MARTHE ET MARIE

FORUM CATHOLIQUE
 
AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2, 3  Suivante
AuteurMessage
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS EN ALGERIE   Ven 7 Déc 2007 - 12:15

7 déc. 2007

Sarkozy en Algérie : un bilan




La visite du président français en Algérie a donné lieu à la conclusion de contrats commerciaux pour un montant de 5 milliards d'euros. Au cours de cette visite de trois jours, Sarkozy a fermement condamné le colonialisme, mais sans présenter aux Algériens les excuses espérées.

Dessin de Dilem
paru dans Liberté(Alger)

_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/


Dernière édition par le Lun 31 Déc 2007 - 11:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Mespheber
Membre superactif
Membre superactif


Sexe:Masculin
Age : 36
Inscrit le : 16 Nov 2007
Messages : 1030
Localisation : Lille - Francja

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Ven 7 Déc 2007 - 14:13

Pourquoi des excuses? La guerre d'Algérie a été sale pour les deux côtés. J. Chirac a été le premier président à la reconnaître comme une guerre, cependant il est douteux de croire que les veuves ou pensionnés de guerre voient la moindre compensation rétroactive. L'important à présent, c'est le gaz algérien.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: LE VOYAGE DU PETIT NICOLAS AU VATICAN   Jeu 20 Déc 2007 - 0:18

VATICAN

Sarkozy au Vatican et à Rome pour parler religion et Union méditerranéenne

19/12/2007 18:57

Nicolas Sarkozy se rend jeudi au Vatican pour sa première visite au pape Benoît XVI, puis défendra son projet d'Union méditerranéenne à Rome auprès des responsables italien Romano Prodi, espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et européen José Manuel Barroso.

Le président de la République sera reçu en audience privée par le pape en fin de matinée. Il aura également un entretien avec le cardinal Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican et camerlingue.

Selon David Martinon, porte-parole de l'Elysée, ce sera "l'occasion pour le président de redire son respect et son attachement, non à une religion en particulier (...) mais à la question spirituelle, puisqu'il a toujours considéré qu'elle était au coeur de la vie de nos concitoyens, quelle que soit leur confession".

Comme c'est l'usage pour un président de la France, ex-"fille aînée" de l'Eglise, M. Sarkozy sera fait "chanoine d'honneur de Saint-Jean-de-Latran", lors d'une cérémonie qui "a lieu tous les ans depuis Henri IV à peu près à cette date-là", selon M. Martinon.

Président d'une république laïque, Nicolas Sarkozy a plusieurs fois mis en avant son appartenance au catholicisme et qualifié de "déterminante" la part du christianisme dans l'identité nationale française.

Pour autant, l'Eglise catholique n'a pas caché ses réserves à propos de plusieurs points de la politique gouvernementale, notamment l'immigration, les tests ADN et même le travail dominical.

Le président et le pape devraient également aborder la question du voyage de ce dernier en France l'an prochain. Benoît XVI est en effet attendu à Lourdes pendant les célébrations du cent-cinquantenaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, sans doute à l'automne.
L'Elysée souhaiterait que Benoît XVI ajoute un volet officiel à cette "visite pastorale", selon M. Martinon.

A l'issue de sa visite au pape, le président Sarkozy doit rencontrer son homologue italien Giorgio Napolitano.

Il dînera ensuite avec les chefs de gouvernement Romano Prodi, José Luis Rodriguez Zapatero et José Manuel Barroso, président de la commission européenne. Ce dîner à pour objectif de "faire avancer le projet de l'Union méditerranéenne", selon M. Sarkozy.

MM. Prodi et Zapatero avaient accueilli favorablement cette idée, lancée par M. Sarkozy en février 2007 à Toulon, pendant sa campagne électorale.

S'ils se retrouvent sur ce projet, la place qui y serait accordée à la Turquie continue cependant de faire débat entre eux. "C'est dans la perspective de cette réunion qu'il nous faut envisager les relations de l'Europe et de la Turquie", avait prévenu M. Sarkozy, opposé à l'adhésion d'Ankara à l'UE.
MM. Prodi et Barroso sont de leur côté favorables à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Citation:
Un intéret certain des autorités du Vatican pour le chef de l'Etat français

C’est peu de dire que la visite de Nicolas Sarkozy à Rome, où il devrait rencontrer Benoît XVI jeudi 20 écembre au matin, est attendue par les autorités du Vatican, qui manifestent un intérêt certain pour le chef de l’État français. « Votre président est considéré comme George Bush avant la guerre en Irak, note un vaticaniste italien, Gianni Cardinale, du mensuel 30 Giorni : il a une manière décomplexée de parler de la religion qui tranche avec la tradition française. »

_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/


Dernière édition par le Lun 31 Déc 2007 - 11:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Ven 21 Déc 2007 - 21:13

Sarkozy a été reçu par le pape Benoît XVI. Leurs rapports n’ayant pas toujours été au beau fixe depuis l’élection du président français, comment Sarkozy a-t-il été reçu au Vatican ?


- Côté Vatican, on apprécie, disons à 80%, le président français. On apprécie qu’il se dise catholique, qu’il ait défendu des valeurs conservatrices pendant sa campagne et des valeurs chrétiennes pour la Constitution européenne, qu’il ait des doutes sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, on apprécie aussi son pro-américanisme et son ouverture au monde musulman avec la création du Conseil français du culte musulman. Ce qu’on a mal digéré, en revanche, c’est sa manière d’afficher sa vie privée, ses deux divorces, ses aventures amoureuses, sa façon de traiter la question de l’immigration. Mais la diplomatie du Vatican demeure très pragmatique.

Surtout, ce que le Vatican n’a pas manqué d’apprécier, c’est aussi que Sarkozy vienne retirer, avec tant d’empressement, sa charge de chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran. Les deux présidents français laïcs, Mitterrand et Pompidou, n’étaient jamais venus la retirer. Et les autres, de Gaulle, Giscard et Chirac ne sont pas venus aussi rapidement que Sarkozy après leur élection. Mais là encore, Sarkozy fait les choses très vite. C’est encore une visite éclair, une accumulation d’images choc, pour quel contenu ?
NOUVEL OBS
_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS AU VATICAN   Lun 31 Déc 2007 - 10:36

A lire : Les deux discours...Celui de CHIRAC en 1996 et celui de SARKOZY.....comparez et jugez la différence :

VISITE AU SAINT-SIEGE
ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
M. JACQUES CHIRAC, LORS DE L'AUDIENCE ACCORDEE
PAR SA SAINTETE LE PAPE JEAN-PAUL II
(Saint-Siège, 20 janvier 1996)


Citation:
Très Saint-Père,

C'est avec émotion que je vous ai écouté, et en mesurant l'honneur que Vous faites à la France, et c'est dans cet esprit que je tiens à Vous exprimer ma profonde gratitude pour l'accueil solennel et chaleureux que Vous avez bien voulu me réserver, ainsi qu'à mon épouse, et à ma délégation. Cette visite revêt d'autant plus d'importance à mes yeux qu'elle constitue la première visite d'État au Saint-Siège d'un Président de la République française depuis la visite rendue, en 1959, par le Général de Gaulle, à Sa Sainteté Jean XXIII. Certes, les années écoulées ont vu se nouer d'autres contacts, se tenir d'autres rencontres au sommet entre le Saint-Siège et la France. Vous-même, Très Saint Père, êtes venu à quatre reprises dans notre pays, en visite pastorale. Mais j'ai souhaité resserrer nos liens millénaires, témoigner de la fidélité de la France à son héritage chrétien, et manifester mon respectueux attachement à Votre personne.

Très Saint Père,

En septembre prochain, nous célèbrerons, en Votre présence, le 1500è anniversaire du baptême de Clovis qui a été, c'est vrai, vous l'avez mentionné, l'un des actes fondateurs de la France. Cet évènement marquera la force et la richesse du lien tissé au long des siècles entre la France et le Trône de Pierre. "Fille aînée de l'Eglise", la France l'a été par sa fidélité catholique, par son dynamisme missionnaire et aussi, pour reprendre l'expression de Sa Sainteté Jean XXIII, par "l'admirable lignée de Saints" issus de notre sol. Une grande part de notre patrimoine est d'abord l'illustration d'une ferveur religieuse. La récente canonisation de Monseigneur Eugène de Mazenod, les hautes fonctions assumées auprès de Vous par les prélats et les religieux français, l'accueil réservé par mes compatriotes aux messages de Votre Sainteté, sont autant de témoignages de ce lien qui unit la France et le Saint-Siège. Ils attestent la pérennité d'un appel, la réponse à une promesse, une convergence de pensées.
Rencontrant les Français dès le début de Son Pontificat, et tout récemment encore, dans Son adresse aux catholiques de France, Votre Sainteté les exhortait à la fidélité. Fidélité aux engagements personnels. Mais aussi fidélité à l'Église et fidélité à la France, à sa mission, aux principes de dignité, de solidarité humaines hérités de l'Evangile. Ces principes mêmes que la France républicaine s'est efforcée de défendre, chez elle et partout. Il n'est pas, Très Saint-Père, de sujet touchant la vie de l'homme en société que Vous n'ayez abordé à l'occasion des grands textes qui ont jalonné Votre Pontificat. Qu'il s'agisse de la paix, des droits de la personne humaine, de sa liberté, de la famille et de l'éducation, toujours s'expriment Votre vigilance et Votre exigence. Toujours Vous invitez à discerner, dans l'écume et le vacarme des temps, l'homme, sa dignité, son épanouissement, sa vérité. Sans relâche, Vous dénoncez les forces de mort, si présentes dans ce siècle. La guerre, la violence, l'oppression, bien sûr. Mais aussi un certain désespoir, une absence de confiance dans la vie et sa splendeur. Une quête jamais satisfaite des possessions matérielles, un goût pour les succès provisoires, l'éclat trompeur des choses, qui marquent notre temps.

Notre monde change. Il s'est affranchi d'entraves totalitaires que Votre Sainteté, dans Sa Pologne meurtrie, avait personnellement éprouvées et combattues. Mais en même temps se réveillaient les vieux démons, les haines ethniques et religieuses, l'intolérance, le racisme, qui sont aussi des forces de mort. Notre monde a certes gagné en confort, en facilité, mais à quel prix ? Combien de laissés-pour-compte au bord du chemin ? Combien d'hommes et de femmes plongés dans la solitude, l'égoïsme, le désarroi des grandes villes ? Combien d'hommes et de femmes dépossédés de leur travail, de leur entourage, de leur identité, de leur dignité ? Combien de destins laminés ? Combien de peuples au ban de la prospérité ?
Dans les moments de doute, quand la respiration de nos existences se fait plus oppressante, chacun se pose les seules questions qui vaillent : celles des origines et de la fin, de la place de l'homme dans nos sociétés modernes. C'est notamment auprès de l'Eglise, de Son message et de Son guide, dans le secours de la foi, que beaucoup d'hommes cherchent une raison d'espérer, la force de surmonter leurs souffrances. Et c'est auprès de la France, que beaucoup de peuples cherchent conseil et assistance.

A l'occasion, Très Saint-Père, de Votre première visite pastorale dans notre pays, Vous lanciez à ceux des miens nourris de la foi catholique : "France, éducatrice des peuples, es-tu fidèle à ton alliance avec la Sagesse éternelle ?" Oui, Très Saint-Père, la France, sur laquelle comptent tant d'hommes et de femmes de par le monde, veut être fidèle à son héritage, à sa vocation spirituelle et humaine. Elle l'est en Bosnie. Elle l'est au Cambodge. Elle l'est au Moyen-Orient et sur les rives de la Méditerranée, chère aux peuples du Livre. Elle l'est en Afrique, déterminée à aider ce continent à prendre en main sa paix et son destin. Elle l'est en Europe, où elle agit sans relâche pour l'Union de notre vieux continent enfin réconcilié. Elle l'est en mobilisant ses partenaires et en plaidant les causes du désarmement et du développement. Elle l'est enfin chaque fois qu'elle combat pour la justice, la solidarité et l'équité. Ce combat est aussi celui du Saint-Siège. Par le dialogue que l'Eglise de Rome a su nouer avec les autres familles spirituelles ; par les appels pressants à la réconciliation et à la solidarité que lance Votre Sainteté partout où Elle se rend ; à travers les efforts déployés par Votre diplomatie, le Saint-Siège apporte une contribution irremplaçable à la construction d'un monde de paix.
Voilà pourquoi, Très Saint-Père, nos efforts se rejoignent. Voilà pourquoi la France et le Siège Apostolique ont vocation à travailler ensemble, toujours plus étroitement, pour ancrer la justice, la sérénité et la paix dans le cœur des hommes.

Très Saint-Père,

Dans quelques mois, Vous foulerez une nouvelle fois le sol de France. Votre visite pastorale Vous conduira à Auray, à Tours et à Reims. Vous y retrouverez la patrie de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars, dont Vous confiiez récemment combien son exemple Vous avait ému. Vous y mesurerez la vitalité, l'ardeur de l'Église de France, mais aussi l'attachement de l'ensemble des Français à Votre personne. Beaucoup de jeunes Vous accueilleront en "Champion de Dieu" comme disait le Cardinal Marty, avec chaleur et avec enthousiasme.
Profondément encouragé, dans la tâche difficile que m'ont confiée les Français, par l'accueil toujours bienveillant de Votre Sainteté, je forme les voeux les plus fervents pour Sa personne, pour le succès de Sa prochaine visite en France et pour l'accomplissement des desseins de Son pontificat.

_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Lun 31 Déc 2007 - 10:45

Discours de NICOLAS SARKOZY dans la Salle de la Signature du Palais du Latran


Citation:
Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, et si vous le permettez, chers amis,

Permettez-moi d'adresser mes premières paroles au cardinal Ruini, pour le remercier très chaleureusement de la cérémonie qu'il vient de présider. J'ai été sensible aux prières qu'il a bien voulu offrir pour la France et le bonheur de son peuple. Je veux le remercier également pour l'accueil qu'il m'a réservé dans cette cathédrale de Rome, au sein de son chapitre. Je vous serais également reconnaissant, Eminence, de bien vouloir transmettre à sa Sainteté Benoît XVI mes sincères remerciements pour l'ouverture de son palais pontifical qui nous permet de nous retrouver ce soir. L'audience que le Saint Père m'a accordée ce matin a été pour moi un moment d'émotion et de grand intérêt. Je renouvelle au Saint Père l'attachement que je porte à son projet de déplacement en France au deuxième semestre de l'année 2008. En tant que Président de tous les Français, je suis comptable des espoirs que cette perspective suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses. Quelles que soient les étapes de son séjour, Benoît XVI sera le bienvenu en France.


En me rendant ce soir à Saint-Jean de Latran, en acceptant le titre de chanoine d'honneur de cette basilique, qui fut conféré pour la première fois à Henri IV et qui s'est transmis depuis lors à presque tous les chefs d'État français, j'assume pleinement le passé de la France et ce lien si particulier qui a si longtemps uni notre nation à l'Église. C'est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l'Église. Les faits sont là. En faisant de Clovis le premier souverain chrétien, cet évènement a eu des conséquences importantes sur le destin de la France et sur la christianisation de l'Europe. A de multiples reprises ensuite, tout au long de son histoire, les souverains français ont eu l'occasion de manifester la profondeur de l'attachement qui les liait à l'Église et aux successeurs de Pierre. Ce fut le cas – de la conquête par Pépin le Bref, des premiers États pontificaux ou de la création auprès du Pape de notre plus ancienne représentation diplomatique.

Au-delà de ces faits historiques, c'est surtout parce que la foi chrétienne a pénétré en profondeur la société française, sa culture, ses paysages, sa façon de vivre, son architecture, sa littérature, que la France entretient avec le siège apostolique une relation si particulière. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. Et la France a apporté au rayonnement du christianisme une contribution exceptionnelle. Contribution spirituelle, contribution morale par le foisonnement de saints et de saintes de portée universelle : saint Bernard de Clairvaux, saint Louis, saint Vincent de Paul, sainte Bernadette de Lourdes, sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney, Frédéric Ozanam, Charles de Foucauld… Contribution littéraire, contribution artistique : de Couperin à Péguy, de Claudel à Bernanos, Vierne, Poulenc, Duruflé, Mauriac ou encore Messiaen. Contribution intellectuelle, si chère à Benoît XVI, Blaise Pascal, Bossuet, Maritain, Emmanuel Mounier, Henri de Lubac, Yves Congar, René Girard… Qu'il me soit permis de mentionner également l'apport déterminant de la France à l'archéologie biblique et ecclésiale, ici à Rome, mais aussi en Terre sainte, ainsi qu'à l'exégèse biblique, avec en particulier l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem.

Je veux évoquer parmi vous ce soir la figure du cardinal Jean-Marie Lustiger qui nous a quittés cet été. Je veux dire que son rayonnement et son influence ont eux aussi très largement dépassé les frontières de la France. J'ai tenu à participer à ses obsèques car aucun Français, je l'affirme, n'est resté indifférent au témoignage de sa vie, à la force de ses écrits, et permettez-moi de le dire,au mystère de sa conversion. Pour moi et pour tous les catholiques, sa disparition a représenté une grande peine. Debout à côté de son cercueil, j'ai vu défilé ses frères dans l'épiscopat et les nombreux prêtres de son diocèse, et j'ai été touché par l'émotion qui se lisait sur le visage de chacun.

Cette profondeur de l'inscription du christianisme dans notre histoire et dans notre culture, se manifeste ici à Rome par la présence jamais interrompue de Français au sein de la Curie et aux responsabilités les plus éminentes. Je veux saluer ce soir le cardinal Etchegaray, le cardinal Poupard, le cardinal Tauran, Monseigneur Mamberti, dont l'action, je n'hésite pas à le dire, honore la France. Les racines chrétiennes de la France sont aussi visibles dans ces symboles que sont les Pieux établissements, la messe annuelle de la Sainte-Lucie et celle de la chapelle Sainte-Pétronille. Et puis il y a bien sûr cette tradition qui fait du Président de la République française le chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran. Saint-Jean de Latran, ce n'est pas rien, tout de même. C'est la cathédrale du Pape, c'est la " tête et la mère de toutes les églises de Rome et du monde ", c'est une église chère au cœur des Romains. Que la France soit liée à l'Église catholique par ce titre symbolique, c'est la trace de cette histoire commune où le christianisme a beaucoup compté pour la France et la France beaucoup compté pour le christianisme Et c'est donc tout naturellement, comme le Général de Gaulle, comme Valéry Giscard d'Estaing, comme Jacques Chirac, que je suis venu m'inscrire avec bonheur dans cette tradition.

Tout autant que le baptême de Clovis, la laïcité est également un fait incontournable dans notre pays. Je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoquées en France chez les catholiques, chez les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905. Je sais que l'interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie,reconnaissons le, cher Max Gallo, une reconstruction rétrospective du passé. C'est surtout par leur sacrifice dans les tranchées de la Grande guerre, par le partage de leurs souffrances, que les prêtres et les religieux de France ont désarmé l'anticléricalisme ; et c'est leur intelligence commune qui a permis à la France et au Saint-Siège de dépasser leurs querelles et de rétablir leurs relations. Pour autant, il n'est plus contesté par personne que le régime français de la laïcité est aujourd'hui une liberté : la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de pratiquer une religion et la liberté d'en changer, de religion, la liberté de ne pas être heurté dans sa conscience par des pratiques ostentatoires, la liberté pour les parents de faire donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions, la liberté de ne pas être discriminé par l'administration en fonction de sa croyance.

La France a beaucoup changé. Les citoyens français ont des convictions plus diverses qu'autrefois. Dès lors la laïcité s'affirme comme une nécessité et oserais-je le dire, une chance. Elle est devenue une condition de la paix civile. Et c'est pourquoi le peuple français a été aussi ardent pour défendre la liberté scolaire que pour souhaiter l'interdiction des signes ostentatoires à l'école.
Cela étant, la laïcité ne saurait être la négation du passé. La laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû. Comme Benoît XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture, contre ce mélange d'histoire, de patrimoine, d'art et de traditions populaires, qui imprègne si profondément notre manière de vivre et de penser. Arracher la racine, c'est perdre la signification, c'est affaiblir le ciment de l'identité nationale, c'est dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire. C'est pourquoi nous devons tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : assumer les racines chrétiennes de la France, et même les valoriser, tout en défendant la laïcité, enfin parvenue à maturité. Voilà le sens de la démarche que j'ai voulu accomplir ce soir à Saint-Jean de Latran.

Le temps est désormais venu que, dans un même esprit, les religions, en particulier la religion catholique qui est notre religion majoritaire, et toutes les forces vives de la nation regardent ensemble les enjeux de l'avenir et non plus seulement les blessures du passé. Je partage l'avis du Pape quand il considère, dans sa dernière encyclique, que l'espérance est l'une des questions les plus importantes de notre temps. Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté tant d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives – que je ne mets évidemment pas sur le même plan - n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence.

Bien sûr, fonder une famille, contribuer à la recherche scientifique, enseigner, se battre pour des idées, en particulier si ce sont celles de la dignité humaine, diriger un pays, cela peut donner du sens à une vie. Ce sont ces petites et ces grandes espérances " qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin " pour reprendre les termes même de l'encyclique du Saint Père. Mais elles ne répondent pas pour autant aux questions fondamentales de l'être humain sur le sens de la vie et sur le mystère de la mort. Elles ne savent pas expliquer ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort. Ces questions sont de toutes les civilisations et de toutes les époques et ces questions essentielles n'ont rien perdu de leur pertinence, et je dirais, mais bien au contraire. Les facilités matérielles de plus en plus grandes qui sont celles des pays développés, la frénésie de consommation, l'accumulation de biens, soulignent chaque jour davantage l'aspiration profonde des hommes et des femmes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent.

" Quand les espérances se réalisent, poursuit Benoît XVI, il apparaît clairement qu'en réalité, ce n'est pas la totalité. Il paraît évident que l'homme a besoin d'une espérance qui va au-delà. Il paraît évident que seul peut lui suffire quelque chose d'infini, quelque chose qui sera toujours ce qu'il ne peut jamais atteindre. Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu'on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d'espérance ". Ou encore, comme l'écrivit Héraclite, " Si l'on n'espère pas l'inespérable, et bien, on ne le reconnaîtra pas ". Ma conviction profonde, dont j'ai fait part notamment dans ce livre d'entretiens que j'ai publié sur la République, les religions et l'espérance, c'est que la frontière entre la foi et la non croyance n'est pas et ne sera jamais entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, parce qu'elle traverse en vérité chacun de nous. Même celui qui affirme ne pas croire ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. Le fait spirituel, c'est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance. Le fait religieux, c'est la réponse des religieux à cette aspiration fondamentale qui existe depuis que l'homme a conscience de sa destinée.

_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Lun 31 Déc 2007 - 10:45

Suite : .......


Citation:
Or, longtemps la République laïque a sous-estimé l'importance de l'aspiration spirituelle. Même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, elle s'est montrée plus méfiante que bienveillante à l'égard des cultes. Chaque fois qu'elle a fait un pas vers les religions, qu'il s'agisse de la reconnaissance des associations diocésaines, de la question scolaire, des congrégations, elle a donné le sentiment qu'elle agissait, allez, parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement. Ce n'est qu'en 2002 qu'elle a accepté le principe d'un dialogue institutionnel régulier avec l'Église catholique. Qu'il me soit également permis de rappeler les critiques virulentes et injustes dont j'ai été l'objet au moment de la création du Conseil français du culte musulman. Aujourd'hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refusant de reconnaître un caractère cultuel à l'action caritative, en répugnant à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d'enseignement supérieur catholique, en n'accordant aucune valeur aux diplômes de théologie, considérant qu'elle ne doit pas s'intéresser à la formation des ministres du culte.

Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays. Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n'ont pas rendu les Français plus heureux. C'est une évidence. Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite et surtout parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité. Comme l'écrivait Joseph Ratzinger dans son ouvrage sur l'Europe, " le principe qui a cours maintenant est que la capacité de l'homme soit la mesure de son action. Ce que l'on sait faire, on peut également le faire ". A terme, le danger est que le critère de l'éthique ne soit plus d'essayer de faire ce que l'on doit faire, mais de faire ce que l'on peut faire. Mais c'est une très grande question.


Dans la République laïque, l'homme politique que je suis n'a pas à décider en fonction de considérations religieuses. Mais il importe que sa réflexion et sa conscience soient éclairées notamment par des avis qui font référence à des normes et à des convictions libres des contingences immédiates. Toutes les intelligences, toutes les spiritualités qui existent dans notre pays doivent y prendre part. Nous serons plus sages si nous conjuguons la richesse de nos différentes traditions.

C'est pourquoi j'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire d'une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout. Il ne s'agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas. Il s'agit en revanche de rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et d'avoir pour principe de faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à le leur compliquer. Messieurs les cardinaux, Mesdames et Messieurs, au terme de mon propos, et à quelques jours de cette fête de Noël qui est toujours un moment où l'on se recentre sur ce qui est le plus cher dans sa vie, je souhaiterais me tourner vers ceux d'entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce, l'épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste. Je voudrais vous dire très simplement les sentiments que m'inspirent vos choix de vie.

Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves. Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c'est la vocation. On n'est pas prêtre à moitié, on l'est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu'on n'est pas non plus Président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l'intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j'allais faire ce que j'ai fait, je l'ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j'ai faits pour réaliser la mienne. Ce que je veux vous dire ce soir, en tant que Président de la République, c'est l'importance que j'attache à ce que vous faites et permettez moi de le dire à ce que vous êtes. Votre contribution à l'action caritative, à la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure. Elle est enracinée dans la profondeur de la société française, dans une diversité souvent insoupçonnée, tout comme elle se déploie à travers le monde. Je veux saluer notamment nos congrégations, les Pères du Saint-Esprit, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, les fils et filles de la charité, les franciscains missionnaires, les jésuites, les dominicains, la Communauté de Sant'Egidio qui a une branche en France, toutes ces communautés, qui, dans le monde entier, soutiennent, soignent, forment, accompagnent, consolent leur prochain dans la détresse morale et matérielle.

En donnant en France et dans le monde le témoignage d'une vie donnée aux autres et comblée par l'expérience de Dieu, vous créez de l'espérance et vous faites grandir des sentiments nobles. C'est une chance pour notre pays, et le Président que je suis le considère avec beaucoup d'attention. Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. Je veux évoquer la mémoire des moines de Tibhérine et de Monseigneur Pierre Claverie, dont le sacrifice portera un jour des fruits de paix, j'en suis convaincu. L'Europe a trop tourné le dos à la Méditerranée alors même qu'une partie de ses racines y plongent et que les pays riverains de cette mer au croisement d'un grand nombre d'enjeux du monde contemporain. J'ai voulu que la France prenne l'initiative d'une Union de la Méditerranée. Sa situation géographique tout comme son passé et sa culture l'y conduisent naturellement. Dans cette partie du monde où les religions et les traditions culturelles exacerbent souvent les passions, où le choc des civilisations peut rester à l'état de fantasme ou basculer dans la réalité la plus tragique, nous devons conjuguer nos efforts pour atteindre une coexistence paisible, respectueuse de chacun sans renier nos convictions profondes, dans une zone de paix et de prospérité. Cette perspective rencontre, me semble-t-il, l'intérêt du Saint-Siège.

Mais ce que j'ai le plus à cœur de vous dire, c'est que dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel tout en étant de plus en plus en quête de sens et d'identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu'on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction c'est qu'ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs et d'espérance. Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, écrivait " La vie attire, comme la joie ". C'est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.

Depuis toujours, la France rayonne à travers le monde par la générosité et par l'intelligence. C'est pourquoi elle a besoin de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs. La France a besoin de croire à nouveau qu'elle n'a pas à subir l'avenir, parce qu'elle a à le construire. C'est pourquoi elle a besoin du témoignage de ceux qui, portés par une espérance qui les dépasse, se remettent en route chaque matin pour construire un monde plus juste et plus généreux.

J'ai offert ce matin au Saint Père deux éditions originales de Bernanos. Je veux conclure avec lui : " L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait. L'optimisme est une fausse espérance à l'usage des lâches. L'espérance est une vertu, une détermination héroïque de l'âme. La plus haute forme de l'espérance, c'est le désespoir surmonté ". Comme je comprends l'attachement du Pape à ce grand écrivain qu'est Bernanos.

Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.
Je vous remercie.


Source : Le Monde
_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: LE VOYAGE DU PETIT NICOLAS EN EGYPTE (AVEC CARLA BRUNI)   Lun 31 Déc 2007 - 15:11

EGYPTE

Un député égyptien voit un "libertin" en Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 31.12.2007 | 12:38

Demandant au président du Parlement si le président partageait la même chambre que Carla Bruni, il a estimé le comportement du visiteur inacceptable, dans le pays qui abrite la plus haute instance de l'Islam sunnite.


Gamal Zahran, un député égyptien indépendant, a protesté, vendredi 28 décembre, contre la visite en Egypte de Nicolas Sarkozy en compagnie de sa compagne Carla Bruni, estimant que "le pays qui abrite al-Azhar" aurait dû refuser des comportements "libertins".

Le député a présenté une demande formelle au président du Parlement, Fathi Sorour, réclamant des explications officielles du gouvernement sur la visite privée du président français avec son amie, rapporte vendredi le quotidien indépendant al-Doustour.

"Message au monde entier"


"Le régime égyptien a adressé un faux message au monde entier en montrant que le pays qui abrite Al-Azhar (la plus haute instance de l'islam sunnite) accepte des comportements libertins" prohibés par l'islam, indique le député.

"Est-ce que l'amie du président français partageait la même chambre d'hôtel que lui ou avait-elle une chambre séparée?", a-t-il demandé.
Selon lui, le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères "devaient se tenir à l'écart de cette visite", en s'abstenant de participer à son organisation "par respect pour les moeurs de notre société et aux préceptes" de l'islam.

Vacances


Nicolas Sarkozy a rencontré vendredi son homologue égyptien Hosni Moubarak dans la station balnéaire de Charm El-Cheikh (sur la mer Rouge) où il se trouvait en vacances. Il avait débuté sa visite privée mardi à Louxor (sud) en compagnie de Carla Bruni.
Le couple avait été photographié pour la première fois le 15 décembre au parc d'attractions Disneyland Paris. Le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy avait été officiellement annoncé le 18 octobre.
Après son séjour privé, le chef de l'Etat français doit se rendre dimanche en visite officielle au Caire.
_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Mespheber
Membre superactif
Membre superactif


Sexe:Masculin
Age : 36
Inscrit le : 16 Nov 2007
Messages : 1030
Localisation : Lille - Francja

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Lun 31 Déc 2007 - 16:15

Tiens? Il va sur les pas d'Alexandre et de Napoleon. Tu crois qu'il va ramener un souvenir? Genre second obelisque ou une momie? Biggrin
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Cécile
Indéboulonnable
Indéboulonnable


Sexe:Féminin
Age : 67
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 2212
Localisation : Saône et Loire

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Lun 31 Déc 2007 - 16:33

Ceux qui écouteront ses "bons" voeux ce soir pourront peut-être le découvrir...Biggrin

Moi, j'oublie toujours d'allumer la télé...
_________________
Ne rien préférer à l'amour du Christ
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Lun 31 Déc 2007 - 16:52

Mespheber a écrit:
Tiens? Il va sur les pas d'Alexandre et de Napoleon. Tu crois qu'il va ramener un souvenir? Genre second obelisque ou une momie? Biggrin


N'empêche que c'est vrai !Je réfléchissais à ça tout à l'heure (ça m'arrive) Reprenons dans l'ordre :

- RAMA YADE......C'était pour museler les banlieues

- RACHIDA DATI.....C'était pour museler l'opinion publique algérienne

Je me disais "Mais à quoi sert CARLA BRUNI ?" scratch

et voilà qu'apparait le "syndrome NAPOLEON" :

1°) Il va précipitamment (voir l'histoire des autres Présidents) récupérer son titre de Chanoine comme NAPOLEON avait arraché la couronne des mains du Pape pour se la mettre sur la tête,

2°) Il va en Egypte contempler sa réussite du haut des pyramides,

3°) Il se choisit sa Joséphine de Bauharnais :CARLA BRUNI issue d'n des plus anciennes noblesse italienne idea

Faut dire qu'il a dû être influencé par son grand ami Patrick Balkany, annobli par une ancienne maîtresse : de Balkany

De Balkany, l'homme qui ne connait pas la misère :



Du beau monde, tout ça ! drunken
_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Mespheber
Membre superactif
Membre superactif


Sexe:Masculin
Age : 36
Inscrit le : 16 Nov 2007
Messages : 1030
Localisation : Lille - Francja

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Ven 11 Jan 2008 - 20:01

Il était à Lille aujourd'hui avec toute sa clique. Combien a coûté cette opération de prestige? hopping mad

Et dire qu'on va l'avoir sur le dos pendant encore 55 mois... J'en peux plus... snif
_________________
Revenir en haut Aller en bas
lucie
Membre superactif
Membre superactif



Inscrit le : 29 Mai 2007
Messages : 1874

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Ven 11 Jan 2008 - 20:07

Moi non plus mur
Revenir en haut Aller en bas
Joss
Administratrice
Administratrice


Sexe:Féminin
Age : 58
Inscrit le : 26 Mai 2007
Messages : 5367
Localisation : region parisienne

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Ven 11 Jan 2008 - 20:10

Mespheber a écrit:
Il était à Lille aujourd'hui avec toute sa clique. Combien a coûté cette opération de prestige? hopping mad

Et dire qu'on va l'avoir sur le dos pendant encore 55 mois... J'en peux plus... snif


Qui : SARKOZY ou BALKANY ?
_________________
Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/
Revenir en haut Aller en bas
Mespheber
Membre superactif
Membre superactif


Sexe:Masculin
Age : 36
Inscrit le : 16 Nov 2007
Messages : 1030
Localisation : Lille - Francja

MessageSujet: Re: LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS   Ven 11 Jan 2008 - 20:12

A ton avis? Un indice? Son nom commence par S... sad
_________________
Revenir en haut Aller en bas

LES VOYAGES DU PETIT NICOLAS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédente  1, 2, 3  Suivante

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
MARTHE ET MARIE :: CHEZ MARTHE :: France : politique, économie, société-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet