avec elle. Nos rapports avec la France se limiteraient dans ce cas au niveau commercial et il serait impossible de parler d'un traité d'amitié et de paix", concluait-il.

Et ben ! ......Quand je pense que SARKO avait 'ambitition de s'asseoir à la table des négociation pour la paix au moyen-orient....C'est raté ! ....Sa copie "diplomatie" est à revoir _________________
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|  | | Mespheber Membre actif


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 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Jeu 29 Nov 2007 - 22:11 | |
| Pourquoi tant de sujets sur une même personne? On n'en parle pas déjà assez dans les médias? Un seul suffirait AMHA... _________________
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|  | | Lagaillette Installé

Inscrit le : 28 Mai 2007 Messages : 216
 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Jeu 29 Nov 2007 - 22:53 | |
| | Mespheber a écrit: | | Pourquoi tant de sujets sur une même personne? On n'en parle pas déjà assez dans les médias? Un seul suffirait AMHA... |
Mais oui. C'est entrer dans son jeu.
La masse de problèmes qui se posent aujourd'hui offre amplement matière à réflexions et débats. |
|  | | Joss Administratrice


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 | |  | | Mespheber Membre actif


 Age : 35 Inscrit le : 16 Nov 2007 Messages : 994 Localisation : Lille - Francja
 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Ven 30 Nov 2007 - 18:57 | |
| Honnêtement, un seul suffit. De même, la presse devrait sortir un seul magazine et une seule chaîne qui auraient l'exclusivité de ses propos et apparitions, ça ferait de la place pour le reste et ça permettrait aux gens qui en ont marre de voir sa tronche de s'en passer...  _________________
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|  | | Joss Administratrice


 Age : 58 Inscrit le : 26 Mai 2007 Messages : 5150 Localisation : region parisienne
 | Sujet: NICOLAS VA EN ALGERIE Sam 1 Déc 2007 - 14:18 | |
| Samedi 1 Décembre 2007
Algérie: cinq milliards de dollars de contrats prévus pendant la visite de Sarkozy
Les entreprises françaises doivent signer des contrats pour un montant de cinq milliards de dollars lors de la visite en Algérie du président français Nicolas Sarkozy du 3 au 5 décembre, a-t-on indiqué de sources françaises à Alger.
M. Sarkozy sera accompagné par la présidente du Medef Laurence Parisot et d'une centaine de chefs d'entreprises, qui tiendront avec le patronat algérien un forum sur d'éventuels partenariats industriels entre les deux pays. Les deux organisations patronales, le MEDEF (France) et le Forum des chefs d'entreprise (FCE - Algérie), se concertent régulièrement.
Selon des sources françaises, alors que le stock d'investissements français en Algérie est de 2,1 milliards de dollars, 5 milliards supplémentaires à court et moyen terme sont en projet, dont la moitié dans le secteur énergétique.
Total, en association avec la Sonatrach, doit investir 1,5 milliard de dollars pour la construction d'un vapocraqueur, dont le coût global est estimé à 3 milliards. Ce groupe pétrolier conforte sa place en Algérie, après plusieurs années de vaches maigres. Total a d'autres projets dans l'exploration et la production, de même que Gaz de France (GDF), à hauteur d'un milliard de dollars. GDF doit à cette occasion reconduire ses contrats d'approvisionnement en gaz algérien.
En outre, 2,5 milliards de dollars doivent être consacrés au programme de privatisation algérien et à d'autres investissements prévus par des grands groupes comme Lafarge, Air Liquide et Saint-Gobain. Ces derniers ont été autorisés à racheter respectivement les entreprises publiques Alver, Sovest et Sidal.
Une vingtaine de sociétés françaises sont candidates au rachat d'entreprises publiques algériennes. Le Crédit populaire d'Algérie, 5e banque nationale, est convoité par quatre banques françaises concurrentes (BNP, Société générale, Crédit Agricole, Banques Populaires). La vente a été suspendue en raison de la crise des "subprimes" aux Etats-Unis.
Hors hydrocarbures, les investissements directs français ont progressé plus vite que la moyenne, atteignant 294 millions de dollars en 2006. La France se situe derrière les Etats-Unis, mais devant les autres partenaires de l'Algérie, soulignent les sources françaises, en réponse aux critiques algériennes sur la faiblesse des investissements français.
Les 250 filiales d'entreprises françaises implantées en Algérie représentent 22.0O0 emplois directs et 100.000 emplois indirects.
L'Algérie est le 3e fournisseur de gaz de la France derrière la Norvège et les Pays-Bas, mais devant la Russie. Les hydrocarbures représentent 95% des importations françaises, soit plus de 4 milliards d'euros en 2006. La flambée des prix a alourdi cette facture d'1 milliard d'euros en deux ans (2005 et 2006).
La France est le premier fournisseur de l'Algérie, qui est son premier débouché en Afrique devant le Maroc, la Tunisie et l'Afrique du Sud. Mais le marché algérien devient de plus en plus concurrentiel avec l'entrée de nouveaux concurrents, notamment la Chine et les Etats-Unis.
Les échanges franco-algériens ont représenté 8,1 milliards euros en 2006. Ils sont à l'équilibre. Durant les 9 premiers mois de 2007, la France est devenue excédentaire de 698 millions d'euros grâce à une forte contraction de ses importations et malgré l'appréciation de l'euro.
La part française du marché algérien s'est cependant effritée, passant pour la première fois, sous la barre des 20%, à 18,7% en juin 2007.
Alger et Paris souhaitent enfin faciliter les déplacements entre les deux pays pour les cadres, les hommes d'affaires et les journalistes. La "question des visas" sera à l'ordre du jour des discussions, indique-t-on à Alger.
Jean-Pierre Clatot AFP/Archives ¦ Laurence Parisot le 23 novembre 2007 à Grenoble © 2007 AFP
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 | Sujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS Mer 5 Déc 2007 - 11:09 | |
| | Joss a écrit: | ......S'il ramène des sous, j'y comprend plus rien....Quelque chose m'aura échappé  |
Apparemment, je ne suis pas la seule à s'étonner :

Edition du 5 décembre 2007
Il a refusé de présenter les excuses officielles de la France à l’Algérie La dérobade de Sarkozy
Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. »

En prononçant solennellement cette petite phrase, tant attendue, à Alger comme à Paris, Nicolas Sarkozy, qui a dû manifestement consentir un trésor d’efforts sur lui-même, a, en fait, lu un verdict injuste devant de très larges secteurs de l’opinion algérienne. C’est une qualification des faits qui nous renvoie tout droit vers les atrocités des années 1950. Et là, il faut bien reconnaître qu’il n’y a vraiment pas photo entre ce que fut la longue nuit coloniale et l’expression discursive du président français. En cela, tous les Algériens ont dû être déçus, voire choqués par le propos douillettement sympathique et faussement indigné de Nicolas Sarkozy à l’égard de la colonisation. Et c’est très chèrement payé puisque le chef de l’Elysée repartira demain avec 5 milliards d’euros de contrats dans l’escarcelle en contrepartie d’une énième provocation ! Le nouveau locataire de l’Elysée nous apprend en 2007 – nous les indigènes – que le système colonial a été profondément injuste ! Quelle belle trouvaille sémantique ! Et quel bel euphémisme… ! Le président français dont on attendait un peu de courage politique pour quelqu’un qui a promis la rupture a donc préféré surfer sur le changement dans la continuité. Incassable, Sarkozy s’est donc laissé enfermé dans cet ego patriotique, typique aux militants de l’extrême droite française qui rechignent à nos jours à regarder leur passé aussi terrifiant qu’abominable en Algérie. Un passé fait de sang et de larmes. On attendait un peu cet épilogue provocateur aux entournures d’un homme qui a cru nécessaire de se faire accompagner par son secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Alain Marleix, pendant que le ministre algérien des Moudjahidine a été sciemment « zappé » de la liste du comité algérien d’accueil.
Deux mots pour 5 milliards d’euros...
« Voilà le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien », a dit Sarkozy du haut de sa tribune devant les hommes d’affaires nationaux et, bien sûr, devant des millions d’Algériens « scotchés » devant le petit écran épiant la phrase – sentence –, qui allait sceller, croyaient-ils, définitivement les retrouvailles entre nos deux pays. Et, la déception fut à la mesure de l’attente. Pour la reconnaissance des crimes et la condamnation de la colonisation française, il va falloir repasser…Sarkozy ne sera pas – du moins pour l’instant –, l’homme qui allait réconcilier les deux peuples. Comme en juillet dernier, lorsqu’il avait abusé des usages diplomatiques en déclarant qu’il n’était pas « venu s’excuser », devant son homologue algérien, le patron de l’Elysée a encore enfoncé le clou et remué le couteau dans la plaie, ce lundi au Palais du peuple. A croire qu’il n’est capable que du pire… Et, suprême injure, le président français s’est permis l’incroyable cynisme de mettre le bourreau et la victime dans le même sac. « Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés (…), ce sont toutes les victimes que je veux honorer. » Il faut reconnaître qu’avec une aussi grossière confusion des genres, Nicolas Sarkozy a dû faire baver de jalousie Le Pen et les tortionnaires de tout acabit qui reprennent du poil de la bête en France. Il est resté indéniablement en phase avec la scandaleuse rhétorique développée par son « UMP » en 2005. Pour un président qui veut « bâtir un partenariat d’exception » avec l’Algérie, il a fait preuve d’une maladresse verbale tout aussi exceptionnelle. Et comme pour tirer une dernière salve avant son retour sans doute triomphant à Paris, l’invité du président Bouteflika fait un clin d’œil attendrissant à ses concitoyens qui ont quitté l’Algérie en 1962. Une façon bien subtile de tordre le cou aux autorités algériennes coupables, d’après lui, d’avoir renvoyé les colons chez eux et d’avoir fait preuve d’inhospitalité… « Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter. » Ainsi, aussi « profondément injuste » qu’il fut, le système colonial, suggère-t-il, était animé et encadré par des hommes et des femmes qui aimaient l’Algérie ! Et voilà qu’on est en plein dans l’article 04 de la scélérate loi du 23 février 2005 énonçant le rôle positif de la France coloniale !
Hassan Moali _________________
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